Un certain médecin pour les fous

Pair of Human Hands Checking the Blood Pressure of a Patient Au début du XXe siècle, le hasard d’un déménagement exhuma de sous un monceau de papiers à trier appartenant aux Archives départementales du Cantal un cahier de 18 pages in-folio, où se suivent, dans un ordre à peu près chronologique, de 1761 à 1781, 31 copies de lettres, annonces, certificats, attestations, tous documents à la gloire de Martin Degimard, docteur en médecine de Bort, inventeur d’un merveilleux spécifique contre la folie et les aliénations de l’esprit

Sur Martin Degimard, les renseignements que nous possédons se réduisent à bien peu de chose. Il fit ses études et obtint le titre de docteur à la célèbre Faculté de Médecine de Montpellier et, natif de Bort, il se fixa dans sa ville natale. Une pièce de procédure nous montre que la renommée que lui acquit sa découverte permit à Martin Degimard, quoique appartenant à une famille bourgeoise, de s’allier à la famille noble de Quinson. Nous devons donc nous borner à présenter une simple publication de textes.

Quoi que, à l’état de copies, l’authenticité de ces documents paraît hors de cause. Le dossier est, en effet, terminé par des attestations de Bernard Chasteau, « avocat en Parlement, bailli, juge civil, criminel et de police de la présente ville de Bort » et de Charles-Antoine Guirbail, bailli pour le duc de Castries, dans ses terres de Granges et Tauves, qui certifient que lesdites « copies de lettres missives et certificats ont été extraites mot à mot sur les originaux représentés par le sieur Martin Degimard et que foi doit y être ajoutée ».

La première pièce est une lettre d’envoi, signée de la marquise de Salvert de Montrognon, « de l’approbation de Messieurs les quatre premiers médecins de la Cour, pour un malade de la première distinction, affecté de plusieurs maladies sérieuses, sans aliénation d’esprit » :

« Voilà, Monsieur, la consultation que j’ai fait faire ; elle est de tout ce qu’il y a de plus habile dans le royaume, puisque c’est de Monsieur de Sénac, premier médecin du Roy, de M. de Lanove, médecin de la Reine, de M. de Bouillac, médecin de Madame la Dauphine, et rédigée par M. Petit, médecin de Monseigneur le duc d’Orléans. Vous voyez que votre conduite a été approuvée, il n’y a plus qu’à continuer de même. Je vous suis gré de votre zèle pour nos intérêts ; continuez, je vous en prie, et recommandez aussi l’ordre dans la maison si vous le pouvez.  Donnez-moi de temps en temps des nouvelles du malade : vous voyez que je lui rends le bien pour le mal ; je pratique une religion qui me l’ordonne.

Ma santé n’est pas bonne depuis longtemps.  J’ai l’honneur d’être, Monsieur, plus que personne, votre très humble et très obéissante servante.

Signé : LA MARQUISE DE SALVERT DE MONTROGNON. De Paris, le 12 novembre 1761 ». Et, au-dessus, est écrit à M. Martin Degimard, docteur en médecine, à Bort.

fou

Un aliéné

Le nom de la marquise de Salvert, célèbre dans la chronique galante de l’époque, vaut qu’on s’y arrête un moment. Jeanne-Marie de Méallet de Farges avait épousé en 1738 Guillaume de Salvert de Montrognon, seigneur de la Rodde, de Marse, lieutenant-général des armées du roi. Tous deux offrirent un parfait exemple de ces ménages si fréquents au XVIIIe siècle. Le marquis fut interdit et même enfermé pour dettes en 1748. Quant à sa femme, sa liaison avec son cousin germain, le baron de Lavaur, dura plus de trente ans, et ne cessa qu’à la mort du baron, en 1773. Cette belle et constante passion n’était, d’ailleurs, rien moins que désintéressée ; la marquise de Salvert sut profiter de l’état de décrépitude intellectuelle de son amant pour lui arracher in extremis un testament qui la faisait son héritière universelle au détriment des propres neveux du baron de Lavaur, les enfants de La Ronade. Ceux-ci attaquèrent le testament, et un procès en captation d’héritage se plaida en Parlement.

Quel était ce personnage « de la première distinction », à qui la marquise de Salvert déclarait rendre le bien pour le mal ? Peut-être le marquis de Salvert lui-même. La lettre est, en effet, du 12 novembre 1761, et nous savons que le marquis mourut en 1762. Le ton de cette lettre confirmerait d’ailleurs notre opinion. Comme bon nombre de personnes dont la conduite n’est pas à l’abri de toute critique, la marquise savait employer les mots de devoir et de religion, qui vont si bien dans la bouche des victimes innocentes et des épouses irréprochables. Cette première lettre, on le voit, ne fait pas mention du remède contre la folie inventé par Martin Degimard ; il y est même dit que le malade « de la première distinction » n’est pas atteint « d’aliénation d’esprit ». Au contraire, la seconde lettre de notre dossier, postérieure à la première de près de huit ans, parle précisément du fameux remède. Il semble bien que l’on en puisse placer la découverte durant ces huit années, de 1761 à 1769, et cette présomption devient fort vraisemblable, si l’on se rapporte aux termes mêmes de l’annonce du spécifique que nous citons plus loin. Cette annonce, du 8 août 1771, dit, entre autres choses, qu’après avoir guéri en 1761 diverses personnes « attaquées de maladies très sérieuses sans aliénation d’esprit », le sieur Degimard a fait « depuis quelque temps la découverte d’un spécifique, etc. ».

Le 6 mai 1769, Turgot, alors intendant de la province du Limousin, écrivait à M. Chasteau, subdélégué à Bort : « Je vous envoie, Monsieur, la copie d’un mémoire qui m’a été remis, par lequel on annonce que le sr Martin Degimard, docteur en médecine, demeurant à Bort, a un remède spécifique pour le traitement et la guérison des maladies de la folie, des vapeurs et la consomption. Je vous serai obligé de me mander s’il est vrai que le sieur Martin Degimard demeure à Bort, et quel degré de confiance vous pensez qu’on puisse avoir dans ses traitements. J’ai l’honneur d’être… Signé : TURGOT. La réponse du subdélégué sur la réalité de ces guérisons dut confirmer les termes du mémoire dont parlait Turgot, à en juger par les lettres et certificats qui, depuis lors, ne cessèrent d’arriver à Bort, non seulement de tous les points de la France, mais aussi de l’étranger.

C’est ainsi que Me Jean Ternat, prieur et curé de Salins, Pierre Bruny, marchand, Jean Delpeux, Gérard Mauria, Pierre Griffol, Dussol, licencié en droit, et Forestier, chirurgien juré, « tous notables habitants » du village de Fageoles, attestent « que le nominé Jacques Dauzet, fils à Guillaume, laboureur, habitant dudit village, attaqué depuis treize ans de folie héréditaire, a été guéri par le sieur Martin Degimard qui a employé à sa guérison le remède spécifique de sa composition, lequel a été administré par le sr Antoine Forestier, chirurgien du bourg de Saignes, à qui ledit sieur Martin avait donné sa confiance… A Salins, le 14 janvier 1770 ».

De même, un certificat de Jean Dominique de Monclard, chevalier, seigneur et baron de Monclard, Montbrun et Longuevergne, Georges Lescurier, bourgeois, seigneur de Fournols, François Lescurier, seigneur des Peyrières, Antoine Faucher, notaire royal, Jacques Lapeyre, Paul Lapeyre, marchands, et Pierre Delsuc, déclare que Martin Degimard a « traité, guéri et rendu bien tranquille, sans aucune aliénation d’esprit, le sieur Jacques Robert, marchand, habitant du bourg d’Anglards attaqué depuis environ treize ans d’une folie héréditaire… Le 29 juillet 1770 ».

Enfin, un M. Bérenger, habitant à « Mongiens » en Piémont, annonçait en ces termes l’amélioration de l’état de son frère, le 27 mars 1770 : « Monsieur, mon frère me charge de mettre de l’argent au courrier pour avoir encore vingt-six prises de votre remède spécifique ; vous recevrez en conséquence soixante-dix-huit livres. Au reste, l’effet de votre remède s’est manifesté depuis quelque temps ; il y a mieux dans l’état de mon frère, aussi se flatte-t-il qu’il achèvera de lui rendre cette tranquillité d’esprit dont il jouissait avant sa cruelle maladie. J’ai l’honneur… ». Le même confirmait, le 3 avril 1773, les heureux effets du remède :

 « Le courrier qui vous porte celle-ci vous remettra soixante livres pour avoir encore de vos pilules ; je vous prie de m’en expédier quelques-unes courrier par courrier, en cas que vous n’en ayez pas le nombre complet. Votre spécifique mérite assurément toutes sortes d’éloges, puisque mon frère n’éprouve de soulagement que dans l’usage de celui-là seul, aussi en a-t-il un besoin pressant. Nous nous proposons de le lui faire continuer toute la vie s’il le faut, espérant que vous voudrez bien faire quelque léger sacrifice, vu que c’est une des bonnes pratiques que vous ayez ».

Citons aussi cette lettre, de M. Auzier de Laplaux, notaire royal dans la vallée d’Oust en Couserans (Ariège), annonçant la complète guérison de son fils et datée du 17 février 1781.

Elle donne sur le cours de la maladie et de la guérison des détails assez minutieux qui ne sont pas sans intérêt.

« Vers le commencement d’octobre, j’eus l’honneur de vous écrire l’état de mon fils qui se trouvait alors pour la seconde fois dans une espèce d’assoupissement léthargique qui lui dura exactement quinze jours, au bout desquels il commença à donner quelque signe de vie en répondant par monosyllabes, et prenant lui-même le bouillon, pale, maigre et défait. Il se leva insensiblement de son lit, et recouvra peu à peu ses forces, se contentant de répondre par oui ou par non, ne sortant jamais de sa maison et se cachant avec soin lorsque nos amis venaient le voir. Ce ne fut qu’aux fêtes de la Noel que je pus obtenir de lui de sortir ; il commença pour lors de parler, il fit ses visites, et depuis, il se produit au dehors et se comporte toujours avec discrétion, raison et prudence. Il a beaucoup engraissé et je l’occupe parfois à l’écriture ; souvent il dort toute la nuit, et jamais plus il n’avait été si tranquille qu’il l’est à présent. J’ai donc lieu de le croire parfaitement guéri ».

Il ne faut pas croire que Martin Degimard reçut seulement de bonnes paroles et des remerciements, voire même des demandes de « quelque léger sacrifice ». La reconnaissance de ceux qu’il avait guéris se manifestait par des marques plus solides. Par acte du 14 janvier 1770, passé à Mauriac par devant notaire, Guillaume Dauzet, père de Jacques Dauzet, dont nous avons vu le prieur de Salins attester la guérison, lui faisait don d’une somme de 600 livres, « avec convention expresse dudit sieur Martin Degimard, qu’au cas que cette maladie reprendrait ledit Jacques Dauzet pendant un an à compter de ce jour, il promet et s’oblige de lui faire les remèdes nécessaires et convenables pour lui remettre la tranquillité dans sa maladie, le tout aux frais et dépens dudit sieur Martin, à la charge néanmoins d’être nourri, et son cheval, lorsqu’il sera obligé de faire des voyages audit village de Fageoles ».

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Turgot

Voici encore une « Lettre de Cette en Languedoc, petite ville et port de mer, pour un jeune homme attaqué depuis dix-huit ans de manie et traité par Messieurs les Professeurs de Montpellier, de Paris et autres médecins célèbres, que le sr Martin a guéri sans le voir et dont le père a fait une pension audit sieur Martin Degimard de la somme de 600 livres » :

« De Cette, le 3 mars 1776.

Monsieur,

j’ai bien reçu les cent pilules que vous m’avez fait passer par l’honneur de votre lettre du douze de ce mois, et le malade est charmé de votre nouvelle assurance d’une parfaite guérison ; il suivra exactement le régime que vous lui avez prescrit, et prendra son café tous les matins à la barbe des Esculapes. Il est trop persuadé de vos lumières, de votre conscience, bonne foi et talents, malgré la modestie qui règne dans toutes vos lettres, pour ne pas renoncer aux ordonnances de ceux qui se croient médecins de la première classe. Les bons effets qu’il éprouve de votre remède sont infiniment plus convaincants que tous les arguments frivoles de ces messieurs qui méritent à juste titre le nom de charlatans, puisqu’ils ne sont capables de rien produire de bon. 

« Le malade s’inquiète seulement de l’opiniâtreté de sa maladie.

Comme il a passé quelques jours sans votre remède, sa provision ayant fini, il a eu un petit retour de souffrance et vous supplie de ne pas lui laisser manquer de remèdes. Vous savez qu’il lui en faut tous les vingt-cinq à trente jours cent prises ; de grâce, ne mettez que trente jours d’un envoi à l’autre. Les dartres ont entièrement disparu depuis quinze jours ; il y a plus de dix-huit ans qu’il est attaqué. Pour la première fois, il ne fera plus usage d’aucune préparation d’opium, puisque vous le défendez comme favorisant le délire et l’aliénation. J’ai l’honneur d’être sans réserve… Signé Charles, Frédéric, Ferbert. Permettez, s’il vous plaît, pour éviter la peine d’affranchir chaque fois les lettres, je vous envoie vingt-quatre livres pour vous dédommager des ports ».

Ces guérisons avaient attiré l’attention de l’intendant de la province ; et, en 1771, Martin Degimard, ayant été nommé collecteur d’impôts, obtint, « en considération des services qu’il rend journellement à un grand nombre de malades de la campagne », d’être déchargé de cette absorbante et parfois onéreuse fonction. « Madame, écrivait, le 12 août, Turgot à la baronne de Murat, j’ai reçu, avec la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, la requête par laquelle le sieur Martin Degimard, médecin à Bort, demande la décharge de la collecte à laquelle il a été nommé. Je me ferai, Madame, représenter sa requête au département prochain et je lui rendrai avec plaisir la justice qui lui sera due ».

La « sensibilité » de Turgot, comme on disait au XVIIIe siècle, l’inclinait à se préoccuper du parti à tirer de la découverte du médecin de Bort pour la guérison ou le soulagement des aliénés de l’hôpital de Limoges. Il ajoutait : « Comme il parait que ce médecin a le secret d’un remède qu’il a employé avec succès à la guérison des personnes qui ont l’esprit aliéné, je serais fort aise qu’il en fît l’essai sous mes yeux, et, s’il voulait se rendre à Limoges, je le chargerais volontiers du traitement de quelques malheureux qui sont renfermés à la maison de force pour cause de folie. Je vous serai obligé, Madame, de le lui proposer. Je suis, avec respect… ».

L’offre fut acceptée, car, le 17 août 1772, Turgot s’informait, auprès de Degimard lui-même, des dépenses qu’entraîneraient le séjour du guérisseur et la cure des malades. « Je consens volontiers, Monsieur, que vous fassiez sous mes yeux l’essai de votre remède sur les particuliers attaqués de démence qui sont renfermés dans la maison de force établie en cette ville, mais je vous serai obligé de me mander, avant vous rendre ici, quel est, non seulement le traitement que vous demandez, mais encore l’objet de la dépense qu’il y a lieu de faire pour la cure de chaque particulier. Je suis… »

Les conditions proposées par Degimard, à savoir « cent livres pour la guérison de chaque particulier » plus sa pension, furent agréées, et Turgot lui donna rendez-vous à Limoges pour la fin d’octobre 1772. Mais un contretemps inattendu empêcha au dernier moment la réalisation de ce projet. Le 12 octobre, Turgot envoyait à Degimard ce court billet : « Je viens, Monsieur, de recevoir une lettre de la Cour, par laquelle on me marque de me rendre incessamment à Paris, ce qui dérange entièrement notre projet. Il faudra, en conséquence, remettre au printemps prochain le traitement que nous avions proposé, ou, du moins, à mon retour de Paris ». Cette lettre est suivie de ces mots : « Pour lors, Monsieur Turgot entre au ministère ; en conséquence, le sr Martin ne fut pas mandé ». Il y a là une erreur. Ce n’est, en effet, que deux ans plus tard, le 20 juillet 1774, que Turgot prit possession du ministère de la Marine. Ne possédant aucun document susceptible d’apporter un élément de contrôle ou de comparaison, nous ne pouvons que signaler cette erreur, imputable très probablement à l’inattention du copiste, sans pouvoir préciser si elle porte sur le commentaire dudit copiste ou sur la date même des lettres.

Quoi qu’il en soit, le projet de Turgot ne fut pas repris et Degimard ne put procéder à une cure « officielle ». Son spécifique n’en continua pas moins à faire merveille, à en juger par les remerciements et les certificats dont la transcription deviendrait monotone et que nous nous bornons à résumer. Dom Palis, bénédictin à Saint-Pè, près de Tarbes en Bigorre, après avoir pris douze pilules purgatives ou de longue vie qui l’ont bien purgé et quarante pilules raisonnables « éprouve une différence considérable dans tout son être, n’ayant plus cette tension dans les nerfs ; les idées ne sont plus confuses et ne causent plus de suffocation, ni ces tiraillements énormes, ces mouvements convulsifs involontaires et ces tremblements de tous les membres » (Lettre du 12 décembre 1772).

  1. Alberty, docteur piémontais, médecin de la marquise de Ricei, à Nice, certifie que l’oncle de celle-ci a éprouvé, après les premières pilules, « un soulagement marqué, n’ayant plus ces mouvements convulsifs que, depuis longtemps, il souffrait aux yeux » (Lettre du 4 janvier 1774).

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L’Aliéné. Peinture de Théodore Géricault

D’une lettre du docteur Audibert, chirurgien de la marquise de Gantes au Puget-lès-Fréjus en Provence, nous extrayons ce curieux passage : « Il serait bien temps que je vous donne des nouvelles de notre malade, qu’un excès de dévotion avait jeté dans des accès de manie singulière… Le soir même de la réception de vos remèdes jusqu’à la fin d’iceux, nous eûmes la satisfaction de voir que notre aimable dolente avançait journellement vers la santé par degrés bien marqués, de façon que vers la mi-novembre, elle eut recouvré la santé et la raison… Grâce à vos remèdes, elle jouit aujourd’hui de la plus parfaite santé, pratiquant ses exercices de dévotion sans donner dans aucun excès… »

L’abbé Faugières, vicaire de la ville de Sarlat, le sieur François Chaussade, natif de Chamblat, paroisse de Trizac et le sieur Jean Brugières, ancien vicaire de Giat en Auvergne, retrouvèrent également la santé et le calme de l’esprit. Le sieur Chaussade « fut fait prêtre sur la parole dudit sieur Martin Degimard après sa guérison d’une manie extravagante héréditaire… ; depuis ce temps-là, il a été vicaire à Orcines, près le Puy-de-Dôme, et est actuellement vicaire en Bourbonnois ». Quant à Jean reste comme efficacité à ses pilules :

« Le sieur Martin Degimard, docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, résidant à Bort, ville du Limouzin, par une longue expérience et une pratique solide qui lui ont mérité la confiance du public, et, en 1761, l’approbation de MM. les quatre premiers médecins de la Cour, pour la guérison de plusieurs personnes de la première distinction, et nombre d’autres attaquées de maladies très sérieuses sans aliénation, a fait depuis quelque temps la découverte d’un spécifique assuré contre la manie, la folie, la stupidité, la mélancolie, les vapeurs, la consomption, les convulsions, coliques, vomissements, migraines, diarrhées, dysenteries, aliénation d’esprit et toutes les maladies du genre nerveux. Il peut produire les certificats de guérison de plusieurs maniaques furieux, que l’honneur des familles l’empêche de rendre publics, dont les deux derniers, attaqués de folie héréditaire, ont été guéris l’année dernière en très peu de temps.

« Ce remède prodigieux, annoncé dans le Mercure de France et cette Gazette, lui a procuré des lettres d’Allemagne, du Piémont et autres royaumes de l’Europe, comme des principales villes de France, avec mille applaudissements. Son remède est aisé à prendre et opère en toute saison, ne donne aucun dégoût, ne fait aucun effet violent, et le régime en est doux, n’excluant que le salé et les liqueurs spiritueuses. Il s’envoie dans une lettre, et le sieur Martin Degimard ne demande de l’argent à ceux qui se rendent chez lui qu’après la guérison, et offre de le rembourser à ceux qui lui prouveront le mauvais effet de son remède, pourvu qu’on le prenne en suffisante quantité et avec les précautions qu’il indique en l’envoyant. Il n’use point de bains froids, dont il connaît les effets pernicieux. On trouve auprès de lui toute sorte de satisfactions ; il travaille à d’autres remèdes utiles au public. Le prix de ses consultations est de six livres, franc de port avec la lettre, si l’on veut une réponse. Son remède purifie aussi le sang et arrête l’effet des poisons. Le prix est de trente sols pour les riches et vingt sols pour les pauvres. Son adresse est à Bort, en Limouzin, par Paris et Clermont en Auvergne ». Les mots en italiques ne se trouvent que dans l’annonce de La Gazette de France, postérieure d’un an à celle du Courrier de Monaco.

D’après « Revue de la Haute-Auvergne » paru en 1904

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Pasteur, référence du dogme vaccinal

 

Non « le bon docteur Louis Pasteur » que nous avons tous trouvé dans nos livres scolaires comme étant le sauveur de millions petits enfants, n’est pas celui que l’on nous a présenté. Pour des raisons politiques, culturelles ou affairistes, l’histoire a souvent abusé de la crédulité confiante et perméable des enfants ; lorsque plus tard ils deviennent parents, ils transmettent en toute bonne conscience leur formatage dans la tête de leurs progénitures.

C’est ainsi que de multiples grands mensonges ont pu de générations en générations traverser des siècles, les quelques troublions sceptiques étant toujours jetés aux ordures ou punis. De fait, il est clair que relativement peu d’individus arrivent à s’extirper de l’éducation et coutumes de leur enfance. Heureusement, il y a  de nos jours (grâce surtout à Internet) de plus en plus de dérangeurs de la pensée collective qui mènent des enquêtes indiscrètes les autorisant à jeter des pavés dans la mare des grands mensonges…

Mais revenons à notre « bon docteur Pasteur » – D’abord, Pasteur n’était pas médecin mais chimiste – il n’a jamais soigné des malades, mais seulement effectué des expérimentations sur des malades… et aussi des bien portants.

Mieux ces expérimentations n’ont la plupart du temps abouti à rien, sauf celles qu’il a volées à de vrais chercheurs discrets tels Toussant, Davaine, Galtier, Dubouet, Roux, et surtout Béchamp, pour les reprendre à son nom après les avoir traîné dans la boue. L’on devrait remplacer toutes les rues Pasteur par des rues Béchamp – le grand Béchamp, témoins gênant des incessantes erreurs de Pasteur.

Mais Louis Pasteur était un remarquable tribun capable de confondre publiquement tous ses adversaires, sans compter son tempérament colérique bien connu et ses hautes relations qui le faisaient redouter.

Le dilemme entre deux sources historiques

La première, seule officielle que l’on nous a servi à l’école est l’autobiographie que Pasteur a fait de lui-même, rédigée par son gendre Valléry Ragot, se présentant comme un héros ainsi qu’il savait si bien faire devant l’académie des sciences où il attribuait toujours ses erreurs passées à ses adversaires, après s’être approprié leurs idées et leurs découvertes.

seconde

La seconde, c’est Jean Rostand qui, ayant eu en mains une partie des œuvres de Davaine en 1948, eut l’initiative « audacieuse » de remettre en question la paternité légendaire de Pasteur sur l’origine microbienne des maladies infectieuses (voir Hommes de vérité, 2ème série). Aussi confia-t-il à un jeune zoologiste passionné d’histoire des sciences, nommé Jean Théodoridès, la mission d’approfondir l’œuvre de Davaine. Ce passionnant travail amena Théodoridès à entrer en contact avec un excellent historien des sciences, médecin retraité dans le Limousin, le Dr Léon Delhoume. Celui-ci avait rédigé trois volumes importants sur les vies de Dupuytren, Cruveilhier, d’Arsonval, mais surtout sur les œuvres inédites de Claude Bernard, d’une remarquable érudition.

Sur la base de quels documents Delhoume avait-il travaillé ? D’Arsonval avait été le dernier assistant de Claude Bernard. Celui-ci, victime à 65 ans d’une maladie aiguë mortelle, consterné de ne pouvoir finir son œuvre, confia avant de mourir à ses intimes : « Pasteur s’est trompé« . Puis il missionna D’Arsonval, alors âgé de 26 ans, pour faire publier ses travaux, hélas inachevés. Très impressionné, D’Arsonval préféra déléguer le grand chimiste Berthelot qui, derechef, fit effectuer une publication à l’Académie des sciences. Mais Pasteur entra dans une fureur démente, et le jeune D’Arsonval, effrayé, n’osa plus jamais rien communiquer. C’est ce qui explique la rétention de 50 années du dossier Claude Bernard, jusqu’à ce que D’Arsonval se décide enfin à le communiquer au Dr Delhoume, historien.

Philippe Decourt, membre de l’Académie internationale d’histoire de la médecine, et ami de Théodoridès, rendait régulièrement visite au Dr Delhoume. C’est ainsi qu’un jour, il se vit remettre en mains propres par le docteur un ouvrage intitulé : « Béchamp ou Pasteur ?«  avec, en sous-titre : « Un chapitre perdu de l’histoire de la biologie ». Delhoume lui confia : « Je suis maintenant trop vieux. Vous devriez voir cela de plus près. » Ce livre avait été rédigé par une Anglaise, sur les notes d’un médecin américain, ami personnel de Béchamp, puis traduit en français en 1948 aux Éditions Le François.

Philippe Decourt écrira ensuite : « Ce que je constatais à la lecture des documents me stupéfia. Ma stupéfaction augmenta encore quand j’étudiai peu à peu les autres découvertes que l’on attribue à Pasteur. La réalité est tout à fait différente de la légende. On avait créé un mythe que l’on répétait sans rien vérifier. Nous étions victimes d’une immense supercherie. »

Exemples de faits précis :

La très célèbre expérience de Pouilly-le-fort où 60 moutons furent infestés par un bouillon charbonneux après avoir reçu le nouveau vaccin de Pasteur, ne fut un succès total que par l’intervention discrète de ses assistants Roux et Chamberland qui avaient rajouté au vaccin du bichromate de potassium selon la méthode de Toussant. Les italiens qui voulurent reproduire l’expérience essuyèrent une hécatombe. Pasteur se contenta de leur dire qu’ils n’avaient pas respecté ses consignes.

L’imposture du vaccin de la rage :
Le cas de Joseph Meister, garçon de 9 ans mordu par un chien méchant a reçu le vaccin expérimental de pasteur – le chien fut abattu et déclaré enragé. Le garçon n’eut aucune séquelle ce qui fut l’objet d’une grande publicité, sauf que selon le Dr De Brouwer l’on n’a pas dit que cinq personnes avaient été précédemment mordues par ce même animal et n’ont présenté aucun problème (sans le vaccin) – le chien n’était donc pas enragé !

Le cas Jupille mordu par un chien dit enragé le 20 octobre 1885 qui reçut le vaccin de Pasteur. Le 27 octobre, Pasteur déclarait sa victoire à l’académie alors qu’il faut attendre 15 jours pour que s’installe l’immunité bactérienne. Quel manque de probité intellectuelle ! Philippe Decourt rapporte : « Le chien en question était un Berger picard réputé jamais méchant. Et c’est Jupille qui, accompagné de 6 enfants, a attaqué avec un fouet ce chien qui aboyait simplement. Le chien s’est défendu et a mordu Jupille à la main gauche. Jupille, selon les propres mots de Pasteur, se battit ensuite avec le chien, le ligota et le noya (on se demande qui était le plus enragé). »

Les prétendus résultats de la vaccination de Jupille n’ont donc aucune valeur scientifique et il est étonnant de constater que les trois académies se soient laissées aussi facilement abuser devant des faits aussi aléatoires. Toujours est-il que les revues scientifiques à grand tirage, en français et en anglais, répercutèrent le spot publicitaire et que le Tout-Paris délira complètement sur les prouesses médicales de Pasteur. Des milliers de personnes mordues (par des chiens non enragés) affluèrent à l’Institut Pasteur.

pasteur

Quelques autres impostures en vrac : 
Une avalanche de découvertes microbiennes  ont pu être réalisées sur les bases des travaux de Davaine et non de Pasteur. Contrairement à ce que l’on croit habituellement, les vaccins actuels n’ont pas été créés à partir des travaux de Pasteur, mais par Toussaint, professeur à l’École vétérinaire de Toulouse.

En l’occurrence, le vaccin atténué du charbon a été volé à Toussaint – le vaccin atténué du cholera des poules, lui aussi, encore volé à Toussaint.
Ses trois méthodes d’atténuation bactérienne d’abord dénigrées par Pasteur et plus tard reprises à son compte, étaient les suivantes :
– chauffage de la matière virulente à 55 °,
– grande dilution,
– action d’un antiseptique (acide phénique ou bichromate de potassium).

Ces sujets ainsi que beaucoup d’autres sont développés dans le livre « Le crime vaccinal« .

Le fait de se tromper régulièrement n’a pas empêché Pasteur de se mettre en avant partout avec un énorme sens de la publicité, et de se faire grassement pensionner par la cour de Napoléon III qu’il courtisait assidûment pour des travaux sur la maladie du ver à soie… qui n’ont en outre jamais abouti.

Pendant ce temps il n’a jamais cessé de traîner dans la boue le témoin le plus gênant de sa médiocrité, Antoine Béchamp qui malheureusement vaincu a fini sa vie dans la misère et la solitude.

En conclusion selon les paroles de Philippe Decourt, la réalité de Pasteur fut celle d’un chimiste médiocre, mégalomane, arriviste, tricheur, arrogant, menteur, buté, coléreux redouté, voleur d’idées, prêt à toutes les bassesses pour décrocher la gloire – bref un redoutable imposteur qui fut dénommé : « le Staline de la médecine ».

crimeLe titre « Crime Vaccinal » est-il exagéré ?

Evidemment, dans l’ambiance générale sous le contrôle de la « police de la pensée », l’on pourrait avoir l’impression de donner dans un blasphème équivalent à cracher sur la bible. Pourtant, combien savent que plus de 40 ouvrages en français et de 200 en anglais dénoncent, certains depuis près d’un siècle, les multiples catastrophes vaccinales dans le monde – ceci à l’appui de statistiques très au-dessous de la réalité puisque l’on compte que seulement 10% des victimes ont fait un rapprochement avec les vaccins reçus.

Alors que diriez-vous si pour entrer dans une réunion de 200 personnes, on vous imposait un bonbon obligatoire sachant que 4 d’entre eux sont toxiques ? A moins que d’être un kamikaze, vous seriez scandalisés et vous n’accepteriez pas. Et bien c’est ce même contrat pourri que l’on nous impose pour nos chers petits, sous le couvert d’un énorme mensonge de prétendue protection. Selon le rapport ci-dessus, parmi 200 vaccinés, 4 enfants deviendront autistes dans la foulée, et 42 seront atteints à vie de troubles neurologiques ou de maladies chroniques. Mais la cerise sur le gâteau, c’est l’incroyable loi que les grands labos fabricants de vaccins – aux pouvoirs politiques exorbitants par les mannes d’argent qu’ils génèrent – et lassés de devoir indemniser des milliers de victimes, ont réussi à faire voter une loi leur garantissant une immunité internationale face aux accidents vaccinaux éventuels (aussi graves soient-ils, c’est-à-dire même mortels !).

Or qui accepterait d’acheter une voiture ou un quelconque appareil sans garantie ? Personne ! Dans le cas des vaccins, ni le médecin vaccinateur, ni l’établissement exploitant, ni l’académie, ni la préfecture, ni le ministère de la santé, ni le labo fabricant ne sont responsables devant la loi. Nous sommes donc tenus d’accepter de force l’inadmissible, particulièrement lorsqu’il s’agit de vaccins obligatoires !

Connaissez-vous l’histoire réelle de la grippe espagnole de 1918 ?
Elle a été dévoilée par le Dr L. DAY, MD., ex-chirurgien en chef du grand hôpital de San Francisco et professeur en faculté de médecine. Voici ce qu’il raconte : « Comme la première guerre mondiale n’a pas duré de longues années, les fabricants de vaccins n’ont pas pu vendre toutes leurs nouvelles productions à l’armée. Cherchant essentiellement le profit, ils décidèrent de vendre leurs stocks à la population. C’est ainsi qu’ils ont battu le rappel et lancé la plus grande campagne de vaccinations que les Etats-Unis n’aient jamais connue au cours de leur histoire. Il n’y avait cependant alors aucune épidémie pour justifier ces mesures. Ils ont alors imaginé une stratégie. Leur propagande prétendait que les soldats qui rentraient de l’étranger étaient atteints de toutes sortes de maladies et qu’il était un devoir pour chacun d’entre eux de se faire inoculer tous les vaccins qui étaient alors sur le marché…
La grippe espagnole n’a donc d’espagnole que le nom ; mortelle en 3 jours, elle a fait entre 25 et 35 millions de morts dans le monde. Les premiers cas de l’épidémie ont été détectés en février 1918 dans des camps militaires aux U.S.A en Caroline du Sud, et non pas en Chine – et encore moins en Espagne ! »

Aucune guerre n’a fait autant de morts en si peu de temps

RAPPELVoici quelques rappels sélectionnés dont on ne parle jamais : 
En 1957The New York Times a signalé que près de 50 % des cas de polio chez des enfants âgés de 5 à 14 ans se produisaient chez des enfants qui avaient été vaccinés contre la polio (!!!).

En 1972, au cours d’une audition devant le Sous Comité du Sénat, l’inventeur du vaccin anti polio, Jonas Salk, devait témoigner que presque toutes les poussées de polio depuis 1961 étaient le résultat ou avaient été  provoquées par le vaccin polio oral (le vaccin qui donne la maladie…).

En 1976The Lancet a signalé que les vaccins ne protégeaient pas contre la coqueluche et que près d’un tiers des personnes qui avaient fait une coqueluche avaient bel et bien été complètement vaccinées… (l’efficacité avait été scientifiquement prouvée !).

En 1977, la revue Science a signalé que 26% des enfants qui recevaient la vaccination contre la rubéole développaient de l’arthrite.

1/50 : c’est le taux d’autisme actuellement chez les enfants aux USA; il était de 1 sur 25 000 dans les années 70, de 1 sur 2500 dans les années 80 et de 1 sur 250 dans les années 90.

49 : c’est le nombre de doses de 14 vaccins que les jeunes Américains ont reçu après avoir atteint l’âge de 6 ans, contre 36 doses de 10 vaccins administrés aux enfants belges jusqu’à leurs 6ème année.

21% : c’est le pourcentage des enfants américains (les plus vaccinés du monde) qui souffrent de handicaps mentaux et neurologiques à des degrés divers et + de 50% d’entre eux souffrent de maladies chroniques !

34.240 : c’est le nombre d’effets secondaires rapportés aux USA avec les vaccins HPV jusque fin mars 2014 dont 162 décès, 11.428 visites aux urgences, 4.732 effets graves et 1.093 jeunes filles handicapées.

Nota : Je parle toujours des USA par la force des choses, puisqu’en France on n’arrive à rien savoir.

Qui connaît la composition réelle des vaccins ?

De l’hydroxyde d’aluminium : 650 microgrammes par vaccin alors qu’il est admis que 60 microgrammes par litre de sang est dangereusement toxique pour la cellule nerveuse (Concours Médical, février 1997). Ce sel attaque le cerveau et peut entraîner autisme, chorée, Alzheimer, Creutzfeldt-Jakob.

Des sels de mercure (thiomersal) dont l’extrême dangerosité neurologique a été officialisée par la FDA américaine depuis 1997. Chaque nouveau vaccin cumule les doses d’une façon irréversible.

Des virus OGM (vaccins viraux) obtenus à partir de matériel génétique séquentiel du SV40, précurseur du HIV, et que l’on retrouve dans de nombreux cancers du cerveau et mésothéliomes.

Du sérum de veau fœtal (liquide nutritif) alors que tout extrait d’origine bovine est strictement interdit dans tout médicament depuis 1994.

OUTIL

De l’enzyme Tdt, dangereux mutagène reconnu.

Du formaldéhyde – interdit dans les jouets….mais autorisé dans les vaccins.

Du borate de sodium (mort aux rats) dans le Gardasil (!!!).

Du Squalène MF 59 responsable du syndrome des soldats US de l’Irak.

Mais il y a aussi des difficilement détectables qui sont :
des nanotechnologies pour programmer le cerveau entre autres.

Nota :

  • Le BCG est toujours cultivé sur de la bile de bœuf (méthode Calmette et Guérin) au mépris de toute réglementation et des mesures de précautions actuelles concernant la vache folle.
  • La plupart des médecins ne sont aucunement informés de toutes ces infractions graves à la fois légales et sanitaires, le Vidal n’en faisant pas mention.
  • Chaque nouveau vaccin intoxique et fragilise un peu plus votre enfant pour toute une vie et peut-être même ses descendants.
  • Le scandale de l’hépatite B n’est que l’arbre qui cache la forêt. Il est clair que nous devons refuser toute vaccination sur nos enfants ainsi que sur nous-mêmes tant que les fabricants de vaccins n’auront pas clarifié leur fabrication.
  • Enfin, la nouvelle mode des cocktails pentavalents et hexavalents appliqués sur les enfants amène une véritable déflagration au sein du système immunitaire ! C’est catastrophique !
  • Selon l’étude KIGGS, on relève 2% d’effets secondaires GRAVES repérés en relation directe avec des vaccins – concrètement, cela signifie que quand on vaccine 40 MILLIONS d’individus, il y a au moins 800 000 effets collatéraux graves… sans compter le reste !

Conclusion

Un certain nombre de pays ne connaissent aucune obligation vaccinale, et c’est justement chez eux que les épidémies ont régressé le plus vite. La sagesse est sans aucun doute  que le meilleur moyen pour échapper aux épidémies est de veiller à entretenir et renforcer nos défenses immunitaires  par des moyens naturels que les plantes nous offrent depuis la nuit des temps, mais que l’on nous a amené à ignorer pour des raisons bassement mercantiles.

ALORSAlors que tous les animaux, même craintifs deviennent agressifs quand ils veillent sur leurs progénitures, il semble qu’une grande partie du genre humain y fasse exception, et semble avoir perdu l’instinct de conservation, laissant la place à la peur qui est très mauvaise conseillère.

L’ignorance n’a plus d’excuse à notre époque, mais elle est pratique pour une majorité, parce qu’elle dispense de la responsabilité.

Michel Dogna Journaliste, écrivain, naturothérapeuteAUTEUR

Site web : www.micheldogna.fr

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Les  fièvres de LOUIS 14

Louis XIV, le bourreau des corps

Louis_XIVLe 7 juin 1654, Louis « XIV » est sacré à Reims, tout en laissant, dans les faits, le cardinal de Mazarin aux commandes du royaume.

L’enfance et l’adolescence de Louis XIV, d’une façon générale, sont marquées par l’activité physique : le jeune homme chasse beaucoup (cela fait partie de l’éducation, virile, du roi) et adore la danse. Laissez de côté vos préjugés du genre : Louis XIV attend tranquillement dans les bois qu’on lui rabatte le gibier puis s’en va danser aimablement le menuet….

Non, la chasse royale se fait « à courre » : c’est une activité physique fatigante où l’on chevauche de longues heures dans la forêt et où, après que la meute ait traqué la bête, on la « force » (poursuit) puis on la « sert » (achève) au couteau ou à l’épieu.

Quant à la danse, ceux qui la pratiquent sérieusement savent combien l’activité est exigeante (et ce sera le cas pour Louis XIV, qui aime notamment à pratiquer les sauts, très physiques, devant lesquels s’esbaudissent les courtisans) : on est loin des ballets compassés des films de cape et d’épée de notre enfance…

Les activités « physiques » en tous genres de Louis XIV ne sont évidemment pas sans risque : en 1655, à 17 ans, il contracte une blennorragie (maladie sexuellement transmissible de nature infectieuse, vulgairement appelée « chaude-pisse » chez l’homme, où elle provoque de vives douleurs dans l’urètre au moment de la miction). Jamais totalement soignée (la pénicilline ne sera découverte que dans l’entre-deux guerres), elle le fera souffrir par la suite de nombreuses années : un royal cadeau dont se seraient certainement passées les diverses amantes d’un soir du jeune monarque…

1658 : Des vingt ans enfiévrés

En 1658, Louis XIV a vingt ans et, au siège de la ville de Bergues (c’est dans ch’Nord, tout l’monde le sait maintenant !…), il contracte une forte fièvre (sans doute la typhoïde). Durant quelques jours, on craint le pire. On lui administre même les derniers sacrements mais, à la surprise générale, le roi recouvre la santé.

1663 : Des thérapies hasardeuses pour une prophylaxie inexistante

Louis XIV concentre maintenant tous les pouvoirs et c’est avec inquiétude qu’on le voit contracter, en 1663, la rougeole, dont il réchappe encore une fois et sans séquelle.

Durant tout ce temps, son Premier médecin est donc Antoine Vallot. Antoine Vallot est diplômé de la faculté de Médecine de Montpellier, laquelle entretient une concurrence acharnée avec celle de Paris qui, évidemment, la dénigre. Ses comptes-rendus de la santé du roi portent ainsi la marque des justifications permanentes qu’il doit faire de ses ordonnances et du triomphalisme qu’il manifeste à travers le récit des royales guérisons qu’il s’attribue.

Ne nous imaginons pas les médecins du roi à l’image de ceux décrits avec acidité par Molière : chapeaux pointus, emploi d’un latin de cuisine destiné à impressionner les néophytes et moult référence à des personnages antiques pour masquer leur incompétence. Il s’agit là d’une caricature délibérément outrancière à usage uniquement comique (un peu comme si la postérité utilisait les sketches de Thierry le Luron pour se faire une idée du comportement des hommes politiques)… Le Premier médecin du Grand Siècle est en réalité un professionnel sincère qui bénéficie d’un prestige important. Proche du quotidien du roi, c’est un personnage-clé de la vie de la cour, il est systématiquement anobli et, forcément, largement rémunéré.

Il n’en reste pas moins que… son efficacité reste redoutablement limitée.

La médecine part en effet du postulat de l’existence d’« humeurs » dans le corps, dont l’équilibre doit être rétabli prioritairement par l’exercice de saignées et de purges ! Louis XIV les déteste ouvertement. Il le dit souvent. Il proteste parfois. Il s’y soumet toujours.

LOUIS

Le médecin du Grand Siècle observe beaucoup mais systématise peu l’analyse des résultats des expérimentations et des remèdes (il ne fait pas de « back testing » dirions-nous aujourd’hui). Il innove aussi en attribuant, sans aucune base expérimentale préalable, des vertus thérapeutiques à l’antimoine (proche de l’arsenic !), le quinquina, l’eau minérale (des Vosges), le thé, le café, le bain… Les vertus diverses de ces produits et pratiques existent certainement mais sont, hélas, rarement adaptées de façon spécifique aux diverses afflictions du roi !

Le médecin du Grand Siècle ne développe non plus quasiment aucune prévention des affections : régime alimentaire ou hygiène de vie. Par ailleurs, nombre de ses connaissances reposent en réalité sur des conceptions erronées car jamais vérifiées cliniquement (ex. : on croit que c’est le foie qui produit le sang : on sait aujourd’hui que c’est la moelle osseuse).

L’ardeur de Louis XIV ne concerne pas seulement les arts de la table, elle s’exerce également dans les arts de la guerre. En dépit de son mariage, c’est prioritairement avec l’Espagne (dont les souverains Habsbourg, par leurs possessions, encerclent le royaume de France) que Louis XIV ferraille.

Au plan intérieur, c’est avec le pouvoir religieux que Louis XIV a maille à partir : il ne cesse d’affirmer son pouvoir sur l’Eglise de France (ponction fiscale accrue) et de renforcer l’indépendance de celle-ci face à l’autorité du pape, affaiblissant la puissance de l’ordre des Jésuites. Cette politique lui attire la haine des franges les plus conservatrices de l’aristocratie (le « parti des dévots »), par ailleurs choquées des mœurs dissolues du monarque…

Louis XIV mange donc beaucoup, à tous les repas qui se prolongent tard dans la nuit avec les « médianoches », ces repas pris après minuit qui suivent un jour imposé comme « maigre » par la religion… Autant que la danse ou la chasse, plus encore que le lever, le coucher ou le passage à « la chaise percée », Louis XIV donne ses repas en spectacle à ses courtisans, sommés de venir le contempler manger pour se convaincre que, en ce domaine aussi, il fait des prouesses et des exploits qui imposent l’admiration.

Alors, forcément, Louis XIV est rapidement confronté à des problèmes récurrents de digestion. Contre ceux-ci, on prescrit quelques rares diètes, courtes et vite suivies d’un nouveau banquet : le monarque préfère endurer purges et lavements, à l’issue desquels les médecins examinent attentivement les royales déjections : quantité, forme, couleur sont longuement décrites, à défaut d’être correctement analysées.

De toute façon, les médecins ne savent pas traiter le diabète (de « type 2 » c’est-à-dire « gras ») dont va progressivement souffrir le roi. Ils peinent aussi à soulager ses nombreuses migraines.

fièvres de louis 14

1671 – 1692 : L’archiatre Antoine Daquin, médecin de la plénitude royale

A partir de 1671, c’est un dénommé Antoine Daquin.qui, succédant à Antoine Vallot, prend la place de Premier médecin (« archiatre ») du roi Louis XIV, lequel a maintenant 33 ans. Comme son prédécesseur, il a été formé à la prestigieuse faculté de médecine de Montpellier. Particularité : c’est un descendant d’un célèbre rabbin, Philippe Daquin.

Ce n’est pas tant sa compétence que ses manières personnelles qui suscitent la réprobation de ses contemporains : Daquin apparait ambitieux et sans scrupule, pratiquant le népotisme (c’est assez courant mais pas très digne) mais aussi, dit-on, monnayant pour son compte l’accès au monarque (c’est plus fâcheux). Il fait l’objet d’attaques de plus en plus violentes de la part de divers envieux ou de gens légitimement indignés.

EXTRAIT d’un article paru sur le blog : LA PLUME ET LE ROULEAU

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AMBROISE PARÉ LE CHIRURGIEN DES ROIS

 

ambroise paréLa préoccupation du pouvoir royal pour les militaires blessés au combat remonte bien en deçà de l’année 1708. La grande figure d’Ambroise Paré, au XVIe siècle, illustre déjà la mission du médecin à la suite des troupes et, dès 1629, le code Michau s’est efforcé de bâtir un cadre médical militaire stable en demandant la création d’un hôpital dans chaque armée.

L’organisation et l’entretien de ces premiers « hôpitaux militaires », ont fait partie, dès lors, des attributions normales des secrétaires d’État de la guerre : Vauban en construisit dans chacune de ses citadelles, et l’un des commis des bureaux de la Guerre sous le règne de Louis XIV était, à l’image de Jean- François Fumeron en 1705, officiellement chargé « des hôpitaux de places et de la suite des armées, et de leurs équipages », ainsi que « des médecins, chirurgiens, controleurs et autres employez dans les hôpitaux ».

La guerre de succession d’Espagne (1701-1713), toutefois, provoqua une série de mesures nouvelles dans l’administration militaire. En matière de santé, il est permis de penser que la durée des hostilités et la succession de batailles sanglantes avaient multiplié le nombre de soldats blessés et contribué à une nouvelle prise de conscience de la nécessité de les soigner, alors même que le recrutement se faisait chaque année plus difficile. Mais c’est sans doute plus pour combler les déficits de la campagne en cours que pour venir en aide aux soldats mourants que Michel Chamillart, qui cumulait depuis 1701 le département de la guerre et le contrôle général des finances, créa en décembre 1703 deux charges de « directeurs généraux des vivres, étapes, fourrages et lits d’hôpitaux ».

La crise financière que traversait la monarchie imposait de trouver des sources nouvelles de revenus et la création d’offices, même si personne n’était dupe de son caractère artificiel, était l’une de ces sources.

L’« édit du roi portant création d’offices de conseillers de Sa Majesté, médecins et chirurgiens, inspecteurs généraux et majors à la suite des armées, dans tous les hôpitaux, villes-frontières et anciens régiments », donné à Versailles en janvier 1708, n’est pas autre chose, au premier regard, qu’une nouvelle mesure à portée financière qui vient, dans la collection de textes réglementaires du département de la Guerre, juste après l’édit de novembre 1707 « portant création des offices de lieutenants, greffiers et archers des maréchaussées », et juste avant celui de mars 1708 « portant création d’offices de l’artillerie ». Son préambule invoque certes des motifs charitables : « Les services importants que nos troupes nous rendent nous engageant de veiller à leur conservation et soulagement dans leurs maladies et blessures, nous avons cru ne le pouvoir faire d’une manière plus avantageuse pour elles qu’en établissant pour toujours à la suite de nos armées et dans les hôpitaux de nos places de guerre des médecins et chirurgiens généraux et particuliers en titre d’offices, qui  aient la capacité et l’expérience nécessaire pour bien panser et médicamenter les officiers et soldats ».

Mais la  première conséquence du texte fut la mise sur le marché de 271 charges nouvelles – 4 médecins-inspecteurs  généraux, 50 médecins-majors pour les places, 4 chirurgiens inspecteurs généraux, 4 chirurgiens-majors des camps et armées, 209 chirurgiens majors dans les places et les unités –, valant chacune plusieurs dizaines de milliers de livres, et l’obligation probable faite aux titulaires de ces postes par commission de les acquérir.

Si l’aspect financier est indéniable, pourtant, l’examen du texte montre que ses rédacteurs, sans doute membres des bureaux de la Guerre, avaient conscience des réalités de la médecine aux armées, et s’efforcèrent de renforcer son poids et son efficacité. La hiérarchie adoptée entre médecins (ou chirurgiens) inspecteurs et praticiens à demeure dans les places ou les unités, l’exigence d’envois réguliers de procès-verbaux au département de la Guerre, le lien signalé avec intendants et commissaires des guerres correspondaient au mouvement de modernisation administrative qui marque la fin du XVIIe siècle. Afin d’écarter les charlatans, l’achat d’une charge nouvelle était soumis à l’approbation du premier médecin ou du premier chirurgien du roi, puis à l’agrément du secrétaire d’État de la guerre.

Prothèse chez Francesca

Des privilèges, d’autre part, montraient la considération du pouvoir royal pour les membres de ce corps médical en puissance : les acquéreurs ne dérogeaient pas, étaient exemptés du logement des gens de guerre, bénéficiaient de facilités d’emprunt et d’un logement gratuit dans leur lieu d’exercice. Surtout, leur avenir après les hostilités était assuré : chacun d’entre eux pourrait exercer dans sa ville de résidence, ou dans tout autre lieu qu’il lui plairait, sans que la communauté des médecins en place puisse s’y opposer. Si l’on ajoute à cet ensemble de règles, avec D. Voldman (1), que l’édit de 1708 fournit la première liste détaillée d’hôpitaux militaires du royaume, il faut conclure qu’il fut bien, malgré lui peut-être, à l’origine d’un corps qui, trois siècles plus tard, sous le nom de Service de santé des armées, poursuit, dans ses hôpitaux ou sur le terrain, la même mission. Et ce n’est pas le moindre des paradoxes de voir qu’un texte pris dans l’urgence pour remplir les caisses désespérément vides de l’État, portait en lui les germes d’une administration qui sut, en trois cents ans d’existence, sauver une quantité innombrable de vies humaines.

Emmanuel Pénicaut – conservateur du patrimoine au service historique de la Défense

SOURCE / 1. D. VOLDMAN, Les hôpitaux militaires dans l’espace sanitaire français (1708-1789), Paris, 1980.

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Pour pratiquer la dissection : on faisait Commerce de cadavres  

Encadrée et facilitée au XIXe siècle, notamment par la mise en place d’amphithéâtres publics où exerçaient les professeurs d’anatomie, la dissection, offrant aux hommes de science l’opportunité de parfaire leur connaissance du corps humain et leur maîtrise de l’art chirurgical, fut autrefois d’un abord repoussant et difficile, les étudiants en médecine n’hésitant pas à aller détrousser les roues, échafauds et autres fourches patibulaires pour se fournir en cadavres frais

Le plus grand anatomiste de la Renaissance, André Vésale (1514-1564), médecin brabançon, raconte non sans terreur toutes les peines qu’il se donna pour aller la nuit, au milieu du cimetière des Innocents, arracher son premier cadavre à la fosse fraîchement remuée, comment aussi il allait aux fourches patibulaires de Montfaucon, disputer aux corbeaux les pendus qui s’agitaient au-dessus de sa tête.

Il fut le créateur de cette grande science de l’anatomie. Une légende, très vivace et cependant semble-t-il sans fondement, affirme qu’après avoir échappé à tous les dangers de la science nouvelle, André Vésale fut condamné à mort par l’inquisition de Philippe II d’Espagne, également prince souverain Pays-Bas, parce qu’un jour, comme il disséquait devant ses élèves, le cœur de l’homme disséqué avait, disait-on, bondi sous le scalpel de l’opérateur. Colportée par un auteur qui avait servi Charles-Quint, le père de Philippe II, cette calomnie montre toutefois combien à l’époque on regardait comme une souillure d’approcher un cadavre et considérait comme une impiété digne du dernier supplice la dissection d’une créature faite à l’image de Dieu.

VASALE

André Vésale. Portrait publié en 1543

Si la ville de Paris abandonna bientôt au scalpel le corps de ses suppliciés, c’étaient de pauvres ressources, et à peine un malheureux sujet venait-il d’être pendu qu’une bataille de chirurgiens et de médecins se livrait autour de son cadavre pour savoir à qui ce dernier resterait.

Plusieurs histoires funèbres sont racontées à ce propos. Le 1er février de l’an 1630, un arrêt défend aux étudiants d’enlever par force les cadavres des suppliciés, et ce, « considérant que, depuis longtemps, les étudiants en médecine et en chirurgie se livrent à des voies de fait et à des violences, et même à des meurtres, pour avoir les corps des suppliciés. » Nonobstant cet arrêt, en 1637 et 1641, c’était toujours l’épée et le pistolet à la main qu’ils allaient détrousser les roues, échafauds et fourches patibulaires de la place de Grève et autres lieux.

Ce cadavre, ainsi enlevé, servait tout le temps que peut servir un lambeau en putréfaction ; on attendait, pour le remplacer, qu’un autre criminel eût été pendu ou roué vif. Ainsi se firent çà et là, et par hasard, toutes les études anatomiques jusqu’au XIXe siècle, qui parvint enfin à détruire le préjugé du cadavre, comme il en a détruit tant d’autres, mais pourtant avec beaucoup plus de peines et d’efforts.

médecine

Une dissection pratiquée au milieu du XVIe siècle. Gravure extraite
de De re anatomica par Realdo Columbus (1559)

On arrêta donc tacitement dans les hôpitaux, que la science avait le droit de se servir de tous les cadavres de l’hôpital. On n’osa pas encore établir un amphithéâtre public ; chaque étudiant emportait chez lui son cadavre ou sa part de cadavre ; ce qui restait de ces cadavres était jeté à la voirie. En 1705, Pelletan était encore obligé de brûler ces tristes débris dans un poêle de fonte. Enfin, le grand anatomiste Pierre-Joseph Desault (1738-1795) établit le premier amphithéâtre près de la place Maubert. De cet amphithéâtre sont sortis Pelletan, Antoine Dubois (1756-1837), qui s’illustra dans le perfectionnement du forceps ; Claude-François Lallemand (1790-1854) pionnier dans l’étude des maladies cérébrales ; Alexis Boyer (1757-1833), qui très tôt fréquenta les salles d’anatomie et de dissection, et fut le chirurgien consultant des rois Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe ; et plus tard Bichat (1771-1802), rénovateur de l’anatomie pathologique.

A l’exemple de Desault, chaque professeur d’anatomie eut bientôt son amphithéâtre particulier. L’amphithéâtre s’établissait dans les plus pauvres maisons et dans les plus obscures ; les cadavres venaient, non plus des hôpitaux, mais des cimetières ; on les pêchait dans la fosse commune : tantôt on traitait de gré à gré avec le fossoyeur, d’autres fois on avait recours à la ruse. Le savant et vénérable professeur Dubois, dans sa jeunesse quand il allait au cimetière, attirait autour de ces funèbres enceintes toutes les filles publiques du quartier, avec ordre d’ameuter toute la foule des passants par leurs joyeux propos ; et pendant que ces dames, à force de scandale, attiraient l’attention des voisins, lui, Dubois, dans la vaste fosse, choisissait ses cadavres ; il en remplissait un fiacre et se faisait reconduire à sa maison en compagnie de cinq ou six cadavres.

De temps a autre une épaisse fumée s’élevait de ces amphithéâtres, portant avec elle une odeur nauséabonde : c’étaient les cadavres qu’on brûlait. En ces temps-là, dit Lallemand, on aurait pu tuer autant de personnes qu’on eût voulu, les disséquer et les brûler ensuite, sans que la police eût songé à en prendre le moindre souci. « C’est ce qui est arrivé peut-être plus d’une fois », ajoute-t-il.

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Une dissection pratiquée au début du XVIIe siècle. Gravure extraite
de Anthropographia et osteologia par Jean Riolan (1626)

Ce ne fut guère qu’en 1803 que la police songea à mettre un peu d’ordre dans ces hécatombes scientifiques. Mais pourtant que de peines donna cette réforme ! En vain on établit des amphithéâtres publics dans les hôpitaux, les amphithéâtres particuliers résistèrent de toute leur force à l’action de la police. La dissection se cachait dans les murs les plus obscurs, dans les maisons qui tombaient en ruines ; les cadavres s’apportaient en plein jour et se déposaient à la porte, comme si c’eût été une provision de bois pour l’hiver. Du haut des fenêtres, on jetait dans la cour les plus horribles débris ; les murs étaient chargés de pus et de sang. Les valets de ces amphithéâtres, dit un rapport de police, ne respectaient pas plus les vivants que les morts. Les cadavres restaient quelquefois trois semaines sur les tables où on les plaçait.

Ceci dura jusqu’en 1813 ; mais alors la patience publique, poussée à bout, fit entendre des réclamations énergiques. Aucune maison particulière ne voulut plus souffrir ce terrible voisinage. On dénonça de toutes parts ces maisons aux escaliers impraticables, ces cours sans puits, ces puits sans cordes, ces mansardes infectes où l’étudiant couchait à côté du cadavre, ces garçons d’amphithéâtre qui vendaient de la graisse humaine. En effet, une société en commandite s’était formée pour l’exploitation de cette graisse. Elle était employée, non fondue, à graisser les roues des charrettes. Des charlatans en faisaient des remèdes contre les douleurs. On en vendait une grande quantité aux fabricants de perles fausses. On en trouva deux mille livres chez un seul garçon de l’École de Médecine ; il y en avait un autre qui en avait rempli deux fontaines de grès. Il fallut une charrette à deux chevaux et six hommes de peine pour transporter toute cette masse de graisse humaine à la voirie de Montfaucon, où probablement elle fut mangée par les rats.

En même temps la police faisait des recherches chez ceux qui avaient acheté de celte graisse humaine, et elle l’enlevait sans pitié. Les fabricants dépouillés réclamèrent, ou tout au moins demandèrent à l’autorité le moyen de distinguer la graisse d’homme de la graisse de chien, par exemple. On leur répondit que les graisses d’homme, de cheval et d’âne ne pouvaient être distinguées entre elles, parce qu’elles ont toutes une couleur jaune, une concrescibilité très faible, une très grande fétidité, et qu’elles se précipitent en globules. Ce qui était parfaitement raisonné.

médecine

Amphithéâtre de dissection de l’enseignement libre à l’ancienne Ecole pratique, au XIXe siècle

Aussi les cadavres furent-ils bientôt aussi rares qu’ils étaient communs auparavant. Les cimetières avaient disparu de l’enceinte de Paris. On allait chercher les cadavres à Bicêtre, au dépôt de mendicité de Saint-Denis, partout où l’on pouvait. Un jour, les garçons du chirurgien Jean-Nicolas Marjolin (1780-1850) — qui publia en 1815 un Manuel d’anatomie posant les bases des dissections du corps humain —revenaient de Bicêtre les hottes pleines de cadavres. Chemin faisant, ils s’arrêtèrent à la porte d’un cabaret, et ils déposèrent leur fardeau à la porte. Jugez de leur surprise, quand au sortir du cabaret ils ne trouvèrent plus leurs hottes si précieusement chargées ! Jugez aussi de l’étonnement des voleurs !

Bientôt, on en arriva aux amphithéâtres réglés de la Pitié, de la Faculté de Médecine, de Bicêtre, de la Salpêtrière, de Saint-Louis, de Beaujon, de Saint-Antoine, de la Charité, des Enfants et de la Maternité. Au milieu du XIXe siècle, la Faculté de l’École de Médecine disséquait par an trente mille cadavres, la Pitié en consommait quatorze cents.

Article d’après La « Revue de Paris », paru en 1836

La conception de François BROUSSAIS

 

 La découverte de l’auscultation et ses conséquences seront étudiées… mais il est bon auparavant de montrer comment les grandes maladies que nous connaissons aujourd’hui sont peu à peu, à l’aide de l’examen clinique et des autopsies, sorties du chaos pour prendre une figure reconnaissable et permettre un diagnostic au lit même du malade.

Cette œuvre indispensable de classification, analogue à celle accomplie pour le règne végétal par Linné, Jussieu et Lamark, va se réaliser pour la plus grande part pendant la première moitié du XIXè siècle. Elle constitue pour la médecine de cette époque son plus beau titre de gloire.

OBSERVATION

Laennec observant des enfants

Un dernier obstacle devait toutefois être franchi : il fallait que tous les médecins reconnussent la légitimité du but ainsi poursuivi. Or la notion même de spécificité rencontrait encore bien des adversaires. On a vu cette querelle se dérouler tout au long des XVIIè et XVIIIè siècles. D’une façon générale, les esprits scientifiques, les expérimentateurs, comme Syndenham par exemple, défendaient la spécificité morbide, la notion de maladies réellement indépendantes les unes des autres et dépendant chacune d’une cause différente qui restait à découvrir ; c’étaient les esprits de l’avenir. Au contraire les esprits attachés aux doctrines plus ou moins philosophiques du passé, les animistes notamment, ne voyaient comme cause aux diverses maladies que la réaction de l’être ou du principe vital.

Il est remarquable qu’au tournant décisif de l’histoire de la médecine auquel on est parvenu, les deux faces de ce Janus Bifrons, la face d’ombre et la face de lumière, aient été représentées par deux hommes dont l’un était un génie et l’autre une intelligence exceptionnellement brillante, Laennec et Broussais. Leur controverse, à ce point de séparation du passé et de l’avenir, prend ainsi une valeur exemplaire.

BROUSSAISBroussais était aussi un Breton, né à Saint Malo en 1772 et de près de dix ans l’ainé de Laennec. Esprit aventureux et passionné il fut, dès la fin de ses études médicales, emporté dans l’atmosphère de guerre et de gloire qui régnait alors sur la France. D’abord marin, puis soldat, il servit dix ans comme médecin dans les armées de la République et de l’Empire et rentra à Paris pour devenir en 1814 professeur au Val de Grâce ; il devait, après la Révolution de 1830, être nommé professeur au Collège de France et mourir en 1836.

Ses principales publications : l’Histoire des phlegmasies chroniques et l’Examen de la doctrine médicale généralement adoptée et des systèmes modernes de nosologie. Ouvrages parus en 1808 et en 1816 antérieurement au Traité de l’auscultation médiate de Laennec, dont la première édition est de 1819.

Sa faiblesse fut d’être un esprit à systèmes, comme on en rencontre tout le long de l’histoire de la médecine, surtout aux époques où l’observation et l’expérimentation faisaient encore figure de parentes pauvres. La conception de Broussais est en apparence grandiose car elle cherche à ramener à l’unité la masse changeante des faits morbides. Pour lui toute maladie est un trouble de l’irritabilité, propriété essentielle des êtres vivants. Sous l’influence des causes les plus diverses, d’origine externe ou interne, il peut y avoir défaut ou excès d’irritabilité, et ces deux notions suffisent à expliquer toute la médecine. Broussais prolonge ici une école anglaise du XVIIIè siècle qui, avec Cullen (1710-1790) et surtout Brown (1735-1788), ramenait toute la pathologie aux troubles asthénique sous théniques de l’irritabilité.

Brown a exposé cette conception dans toute sa rigueur :

« J’ai ramené, dit-il, la médecine à la plus parfaite simplicité. J’ai montré que la maladie ne consiste ni dans les altérations des humeurs, ni dans un changement de forme des molécules organiques, ni dans une mauvaise distribution du sang, etc. le médecin ne doit avoir égard qu’à l’aberration qu’éprouve l’incitation, afin de la ramener à son état normal ».

Partant de telles prémisses, Broussais professe le plus grand dédain pour les médecins qui s’efforcent patiemment de classer les maladies à l’aide de leurs symptôme set de leurs lésions ; il se gausse des affections définies comme des entités ou des essences ; il faut, disait-il dés-essentialiser et dés-ontologiser la médecine. Il n’a pas vu l’immense intérêt des nouveaux procédés d’exploration, la percussion et l’auscultation, ni l’importance des autopsies systématiques, et il n’a que mépris pour les ouvreurs de cadavres et les lésions qu’ils décrivent. Son opinion s’exprime de façon très claire dans les phrases suivantes, tirées de l’Examen des doctrines médicale.

« Les altérations pathologiques considérées en elles-mêmes… sont des faits de pure curiosité et ne sont d’aucune utilité pour celui qui les étudie… parce que l’inflammation est la cause de ces altérations… ou qu’elles ont une autre cause quelconque… et qu’on ne doit s’occuper que de pathologie physiologique »:

Ces quelques phrases précisent bien la position de Broussais et ce qui fait à la fois sa faiblesse et son mérite. Son mérite est d’être un des précurseurs de la physiologie pathologique, par l’intérêt qu’il a apporté au mécanisme des maladies. On lui doit la première véritable étude des réactions inflammatoires, destinée à jouer un tel rôle en pathologie.

1932_Broussais

Mais sa faiblesse a été de tout vouloir expliquer par l’inflammation et de confondre le « comment » avec le « pourquoi » des maladies. Ignorant les faits qui eussent détruit l’unité de son système, il n’a pas vu que la classification des malades est nécessaire pour en découvrir les causes et, qu’à ton tour, la découverte de celles-ci conditionne l’application d’un traitement efficace. Ainsi, Broussais est revenu aux pires erreurs thérapeutiques de l’Antiquité et du Moyen Age. Car pour lui, de même que la maladie est UNE, le traitement, lui aussi est UN et ne doit se proposer que pour la lutte contre l’inflammation…. Pour lui, les seules armes thérapeutiques seront donc la saignée, les sangsues et la diète.

A l’époque, on a dit avec exagération que Brossais avait « saigné la France à blanc » ! 

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Louis PASTEUR et le vaccin rabique

Louis Pasteur est né en 1822 dans la maison familiale de Dole, troisième enfant de Jean-Joseph Pasteur et de Jeanne-Étienne Roqui. Il est baptisé dans la Collégiale Notre-Dame de Dole le 15 janvier 1823. Son père, après avoir été sergent dans l’armée napoléonienne, reprit la profession familiale de tanneur. En 1827 la famille quitte Dole pour Marnoz lieu de la maison familiale des Roqui, pour finalement s’installer en 1830 à Arbois (maison de Louis Pasteur à Arbois), localité plus propice à l’activité de tannage. Le jeune Pasteur suit à Arbois les cours d’enseignement mutuel puis entre au collège de la ville. C’est à cette époque qu’il se fait connaître pour ses talents de peintre ; il a d’ailleurs fait de nombreux portraits de membres de sa famille et des habitants de la petite ville.

PASTEURÀ l’École normale, Pasteur étudie la chimie et la physique, ainsi que la cristallographie. Il devient agrégé-préparateur de chimie, dans le laboratoire d’Antoine-Jérôme Balard, et soutient en 1847 à la faculté des sciences de Paris ses thèses pour le doctorat en sciences. Ses travaux sur la chiralité moléculaire lui vaudront la médaille Rumford en 1856.

Il est professeur à Dijon puis à Strasbourg de 1848 à 1853. Le 19 janvier 1849, il est nommé professeur suppléant à la faculté des sciences de Strasbourg ; il occupe également la suppléance de la chaire de chimie à l’école de pharmacie de cette même ville, du 4 juin 1849 au 17 janvier 1851. Marie Laurent, fille du recteur de l’université, épousée en 1849, sera pour le reste de sa vie une collaboratrice efficace et attentionnée, prenant des notes ou rédigeant des lettres sous sa dictée.

En 1853 il est fait chevalier de la légion d’honneur.  En février 1854, pour avoir le temps de mener à bien des travaux qui puissent lui valoir le titre de correspondant de l’Institut, il se fait octroyer un congé rémunéré de trois mois à l’aide d’un certificat médical de complaisance. Il fait prolonger le congé jusqu’au 1er août, date du début des examens. « Je dis au Ministre que j’irai faire les examens, afin de ne pas augmenter les embarras du service. C’est aussi pour ne pas laisser à un autre une somme de 6 ou 700 francs. »

Il est ensuite en 1854 nommé professeur de chimie et doyen de la faculté des sciences de Lille nouvellement créée. C’est à cette occasion qu’il prononce la phrase souvent citée : « Dans les champs de l’observation, le hasard ne favorise que les esprits préparés ». Pasteur, qui s’intéressait à la fermentation depuis 1849, est stimulé dans ces travaux par les demandes des brasseurs lillois concernant la conservation de la bière. Après Frédéric Kuhlmann et Charles Delezenne, Pasteur est ainsi un des premiers en France à établir des relations fructueuses entre l’enseignement supérieur et l’industrie chimique. Les travaux qu’il réalise à Lille entre 1854 et 1857 conduisent à la présentation de son Mémoire sur la fermentation appelée lactique dans le cadre de la Société des sciences, de l’agriculture et des arts de Lille le 8 août 1857.

PASTEUR 1857En 1857, il est nommé administrateur chargé de la direction des études à l’École normale supérieure. De 1861 à 1862, Pasteur publie ses travaux réfutant la théorie de la génération spontanée. L’Académie des sciences lui décerne le prix Jecker pour ses recherches sur les fermentations. En 1862, il est élu à l’Académie des sciences, dans la section de minéralogie, en remplacement de Henri Hureau de Senarmont.

Il étudie sur les maladies du vin, à savoir la pasteurisation, en 1863, sur la fabrication du vinaigre.

En 1883, Pasteur étendit avec succès sa méthode vaccinale à l’érysipèle du porc. Il restait à en faire l’application à une maladie humaine et, pour cette suprême épreuve, Pasteur fit choix de la rage qu’il avait commencé à étudier en 1880. Prendre cette décision, c’était se préparer de nombreuses difficultés. On ignorait tout, en effet, de l’agent de la rage et il était impossible de servir, comme dans les expériences précédentes, de cultures atténuées. D’autre part, tous les individus mordus ne contractaient pas la rage et les contradicteurs de mauvaise foi pouvaient prétendre que, même sans la vaccination, ils seraient restés indemnes. Par contre le choix de la rage comportait un grand avantage. En médecine humaine il est très difficile de savoir si un sujet est réellement immunisé puisqu’il est impossible de lui inoculer ensuite la maladie, comme on le fait chez l’animal pour voir ce qui se passera. Il faut un très grand nombre de cas et de très nombreuses années pour savoir, par la méthode statistique, ce que vaut une thérapeutique uniquement préventive. De tels délais à un moment où i fallait imposer à l’opinion une méthode entièrement nouvelle, étaient évidemment intolérables.

La vaccination anti-rabique offrait ceci de particulier qu’elle n’était pas purement préventive puisqu’elle s’adressait à des sujets déjà mordus et par conséquent sous la puissance du virus. On pouvait même se demander si une vaccination était possible, car l’opinion générale était qu’un vaccin devait se montrer inefficace contre une maladie contractée. Mais la rage présente, à ce point de vue, une particularité à peu près unique, c’est la longueur de son incubation qui est en moyenne de trente à quarante jours ; on pouvait donc penser que, dans les premiers jours de cette incubation, il était encore possible, par la vaccination, de modifier l’organisme assez profondément pour arrêter le développement du virus, et si paradoxal que cela pût paraître, on pourrait ainsi vacciner préventivement contre une affection déjà contractée et qu’on savait mortelle dans un très grand nombre de cas…. Pasteur passa quelques années à créer ses techniques et à les expérimenter sur l’animal. Il employait comme matière vaccinale des moelles de lapins à qui on avait inoculé la rage et il atténuait la virulence de ces moelles par un séjour prolongé dans un air sec et stérile ; il arrivait ainsi, après plusieurs injections à rendre des chiens réfractaires à la rage.

En octobre 1887, Pasteur eut une nouvelle attaque qui marqua la fin de son activité créatrice. Mais jusqu’à sa mort, survenue le 28 septembre 1895, il resta le témoin lucide des recherches qui allaient aboutir à créer une nouvelle thérapeutique, la sérothérapie. Pour guéri rune maladie déjà déclarée, le sérum d’animaux préalablement immunisés contre le microbe de cette maladie. Dans la vaccination c’est l’organisme du vacciné lui-même qui fabrique les anticorps. Dans la sérothérapie, l’organisme du patient est inactif ; il utilise simplement les anticorps d’un animal immunisé.

vaccination

La vaccination antirabique et la sérothérapie antidiphtérique marquent le début d’un mouvement de recherches auxquelles on doit de nouvelles et bien belles réalisations.

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