Histoire d’une guérison : Ma guérison !

Anémie, fatigue, faiblesse…

L’automne dernier, très fatiguée, je décide de consulter mon médecin traitant qui me prescrit une analyse de sang. Les résultats confirment la présence d’une anémie ferriprive sévère (niveau de fer équivalent à celui d’une personne dont l’état nécessite une transfusion, ce n’est pas top !).

Guérison

Depuis plusieurs années, j’étais en anémie, en lien avec un fibrome utérin qui grossissait, se résorbait un peu, puis complètement et se reformait. Tout cela, en lien avec une féminité pas assez épanouie. J’ai pourtant fait du mieux que j’ai pu ! Je vivais avec, le soignant de différentes manières (plantes, soins énergétiques…).

Mais là, c’est devenu grave. La fatigue est si forte que je ne peux plus rien faire. Je ne peux plus travailler. Ces dernières années, du fait de cette fatigue, j’ai peu travaillé, donc pas assez cotisé à l’assurance maladie (j’étais à mon compte), je n’ai donc pas droit au congé maladie. Aïe ! Et mes revenus sont très faibles. Ouille !

En transition pour quitter la région, où j’ai vécu durant 20 années, j’ai laissé mon logement et suis hébergée chez quelqu’un (mon ex-mari en l’occurrence, tiens quel hasard !).

Les conditions ne sont pas les meilleures au niveau psychologique : je doute de moi, de ma capacité à traverser cette période difficile, à guérir, à trouver un logement et un travail, à redémarrer mon activité (c’est tout !).

Il faut pourtant que je m’en sorte !
Que je sorte de mon trou !

guerir

Consultations…

Je consulte à nouveau le médecin, qui inquiet et peu rassurant, me propose différentes solutions (piqûres d’hormones, opération).

Je consulte une gynécologue, à laquelle je confie d’emblée, que je ne me sens pas à l’aise avec cette profession, ayant vécu un épisode très douloureux lors d’un accouchement très médicalisé et peu humanisé. Je ne me sens pas entendue. Je demande des informations sur l’opération, entre autres. Elle me dit que j’aurai les informations dans une brochure qu’elle me donnera à la fin de la consultation.

Gloups ! « Je viens vous voir pour savoir ce qu’est une opération d’un fibrome et vous me donnez un papier ! » Là, la colère monte !

Elle m’explique, agacée par mon attitude : « ablation de l’utérus et puis comme vous ne consultez pas souvent, j’enlèverai aussi le col de l’utérus ! ».
« Mais cet utérus et son col, c’est à moi, j’y tiens ! »
« Et vous voulez enlever quoi d’autre dans mon ventre ? »
SOS
Mon indice de confiance descend de plus en plus. La consultation se termine dans un climat plutôt froid et je pars avec ma brochure sur l’hystérectomie, qui partira rapidement à la benne à papier.
Je ressors de là, en colère, abasourdie et lessivée mais décidée ! Je garde mon utérus, son col et tout le reste et ne laisserai personne couper et ôter quoi que ce soit dans mon corps !

Mon corps, comme moi, a besoin de douceur ; il a besoin d’être entendu, reconnu là où il est faible. Et pourquoi pas, aimé aussi ! Je commence à reprendre mon pouvoir…

La rencontre…

Je tombe, (par hasard !) sur un livre : « Rompre avec soi-même », de Joe Dispenza, chercheur en neurosciences. Il m’offre une méthode simple et accessible : par la méditation guidée et la connaissance du fonctionnement du cerveau (pensées, émotions, croyances) cet outil me permet de reconnaître ce qui est là en moi, ce qui me limite, ce qui m’anime et de m’ouvrir les portes à une vie lumineuse. La lumière, bien sûr, c’est cela que je veux vivre !

Donc je m’y mets : 1h30 de méditation par jour. Ça, je peux le faire : je suis disponible, c’est gratuit, aucune aptitude particulière requise ! Je découvre dans le même temps l’EFT (Emotional Freedom Techniques), qui me permet de travailler les surcharges émotionnelles, par le processus de taping de points d’acupuncture en répétant des phrases en lien avec l’émotion du moment.

Une amie me prête un cristal de roche magnifique, aux propriétés harmonisantes, que je pose régulièrement sur mon corps. Et cette phrase entendue quelque part : « s’il y a en toi une force capable d’engendrer la maladie, il existe la même, inversement proportionnelle, créatrice de guérison ». C’est une loi physique, bien concrète, qui résonne bien en moi.
ZEN

Je rajoute à cela tout ce que je pratique depuis des années : l’observation consciente de mes pensées, la visualisation de couleurs et de lumière, ma connexion à la nature, mes petites et grandes prières. Je parle à mon corps, à ce fibrome et à cette femme qui souffre (pas toujours en de bons termes, c’est vrai quand même, dans quel pétrin, ils me mettent tous les trois !). Toutes ces parties de moi qui se sentent victimes, à regarder, à accepter (non ce n’est pas possible d’accepter !), à accueillir alors (bon d’accord mais qu’est-ce que vous me pourrissez la vie !)… À accepter maintenant ? (je veux bien accepter mais sous conditions !) D’accord, j’en suis là, il y a beaucoup de guerres en mon intérieur donc de la matière ! Réconcilier, me réconcilier, m’aimer (tout ? Non, je n’y arrive pas !)…

Je pratique

Plus ou moins bien, c’est-à-dire avec plus ou moins de conviction. Je me sens parfois submergée parfois apaisée.

Je vis des difficultés certes, mais aussi une guérison de mon passé (réconciliation avec mon ex-mari, entre autres) et cette grande paix qui parfois me traverse (vas savoir comment elle fait au milieu de ce désordre !)

Et au bout d’environ un mois, un premier signe : je trouve un logement.

Et puis un autre : le fibrome se détache et est libéré.
Bah ça alors ! Comment est-ce possible ? Pas d’opération, il s’en va ! Qui me guérit ? C’est moi ? La vie ? Ou tout en même temps peut-être ?
Quelle grande leçon ! Il n’est point besoin d’avoir fait des années de méditation, d’être complètement apaisée, d’être une grande guérisseuse, ou je ne sais quoi, pour se guérir !
Il suffit de quoi alors ? Peut-être de le vouloir vraiment (malgré mes doutes), de m’y consacrer du mieux que je peux (malgré ma colère), de pratiquer encore et encore…

Ouf !
En fait, c’est simple alors ! Et à la portée de chacun(e) !
Quelle belle nouvelle !

Depuis, j’ai déménagé, je reprends mon activité (de bien-être pour partager ma démarche et mes outils et de clown pour exprimer et offrir ce que je vis dans l’instant). Je continue à prendre soin de moi du mieux que je peux, à me reposer et à guérir de cette anémie, grande enseignante.

La leçon de cette expérience

Depuis plus de 20 ans, j’ai vu beaucoup de thérapeutes. Il y a quelques années encore, je croyais que c’étaient eux qui guérissaient. Eh oui ! Et beaucoup d’entre eux me le laissaient croire. Eh oui ! J’ai vu des personnes reconnues pour leurs « talents » : « grands » magnétiseurs, guérisseurs, chamans… Parfois les séances n’avaient aucun effet, parfois c’était pire et parfois des améliorations (quand même !)… Jusqu’à ce que mon discernement se réveille (enfin !). Et là, révélation : ils sont humains, avec leurs talents (comme les miens), leurs failles (parfois énormes et j’ai les miennes aussi !).
J’atterris ! Et j’intègre !

Ils sont tombés du piédestal sur lequel je les avais mis et dont certains s’accommodaient bien. Et je les ai vus pas si grands, et même pas si aimants pour ceux se disant œuvrer dans l’amour et pour certains, manipulateur, jugeant, colérique… Les thérapeutes sont des gens comme moi (le plus incohérent pour moi est que certains restent dans leur inconscience, à savoir qu’ils n’ont pas réglé des trucs et ne veulent pas le voir, bizarre quand même pour quelqu’un se mettant au service de la guérison. Je suis têtue, c’est vrai, mais j’ai du mal à accepter qu’on puisse soigner les autres sans regarder ce qu’il y a à soigner en soi !). Leur pouvoir de guérison est comme le mien (si je le laisse se révéler) et ils ont de super outils pour m’aider quand j’en ai besoin…

Je n’ai pas à leur remettre mon pouvoir en pensant qu’ils vont me guérir et en les laissant tout dire et faire comme s’ils en savaient toujours plus que moi, quitte à ne pas m’écouter.
M’écouter, justement ! Même si lui croit détenir la vérité, c’est la sienne. Il se peut qu’elle colle avec la mienne du moment, comme il se peut que dans toute ma sagesse, ma vérité soit la voie à suivre. Donc, même s’il me dit « j’ai de grands pouvoirs qui vont vraiment t’aider, écoute-moi bien, fais comme ci et comme cela… » et que moi j’entends « pars ma belle, tu vois bien que ce qu’il veut, c’est juste te pomper ton énergie ! », je le laisse au bord de mon chemin et accepte d’aller seule même si pour moi, il représente un guide ou je ne sais quoi de rassurant sur qui je peux soi-disant compter et même me reposer.
REPOSMais il ne s’agit pas de se reposer, au contraire ! Il s’agit de se mettre en mouvement, un mouvement intérieur. En reprenant ce pouvoir d’agir par qui je suis, en me faisant confiance même si c’est compliqué. C’est compliqué tout simplement parce que je n’ai pas appris que j’avais le pouvoir de guérir en moi (mais qu’apprend-on à l’école ? !).

Ces thérapeutes ont été pour moi des guides de l’ombre : en voyant leur inconscience, je n’ai plus eu confiance en eux. J’avais alors le choix entre prendre ma place, en devenant davantage consciente de moi-même et en me faisant confiance ou alors cultiver ma sauce de colère, rancœurs, jalousie…Mon anémie était le moyen idéal de m’y mettre concrètement.Et sur mon chemin, une autre phrase : « pour guérir, devenir un canal pur et transparent ». D’accord, d’accord !

J’œuvre à nettoyer en moi encore et encore, pour laisser davantage la lumière briller…
Et je me fais accompagner, lorsque j’en ai besoin, par des thérapeutes, que je choisis parmi de belles personnes, humbles, joyeuses et compatissantes. Oui, humbles et joyeuses car je choisis l’humilité et la joie ! Et compatissantes car je choisis aussi la compassion : je sais que je fais du mieux que je peux et que je m’égare souvent. En reconnaissant alors qui je suis, je me pardonne et me retrouve. (Ouf !)

Oui, c’est cela, mon chemin de guérison : je me perds et me retrouve !

Céline Creupelandt
Accompagnatrice en bien-être et connaissance de soi
Animatrice d’ateliers d’expression de son clown – Cognin-les-Gorges (Isère)
Courriel : celine.creupelandt@orange.fr

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