Les exercices physiques de Kum Nye : La joie d’être

Kum Nye est une voie pour détendre corps et esprit, réveiller les sens, nous nourrir nous-mêmes avec de la joie et créer un fondement riche à toutes les activités de la vie. Bien que les exercices présentés ci-après commencent simplement, avec une attention au corps, leurs bénéfices s’étendent à tous les aspects de notre vie. Quels que soient nos centres d’intérêt, occupations ou situations personnelles, Kum Nye développe notre capacité à guérir et à raviver la totalité de notre être. Il rafraîchit les sens et cultive leurs capacités les plus élevées, ouvrant des passerelles vers des expériences savourées par les yogis des temps anciens.

kum

L’expérience s’accumule, s’approfondit, déployant une signification exprimée dans un bonheur qui améliore la qualité de nos actions et de nos relations avec les autres. Développée à partir de ce fondement, la méditation révèle de nouvelles dimensions de la félicité, bien au-delà peut-être de ce que nous sommes capables d’imaginer. Ce type de connaissance manque dans la vie moderne, où les gens ont tendance à assimiler le bonheur avec abondance d’argent, de pouvoir, de possessions matérielles, ou avec un travail prestigieux, considéré important ou dont l’exercice procure un grand plaisir personnel. Ils ont peut-être pensé qu’ils vivaient le rêve américain en travaillant dur et en s’efforçant d’obtenir des objectifs matériels. Mais ils ont seulement découvert que ceux-ci ne peuvent pas en eux-mêmes produire de la satisfaction ou du sens. Même en travaillant dur, la route vers le succès peut être longue et semée de problèmes.

Ceux qui atteignent leurs objectifs matériels découvriront bientôt que leur temps est occupé par le travail et les responsabilités familiales, par le désir d’acquérir ou de maintenir des biens, et par une multitude d’obligations sociales et personnelles complexes. Bien qu’il devienne très facile de posséder la dernière technologie ou des luxes inconnus lors de la précédente génération, de nombreuses personnes ne sont pas réellement heureuses ou satisfaites.

Des insuffisances apparaissent dans chaque domaine de la vie moderne : insuffisance de ressources, insuffisance d’opportunités, insuffisance de joie et de satisfaction. Jour après jour, notre temps est complètement pris, chaque moment semble prédéterminé, chaque activité programmée. Même nos divertissements sont gouvernés par la pression des contraintes temporelles. Le temps semble nous gouverner, évinçant le jus de chaque expérience.

Simultanément, les distractions abondent. La soif de sensations, ou peut-être d’évasion, conduit beaucoup d’entre nous à malmener encore plus leur corps, en le livrant à des excès qui compliquent encore plus leur vie. Quelle que soit l’intensité de ces plaisirs, ils ont tendance à être de courte durée, et peut-être augmenteront-ils seulement la pressante intensité du désir. À un certain point, nous réaliserons peut-être que nous n’avons pas assez de plaisirs dans la vie.

Le réveil de la joie

Kum Nye réveille la joie et nous aide à faire l’expérience que la vie vaut la peine d’être vécue. Ses exercices physiques, de respiration, les massages et les exercices mentaux favorisent la santé du corps, de l’esprit et du cœur, nous donnant ainsi les capacités à créer un mode de vie positif et productif. Nous apprenons comment stimuler les nerfs et activer les centres du corps (chakras), par des postures et des mouvements simples. Les blocages se relâchent et les chakras s’ouvrent. Les courants d’énergie coulant à travers eux depuis et vers les sens sont vivifiés, et soutiennent la vitalité, la créativité et la plénitude qui expriment l’abondance de l’esprit humain.

En développant les capacités de nos sens, nous pouvons satisfaire les yeux affamés de beauté, l’esprit affamé de sens et le cœur affamé d’amour qui ne déçoit pas. Nous pouvons expérimenter la richesse des plaisirs que nos sens peuvent nous fournir. Ainsi, nous ne serons jamais anxieux ou souffrants de solitude, insatisfaits ou déprimés, languissants ou recherchant quelque chose pour combler le vide intérieur. Ensuite, il sera peut-être possible de manifester l’abondance inhérente à notre nature : abondance de vie, abondance de connaissance et abondance de félicité. Si nous sommes également incités à donner abondamment, nous expérimenterons peut-être la joie de la générosité libre d’obligation et d’intérêt personnel. À tous égards – physique, mental et spirituel –, la pratique de Kum Nye peut nous aider à manifester la promesse radieuse d’être humain.

La méditation peut élever les pratiques yogiques de Kum Nye vers des sources de félicité inconcevables, si rares qu’elles vont au-delà de la pensée et de tout sentiment de « soi » ou de temps et d’espace. Puisque nous pouvons devenir attachés à de telles expériences de ravissement, elles doivent également être un jour transcendées. Accomplir cela demandera les conseils d’un maître qualifié. Mais là où nous en sommes à présent, nous avons besoin du plaisir que Kum Nye peut donner pour soulager les insuffisances de nos vies, et briser les configurations qui nous lient à la frustration et à la peine.

En pratique :

Afin de créer un fondement pour la pratique, établissez une routine régulière que vous pouvez maintenir quotidiennement pendant plusieurs mois ou plus. Préparez le lendemain avec un dîner léger, de préférence végétarien, et détendez-vous pendant dix à vingt minutes avant d’aller vous coucher. En vous réveillant, pratiquez l’exercice de purification.

Exercice de purification

Asseyez-vous sur un coussin, avec les jambes en position du lotus ou du demi-lotus.

Si vous préférez, le genou d’une jambe peut être levé, avec le pied de cette jambe à plat sur le sol et tourné vers l’avant, ou vous pouvez vous asseoir sur une chaise. En gardant le dos droit, avec les paumes des mains posées sur vos genoux, pratiquez un ensemble d’expirations fortes : neuf au total, groupées en trois séries de trois. Laissez du temps entre chaque série pour vous reposer.

Inspirez normalement, puis expirez fortement par le nez et la bouche à la fois. Dans chaque série, faites les deux premières expirations lentement, et la troisième plus vite et plus profondément. Avec les trois expirations finales, expirez avec autant de force que possible, comme si vous vidiez votre ventre.

Assis dans la même posture, il est possible de pratiquer une variante de cet exercice : inspirez, puis expirez vigoureusement par le nez et la bouche à la fois, en propulsant vos deux bras horizontalement en face de vous et en prononçant la syllabe « Ah ! ». Répétez ces mouvements neuf fois.

Quand vous pratiquez cet exercice, pensez aux résidus qui sont expulsés de votre corps. Vous pouvez les visualiser comme des couleurs qui sont emportées vers l’extérieur par le souffle : rouge sombre, noir sombre et une couleur boueuse et terne. Ces résidus ont des tonalités de ressentis : le rouge sombre porte des tonalités de ressentis de colère et d’écœurement ; le noir sombre porte l’anxiété, la saisie et le manque ; et la couleur boueuse porte la léthargie, l’ennui et l’apathie. Tous ces résidus – que vous vous sentez contraint d’exprimer verbalement mais qui sont émotionnellement difficiles à soulager – peuvent être dissipés sur l’expiration. En ayant cela à l’esprit, expirez fortement et expulsez-les complètement avec la respiration…

Pour en savoir plus : article complet dans le magazine Essentiel n°39

yoga

le yoga tibétain Kum Nye par Tarthang Tulku

​​​​​​​Kum (sKu) fait référence au corps, au sens de l’être incarné. Sa signification va au-delà de notre forme physique, car il englobe tous les aspects de notre être, et les moyens que nous pouvons développer et nourrir en tant qu’incarnation d’existence authentique.

Nye (mNye) signifie « massage interne », ou « exercice qui guérit, intègre et tonifie ». Ensemble, les mots Kum Nye font référence aux massages, postures et exercices qui nous permettent d’être à l’aise en notre incarnation, et qui incitent à réveiller la totalité des capacités du corps et de l’esprit, des sens et du cœur.

Les exercices physiques de Kum Nye sont seulement des formes externes d’une vision holistique de l’être humain. Leur véritable valeur réside dans leur capacité à stimuler l’énergie qui unit corps et esprit dans un continuum de joie et d’appréciation.

Buts de la guérison 

 

En 1957, le docteur William Coda Martin a tenté de répondre à cette question: « quand un aliment est-il vraiment un aliment et quand est-il un poison ? « La définition du mot « poison » d’après laquelle il travaillait était : « d’un point de vue médical : toute substance à laquelle est exposé le corps, substance ingérée ou développée à l’intérieur du corps,provoquant ou pouvant provoquer une maladie. D’un point de vue physique :toute substance inhibant l’activité d’un catalyseur, un catalyseur étant une substance mineure, une substance chimique ou un enzyme qui active une réaction.»

Le dictionnaire donne une définition encore plus large du mot «empoisonner » : « exercer une influence nocive ou dénaturer »

 La guérison énergétique consiste à soigner/soulager divers maux physiques et/ou énergétiques d’un individu en manipulant les énergies. Une personne douée de capacités de guérison peut agir sur les énergies d’un individu grâce à des moyens subtils; magnétisme, canalisation d’énergies, appel à l’énergie universelle (reiki pour les connaisseurs)…

Il existe autant de pratiques de guérison que de guérisseurs en vérité. Et cet article n’a pas pour but d’énumérer tous les arts de guérison reliés à diverses croyances et théories, des principes ésotériques etc ou même expliquer des techniques de guérison. Ici, j’aimerais parler de ce qui m’apparaît comme les conditions d’un bon soin et les connaissances liées à cette pratique, bien sûr selon mon expérience personnelle.

Premièrement, je précise que la reliance spirituelle n’est pas un critère de guérisseur. Il est bien courant de penser que les guérisseurs sont ouverts à la Lumière et qu’ils n’en sont que des canaux que la Source utilise pour transmettre des énergies d’Amour. C’est vrai, mais pas seulement.

La manipulation énergétique ne requiert pas forcément de l’Amour ou le désintéressement puisqu’avec la Volonté, on peut poser l’intention qui nous permet de diriger les énergies qu’on manipule. Les guérisseurs peuvent donc être aussi liés à l’Ombre, à travers la Volonté de guérir, tout simplement. La magie de l’Ombre n’est pas forcément offensive, elle peut aussi guérir ou réaliser toute autre action bénéfique pour autrui.

Deuxièmement, la qualité du soin est déterminée par l’équilibre, la pureté et la puissance de nos propres énergies. Le chakra principal responsable des transmissions d’énergies est le Coeur, entre autres. Celui- ci doit être harmonieux et purifié afin que les énergies passent de soi à l’autre, surtout au niveau des bras si on veut guérir par imposition des mains (par exemple).

Entre deux vies

Mais ce même chakra se trouve être le point de rencontre des énergies terrestres (ancrage et connexion à la Terre) et célestes (qui viennent du coronal et de notre connexion à l’âme et la Source). Je pense qu’il faut comprendre que lorsque nous faisons un soin, même si on ne sert que de canal, on implique toute notre énergie dont le centre est le Coeur, là d’où elles sont diffusées vers l’extérieur (à condition que la circulation énergétique soit un minimum non parasitée et assez développée).

Il n’y a que le travail spirituel qui nous permet d’élever notre taux vibratoire et améliorer la qualité de nos énergies et donc de nos soins qu’on peut faire aussi bien à soi-même qu’à autrui. Cela est d’autant plus pertinent si on y réfléchit bien: si on veut soulager autrui d’un mal de tête par exemple, il faut que nos énergies soient suffisamment fortes et équilibrées afin d’aider le corps énergétique du patient à retrouver son propre équilibre.

Troisièmement, il est important d’avoir un minimum de sensibilité énergétique, c’est-à-dire de disposer d’une conscience de non seulement ses propres énergies, mais aussi celles de l’individu en question, histoire de voir ou sentir ce qui se passe. Quoi guérir, est ce que ça guérit bien, quand terminer, sentir ces fluides d’énergies etc.

Quatrièmement, il est urgent d’user de son discernement sur ce qu’on peut et doit soigner, et surtout, sur la nature des énergies qu’on manipule. Il est absurde par exemple de soulager le stress d’un individu et ses conséquences sur l’estomac par des moyens énergétiques si le stress émotionnel persiste en raison d’un manque d’initiative de l’individu en question. Un guérisseur peut soulager, mais ne guérit pas le stress. C’est à l’individu de déployer ses moyens personnels pour arriver à ses fins.

Ou soigner les symptômes physiques d’une dépendance au tabac est aussi peu intéressant. De même, avant de se lancer un soin, il faut prendre le temps de diagnostiquer clairement l’origine du mal physique et/ou énergétique (tout est relié) et de savoir si c’est réellement guérissable ou pas. Un mal de dos provoqué par un faux mouvement n’aura pas le même traitement qu’un dysfonctionnement du plexus déclenché par des émotions négatives non gérées.

Soigner ne veut pas dire guérir. On peut soigner un stress mais pas guérir profondément le problème émotionnel du patient, dont le stress et ses symptômes n’en sont que des manifestations physiques.

Cinquièmement, il est donc évident que la meilleure personne qui puisse nous soulager d’un mal d’ordre psychosomatique (ou un mal éthérique) est nous-mêmes. De plus, les guérisseurs trouvent rapidement leurs limites dans leurs soins. les cancers et autres maladies incurables médicalement sont bien sûr très difficilement et rarement réduites, voire guéries par de tels moyens.

Pour traiter des maux plus complexes, il faut initier des séances de soin régulières et progressives. Mais en respectant sa propre puissance énergétique et ses capacités réelles. Tout le monde n’est pas supposé posséder des capacités de guérison, même si on fait un travail sur soi.

Sixièmement, il existe une variété de moyens d’action de guérisseurs. Tout dépend sur quel niveau il agit. Certains sont capables de stimuler directement les énergies guérisseuses de la zone malade en question, d’autres peuvent aider un individu à se débarrasser d’entités vampiriques liées à un problème physique (grosse fatigue par ex), ce qu’on appelle dans ce cas des exorcistes, d’autres encore vont allier l’action physique et l’action énergétique (massage énergétique par ex)

Septièmement, les guérisseurs ne sont pas des médecins. Ils ne doivent pas garantir la véracité de leur diagnostics (si ils ont les connaissances adéquates…) ou exclure toute possibilité de traitement de médical. La guérison énergétique n’est pas là pour substituer à la médecine traditionnelle.

Bref, le but d’un guérisseur est de guérir et de soigner, mais comme le processus mis en place au cours d’un soin sont invisibles, il peut être difficile de saisir entièrement la complexité de ce qui se passe réellement et donc de donner une universalité aux techniques de guérison, d’autant plus que les guérisseurs peuvent être assistés par des entités assignés à cela.

connaissance et maitrise des energies

 

 

 

Médecine prédictive : mythe et réalité

 

 

La pratique médicale se transforme, dans la population comme chez les professionnels de santé. Les connaissances générales sur les concepts et les outils qui fondent cette pratique doivent évoluer parallèlement. On peut constater que la « génétique », qui inclut ce que l’on appelle communément la médecine prédictive, montre souvent la voie de l’évolution vers de nouvelles pratiques et vers l’émergence de nouvelles disciplines.

Ces disciplines sont, outre la recherche fondamentale qui est à la base des travaux récents sur le génome, les statistiques et la modélisation, l’éthique, l’assurance qualité, l’économie. Le domaine de la médecine prédictive entraîne les médecins et la population à saisir les nouveautés de la pratique médicale que sont le raisonnement en termes de probabilité, mais aussi les notions d’utilité au sens économique du terme, les relations entre l’éthique et l’assurance qualité, les recommandations de pratique clinique et la médecine fondée sur la preuve.

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Les médecins praticiens décrivent souvent leurs relations avec les patients comme une demande de traduire une approche statistique des pathologies et des risques en une certitude individuelle. En fait, l’exemple de la médecine prédictive illustre bien la nécessité de savoir communiquer un risque statistique, puisque rares sont les situations où le risque peut être exprimé de manière binaire.

À partir de l’exemple de la médecine prédictive, qui identifie les différents niveaux de risque ou de probabilité, les médecins pourront transposer dans leur pratique le raisonnement sur les risques.

La probabilité de présence d’un gène peut être estimée par le raisonnement clinique sur les données disponibles dans la famille, puis précisée par le génotypage. Le point important ici est que ce diagnostic biologique peut ne pas être un diagnostic de certitude, ce qui ira à l’encontre de centaines d’idées reçues. Le risque de développer la maladie pour laquelle le risque a été identifié biologiquement est encore un autre niveau d’incertitude, et son estimation fait une nouvelle fois appel à l’approche bayesienne avec laquelle les médecins et les malades vont pouvoir se familiariser.

Cette démarche des généticiens est l’un des premiers exemples de médecine fondée sur la preuve et du passage du consentement éclairé par l’information au stade de la décision partagée.

On se rappellera en effet que la notion de consentement éclairé en dehors des protocoles de recherche clinique a commencé en génétique, que les travaux sur la communication avec les patients à propos de la notion de risque se sont développés avec la pratique du dépistage prénatal des anomalies génétiques et que les décideurs se sont familiarisés avec les recherches en santé publique et l’analyse de décision, à l’échelle individuelle et au niveau de la population à partir des modèles du dépistage de la trisomie 21 et de la mucoviscidose. Cela n’est pas vrai seulement de la France, mais également de la plupart des pays développés.

La médecine prédictive rappelle aussi que l’exercice de la médecine n’est pas coupé du reste de la société. Le fait de pouvoir apporter des réponses médicales à des situations qui étaient jusqu’alors du domaine privé, qu’il s’agisse de mettre au monde des enfants, de contracter une assurance ou de recruter du personnel, ne place pas les médecins en situation de décideurs et n’exonère pas la société d’une réflexion sur l’utilisation des moyens mis à sa disposition. Cette réflexion impose d’abord de comprendre les limites de l’outil, et de s’appuyer sur les valeurs qui fondent une relation morale entre l’individu et la société.

Source : adsp n° 34 mars 2001   

 

 

 

Petites leçons d’animalité

 

 

Quel est donc le rapport entre l’humain et l’animal ?

Un tel rapport est une évidence mais parfois pas tout à fait consensuelle. Un véritable combat entre les deux entités a créé un abîme, où l’un domine l’autre en excluant toute possibilité d’équilibre. Dans cette relation de non-équilibre, on craint l’animal et lui fait subir la pire des choses. On projette sur lui tout le négatif de l’être humain: baleines «assassines», chiens «sauvages», etc. L’animal est alors considéré irrationnel et impulsif. En revanche, on songe à un état idéal où l’humain établirait une «alliance» avec l’animal. Par conséquent, les êtres humains deviendraient des animaux dans une «symbiose» parfaite, selon Deleuze et Guattari dans leur chapitre consacré au devenir-animal

(Mille plateaux, ).

plateauxDe l’Antiquité jusqu’à la Modernité, l’imaginaire collectif nous a donné de nombreux exemples de cette alliance, en nourrissant notre univers onirique et réel de centaures, de minotaures, de sirènes, de sphinx, d’hommes-jaguars, de loups-garous, d’hommes-chauves-souris, d’hommes-singes, etc. L’art, la littérature et plus tard le cinéma rendent compte de cela.

Cependant, avec le triomphe de la raison, cette alliance est remise en question. Dès lors, la communication entre l’humain et l’animal semble être brisée. Du fait de ce dialogue brisé, l’homme et l’animal essaient de rétablir ce qui a été perdu. On connaît l’un des derniers dialogues «impossibles» entre le philosophe Derrida et son chat (L’animal que donc je suis,.

Néanmoins, est-il possible d’établir un dialogue avec celui qui semble ne rien dire puisque dépourvu de pensée et par conséquent de voix ? Joseph Beuys nous a déjà montré, dans sa célèbre performance I Like America and America Likes Me , que cela était possible, car il considérait que nous avions beaucoup en commun avec la bête.

À l’époque, Nietzsche annonçait notre excès d’humanité avec son fameux titre Humain, trop humain. Cet excès, à l’inverse de la raison, semble ouvrir une porte vers la déraison et, par conséquent, l’animalité. Il remet en question notre idée d’humanité et ouvre une réflexion vers un autre horizon possible. C’est d’ailleurs la thèse développée par Nietzsche dans L’origine de la tragédie où l’animal, rapproché de l’esprit dionysiaque, dialogue de manière étroite avec l’esprit apollinien. De même, dans son ouvrage Ainsi parlait Zarathoustra se trouve un lien étroit entre le surhumain et l’animal: «Je vous enseigne le Surhumain. L’homme n’existe que pour être dépassé.

Qu’avez-vous fait pour le dépasser ?

Jusqu’à présent tous les êtres ont créé quelque chose qui les dépasse, et vous voudriez être le reflux de cette grande marée et retourner à la bête plutôt que de dépasser l’homme?  Le singe, qu’est-il pour l’homme?

Dérision ou honte douloureuse. Tel sera l’homme pour le Surhumain: dérision ou honte douloureuse. Vous avez fait le chemin qui va du ver à l’homme, et vous avez encore beaucoup du ver en vous. Jadis vous avez été singes, et même à présent l’homme est plus singe qu’aucun singe.»

En effet, comme l’annonce Nietzsche, le surhumain est «le sens de la terre». Cela ne veut pas dire qu’il serait une sorte d’être humain sublime, qui déborde toute matérialité vers un idéalisme et qui se situe au coeur même d’un humanisme qui le transforme en un être inhumain cette idée a par exemple nourri l’imaginaire nazi ; au contraire, le surhumain serait ce dépassement de l’humain vers un véritable retour à la terre. Or, on le sait, il n’y a plus de terre si ce n’est qu’en présence animale.

Et c’est précisément ce prophète qui annonce ce qui semblait inimaginable et impensable jusqu’à présent: l’homme est un pont entre l’animal et le surhomme. Il est une alliance parfaite qui se trouve brisée par un excès d’humanisme empêchant tout dialogue. Or, l’abîme consiste en une métaphore de l’incompréhension entre un extrême et l’autre : «L’homme est une corde tendue entre la bête et le Surhumain une corde au-dessus d’un abîme […]. Danger de franchir l’abîme danger d’être saisi d’effroi et de s’arrêter court! La grandeur de l’Homme, c’est qu’il est un pont et non un terme; ce que l’on peut aimer chez l’Homme, c’est qu’il est transition et perdition.» Dès lors, l’animalité  semble reprendre la place qu’elle avait perdue face à l’histoire. Avec la crise de l’humanitas, l’animalité devient une option parmi d’autres. Le devenir animal serait alors une stratégie de survie dans nos sociétés capitalistes.

préhistoireDepuis la préhistoire, l’histoire de l’art est traversée par de multiples références aux animaux. Les premiers « artistes » essaieront d’attirer les bisons, les cerfs, les mammouths et autres proies dans un rituel symbolique afin de les attraper avant la chasse. Les représentations préhispaniques en Amérique latine montrent des figures animales se confondant harmonieusement avec l’humain, comme le serpent à plumes au Mexique ou encore les figures chamaniques faisant naître l’homme-jaguar en Colombie.

Dans la Grèce antique, les représentations d’animaux comme celles de la porte des Lions en Crète, les figures  fabuleuses (Minotaure, Pegasus, sirènes, centaures, Chiron) ou les animaux mythologiques magnifiquement  représentés dans les sculptures, dessins et peintures nous donnent une idée juste de ce temps où il existait un lien essentiel et solide entre l’humain et l’animal.

En Extrême-Orient, les signes du dragon, le célèbre lion ailé de la tombe de Xiao Jing, les portes des temples persans ou encore les caractères du zodiac chinois trouvent également leur équivalence en Occident. L’Égypte ancienne est peuplée de figures colossales de démiurges, de sphinx et de dieux à tête de chien ainsi que d’oiseaux comme Râ, la divinité solaire à tête de faucon.

C’est pendant l’Empire romain que l’animalité se confronte à l’humanité_: les représentations de batailles, de combats et de chasses organisées par l’empereur montrent une grande variété d’animaux importés d’Afrique pour les fêtes sanglantes et le divertissement du peuple dans le Colisée, où les gladiateurs et les esclaves affrontaient des panthères, des éléphants et des lions. De même, dans la tradition catholique, la représentation du poisson, de la colombe et de l’agneau, symboles du christianisme, font office de sacrifices, et celle de l’homme-chèvre ou de l’homme-bouc représente le mal et incarne la figure du diable dans l’imaginaire chrétien. Ces images traverseront le Moyen-Âge.

Avec son triptyque Le jardin des délices, Jérôme Bosch montre de manière magistrale cette histoire de l’animalité.

tryptique

Dans le tableau de gauche, l’homme et la femme habitent en parfaite harmonie au sein d’un paradis où les humains sont loin des animaux, chacun à sa place. Lorsqu’un animal humanisé (le serpent-démon) offre à Ève le fruit de l’arbre de la sagesse, ils sont alors chassés du Paradis. Dans le tableau central, l’artiste démontre que les animaux et les humains commencent à se mélanger dans une sorte d’orgie pour finir dans le troisième tableau (l’Enfer) avec la  domination de l’animal sur l’humain où les animaux humanisés dévorent les corps humains. Leçon magistrale de l’histoire de la peinture servant le propos.

En Inde et en Afrique, différentes traces de ce dialogue sont également repérables. Ganesh, le dieu à tête d’éléphant, démontre aussi cette symbiose fondamentale. Bref, la liste serait longue, et tous ces exemples révèlent la grande route parcourue par les animaux dans l’histoire de l’image et l’imaginaire collectif de l’humanité.

animalité

L’art contemporain dénote aussi ce rapport très ancien, de Matthew Barney à Renata Schussheim, en passant par Joseph Beuys et Oleg Kulik. Ce dernier, complètement nu, se transforme en chien et sort dans la rue en aboyant sur  tous les passants. Dans sa performance Reservoir Dog, l’artiste devient un animal, réarmant cette idée faisant écho à la pensée de Nietzsche : «The animal thinks, therefore it exists.» Finalement, pensons aux oeuvres d’artistes contemporains telles que les sculptures en ballons gonflés à l’hélium de Je Koons (Rabit,, et Balloon Dog Rouge,  ou encore le monde animal (scorpion, lièvre, etc.) de l’artiste mexicaine Toledo.

L’art contemporain semble par ailleurs insister sur le fait qu’il ne s’agisse pas seulement d’accepter l’animal, mais aussi de prendre conscience de notre condition animale. Ce point de vue tend à le positionner sur le plan d’une certaine similitude, ressemblance. Comme l’énonce Deleuze et Guattari, le devenir-animal est une transformation radicale: ce n’est pas l’animal qui devient humain ; c’est l’être humain qui est animalisé, ou plutôt c’est lui qui prend conscience de son animalité en tant que condition nécessaire à l’équilibre existentielle.

NOTES

_ Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Flammarion, coll._«_Mille & une pages_», _ Ibid., Source :

Nexus 51 – Amour Clef Orgasme.pdf https://fr.scribd.com/document/49993925/Nexus-51-Amour-Clef-Orgasme

 

A la recherche de l’essence de la guérison

Que se passe-t-il lorsque quelqu’un « va bien », que ce soit sur le plan physique, émotionnel ou psychologique ? Ce qu’il se passe, c’est que cette personne est capable à nouveau de se relier à sa lumière, à son Soi plus grand. Cette connexion a un effet curatif sur tous les plans : mental, physique et émotionnel.

Ce que chacun cherche chez un guérisseur ou un enseignant, c’est un espace énergétique qui lui permette de se relier à nouveau à sa lumière intérieure, à la part de lui-même qui connaît et comprend. L’enseignant ou le guérisseur a la capacité d’offrir cet espace car il (elle) a déjà établi cette connexion en lui (elle). Le guérisseur à une fréquence vibratoire à sa disposition, qui détient la solution au problème de son client. Être un guérisseur ou un enseignant signifie porter la fréquence énergétique de la solution dans son champ d’ énergie et l’offrir aux autres. C’est cela et rien d’autre.

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Pour l’essentiel, c’est un processus qui peut prendre place sans paroles ni actions. C’est l’énergie que vous avez en tant qu’enseignant ou guérisseur qui a cet effet curatif. C’est votre énergie illuminée qui ouvre à l’autre la possibilité de se remémorer ce qu’il sait déjà, de se relier à sa lumière intérieure, à son intuition. C’est ce rappel, cette connexion, qui fait que la guérison survient. Toute guérison est en fait une autoguérison.

Guérir ou enseigner n’a en fait rien à voir avec des compétences ou des connaissances spécifiques que vous pouvez apprendre dans des livres ou en suivant des cours. Le pouvoir de guérison ne s’acquiert pas par quelque chose d’externe. C’est en rapport avec la « fréquence de la solution » présente dans votre champ d’énergie et qui résulte de votre croissance intérieure et de la clarté de votre conscience. Souvent, en tant qu’enseignant ou guérisseur, vous êtes encore impliqué dans des processus de croissance personnelle. Cependant, il y a des parties de votre champ d’énergie qui sont devenues si claires et si pures qu’elles peuvent avoir un effet curatif sur les autres.

Il est essentiel que vous compreniez que cet effet n’est pas quelque chose qui exige un dur labeur. C’est le client qui décide d’assimiler ou pas l’énergie que vous lui offrez, de lui permettre d’entrer. C’est le choix du client. Vous le lui offrez par ce que vous êtes, en étant présent pour l’autre. Ce n’est pas par les compétences ou les connaissances que vous avez apprises de quelqu’un d’autre que vous avez une influence curative mais simplement par ce que vous êtes, le cheminement intérieur que vous avez parcouru. C’est surtout dans le domaine des problèmes que vous avez traversés sur un plan émotionnel intime que vous êtes vraiment en mesure d’aider les autres. Votre lumière dans ces domaines brille comme une balise pour les gens qui sont encore coincés dans ces questions, vous leur faites signe gentiment d’en sortir.

Dans les domaines où vous vous êtes guéris de plaies et de blessures profondes, vous êtes devenus de vrais maîtres, dont la sagesse est fondée sur une connaissance intime et une expérience authentique. Se guérir soi-même, prendre la responsabilité de ses plaies intérieures et les envelopper de la lumière de sa conscience, telle est la clé pour devenir un enseignant et un guérisseur. C’est votre capacité à vous guérir qui fait de vous un artisan de Lumière. Cela crée l’« énergie de la solution » dans votre être, qui offre aux autres un accès à leur propre pouvoir d’autoguérison.

Lorsque vous traitez des clients ou que vous aidez des gens qui vous entourent, vous « lisez » souvent leur énergie. Intuitivement, vous vous accordez à eux quand vous les écoutez, quand vous leur donnez un conseil ou quand vous les traitez par des méthodes de soins énergétiques. Mais le client ou la personne avec qui vous travaillez est tout aussi occupé à « lire » en vous. Tout comme vous vous harmonisez avec leur énergie, ils absorbent eux aussi la vôtre, consciemment ou subconsciemment. Intuitivement, ils ressentent si ce que vous dites et faites est en accord avec tout votre être, si c’est en harmonie avec ce qui émane de vous, votre vibration d’énergie. Ils ressentent qui vous êtes, en-dehors de vos paroles et de vos actions.

C’est dans cette lecture que le client fait de vous que s’opère l’avancée. Quand le client se sent libre et en sécurité en votre présence, quand il se sent entouré d’un type de conscience qui le rend autonome et l’incite à avoir confiance en sa connaissance intérieure, alors tout ce que vous pourrez dire ou faire revêtira cette qualité curative. Quand vos paroles et vos actions s’appuient sur ce que vous êtes, ils deviennent alors porteurs de la lumière et de l’amour qui peuvent amener le client au coeur de sa propre lumière et de son amour.

guérisonLorsqu’une personne vous demande honnêtement votre aide, cette personne s’ouvre à votre énergie de façon à être touchée par la partie de vous qui est la plus pure et la plus claire. Cette part de vous ne tire pas son origine des livres que vous lisez ou des compétences que vous avez apprises. C’est le résultat d’une alchimie personnelle, d’une transformation personnelle de la conscience, qui porte votre signature unique. J’aimerais insister sur cet aspect, car il semble qu’il y ait une tendance parmi les artisans de Lumière (des gens qui, par nature, ressentent un fort désir d’aider les autres), une tendance à continuer à rechercher un nouveau livre, une nouvelle méthode, un nouveau savoir-faire qui pourraient les aider à être de meilleurs enseignants ou de meilleurs guérisseurs. La véritable guérison est aussi simple que cela.

Quand je vivais sur la terre, je transmettais une qualité d’énergie par mes yeux. Quelque chose s’écoulait de mes yeux, qui avait un effet curatif immédiat sur les gens ouverts à cela. Ce n’était ni un tour de magie ni un talent spécial que j’avais. J’étais en contact avec ma source intérieure de vérité. Je rayonnais naturellement la lumière divine et l’amour que j’avais reçus en héritage, tout comme ils sont le vôtre, et c’est cela qui touchait les autres êtres vivants. Il en va de même pour vous. Vous n’êtes pas différents de moi. Vous avez suivi le même cheminement intérieur et vous êtes passés par les mêmes épreuves et les mêmes chagrins pour arriver finalement au point où j’étais quand je vivais sur la terre. Vous êtes tous en train de devenir des êtres Christiques conscients.

L’énergie du Christ est votre destinée spirituelle et vous intégrez peu à peu cette énergie dans votre existence quotidienne. C’est le Christ en vous qui guérit et enseigne en conséquence naturelle de ce qu’est l’énergie du Christ. Trop souvent, vous vous identifiez encore avec l’apprenti ou l’élève assis aux pieds d’un maître, et qui écoute, questionne et recherche. Mais je vous dis que le temps de l’apprentissage est terminé. Il est temps de proclamer votre maîtrise. Il est temps de faire confiance au Christ en vous et d’amener cette énergie à se manifester dans votre réalité quotidienne.

Pour devenir un avec le Christ en vous, enseigner et guérir à partir de cette énergie, vous avez besoin de lâcher prise d’un certain nombre de choses. Ce sont les pièges que vous rencontrez sur votre chemin pour devenir enseignant / guérisseur. Je distinguerai trois domaines où surviennent ces pièges.

Le piège de la tête

Le premier piège se trouve dans la zone de la tête ou du mental. Vous êtes très doués pour analyser et classer les choses en catégories selon un cadre de référence général. Cela peut être pratique dans certaines circonstances mais en général, votre part mentale, celle qui pense, participe beaucoup au monde de la dualité.

Par « monde de la dualité », j’entends un type de conscience qui divise les choses en bien et en mal, lumière et obscurité, sain ou malade, masculin ou féminin, ami ou ennemi, etc. C’est un type de conscience qui aime séparer et étiqueter et qui ne reconnaît pas l’unité sous-jacente à tous les phénomènes. C’est un type de conscience qui aime travailler avec des principes généraux et une application rationnelle, objective, à chaque cas individuel. Elle ne considère pas vraiment la possibilité qu’il y ait une autre approche beaucoup plus directe de la réalité : l’approche de la connaissance intuitive, ou « connaissance par le sentiment ».

L’énergie du Christ est en-dehors de la dualité. L’énergie du Christ constitue le courant de l’Être qui sous-tend toutes les polarités. Mais le mental ne reconnaît pas l’existence de ce niveau d’unité mystique. Le mental aimerait découper l’océan de l’Être en portions définissables, en catégories telles qu’il puisse le saisir de façon rationnelle. Le mental aime élaborer des structures, des théories, qui peuvent se superposer à la réalité, à l’expérience directe. Là encore, c’est parfois utile et bénéfique, spécialement pour les matières pratiques, mais pas tellement quand il s’agit de guérison et d’enseignement véritables, provenant du coeur.

Si vous avez une approche théorique de vos clients, vous essayez de faire entrer leurs symptômes individuels dans une catégorie générale et vous attendez de la théorie qu’elle vous renseigne sur ce type de problème et  sa solution. C’est ce que vous apprenez lors de votre formation de psychologue, de travailleur social ou de tout autre sorte de conseiller professionnel. Je ne dis pas que tout cela est mauvais mais j’aimerais vous demander ceci : lorsque vous travaillez avec quelqu’un, que ce soit professionnellement ou dans votre vie personnelle, lâchez prise de toutes vos pensées et de vos raisonnements, toutes les présomptions que vous avez au sujet de ce qui ne va pas chez l’autre, et simplement, écoutez à partir du coeur. Accordez-vous à l’énergie de l’autre à partir de l’espace de silence qui est en vous. Ressentez juste avec votre coeur et votre intuition où se tient l’autre personne, comment c’est dans son monde intérieur. (Voir à la fin de ce message, une méditation guidée à cet effet.)

Vous vous faites souvent des idées à propos de ce que l’autre a besoin de faire pour résoudre ses problèmes. Vous analysez son problème et vous élaborez une solution. Il se peut même que vous ayez raison. Mais le fait  est que vos idées ne sont pas nécessairement accordées à l’énergie de l’autre personne à ce moment précis. Il se pourrait que vous soyez en décalage complet par rapport à la façon dont il se sent réellement. Votre aide ne porte ses fruits que lorsqu’elle est accordée à la réalité énergétique de celui que vous aidez. Il se pourrait qu’il ou elle ait besoin d’une approche totalement différente de celle que vous évaluez avec votre esprit rationnel.

Je vous invite à percevoir et ressentir l’autre personne purement et simplement à partir de votre espace intérieur silencieux et intuitif. Permettez-vous de transcender la dualité et de vous imprégner de la compassion du Christ. Je vous invite à vous laisser réellement inspirer par la présence de l’autre, lorsque vous lui offrez l’enseignement et la guérison.

Souvent, la solution est alors très simple. On a besoin de votre sagesse, pas de vos connaissances. On vous demande votre compassion et votre compréhension intime, pas votre jugement. Vous n’êtes pas censé fournir une solution, être le visage de l’autorité. Vous êtes là pour être le visage de l’amour.

Voici un exemple pour illustrer cette question. Prenons des parents qui veulent aider leurs enfants dans les problèmes qu’ils rencontrent. A cause de leur expérience, les parents savent mieux évaluer les conséquences de certaines actions que ne le font leurs enfants. Sur la base de cette connaissance, les parents mettent souvent leurs enfants en garde ; ils veulent leur épargner des difficultés et leur conseillent de faire ce qu’ils pensent être juste pour eux. Cela peut paraître une bonne manière d’aider, d’un point de vue mental. Et dans certains cas, il est raisonnable d’agir ainsi.

Cependant, bien souvent, si les parents se mettaient à l’écoute de l’enfant à partir de leur espace de silence, intuitif, ils comprendraient que leur enfant attend d’eux quelque chose d’entièrement différent. Ce dont l’enfant a le plus besoin, c’est que ses parents lui fassent confiance et qu’ils le rassurent. « Fais-moi confiance, laisse-moi être qui je suis. Laisse-moi commettre des erreurs, laisse-moi trébucher et garde foi en moi. » Lorsque vous vous reliez à votre enfant à partir d’un espace de confiance, en fait vous l’encouragez à suivre son intuition. Cela peut l’aider à prendre une décision qui lui semble juste et qui vous semble également compréhensible de votre point de vue. Mais, sous prétexte que vous savez mieux que lui, si vous essayez de lui faire faire quelque chose, votre enfant sentira un manque de confiance dans votre attitude et  cela aura pour conséquence qu’il vous résistera encore davantage.

Les enfants lisent en vous lorsque vous leur offrez votre aide. C’est dans leur nature de percevoir de façon  perspicace vos émotions derrière vos paroles. Ils sentent très bien votre peur ou votre jugement sous-jacents. Ils réagiront souvent à ces émotions plutôt qu’à vos paroles, et s’ils manifestent de l’aversion, ils semblent tout à fait déraisonnables. Mais en fait, il se peut que ce soient les parents qui agissent de façon trop raisonnable, c’est à dire qu’ils ne reconnaissent pas leurs émotions sous-jacentes et qu’ils ne sont pas en relation avec l’enfant de façon ouverte et honnête. Pour ce faire, les parents auront à lâcher prise de leurs notions préconçues et à s’ouvrir à la réalité émotionnelle de l’enfant. C’est en écoutant de façon authentique les préoccupations et les soucis de l’enfant qu’une vraie communication peut s’établir.

carte cles guerison (yes)Je mentionne cet exemple car il est si facile et si ordinaire d’être en relation avec quelqu’un, et nous savons tous combien il est difficile de soutenir ses enfants dans une attitude de confiance et d’ouverture. Cela se résume à lâcher prise : lâcher prise de vos idées à propos de « ce qui devrait être », de vos désirs et de vos souhaits, et de laisser vraiment l’autre exister. Entourer quelqu’un d’un espace d’ouverture et de compréhension vraie, sincère, c’est lui offrir la véritable énergie de guérison. Bien souvent, ce qui aide réellement l’autre, c’est votre acceptation totale des choses telles qu’elles sont. C’est lorsque l’on n’essaie pas de changer quelque chose mentalement que l’on se met en relation vraie avec l’autre et qu’on lui ouvre tout grand l’accès à l’amour et à la compassion.

Le piège du coeur    

le second piège que vous rencontrez lorsque vous tentez d’être un enseignant ou un guérisseur se situe dans la zone du coeur. Le coeur est un point de jonction de nombreuses énergies. Le centre (ou chakra) du coeur forme un pont entre le ciel et la terre et entre les centres d’énergie ou chakras supérieurs et inférieurs. Le coeur rassemble des énergies d’origine différente et il est capable de reconnaître l’unité sous-jacente. Le coeur vous permet de transcender la dualité et de tendre la main à quelqu’un avec amour et compassion. Le coeur est le siège de votre capacité à vous mettre à l’écoute de l’énergie de l’autre et de ressentir ce qu’il vit. C’est le centre de l’empathie. Très clairement, le coeur joue un rôle important dans toute forme d’enseignement ou de guérison spirituels. Beaucoup d’entre vous sont naturellement doués pour l’empathie, ils ont une tendance naturelle à ressentir les humeurs et les énergies des autres. Cette capacité vous est fort utile lorsque vous travaillez avec eux.

Toutefois, il y a aussi un piège important en relation avec ce talent. Il se peut que votre sensibilité à l’énergie des autres soit si forte qu’il vous est difficile de faire la distinction entre vos émotions personnelles et  celles de l’autre. Parfois, il vous arrive d’absorber tellement l’énergie de l’autre que vous perdez le sens de vous-même. Il se peut que vous vouliez tellement aider quelqu’un, spécialement puisque vous savez comment il se sent, que vos énergies se mélangent et que vous commencez à porter des fardeaux qui ne sont pas les vôtres.

Quand cela se produit, il y a un déséquilibre. Vous donnez trop. Vous outrepassez vos limites lorsque vous vous laissez emporter par la souffrance de quelqu’un et que vous sortez de votre chemin pour l’aider. L’énergie que vous donnez en trop se retournera contre vous. Cette énergie excédentaire va vers l’autre mais elle ne contribue pas à la résolution de ses problèmes. Il se peut que le client soit incapable d’intégrer ou de recevoir cette énergie, ou il en est effrayé, ou bien il ne la remarquera même pas. Vous finirez par vous sentir fatigué, contrarié et frustré.

Ce qui vous dit quand vous donnez trop, ce sont les signaux que votre corps et vos émotions vous envoient. Si vous vous sentez vide, frustré ou lourd après avoir vu un client ou essayé d’aider quelqu’un, cela indique que vous avez fait trop d’efforts.

Lorsque vous offrez l’enseignement et la guérison à partir d’un point de vue équilibré, bien centré, vous vous sentez libre, vif et inspiré. A la fin d’une séance, vous récupérez aisément votre énergie et reprenez contact avec vous-même. Vous lâchez prise de l’autre personne et il n’y a pas de cordes ou de ficelles qui traînent entre vos champs d’énergie.

S’il reste un lien énergétique avec l’autre personne parce que vous voulez tellement qu’il ou elle aille mieux ou soit heureux, ce lien a un effet destructeur sur votre énergie. En restant préoccupé par ce client, vous absorbez trop fortement ses énergies émotionnelles. Vous allez donner de vous-même pour soulager son fardeau et c’est là que se manifeste une codépendance entre vous deux. Le client commence à s’appuyer sur vous et votre bien-être va dépendre de son bien-être. Cet enchevêtrement d’énergies n’aide pas le client et il vous épuise.

Pourquoi cela arrive-t-il si fréquemment lorsque vous commencez à aider les gens ? Pourquoi ce piège est-il si difficile à éviter, spécialement pour les artisans de Lumière ? D’où vient ce besoin douloureusement intense d’aider et de rétablir, de faire du monde un endroit meilleur ? En partie, ce désir naturel s’explique par l’histoire de votre âme telle qu’elle est relatée dans la série de l’artisan de Lumière (en première partie de ce livre). Vous avez bien une mission intérieure qui consiste à apporter à ce monde enseignement et guérison. Mais la tendance à trop donner tire son origine d’une douleur en vous dont vous n’êtes pas totalement conscients. Cette douleur vous pousse à un excès de zèle dans le don.

Il y a dans votre coeur une douleur et une tristesse qui font que vous aspirez à une nouvelle manière d’être, un niveau de conscience plus accordé à la divinité naturelle de tout ce qui vit. Vous avez la nostalgie d’une réalité terrestre plus empreinte d’amour et de paix. Dans votre incarnation actuelle, vous n’êtes pas venus explorer les voies de l’ego. Vous êtes las et fatigués de cela. Vous êtes venus répondre à un ancien chant de votre âme. Vous êtes venus apporter votre aide pour restaurer la paix, la joie, le respect et la communion sur la terre.

Votre corps émotionnel porte les cicatrices de nombreuses vies au cours desquelles vous avez tenté d’incarner la lumière de votre âme et où vous avez rencontré résistance et rejet. Vous êtes venus ici à reculons mais en même temps, la vieille fleur de la passion n’est pas flétrie en vous. Vous êtes à nouveau ici ! Mais maintenant, à cause de cette peine que vous portez en vous, vous êtes comme des fleurs délicates et sensibles qui ont besoin de solides fondations pour grandir et s’épanouir. Vous avez besoin d’un solide sens d’enracinement à la terre et d’être bien centrés.

Par enracinement, j’entends que vous avez besoin d’avoir des racines dans la terre, d’avoir conscience de la façon dont fonctionne la réalité terrestre, de savoir quels sont les éléments que vous avez à gérer en vivant dans un corps physique. Parfois, vous êtes si enamourés du spirituel que vous oubliez de prendre soin de vous et de votre corps. Vous planez ou devenez trop idéalistes, trop irréalistes. Vous aimeriez bien souvent transcender la réalité de la terre mais c’est seulement par l’entremise de la terre, en vous sentant à l’aise et familiers avec l’élément « terre » que l’énergie de votre âme peut s’épanouir ici.

Par « être bien centrés », j’entends que vous avez besoin d’être vrais envers vos sentiments, envers ce que vous sentez être juste pour vous. En tant qu’humains, vous avez un ego, une personnalité individuelle qui vous distingue des autres. L’ego a une fonction précieuse. Il vous permet de focaliser l’énergie spécifique de votre âme dans la réalité matérielle. Vous n’avez pas à sacrifier votre individualité à un quelconque « bien supérieur »! Vous n’êtes pas ici pour éliminer votre ego mais pour laisser la lumière de votre âme briller à travers lui. Vous avez besoin de votre ego pour manifester votre énergie extérieurement.

A cause de la douleur que vous portez en votre âme, à cause de votre lassitude de ce qui est ancien, à cause de votre aspiration à la Nouvelle Terre, vous pouvez vous sentir déracinés et décentrés. Vous avez tendance à  pousser au changement là où la situation n’est pas prête, ou bien vous essayez d’éveiller les gens à un rythme plus rapide qu’ils ne peuvent gérer. Vous mettez trop d’enthousiasme à donner. Ce zèle intempestif peut prendre la forme d’un engagement total pour une bonne cause ou dans la préoccupation intensive du bien-être des autres. Mais au coeur de cela, il y a de l’impatience et de l’inquiétude. Il se peut que pour un temps, vous vous sentiez inspirés, passionnés et engagés, mais à un moment donné, vous serez déçus, puis irrités et furieux parce que vous aurez épuisé vos ressources d’énergie.

Le piège du coeur, le piège de trop donner, provient du fait que vous n’acceptez pas la réalité telle qu’elle est. Il y a en vous de l’impatience et de l’inquiétude qui font qu’il vous est difficile de lâcher prise. A cause de cela, il vous est difficile de garder la bonne distance émotionnelle par rapport aux gens que vous essayez d’aider ou aux causes pour lesquelles vous vous engagez.

Vous êtes des enseignants et des guérisseurs, vous avez vraiment une mission sur la terre. Mais pour l’accomplir en vérité, paradoxalement, vous avez besoin de lâcher prise de cet affreux besoin de changer les choses, car votre zèle a quelque chose de douloureux, c’est la douleur de ne pas vous sentir chez vous sur la terre, telle qu’elle est maintenant. Un véritable changement spirituel passe toujours par une acceptation préalable. Pour devenir vraiment l’enseignant et le guérisseur que vous voulez être, vous avez besoin d’étreindre votre souffrance et de la guérir. Vous avez besoin de faire la paix avec vos émotions intimes de peur et de colère. Si vous le faites, vous découvrirez que ce besoin irrésistible d’aider les autres ou de vous engager dans une bonne cause fait place à un sentiment très calme de paix et d’acceptation. Il y a alors vraiment une qualité curative qui émane de vous.

Lâcher prise de la souffrance et des épreuves des autres et leur laisser complètement le temps et l’espace nécessaires pour suivre leur processus personnel peut vous faire souffrir. Car cela vous ramène directement à votre solitude et à votre impression d’être perdus dans cette réalité terrestre. La différence entre ce monde cruel et imparfait et la réalité de vos rêves, tellement plus belle et plus pure, vous blesse profondément. C’est un défi pour vous de ne pas fuir cette blessure, de la laisser occuper entièrement votre conscience et de l’envelopper de vos ailes d’ange.

Dès lors que vous reconnaissez votre zèle à aider ou combattre pour une bonne cause, et que vous prenez conscience de la souffrance qui s’y cache, cette part de vous qui n’accepte pas la réalité telle qu’elle est, il vous est possible d’en lâcher prise. Dès que vous réalisez que votre zèle et votre impatience proviennent d’une souffrance intime et d’une tristesse, il vous est possible d’arrêter de donner trop. Vous pouvez alors  concentrer votre attention sur vous et trouver des moyens d’être vraiment en paix avec ce que vous êtes. Vous pouvez vraiment commencer à pratiquer le don envers vous.

Vous devenez alors un artisan de Lumière complètement enraciné et bien centré, dans l’acceptation de vous-même et des autres. La seule chose adéquate que vous ayez à faire en tant qu’artisan de lumière, c’est de mettre votre énergie à la disposition des autres. Vous enseignez et guérissez en laissant s’émaner l’énergie de la solution présente dans votre champ énergétique. Bien souvent, vous attirez à vous des gens qui ont exactement le même type de problèmes que vous avez traversés. Vous êtes allé au fond de ces questions et vous avez donc atteint dans ces domaines une sagesse et une pureté qui font partie de votre être. Ce sont les parcelles de vous qui sont dans l’illumination. Elles sont sacrées, inviolables et ne peuvent se perdre. Elles ne sont pas le fruit d’une connaissance apprise que vous pouvez oublier. Ce que vous avez à offrir aux autres n’est pas un outil ou une théorie, c’est vous transformé par la vie, l’expérience et le courage d’affronter vos  blessures intérieures.

L’oeuvre de lumière que vous avez à accomplir viendra à vous sans effort. Ce sera quelque chose qui vous  semble très naturel. Pour trouver votre mission, ce pour quoi vous êtes faits dans la vie, vous avez juste besoin d’être vraiment conscients de ce à quoi vous aspirez et d’agir selon votre inspiration. Ce faisant, vous manifesterez votre énergie dans le monde et les autres en seront touchés et inspirés, parfois sans que vous en soyez conscients. En vérité, il n’y a rien de plus à faire. C’est cela, l’oeuvre de lumière que vous êtes venus accomplir.

Les artisans de Lumière qui connaissent l’équilibre entre le don et la réception auront plus de joie et de paix dans leur vie et cette fréquence de la solution émanera davantage d’eux, de façon plus fluide. Ils sont sensibles et empathiques mais ils ont aussi un sens très clair de leurs limites. Ils se permettent de recevoir tout aussi facilement qu’ils donnent et ainsi, les deux courants, celui du don et celui de la réception, se renforceront dans leur vie.

Le piège de la volonté

J’aimerais vous parler à présent d’un autre piège fréquent sur votre chemin de guérisseur / enseignant en devenir. J’ai mentionné un piège dans la zone de la tête et un dans celle du coeur, j’aimerais terminer par le piège de la volonté.

On peut localiser la volonté dans le plexus solaire, situé près de l’estomac. Ce centre (ou chakra) gouverne la capacité d’agir, de manifester votre énergie intérieure à l’extérieur, sur le plan physique, terrestre. Quand la volonté est reliée à votre intuition, à cet aspect silencieux de vous qui transcende la dualité, les choses s’écoulent avec aisance et sans effort dans votre vie. Vous allez agir à partir d’un sentiment intérieur de confiance et de sagesse. Quand votre plexus solaire (qui est aussi le centre de l’ego) est guidé par le coeur, vous faites généralement ce que vous aimez faire et vous vous sentez joyeux et inspiré la plupart du temps. La volonté (ou l’ego) est alors devenue l’extension du Christ en vous.

Mais bien souvent, lorsque vous essayez d’aider ou de guider les autres, vous perdez contact avec ce courant. Il y a une part de vous qui veut en faire trop. Elle cherche à obtenir des résultats en forçant ou en poussant un peu les choses, même si votre intuition vous dit de lâcher prise ou de vous retirer. Bien souvent, c’est votre ego personnel qui a le désir ardent d’obtenir des résultats visibles. Cela n’a rien à voir avec le fait d’aider les autres ! C’est un besoin de confirmation, une insécurité qui vous fait perdre contact avec le courant naturel de guérison qui est souvent plus lent et imprévisible que vous le souhaitez.

Vous en faites trop lorsque vous avez l’impression que vous travaillez dur et que vos efforts ne sont pas vraiment reçus ni appréciés par les autres. De même, lorsque vous êtes séparé du cours naturel des choses,  vous êtes souvent distrait par des jugements extérieurs. Vous avez tendance à vous appuyer sur les idées et les attentes des autres et vous avez peur d’échouer à leurs yeux. La clé pour retrouver vos forces, c’est de cesser de faire et d’être vraiment silencieux. C’est en vous reliant à nouveau à votre coeur que vous pouvez vous mettre à l’écoute de la situation, à partir d’un espace neutre et calme. Votre peur et votre insécurité disparaissent alors à l’arrière-plan et vous pouvez vraiment vous concentrer sur ce dont votre client a besoin.

Bien souvent, vous n’avez pas besoin d’en faire tant pour lui ou pour elle. D’abord et avant tout, il vous est demandé d’être avec eux et de leur offrir l’énergie de la solution d’une manière simple et directe. Vous avez besoin de croire en l’impact de votre présence, même si vous ne dites ni ne faites rien. Osez vous tenir dans cet espace silencieux quand vous êtes avec quelqu’un. Lorsque vous avez confiance en vous, vous savez instantanément ce qu’il est approprié de faire ou de dire. Souvenez-vous que, en matière de guidance, moins égale plus.

lacher prise chez francesca

Le lâcher-prise est une forme d’amour

Surmonter les pièges que je viens de décrire implique toujours une forme de lâcher-prise. Il est question de lâcher prise de trop de réflexion, de lâcher prise de trop d’identification émotionnelle et de lâcher prise d’un usage excessif de la volonté. Mais si vous lâchez prise de tout cela et que vous vous abandonnez à cette part de vous qui est la plus pleine de sagesse et de compassion, votre « métier » d’enseignant et de guérisseur vous apportera beaucoup de joie et de plénitude. En tant qu’artisans de Lumière, vous ferez l’expérience d’un profond sentiment de réalisation de soi et de liberté. En étant un enseignant et un guérisseur, selon votre mode d’expression personnelle, vous vous sentirez relié au Tout, à l’unité qui sous-tend toutes choses. Vous aurez le sentiment d’accomplir vraiment votre mission en étant un élément de ce tissu spirituels et en y jouant votre rôle naturel.

Méditation

Voici un exercice qui peut vous aider à entrer en contact avec les sujets mentionnés dans ce message, de manière plus directe, plus émotionnelle.

Assis ou allongé dans une position confortable, portez votre attention sur les muscles des épaules et de la nuque, relâchez toute tension ou raideur qui s’y trouvent. Faites de même avec les muscles de l’abdomen, des bras et des jambes. Puis voyagez en conscience jusqu’aux pieds et ressentez votre connexion à la terre. Ressentez comme la terre vous porte et vous donne la sécurité dont vous avez besoin. Respirez un instant sans effort à partir de l’abdomen.

A présent, laissez votre imagination vous ramener à un moment où vous étiez très malheureux et abattu. Prenez la première situation qui se présente, accueillez-la. Repensez à ce moment passé, ce que vous ressentiez alors.

Puis allez à l’« énergie de la solution ». Demandez-vous : comment me suis-je sorti de là ? Qu’est-ce qui m’a le plus aidé ? L’énergie qui vous a le plus aidé a pu venir de vous ou bien de quelqu’un d’autre ; peu importe. Considérez juste le type d’énergie qui vous a fait sortir de ce point le plus bas. 

Maintenant, lâchez prise du passé et pensez à quelqu’un dans le présent qui vous est cher et au sujet de qui vous avez quelques soucis, votre conjoint, votre enfant, un collègue ou une amie. Laissez cette personne venir à vous en imagination et faites comme si elle était vraiment présente. Puis demandez-lui : comment puis-je t’aider ? Quelle serait la meilleure chose que je pourrais faire pour toi ? Ecoutez avec votre coeur. Que vous répond cette personne, que vous montre-t-elle ? Ressentez la réponse. Permettez juste qu’elle vienne à vous.

Lâchez prise et portez de nouveau votre attention sur vos pieds, sur votre respiration et revenez au présent. Le but de cet exercice est de prendre conscience de ce qui aide vraiment en situation de crise émotionnelle ou de douleur. Ce peut être très différent de ce que vous pensiez.

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 Dans le monde médical il y a beaucoup de savoir, partout dans le monde, qui pourrait être utile à beaucoup de personnes, mais ce n’est pas mis à disposition à cause de problèmes de pouvoir . Par exemple l’argent colloïdal et l’ or colloïdal, des moyens simples mais très puissants. Tout cela tourne autour du pouvoir… Cela me rend si triste et en colère. Comment puis-je aller au-delà de ça ?

Vous êtes un ange, secouant son poing vers le ciel. Parce que vous êtes si fâchés à propos de tout ce que vous voyez. La lumière du ciel brille sur tout et tous ici sur terre. Mais tout et tous ont le libre arbitre, et sont impliqués dans un processus de croissance de conscience, qui rend possible le fait qu’à vos yeux, il y a une souffrance terrible et injuste. Le lien dont vous avez besoin dans votre conscience pour à en arriver à une acceptation de base, est une vraie compréhension du libre arbitre.

Le libre arbitre est quelque chose d’étonnant. Cela entraîne le fait que vous avez tous la capacité de devenir complètement séparés de Dieu, de la Maison, de la source primordiale. À la racine de cette séparation il y a un désir profond de découvrir, d’explorer, de créer. À la base de l’obscurité la plus profonde se trouve  la créativité la plus profonde.

Vouloir tout explorer, y compris la profondeur la plus profonde, provient d’une impulsion créatrice – divine.

Chaque âme individuelle a le droit de naissance de tout explorer. Et dans chaque âme se trouve aussi la motivation pour connaître tous les extrêmes. Non pas juste à partir du mental, mais spécialement à partir de l’expérience, à partir d’un corps physique. Parce que de quelle autre manière pouvez-vous éprouver quelque chose aussi profondément qu’en étant matériel, en l’éprouvant physiquement tandis que votre conscience est voilée et vous n’avez aucune connaissance concernant vos origines ?

C’est une motivation présente dans chaque âme, une motivation que vous devez respecter.

Jetez un coup d’oeil sur vous-même et sentez ce par quoi vous êtes passé et quel ressenti vous avez traversé. Voyez combien vous avez pris de détours au niveau du mental, du cœur et de la volonté. Et voyez quelle sagesse et quelle beauté, qui n’étaient pas là auparavant, sont apparues dans votre âme grâce à ces détours, finalement. Parce que tout ce voyage à travers les extrêmes de dualité n’est pas pour rien. Il a conduit à une création intérieure si riche que vous ne pouvez pas encore comprendre ce que vous avez accompli par ce long voyage.

Vous pouvez voir tout ce processus dans lequel se trouvent la terre et l’humanité, comme une grande expérience de créativité. Et le mobile derrière cette expérience est la joie de la création, la joie de l’expérience.

Plus vous avez sombré profondément au plan matériel, plus il est dur d’ entrer en contact avec cette joie de la création. Pour sentir que finalement, c’est la source de tout, de tout ce que vous expérimentez dans votre réalité, de la douleur et de la négativité également. Finalement, la joie de la création est la base de tout.

Comment pouvez-vous le ressentir ? Comment pouvez-vous entrer en contact avec cela ? 

soleil clin d'oeilLevez les yeux, ne regardez pas en bas. Sentez l’énergie cosmique qui est votre maison, et sentez que toutes les choses ont un sens, même au moment le plus sombre. Pouvez-vous imaginer que tout ce qui vit sur terre crée vraiment sa propre réalité ? Que tous les êtres sensibles ont utilisé leur libre arbitre pour attirer à eux une certaine réalité ?

Si vous pouvez vraiment avoir la sensation que le libre arbitre agit dans toutes les réalités, que c’est la créativité de quelqu’un qui attire à lui ce qui arrive, alors vous comprenez qu’aucune force externe n’a de pouvoir sur quelqu’un. Il n’y a aucun pouvoir à l’extérieur de vous qui puisse vous empêcher d’être qui vous êtes, d’entrer à nouveau en contact avec le coeur divin. Il n’y a aucune force externe, il n’y a, par essence, aucune victime. Il y a toujours liberté de choix.

Même les ‘impuissants’ ont la liberté de choix. Là aussi le problème est de pouvoir respecter ces choix, quelque douloureux qu’ils puissent être. Même si ça vous semble non naturel, je veux vous inviter à profiter de la vie. A vous gâter terriblement. A vous donner tout ce de dont vous avez besoin. Ce n’est pas votre responsabilité, ces institutions du pouvoir médical et tous les problèmes qui leur sont associés.

Vous avez quelque chose de beau à partager avec cette réalité, mais ça ne se trouve  pas dans votre énergie combative, c’ est en qui vous êtes. Dans la pureté de votre être.

Est-ce que cela aboutit à ceci, Jeshua, à simplement être et non faire ? Et en ce qui concerne ces gens en Afrique, nous ne devrions-nous pas faire quelque chose pour eux ?

La compassion, la compassion réelle qui est vraiment pleine d’amour, n’est pas la pitié, mais le respect.

Les enfants que vous voyez mourir de faim à la TV sont tous différentes âmes qui ont fait des choix, qui ont une longue histoire derrière elles, dont l’image fragmentaire que vous voyez à la TV est seulement une partie de l’énigme. Je n’essaye pas de rationaliser leur souffrance, le problème est qu’il y a une profondeur à cela, une dimension derrière la souffrance, à laquelle vous ne rendez pas justice avec votre colère. Y répondre par l’indignation est à trop courte vue.

En outre, je voudrais dire quelque chose concernant cet infâme ‘ ne pas faire ’. Avec vous en particulier je voudrais vraiment recommander de ne littéralement rien faire pendant quelque temps!! (Rire). Mais en général, je voudrais dire ceci à ce sujet.

Ce ‘ non faire ’ que je voudrais vous inviter à faire, c’est: vous connecter avec le flux de votre intuition, et ressentir avec quel rythme d’action vous vous sentez bien en ce moment. Ce rythme est souvent beaucoup plus tranquille que celui que vous pensez vouloir.

Quand vous vous accordez à ce flux intérieur (la voix du silence) la synchronicité entre en jeu: vous agissez seulement quand vous vous y sentez contraints par votre intuition et tout arrive d’une façon douce et souple; sans résistance.

En son essence ce flux est la conscience du Christ, cette conscience que Gerrit évoque comme étant le silence dans votre être, hors du temps, de l’espace et de la dualité.

Quand vous vous harmonisez à cela dans vos allées et venues quotidiennes, vous en faites beaucoup moins. Les choses vont beaucoup moins surcharger et encombrer votre tête, vos émotions et aussi physiquement : dans ce que vous faites.

Alors vous suivez le rythme naturel de votre être et cela crée de la tranquillité.

Cependant, certains d’entre vous sont si dépendants du ‘ faire’, que ‘ le non faire ’ crée de la tension. Il est alors important d’examiner ces tensions, parce qu’en fait, des peurs se trouvent à leur racine. Elles vont faire surface quand vous ‘ ne faites rien ’. Avant que vous ne puissiez vraiment vous harmoniser à votre flux intérieur, des émotions plutôt intenses vont devoir venir à la surface, qui devront être entièrement étreintes par votre conscience avant de pouvoir se dissoudre.

A l’heure actuelle j’ai une patiente qui est si désespérée qu’elle envisage le suicide. Est-ce que je devrais la respecter au point de pouvoir dire : bon, très bien, c’est votre choix ?

Vous devriez savoir que votre amour, là  où l’amour signifie : la laisser être complètement libre dans son choix, peut l’amener à un point de changement.

L’énergie consistant à vouloir changer et rediriger, à vouloir amener quelqu’un à un changement de pensée, produit toujours de la résistance, toujours. En effet, vous dites alors à quelqu’un : vous n’êtes pas o.k. tel que vous êtes. Je vous aime, vraiment, mais… L’énergie d’amour inconditionnel, où rien ne doit être fait et où tout est autorisé à être, peut en fait inviter quelqu’un à faire quelques pas en avant, à libérer une certaine crainte.

Et alors, pour répondre à votre question, je dis : oui, lâchez prise.

Vous ne vous réalisez pas qu’en lâchant prise, vous donnez tant.

Vous ne laissez pas tomber la personne, mais votre volonté, votre espoir, vos idées concernant ce qui est bon pour l’autre. Ce que vous donnez à autrui en laissant partir ces choses est quelque chose d’étonnant.

C’est de l’amour.

Texte Pamela Kribbe 2005 – www.jeshua.net/fr

 

 

Isolement du Microbe de la vieillesse 

 

En 1904, Jean d’Albignac, extrapolant la découverte récente du bactériologiste ukrainien Ilya Metchnikoff qui affirme avoir isolé le microbe de la vieillesse et avance qu’il loge au coeur du gros intestin, redoute de voir les chirurgiens procéder à des ablations inconsidérées pour gagner l’immortalité et évoque la mythique Eau de Jouvence, non sans s’inquiéter de la surpopulation qui résulterait de son avènement

Vous connaissez la grande nouvelle, écrit d’Albignac : le microbe de la vieillesse est trouvé. Et je vous avoue que ce n’est pas sans quelque appréhension que je l’ai appris ; car le docteur Metchnikoff, qui en est l’inventeur, nous a révélé en même temps que ce terrible microbe avait, sauf votre respect, fait sa résidence habituelle de notre gros intestin. Et je commence à voir poindre le moment où, pour nous empêcher de vieillir, les chirurgiens nous proposeront, tout bonnement, de nous enlever notre intestin, comme on pratique déjà l’appendicite.

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Ilya Metchnikoff

Et, si cela continue, un nouveau chercheur découvrira le microbe des rhumatismes dans l’estomac ; un autre dénichera le microbe de la goutte dans le cerveau, etc. Et, au prochain siècle, le lieu de la résidence préférée de tous les microbes qui nous assaillent étant dévoilé, on les supprimera comme on supprime déjà l’appendice, de telle sorte que nous aurons des spécialistes pour nous vider le cerveau, pour nous supprimer le coeur, nous débarrasser de notre estomac, nous délivrer de nos poumons, après quoi, n’ayant plus en nous rien qui puisse nous faire vieillir, nous deviendrons aisément cinq ou six fois centenaires et même millénaires.

Seulement, étant privés de tous les organes qui sont la vie, continuerons-nous de vivre ?… Hum !… Peu importera à ces messieurs, puisqu’ils pratiqueront de si brillantes opérations ! Entre nous, je préférerais ne pas laisser pratiquer tant de courants d’air à travers mon individu ; et pour lutter contre tant de microbes, il me semble préférable de recourir au moyen que Molière n’a pas craint d’illustrer sur la scène française et que, par ce temps de progrès les villes un peu civilisées emploient toutes pour se débarrasser do leurs immondices.

Nos pères, auxquels on peut reprocher de n’avoir pas connu l’hygiène extérieure, connaissaient tout de même l’hygiène de la santé, quand ils recommandaient, pour vivre vieux, de se tenir tout simplement les pieds chauds, la tête libre… et – toujours sauf votre respect – le ventre aussi.

Je n’entends rien à la science ; mais je doute que notre prudent collaborateur, le docteur Paul, me désapprouve quand, à propos de la grande découverte du docteur Metchnikoff, je vous conseillerai tout uniment la bonne vieille Eau de Jouvence, qu’il nous est permis, du reste, d’envelopper de beaucoup de poésie, en nous imaginant, comme dans l’Antiquité, « qu’elle vient du paradis terrestre ». « Elle avait une telle vertu, nous content aussi les vieux auteurs, que si un homme malade en buvait et en lavait ses mains, il était aussitôt sain et guéri ; et, s’il était vieux et décrépit, il revenaît à l’âge de trente ans, et cl une femme était aussi fraîche qu’en sa jeunesse. »

Dans la mythologie, Jouvence, en latin Juventa, n’était autre qu’une nymphe, que Jupiter métamorphosa en fontaine, aux eaux de laquelle il donna la propriété de rajeunir ceux qui viendraient s’y baigner. Lors de la découverte de l’Amérique, le bruit se répandit que la fontaine merveilleuse avait été découverte dans le pays nouveau, coulant sur un sol étincelant d’or et de pierreries.

La Fontaine se désolait que tout cela ne fût que le fruit de l’imagination humaine ; et il disait avec sa charmante bonhomie :

Grand dommage est que ceci soit sornettes ; Filles connais qui ne sont pas jeunettes ; A qui cette eau de Jouvence viendrait Bien à propos

fontaine

Fontaine de Jouvence vue par le peintre Cranach en 1546

 

Et au XVIIIe siècle, ces vers badins couraient par la bonne ville de Paris :

Si tu pouvais, merveilleuse fontaine
Répandre un jour ta source dans Paris
Que de minois ridés et défleuris
Renonceraient aux ondes de la Seine !

Et voilà qu’on vient de la découvrir sur les bords de la Seine, puisque le docteur Metchnikoff nous apprend comment résister à la vieillesse. Il part de cette observation que les oiseaux ne donnent jamais de signes de décrépitudes, même le corbeau, qui fait ses délices de viandes gâtées. Or, la gent volatile n’a presque pas de gros intestin. Donc, la cause de notre décrépitude, est le gros intestin : c’est notre ennemi, que nous avons en nous-mêmes ; mais rien n’est plus aisé que de vivre avec son ennemi ; il ne s’agit que de le réduire à l’impuissance, en l’accablant de la nouvelle eau de Jouvence, que l’on peut puiser de tous côtés, puisqu’il suffit de la faire bouillir, avant de noyer ce gros viscère sous ses flots tumultueux.

Si nos aïeux avaient connu cela, peut-être ne seraient-ils jamais morts… Et il n’y aurait sans doute plus de place pour nous sur cette terre. Et voilà qui m’inquiète… Si nous nous mettons à ne plus vieillir… où placerons-nous tous nos neveux, petits-neveux et arrières-petits-neveux ? Avez-vous pensé à cela, docteur Metchnikoff ? Et un de vos successeurs devra-t-il inventer un remède pour lutter contre la surpopulation des hommes, comme Pasteur en a découvert un pour débarrasser l’Australie de ses myriades de lapins ?

Note : en 1908, Metchnikoff fut colauréat du Prix Nobel de physiologie ou médecine, pour ses travaux sur les mécanismes de défense immunitaire contre les bactéries au moyen des globules blancs

Texte D’après « Toutche-à-Tout» ; une Revue hebdomadaire
universelle illustrée, parue en 1904

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RELIGION ET GUÉRISON

Les religions se sont modifiées avec le développement de l’homme; l’idéal s’est lentement élevé jusqu’à atteindre le plus haut degré dans notre enseignement chrétien. La « fleur » de la religion est toujours donnée à la fleur de l’humanité. Dans l’avenir, une nouvelle race recevra part conséquent une nouvelle religion encore plus élevée. Il ne peut y avoir d’arrêt dans l’évolution, mais nous affirmons que les dirigeants invisibles donnent toujours à chaque nation l’enseignement le mieux adapté à sa condition. L’hindouisme aide nos plus jeunes frères de l’Orient, mais le christianisme est l’enseignement spécialement adapté aux peuples occidentaux.

amour chez francescaAinsi, nous voyons que la grande majorité de l’humanité est dirigée par la religion publiquement enseigné dans le pays natal, mais il y a toujours des pionniers plus précoces auxquels il est nécessaire de donner un enseignement plus élevé; il s’ensuit qu’une doctrine plus élevée leur est donnée par l’Ecole des Mystères appartenant à leur pays. Lorsque seulement quelques personnes sont prêtes à recevoir cet enseignement préparatoire, on les instruit personnellement, et lorsque leur nombre augmente, l’enseignement devient graduellement public.

Au cours des quelques années où nous avons diffusé les enseignements rosicruciens, ils se sont répandus comme une traînée de poudre dans le monde. Ils ont trouvé un écho dans le coeur de toutes les classes, depuis le Cap de Bonne-Espérance jusqu’au Cercle arctique et au-delà. Nos adhérents se trouvent tout autant dans les organisations gouvernementales que dans les milieux les plus humbles; tous correspondent et sont en contact intime avec notre mouvement et travaillent à la diffusion de ces vérités profondes concernant la vie et l’être, qui les aident dans leurs problèmes.

En ce qui concerne notre activité de guérison, il est bien vrai que, comme il est écrit dans le Livre de Job, « la vie de l’homme est brève et sans cesse agitée ». Parmi toutes les vicissitudes de la vie, aucune ne nous affecte autant que la perte de la santé. En effet, nous pouvons perdre de l’argent, des amis, avec une certaine sérénité, mais quand la santé décline et que la mort menace, les plus forts chancellent. Alors conscients de notre faiblesse humaine, nous sommes, à ce moment-là, plus disposés qu’en toute autre période à nous tourner vers le divin pour en obtenir du secours, et c’est pourquoi les fonctions de guide spirituel sont toujours plus ou moins liées au pouvoir de guérison.

Parmi les primitifs, le prêtre assumait aussi les fonctions de guérisseur.

Dans la Grèce antique, ceux qui avaient besoin d’être guéris avaient particulièrement recours à Esculape. L’Eglise elle-même a perpétué cet usage. Certains ordres catholiques ont eu, et ont toujours, depuis des siècles, pour mission de soulager la souffrance. Pendant les périodes d’épidémies, le « bon Père » visitait les malades en tant que représentant de « notre Père Céleste »; et les connaissances qui pouvaient lui faire défaut étaient remplacées par l’amour et la compassion qui l’animaient, et aussi par la foi du malade dans le saint office du prêtre, si toutefois c’était un véritable et saint prêtre. Les soins qu’il donnait à son patient ne commençaient pas auprès du lit de ce dernier et n’étaient pas terminés quand il était guéri. La gratitude du malade envers son médecin s’ajoutait à la vénération pour le guide spirituel et, en conséquence, le pouvoir du prêtre pour l’assister était fortement accru. Les liens noués entre eux étaient beaucoup plus forts que lorsque les offices de guide spirituel ne sont pas liés à ceux de conseiller médical.

On ne peut nier que la double fonction qui incombait à ces prêtres leur donnait un pouvoir des plus dangereux sur les gens et qu’ils abusaient parfois de ce pouvoir. Il est également certain que l’art médical a atteint un degré d’efficacité qui ne pouvait être réalisé qu’en se consacrant à cette tâche particulière. La sécurité que donnent les lois sanitaires, la destruction des insectes propagateurs de maladies, témoignent largement de la valeur des méthodes scientifiques modernes. Il semblerait donc que tout est pour le mieux et qu’il n’y ait plus besoin de faire d’autres efforts. Mais en réalité, jusqu’au jour où toute l’humanité jouira d’une santé parfaite, notre préoccupation doit être de lui donner les moyens de l’acquérir et de la conserver.

le tempsEn plus de l’enseignement officiel de la médecine et de la chirurgie qui se fonde exclusivement sur des moyens physiques pour guérir les malades, d’autres systèmes sont nés qui se basent uniquement sur la guérison mentale. Ces organisations qui préconisent la « guérison par le mental », la « cure naturiste », etc., ont coutume de tenir des réunions et d’en publier les résultats dans les journaux avec les témoignages reconnaissants des partisans de ces systèmes divers qui ont bénéficié des traitements reçus. Si les médecins diplômés en faisaient autant, de semblables témoignages ne manqueraient certainement pas.

L’opinion de milliers de personnes a sans doute une grande valeur, mais elle ne prouve rien, car des milliers d’autres personnes peuvent avoir des vues différentes. Un seul homme peut avoir raison et le reste du monde avoir tort, témoin Galilée soutenant contre la croyance commune la rotation de la terre. Aujourd’hui, le monde entier a été converti à l’opinion pour laquelle l’illustre astronome a été persécuté comme hérétique. Notre point de vue est que l’homme est un être composite, et que la guérison d’un malade se fait en proportion des remèdes apportés sur les plans physique, moral et mental de son être. Nous affirmons également que des résultats peuvent être plus aisément obtenus lorsque les rayons planétaires sont propices à la guérison d’une maladie particulière ou à un traitement dont les remèdes sont préparés au préalable dans des conditions favorables.

Le médecin moderne sait que l’état du sang et, par conséquent, l’état du corps entier, se modifie en fonction de l’état du malade, et que plus il adjoint la suggestion à la thérapeutique, plus il a de succès. Peu de gens, peut-être, ajoutent foi au fait que notre état mental et notre condition physique sont influencés par les rayons planétaires qui changent selon le mouvement des corps célestes.

Cependant, depuis que le principe de radio-activité a été établi, nous savons que chacun projette dans l’espace d’innombrables particules. La télégraphie sans fil nous a appris que des ondes éthériques voyagent rapidement et sûrement à travers l’espace et que, selon notre volonté, elles actionnent un récepteur. Nous savons aussi que les rayons du soleil nous affectent différemment le matin lorsqu’ils nous frappent horizontalement, qu’à midi, alors que ces rayons sont perpendiculaires. Si les rayons de la lumière venant du soleil qui se meut rapidement produisent des changements physiques et mentaux, les rayons persistants des planètes plus lentes ne peuvent-ils pas aussi avoir un effet? Si cela est, ils sont, dans la santé, des facteurs qui ne doivent pas être négligés par le guérisseur scientifique.

La maladie est une manifestation de l’ignorance, le seul péché; la guérison est une démonstration du savoir appliqué, le seul salut. Le Christ est la personnification du principe de Sagesse, et c’est dans la mesure où le Christ est formé en nous que nous acquérons la santé. Par conséquent, le guérisseur devrait être un mystique et s’efforcer d’inspirer à son malade des idéaux élevés qui lui apprendront, avec le temps, à se conformer aux lois divines qui gouvernent l’univers, pour atteindre à une santé permanente dans ses vies futures, aussi bien que maintenant.

Cependant, la foi sans les oeuvres est morte (Jacques 2:26). Si nous continuons à vivre dans des conditions insalubres, la foi ne nous sauvera pas de la fièvre typhoïde. Si nous prenons des précautions et des remèdes appropriés, nous prouvons réellement notre foi par les oeuvres.

Dans différents ouvrages, on peut lire que les membres de l’ordre des Roses-Croix faisaient le voeu de guérir gratuitement les malades. Cette affirmation est quelque peu déformée. Ce sont les frères lais qui font le voeu de secourir le mieux possible toux ceux qui en ont besoin, et gratuitement. Ce voeu inclut la guérison, bien entendu, dans le cas d’un Paracelse, par exemple, qui avait le don de guérir par la méthode combinée de remèdes physiques pris sous l’influence d’aspects astrologiques bénéfiques et, bien sûr, de conseils spirituels. D’autres, qui n’étaient pas qualifiés comme guérisseurs, ont porté leurs efforts dans d’autres directions, mais ils avaient tous un point commun: ils ne demandaient rien pour leurs services et travaillaient en secret, sans bruit ni réclame.

Onirique

Il en est de même avec les moyens ordinairement appliqués dans le système rosicrucien de guérison; ils dépendent de la connaissance des dissonances planétaires qui causent la maladie, et de l’influence qui remédiera à ce désaccord, et ceci nous a suffi jusqu’ici pour tous les cas traités. Toutefois, il existe un procédé plus efficace, applicable sous les lois supérieures, qui peut accélérer la guérison dans ces cas chroniques et dans certaines circonstances où un repentir sincère de l’erreur existe, et ce procédé peut faire disparaître la maladie avant que la destinée, froide et sévère, en ait décidé à son tour.

Lorsqu’on observe un malade au moyen de la vue spirituelle, que le corps soit amaigri ou non, il est évident pour le clairvoyant que les véhicules supérieurs sont plus ténus qu’en pleine santé. Ainsi, ils ne transmettent pas au corps physique une quantité suffisante de vitalité, de sorte que ce véhicule se désorganise plus ou moins. Mais quel que soit l’amaigrissement du corps physique, il existe certains centres qui, selon le développement spirituel du sujet, peuvent être très ténus, même en état de santé, ils peuvent s’obstruer à un degré plus ou moins grand selon la gravité de la maladie. Ceci est particulièrement le cas pour le centre principal situé entre les sourcils. L’esprit s’y trouve enfermé, parfois à un degré tel, qu’il perd contact avec le monde extérieur et ses progrès. Il devient tellement replié sur sa propre condition que, seule, une rupture complète du corps physique pourrait le libérer.

Cet état peut encore durer de longues années, et entre temps l’inharmonie planétaire qui avait causé le début de la maladie peut s’être éloignée, mais le patient est incapable de profiter de cette amélioration. En de tels cas, un flot d’énergie spirituelle d’un certain genre est nécessaire pour apporter à l’âme son message: « Tes péchés te sont pardonnés ». Une fois ce message entendu, le malade peut répondre au commandement « Prends ton lit et marche ».

Dans notre humanité actuelle, personne ne peut se mesurer au Christ, aussi personne ne peut exercer Son pouvoir dans des cas aussi extrêmes, mais le besoin de ce pouvoir en active manifestation existe aujourd’hui tout autant qu’il y a deux mille ans. L’Esprit pénètre toutes choses à l’intérieur de notre planète et sur sa surface, mais à des degrés variables. Il a plus d’affinité pour certaines substances que pour d’autres. Etant une émanation du principe Christique, c’est l’Esprit Universel, composant le Monde de l’Esprit de Vie, qui restaure l’harmonie synthétique du corps.

ENSEIGNEMENTS D’UN INITIÉ – TOME I  de MAX HEINDEL – CHAPITRE 18 –

 

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