La constipation et les autres troubles Intestinaux

 

 Une alimentation pauvre en fibres alimentaires fournit insuffisamment de matières à notre système digestif — mises à part les bactéries — pour que le bol fécal puisse se former. En effet, il n’est pas rare qu’avec un régime alimentaire basé sur la viande et pauvre en fibres, les matières fécales renferment jusqu’à 75 % de bactéries. Soulignons en passant que les selles des Américains sont constituées pour la moitié de bactéries !

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Évidemment, cela soulève certains problèmes. Ayant peu de matières à traiter, le mouvement péristaltique des intestins agit très lentement tout le long du côlon. Plus ce mouvement est lent, plus les matières fécales s’assèchent et plus il devient difficile de les éliminer sans effort. Dans ce cas, nous avons l’habitude de recourir aux laxatifs pour que le bol fécal ramollisse et puisse suivre plus docilement le mouvement des intestins. À la longue, les laxatifs ne font qu’aggraver la situation car ils irritent la paroi intestinale. La meilleure solution reste donc une alimentation pauvre en graisses et riche en fibres. Les crudités, les céréales entières, les légumes et les fruits favorisent la formation de selles molles, humides et de dimensions raisonnables qui suivent sans heurts les mouvements des intestins.

Une alimentation pauvre en fibres et riche en matières grasses favorise par ailleurs l’apparition des hémorroïdes, autrement dit de varices. L’alimentation des Blancs sud-africains est l’une des pires du genre et ils ont l’un des taux d’hémorroïdes les plus élevés au monde. Tout au contraire, celle des Noirs sud-africains est pauvre en lipides et riche en fibres; ils n’ont presque jamais d’hémorroïdes.

Les chercheurs ont déjà pensé attribuer l’importance de cet écart à l’hérédité. Or, les Noirs sud-africains qui consomment de la viande ont plus souvent les hémorroïdes que les autres et les Noirs américains en souffrent autant que les Américains de race blanche.

Des millions d’Américains se procurent au comptoir de leur pharmacie des médicaments pour soulager la douleur due aux hémorroïdes. Malheureusement, on les informe rarement de leurs véritables causes et des différentes façons d’y remédier. S’efforcer d’éliminer des selles dures et sèches dilate les veines du rectum et des jambes. Après quelque temps, des hémorroïdes — qui sont en fait des tumeurs variqueuses — se forment autour du rectum et, parfois de la même manière, dans les jambes.

Une alimentation riche en fibres et pauvre en lipides assure la formation de selles molles, humides et abondantes, excluant du même coup tout effort d’élimination. Son efficacité ne s’arrête pas là : En plus de prévenir la constipation, elle nous épargne hémorroïdes et varices.

D’autres problèmes peuvent aussi naître des efforts que l’on fait pour éliminer des selles durcies. La fréquence de tels efforts augmente la pression de l’estomac sur le diaphragme qui, à force d’être malmené, peut s’élargir et laisser s’infiltrer une section de l’estomac. C’est ce qu’on appelle une hernie hiatale. Avec elle, viennent douleurs thoraciques, vomissements et éructations. Un régime riche en fibres et pauvre en lipides prévient assurément ces malaises parfois très pénibles.

Une large proportion de gens âgés en Amérique du Nord souffrent de constipation réfractaire, d’hémorragies et de douleurs abdominales. Comment cela se fait-il ? La présence prolongée de matières fécales sèches et dures dans leurs intestins a modifié la forme de leur côlon et favorisé la formation de petites cavités appelées diverticules.

Médecine tisane

Si l’inflammation des diverticules, appelée diverticulite, se voit rarement dans les pays où l’alimentation est riche en fibres et pauvre en matières grasses, elle est si fréquente dans les pays où viande, produits laitiers et autres aliments riches en lipides font partie de l’alimentation qu’on la considère dans l’ordre des choses. Aux États-Unis, plus de 75 % des gens de 75 ans et plus souffrent de diverticulite.

La diverticulite se manifeste par des crises durant lesquelles l’intestin saigne abondamment.

Sous l’effet de la panique, les gens se tournent alors vers les laxatifs qui, au lieu de les soulager, aggravent la situation en irritant les muqueuses intestinales. Dans bien des cas, il semble admis que seule une ablation chirurgicale du segment infecté puisse apporter un réel soulagement. Il n’en est rien. Un traitement aussi radical n’a rien d’essentiel. Une alimentation riche en fibres et pauvre en lipides prévient non seulement la diverticulite mais permet aussi de la soigner.

L’American Journal of Digestive Disorders rapporte une étude au cours de laquelle 62 sujets souffrant de diverticulite ont été soumis à un régime à haute teneur en fibres. Quatre-vingt-cinq pour cent d’entre eux ont affirmé que leurs symptômes avaient complètement disparu. Lors d’une autre étude, 70 sujets ont adopté le même type de régime. Cette fois, 88 % des symptômes ont été soulagés ou éliminés et le nombre des sujets recourant tout de même aux laxatifs est passé de 49 à 7.

Si vous souhaitez augmenter la teneur en fibres de votre alimentation, le psyllium est préférable au mélange blé et son. Son effet sur la motilité intestinale est plus doux, plus léger et moins irritant. Prenez-le avec beaucoup d’eau, une heure avant les repas; mais rappelez-vous que rien ne remplace les fibres elles-mêmes. Les études qui ont incorporé le psyllium au régime alimentaire n’ont pas eu des résultats aussi satisfaisants que celles où les aliments pauvres en fibres et riches en matières grasses, surtout en graisses saturées, ont été interdits.

Le malaise gastro-intestinal le plus courant, aux dires de certains médecins américains, porte le nom de colopathie fonctionnelle ou colite spasmodique. Le patient rapporte des douleurs au bas-ventre, une alternance de constipation et de diarrhée, et la présence de mucus dans des selles de petites dimensions. Les médecins attribuent aujourd’hui ces symptômes à des troubles émotifs, mais ceux qui ont prescrit un régime riche en fibres et pauvre en lipides ont vu ces problèmes « psychologiques » disparaître comme par enchantement. D’autre part, l’appendicectomie est aujourd’hui l’intervention chirurgicale d’urgence la plus pratiquée aux États-Unis. Lorsque l’orifice de l’appendice se bouche, il gonfle, s’infecte et favorise la prolifération de bactéries. Les douleurs, le plus souvent localisées dans le quadrant inférieur droit de l’abdomen, deviennent dès lors insoutenables.

paix intérieure

Le coupable : un petit morceau de matières fécales qui bloque l’appendice et interrompt brusquement la digestion. La raison sous-jacente : une alimentation pauvre en fibres qui ralentit la motilité intestinale. Résultats : Un bol fécal de petites dimensions, dur et sec ferme l’appendice et provoque l’infection.

Constipation, hémorroïdes, hernie hiatale, diverticulite, colite spasmodique et appendicite dépendent étroitement de la quantité de fibres et de lipides contenue dans l’alimentation. Malheureusement, beaucoup de gens ne se rendent pas compte des conséquences désastreuses que peuvent avoir leurs choix alimentaires sur les intestins : Ou ils acceptent d’être constamment incommodés, ou encore, ils passent au bistouri. C’est d’autant plus dommage que vain. Bien des malaises pourraient être soulagés et évités grâce à un régime pauvre en lipides et riche en fibres.

Extrait du livre : Se nourrir sans faire souffrir

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Les douleurs fantômes

 

Les personnes amputées ressentent parfois des douleurs, là où se situait le membre avant l’amputation. Comment comprendre ce phénomène ? À quel niveau sont ressenties les douleurs ? Où se produisent-elles ?

Là où le membre n’est plus 

Lorsque quelqu’un subit une amputation, personne n’imaginerait qu’il soit possible qu’il puisse ressentir des douleurs là où se situait le bras ou la jambe qui manque. Or, c’est précisément ce qui se passe dans la grande majorité des cas. Non seulement le sujet ressent la présence de son membre manquant, mais il souffre de douleurs dans celui-ci. Les douleurs sont soit occasionnelles et fortes, soit constantes mais de faible intensité. Dans certains cas, elles diminuent avec les années, dans d’autres, elles subsistent toute la vie.

Témoignages 

Le plus ancien témoignage sur le phénomène des membres fantômes et des douleurs qui Pranay sont liées provient du célèbre chirurgien militaire français, Ambroise Paré (1510–1590). Autodidacte, il avait appris l’art de la chirurgie sur les champs de bataille de l’époque où l’emploi d’épées, de lances, de flèches et d’arquebuses causait d’affreuses blessures conduisant souvent à la nécessité d’amputer. Il écrit à ce sujet : «Les patients disent, longtemps après que l’amputation ait été faite, qu’ils ressentent encore des douleurs dans la partie amputée. Ils s’en plaignent fortement, ce qui est étonnant et presque incroyable pour les gens qui n’ont pas vécu cela.»

Au milieu du 19e siècle, une courte nouvelle ayant pour titre «Le cas de George Dedlow» fut publiée dans un magazine américain. Elle relatait l’histoire d’un jeune homme qui fut sévèrement blessé aux deux jambes, au cours de la bataille de Chickamauga pendant la guerre civile américaine. Il est opéré dans un hôpital de campagne, et à son réveil, il ne sait pas que ses deux jambes ont été amputées. Il demande à un aide soignant de lui masser le mollet gauche, dans lequel il ressent une crampe. Quand l’aide soignant soulève la couverture, tous deux se rendent alors compte qu’il n’a plus de jambes. Cette nouvelle, publiée anonymement, s’avéra avoir été écrite par Silas Weir Mitchell (1829–1914), neurologue et écrivain américain qui fut le premier à faire des descriptions cliniques objectives et approfondies sur les membres fantômes et les douleurs qui y sont associées.

Parmi les victimes actuelles de ce phénomène, il faut compter les personnes ayant perdu un pied ou une jambe en marchant sur une mine anti-personnel, comme en témoigne Rasha, une jeune libanaise : «Quand je me couche, le soir, j’ai mal à la jambe, celle qui manque. Je la sens comme si elle était là».

L’existence de douleurs fantômes est aussi un fait mentionné en littérature. Il en est question dans le célèbre roman «Moby Dick» de l’auteur américain Hermann Melville. Le capitaine Ahab, le héros du roman, qui a perdu une jambe, s’adresse au charpentier du bord pour lui demander de lui faire une jambe de remplacement en bois. Au cours de la conversation, il lui explique qu’il sent une autre jambe là où était l’ancienne. Il s’ensuit alors un échange avec le charpentier au cours duquel ce dernier lui dit : «Oui, j’ai entendu dire des choses curieuses à ce sujet, sir… et comment un homme démâté ne perd jamais entièrement le sentiment de son vieil espar, mais qu’il y sentira parfois des picotements. Puis-je humblement vous demander s’il en est ainsi, sir ?

– Il en est bien ainsi, homme. Tiens, mets ta jambe vivante là où autrefois se trouvait la mienne. Maintenant l’œil n’y voit qu’une jambe, toutefois l’âme en voit deux. Là où tu sens vibrer la vie, là exactement là, à un cheveu près, je la sens. N’est-ce pas une énigme ?»

L’explication de la science

 Pour la science, les douleurs fantômes s’expliquent par le fait que le cerveau possède en lui une représentation mentale de chaque membre. Cette représentation subsiste même après l’amputation. Comme il reçoit constamment des informations sensorielles de tous le corps, le cerveau en attribuerait parfois à tort au membre qui n’existe plus. Le sujet croit ainsi ressentir des douleurs dans le membre manquant, mais ce ne serait pas le cas. Il s’agirait d’une sorte de projection due à la stimulation de la représentation du membre en question dans le cerveau.

Une étude menée sur des enfants nés avec un membre en moins contredit cependant cette explication. Ces enfants ayant été dépourvus de ce membre dès le début de leur vie, leur cerveau ne pouvait par conséquent pas l’avoir en mémoire. Eux aussi, cependant, ressentaient des sensations là où le membre qu’ils n’avaient jamais possédé aurait dû se trouver.

totem guérisseur

L’être humain est plus que son corps

 La science a une approche matérialiste. Elle considère que seule la matière existe et, par conséquent, que l’être humain est uniquement un corps physique. Il existe cependant une autre manière de considérer les choses, qui est l’approche spiritualiste. D’après cette dernière, l’être humain est plus qu’un corps de chair et de sang, il est un esprit immatériel incarné dans un corps physique. Cet esprit est d’ailleurs entouré de différentes enveloppes ou corps subtils. La constitution de l’être humain comprend donc également des composantes invisibles.

Pour les matérialistes, les cellules s’assemblent elles-mêmes, grâce au code génétique, pour former le corps physique. Les spiritualistes considèrent cependant que les cellules ne peuvent pas s’assembler toutes seules pour construire l’édifice corporel. Elles ont besoin d’un modèle, qui plus est, en trois dimensions, auquel se conformer et dans lequel s’insérer. Ce modèle qui agit comme un moule est un double éthéré du corps physique, appelé le corps astral. À cause de sa constitution plus fine, il est invisible à l’œil terrestre.

Lors de la formation de l’organisme, le corps astral, qui préexiste au corps physique et qui a la forme que doit prendre ce dernier, contrôle que les cellules qui se multiplient se différencient en cellules musculaires, cardiaques, rénales, etc. De plus, en tant que moule, il interrompt l’expansion de ces différents genres de cellules aux limites de l’espace réservé à chaque organe. Son rôle ne se limite pas à la seule construction du corps. Il contribue également à animer les organes, ainsi qu’à orchestrer et harmoniser les différentes fonctions corporelles.

Le corps astral est un corps vivant à part entière. Il est par conséquent sensible et c’est à son niveau que sont ressenties les sensations et les douleurs en général. C’est également à son niveau que les douleurs fantômes sont ressenties par les personnes amputées. En effet, en tant que modèle distinct et indépendant du corps physique et d’un autre genre que lui, il subsiste malgré l’ablation d’un membre. Le corps astral d’une jambe ne disparaît donc pas lors de l’amputation de celle-ci, il subsiste à l’endroit où il a toujours été. C’est donc au niveau du membre astral que les douleurs sont ressenties et non dans sa représentation cérébrale. La personne amputée les ressent, car le membre astral est toujours là, au bon endroit.

toucher

De l’existence de l’âme

 L’existence des douleurs fantômes montre que l’être humain n’est pas seulement un corps de chair, mais qu’il est aussi constitué d’une partie plus subtile. Celle-ci est composée de l’esprit dont l’origine est le plan spirituel. En font également partie les différents corps subtils qu’il a revêtus lors de sa descente d’un plan de l’au-delà à l’autre pour se rendre sur la Terre. La dernière de ces enveloppes éthérées qu’il revêt avant de s’incarner dans le corps physique est le corps astral. Ensemble, l’esprit et toutes ces enveloppes subtiles forment ce qui est couramment appelé l’âme. Elle n’est pas informe, mais possède la forme humaine. C’est elle qui s’incarne dans le corps physique et qui, à la mort, s’en détache lorsque le mourant «rend l’âme».

Une telle manière de considérer les choses ne serait pas contredite par un amputé célèbre, Lord Nelson (1758–1805), l’amiral anglais qui perdit son bras droit lors de la bataille navale de Santa Cruz de Tenerife. Les sensations qu’il ressentait dans les doigts du bras amputé lui firent dire qu’il voyait là, la preuve directe de l’existence de l’âme.

Christopher Vasey

Les explications données dans cet article sont basées sur les connaissances de l’œuvre « Dans la Lumière de la Vérité, Message du Graal » 

 

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Des techniques de centration pour ne plus souffrir


Carpe diem (Cueille le jour qui passe), Hic et nunc (Ici et maintenant)… Il est des locutions latines qui sont, à elles seules, un véritable enseignement…

Le présent reste insaisissable puisque sans cesse en mouvement, l’arrêt sur image n’étant qu’une illusion qui voudrait fixer le temps qui passe inexorablement. C’est en ce sens qu’il relève d’une vraie difficulté. Ainsi, prendre les choses comme elles viennent demande une certaine adaptabilité. Vivre au présent, c’est en quelque sorte dé-buter, c’est-à-dire commencer à voir ce qui est, afin d’en laisser jaillir le sens. La vie n’est pas un long fleuve tranquille et nous sommes embarqués dans son courant. « L’agir » de l’instant conditionne l’état de demain et nous y prépare déjà. C’est ce que les philosophies orientales appellent action-réaction.

Perle-tahiti-

Une attitude simple

Se positionner dans un processus de réceptivité est le travail de toute une existence et demande, outre un exercice, un entraînement ! Il s’agit tout d’abord de retrouver un état d’équilibre entre rigidité et dissolution : être capable d’accueillir les évènements du quotidien, sans en être perturbé, c’est-à-dire sans les redouter. La tradition Zen propose l’exercice de l’assise en silence qui peut permettre de relâcher les tensions, tout en restant vigilant. Il est question en premier de souffler, dans le but d’un lâcher-prise des tensions physiques.

C’est pourquoi la méditation Zazen insiste sur l’expiration. Le centre de transformation se situe dans le Hara (région au-dessous du nombril).

Jacqueline, ostéopathe, prend tous les matins une demi-heure pour cette pratique qui ne demande aucune condition physique particulière mais prépare à un mieux-être.

Depuis que j’ai découvert cette technique, explique-t-elle, je me sens beaucoup plus disponible dans mon quotidien, aussi bien affectif que professionnel. Jacqueline nous confie sa méthode : Pas besoin de stage, ni de retraite dans un quelconque monastère. Un siège suffit. L’important est de suivre sa respiration telle qu’elle est, sans chercher à la modifier. Le dos droit sans crispation, laissez descendre le souffle dans le ventre, jusqu’à ce que « l’inspir » se fasse naturellement. Observez ce qui se passe sans jugement. Laissez descendre simplement et l’équilibre de la posture va s’imposer de lui-même. Faites l’exercice cinq minutes par jour et augmentez la durée jusqu’à atteindre un idéal d’une demi-heure. Ne forcez jamais et sachez goûter l’instant. Je peux vous assurer que cela peut suffire pour retrouver une disponibilité physique et mentale. Je me surprends même à ne plus être perturbée par un embouteillage ou quelqu’autre souci du même ordre. L’attitude juste s’impose à moi de manière spontanée

Le quotidien comme exercice

Notre corps se transforme à chaque seconde. Même nos émotions changent. Nous passons de la joie à la peine, du rire aux larmes et inversement. Comme les deux faces d’une même pièce, vie et mort sont donc les deux manifestations journalières. Il convient d’accepter cette loi de l’existence qui veut que tout se termine mais qu’il y a aussi un début à tout. Après l’orage, l’arc-en-ciel. Après la pluie, le soleil. Rien n’est immuable, tout passe, y compris la souffrance, aussi tragique soit-elle. Choisir de regarder du côté de la vie, c’est bien assumer son destin, destin qui se joue surtout ici et maintenant ! À vouloir résister au flux vital qui n’est que transformation, nous en oublions de vivre.

harmonie

Aussi, Karlfried Graf Dürckheim, psychologue formé aux traditions orientales, propose-t-il le quotidien comme exercice : quelle que soit notre occupation, écrit-il, il nous est possible de voir son sens intérieur et d’utiliser l’occasion qui nous est ainsi offerte. Certes, nous n’y parviendrons que si nous comprenons le sens de la vie et que si, en fonction de ce sens, nous nous considérons comme responsables, c’est-à-dire si nous avons compris que l’Homme n’a pas seulement la charge de « reconnaître » et de maîtriser le monde extérieur, mais également – et peut-être surtout – celle de se transformer intérieurement

Sublimer les conflits

L’existence propose en permanence des occasions de stress qui nous parasitent. Il est possible de ne pas se laisser envahir par des affects qui renvoient au passé, en réactivant de vieilles blessures, ou à un sombre avenir qui n’existe que dans notre mental. Nous dépensons une énergie phénoménale à ne pas être là où nous sommes. Sigmund Freud en a fait un livre passionnant : « Psychopathologie de la vie quotidienne ».

Il montre, au fil des pages, combien nos actes manqués sont le fruit de ce constant décalage avec la réalité de l’instant. Nous nous défendons de vivre, par inconscient interposé, alors qu’il faudrait se protéger des conséquences de nos conflits intérieurs, en les transformant par une prise de conscience, issue d’un travail sur soi. Chaque jour, chaque heure, chaque minute, sont des opportunités pour se remettre en ordre et donc en paix, demandant toutefois une vigilance à travailler constamment. Prendre conscience de ce qui est inconscient met en adéquation avec la réalité afin d’être plus présent à soi-même et aux autres.

Khalil Gibran en montre une perspective, avec cette citation : Celui qui, par quelque alchimie, sait extraire de son cœur, pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et pardon, crée cet atome qu’on appelle l’amour

Gilbert Robery

Quels risques existe-t-il à vivre dans le passé ?

Bonne question ! Les conséquences à développer et entretenir une âme passéiste sont plus négatives que ce que l’on peut l’imaginer. Considérons les plus importantes :

1 – Un trouble de l’identité, dans la mesure où vivre inconsciemment (c’est-à-dire à l’insu de la conscience) prive de sa propre existence. Pour exemple, n’avez-vous jamais rencontré, pour votre plus grand énervement, sur la route, un automobiliste au volant d’une belle voiture de sport récente qu’il conduit à 50 km/heure sur un axe à 90 km/heure? Ce conducteur, pour les psychanalystes, se trompe d’époque. Il conduit comme il y a quarante ou cinquante ans et se prend donc pour quelqu’un d’autre : un père, un grand-père idéalisé, etc. Le problème, c’est qu’il devient dangereux pour lui et pour… les autres !

2 – Un trouble du comportement, dans la mesure où l’inconscient de cette femme, en recherche d’emploi depuis plusieurs années, la renvoie à une époque où vivait sa tante adorée qui travaillait dans une usine de joints en caoutchouc. Cette usine n’existant plus aujourd’hui, le blocage quant aux possibilités de trouver un emploi est majeur : lors des entretiens d’embauche, ses réactions, ses attitudes, ses réponses, seront dépassées…

CENTRATION

3 – Un trouble de l’humeur, dans la mesure où chaque situation qui se présente sera abordée sous l’angle de l’angoisse. Car, comment gérer un événement difficile, en l’appréhendant avec soixante ans de retard ? Un exemple parmi des milliers de possibilités : Marie-Claude apprend que sa jeune sœur est atteinte d’un cancer du sein. Marie-Claude qui, inconsciemment, vit dans le passé, aborde la maladie en passant libidinalement par sa grand-mère maternelle, qu’elle n’a pas connue et dont elle sait qu’elle est décédée d’un cancer du sein. L’inconscient de Marie-Claude, en grande confusion, va faire un faux lien, en établissant un mauvais rapprochement entre le terme cancer et le mot mort. Cette association erronée de représentations mentales entraînera Marie-Claude à avoir la quasi-certitude que sa sœur ne pourra pas lutter contre la maladie. La peur, souvent invalidante, sera au rendez-vous dans son quotidien, la paralysant littéralement…

Ces exemples de la vie quotidienne sont là pour montrer combien il est précieux de vivre le présent. Si vous constatez une difficulté à y parvenir, n’hésitez pas à consulter un psychanalyste, la psychanalyse travaillant essentiellement sur le fantasme et l’angoisse du temps.

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Consulter un médium-thérapeute pour liquider les pensées angoissantes

 

Pendule Les médiums-thérapeutes transmettent une bonne nouvelle : il existe un monde, accessible grâce à un sixième sens, qui peut aider à dénouer certains nœuds existentiels. Ainsi les phénomènes paranormaux mis au service du principe de guérison ne doivent-ils pas effrayer mais, au contraire, inspirer confiance. D’autant qu’un grand écrivain confirme ce beau mystère en affirmant : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux »…

Certains l’appellent l’inconscient, d’autres l’au-delà. Peu importe, dans la mesure où la prise en compte de cette réalité extrasensorielle permet d’éclairer des situations objectives difficiles et de les alléger de leurs fardeaux inquiétants. L’angoisse étant profondément liée à une perception plus ou moins terrifiante de la mort, c’est tout naturellement que de nombreux consultants se disent apaisés après avoir consulté un médium-thérapeute à la suite d’un choc consécutif à la perte d’un être cher.

Un chemin vers l’acceptation

Dans la tradition spirite, un médium est une personne capable d’entrer en contact avec l’âme des défunts. La pensée rationaliste et scientiste s’est beaucoup gaussée de cette faculté. Pourtant, le grand Victor Hugo lui-même, que l’on ne pouvait accuser de béate crédulité, éprouva le besoin de fréquenter des médiums afin de donner sens au décès prématuré de sa fille. Car c’est bien de sens dont il est question ici et certainement pas de quelque comportement morbide qui consisterait à cultiver l’illusion que la mort n’existe pas. Simplement, pour un médium, elle n’est pas un aboutissement définitif.

thérapie

De même que la venue au monde n’est pas le fruit de circonstances fortuites, la réalité de notre finitude ne signifie pas pour autant que la vie qui anime le corps de chair s’éteint irrémédiablement avec lui. D’ailleurs, de nos jours, des scientifiques s’intéressent de très près aux EMI (Expérience de Mort Imminente), conduisant à des perspectives sur l’authenticité de certaines traditions spirituelles. Un médium-thérapeute se situe, de facto, dans cette dimension ontologique. Lorsqu’il reçoit un consultant en proie à des pensées noires, il lui propose toujours d’ouvrir une porte vers la lumière. Ainsi pourra-t-il reprendre un chemin où l’angoisse et la révolte laisseront peu à peu la place à une sereine acceptation.

La médium-thérapie pour qui ?

Aujourd’hui, la notion de médium s’est élargie. Ainsi, le terme peut s’appliquer à un tarologue, un numérologue, un voyant, un magnétiseur, c’est-à-dire à tout professionnel qui, avec ou sans support, possède la faculté de se connecter avec empathie à la souffrance de quelqu’un.

Il peut s’agir d’une culpabilité vis-à-vis d’un être vivant ou décédé, d’un secret de famille, de la crainte du lendemain inhibant tout passage à l’acte évolutif, d’un échec professionnel, de maladie ou, simplement, d’une crise d’angoisse ponctuelle. Dans ce dernier cas, il est très confortable de pouvoir consulter par téléphone. En effet, beaucoup de ces professionnels témoignent qu’ils sont souvent sollicités à la tombée de la nuit, ce moment particulièrement difficile à traverser lorsque l’anxiété prend le dessus. Certains, en complémentarité de leur don, possèdent aussi une formation psychologique qui leur permet de prendre en charge un consultant pour un suivi en cabinet sur plusieurs séances.

Quoi qu’il en soit, faire l’expérience d’une séance de médium-thérapie, c’est déjà se situer dans une énergie libératrice en décidant de ne plus laisser les ténèbres l’emporter sur la clarté de l’esprit.

 Lucien Bordes

THÉRAPIE

« Une thérapie impressionne toujours, tant par son appellation, que par son fonctionnement. Il est bien loin le temps, où le patient était allongé pendant une heure, en faisant un monologue de sa vie ».

Le premier travail se fait sur l’être humain, qui garde en lui, la surface de ses problèmes, de façon consciente.

Le deuxième travail se fait sur l’esprit, qui détient la profondeur des problèmes de façon inconsciente.

Les deux ne peuvent être dissociés, car travailler sur l’être humain en délaissant l’esprit, serait comme arracher une mauvaise herbe en laissant la racine en terre.

Dès le troisième rendez-vous, vous ressentez un véritable bien-être en vous, bien qu’encore fragile, il vous permettra de continuer votre thérapie avec plus d’aisance.

dessin Thérapie

Ce chemin est à la fois difficile et merveilleux. Merveilleux car il se conjugue avec des découvertes sur soi, sur l’autre, sur des capacités qui jaillissent de notre profondeur.

Difficile car il engendre le jugement, le rejet par ceux qui ne comprennent pas, la sensation de passer pour un « fou ». Tout ce cocktail provoque parfois des remises en question.

Depuis plusieurs années, j’assume qui je suis et ce que je fais.

Cette acceptation a ouvert la voie à une dynamique. Plus nous nous affirmons et plus nos capacités sont libres de s’épanouir.

Être autonome, prendre les rênes de sa vie, se transformer de l’intérieur et ne rien attendre de l’extérieur…Tels étaient les domaines où je pouvais accompagner les gens.

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Le Décodage du SURPOIDS et L’OBESITÉ 

 

Dans le Néosanté de juin 2012, nous avons abordé deux conflits programmant du surpoids : le conflit d’abandon et le conflit de silhouette. Ici, au travers de l’éthologie (étude du comportement animale), nous allons explorer d’autres conflits biologiques susceptibles de provoquer une surcharge pondérale.

Surpoids et lipides

 Lorsque nous prenons du poids, c’est avant tout par l’intermédiaire d’une augmentation de notre masse grasse. Or, cette graisse qui infiltre nos tissus a une propriété remarquable : sa densité est plus faible que celle de l’eau. L’huile flotte à la surface de l’eau ! Les personnes enrobées ont d’ailleurs une certaine facilité pour nager, leur niveau de flottaison est bien meilleur que chez les sujets « secs et musclés ». Ainsi, le cerveau, en facilitant la formation de la graisse, apporterait une réponse pour faire face à une mémoire de noyade. En « mettant la bouée » (expression populaire désignant la graisse accumulée autour de la taille) je fais en moi ce qui aurait pu sauver mon ancêtre de la noyade.

surpoids

Surpoids et protection thermique

 Une autre propriété de la graisse est sa capacité à nous isoler du froid. Certains animaux (phoques, baleines…) modifient leur structure graisseuse en hiver afin qu’elle soit plus isolante. L’équivalent humain est la combinaison Néoprène que nous utilisons en plongée sous-marine et dont l’épaisseur varie en fonction de la température. Je peux donc fabriquer de la graisse pour apporter à un ancêtre mort de froid ce qui lui aurait sauvé la vie (une couche isolante). Cette mémoire peut d’ailleurs être associée à un diabète. En effet, certaines grenouilles du Canada hibernent dans la glace et ne doivent leur survie qu’à l’augmentation de leur taux de sucre sanguin. Le sucre joue le rôle d’antigel ! Un surpoids associé au diabète serait une réponse biologique parfaite pour nous aider à survivre dans des conditions de froid extrêmes !

Le conflit de l’oie

 Cela fait des millénaires que les oies, avant de réaliser leur migration, se gavent au point de créer une stéatose du foie (foie gras). Ces réserves de lipides sont le carburant nécessaire aux longues migrations (les lipides ont d’ailleurs un haut rendement calorique). En stockant des graisses, c’est comme si notre organisme se préparait à un très long périple. L’expression « un dernier morceau pour la route » en témoigne. Il y quelques années, les migrations vécues par nos ascendants étaient terribles et engageaient leur survie. Le peuple américain s’est constitué au fil des migrations européennes. Cette migration avait pour origine la misère dans laquelle se trouvaient nos ancêtres Européens venus chercher l’Eldorado. Cette mémoire de manque et de déracinement reste profonde dans l’inconscient des Américains. Elle est, selon nous, une des causes de l’obésité chronique dont souffre ce pays (bien évidemment potentialisée par l’industrialisation alimentaire).

Surpoids et communication

 Parmi les cellules du corps qui sécrètent le plus d’hormones, nous trouvons les cellules adipeuses. Or, les hormones servent d’intermédiaire pour transmettre des informations. La gaine de myéline (enveloppe de graisse autour des nerfs) facilite aussi la circulation de l’influx nerveux et donc de l’information. L’augmentation de la masse adipeuse montre que j’ai besoin d’intermédiaires pour communiquer. C’est-à-dire que j’ai besoin de plus de communication. Qu’elle soit affective, sociale… c’est cette difficulté à communiquer, ou du moins ce ressenti de manque de communication, que le corps essaye de compenser en grossissant.

En prenant du volume, j’augmente aussi ma surface cutanée. Il suffit d’observer le reste de peau pendante des personnes qui ont perdu beaucoup de poids. La peau est l’organe du toucher, celui qui renvoie aux premiers contacts (« peau à peau ») avec la mère. Organe primordial de la communication avec la mère dans les premiers mois de la vie, il renvoie aux séparations mal vécues de notre histoire. Une personne obèse est donc aussi dans une tactique inconsciente pour se rapprocher de la personne susceptible de compenser son manque de contact agréable. Sans doute qu’en grossissant je montre ma détresse de ne pas avoir été correctement touché, caressé et ainsi rassuré quand j’en avais besoin.

surcharge

Les capitons protecteurs

 Nous avions abordé en juin l’intérêt de prendre du volume pour faire face à un prédateur. En augmentant ma couche graisseuse, j’agrandis mon périmètre de sécurité et je n’autorise plus mon agresseur à pénétrer mon intimité. Une prise de poids soudaine autour des hanches, des fesses et des cuisses (type callipyge chez la femme) est très souvent le moyen que trouvera le cerveau pour nous protéger d’éventuelles agressions sexuelles.

En cachant ces courbes féminines sous une épaisse couche de graisse, la femme traduit sa volonté inconsciente de ne pas attirer le regard de l’homme (Biologiquement, le galbe fessier, la cambrure et la mobilité du bassin représentent un appel sexuel pour l’homme). En perdant ces courbures, la femme devient moins désirable et solutionne ainsi les mémoires de viols, d’attouchements ou d’incestes. Souvent, cet embonpoint est associé à une certaine pudeur(ou complexe) qui empêchera inconsciemment de se mettre en maillot de bain (Le cerveau ayant en mémoire : Sensualité= viol).

Dans une récente émission de radio (« Lahaie, l’amour et vous » sur RMC) une auditrice souffrant de surpoids témoigne :

– « Je mesure 1,68 pour 85kg… je me dégoute, je n’arrive pas avoir une sexualité harmonieuse…, j’ai essayé de nombreux régimes mais dès que je maigris je ne supporte pas les regards des hommes posés sur moi. »
– Et l’animatrice va lui poser cette question : « A quel âge vous êtes- vous fait violer? »
– « A 8 ans par un membre de ma famille », répondit l’auditrice.
– « …votre problème de poids, c’est la petite fille de huit ans qui n’accepte pas sa féminité et qui ne veut pas attirer les hommes !  »


Cet exemple nous montre bien l’inutilité des régimes amaigrissants tant que le conflit reste actif. Nous n’avons pas le corps que nous souhaitons, nous avons le corps dont nous avons besoin.

L’obésité est l’un des enjeux majeurs de notre société occidentale et la réponse habituelle qu’on lui apporte, c’est l’adoption de régimes alimentaires. Cependant, ne voit-on pas des personnes prendre soudainement du poids sans changer leur alimentation ? Comment expliquer aussi que certaines personnes soient obèses en ayant une alimentation équilibrée ?

Le conflit d’abandon

Nous sommes à l’époque préhistorique, imaginons une mère qui laisse son bébé sur un rocher et qui s’éloigne. Abandonné ainsi par sa mère, ce bébé est en danger de mort ; soit il sera dévoré par un prédateur, soit il mourra rapidement de faim. Face à ce stress majeur, la réponse organique va être de passer en « mode stockage ». « Sans ma mère, je ne peux recevoir de nourriture ».

Le métabolisme va alors s’adapter pour que le moindre aliment ingéré permette de faire des réserves. En positionnant ses gènes sur l’anabolisme (stockage), ce bébé augmente ses chances de survie car il tiendra ainsi plus longtemps sur ses réserves de graisses.
La prise de poids peut alors être une réponse au conflit d’abandon. L’abandon signifie aussi : « privé de nourriture affective ». Ce conflit renvoie donc à la dépendance affective, à tous les traumatismes où l’on s’est senti délaissé, mis à l’écart et donc en insécurité. Le manque de protection est aussi l’un des ressentis profonds chez certains obèses. Abandonné dans la nature, je me retrouve à la merci du moindre prédateur. Le fait de prendre du poids me rend plus volumineux, c’est-à-dire plus impressionnant.

POIDS

Face au danger, pour dissuader un prédateur, le poisson lune gonfle, le chat hérisse son poil et fait le dos rond, la poule met de l’air dans ses plumes… Une prise de poids soudaine peut aussi être la réponse que mon corps va mettre en place lorsqu’on m’agresse (« ma graisse »). Si je n’ai pas les ressources en moi pour me protéger, alors il me faudra impressionner physiquement en prenant du volume. Quel est alors le traumatisme qui fait que je me sente constamment en insécurité ? Quand me suis-je senti abandonné, livré à moi-même sans protection ?

Dans la nature, il existe principalement deux façons de réagir face au danger : la fuite qui est une attitude biologique féminine (n’en déplaise aux féministes !) ou l’affrontement qui est l’attitude masculine. Or, pour fuir efficacement, mieux vaut être maigre. Face au lion, les gazelles n’ont pas intérêt à être obèses ! Par contre, pour affronter, mieux vaut être volumineux ! Ainsi, le surpoids sera associé à une attitude trop masculine. Travailler son féminin, accepter de ne plus être toujours dans la confrontation, est une des clefs pour mincir.

Le conflit de silhouette

C’est un mécanisme subtil et verrouillant de l’obésité. Lorsque je trouve mes formes trop disgracieuses, mon cerveau ne sait que produire un excès de graisse. En effet, le seul conflit de silhouette que le cerveau connaisse, c’est la maigreur extrême. Celle-ci est associée aux périodes de famines que nous pouvions vivre au cours de notre évolution et qui conduisaient à la mort. Pour le cerveau archaïque (programmé pour la survie), l’esthétique ne compte pas. Si je ne me plais pas physiquement, c’est soit parce que je manque de nourriture, soit parce que je ne me trouve pas assez imposant face au prédateur.

La réponse la plus adaptée est alors de faire des réserves de graisse et de prendre du volume. Donc, tant que je suis obsédé par ma silhouette et que je me trouve trop gros, j’entretiens mon conflit et je grossis davantage.

Et dans une société où tout est basé sur l’apparence, être en surpoids, c’est être confronté constamment à ce conflit de silhouette. Lorsque je m’habille, que je me lave, quand je m’assois sur un siège étroit, chaque fois que je passe devant un miroir…tout me rappelle cette image inesthétique et réactive constamment ce conflit. Et dans cet état permanent de stress, je ne peux pas maigrir : tant que j’ai le conflit de silhouette, la solution biologique est de prendre du poids.

Pour pouvoir commencer à maigrir, il va donc falloir accepter mon corps tel qu’il est et cesser d’être dans l’observation de ce qui est inesthétique en moi. Soit, je suis capable de lâcher prise par rapport à mon image, soit j’évite de passer devant le miroir ou de me peser !

Lors de l’émission TV « Y’a pas photo » (février 1999) consacrée à l’obésité, une femme témoignait de sa perte spectaculaire de poids. En un an, elle était passée de 200 kg à 98 kg sans faire de régime. Lorsqu’on lui demande à quoi cela est dû, elle répond : « C’est l’amour ! J’ai rencontré un homme. C’est lui ma carapace, c’est lui qui me protège et tous les jours, il me dit qu’à ses yeux, je suis belle ».

Ici, la solution s’est faite de façon pratique grâce à une belle rencontre, mais cette femme porte toujours en elle le programme du surpoids et si son conjoint la laisse tomber, il y aura de fortes chances qu’elle regrossisse. La guérison profonde se fera donc en conscience à travers la recherche et la compréhension des stress familiaux programmants (abandons, agressions, viols, attouchements, migrations, manques…).
Dans un prochain numéro, nous détaillerons d’autres conflits associés au surpoids.

Jean-Brice Thivent

 Praticien–naturopathe et consultant en bio-décodage, Jean-Brice Thivent dirige avec cette double approche la «Formation Alsacienne de Naturopathie et de Psychobiologie». Conférencier- formateur, il anime aussi (dans l’Est de la France) des séjours de détoxination par le jeûne. Son ambition : donner les moyens à chacun de devenir acteur de sa santé. Il est aussi l’auteur du livre «De l’homme dévitalisé à l’homme vivant », aux éditions Néosanté.  Infos : www.alsace-naturo.com

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Recettes de médecine populaire


du Cantal (Auvergne)

 L’art de guérir occupe une grande place dans les légendes et les traditions populaires. Par atavisme, on croit aux sorciers, aux guérisseurs doués de dons spéciaux, aux noueurs d’aiguillettes, aux marchands d’orviétan, à tous ceux qui basent sur une foi aveugle l’efficacité de formules que certains estiment vaines et de remèdes que d’aucuns jugent impuissants…

Il serait banal de rappeler les formules bizarres consignées dans les anciens livres de thérapeutique. Les poudres d’os, de pierres précieuses, de poils, de cornes ou de sabots, les produits les plus répugnants de l’économie animale, les êtres les plus immondes de la création, tels que serpents, crapauds, limaces, y jouent un grand rôle, ainsi que les phrases cabalistiques, accompagnées de pratiques grotesques ou puériles. Mais tout cela, pensera-t-on, est de l’ancien temps.

Le progrès de la science a détruit la crédulité qui faisait le succès et la fortune des Purgon et des Diafoirus. Erreur profonde. La civilisation n’est qu’à la surface. Grattez un peu et vous trouverez l’âme populaire encore naïve et ignorante, rebelle aux vérités démontrées, mais prête à accepter sans contrôle et avec une foi aveugle, les procédés empiriques les plus absurdes. Le Folklore auvergnat pourrait s’enrichir d’un chapitre aussi étendu qu’intéressant s’il recueillait toutes les superstitions accréditées, soit dans les campagnes reculées, soit dans les centres les plus peuplés.

coq

Coq, poules et poussins. Peinture de Melchior de Hondecoeter (XVIIe siècle)

Si d’aventure, vous ressentez une vive douleur faisant craindre un point de côté, hâtez-vous d’envoyer quérir ici même, au Viaduc d’Aurillac, le chat de M. V… Ce célèbre félin, de forte taille et dodu, type superbe parmi ses congénères, possède un pouvoir magique : il suffit de lui égratigner la queue – opération à laquelle il se prête volontiers – de recueillir le sang, de le mélanger à du bouillon et d’absorber ce breuvage, pour que la douleur disparaisse aussitôt. Le sieur P… de la rue Destaing, s’est ainsi guéri ; sa femme peut témoigner de deux guérisons dans les mêmes conditions. Seulement, en vertu de l’affinité des sexes, il faut à la femme du sang de chatte et ne pas connaître l’adresse de la compagne du minet philanthrope est regrettable.

Le sieur R… de l’avenue de la République, a soulagé sa fille de violentes migraines, en lui appliquant sur la tête un pigeon tout pantelant que l’on venait d’éventrer. La douleur a cessé au dernier battement d’ailes du malheureux volatile. A l’âge lointain de la Pierre polie, on était certes moins cruel vis-à-vis des animaux ; au lieu de recourir à un tel procédé, on préférait détacher dans le crâne du malade une rondelle – qui devenait un précieux talisman – pour permettre à la cause du mal de s’échapper.

Et, puisqu’il est question des temps préhistoriques et que nous nous occupons de traditions, notons des rapprochements qui se présentent à l’esprit. Alors on se couvrait de peaux de bêtes et on ornait sa poitrine de colliers, d’amulettes et de pendeloques. Toutefois, c’étaient des coquillages, des dents ou de simples cailloux percés, au lieu des singuliers et coûteux objets fétichistes suspendus aux chaînes en sautoir de nos élégantes. Alors, tout comme aujourd’hui, le développement de certaines parties de leur personne était considéré comme un élément de la beauté des femmes et les très curieuses statuettes découvertes à Brassempouy (Landes) nous apprennent qu’on obtenait ce résultat stéatopygique sans les artifices et les tortures du corset.

Laissant de côté les cas particuliers, au risque de marcher sur les plates-bandes des médecins et de diminuer leur clientèle, indiquons d’autres recettes confiées en grand secret et dont l’efficacité est absolument garantie. Pour les maux d’yeux et d’oreilles, demandez à une nourrice, brune ou blonde, quelques gouttes de lait. Pour la migraine, si le meurtre d’un pigeon vous répugne, prenez une tête de corbeau, faites-la cuire sur des charbons, retirez-en la cervelle et mangez-la. Pour la jaunisse, armez-vous de courage, mettez de la fiente de poule, séchée au soleil, dans du vin blanc, et buvez. Vos engelures lavées avec l’eau ayant servi à la cuisson de boudins, disparaîtront comme par enchantement.

Aux enfants qui mouillent leur couchette, donnez des crottes de rats dans du bouillon. Un spécifique infaillible contre la surdité est du coton imbibé d’une huile dans laquelle vous aurez broyé des œufs de fourmis. Pour faire tomber sans douleur les dents creuses placez, dans le trou, de la cendre de vers de terre et bouchez avec de la cire vierge. Les toiles d’araignées servent à panser les coupures. Pour les maladies de poitrine, essayez une cure au bouillon de limaçons.

L’anguille a des propriétés remarquables : son sang est un remède contre l’ivrognerie et son foie, réduit en poudre, facilite les accouchements. Le crapaud, si laid qu’il soit, jouit de vertus extraordinaires : faites-le bouillir dans de l’huile et vous obtiendrez un onguent souverain contre la teigne ; appliquez-le vivant sur un chancre et vous tuerez celui-ci ; vous vous assurez de la mort en examinant si un nouveau crapaud, donné en pâture, n’est pas entamé.

Anguille

L’escargot, placé sur un panaris, produit un effet semblable avec un rôle opposé, il mange au lieu d’être mangé. Le crottin de cheval mêlé avec de la graisse est souverain contre les brûlures et, si vous voulez vous débarrasser d’hôtes aussi peu agréables que les puces, ayez recours à l’urine de jument. La vache mérite également votre reconnaissance : sa bouse délayée dans du vin est un très bon topique contre l’enflure des pieds ; mélangée au beurre, elle soulage la goutte ; toute fraîche, elle combat avec succès les hydropisies les plus rebelles.

Il est naturel, après ces services rendus par les animaux, que vous trouviez en vous-même un contingent de remèdes. Les plaies, quelle que soit leur malignité, n’ont pas de meilleur baume que votre urine, et, si une épine se glisse dans votre chair, chassez-la avec du coton trempé dans ce liquide. Rappelez-vous aussi que les femmes cavernes se gargarisaient la bouche avec leur urine pour donner à l’émail des dents l’éclat chatoyant de la perle, écrit Mourguye dans Essai sur les anciens habitants de l’Auvergne.

escargot

Enfin, pour sortir de cette pharmacopée nauséabonde, empressons-nous de citer trois observations qui se rattachent à notre sujet et qui sont très concluantes au point de vue des phénomènes de l’autosuggestion. Un habitant d’Aurillac guérissait les malades de la fièvre en leur donnant une petite amulette à avaler et une grosse amulette à suspendre au cou pendant neuf jours. La première était un peloton de fil de la grosseur d’un pois ; la seconde, un morceau de papier chiffonné enveloppé de quelques tours de fil. Au dernier jour de la semaine, il fallait jeter l’amulette au feu sans l’ouvrir. L’indiscret qui enfreignait cette recommandation retombait malade.

Un paysan d’Yolet, né un vendredi avant Pâques, avait un privilège identique avec des moyens différents : il prenait une tranche de pain, faisait certains signes, murmurait certaines paroles, puis mangeait une bouchée de pain et en faisait faire autant au fiévreux, qui conservait précieusement le reste de la tranche pour en goûter chaque matin, à jeun, pendant neuf jours. Une femme de Vézac se serait débarrassée de la fièvre en prenant un morceau de lard dans lequel elle avait mis une rognure de chacun des ongles de ses doigts et de ses orteils.

(D’après « Revue de la Haute-Auvergne » paru en 1902)

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Qu’est- ce que la médecine holistique

   De plus en plus de personnes se tournent vers la médecine holistique pour soigner leurs maux du quotidien.

 Il s’agit d’une médecine douce, qui est basée sur la nature et qui a pour but de prendre en compte l’intégralité d’un être humain. Mais entre charlatanisme et vraie démarche de soin, il est parfois difficile de s’y retrouver. Si l’efficacité de certaines approches est de plus en plus prouvée, d’autres paraissent cependant plus douteuses. Dans cet article, viversum essaie d’y voir plus clair dans une multitude de pratiques et de démarches.

L’approche holistique de la médecine

L’approche holistique de la médecine, aussi appelée médecine alternative ou médecine non conventionnelle, renferme une multitude de pratiques, de savoirs, mais aussi d’approches. Puisqu’elle n’est pas conventionnée dans le cadre de la loi, elle reste difficile à définir. Il est parfois compliqué de faire la différence entre charlatanisme et vraie démarche de guérison. Mais certaines pratiques se démarquent de plus en plus et sont adoptées par le plus grand nombre.

holistique

Si on doit définir la médecine holistique, il s’agit d’une médecine qui prend en compte tous les aspects d’une personne pour soigner ses maux. C’est-à-dire prendre en compte son état psychique, spirituel et son état de santé général, plutôt que de se concentrer uniquement sur un symptôme. La médecine holistique insiste sur le fait que les maux psychiques des êtres humains se traduisent souvent par des maux physiques, et qu’il est inutile de traiter l’aspect physique sans traiter l’aspect mental. C’est donc la globalité de l’être humain qui est soignée.

Une multitude de pratiques

De nombreuses pratiques, certaines plus efficaces que d’autres, peuvent être catégorisées dans la médecine holistique. L’Académie Française de Médecine reconnaît certaines pratiques, mais pas toutes. Parmi cette multitude de disciplines, on peut citer par exemple les médecines énergétiques (acupuncture, shiatsu), l’homéopathie, l’ostéopathie, la balnéothérapie… Certaines sont plus connues, et donc plus pratiquées, que d’autres.

Le résultat, c’est que les bases théoriques ne sont pas les mêmes partout, et qu’il est parfois difficile de s’y retrouver. Si certaines, comme l’ostéopathie, tendent à intégrer de plus en plus la médecine traditionnelle, d’autres restent en marge, tandis que d’autres, comme l’homéopathie, sont de plus en plus critiquées. L’approche holistique de la médecine traditionnelle tend cependant à se développer dans le monde.

Les postulats de départ

La médecine holistique se base sur plusieurs postulats. Certaines partent du principe que l’être humain est traversé par un flux vital (qi, chi, etc.) et que les déséquilibres physiques qu’il subit viennent de la perturbation de cette harmonie énergétique. L’homéopathie se base quant à elle sur un principe de similitude : on administre la substance diluée liée à un symptôme pour le soulager. L’ostéopathie voit le corps et l’esprit comme une mécanique extrêmement bien réglée et agit en conséquence pour ajuster le corps.

Ce ne sont que quelques postulats de départ qu’on peut trouver en médecine holistique. Chaque pratique produit en effet un bagage théorique qui lui est propre. Il s’agit donc d’être prudent dans sa pratique et de s’assurer qu’elle ne pose pas de problème pour la santé, car elle n’est pas encadrée comme la médecine traditionnelle administrée par les médecins.

Des méthodes naturelles

La médecine alternative est surtout basée sur des méthodes naturelles. Il s’agit (quand c’est possible !) d’utiliser le moins de médicaments possible et d’utiliser des aides naturelles pour guérir. La naturopathie par exemple essaie d’utiliser les éléments présents dans la nature pour soigner le malade. Le but est souvent d’utiliser le moins possible de composés complexes. Cette démarche va de pair avec le fait de soigner le psychisme en parallèle du corps.

médecine holitique

Pour cela, on privilégiera l’utilisation de plantes (phytothérapie), ou de notre environnement (héliothérapie, balnéothérapie, etc.). Il s’agit pour les personnes d’avoir un choix de médecines douces qui ne nécessite pas toujours l’utilisation de médicaments. Mais ces derniers restent bien évidemment nécessaires dans beaucoup de cas. Il s’agit donc de trouver un équilibre entre les deux pour prendre soin de notre corps.

L’efficacité de la médecine holistique

Effet placébo ou vraie médecine ? Pour beaucoup de pratiques, le doute persiste. Si certaines semblent trouver petit à petit une place légitime aux côtés de la médecine traditionnelle, d’autres sont vivement critiquées. En la matière, il convient donc d’approcher une nouvelle forme de médecine avec prudence. Et bien sûr de ne pas négliger les médecins traditionnels qui peuvent nous guider efficacement sur le chemin de la guérison.

Vous souhaitez en apprendre plus sur la médecine non conventionnelle et sur la manière dont votre corps peut se soigner ? N’hésitez pas à contacter les équipes de viversum.

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