ALIMENTATION : Médecine du 3ème millénaire

La médecine du 3ème millénaire je ne sais pas, mais ce que je sais c’est que la médecine la plus ancienne, celle d’Hippocrate, le père la médecine qui disait aux malades « que l’aliment soit ton seul remède » et qui demandait aux médecins de le guérir sans nuire, est celle qui me semble être la plus juste.

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Pour moi le péché originel c’est la cuisson des aliments puisqu’à partir du moment où l’homme les a cuits, il a détruit leur énergie.

Cette énergie qu’il a dû remplacer en tuant les animaux pour avoir la leur.
Etant donné que nous n’avons pas le système digestif des carnivores, nous n’avons pas pu éliminer l’acide urique produit par toute digestion carnée, et à partir de là, nous sommes devenus colériques, violents, et avons créé toutes nos maladies douloureuses. En même temps, nous avons remplacé les fruits des arbres de notre bonne vieille terre – sucres rapides – par les sucres lents. Ces derniers ne pouvant être totalement et complètement digérés par le foie, nous ont laissé des viscosités et des mucosités qui, en envahissant la lymphe, ont été à l’origine de toutes nos peurs, timidité et de nos maladies pénibles, gênantes et non douloureuses.

C’est ainsi qu’avec ces deux éléments empoisonnés, acide urique et viscosités, nous avons créé toutes nos maladies, nos conflits et toutes les guerres du monde.

  • Vous préconisez donc un retour à une alimentation crue, vivante…

Bien sûr ! Posez-vous la question : si vous êtes dans la nature sans outil, sans arme, sans briquet, allez-vous attraper un lapin et mordre dedans ?
Non ! Vous allez cueillir !
L’homme était cueilleur, ensuite il est devenu cueilleur chasseur, pourquoi ? En France les seigneurs dominaient, ils mangeaient viande et alcool, et le peuple exploitable à merci était nourri de bouillies de farines et de légumes et ces colles en faisaient des êtres corvéables. De plus, quand on a beaucoup de céréales on a besoin d’excitant, avec le riz il faut le thé, avec les pâtes il faut le café, avec les frites il faut la bière… c’est un cercle vicieux.

On ne peut pas faire de la vie avec le cadavre, sauf si l’on est charognard ou carnivore. Les gorilles et les chimpanzés ont le même système digestif que nous. Ils ne se nourrissent que de cueillette.

  • En quoi cette façon de s’alimenter va-t-elle changer notre façon de penser ?

Pour penser, pour aimer, il faut des cellules.
Notre corps est composé de milliards de cellules qui ont toutes un appareil digestif, un appareil reproducteur et un cerveau.
Lorsque l’on regarde les cellules cérébrales on voit qu’elles ont des antennes. Ces antennes captent tout ce qui est émis sur la longueur d’onde qu’elles peuvent atteindre. Seulement, plus les cellules sont asphyxiées, carencées, empoisonnées, moins elles captent ces fréquences élevées.

Alors il est certain qu’en fonction de cela, pour penser, pour capter et pour être heureux il faut que nos cellules soient correctement oxygénées, correctement nourries et qu’elles baignent dans un milieu au moins propre à défaut d’être pur. 
A partir de là on reçoit, on est informé par l’intelligence universelle.

On sait ce que l’on a à faire, et on est heureux de le faire !
Moi je n’ai jamais travaillé, car j’ai toujours fait ce que j’aimais !
Et ça devrait être le cas pour tout le monde, à condition d’être relié, et l’alimentation en est la base. Les animaux sauvages qui ont toujours mangé ce qui leur était destiné, sont toujours restés reliés. Nous avons remplacé cette guidance cosmique, universelle par l’intellect. Or l’intellect il faut le mettre au service de cette guidance et non pas l’inverse.

  • Votre façon de manger est aussi votre façon de vivre votre spiritualité…

Absolument ! La spiritualité c’est d’être relié à l’intelligence universelle, comme les animaux sauvages le sont.
Pour moi la spiritualité c’est tout simple, c’est un état naturel, c’est vivre comme la nature a prévu que l’on vive !
Si on ne donnait que de l’herbe et du foin aux vaches, ces pauvres bêtes n’auraient jamais été malades !

  • Quel conseil donner à quelqu’un qui souhaite retrouver son alimentation originelle ?

Je ne donne pas de conseils car chacun fait ce qu’il peut… il est certain que devant un aliment végétal et cru, le corps sait exactement ce dont il a besoin.
On n’aime pas par hasard n’importe quel fruit, on l’aime par besoin.
En revanche devant un aliment transformé et cuisiné, on aime exactement ce qui nous détruit.

C’est une loi de base. Avec ça chacun fait ce qu’il peut, mais je conseillerais de commencer par le matin : mangez des fruits, ceux que vous aimez le plus.
Vous serez étonné de voir qu’après les fruits, vous avez de l’énergie et vous êtes rassasié.

Le café du matin, avouez que c’est quand même curieux d’avoir besoin d’un coup de booste après une nuit de repos ! Le café est un excitant qui va épuiser le corps et conduire à la dépression. Tous les suicidaires sont de grands consommateurs de café et les meurtriers des consommateurs d’alcool.

  • Quel changement apporter aux centres de soins, les hôpitaux… ?

Il y a beaucoup à faire ! Pour aller dans le sens du concret, nous sommes en train de créer une école de pratique de santé au Maroc avec un médecin suisse et d’autres médecins. Ce médecin suisse a acheté il y a sept ans 23 hectares de désert.
Il a mis en eau, a planté 2000 arbres fruitiers. Il est en train de construire pour que chacun puisse aller apprendre la santé. Ce sera ouvert à tous, il y aura aussi une école pour les professionnels, non pas de médecine, non pas de naturopathie mais de santé.
Car lorsque l’on refait la santé, les maladies disparaissent.
C’est peut-être moins rentable, mais c’est tellement plus heureux.

  • Comment définiriez-vous la médecine de demain ?

La médecine de demain c’est à chacun de nous de la faire, on ne peut pas changer les autres, que se changer soi-même.
Si chacun comprend qu’en mangeant ce que la nature a prévu pour notre système digestif notre psychologie et notre vie émotionnelle et créative va changer, obligatoirement on a un point de départ.

  • Avez-vous constaté que l’on pouvait tout guérir ?

Oui, toutes les maladies sont guérissables, toutes ! Mais tous les malades ne le sont pas. Pour gai-rire, il faut pouvoir faire tout le changement nécessaire, ce n’est pas évident, plus on est intoxiqué, moins c’est facile, et la plupart du temps les malades ont été beaucoup médicalisés.

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Et quand on médicalise un malade, c’est pour que son corps ne soit plus « malade » c’est-à-dire pour qu’il n’élimine plus.
Or tout ce qu’il n’a pas éliminé, il l’a gardé, donc il est encore plus empoisonné.
Dans ce cas, si l’on fait sortir les toxines alors que le corps n’a plus de système de défense pour les évacuer, on provoque sa mort.

Alors ça c’est très subtil, mais toutes les maladies sont guérissables, ensuite cela dépendra du système de défense du corps.

Lorsque les résidus passent dans les humeurs en trop grand nombre, ils pénètrent les cellules : soit ils déprogramment le cerveau et font un cancer, soit ils le sclérosent, soit ils le déconnectent. Voici ce qui se passe en étant nourri et soigné comme on l’est actuellement. On marche à l’envers, plus personne n’est heureux, plus personne ne va bien, plus personne ne chante, les hôpitaux sont pleins, il y a la guerre, c’est ça la vie ?? Nous devons nous reconnecter à l’intelligence universelle comme un animal sauvage ; retrouvons cet instinct,  cette guidance !

OEuvrons l’un par l’autre et l’un pour l’autre au service de l’ensemble.
La vie peut être aussi magique que désastreuse. La pensée crée et pour penser positivement et attirer des choses positives il faut être bien. Si on est plein de colère, de timidité ou de peur on ne peut pas aller bien.

  • Que pensez-vous du jeûne ?

Les religions ont établi le jeûne pour guider les fidèles vers une bonne santé. Lorsque l’on jeûne, notre corps peut organiser 50% de son énergie pour rétablir son équilibre et se  nettoyer.  On sait très bien pour l’avoir observé que le jeûne nous rend plus créatif et plus heureux.

Le jeûne sert à cela. Or à l’heure actuelle, le jeûne ne nous permet plus d’évacuer totalement les résidus car on a été trop vaccinés, médicalisés et on a éteint notre système de défense.

Aujourd’hui le corps ne sait plus expulser les résidus qui sont en profondeur, il n’a pas l’énergie nécessaire. C’est pourquoi après 30 années de naturopathie au jeûne, j’ai vu qu’il manquait quelque chose, faire jeûner les gens c’était la plupart du temps les épuiser et ne pas les reminéraliser.

Voilà pourquoi j’ai redécouvert les purges qui permettent de libérer l’organisme au plus vite.  Les purges douces vont donner de l’énergie au corps pour qu’il puisse se nettoyer….

  • Que peut-on espérer en retrouvant une alimentation vivante ?

Réapprendre à manger naturellement, c’est aussi apprendre à se régler et à se soigner naturellement. Ceux qui ont des kilos en trop les perdent les autres les retrouvent…
Une année j’ai suivi 20 chômeurs. A la suite de ces changements, ils avaient tous retrouvé une situation supérieure à celle qu’ils avaient perdue. Ils avaient retrouvé la confiance. Tout est possible !

De nos jours on se rend compte que le progrès ne nous apporte pas ce que l’on cherchait. On peut avoir de l’argent mais on ne peut pas se payer le bonheur, on peut s’offrir des vacances mais on ne peut pas acheter le repos… Attention, je suis bien contente d’avoir un frigo et une voiture, je ne discrédite pas tout cela, mais il faut utiliser ces progrès pour le bien des êtres.

On a fait de nos vies un enfer, or on a tout, on a l’eau, le soleil, la pluie, le paradis doit aussi être sur la terre !
On a tout, à condition que l’on devienne cueilleur.
Bien sûr il y a une transition, on ne peut pas y arriver du jour au lendemain, mais il faut en prendre conscience et oeuvrer peu à peu.

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  • Irène, pourriez-vous nous parler des extracteurs de jus qui rencontrent en ce moment un engouement incroyable ?

Bien sûr…. Comme on a tous mangé pas mal de viande, on est déminéralisé. On sait que les minéraux sont dans les légumes, or on ne va pas manger trois fois des crudités, ça serait trop, voire impossible.

En revanche, si l’on mange des crudités et que l’on boit un grand verre de jus de légumes on va doubler l’apport en minéraux. Concernant les fruits je trouve cela dommage de faire des jus, je préfère nettement manger le fruit avec la chair et la pulpe. Pour les légumes et leurs minéraux, oui l’extracteur est très intéressant…

  • Un mot pour conclure ?

Plein de gens avant moi ont parlé d’alimentation vivante et il suffit d’expérimenter pour se rendre compte. Alors essayez !
Testez, faites votre expérience et tirez-en vos conclusions…
Un monde de paix existe, il est là, sous nos yeux et l’alimentation vivante en est la base, la fondation.

  • Irène merci de nous recevoir chez vous. Vous qui oeuvrez depuis 60 ans en tant que naturopathe, pourriez-vous nous donner votre point de vue sur ce que pourrait être la médecine du 3ème millénaire ?

irène

Pour en savoir plus sur Irène GROSJEAN et son travail :
www.santenaturopathie.com

 Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

HALLER : Albrecht von Haller

Né à Berne en 1708, Haller (Albrecht von Haller) fit des études de médecine d’abord à Tübingen, puis à Leyde (Hollande) auprès de Herman Boerhaave, le plus éminent professeur de médecine de son époque. Après avoir obtenu son doctorat, il entreprit un voyage en Angleterre, approfondit ses connaissances en anatomie et en chirurgie à Paris et suivi les cours de mathématiques donnés par Jean Bernoulli à Bâle. Il exerça ensuite la médecine à Berne de 1729 à 1736 et publia ses premiers cahiers d’anatomie et de botanique. Cependant, il se fit remarquer par ses poèmes rassemblés sous le titre Versuch Schweizerischer Gedichten (1732). Ce petit recueil qui comprenait un poème d’amour profondément lyrique (Doris) ouvrait une voie nouvelle dans la description de l’homme et de la nature (Les Alpes) et devint le modèle d’une poésie didactique et philosophique (Über Vernunft, Aberglauben und Unglauben) pour la génération suivante. Haller était d’ailleurs le poète de langue allemande le plus lu dans les années 1730 à 1740.

haller

Albrecht von Haller

 Haller, fut un des derniers – le dernier peut-être – des grands savants aux connaissances universelles, sur le type des hommes de la Renaissance. Enfant prodigue, parlant dit-on, à douze ans le latin, le grec, l’hébreu et plusieurs langues étrangères, ce n’est pas seulement un médecin, un physiologiste et un anatomiste (étudiant à Paris il dut s’enfuir pour avoir disséqué en cachette dans sa chambre) ; il fut aussi géologue et botaniste ; c’est un ancêtre du tourisme à pied à travers les Alpes et on lui doit une des premières flores de la Suisse. Il était également poète et son poème sur les Alpes peut se lire encore aujourd’hui. Si la vie pastorale y est décrite avec des couleurs idylliques qui font un peu sourire, la forme est vigoureuse et il est pittoresque d’y trouver une condamnation du vin. Comme la vigne ne pousse pas dans les alpages on n’y peut boire que l’eau pure des sources ; mais, dit Haller aux bergers :

« Ne vous en plaignez pas, vous gagnez à la perte

Vous perdez un poison et non pas un nectar

La nature aux beaux dons défend le vin aux bêtes

L’homme en boit et par lui retourne à l’animal ».

 Enfin, Haller n’est pas seulement un remarquable expérimentateur, c’est aussi un esprit ouvert aux idées générales et à la philosophie de la science. Il a notamment fait précéder la traduction allemande des œuvres de Buffon d’une dissertation sur « le bon usage de l’hypothèse » qui est un modèle de pensée juste, à une époque où l’esprit dogmatique disputait encore le pas à l’esprit expérimental, à une époque où Buffon lui-même n’usait pas toujours très scientifiquement des hypothèses. Grimm reproche en effet à ce dernier « l’engouement qu’il montre pour ses systèmes », systèmes qui l’ont conduit entre autre à nier que le cerveau soit le siège du sentiment et de la sensibilité, pour situer ce siège – ce qui paraît extravagant – dans le diaphragme, rétrogradant ainsi sur Hippocrate lui-même. On ne peut que partager la sévérité de Grimm lorsqu’on lit dans les premières pages du livre consacré aux animaux carnassiers l’extraordinaire et rétrograde conception que Buffon se faisait du cerveau, considéré comme une masse gélatineuse dépourvue de toute organisation et servant uniquement à fournir une nourriture aux nerfs.

L’importance de Haller pour l’histoire de la médecine est avant tout à chercher dans le rôle qu’il a joué en anatomie. Par la préparation d’environ quatre cents cadavres il a réussi à décrire le réseau artériel du corps humain. Il consacra d’autres études à la circulation sanguine et au développement de l’embryon (formation du cœur et des os, apparition de malformations). De nombreux essais sur des animaux lui permirent d’attribuer la sensibilité aux nerfs et l’irritabilité aux muscles, ce qui constituait une avancée majeur dans un domaine très controversé à l’époque. Par son approche systématique et ses hypothèses, il a établi la physiologie comme une science et est considéré comme le père de la physiologie moderne.

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Dans son ouvrage monumental Elementa physiologiae corporis humani (1757-1766), qui a connu des rééditions jusque dans le XXe siècle, Haller donne une vue d’ensemble critique du savoir anatomique et physiologique de son époque. Pour Fortuné Barthélemy de Félice, 2nd Comte di Panzutti, et l’Institut d’Yverdon et le Supplément de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, Haller a rédigé environ 200 entrées concernant l’anatomie et la physiologie. Haller a également établi quatre Bibliothecae (1771-1788), répertoires critiques de toute la littérature médicale, depuis ses origines.

D’où vient le nom d’Hippocrate? Quel est son sens?

Ce nom se compose de hippos = cheval, et cratos = force.

Le cheval, c’est le Sagittaire, et la force est celle des Gémeaux. Les Gémeaux représentent l’opposé du Sagittaire. Tous deux constituent l’axe de la connaissance. A une extrémité se trouvent les Gémeaux, connaissance concrète, adoptant même des formes terrestres, pratiques, réalisées ici-bas par les mains ou de quelque autre manière; et à l’autre extrémité, le Sagittaire, connaissance supérieure, spirituelle : intérêt pour l’autre monde, la survie, l’astrologie. Le Sagittaire est le 9ième signe du Zodiaque, voilà pourquoi la 9ième maison correspond à la science et à la philosophie. Si quelqu’un a une planète dans cette maison, elle détermine la nature de ses connaissances spirituelles, et la 3ième maison, correspondant au 3ième signe, les Gémeaux, représente la connaissance pratique, terrestre.

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La 9ième maison succède à la 8ième, celle de la mort. Quand on meurt, on commence à voyager de l’autre côté. La 9ième maison est celle du voyage; c’est là que sont inscrits les voyages lointains, alors que les courts voyages se lisent dans la 3ième maison.

Hippocrate a donc choisi son nom parce qu’il correspondait à la fois à sa naissance et à la possibilité d’un changement kabbalistique de sa destinée.

Que signifie la 8ième  maison, le Scorpion ? Il est très dangereux de parler de cette maison. Son sens est très profond. C’est le domaine sexuel et aussi celui de la mort. On meurt toujours lorsqu’on entre dans le domaine sexuel. On est mort pour le Paradis et pour les ondes supérieures, mais on n’est pas mort sur la terre. « Mort » signifie ici mort spirituelle et non physique. Adam et Eve ont aussi traversé le Scorpion, mais ils ne savaient pas en transformer les forces puissantes. Dieu leur avait dit: « N’en mangez pas ». Quand ils ont désobéi, Dieu leur dit: « Quittez le Paradis ».

Le Paradis était une école. Chacun des arbres qui se trouvaient là était un élément apportant quelque chose de particulier: bonté, beauté, sagesse, amour, etc…On pouvait étudier là comme dans un laboratoire physique, terrestre. Toutefois, il y avait des éléments dangereux qu’il était indispensable d’étudier avant de les manipuler. Les enfants ne pouvaient les toucher sans danger.

Dieu n’a rien créé de mauvais. Il n’y avait rien de mauvais dans le Paradis. L’arbre de la connaissance était magnifique, mais Adam et Eve ne connaissaient pas l’homéopathie, ni la manière de manger extrêmement peu de cette connaissance.

Qu’est-ce qu’un poison ? C’est un remède curatif, mais tellement concentré qu’il anéantit et désagrège les tissus avec lesquels il entre en contact. Il faut donc prendre ce remède à l’état de dilution. C’est pour cette raison que l’arbre de la connaissance du bien et du mal – qui donnait la mort, mais n’était pas mauvais – n’était pas fait encore pour ces jeunes alchimistes faibles et ignorants. On leur avait dit: « Étudiez, mais ne touchez pas ceci ». Eve, qui représentait la connaissance, l’intellect inférieur toujours curieux, s’approcha durant bien des jours et même des semaines de cet arbre, méditant et observant.

Dans cet arbre se trouvait un serpent. Pourquoi? Je ne puis vous révéler ce détail. Le serpent est un symbole que vous pouvez trouver partout. C’est l’intellect inférieur, l’épine dorsale, le sexe masculin, etc…En ce moment, prenez pour sens de ce symbole le courant astral attractif. Eve a contemplé ce courant et elle a été saisie par lui. Alors ce courant a commencé à lui parler, car tout est vivant dans la nature.

Si vous êtes dans un courant quelconque, il vous saisit et commence à vous parler. Chaque courant a son langage. Si ce courant est bleu, il vous dit que vous n’avez pas assez prié, que vous n’allez pas à l’église, etc…. Si vous entrez dans le courant rouge, votre conscience se modifiera et le courant vous dira que la vie est très belle, qu’il y a avantage à la « manger », à se plonger dans les passions. Sa voix semblera celle d’un philosophe profond. Ce serpent qui a parlé à Eve était donc le courant attractif astral qui est unique. Le symbole de ce courant est le serpent et vous voyez que c’est justement un serpent qui tenta Eve.

Ce serpent lui a dit: « Il y a des choses magnifiques chez moi, dans cet arbre. Dieu a dit que vous mourrez, mais vous deviendrez puissants comme Lui ». Le serpent a-t-il trompé Eve en disant cela ? Non, mais cette vérité n’était pas encore préparée pour qu’Eve puisse l’absorber. Le serpent, en effet, n’a pas expliqué comment manger, ni quoi manger. Cet arbre pouvait donner des puissances, des forces, mais quel drame a suivi pour Eve, quels tourments ! Hommes et femmes se sont divisés et ils souffrent. Il est vrai qu’ils deviendront pareils à Dieu, mais quand ? Après un temps extrêmement long. Le serpent n’a donc pas menti. Au Paradis, tout était vérité.

Dans l’antiquité, ce médecin initié donc, Hippocrate, a inventé les quatre tempéraments. C’est le père de l’homéopathie. Il savait guérir par l’usage de ces deux courants attractif et répulsif. Pour guérir certaines maladies, il donnait des remèdes qui repoussaient l’ennemi du dedans nommé « contrario ». Un autre ennemi portait le nom de « similio ». Il l’attaquait par l’homéopathie. Pour guérir une maladie par ce genre de médecine, il faut donner un remède semblable à la maladie. La médecine d’Hippocrate, symbolisée par les deux serpents d’Hermès, était liée aux deux mains, à la baguette magique. La connaissance des deux lois, des deux courants de la nature, c’était la possession de la baguette magique. On peut attirer ou repousser, à condition que ce soit pour faire le bien. Ceux qui ne veulent pas servir Dieu ni se consacrer à la Fraternité Blanche se

Omraam Mikhaël Aïvanhov N°  83 du 30 novembre 1941

sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

 

Les travaux de René Laennec

laennec-chez-francescaIl naquit à Quimper le 17 février 1781, fut médecin à l’hôpital Necker, puis de la Charité, professeur à la Faculté de Médecine et au Collège de France et mourut près de Douarnenez à quarante-cinq ans, le 13 août 1826, après une vie un peu moins courte que celle de Bichat, et comme lui, de tuberculose. En si peu d’années, il édifie une œuvre immense. C’est lui qui a décrit les signes permettant de diagnostiquer la pneumonie, la pleurésie, le pneumothorax ; c’est lui qui a reconnu l’existence des souffles cardiaques, sans en donner d’ailleurs une interprétation précise. On lui doit la description complète de plusieurs affections pulmonaires ou nouvelles ou mal connues, la dilatation des bronches, l‘emphysème, l’œdème du poumon, les embolies pulmonaires. On verra sur ce blog, le rôle capital qu’il a joué dans l’individualisation de la tuberculose. Il a également décrit le premier, la cirrhose du foie. On ne saurait estimer trop haute la dette de reconnaissance que médecins et malades ont contractée envers René Laennec.

Une histoire sympathique veut que cette idée de l’auscultation lui vînt en 1816, en observant des enfants qui jouaient dans la rue et se transmettaient des sons à distance en tapant sur une planche de bois. Ceci résolvant son problème d’écouter au mieux les bruits de la respiration. Sa méthode d’auscultation utilisant un instrument, en papier puis en bois, devient donc «médiate». L’accueil initial est mitigé, beaucoup de médecins de l’époque considérant l’utilisation d’un outil comme fantaisiste.

Le stéthoscope initial de Laënnec, du grec stethos «poitrine», après le brouillon en papier collé, est en bois et n’est qu’un long cylindre amplifiant les sons. Il l’appellera ainsi en 1818. Sir James McGrigor l’apportera dans le service de santé des armées britanniques en 1821 et l’usage régulier de ce système ne se fera qu’à partir de 1825 en Angleterre par Stokes.

Laënnec est décrit comme quelqu’un de pieux, froid, mais rigoureux, méthodique et  très rapide. Il concentre ses descriptions en très peu de temps. En moins de deux ans, ses études sonores sont consignées par écrit. Il fait également des descriptions anatomopathologiques, de l’emphysème, des bronchiectasies, de la bronchite. En 1818, il présente sa méthode à l’Académie de Médecine, et en 1819 il publie un Traité d’auscultation médiate.

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En 1822, il occupe une chaire de médecine pratique au collège de France.

Bien qu’associé au domaine de la pneumologie, Laënnec grand clinicien apportera sa contribution à d’autres spécialités. Son premier ouvrage est l’Histoire des inflammations du péritoine. Par la suite il fera une description précise de la cirrhose du foie. Il sera à l’origine du terme mélanome et en décrira les métastases pulmonaires.

Atteint lui aussi de tuberculose pulmonaire, il meurt à 45 ans, le 13 août 1826 à Douarnenez.

De JENNER Edouard à LAENNEC

L’étude des lésions fera un grand pas quand la texture intime du corps humains sera mieux connue. Et on trouve ici le grand nom de Xavier Bichat.

Bichat est né le 11 novembre 1771 au village de Toirette dans le Jura. Sa carrière fut orientée par deux maîtres, le chirurgien Desault, le créateur de l’anatomie chirurgicale, et le médecin Philippe Pinel, le créateur de la psychiatrie à qui l’on doit aussi une Nosographie philosophique parue en 1802 plaidoyer en faveur de la spécificité morbide.  Bichat commence, après la mort de Desult, par publier les oeuvres de son maitre ; il entreprend ensuite des recherches personnelles et publie en très peu de temps en 1800 et 1801 le Traité des membranes, une Anatomie générale et les Recherches sur la vie et la mort. Son acharnement au travail s’explique en partie par une santé fragile et le pressentiment d’une mort prématurée. En effet, pris d’une hémoptysie en 1799, il meurt de méningite tuberculeuse le 22 Juillet 1802 et n’a pas encore accompli sa trente et unième année.

L‘œuvre réalisée en si peu de temps est considérable. Ce qui en reste surtout, c’est l a notion de tissu. On connaissait jusque-là es différents organes. Bichat a montré que ces organes ne sont pas homogènes et que les éléments qui les composent, qu’il appelle les tissus, se retrouvent dans chacun d ‘entre eux. « La chimie dit-il a ses corps simples qui forment par les combinaisons diverses dont ils sont susceptibles, les corps composés ; De même l’anatomie a ses tissus simples qui, par leurs combinaisons, forment les organes ». Ou encore ; »Dans les appareils différents, digestif, respiratoire, circulatoire, il ya des tissus qui eux, sont identiques ». Bichat a décrit vingt et un tissus différents, et l’on sait aujourd’hui que la plupart d’entre eux n’avaient pas d’individualité réelle. Mais une œuvre de cette importance ne pouvait pas être parfaite du premier coup et sa grandeur ne doit pas être sous-estimée. L’étude des tissus reste encore aujourd’hui au premier plan des préoccupations médicales. Qu’il s’agisse du tissu nerveux ou musculaire, du tissu épithélial ou conjonctif, leurs aptitudes physiologiques, leurs réactions pathologiques sont indispensables à connaitre pour comprendre bien des phénomènes de la vie, d la maladie et de la mort. Bichat pressentait d’ailleurs ces grands problèmes et l’on rencontre dans ses œuvres bien des vues générales et comme une philosophie de la science biologique. Sa définition restée fameuse : « La vie est la somme totale des fonctions qui résistent à la mort  » met bien en lumière cette auto-régulation automatique qui est une des caractéristiques des phénomènes vitaux et dont Hippocrate avait déjà eu comme un lointain pressentiment.

« La grande école médicale française est sortie du tablier de Bichat ». Cette phrase de Flaubert est évidemment excessive, ne serait-ce qu’en oubliant Laennec, mais elle contien certainement une grande part de vérité.

La gloire d’avoir défensivement orienté la médecine clinique dans la voie royale où elle devait faire tant d’admirables acquisitions revient en effet à René Laennec.

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Il naquit à Quimper le 17 février 1781, fut médecin à l’hôpital Necker, puis de la Charité, professeur à la Faculté de Médecine et au Collège de France et mourut près de Douarnenez à quarante-cinq ans, le 13 août 1826, après une vie un peu moins courte que celle de Bichat, et comme lui, de tuberculose. En si peu d’années, il édifier une œuvre immense. C’est lui qui a décrit les signes permettant de diagnostiquer la pneumonie, la pleurésie, le pneumothorax ; c’est lui qui a reconnu l’existence des souffles cardiaques, sans en donner d’ailleurs une interprétation précise. On lui doit la description complète de plusieurs affections pulmonaires ou nouvelle sou mal connues, la dilatation des bronches, ‘emphysème, l’œdème du poumon, les embolies pulmonaires. On verra, le rôle capital qu’il a joué dans l’individualisation de la tuberculose. Il a également décrit le premier la cirrhose du foie. On ne saurait estimer trop haut la dette de reconnaissance que médecins et malades ont contractée envers Renée Laennec.

JENNER Edouard   ou le principe de vaccination

Edouard Jenner est né le 17 mai 1749 à Berkeley dans le Gloucestershire. Il fit ses études médicales sous la direction du grand chirurgien Hunter puis, sans briguer de hauts postes officiels, il se contenta d’exercer la médecine dans sa petite bille natale. C’était un esprit observateur passionné par les phénomènes de la nature, et on lui doit un essai sur les mœurs du coucou qui fut à l’époque, très apprécié.

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L’origine de cette première vaccination est, comme celle de l’inoculation, très ancienne et d’origine populaire. Elle était probablement pratiquée depuis longtemps en Chine et aux Indes. Dans les pays occidentaux, bien des campagnards avaient remarqué que si l’on contractait quelques pustules au contact des vaches – c’est ce que l’on appelait la picote – on pouvait traverser impunément les épidémies de variole. Certains paysans avaient même pour les protéger, inoculer la vaccine à leurs enfants ; on cite ainsi Benjamin Jesty dans le Dorchestershire en 1774 et Plett dans le Holstein en 1791. Cette prescience d’une grande découverte par des êtres simples peu cultivés, mais bons observateurs, se rencontre parfois dans l’histoire des sciences. C’est ainsi par exemple qu’on fait honneur à juste titre au géologue suisse Agassiz d’avoir établi la doctrine des grandes extensions glaciaires bien loin des limites des appareils actuels ; cette grande conception, basée sur l’existence de roches façonnées par les glaces dans les vallées et même dans les plaines, avait été suggérée à l’ingénieur Venetz et grâce à lui à Agassiz, par un chasseur de Val de Bagnes. De même, les conversations de Jenner avec les paysans de son comté ont bien probablement contribué  à orienter son esprit ; mais il fallait un génie pour en tirer parti.

Après avoir longtemps hésité, Jenner prit du vaccin à une laitière nommée Sarah Nems et l’inocula à un jeune garçon de huit ans, James Phipps. Ceci se passait le 14 mai 1796 ; c’est là une des grandes dates de la médecine et qui fit voisiner dans notre mémoire avec celle où Pasteur vaccina pour la première fois contre la rage le jeune Joseph Meister.

Édouard Jenner diffuse avec courage le principe de la vaccination dans le public, en encourageant la vaccination de masse. Ses opposants contestent l’inocuité de sa méthode ou même parfois dénoncent la prétention de vouloir contrarier les desseins de la providence.

Il publie à ses frais : An inquiry into the causes and effects of the variolae vaccina (Enquête sur les causes et les effets de la vaccine de la variole) et jette les bases de l’immunologie appliquée à la variole. Il se satisfait d’une approche empirique et ne se soucie pas d’aller plus avant dans la compréhension du phénomène. Il appelle «virus» le facteur mystérieux de la vaccine (d’après un mot latin qui signifie poison).

Quittant son village natal de Berkeley, dans le Gloucestershire, le médecin se rend ensuite à Londres où il vaccine gratuitement des centaines de sujets. Bientôt ruiné, il revient exercer la médecine à Berkeley où il finit honorablement sa vie.

Entre temps, la pratique de la vaccination se répand très vite en Europe et en Amérique, contribuant au recul des épidémies.

À Boston, aux États-Unis, un disciple enthousiaste, le médecin Benjamin Waterhouse, vaccine sa propre famille dès juillet 1800. L’année suivante, il convainc le président Thomas Jefferson d’en faire autant.

À ce jour, les grandes campagnes de vaccination contre la variole ont pratiquement éliminé ce virus de la surface de la terre.

Bref, un tel état d’esprit que celui de JENNER était énormément favorable à l’étude des faits d’observation populaire. Et c’est ainsi que peu à peu naquit en lui le désir de provoquer chez l’homme la maladie vaccinale et de voir si elle rendait véritablement réfractaire à la variole. On n’avait jusque-là que des présomptions basées sur un nombre d’observations forcément très restreint.

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La maison de Jenner est aujourd’hui un petit musée de logement où sont exposées, entre autres, les cornes de la vache Blossom. La maison est située au village de Berkeley dans le Gloucestershire.

 En 1980, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que la variole était une maladie éradiquée. Ce résultat était le fruit d’une coordination des efforts de santé publique accomplis par de nombreuses personnes. Selon l’OMS, la vaccination a été une composante de ce succès dans quelques pays, mais ce sont les mesures de surveillance active et d’endiguement qui furent « en mesure de réaliser l’éradication dans un délai relativement bref », pour l’Inde par exemple. Bien que le virus ait été déclaré éradiqué, des échantillons sont conservés dans certains laboratoires du Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d’Atlanta (Georgie) aux États-Unis, et du State Research Center of Virology and Biotechnology (VECTOR) à l’oblast de Koltsovo à Novossibirsk, en Russie.

La Condamine (Charles Marie de)

Né le 27 janvier 1701 à Paris et mort le 4 février 1774 à Paris, est un explorateur et un scientifique français, astronome et encyclopédiste du xviiie siècle. Il a acquis une notoriété particulière en tant que défenseur engagé dans l’inoculation contre la variole. Durant toute la dernière partie de sa vie, La Condamine fait campagne pour l’inoculation contre la petite vérole (ou variolisation), maladie qui l’a contaminé étant enfant.

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Fils de Charles de La Condamine, receveur des finances en la généralité de Moulins, et de Louise Marguerite de Chourses, Charles Marie de La Condamine naît le 27 janvier 1701 à Paris. Il fait ses études au collège Louis-le-Grand où il est formé aux humanités et aux mathématiques. Il s’engage dans l’armée, participe à la guerre contre l’Espagne (1719) puis à son retour, entre en relation avec des cercles scientifiques à Paris.

Il est nommé adjoint chimiste à l’Académie des sciences le 12 décembre 1730. En mai 1731, il embarque sur un navire de la Compagnie du Levant, séjourne cinq mois à Constantinople. De retour à Paris il présente à l’Académie le 12 novembre 1732, ses « Observations mathématiques et physiques faites dans un voyage du Levant en 1731 et 1732 ». 

Il est désigné pour participer au voyage au Pérou, expédition ayant pour objectif de vérifier l’hypothèse de Newton relative à l’aplatissement de la Terre dans les régions polaires et de résoudre la controverse parmi les savants français sur ce sujet. Maupertuis, Clairaut et Le Monnier se rendent en Laponie pour mesurer plusieurs degrés du méridien sur le cercle arctique tandis que Godin, Bouguer et La Condamine sont envoyés au Pérou pour faire les mêmes mesures dans la région de l’équateur. 


La Condamine embarque avec ses deux compagnons et le botaniste 
Joseph de Jussieu le 16 mai 1735 à la Rochelle. Après des arrêts en Martinique, Saint-Domingue et Carthagène, ils arrivent à Panama le 29 décembre 1735, puis à Manta, port de la province de Quito le 10 mars 1736. De Manta, La Condamine prend un chemin séparé et ne rejoint Godin et Bouguer à Quito que le 4 juin 1736. 
L’arc méridien qui avait été choisi passait par une haute vallée perpendiculaire à l’équateur, s’étendant de Quito, au nord, à Cuenca, au sud. Les académiciens commencent leur mesure de la base de la triangulation dans la plaine de Yaruqui (3 octobre-3 novembre 1736). Ils retournent à Quito en décembre. Les subsides attendus de Paris n’arrivent pas. La Condamine qui avait prévu des lettres de change sur une banque de Lima, offre son aide. Il se rend à Lima le 28 février 1737 et prolonge son voyage pour observer l’
arbre à quinquina mal connu des Européens. Il retourne à Quito le 20 juin 1737. Godin refusant de communiquer ses résultats à ses collègues, La Condamine et Bouguer collaborent. Les mesures géométriques de l’arc méridien prises dans un environnement montagneux et une région difficile se terminent en août 1739. Il restait à faire des mesures astronomiques des deux extrémités de l’arc. L’incompréhension entre les académiciens se durcit, Godin continue à travailler seul. Quant à Bouguer, vérifiant un calcul de La Condamine en décembre 1741 et y décelant une erreur, il la corrige ce qui déclenche une dispute entre les deux hommes. Désormais, les deux hommes travaillent séparément. Les travaux sont achevés en 1743. 


La Condamine choisit de rentrer par la rivière Amazone en mai 1743, route la plus longue et la plus dangereuse. Il atteint l’Atlantique à Para le 19 septembre 1743, fait des observations astronomiques et topographiques et s’intéresse au quinquina et au caoutchouc. Il arrive à Cayenne en Guyane le 25 février 1744. Ne trouvant pas de bateau qui se rende en France, il doit rester cinq mois. Il fait beaucoup d’observations sur la physique, l’histoire naturelle et l’ethnologie. Quittant Cayenne en août 1744, il arrive à Amsterdam le 30 novembre 1744, est à Paris en février 1745, rapportant avec lui de nombreuses notes, des spécimens d’histoire naturelle et divers objets d’art qu’il donne à Buffon. 


Le résultat scientifique de l’expédition est clair, la Terre est en effet un sphéroïde aplati aux pôles comme l’avait énoncé Newton. La Condamine et Bouguer ne parviennent pas à s’entendre pour une publication commune. La mort de Bouguer en 1758 met fin à leur querelle. Godin pour sa part meurt en 1760. La Condamine, en partie en raison de son excellent naturel et de son don pour l’écriture, bénéficie du crédit de l’expédition quoique moins talentueux que Godin pour l’astronomie et que Bouguer pour les mathématiques.

Dans sa jeunesse La Condamine avait contracté la petite vérole. Il prend part au débat sur l’inoculation et joue un rôle pour répandre l’opération. La clarté et l’élégance de son style l’aident. Il présente plusieurs mémoires à l’Académie des sciences et défend ses idées avec passion.

Membre de l’Académie des sciences depuis 1730, il devient associé étranger des académies de Londres, Berlin, Saint-Pétersbourg et Bologne. Il est élu à l’Académie française le 29 novembre 1760.

En août 1756, il se marie avec sa jeune nièce, Charlotte Bouzier d’Estouilly, avec dispense du Pape. La Condamine avait beaucoup d’amis. Le plus proche fut Maupertuis qui lui légua ses papiers. La Condamine meurt à Paris le 4 février 1774, des suites d’une opération d’une hernie.

Éloge par Grandjean de Fouchy