Le chemin de la santé et de la guérison

 

L’homme doit guérir tout ce qui est en lui comme tout ce qui le touche venant de l’extérieur.

L’environnement, les lieux dans lesquels il vit, prie, mange ou travaille doivent être guéris. Tout ce qui fait partie de sa vie doit devenir une médecine, car si l’homme est envahi par la maladie, elle s’empare de son être et l’empêche de capter toutes les subtilités des mondes divins.

La guérison commence par le calme, et la maladie par l’agitation. (Michaël 59:8)

La parole est l’organe par excellence qui permet à l’homme d’entrer dans la maîtrise de sa vie. Par la parole, il alimente sa vie personnelle, mais aussi la vie de tout un monde subtil et grossier autour de lui. Il peut blesser ou détruire par la parole, mais aussi guérir, consoler ou construire. (Michaël 61:2)

SANTE

La guérison est à la portée de tous les hommes sincères et désireux de cheminer vers le monde divin avec respect et attention pour toutes les formes d’existence. (Michaël 65:11)

Ce que l’homme doit guérir et retrouver, c’est la royauté de son être, la dignité de la Lumière en lui, le rayon qui l’unit au soleil, aux étoiles et à toutes les créatures de la terre. (Michaël 139:7)

Si l’homme n’arrive pas à trouver un équilibre dans la vie, c’est toujours parce qu’il existe autour de lui ou autour de l’autre une interférence qui engendre une perturbation et empêche une circulation harmonieuse de l’énergie à travers l’échange. La cause de toutes les discordes et maladies se trouve dans une telle interférence. (Gabriel 16:2)

L’homme doit être responsable de la nature des relations qu’il entretient avec l’univers vivant. Chacun de ses concepts, de ses pensées, de ses sens, de ses habitudes, comportements, attitudes, activités l’établit dans une harmonie ou fait de lui un agent de la maladie, du désordre, de la souffrance. (Gabriel 91:5)

Sachez que les plus grands thérapeutes doivent être vous-mêmes. Cela se fera en établissant votre être dans l’Harmonie afin de tout conduire dans la perfection, la guérison et la sauvegarde du corps. (Ouriel 177:38)

 A chaque fois que tu manges quelque chose, tu communies avec une intelligence, tu t’unis avec une influence, une idée et tu les renforces en toi et dans le monde. Lorsque tu ingères l’aliment, un triage s’opère dans le corps afin que chaque vitamine et élément aillent à l’endroit lui correspondant. Une grande intelligence préside à tous ces processus. Les déchets eux aussi vont dans l’endroit qui leur est destiné afin d’être évacués et recyclés. (Gabriel 129:21)

Vous êtes sur la terre pour apporter l’Harmonie et la Guérison. (Raphaël 159:1)

Lorsqu’un homme est malade, il prend un médicament pour se guérir, mais la guérison ne vient pas du corps mortel du médicament, elle est dans son âme. C’est l’âme qui guérit par la vertu et le message qu’elle transmet au corps. Ainsi, tes paroles sont un médicament qui permet de communiquer par résonance avec un monde supérieur. (Raphaël 24:17)

Apprenez à cultiver de belles pensées. Elles vous guériront et appelleront sur vous l’harmonie des mondes. (Raphaël 84:1)

Si vous devenez des sources de guérison, tout ce qui vous environne aussi bien dans les mondes magiques que physiques aimera votre présence. Vous serez appréciés, recherchés, car la vie auprès de vous sera belle, agréable, légère, grande. L’avenir apparaîtra alors sous de bons auspices. (Raphaël 159:7)

Si vous connaissez les vertus des plantes, les remèdes, les éléments, les techniques, vous pouvez aider le corps et lui permettre de se maintenir plus longtemps, mais vous devez voir et accepter que le corps n’est absolument pas le fondement de tout. Même si vous donnez tous les éléments au corps, si les corps subtils sont malades, cela finira par atteindre le corps. Vous pouvez lutter, mais un jour, tout finira par être emporté. (Ouriel 117:27)

Toi qui peines sous un lourd fardeau, promène-toi dans la forêt. Contemple la lumière qui traverse la ramure des grands arbres ; allonge-toi sur le sol et regarde la cime des arbres ; écoute le vent chanter dans les feuilles, il te nettoie et t’allège, te parle d’un autre monde. Les feuilles dansent sous sa caresse, révélant la présence de ce qui est grand et invisible. Les oiseaux connaissent ces secrets et c’est pourquoi ils se posent à la cime des arbres pour chanter et se charger de la force de l’air avant de s’envoler pour la distribuer dans l’atmosphère et bercer la Mère de leur écriture subtile et magique. Apprends à te rendre dans les endroits qui te guérissent et évite de fréquenter ceux qui te font du mal, t’affaiblissent, te rendent instable. Entoure-toi de gens heureux, joyeux, qui sont débordants de vie et de sagesse, d’équilibre. (Raphaël 84:5-8)

AMOUR des anges

 Deviens un guérisseur de la vie en devenant avant tout un thérapeute pour toi-même. Associe-toi avec les sylphes, ces êtres purs de la nature qui vivent à la cime des arbres. Ainsi, tu trouveras tous les éléments, toute la force nécessaire pour œuvrer dans ce monde difficile, dur et instable sans perdre ta lumière, ta fraîcheur, ton enthousiasme et ton orientation sacrée, éternelle, grande et vaste. Apprends à vivre au sommet de ton arbre et beaucoup de difficultés de ta vie ne te toucheront pas. (Raphaël 84:22-23)

Vous devez guérir vos yeux, aller dans la nature et la regarder autrement. (Ouriel 92:3)

L’homme pense qu’il est malade uniquement quand le corps physique est atteint mais c’est là une vision erronée. La maladie était présente bien avant dans les corps subtils, simplement elle n’avait pas encore atteint le corps physique. Le corps physique est le dernier maillon de la chaîne et pour le protéger, il est fondamental de prendre soin de tous les autres corps. Si un seul de ces corps devient faible, il y aura fatalement des répercussions dans les autres corps jusqu’au corps physique. (Ouriel 177:4-5)

– Pensées Esseniennes

Un docteur en médecine bien indiscipliné

Personnage multiple, Rabelais est bien connu de nos contemporains pour son oeuvre littéraire majeure. Pourtant, sa vocation pour la médecine et son génie pour l’étude lui valurent d’exercer durant 20 ans au sein du milieu médical, en acquérant un diplôme de bachelier quelques semaines après son inscription à la faculté de Montpellier en 1530, en dirigeant notamment le service médical de l’Hôtel-Dieu de Lyon, puis recevant une gratification spéciale pour les soins qu’il prodigua aux malades de Metz après avoir enrichi ses connaissances en retournant aux études, alors âgé de plus de 40 ans.

Le nom de Rabelais figure pour la première fois dans un registre de faculté de médecine en 1530. On retrouve sa signature dans les archives de l’Ecole de Montpellier à la date du 17 septembre de cette année. Le 1er décembre, après l’acquittement des droits, un écu de trois livres, Rabelais était reçu bachelier en médecine — alors premier grade universitaire. Les nouveaux bacheliers étaient tenus de faire, trois mois durant, des leçons qu’on appelait les Leçons du Cours. Rabelais dut se conformer aux usages et commenter, ainsi qu’il a eu le soin de nous en assurer, devant un auditoire nombreux, frequenti auditorio, les Aphorismes d’Hippocrate et l’Art médical de Galien.

Pourquoi il choisit Montpellier, il s’en est expliqué sur le ton de raillerie qui lui est familier. Il laissa Paris et « son peuple, soit par nature, par béquarre et par bémol », et il vint « à Montpellier où il trouva fort bons vins de Mirevaulx et joyeuse compagnie ». Il se mit à « estudier la médecine, bien que l’estat soit fascheux par trop et mélancolique, et que les médecins sentent les clystères comme le vieux diable » (Pantagruel, livre II, chapitre 5). La médecine fut pour Rabelais comme le couronnement d’une éducation encyclopédique. Quand il songea à prendre ses grades, il y avait longtemps déjà qu’il pratiquait l’art de guérir. Avant comme après le diplôme, il soigna avec un dévouement au moins égal à sa science les pauvres malades qui réclamaient ses bons offices.

Rabelais

François Rabelais

Nous retrouvons Rabelais à Lyon en 1532. Il arriva vraisemblablement dans cette ville an mois de juin, appelé comme correcteur de grec chez l’imprimeur Sébastien Gryphe, Au mois de novembre, il était nommé médecin du grand hôpital du Pont-du-Rhône, en remplacement de maître Pierre Rolland, qui venait de mourir. Le traitement était de 40 livres par an. Il avait obtenu la place au concours et à la suite d’une série de conférences anatomiques faites devant le public lyonnais sur le cadavre d’un pendu dans l’amphithéâtre du grand Hôtel-Dieu.

Il avait élu domicile dans le quartier de la rue Dubois. Il ne paraît pas avoir été très assidu dans son service d’hôpital. L’assiduité s’alliait mal avec l’indépendance de son tempérament. Il retrouva à Lyon, dit le Dr Pointe dans son Histoire de l’Hôtel-Dieu de Lyon, « une règle à laquelle son caractère ne put se plier, et il y apporta des habitudes que ne pouvait tolérer l’ordre indispensable à une maison hospitalière. Aussi, après s’être absenté deux jours sans congé (il était probablement allé faire une apparition forcée à Montpellier) fut-il, en 1534, remplacé par décision des consuls. »

rabelais A   La vérité n’est pas tout à fait aussi simple. Rabelais en prenait tout à son aise avec les règlements administratifs, n’étant pas d’humeur à se laisser imposer une discipline. En 1534, le cardinal du Bellay, qui se rendait à Rome en qualité d’ambassadeur de la cour de France, prenait au passage Rabelais, qu’il emmenait avec lui pour lui servir de médecin et surtout de conseiller intime. Ce premier voyage en Italie ne dura pas moins de deux mois, de la fin de janvier à la fin de mars 1534. Le médecin en chef de l’hôpital de Lyon ne devait pas ainsi abandonner son poste sans un congé de la municipalité, bien que nous n’ayons aucune certitude qu’il ait assuré le service médical pendant son absence.

Les extraits des Comptes du receveur de l’hôpital nous montrent que Rabelais, simple bachelier en médecine, a dirigé le service médical d’un important établissement hospitalier depuis le mois de novembre 1532 jusqu’au mois de février 1534, à raison de 40 livres tournois par an. Pendant les vingt-sept mois de son service, il avait touché 88 livres et 5 sols tournois, honoraires qu’on pourrait trouver insuffisants si on ne savait que le médecin jouissait en plus de certains privilèges, tels que l’exemption des impôts et autres faveurs indéterminées.

Il faut dire aussi que Rabelais avait d’autres sources de profits, quand sa besogne journalière lui laissait toutefois des loisirs, car c’était « un vaste champ d’observations qu’un pareil hôpital dans un perpétuel mouvement de bandes guerrières et ravagée à chaque instant par de cruelles épidémies ». A cette époque en effet, la peste et la famine visitèrent à plusieurs reprises la ville de Lyon, où les « vérolés très précieux » pullulaient. Rabelais pouvait étudier à son aise les effets de la terrible affection qu’il a si plaisamment décrite dans son Pantagruel.

Tout en étant médecin de l’hôpital, Rabelais faisait des cours et écrivait des livres. C’est à Lyon qu’il publia une édition des Aphorismes d’Hippocrate, et qu’il donna ses soins à bon nombre de publications de Sébastien Gryphe, François Juste, Claude Noury, relative à la médecine, à l’archéologie et à la jurisprudence. Il ne reculait même pas, dit Rathery, devant la composition d’Almanachs, dont quelques-uns seulement ont été conservés, PANTAGRUELmais dont la série complète, parait s’être étendue de 1533 à 1550. C’est également à Lyon qu’il fit paraître, mais   plus tard (en 1542), trois éditions de Gargantua et de Pantagruel : l’une, gothique, chez François Juste ; l’autre, gothique aussi, chez un éditeur anonyme, sous ce titre : Grandes Annales ou Chroniques très véritables des gestes merveilleux du grand Gargantua et Pantagruel, son fils, roy des Dipsodes ; la troisième, chez Etienne Dolet. Enfin une édition du Tiers Livre parut à Lyon en 1546.

C’est en 1535 que Rabelais fut remplacé comme médecin du grand hôpital du Pont-du-Rhône. Le conseil d’administration de la ville s’assembla trois fois afin de pourvoir à cette vacance. Le procès-verbal, en date du 14 février 1335, nous donne le nom des trois médecins qui briguaient la place de Rabelais : c’étaient Maîtres Charles, Pierre du Castel et Canape. Dans une seconde séance, tenue le 23 février, les candidatures furent discutées. Cinq conseillers émirent l’avis qu’il fallait laisser à Maître Rabelais le temps de revenir de Grenoble, où il s’était rendu, et réclamèrent un sursis jusqu’à Pâques. D’autres voulaient pourvoir à son remplacement, et nommer le sieur du Castel. Quoi qu’il en soit, le 5 mars suivant, Pierre du Castel était définitivement élu, sans que la moindre protestation se fût fait entendre en faveur de l’absent. On en profita pour faire des économies sur les appointements, c’est-à-dire qu’au lieu des 40 livres tournois que touchait Rabelais, il n’en fut alloué que 30 à son successeur.

Rabelais ne fut pas autrement contrarié par cette décision, qui avait du moins l’avantage de lui rendre sa liberté. Il s’empressa de retourner en Italie avec son protecteur le cardinal du Bellay. Parti le 15 juillet 1535, il resta huit mois à l’étranger (jusqu’en mars 1536). Avant de partir pour Rome, Rabelais vint à Paris, Qu’allait-il y faire ? Tout simplement serrer la main à son ami du Bellay et passer quelques heures en la librairie Saint-Victor.

L’année suivante (1537), il revenait à Montpellier compléter ses études médicales. Il y soutint ses thèses de licence et acquitta les droits de son nouveau grade le 3 avril. Ce grade lui fut conféré, suivant la tradition, par l’évêque ou son vicaire général, assisté de deux professeurs délégués par la Faculté. Le doctorat ou acte de triomphe pouvait suivre de près la licence. Rabelais y fut promu le mois suivant. Le 22 mai 1537, il coiffait le bonnet de drap noir à houppe cramoisie, insigne de son nouveau grade, et mentionnait son entrée dans le corps médical par quelques lignes manuscrites sur le Cahier des Actes de l’Université.

Il eut un moment l’intention de se consacrer au professorat, et il occupa de novembre jusqu’à Pâques, la chaire qui correspondit plus tard à celle de pathologie interne. Le 7 novembre il figura dans une assemblée tenue dans la maison du chancelier Griffy, dans le but d’examiner les recettes et les dépenses de la Faculté ; il présida même une thèse de baccalauréat. Si ce n’étaient pas des preuves suffisantes qu’il professa la médecine à Montpellier, contrairement à l’opinion de bien des auteurs, nous ajouterions cet autre témoignage, indiqué très nettement dans sa supplique à Paul III, qu’il professa et exerça la médecine à Montpellier.

Du premier trimestre de l’année 1538, à la fin duquel il se trouvait encore à Montpellier, jusqu’en 1540, on perd la trace de Rabelais. Est-il revenu à Lyon ou en Italie ? S’est-il rendu, comme le croit un de ses biographes, à Angers, où il aurait occupé une chaire à l’université de cette ville ? Tout ce que l’on sait de plus positif, c’est qu’il fut appelé, comme médecin, en Piémont, vers 1541, auprès de Guillaume du Bellay, seigneur de Langey. On n’est pas davantage fixé sur un séjour qu’aurait fait Rabelais à Castres, où il aurait, dit-on, pratiqué l’exercice de son art. Mais on est beaucoup mieux renseigné sur un autre point de la vie de l’auteur de Gargantua.

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François Rabelais

Vers 1545, Rabelais avait quitté la France pour se dérober aux poursuites qu’il avait encourues comme hérétique et sacrilège. Pensant se faire oublier, il se réfugia du côté de l’Allemagne et fixa quelque temps sa résidence dans la ville de Metz. Le pays messin était alors ravagé par la peste, la famine, la syphilis et une maladie vermineuse qui s’attaquait surtout aux débauchés ; d’où lui vient le surnom si pittoresque de trousse-galant. La peste, notamment, ne cessait de ravager les Pays-Bas et le Luxembourg, à la suite des guerres où les armées de Charles-Quint et de François Ier avaient combattu.

Rabelais arrivait au moment propice : grâce à ses connaissances techniques, il fut nommé médecin stipendié de la ville de Metz. Le médecin stipendié était une sorte de médecin municipal, chargé de soigner les pauvres à leur domicile et dans les hôpitaux, de visiter les lépreux, d’organiser les secours publics en cas d’épidémies ou de maladies contagieuses. Les médecins stipendiés, primitivement aux gages de 8 à 15 livres par an, reçurent plus tard un traitement de 25 livres.

C’est en avril 1547 que Rabelais commença son service, et resta un an plein au service de la ville. La satisfaction des Messins fut telle qu’on lui accorda une gratification spéciale, le quart d’an de Saint-Jean, soit un trimestre en plus (la fête de saint Jean-Baptiste tombant le 24 juin). Rabelais prit logement au quartier des Juifs, en Jurue même, dans une maison située près de la chapelle Saint-Genest. Il demeurait à deux pas de l’hôpital Saint-Nicolas, qui était l’Hôtel-Dieu de Metz.

Aussitôt nommé, Rabelais prit le service médical de Saint-Nicolas, qui était municipal. Le soin des malades était confie à des laïcs, appelés frères ou sœurs de Saint-Nicolas, dirigés par le gouverneur, Jacques Ferry, un protestant, et par la gouvernante, dame Elisabeth Joly. L’hôpital Saint-Nicolas était un établissement bourgeois, où se centralisaient les secours réclamés par l’assistance publique. C’est là que le médecin de la ville procédait à l’examen, à la réception et à la répartition des malades.

metzC’est à Metz que Rabelais composa son Almanach pour 1548. Le logis qu’il avait choisi était propice aux études astronomiques : la chapelle de Saint-Genest et le clocher de Sainte-Croix, situé au haut du Jurue, étaient des observatoires excellents.

A l’appel du cardinal du Bellay, Rabelais se, démit de ses fonctions de médecin de l’hôpital de Metz (avril 1548) et vint à Paris au mois de mai pour toucher des termes échus de sa pension chez le banquier du cardinal, puis il prenait de nouveau le chemin de Rome, muni d’une lettre de change qui montait à 32 écus d’or. C’était la troisième fais qu’il revenait en Italie. Enfin le 8 janvier 1551, il était installé dans la cure de Meudon et mettait dès lors un terme à sa vie aventureuse. Il n’en continua pas moins à exercer la médecine, mais par pure philanthropie. Le 9 avril 1553, il succombait. Sa carrière médicale avait duré environ l’espace de vingt années.

                                                                                                                                                                    D’après « La Chronique médicale », paru en 1896 – La Gallice

 

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Comment réaliser un bon nettoyage énergétique

 

Ecrit Par Serge Boutboul

 Le nettoyage énergétique nous offre la possibilité de libérer les personnes et les lieux d’énergies stagnantes qui bloquent notre processus d’évolution. Une énergie congestionnée, de même qu’une charge émotionnelle, est comparable à un poids que nous avons à porter, qui fausse nos perceptions, nous éloigne du positif et nous empêche de nous diriger vers notre authentique chemin de lumière…

 Dans notre quotidien, il est assez fréquent de « recevoir » des pensées négatives – jalousie, haine, colère, peurs – projetées sur nos corps subtils, et particulièrement sur notre corps éthérique. Il est également possible d’être parasité par des éléments provenant des plans subtils. Ces parasitages peuvent se matérialiser au niveau du corps éthérique, mais aussi dans les lieux où nous vivons ou travaillons. Vous découvrirez ici des techniques efficaces et des enseignements inédits pour apprendre à percevoir les énergies des personnes et des lieux, afin de pouvoir progressivement les nettoyer des charges qui les encombrent.

energie chez Francesca

 En développant nos facultés psychiques et spirituelles, nous découvrons qu’il existe une réalité bien plus vaste, plus profonde et plus belle que celle que nous connaissons. Grâce à l’expérimentation, nous pouvons accéder à des potentialités infinies. Ce qui pouvait sembler lointain et irréel devient de plus en plus palpable, et cela, jusqu’à faire partie de notre réalité et de notre quotidien. Ainsi rencontrer des êtres de la nature ou des êtres angéliques, accompagner et aider notre entourage, nous est-il accessible.

En apprenant à ressentir et à affiner nos perceptions, nous pouvons identifier les énergies négatives, puis nous nettoyer de ce qui nous encombre ou nous piège. Il est possible de remplacer nos “vieilles énergies” par de nouvelles, nous rendant ainsi plus disponibles et réceptifs aux plans supérieurs. Ces procédés permettent également de libérer des lieux chargés, et de rendre plus agréable et plus saine la vie de ceux qui y demeurent. En éveillant nos facultés, nous devenons à notre échelle des sortes de petits êtres de lumière qui agissent pour leur bien et pour le bien commun, dans le monde physique comme dans les plans subtils. Notre vie se place alors sous le signe de l’abondance.

Avoir les pieds sur terre

J’enseigne des techniques d’éveil lors de stages et d’ateliers depuis plus de vingt ans, partout en France et également à l’étranger. Dans cette démarche, je me montre toujours cartésien, et il est important pour moi d’appliquer cette même vigilance lorsque je suis auprès de mes élèves. En effet, aujourd’hui de nombreuses personnes désirent fuir cette réalité et n’acceptent pas leur incarnation terrestre. Pourtant, nous ne pouvons pas être dans le spirituel de façon juste et authentique si nous n’avons pas les pieds bien ancrés sur terre.

Il est important de ne pas se fier aux croyances, mais d’expérimenter, seul et en groupe, afin de vérifier auprès d’un maximum de personnes que ce que nous avons perçu est juste. Pour terminer, faire preuve d’humilité est un point très important, car si quelqu’un agit avec comme motivation le pouvoir et un besoin de domination, cette personne va attirer par un effet boomerang les mêmes énergies que celles qui émanent d’elle. Ainsi fonctionne la loi de l’attraction.

Apprenez en vous amusant. L’essentiel est de pratiquer. C’est lorsque nous faisons les choses avec le cœur, comme si tout devenait un jeu, que l’on progresse le plus rapidement. De plus, lorsque nous réussirons un exercice, nous ressentirons une joie profonde, celle de nous éveiller à de nouveaux potentiels, à de nouvelles facettes subtiles de nous-mêmes et de vivre des expériences passionnantes, que l’on soit seul ou à plusieurs. Ce type d’expérience transforme notre regard sur toute chose en profondeur, nous dévoilant ainsi combien notre réalité est beaucoup plus grande et plus belle que tout ce que l’on peut imaginer.

Apprendre à ressentir les énergies

Avant de pouvoir procéder à des nettoyages énergétiques, il convient de développer nos ressentis afin de pouvoir identifier avec précision les blocages qui se trouvent en nous, chez quelqu’un d’autre, ou dans un lieu.

Apprendre à ressentir les énergies, c’est tout d’abord être à l’écoute de notre corps physique et laisser de côté notre mental. Il peut être normal pour l’expérimentateur de rejeter les premiers ressentis, en les attribuant à une erreur de perception. Au début, la sensation peut être très subtile : un fourmillement, de la chaleur… Il est essentiel d’accepter nos ressentis, aussi légers et petits soient-ils, sinon nous ne progresserons pas.

Il est important de se faire confiance si nous souhaitons ressentir les énergies subtiles, de ne pas avoir peur de se tromper, car tout est question de pratique. Il faut bien commencer un jour.

Notre ressenti pourra être à peine perceptible au début, mais celui-ci augmentera rapidement au fur et à mesure de notre entraînement. Ainsi, il est essentiel de pratiquer. Faisons donc un maximum d’exercice en augmentant notre panel de ressentis et nous constaterons combien notre ressenti devient réel et présent – ce qui nous éveillera à cette réalité qu’est le monde des énergies, qui risque de nous émerveiller et de transformer notre vision des choses à tout jamais.

energie chez Francesca

Que signifie le mot « énergie »

L’énergie est la puissance intégrée à tout être vivant. Tout est vivant, même ce qui semble inerte. Tout baigne dans l’énergie. Nous vivons tous dans un monde d’énergie. Cette énergie nous permet de nous déplacer, d’agir et de vivre. L’énergie se décline sur des fréquences spécifiques correspondant à chacun de nos corps subtils. Il existe un nombre infini d’énergies différentes. Il existe un immense panel d’énergies différentes, passant des plus désagréables, lourdes, denses et piquantes jusqu’aux énergies les plus éthérées et agréables, puisque chacun d’entre nous est unique et que nous possédons tous une énergie qui nous est propre.

Il est donc essentiel d’apprendre à discerner ce monde énergétique qui nous entoure, ceci pour mieux pouvoir appréhender ces énergies à notre avantage. Ainsi, de ce fait pouvons‑nous apprendre à reconnaître tant ce qui est bon pour nous au niveau énergétique (que ce soit au niveau des personnes, des objets et des lieux) que ce qui est néfaste et malsain…

 Pour en savoir plus : article complet dans le magazine Essentiel n°41

 

 

LA QUALITÉ DE NOS PENSÉES est en relation avec LA SANTÉ DE NOTRE CORPS

 

Tout d’abord, il faut se rendre à l’évidence, le stress engendré par les examens médicaux n’est pas bon pour la santé ; il réduit les défenses immunitaires dont le malade a besoin pour combattre la maladie.

En fait, ce ne sont pas les examens médicaux qui sont délétères, mais l’anticipation négative de leurs résultats. Or imaginer le pire fait partie de nos stratégies de survie. Cela permet de prévoir le danger et de s’en protéger. Cela permet aussi d’éviter une trop grande déception au cas où ce danger se produirait réellement. Éviter l’anxiété et le stress liés à l’attente des résultats médicaux n’est donc pas évident.

On peut se divertir pour penser à autre chose. Cependant, le mental finit toujours par produire de nouvelles pensées anxiogènes. Il est donc préférable d’apprendre à observer ces pensées négatives tout en écoutant le silence qui, au-delà des productions du mental, existe de façon immuable au fond de chacun de nous.

Automatiquement, l’angoisse s’évanouit et l’on se sent relié à un noyau paisible qui rend joyeux et extrêmement vivant. Essayez, vous verrez. Toutefois, je préfère vous avertir : il faut une grande vigilance et une pleine attention à ce qui se passe à l’intérieur de soi dans le moment présent pour accéder à cette maîtrise.

Depuis que Florence est capable d’une telle qualité de présence à elle-même, elle ne redoute plus autant les contrôles médicaux.

À l’heure où les tests de dépistage et les possibilités de suivi thérapeutique se multiplient, je pense que nous devrions tous apprendre à en faire autant. Car il serait dommage de ne pas profiter de ces progrès de la médecine sous prétexte qu’ils génèrent en nous trop d’anxiété et de stress par anticipation.

source : AVRIL 2015 — PSYCHOLOGIES MAGAZINE

pensées

IL EXISTE UN LIEN ENTRE LA QUALITÉ DE NOS PENSÉES

ET LA SANTÉ DE NOTRE CORPS

Les récents progrès de l’imagerie neurologique permettent de mieux en comprendre la nature. Ainsi, à l’Université du Wisconsin, Richard Davidson a montré que les émotions négatives activent le cerveau droit et enclenchent la réaction de stress qui, si elle perdure, compromet les défenses immunitaires de l’organisme et génère toute une série de maladies. À l’opposé, les émotions positives sont plus spécifiquement gérées par le cerveau gauche et, de là, elles stimulent l’immunité et elles activent le système nerveux responsable du relâchement et de la récupération du corps. Le doute n’est donc plus permis : l’optimisme joue un rôle protecteur et réparateur pour la santé.

Longtemps, la psychologie ne s’est intéressée qu’aux émotions négatives. On savait que des sentiments comme la peur ou la colère permettent de déclencher les réflexes nécessaires à la survie. Le rôle des émotions positives était moins clair.

À l’Université Cornell aux États-Unis, la psychologue Alice Eisen a demandé à des personnes de compléter des suites de mots par un mot en accord avec les précédents. Par exemple : nuit, marché et humour pouvaient être complétés par le mot noir. Invariablement, les personnes réussissaient le test avec plus de facilité si elles étaient de bonne humeur et capables d’optimisme. Une série d’autres tests confirment ces résultats : un état d’esprit positif améliore les capacités cognitives et stimule la créativité. Ainsi, les personnes d’humeur chagrine se concentrent sur des détails, alors que les gens joyeux tiennent compte de l’ensemble de l’information et sont prêts à remettre leurs croyances en question.

Pour Barbara Fredrickson, directrice du laboratoire de recherche sur les émotions positives à l’Université du Michigan, le fait de pouvoir éprouver des sentiments positifs représente un avantage évolutif considérable. La démonstration est évidente : en augmentant les capacités d’imagination, une attitude optimiste permet d’inventer de nouvelles solutions, et, donc, aide à mieux résister face aux évènements traumatisants de l’existence. De plus, le fait de cultiver des émotions positives permet de se sentir mieux dans sa peau et, par conséquent, renforce les liens sociaux indispensables à la survie de l’individu.

  • Thierry Janssen, l’auteur de ces lignes, est médecin, psychothérapeute et auteur des livres Le Travail d’une vie (Robert Laffont 2001) et Vivre en paix (Robert Laffont 2003). Son prochain livre consacré aux nouvelles médecines du corps et de l’esprit paraîtra en février 2006, chez Fayard.

 

 

Etre Apothicaire au XVIIe siècle

 

 

La gravure ci-dessous représente la statue en bois d’un pileur qui formait l’angle d’une maison aujourd’hui détruite, située autrefois près de la place Sainte-Croix, à Nantes. La construction de cette maison était postérieure au règne de la duchesse Anne. Le rez-de-chaussée était une apothicairerie, à laquelle le pileur servait d’enseigne.

enseigneUn Pileur, enseigne d’une ancienne boutique d’apothicaire

Les anciens habitants se rappellent encore parfaitement l’aspect de cette boutique d’apothicaire. Le devant de la maison n’était pas plus fermé que celui de beaucoup de petits magasins d’épiceries en province. Une demi-porte de deux pieds de large, s’ouvrant en dedans, donnait accès dans une chambre un peu noire. Des deux côtés il y avait deux comptoirs se faisant face. De grands pots en terre bleue, consacrés à la thériaque et à l’électuaire appelé mithridate, ornaient la devanture. L’un des comptoirs était entouré d’un châssis vitré ; c’était là que se tenait la maîtresse de la maison. Au-dessus de l’autre se trouvait suspendu un étui tel qu’il en existe encore un de cette époque dans la ville de Nantes : il contenait une seringue des canules et des pistons de rechange. Cet instrument, qu’une bandoulière suspendait au cou, était celui que l’apothicaire emportait en ville. Les poutres de la boutique étaient garnies de pièces curieuses d’histoire naturelle, telles que lézards empaillés, oeufs d’autruche, serpents de toute espèce.

Les poteries n’avaient aucune ressemblance avec nos poteries actuelles. Le fond était garni de burettes à anche ; elles servaient à mettre les sirops. Les étiquettes étaient peintes sur faïence ; on y lisait : Syrop alexandrin, Syrop de rhubarbe, Syrop de tortue ; celui-ci avait beaucoup de vogue. A cette époque, le sirop de Maloët était très employé contre les toux, les catarrhes ; il a été ressuscité depuis, après un oubli de longue durée, sous le nom de sirop antiphlogistique.

Des deux côtés de l’apothicairerie on voyait des bocaux semblables à ceux qui garnissent actuellement l’intérieur de nos pharmacies ; seulement, au lieu des nouvelles étiquettes on lisait sur les bocaux : Yeux d’écrevisses, Ecailles d’huîtres, Coquilles d’oeufs, Vipères, Cloportes. Ces bocaux étaient les uns très petits, et les autres très grands. L’un d’eux était étiqueté Fragments précieux, et contenait des grenats, des émeraudes, des topazes, le tout en fragments assez petits pour ne pas être employés en bijouterie. Ces substances entraient dans la composition d’un fameux électuaire, qui, si nôtre mémoire est fidèle, s’appelait électuaire d’Hyacinthe. Il est encore employé aujourd’hui, mais réformé.

apothicaire

L’apothicaire était un vrai caméléon. On le voyait tantôt dans sa boutique, le tablier vert passé devant lui, une paire de ciseaux pendue au côté, le gilet rond sous le tablier. Il était l’homme important du quartier : c’était lui qui mettait le voisinage au courant des nouvelles du château et de l’évêché, ainsi que des décisions de la communauté des bourgeois. Tantôt en frac noir, l’épée au côté s’il avait l’honneur d’être l’apothicaire du gouverneur de Bretagne, ayant dans la poche le petit poêlon d’argent à manche d’ébène, il allait dans les maisons qui la veille l’avaient fait prévenir pour préparer sur place la fameuse médecine noire, indispensable à la santé de nos pères, et dont ils regardaient l’usage comme devant être éternel.

Récit paru au XIXe siècle

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Herbes médicinales, potagères ou vénéneuses de nos ancêtres

   Vénéneuses, potagères, mauvaises – qui croissent toujours comme chacun sait –, fraîches, tendres, touffues, épaisses, les herbes couvrant prairies et pâturages, et dont nos anciens savaient faire du bouillon et des potages renommés, possédaient également selon eux des propriétés médicinales aujourd’hui oubliées

Que deviendraient les cordons-bleus sans les fines herbes ? Elles sont de première nécessité pour le genre humain : blé, maïs, pomme de terre, patate, riz, haricots, pois, fève, lin, chanvre, coton, garance, indigo, etc., etc. Toutes sont des herbes ; car en botanique, on comprend sous la dénomination de végétaux herbacés tous ceux de consistance tendre, d’aspect verdoyant, qui n’ont pas, comme les arbres, de parties ligneuses. Pour beaucoup de personnes, les graminées seules méritent le nom d’herbes, et c’est vraiment à elles qu’il est le plus convenablement appliqué ; leur nombre est, en Europe, beaucoup plus considérable que celui des arbres et nul n’ignore qu’on ne peut les employer toutes qu’à la Saint-Jean, époque à laquelle on est sûr de ne pas en oublier. Le vulgaire, les campagnards surtout, ont ajouté au plus grand nombre un nom qualificatif rappelant certaines superstitions ou bien les propriétés médicinales particulières à chacune.

herbe sauge

Sauge

Le tabac, lors de son introduction en Europe, en 1518, jouit rapidement d’une vogue médicale extraordinaire : « C’est à bon droit, dit Olivier de Serres, qu’on l’appelle herbe de tous les maux. » Mais on s’aperçut peu à peu que cette panacée, cette herbe sacrée, herbe médicée, herbe à la reine, herbe à l’ambassadeur, herbe au grand prieur, avait une action narcotique puissante et produisait, introduite dans l’estomac à petites doses, des irritations graves, des vomissements douloureux et, à fortes doses, des accidents souvent suivis de mort. Au dix-huitième siècle, le suc de tabac mêlé avec de la poudre de dépouille de serpent, et employé en injection, guérissait les ulcères fistuleux d’une manière admirable.

Au siècle suivant, les maquignons s’en servaient pour masquer momentanément les défauts des chevaux vicieux et les médecins n’en usaient qu’avec la plus grande prudence, en lavements dans certains cas de tétanos, d’apoplexie ou d’asphyxie par submersion ; les ouvriers des manufactures de tabac étaient, paraît-il, préservés des fièvres intermittentes, et les peintres en bâtiments se mettaient quelquefois des compresses de décoction de tabac sur le ventre pour calmer leurs coliques.

L’herbe vulnéraire est l’arnica, tabac des montagnes, fumée par certains paysans ; sa teinture alcoolique jouit encore d’une belle réputation. La consoude (du latin consolido, j’unis) ou herbe à coupure possède des propriétés astringentes dues à l’acide gallique qu’elle contient. Le sirop de grande consoude sert dans certaines hémorragies ; sa racine donne une couleur rouge carmin, et ses feuilles sont mangées en guise d’épinards.

L’achillée, mille feuilles, herbe militaire, herbe aux charpentiers, saigne-nez, dont le nom a été créé en l’honneur d’Achille, élève du centaure Chiron, qui le premier aurait employé celte plante pour guérir les blessures, a conservé sa vieille renommée. Le sedum âcre ou orpin brûlant, herbe aux cors, herbe à coupure, vermiculaire, pain d’oiseau, poivre de muraille, trique-madame, a une grande réputation pour cicatriser les plaies et fut, comme purgatif, la cause de graves accidents. Le séneçon, herbe aux charpentiers, également, qui servait autrefois dans l’épilepsie, le choléra morbus, la gale et l’inflammation des mamelles, n’est maintenant en vogue que chez les petits oiseaux, les chèvres, les lapins, les lièvres et les porcs, qui s’en régalent ainsi que des différentes espèces de plantin, herbe aux blessures, herbe aux cinq coutures, herbe aux puces.

La sauge, herbe aux plaies, herbe sacrée, à l’odeur aromatique agréable, à la saveur piquante, bien déchue aujourd’hui, excepté chez les abeilles au miel parfumé, possédait autrefois la propriété d’attirer crapauds et serpents, jointe à celle de soulager toutes les maladies du cerveau, étant fumée, soir et matin, dans la pipe en guise de tabac. Forestius dit qu’il a connu un artisan qui se délivra d’un grand tremblement par l’usage continuel de la sauge. Les graines de la renouée ou curage, herbe aux panaris, peuvent à la rigueur servir de poivre et les tiges et feuilles fraîches comme rubéfiant. « On a guéri, dit Etmüller, une hémorragie du nez rebelle aux plus forts remèdes, en appliquant sous les aisselles de la malade de la renouée bouillie dans l’eau. »

A la campagne, on fait des cataplasmes avec la lampsane, herbe aux mamelles, pour effacer les gerçures du sein, et la joubarbe, barbe de Jupiter, herbe aux cors, herbe aux hémorroïdes, dont les noms vulgaires indiquent assez l’emploi, est, dans certains endroits, respectée profondément, car elle prévient les maléfices de la sorcellerie ; elle servait comme rafraîchissement dans les maladies aiguës, pilée avec du lait de femme – ou du suc d’écrevisse – et attachée à la plante des pieds.

herbe scrofulaire

Scrofulaire

L’herbe à la pituite (staphysaigre), l’herbe à la rate (scolopendre ou langue de cerf), l’herbe à la gravelle (saxifrage, mignonnette, désespoir du peintre), l’herbe aux verrues, aux chancres (héliotrope), l’herbe aux varices (cirse), l’herbe aux goutteux (égopode ou podagraire), l’herbe aux ladres (véronique) possédaient des vertus aussi nombreuses qu’infaillibles. Les anciens croyaient que les hirondelles guérissaient les yeux de leurs petits avec le suc d’une herbe qu’ils appelèrent chélidoine ; ils s’en servaient pour foutes les maladies des yeux et leurs patients devaient beaucoup souffrir, car le suc nauséabond de la chélidoine ou herbe aux verrues, corrode la peau et la teint en jaune comme l’acide azotique ; une autre herbe aux verrues est l’euphorbe, réveille-matin, que les paysans ont le grand tort de conseiller comme collyre aux personnes qui désirent se réveiller de bonne heure. « Il n’est rien de meilleur que la poudre d’euphorbe, dit un médecin du dix-huitième siècle, pour faire tomber la carie des os, parce qu’elle absorbe et consomme par son sel volatil acre l’acide corrosif cause de la carie. »

La scrofulaire, herbe aux écrouelles, herbe aux hémorroïdes, herbe au siège, dont les différents noms suffisent pour indiquer les propriétés, sert dans quelques pays contre la gale et a été préconisée dans le Nord contre la rage, en tartines sur du pain beurré. La bardane, herbe aux racheux, dont les fleurs sèches s’attachent si bien à nos vêtements, employée contre les maladies de peau, la teigne, etc., servait autrefois, bouillie avec de l’urine, pour dissiper les tumeurs des genoux ; enfin la poudre contenue dans les capsules du lycopode, herbe à la plique, ne sert plus qu’aux pharmaciens pour empêcher les pilules d’adhérer entre elles, aux mamans pour « poudrer » les replis dodus de leurs petits-enfants, et pour faire des éclairs dans les orages de théâtres et les feux d’artifice.

herbe alysse   Citons encore l’alysse, herbe aux fous et passerage ; la charagne ou herbe à écurer, employée malgré son odeur infecte à écurer la vaisselle à cause de la couche calcaire qui recouvre ses sommités, la circée, herbe aux sorciers, herbe aux magiciennes, herbe enchantée, usitée au moyen âge dans les pratiques de sorcellerie, et arrivons aux herbes diaboliques, telles que : la scabieuse, herbe du diable, lequel, paraît-il, poussait l’astuce jusqu’à la ronger pour la faire périr afin de priver les humains de ses propriétés merveilleuses ; la dangereuse renoncule, bouton-d’or, herbe scélérate, herbe sardonique ; la dentelaire herbe du diable, herbe à cancer, que l’on mâche dans le Midi contre le mal de dents ; la belladone, herbe empoisonnée, au fruit trompeur ressemblant à une cerise, cause de tant d’accidents terribles chez les enfants (son suc entre en Italie dans la composition de certains cosmétiques à l’usage des belles dames (bella dona) et son nom scientifique atropa rappelle celui d’une des trois Parques) ; le datura stramonium, stramoine, herbe des démoniaques, herbe des magiciens, poison des plus violents, produisant à doses élevées vertiges, délires, hallucinations et guérissant les malades hallucinés.

N’écrasons pas les feuilles de la clématite ou herbe aux gueux ; les mendiants s’en servent pour faire venir sur leurs membres des ulcères peu profonds à l’aide desquels ils excitent notre pitié.

   D’après « La Tradition », paru en 1896

 

Le corps est une Mémoire aux multiples mémoires

 

« Ce qui ne s’exprime pas, s’imprime »
« Notre corps et notre Univers sont de l’énergie ayant une conscience donc une mémoire »
« Tout est énergie, donc tout est mémoire »

Notre corps physique est le temple de notre âme.
Un proverbe indien dit : Prend soin de ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester’.

Les scientifiques prouvent, maintenant, que nous sommes faits uniquement d’énergie et que chaque particule d’énergie porte une conscience.
Ainsi, notre corps est une somme de particules de mémoire, une accumulation de souvenirs, un amas d’énergie.

Il garde en mémoire des émotions et un karma liés à des événements vécus.

tantra

Si ces évènements nous ont blessé, voire traumatisé (de cette vie ou de vies plus anciennes), le plus souvent, par un mécanisme de protection, ceux-ci sont refoulés, nous laissant inconscient des conséquences qu’ils génèrent aujourd’hui dans nos vies. Pourtant, bien ancrées dans nos cellules, ces mémoires sont responsables de bien des maux et nous empêchent de nous épanouir librement.

Ainsi, nous attirons nos partenaires, nos situations de vie, nos relations, nos évènements…

Souvent, nous cherchons à changer l’autre ou l’extérieur…Or, nous ne pouvons et devons changer que nous même…Afin que l’extérieur se modifie par notre changement de positionnement. Ce que nous voyons dépend de l’endroit où nous nous plaçons. Le tantra est un état d’être et de conscience offrant ce possible d’élever son être afin de transformer notre vie.

Le massage tantrique donne la possibilité d’accéder à des miasmes/implants/mémoires cellulaires, de les réveiller, de les mettre en lumière afin de les transformer, pacifier, pardonner, guérir. Associé à sa philosophie…Nous pouvons aborder le corps dans son entièreté et oser réparer et redonner vitalité au part les plus abimés de nous-même.

Tout est Un, tout est lié, nous sommes la conséquence des générations d’avant et sommes les causes des générations suivantes…Dans cette vision, tout ce que nous libérerons et transformerons de nous, ne sera pas transmis autour de nous.

Nous avons le pouvoir de transformer notre état de conscience, nous avons alors le possible de réparer le corps, là où les empreintes sont demeurées trop douloureuses, limitant l’évolution de la vie. Nous sommes puissants. Il nous est possible de modifier notre état de conscience, la santé de notre corps et la profondeur de nos intuitions.  N’oublions pas que notre corps est le véhicule de notre expérience, qui explore et change l’Univers.

C’est à partir de cette vision que l’enseignement en tantra ‘la réparation du corps, la réconciliation au sacré‘ offre un savoir-être et un savoir-faire permettant de revisiter les vécus de nos corps différemment et leur offrir un équilibre servant au mieux l’expérience intérieure.

Et pour celui qui possède ce centrage de la personnalité, vient l’ouverture vers d’autres dimensions de la Vie…

relation

Que peut m’apporter de pratiquer du tantra? à vivre seul ou en couple

* Approfondir sa relation à soi et au Soi au travers la philosophie tantrique.

* Apprendre le toucher conscient et la réparation des mémoires cellulaires sur tout le corps

* Apprendre à se connaître, conscientiser sa relation à l’Autre, Respecter et accepter ce qui est, Aimer shakti ou shiva sous tous ces aspects personnels et transpersonnels, honorer l’être humain que nous sommes et le divin nous habitant,

* Accepter de plonger dans ses ombres. Le changement de plan de conscience est généré en particulier par la réconciliation avec l’aspect le plus vulnérable et le plus lumineux ainsi que la responsabilisation par rapport à ces aspects. C’est pourquoi, il est possible et encouragé de plonger autant dans ses ombres, blessures, peurs…que de se permettre de révéler et de rayonner ses potentiels et ses qualités d’être.

* Accueillir toutes situations, circonstances ou relation comme possible d’évolution. Les participants ainsi que l’animatrice sont sources de projection et d’effet miroir. Ceci permet alors de prendre la responsabilité de vivre ces situations en conscience et d’utiliser ces transferts pour une rencontre vers son Soi-Même.

* Pacifier son histoire de vie au travers les mémoires rencontrées et dissolues

* Reprendre responsabilité et action dans sa vie : Le travail touche des couches profondes de l’être. Tout ce qui est rencontré dans les stages de tantra a déjà été mis en lumière à d’autres moments de vie, présenté au travers d’autres circonstances ou personnes. Voir sa part de responsabilité permet d’avoir une action pour changer l’énergie ayant engendré la circonstance extérieure.

* Réparer son énergie sexuelle : Le tantra ne se limite pas à la sexualité. Il l’inclut avec conscience et cœur, afin de réparer des blessures mais il offre le possible de découvrir les richesses de notre intériorité, de sortir de schéma de dépendance et de se connaître (comment puis-je exister devant un autre si je ne sais pas qui je suis ?).

Il vient nous chercher dans nos ombres afin d’en sortir le potentiel refoulé, et nous béni dans notre lumière.

Un des principes de la voie tantrique est de tourner le regard à l’intérieur de soi, de lâcher le regard et l’expérience de l’autre et de cesser de se perdre en l’autre.

Ainsi les pratiques de cette philosophie Universelle offrent à l’Homme de se connaître, de se reconnaître, d’accéder à Dieu à l’intérieur du Soi, en passant par le corps, par les émotions, par le cœur, par les sensations, par l’éveil de la conscience…

Ceci est une voie parmi d’autres voies spirituelles pour que :
– l’humain puisse retrouver le Divin
– le divin puisse émaner de la matière de l’humain.

Le but de la pratique tantrique :

L’aboutissement du pratiquant est une unité à sa Vérité, une dévotion à son Soi intérieur, une acceptation de ce qui est, un respect du Vivant et une humilité dans l’essence d’être.

Certaines religions traditionnelles véhiculent l’approche de la dualité en dressant deux extrêmes l’un contre l’autre, une appelée Dieu (le bien, la lumière) contre l’autre, appelée le Diable (le mal, l’ombre), Le Tantra dit : « Vous êtes Dieu-Un/unité, il n’y a pas lieu d’être en conflit. Vous pouvez accepter tout ce qui est en vous et le faire évoluer avec beaucoup d’amour, d’attention, beaucoup de conscience, vers plus de pureté, plus de lumière.

Le corps n’est pas l’ennemi de l’âme, c’est le complément, la demeure de votre âme.

EMMA GRILLET
www.emma-grillet.fr /
Formation en tantra mixte : la réparation du corps, la réconciliation au sacré
Formation en cercle de femmes : Ma yoni