Le secteur pharmaceutique et son histoire

 

Le combat ancestral de l’humanité contre la maladie a tissé inextricablement des liens avec l’histoire du médicament qui dans sa version moderne devient l’histoire de l’industrie pharmaceutique. L’organisation industrielle de la conception et de la production du médicament institutionnalise ce combat ancestral devenu non seulement l’affaire des entreprises pharmaceutiques mais également de politiques et d’agence publiques comme celles notamment de l’Agence nationale du médicament en France et de la FDA aux États-Unis.

Médoc2L’histoire de l’industrie pharmaceutique innerve le politique, le social et l’économique.

Dans cet article, nous nous intéressons premièrement aux différentes étapes de l’histoire du secteur pharmaceutique et deuxièmement en quoi la relation innovation contrôle contribue à expliquer le passage d’une étape à une autre. Au docte apothicaire, l’artisan du médicament, succéderont à partir du XIXe siècle les multinationales productrices d’un médicament de masse et standardisé. C’est l’avènement de l’ère moderne du médicament.

Depuis la fin du XXe siècle, l’industrie pharmaceutique évolue vers ce qu’il est tentant de qualifier d’« ère postmoderne ».

On assiste en effet à une individualisation lente du médicament qui prend en compte la spécificité du patrimoine génétique de chaque individu mal cernée par des traitements thérapeutiques fondés sur une logique de standardisation.

Le développement des biotechnologies s’appuie donc sur une forme de relativisme par rapport à la logique universaliste et standardisée qui prévalait antérieurement durant la période moderne. La coexistence des biotechs avec les techniques classiques et toujours dominantes maîtrisées par les « big pharmas » fonde ce nouveau régime de régulation « postmoderne » à partir des années 1980. La faible efficience de la recherche des « big pharmas » facilite l’émergence de cette régulation qui emprunte à la fois à l’artisanat et à l’ère industrielle moderne.

Vouloir rendre compte de l’histoire de l’industrie pharmaceutique, c’est évoquer les systèmes institutionnels successifs qui ont rythmé son évolution, c’est pourquoi nous nous penchons sur les caractéristiques des principales périodes de ce secteur (partie 1). C’est aussi, avec un regard gestionnaire, s’intéresser aux conditions de l’innovation dans un secteur à forte intensité en R&D. C’est pourquoi, nous examinons l’évolution de la relation innovation-procédures en nous interrogeant sur son rôle, parmi d’autres causes, dans la baisse de l’efficience de la R&D du secteur pharmaceutique. Si une telle interprétation était retenue, on disposerait alors d’une clé de lecture pour mieux comprendre l’évolution des régimes de régulation de l’industrie pharmaceutique et le passage d’une période à une autre (partie 2).

I – MODES DE RÉGULATION DE L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

Les modes de régulation décrits dans cette partie concernent l’organisation du modèle économique du secteur de l’industrie pharmaceutique et reprennent, dans le cadre de cet article, des étapes de l’industrie pharmaceutique évoquées de façon beaucoup plus exhaustive dans des études comme celles de Sonnedecker (1986) ou encore de Hamdouch et Depret, (2001).

L’évolution de l’industrie pharmaceutique s’insère dans une dynamique plus vaste touchant au système institutionnel et social dans son ensemble. Il n’est donc pas surprenant que la périodisation retenue pour le secteur pharmaceutique rappelle celle qui affecte le système institutionnel et social environnant. Pour qualifier les différents modes de régulation successifs de l’industrie pharmaceutique, nous nous inspirons de la typologie définie par Piore et Sabel (1989).

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1.     La période artisanale

C’est durant la Renaissance au XVIe siècle que le Suisse Paracelse)  apporte une inflexion importante à l’évolution de la pharmacie. À partir de cette époque et contrairement à ce qui prévalait depuis l’antiquité, la pharmacie ne relèvera plus exclusivement de la botanique. La chimie s’impose comme un support de développement durable pour cette industrie. Des savants comme Morgagni, René Laennec , Corvisart, Skoda, Lavoisier jouent un rôle central au cours des XVIII et XIXe siècle pour faire avancer cette science du médicament fondée sur une démarche très empirique (Sonnedecker, 1986). Tandis qu’en Italie qui est alors à la pointe du développement en Europe, les pharmaciens s’organisent en guildes, en France ils s’organisent en coopératives professionnelles destinées à réguler la profession et à partir du XIX à mutualiser certaines productions. La profession demeure essentiellement le fait de petites entreprises jusqu’aux années 1920. Toutefois, une production industrielle fondée sur des préparations chimiques standardisées se met en place dès la fin du XVIIIe siècle et les travaux de Pelletier sur la quinine et de Robiquet sur la codéine ouvrent la voie à des productions à la large échelle à partir de la première moitié du XIXe siècle (Sonnedecker, 1986).

2.     L’ère moderne et le développement des grandes entreprises pharmaceutiques

Des processus manufacturiers sont apparus dès le XVIIIe et surtout à partir du XIXe, mais il faudra attendre la seconde moitié du XXe siècle pour assister au développement accéléré des grands groupes pharmaceutiques mondiaux. Comme dans les autres secteurs industriels, la concentration succède à l’atomisation de la concurrence bien que l’industrie pharmaceutique demeure à ce jour moins concentrée que d’autres secteurs comme l’automobile, l’informatique ou l’électronique grand public.

La quasi-totalité des dirigeants de ces multinationales s’accorde sur la crise de leur business model. Le temps du modèle de croissance fondé sur des blockbusters, ces médicaments à 1 milliard de dollars de CA, est révolu. L’aléa est trop élevé. Les entreprises pharmaceutiques doivent en effet tenir compte d’un taux d’échec élevé. Les innovations rentables se concentrent sur un nombre réduit de médicaments : 14 % d’un échantillon de 100 médicaments lancés classés comme « value innovations » ont généré 38 % du chiffre d’affaires et 61 % du profit total des entreprises concernées (Day, 2003).  Ce manque d’efficience de la R&D et l’incertitude élevée quant au succès des médicaments nouveaux engendrent des coûts trop importants qui érodent les marges. Selon IBM Consulting Services, le profit par action des 20 premiers laboratoires mondiaux est passé de 28 % sur la période 1993-1998 à 5 % depuis 2000.

3.     L’ère « postmoderne »

La remise en question du modèle de développement fondé sur les blockbusters et l’industrialisation de masse qu’ils impliquent intervient dès le milieu des années 1980. Les dirigeants des « big pharmas » investissent dans les biotechnologies sur lesquelles se fondent des attentes excessives quant à leur capacité de générer rapidement des résultats tangibles.

Cette période peut être qualifiée de « postmoderne » (dans sa version positive et non dans sa version nihiliste) parce qu’avec la prise en considération de la spécificité génétique de chacun, elle fait d’un relativisme empirique la base d’un nouveau paradigme de développement pour cette industrie. Désormais, selon ce paradigme, un médicament véritablement efficace est relatif à un individu et à son patrimoine génétique.

Toutefois, la lente gestation de ces médicaments du futur se traduit en réalité par leur coexistence avec les médicaments classiques toujours dominants. En dépit de rendements décroissants de leur R&D, les grands laboratoires poursuivent leurs recherches d’améliorations de molécules existantes ou de nouveaux couples molécules/cibles thérapeutiques grâce aux criblages à grande échelle permis par l’informatique. L’ère « postmoderne » de la pharmacie à partir des années 1980 se révèle donc dualiste tant sur le plan des pratiques de recherche que des niveaux de production. Sur ces deux points, depuis plus de 20 ans, les entreprises biotech et les « big pharmas » se distinguent autant qu’elles se complètent comme l’atteste l’abondante littérature sur le sujet (Mc Kelvey et al., 2003).

Les trois phases que nous venons de décrire s’intègrent dans des évolutions longues qui affectent l’ensemble des institutions sociales et la façon de penser des acteurs. Les passages d’une phase à une autre décrits pour le secteur de la pharmacie révèlent donc l’isomorphisme entre le mode de régulation de ce secteur, les stratégies de ses entreprises et l’évolution historique plus globale des institutions sociales. Dans la perspective développée par le nouvel institutionnalisme, cette évolution globale concerne les valeurs, la culture, les modes de pensée et les formes d’organisation économique (Scott, 1995; Meyer, 1994; Philips, 2003; Rouleau, 2007, chap. 5).

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Cependant, en insistant sur les évolutions macro des institutions sociales et des secteurs économiques, les dimensions micro de l’évolution historique restent parfois négligées, laissant à penser que la pesanteur du déterminisme social efface toute décision contingente des acteurs ou d’organisations particulières d’un secteur d’activité. Or, si les contraintes sociales sont réelles, elles n’expliquent pas à elles seules le changement de mode de régulation, c’est-à-dire le mouvement de dé-institutionalisation et de re-institutionalisation au niveau du régime de régulation d’un secteur précis (Jennings, Greenwood, 2003).

Par exemple, on n’appréhende pas exactement les forces susceptibles d’expliquer le passage de l’ère moderne à l’ère post-moderne en ce qui concerne le mode de régulation de l’industrie pharmaceutique et on laisse de côté les jeux politiques des différents acteurs. La mise en évidence de « mécanismes » plus désagrégés (Hedström et Swedberg, 2006), c’est-à-dire sectoriels et/ou intra-organisationnels, de de/institutionalisation s’avère donc nécessaire. Leur description constitue l’un des enjeux de la nouvelle sociologie économique et du nouvel institutionnalisme pour éclairer le passage d’un mode de régulation à un autre d’un secteur.

Dans le cas du secteur pharmaceutique, la relation entre innovation et procédures scande les changements de mode de régulation. L’articulation entre innovation et procédures de contrôle est un mécanisme dont le fonctionnement constitue une explication plausible de la dynamique historique propre à ce secteur.

II – RELATION INNOVATION ET PROCÉDURES INSTITUTIONNALISÉES

1.     Ralentissement du rythme d’innovation et croissance des procédures de contrôle

Le passage de l’artisanat à la grande entreprise pharmaceutique s’explique par un mouvement de concentration des ressources et par l’orientation stratégique vers une production de masse standardisée (Sonnedecker, 1986). Le passage de la grande entreprise pharmaceutique à un régime de coexistence entre ces dernières et des entreprises de plus petite taille orientées vers les biotechs s’interprète à travers le rapport ambigu qu’entretiennent innovation et procédures de contrôle. Il y aurait une contradiction entre une recherche à la fois créative et osant prendre des risques et des procédures institutionnalisées associées aux exigences de certitude de profitabilité à moyen terme des marchés financiers.

Certes le ralentissement du rythme d’innovation a des causes multiples, avec notamment le vieillissement de la population qui entraîne le développement de maladies plus complexes et difficiles à traiter comme le cancer ou la maladie d’Alzheimer. Il demeure que la mise en parallèle de la montée des procédures et du ralentissement du rythme d’innovation est remarquable sur cette longue période.

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En 1901, aux États-Unis, une première tentative de régulation aboutit à la saisie des produits dénaturés : on s’était aperçu qu’un vaccin antivariolique dénaturé avait été mis sur le marché et semblait être à l’origine d’une épidémie de tétanos. En 1906, le Congrès américain crée la FDA (Food and Drug Administration), mais lui confie un rôle de régulation très limité.

La régulation institutionnelle demeure embryonnaire. Ainsi, des pseudo-médica-ments continuent d’être vendus. Entre les deux guerres mondiales, selon Pignarre, plus de 500000 médicaments différents sont mis en vente et les produits inertes voisinent avec les produits actifs. Il faudra attendre un accident grave, en 1938, pour que le Congrès américain autorise la FDA à contrôler la toxicité des nouveaux médicaments. Progressivement un certain nombre de bonnes pratiques se mettent en place.

Aux États-Unis, « on a considéré que l’on ne pouvait plus s’en remettre uniquement à la liberté de choix du consommateur et à sa conscience de risque pour le protéger des effets potentiels non désirés des médicaments » (Temin, 1990). Par la suite, plusieurs réglementations renforceront le pouvoir de la FDA.

En France, le développement des procédures relatives à la recherche et aux essais cliniques intervient avec un décalage de quelques années par rapport aux États-Unis. La procédure d’autorisation de mise sur le marché (AMM) est instituée en 1972 et codifie l’éthique et le déroulement des essais cliniques. Puisque les AMM requièrent systématiquement le déroulement d’essais cliniques, c’est la fin de la période d’inventivité « débridée ».

L’obligation des études de toxicité et les études cliniques utilisant la méthodologie du screening changent radicalement le cadre de l’innovation pharmaceutique en se substituant à la recherche en milieu ouvert. À partir de 1988, les essais cliniques sont encadrés par la loi (Loi Huriet-Serusclat) qui en définit les bonnes pratiques, celles-ci faisant l’objet d’une tentative d’harmonisation à l’échelle mondiale. Cette normalisation, à laquelle ont également participé les « big pharmas », a contribué à allonger le temps de conception du médicament.

La durée totale moyenne aux États-Unis du début de la phase de recherche à l’arrivée sur le marché d’un nouveau médicament est passée de 6 à 7 ans dans les années 1970 à 8,5 ans dans les années 1980 et à 9,1 ans dans les années 1990. Cette durée est estimée aujourd’hui à 12 à 13 ans. Toutefois, en 1997, le Congrès américain adopte le « Modernization Act » qui permet l’accélération des délais d’approbation par la FDA en assouplissant certaines procédures. Dans un renversement de leur stratégie, les grandes entreprises pharmaceutiques ont exercé une action de lobbying pour accélérer la mise sur le marché au lieu de privilégier le renforcement des procédures pour ériger des barrières à l’entrée. Elles y sont poussées par l’inflation du coût du médicament qui exige une rentabilité rapide.

Le coût de développement d’une molécule nouvelle est passé en effet de 50 millions de dollars en 1976 à 1 milliard de dollars au début des années 2000 selon Datamonitor et 1,2 milliard de dollars en 2008.

Désormais, tout projet présentant un risque en termes de volume supposé des ventes, de sécurité ou de délai de mise au point est systématiquement écarté. Selon de Di Masi (2001), 27 % des molécules sont abandonnées pour des raisons économiques ; 33 % pour des raisons de sécurité pour le patient et 40 % pour des raisons d’inefficacité. Les gestionnaires et les responsables R&D ne disposent plus de flexibilité en cours de projet, ce qui est susceptible de détourner les plus inventifs. Tout écart par rapport à l’environnement prévu au plan est perçu comme négatif (Rzakhanov, 2001). La question de l’efficience de l’arbitrage entre recherche et procédures est posée : ce comportement n’amène-t-il pas à se priver trop tôt des médicaments qualitativement innovants ? (Di Masi, 2001; Di Masi et al., 2003)

Le nombre de nouvelles molécules et, à un moindre degré, de nouveaux médicaments chute sur longue période. Selon Pignarre (2003), durant les années 1960-1970, ce sont entre 70 et 100 nouveautés thérapeutiques qui étaient lancées chaque année. Ce n’est plus le cas actuellement. Aux États-Unis, le nombre de molécules nouvelles approuvées par la FDA est stable, de l’ordre de 25 par an sur la période 1993-2000 en dépit de la croissance brutale des budgets de R&D (voir aussi http://www.fda.gov/cder/reports/rtn2000/rtn2000.htm  ). Le développement des médicaments génériques traduit cet épuisement relatif de l’innovation. Aux États-Unis, la part des génériques dans la totalité des prescriptions est passée de 19 % en 1985 à 47 % en 1999 et 50 % des médicaments étaient généricables en 2005.

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2.     Les acteurs et le changement de mode de régulation

De la même manière qu’ils avaient contribué au développement des procédures de contrôle, les dirigeants des grandes firmes pharmaceutiques vont s’efforcer de remédier à leurs effets pervers.

Dès les années 1980, leur stratégie a consisté à encourager les start-up biotechnologiques en les finançant directement ou en concluant avec elles des contrats de licence. C’est en 1982, que Genentech lance le premier médicament biotech autorisé par la FDA, soutenu par Ely Lilly qui l’utilise sous licence (Ahn, Meeks, 2008). Ce déplacement de la R&D vers les start-up n’abolit pas le cadre réglementaire en vigueur. Cependant, le transfert de la recherche de pointe à de petites structures évite de se confronter à la sédimentation procédurale héritée de l’évolution et de la culture des « big pharmas ».

En externalisant ainsi une partie de leur R&D vers des terrains a priori prometteurs, leurs dirigeants transfèrent le risque et se placent en position d’en récupérer le gain éventuel.

De leur côté, les dirigeants-fondateurs des entreprises biotechs misent sur leur potentiel créatif, la capacité des biotechs à s’imposer à terme, et reprennent à leur compte la logique entrepreneuriale des années 1960. Leur développement reste toutefois aléatoire. À partir de 1995-1996, la plupart de ces start-up élaborent des business plan calqués sur des standards financiers habituels, ce qui les contraint à investir dans le développement de médicaments classiques pour survivre et rassurer leurs investisseurs en attendant de pouvoir lancer des produits biotech (Pignarre 2003, p 135).

La reconfiguration progressive de la relation innovation-procédures apparaît donc comme un choix collectif partagé et le fruit d’un déterminisme socio-économique imposant sa logique aux acteurs (De Rondt, Thiétart, 2007). En actionnant cette relation, les dirigeants et managers participent au plan micro au passage de l’ère moderne à l’ère « postmoderne » de l’histoire de la pharmacie.

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CONCLUSION

L’histoire de l’industrie pharmaceutique est instructive à plus d’un titre. Trois périodes majeures se succèdent depuis le XVIIIe siècle, que nous avons respectivement qualifiées d’artisanale, de moderne et de postmoderne. Ces périodes s’insèrent dans une évolution institutionnelle plus globale qui les façonne. Leurs caractéristiques permettent à la fois de saisir la continuité et la spécificité de l’évolution historique de la pharmacie par rapport l’évolution institutionnelle d’ensemble.

Des mécanismes micro, inter et intraorganisationnels, participent à cette évolution macro-historique comme la gestion de la relation innovation-procédures que nous avons plus particulièrement examinée. Cette relation est en effet engagée à chaque changement de période. Ainsi on relève que les progrès accomplis durant la période moderne correspondent à un renforcement de la réglementation et des procédures, ce qui permet d’orienter plus rationnellement la recherche et de conférer une pleine légitimité sociale aux entreprises pharmaceutiques grâce au respect de règles éthiques précises.

Toutefois, la sédimentation de ces procédures est aussi une explication au ralentissement de l’innovation. Façonnée par une évolution institutionnelle globale de spécialisation souple et par les choix des dirigeants du secteur, l’industrie pharmaceutique évolue vers l’ère postmoderne caractérisée par un nouvel agencement de la relation innovation-procédures de contrôle.

L’augmentation du nombre de médicaments biotechs actuellement mis sur le marché semblerait indiquer que ce système de régulation, encore instable, produit les résultats attendus depuis plus de vingt ans.

  • Mis en ligne sur Cairn.info le 01/01/2009

https://doi.org/10.3166/rfg.188-189.175-183 Dans Revue française de gestion 2008/8-9 (n° 188-189)

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Il est temps de déployer une Médecine Nouvelle

On connaît depuis longtemps les guérisons spontanées. Pourtant, il est surprenant de voir le peu d’attention consacré jusque là par le corps scientifique à ce phénomène rare, et pourtant particulièrement exceptionnel : la guérison sans intervention du corps médical.

Peut-être que les médecins ne voient pas cela d’un très bon œil, ce phénomène remettant leur métier en question ; ils préfèrent souvent parler de méprise ou d’erreur de diagnostic. Pourtant, dans ce contexte, ce que l’on pourrait appeler «l’intervention médicale » joue bien sûr aussi un rôle essentiel dans la guérison spontanée, sauf que cela ne se passe pas au niveau somatique ou matériel en début de traitement, mais est d’ordre émotionnel et psychique pour le patient. Le « mécanisme » qui sous-tend cette « intervention médicale » est connu, et nous en parlerons plus en détail tout à l’heure.

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Naturellement, il y a toujours eu, et il existe encore des médecins qui se penchent sur la question, tels que le Dr. Andrew Weil, le Dr. Le Shan, le Dr. Carl Simonton, le Prof. Gallmeier et le Prof. Kapaun pour n’en citer que quelques-uns. Mais l’analyse des très nombreuses anamnèses de patients ayant connu une guérison dite spontanée et dont l’histoire a été publiée n’a pas révélé de dénominateurs communs au niveau des conditions de vie des patients concernés, qui auraient pu fournir un début d’explication de ce phénomène. Il a été comparé : les conditions psychiques, les thérapies appliquées, l’état du système immunitaire et les infections présentes. Il n’est ressorti aucune comparaison pertinente.

A ma connaissance, le Dr. Hamer, un médecin très controversé, fut le premier à attirer l’attention sur le fait que des événements survenus dans la vie d’un patient, vécus comme un choc et ayant entraîné une situation de conflit psychique ou un blocage émotionnel, pouvaient constituer l’élément déclencheur d’une maladie. Mais que, dans le même temps, il était possible de guérir des maladies graves, comme un cancer ou d’autres maladies, en trouvant une solution au conflit ou en dissipant le blocage émotionnel.

Pour cela, il est déterminant :

1) Que l’événement vécu comme un choc ait pris le patient au dépourvu. Celui-ci ne peut donc pas se servir de sa capacité de défense, de sa conscience, ni de sa raison pour résoudre le problème.

2) L’événement vécu comme un choc est refoulé, à savoir il passe au niveau de l’inconscient.

3) L’événement vécu comme un choc continue de travailler dans l’inconscient du patient et entraîne des associations d’idées pathogènes. Comme le patient ne peut pas s’appuyer sur ses capacités d’analyse rationnelle, l’événement est ressenti comme une humiliation, une injustice ou encore une vexation personnelle, et génère, via les associations d’idées pathogènes, un grave conflit psychique ou un blocage émotionnel.

4) Le conflit psychique détruit le modèle de vie, la mélodie de vie, l’harmonie, le bonheur dans la vie du patient.

5) Enfin, ce conflit psychique se manifeste aussi au niveau somatique sous forme de maladie. Selon la gravité du conflit, cela peut même se traduire par l’apparition d’un cancer.

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Partant de ce constat, je me suis personnellement entretenu avec de nombreux patients atteints d’un cancer, et j’ai passé en revue les innombrables histoires de ces maladies qui, pour la plupart, ont été publiées dans divers ouvrages. Fort des connaissances précitées, j’ai vu apparaître un fil rouge, que l’on retrouve dans toutes les anamnèses qui se sont terminées par une « guérison spontanée ».

Il y a toujours eu, à un moment donné dans la vie de ces patients, une rupture lourde de conséquences. Un jour, sans s’y attendre, le patient a perdu son modèle de vie normal, la mélodie de vie qui lui est propre, et cela, comme je l’ai déjà dit, à cause d’un traumatisme grave, survenu de manière inattendue et l’ayant totalement pris au dépourvu. Il peut s’agir du décès subit d’un proche, ou d’un acte de violence soudain ; mais il peut aussi s’agir d’un événement qui pourrait presque paraître banal aux yeux de personnes extérieures, comme une mise à la retraite forcée et non prévue, un harcèlement sur le lieu de travail, une mauvaise critique, une déception amère, etc. Ce qui, pour certains, équivaut à un véritable revers de fortune, peut n’être perçu par d’autres que comme une vague source d’irritation. Cette disposition individuelle est déterminante dans le développement éventuel d’une pathologie.

L’aspect important réside dans le caractère inattendu de tels événements, ce qui empêche le patient de résoudre la situation de manière rationnelle parce qu’il la ressent comme une humiliation ou une vexation personnelle, qu’il refoule en conséquence. Le refoulement du problème ne le résout pas, au contraire le conflit continue d’œuvrer dans l’inconscient et l’événement perçu comme une vexation personnelle génère des associations d’idées pathogènes dans le cadre d’une situation de stress chronique important. Exemple : une femme surprend son mari en flagrant délit avec sa meilleure amie.

Elle a la possibilité d’invectiver son mari, de claquer la porte, de partir et de divorcer. Si elle agit ainsi, elle ne tombera certainement pas malade, car elle a fait appel à sa raison et s’est dit que son grand amour était de toute façon terminé, que le divorce en était la conséquence logique, tout comme l’infidélité de son mari. Mais si, dans une telle situation, la femme se replie sur elle-même, passe son temps à ressasser des idées noires et à se dire qu’elle ne vaut plus rien, que plus personne n’a besoin d’elle, (perte d’amour propre dans le cadre d’associations d’idées pathogènes) elle risque très probablement de développer une maladie. Son modèle de vie harmonieux jusqu’alors est détruit, et la patiente se retrouve dans une situation de conflit psychique avec stress chronique et sympathicotonie élevée, dont elle ne pourra sortir sans aide extérieure et qui la rend malade.

Par contre, si une personne arrive à résoudre un conflit pathogène de ce genre, il peut y avoir – souvent bien des années plus tard – une guérison dite spontanée.

 On ne peut pas dire qu’il n’y a pas besoin d’intervention du corps médical, c’est juste une question de priorités. On peut décrire comme suit les circonstances qui entraînent la guérison spontanée : souvent, pendant des années, le patient n’arrive pas à se sortir d’une situation de conflit psychique suite à un événement traumatique, parce qu’il ne cesse de ressasser l’injustice dont il a fait l’objet, l’humiliation subie, etc. Cette période dure jusqu’à ce que la maladie, le cancer par exemple, se manifeste au niveau somatique, ou jusqu’à ce que le niveau somatique se manifeste avec les symptômes correspondants.

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Le caractère destructif de la tumeur au niveau somatique reflète la destruction subie par la psyché à cause du conflit non résolu. Lorsque, après des examens appropriés, le patient reçoit le diagnostic d’un cancer, il dispose de deux possibilités. La majorité des patients subit un nouveau choc parce qu’il est profondément ancré dans les mentalités que le cancer est une maladie incurable, souvent mortelle, et ces personnes suivent la voie de la médecine traditionnelle, très souvent sous la pression de leurs proches ou de leurs médecins, avec, en règle générale, l’issue connue.

Mais certains patients, ceux qui vont connaître une guérison spontanée, sont en mesure d’établir un rapport de cause à effet entre le diagnostic de leur cancer et l’événement conflictuel qui remonte souvent à plusieurs années. Ils ont alors un « déclic » qu’ils arrivent à décrire très précisément : … « Oui, c’est bien à ce moment-là, après ce choc, que la maladie a fait son apparition. » « Depuis cet événement, mon monde n’est plus ce qu’il était ! » Ce qui est intéressant, c’est qu’avec une telle attitude, il est possible de résoudre en même temps le conflit apparu suite au traumatisme, parce qu’il est repassé en mode conscient, parce que le patient en a à nouveau conscience et peut ainsi trouver une solution créative avec des moyens rationnels. Le patient a récupéré l’événement refoulé au niveau conscient, a opté pour une explication rationnelle qui équivaut en même temps à résoudre le conflit.

Bien entendu, un médecin formé à ce genre de méthode pourra stimuler ce processus de récupération au niveau conscient d’un événement refoulé. Il s’agirait là d’une intervention du corps médical absolument essentielle à la résolution du conflit psychique ou du blocage émotionnel, et permettant d’introduire le processus de guérison.

De nombreux patients racontent également avoir suivi, pendant cette phase, des thérapies très variées, de nature médicale complémentaire ou relevant de la médecine traditionnelle. C’est au médecin qui accompagne le patient qu’il appartient de décider des thérapies à suivre. Il ressort de l’analyse des innombrables anamnèses qu’une multitude de thérapies sont appliquées.

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De l’homéopathie à l’ayurveda, en passant par les phytothérapies, les régimes, les massages, la méditation, la prière et la liste est longue. Toutes ces thérapies passent au second plan, derrière l’événement déterminant : la prise de conscience du conflit sommeillant au plus profond de l’inconscient du patient. En prenant conscience de son conflit psychique, le patient est en mesure de le résoudre et d’entamer le processus de guérison. Seuls les patients qui arrivent à résoudre durablement leur conflit psychique ou leur blocage émotionnel ont une chance de guérison durable.

Cette phrase est importante, il faut se la rappeler : c’est la résolution du conflit qui introduit le processus ou la phase de guérison. Pour nombre de patients, la phase de guérison signifie emprunter un chemin plein d’embûches sur la voie de la guérison, en raison de toutes les complications qui peuvent survenir dans cette phase. Cela est fonction de la gravité et de la durée du conflit ainsi que de la gravité de la maladie, il s’agit parfois d’infarctus, d’AVC, de crises épileptiques ou d’autres états douloureux. Toutes les complications médicales, qui peuvent survenir pendant la phase de guérison ou de réparation, sont décrites avec précision dans la Médecine nouvelle, les raisons de leur apparition également.

Il convient donc de tenir compte de cet aspect pour toutes les interventions médicales prévues dans la phase de guérison, pour ne pas l’anéantir. Cela vaut plus particulièrement pour les interventions lourdes dans le domaine de la médecine traditionnelle, par exemple le recours à la chimiothérapie. La guérison, comme le fait de tomber malade, est une loi de la nature.

Voici à présent un témoignage extrait du livre blanc de la guérison « Weissbuch Heilung » de Kurt Langbein.

Autant que je sache, Monsieur Langbein ne connaît pas la Médecine nouvelle selon le Dr. Hamer. Il est journaliste scientifique et s’était déjà penché sur des questions de médecine traditionnelle bien avant d’être lui-même atteint d’un cancer. Il s’est beaucoup penché sur son propre cas de guérison et décrit, dans son livre « Weissbuch Heilung », un ensemble de cas de guérison spontanée qui suivent le parcours classique selon la Médecine nouvelle. Comme je le disais à l’instant, Monsieur Langbein ne connaît pas la Médecine nouvelle ni l’ensemble de la problématique.

AlimentsMonsieur Langbein n’est pas un cas isolé. Les auteurs cités au début de mon intervention en arrivent tous à la même conclusion, à savoir que tous les patients ayant connu une guérison spontanée, ont redéfini leur vie parce qu’ils ont réussi à vaincre un blocage émotionnel ou un conflit psychique. C’est souvent une tâche très ardue, parfois même impossible si l’on ne s’investit pas personnellement. Il en ressort clairement l’importance de la psyché et de la prise de conscience dans l’évolution de la maladie. Le Dr. Hamer est parvenu à mettre en évidence et à décrire le mécanisme qui se cache derrière l’apparition d’un cancer et d’autres pathologies associées. C’est, pour l’essentiel, la teneur de la 1ère loi de la Médecine nouvelle.

J’aimerais, si vous le permettez, vous raconter l’histoire d’un patient, extraite du livre « Weissbuch Heilung » : Monsieur Egger, 65 ans, qui habitait en banlieue sud de Vienne, a dirigé jusqu’en 2000 une vaste entreprise publique d’administration des Eaux et Forêts. Il s’est vu diagnostiquer une tumeur au pancréas en 2005. C’était une tumeur maligne qu’il a fallu opérer immédiatement.

Winfried Egger était convaincu, au moment du diagnostic, de savoir d’où lui venait ce cancer : cinq ans auparavant, il s’était retrouvé à la retraite sans avertissement préalable, comme bon nombre de ses collègues. Après cela, tout avait changé pour le patient : il n’était plus l’employé reconnu d’une grande entreprise, il était privé de ses contacts sociaux, de son importance dans le cercle de ses collaborateurs, et il avait honte. Il s’était retiré et passait ses journées à broyer du noir et à ressasser l’injustice subie. C’était du stress à l’état pur. Le patient raconte : « C’était ma plus grosse déception.

Toute ma vie j’avais travaillé pour cette entreprise et toujours fait tout mon possible pour que tout se passe bien. Et puis, du jour au lendemain on m’a dit : tu es vieux maintenant, tu coûtes trop cher, alors ‘casse-toi’, dirais-je pourrester poli ! » Monsieur Egger était manifestement très ému lorsqu’il a raconté cette histoire d’une voix tremblante. Mais, lorsqu’il a appris son diagnostic, il a été en mesure d’établir la relation de cause à effet entre son cancer et sa mise en retraite forcée, sans avertissement préalable.

Par la suite, il a compris que cette mise à la retraite forcée n’était pas une injustice personnelle, qu’il s’était imaginé subir, mais que l’entreprise n’avait eu d’autre choix pour ne pas faire faillite. Ce discernement lui a permis de résoudre son conflit psychique de manière rationnelle et consciente. Car désormais Monsieur Egger sait qu’il n’a pas été chassé comme un chien, qu’il n’est pas trop âgé ni ne coûte trop cher, mais qu’il s’agissait d’une mesure de survie pour l’entreprise. Après l’intervention chirurgicale, Monsieur Egger s’est adressé à une femme médecin pratiquant la médecine globale, avec une approche holistique et ayant une spécialisation psycho-oncologique selon les enseignements de Carl Simonton. Avec elle, il a pratiqué la méditation et la prière. Comme je le disais : une fois le conflit psychique résolu, il peut être fait appel à des thérapies très différentes pour guérir le patient.

arleth5Les thérapies vont de l’homéopathie à l’ayurveda, en passant par les jeûnes thérapeutiques, la méditation, les massages, la prière, etc. Ce qui est déterminant, c’est que le patient sorte de son modèle de vie pathogène. Winfried Egger est convaincu que sa foi et ses prières ont joué un rôle essentiel dans le fait d’avoir retrouvé son amour propre, d’avoir surmonté la peur de mourir et d’avoir guéri. Son cancer du pancréas et les métastases ont subitement disparu. Était-ce sa foi, ses prières ? La méditation avec son médecin ? Monsieur Egger a résolu son conflit psychique. Winfried Egger a retrouvé la mélodie de vie positive qui lui est propre, et a retrouvé la santé.

Malheureusement, il existe des cas dans lesquels l’évolution de la maladie ne connaît pas d’issue aussi favorable malgré la résolution du conflit. Il s’agit de tous les cas dans lesquels la constellation individuelle, l’environnement social, ne cessent de générer de nouveaux conflits. La plupart du temps, les patients connaissent leur problème, mais ne sont pas en mesure de le résoudre.

Par ailleurs, je pense que des influences négatives venant de l’environnement peuvent aussi provoquer un cancer. Je pense ainsi à Fukushima et à l’augmentation massive du nombre de cancers de la thyroïde. Il faudrait en parler. Ce qui me motive à parler ainsi de la guérison spontanée est que l’on continue encore bien trop souvent ou de manière déterminante à considérer que le niveau somatique est à l’origine du déclenchement de maladies, notamment aussi des cancers. Il est clair qu’il va falloir largement revoir notre façon de penser et faire encore d’importants travaux de recherche pour pouvoir octroyer, à l’avenir, à la psyché la place et l’importance qui lui reviennent dans la genèse d’une maladie.

Dr Therese von Schwarzenberg  REVUE Néosante N°49 1 OCTOBRE 2015

Traduction intégrale de la conférence de son Altesse la Princesse Dr Therese von Schwarzenberg à Alger, lors du 20ème séminaire de la SANMO, le 14 mai 2015. Traduction faite par l’institut français de la ville de Vienne en Autriche.

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La conscience serait-elle quantique

 

Lorsque l’on demande à Ervin Laszlo: «Qu’est-ce que la « conscience?

 il répond que nous ne le savons toujours pas!

Ce que nous savons c’est que la conscience est présente dans toutes les formes de vie existant sur la planète. Nous sommes capables d’évaluer cette conscience, de la constater comme présente ou comme absente, mais nous ne savons pas lui donner une définition précise. D’après Ervin Laszlo, l’hypothèse la plus vraisemblable serait que la conscience est dans le vide quantique, qui est le logiciel de l’univers et contient toute l’information (au sens de David Bohm), les constances universelles .. .

conscienceLa conscience est une manière de capter une partie de cette information qui est dans la nature, dans le cosmos. Et c’est grâce à notre cerveau que nous pouvons en décoder une partie importante. Mais, ajoute E. Laszlo, dire que la conscience est produite par le cerveau serait une erreur fondamentale.

David Chalmers, philosophe australien, pose la question suivante : «comment quelque chose d’aussi immatériel que la conscience peut-elle émerger de quelque chose d’aussi inconscient que la matière? » Au passage notons que cette question laisse supposer que la conscience émerge de la matière, ce qui précisément semble faux aux yeux d’Ervin Laszlo.

 Il est intéressant alors de nous pencher sur l’hypothèse d’Emmanuel Ransford, chercheur indépendant en physique quantique. Son hypothèse est que toute matière inerte est en réalité une «super-matière » qu’il baptise « la psycho-matière ». L’espace qui nous entoure est un monde vivant, fourmillant de particules et d’atomes prêts à s’agréger en cas de besoin. Ces particules, qui forment divers atomes et molécules, ont en elles, selon son hypothèse, une partie «psi » non physique (non matérielle) qui est précisément ce qui distingue la « psycho-matière » de la matière ordinaire.

  • •• Le «psi » a pour particularité essentielle d’être décisionnel. Il possède une liberté de choisir, infime mais certaine. Généralement inactif, il est alors à l’état latent. Cependant, quand les conditions l’imposent, il se «réveille » et devient momentanément actif.

E.Ransford compare ce « psi » à une minuscule gouttelette contenue dans chaque particule de matière. Le «psi » à l’état latent est inconscient. En revanche, de l’union d’une multitude de gouttelettes de « psi » dans l’état actif émanerait une conscience. Plus la quantité de gouttelettes de «psi » serait importante, voire énorme, plus cette conscience émergerait. Considérant le «psi » relié (donc collectif) qui réside dans chacune des milliards de cellules constituant notre cerveau, nous avons là une donnée qui pourrait bien être capable de nous mener vers la compréhension du «conscient » et de «l’inconscient » collectif, tel que CG. Jung 1 l’envisageait.

Le conscient émanerait de la partie «psi » éveillée de certaines cellules de notre cerveau, l’inconscient serait la partie « endormie », ou du moins à l’état « latent », contenue dans les autres cellules. A noter que ces liens unissant les différentes parties «psi » de nos cellules, E. R. les appellent « liens suprals ».

conscience quantique

La C.P.A. (Conduite Profonde Accompagnée) va permettre une connexion avec cette partie « endormie » ou plus exactement «enfouie » au sein du «cerveau émotionnel » (système limbique) de la personne venue consulter. Cette communication non verbale, qui ne passe pas par le mental, va permettre à l’inconscient de remonter à la surface – donc à la conscience- pour « exprimer » l’émotionnel d’une situation restée figée à un instant donné dans la vie du patient. L’activation de la partie «psi » des cellules ayant engrammé l’émotion ou le ressenti, va remonter l’expérience négative, permettant la libération psychique de ce qui s’est passé, ce qui entraînera une nouvelle «prise de conscience ». Par voie de conséquence, la conscience élargie par ce vécu permettra un déblocage de l’émotion et, simultanément, une guérison de l’âme, (de cet inconscient à présent devenu conscient), qui permet à la personne de «grandir » en conscience. Pour que le quantique soit présent dans une situation donnée, E.Ransford indique que le qualificatif de «quantique » se justifie quand les trois aspects suivants sont réunis :

  • Le premier est l’aspect « vibratoire » (ou l’ondulatoire). On a coutume d’entendre et de lire que «tout est ondes, tout est vibrations, tout est énergie ». Nous en faisons l’expérience dans toutes les circonstances de notre vie au quotidien . Cette vibration est contenue au cœur de la matière, cachée dans ses profondeurs, mais bien présente à qui la cherche … Il est aussi évident que celui qui ne veut pas la voir ne la trouvera pas. Car si l’on est convaincu qu’une chose n’existe pas, on ne la voit pas. C’est bien connu! Et en matière de «quantique » notre monde occidental a encore bien du chemin à faire pour en reconnaître l’évidence … • ••
  • conscience quantiqueLe second est la discontinuité, qui s’accompagne toujours d’un aspect aléatoire. Cet aspect provient du «psi » à l’état actif et à ses propriétés décisionnelles. A l’échelle de l’infiniment petit (microscopique), il s’attache à deux types d’événements : la réduction du paquet d’ondes et les sauts quantiques – Une réduction du paquet d’ondes se produit par exemple quand on mesure une particule, avec un résultat aléatoire (probabiliste). Un saut quantique apparaît par exemple quand un atome radioactif se désintègre spontanément, de façon aléatoire et soudaine.
  • Le troisième est l’interconnexion, l’inséparabilité. L’expérience prouve que deux photons jumeaux qui partent dans deux directions opposées, sont liés l’un à l’autre par un lien de nature mystérieuse, tel que si l’on en mesure un seul, l’autre est automatiquement et instantanément modifié. Et cela, quelque soit la distance qui conscience quantiqueles séparent. Cette interconnexion existe hors «espace-temps ». Elle est de l’ordre de l’invisible au cœur de la matière physique puisqu’elle vient du « psi » immatériel. Pour ce qui me concerne, je dirais qu’elle est d’ordre spirituel au cœur du monde métaphysique. Autrement dit, si le «psi » représente le «psychisme », invisible dans la matière, mon avis est que l’inconscient représente l’âme, tout autant invisible à nos yeux physiques.

Néanmoins, dans un état modifié de conscience, cet inconscient – donc cette âme- se révèle à nos yeux spirituels au moyen de cette interconnexion qui nous relie tous les uns aux autres. Ainsi, à travers l’évolution de conscience de chacun, une Conscience planétaire peut se faire jour, évoluant globalement en fonction de l’évolution individuelle de chaque conscience.

Mais revenons à la C.P.A. . (Conduite Profonde Accompagnée) et aux rapports existant entre cette méthode et ces différents aspects «quantiques » qui viennent d’être énumérés. Le praticien entre dans un état altéré de conscience, dans ce vide mental, vide qu’on peut qualifier de «quantique », qui n’est donc pas vide mais empli d’informations. Il entre en connexion, en résonnance «vibratoire » avec l’intime de l’être, dans ces profondeurs où sont enfouis les émotions et les ressentis de la personne qui consulte. Avec la confiance qui s’installe au cours de la progression des séances, ce qu’il y a de plus subtil, de plus caché dans l’inconscient, se fait jour.

On pourrait dire «se réveille ». La partie « psi » des cellules ayant engrammé un blocage dans la mémoire limbique du cerveau, devient active « vibratoirement » et permet de mettre au jour, donc à la conscience, l’émotion ayant provoqué le blocage responsable du mal-être ou de la pathologie. «Nous sommes nous-mêmes des systèmes quantiques macroscopiques» affirme Ervin Laszlo, «on découvre que certains réseaux dans le cerveau travaillent grâce à des résonances quantiques qui lui permettent d’agir comme un récepteur d’information ».

Lien chez francesca blogCe lien mère-enfant, ou père-enfant, est fondateur de l’adulte qu’il devient, et peut être à l’origine de difficultés psychologiques graves pouvant nuire à l’équilibre de sa vie.

C’est dans cette mesure que j’accepte de faire ce «saut quantique » dans une autre dimension pour aller chercher l’information, la connexion qui me mettra en contact vibratoirement avec l’énergie, la «conscience » de l’âme dans l’au-delà … J’ajouterai que ce type de connexion ne se limite pas aux âmes des défunts. L’état de vacuité mentale qu’induit la «Méta-Connexion », permet de recevoir d’autres informations contenues dans la mémoire akashique (grande toi le cosmique qui nous relie tous, hors espace et temps).

Nous faisons tous partie de ce TOUT global et quantique, reliés à différents niveaux de conscience. Selon les aptitudes que nous avons développées dans notre parcours terrestre, sur le plan individuel autant que spirituel, nous pouvons capter toute information nécessaire à notre évolution comme à notre travail d’aide. Cette information sera d’autant plus vaste et accessible à différents niveaux spirituels que nous auront travaillés à notre propre développement personnel. La Planète Terre est une Unité vivante qui possède une Conscience en Soi .

Cette Conscience est la somme de toutes nos consciences individuelles et lorsque nous nous ouvrons à d’autres perspectives, à une autre vision du monde, c’est la Conscience planétaire tout entière qui augmente sa fréquence vibratoire. Nous nous croyons faussement séparés les uns des autres par les continents, les mers et les océans alors que nous sommes toujours reliés par le fond de ces mêmes océans – et nous sommes par conséquent tous interconnectés, par delà l’espace et le temps. C’est cette interconnexion qui permet, selon nos potentiels et notre ouverture de cœur, de communiquer d’âme à âme, quel que soit l’endroit où se situe l’âme, que ce soit dans le monde d’en bas, visible, ou dans le monde d’En Haut, invisible.

Le lien entre la conscience et la physique quantique est une question qui taraude nombre de Physiciens, chercheurs, philosophes, ou autres spécialistes en neurosciences et sciences humaines.

 La C.P.A. . (Conduite Profonde Accompagnée) et la Méta-Connexion nous montrent un chemin de compréhension de la conscience et de l’inconscient. La Physique quantique nous en donne les clés. Il appartient à chacun de savoir sur quelle route il souhaite aller pour vivre en « pleine conscience » afin que le Monde change. Ce chemin sera faci lité si, en toute humilité, l’homme fait taire son mental de façon à entendre la voix de son cœur, de son âme. L’inconscient devient alors conscient de son appartenance à un autre Monde, celui de son Origine où les suppositions matérialistes n’ont plus leur place … Alors le mystère de la Vie peut s’ouvrir parce que l’illusion tombe. Seule subsiste la Réalité dans sa simplicité et son évidence : c’est la force de l’Esprit sur la matière, le mot esprit étant entendu comme étant le «Souffle de Vie» originel.

EN SUS….

 En CPA, cette connexion avec l’inconscient se fait à la fois dans un état modifié de conscience de la part du praticien, mais aussi dans un état d’ouverture de cœur qui lui permet d’avoir l’information d’être à être, d’âme à âme, et cela quel que soit l’état physique de la personne, valide ou handicapée, éveillée ou dans le comas.

Car l’âme, dans sa dimension « quantique », reste intègre et intacte, quel que soit l’aspect extérieur de la personne. Cette connexion d’âme à âme est aussi possible avec une « entité-énergie » hors espace et temps, lorsqu’il s’agit d’un contact avec une « conscience » déjà passée dans l’au-delà métaphysique. Je veux parler des personnes décédées.

Cette communication, qui m’est possible dans ce même état modifié de conscience, je l’ai appelée « Méta-Connexion » (connexion avec le métaphysique). Je précise qu’il n’est pas question ici de s’amuser à « faire parles morts » comme certains pourraient le penser. C’est une connexion faite dan le plus grand respect de la personne qui consulte et qui n’a pas réussi à faire le deuil de son parent ou amis, de son enfant, ou de son mari, et qui a besoin, durant cette communication, d’accomplir un travail inachevé entre eux ; recevoir un dernier au-revoir qui n’a pas été fait, ou un pardon resté en suspens, parfois remettre simplement en contact un enfant qui a perdu sa mère très jeune, au point qu’il n’ne a plus vraiment de souvenir…..

Article paru sur RECTO-verseau Hors-série Janvier 2012

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Le Dé-remboursement de l’Homéopathie

 

L’acte et la décision de dérembourser l’homéopathie mettent en évidence des mouvements très actuels du raisonnement et des motivations de diverses personnes.

On y trouve mixés la politique et le droit qui octroient l’autorité à ceux qui détiennent officiellement les postes scientifiques publics et, par là, se sentent responsables de la science « moderne ».  En fait, la science en soi est comme le cosmos : elle se moque bien de ce qu’on décrète : elle EST.

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Il est intéressant de constater à quel(s) point(s) des médecins se sont donné la mission de définir la science médicale face à l’homéopathie, sans tenir compte que pendant plus de deux siècles les homéopathes ont aussi usé de différentes démarches et de divers paramètres qui relèvent de la science cosmique, celle qui traverse les temps et dont l’histoire nous a donné bien des leçons, que ce soit avec Galilée qui soutenait que la terre tournait (A signaler qu’il avait commencé par des études de médecine qu’il a vite abandonnées, sans doute pour le manque de rigueur scientifique!). Combien de découvertes sont rectifiées à la longue ou enfin reconnues après avoir été moquées !

A souligner aussi à quel point les représentants du système scientifique ont tendance actuellement à simplifier leurs démarches de compréhension, que ce soit en arguments ou en études, en éliminant les expériences qui tiennent compte des moindres détails. Ainsi plusieurs médecins ont attribué des jugements basés sur des éléments qui s’éloignent très nettement de la rigueur de l’observation et de l’expérience pratique.

En voici quelques exemples :

  • Dans une lettre ouverte publiée par Mediapart le 04/07, un médecin généraliste, le Dr Ch. L., affirme qu’un kilo de sucre vaut 5000 euros en homéopathie ! Une telle déclaration est vite lancée et jette de la poudre de lactose aux yeux ! Scientifiquement, il serait demandé d’en apporter les preuves avec tous les éléments en jeu.
  • Avec quoi a été fabriqué ce sucre,  sous quelle forme se présente-t-il ? Il s’agit donc de granules – ou de globules qui sont encore plus petits – qui nécessitent donc une machine et du personnel pour les fabriquer. Mais surtout, mentionner le sucre en tout et pour tout montre à quel point le médecin en question ne veut rien connaître de l’homéopathie. Car l’essentiel n’est pas le sucre mais bien de  quoi ce sucre est-il le support, de quel produit dilué et dynamisé est-il imbibé ?
  • En toute logique, il s’agit aussi de déterminer le travail qui consiste à se procurer les souches des remèdes (cueillette, tri, conservation !) puis de les soumettre à des dilutions et des dynamisations. Autrefois, les succussions étaient effectuées à la main (cela renchérissait le produit!) et actuellement on utilise des machines très précises et des personnes bien formées pour suivre le processus.

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Il faut encore tenir compte du travail expérimental que des médecins se sont imposé et s’imposent encore en testant sur eux les différentes plantes, minéraux, sécrétions animales et nosodes qui sont devenus des remèdes homéopathiques.

En se gaussant du prix du kilo de sucre  et en basant toute sa critique sur cet argument sonnant et trébuchant, le Dr Ch. L. démontre bien la limitation de ses connaissances et son arrogance vis-à-vis de ses confrères qui ont étudié l’art et la science de l’homéopathie et l’ont expérimentée au quotidien.

  • Le « Collectif Fakemed » s’est donné la mission de pousser vigoureusement le gouvernement à dérembourser l’homéopathie. En date du 19 juillet, son site indique 3337 signataires de leur pétition dont 1045 médecins. Ils ne mentionnent pas le pourcentage que ces 1045 médecins représentent par rapport à ceux qui ont fréquenté les facultés d’homéopathie et qui la pratiquent. Pour rappel, la science académique est très friande de statistiques…!

La vraie question est : Quelle réelle pratique de l’homéopathie ont ces 1045 pour la juger et l’accuser afin de  l’inclure dans : « des pratiques illusoires ou dangereuses »   ( lettre ouverte de leur président le Dr J. D. publiée dans l’Opinion », reprise le 2.7 par jim.fr) ?

En fait, une pratique en soi ne peut pas être illusoire ou dangereuse car c’est ce que l’être humain en fait qui est déterminante, comment il la comprend et l’utilise. Si le terme d’homéopathie semble tout signifier quand il est réduit au concept de granules, la compréhension en est bien plus vaste et son étude doit être élargie à ses différentes dimensions, entre autres : les remèdes et leurs fabrications bien sûr, mais tout autant l’interrogatoire du patient et la démarche du choix du remède et de sa dynamisation. Il est donc impossible de réduire la critique de l’homéopathie au prix du kilo de sucre …

  • Evidemment, l’homéopathie remplissant un vaste espace à plusieurs dimensions, il n’est pas possible de la balayer en se contentant de la dénier, de la dénigrer, de la calomnier, de la dérembourser etc. Le 19/07, jim.fr nous apporte une suite de la chasse à courre : quid de l’enseignement dans les facultés de médecine ? Déjà le 04/07, ce journal médical informait que l’Ordre des Médecins se prononcerait en octobre sur le droit au titre et à l’enseignement.

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En fait, certaines facultés ont déjà décidé de renoncer à reprendre les cours cet automne. Selon quels critères puisque d’autres facultés ne se plient pas à cette décision ? Y aurait-il deux sciences ? Un divorce se constate alors et est prouvé quand des scientifiques très rigoureux, soutenus par la science physique, arrivent à démontrer par des analyses très pointues que les granules sont loin d’être neutres mais qu’ils contiennent des énergies qu’on mesure de façon très sensible avec des instruments modernes.

Doit-on en conclure qu’une fois munis de leurs doctorats, les médecins se rigidifient ? !

Que les médecins conservent un esprit critique est tout à leur honneur mais alors qu’ils gardent leur conscience critique et analyse avec rigueur ce qui les surprend, y compris les résultats de prescriptions homéopathiques malvenues qu’il n’est pas sérieux d’imputer aux remèdes ou à une démarche thérapeutique qui se pratique depuis plus de deux siècles avec des résultats patents.

L’échec des prescriptions peut provenir d’une erreur ou d’une méconnaissance mais ces échecs sont tout aussi présents en médecine conventionnelle! « Que celui qui est sans péché jette la première pierre… ! ».

A noter qu’on peut aussi trouver à redire aux expériences randomisées en double aveugle, dont se vante le mouvement médical  « mainstream » et qui sont critiquées par des médecins et des chercheurs très sérieux dans des cas très précis.

Le manque de rigueur scientifique est aussi à souligner quand j’apprends que les produits Weleda sont également déremboursés alors que la démarche thérapeutique qui les sous-tend relève de la médecine anthroposophique et non homéopathique. De ce fait, je déplore que la curiosité scientifique ait perdu de son acuité universelle qui traverse les âges.

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Forts de ces constats et constatations, nous pouvons percevoir une certaine mode dialectique qui est loin de rejoindre celle de la majorité de la population (plus précisément ici des médecins, des pharmaciens, des patients et de leurs proches) qui vivent l’homéopathie dans leurs corps et leurs esprits, peuvent témoigner d’un vécu réel et ne pas se limiter à des tergiversations ou des déductions mentales.

Il est surprenant aussi – et désolant – de constater qu’à l’heure où la médecine conventionnelle est confrontée à tellement de limitations (cancers en augmentation et plus précoces, effets graves de certains médicaments) des médecins soient aussi agressifs et méprisants face à des confrères qui proposent certaines pistes dignes d’intérêt, et que le système politique se soumette en s’appuyant sur certaines données qui sont loin de refléter l’essentiel. 

Source de l’article : Marie-France de Meuron – Blog : Bien-être-soi

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Avant la grande révolution Agro-alimentaire

 

L’évolution biologique vous a fait omnivore, car les humains sont allés vivre dans toutes sortes de latitudes. Dans les pays tempérés, ils avaient assez de fruits, de légumes et de noix pour se sustenter correctement sans tuer leurs cousins mammifères inférieurs; ailleurs au contraire, dans les pays très froids ou de grande sècheresse, ils dépendaient de la protéine animale pour survivre.

Santé alimentation

Comme ils migraient beaucoup entre le Nord, l’Est, l’Ouest et le Sud, ils acquirent peu à peu une denture et un système digestif capable d’absorber une énorme gamme végétale et animale d’aliments, ce qui ne signifie pas nécessairement que tous les aliments sont d’égale utilité pour l’Homme. Survivre est une chose, se nourrir au mieux de son potentiel biologique en est une autre. Or, dans la mesure où il est possible de se procurer tous les aliments végétaux et céréaliers classiques, il n’est nul besoin de viande dans le régime parfait convenant à l’être humain.

Dans les prochaines décennies, il est vivement souhaitable que le végétarisme gagne de plus en plus de terrain. C’est d’ailleurs inéluctable à long terme du fait de l’énorme gâchis écologique et agricole que provoquent les habitudes carnivores de centaines de millions de bons vivants, inconscients des enjeux économiques à moyen terme. Et le moyen terme devient un jour le court terme…

Déjà, l’industrie agro-alimentaire a peu à peu dû se rendre à des normes de sécurité autoritaires, sinon les cas de cancers provoqués par la consommation répétée de produits conservés sans normes auraient été en pertes humaines bien supérieurs à 10 tsunamis comme celui ayant eu lieu en décembre 2004 dans l’Océan Indien.

Actuellement, les statistiques humaines concernant l’Europe prévoient dans un très proche futur qu’un habitant sur trois verra un cancer se développer dans un endroit de son corps, principalement à cause de son mode de vie biologiquement déficient : mauvaise nourriture, tabac trafiqué, alcool frelaté, café à la chaîne, manque de sommeil, manque d’activités physiques polyvalentes, environnement respiratoire vicié, eau polluée, etc…

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Malheureusement, d’autres produits, du fait de « l’élevage moderne », sont devenus fortement toxiques pour l’organisme humain et en tête de ceux-ci, l’on trouve la viande animale, mammifères et volailles confondus. Les nourrir avec de la farine de cadavre d’animaux n’a pas aidé, évidemment…

Avant la grande révolution agro-alimentaire qui suivit la brusque croissance du nombre d’habitants sur la planète, la viande, bien nourrie et mobile était moins toxique mais elle l’était néanmoins par la présence d’importantes quantités d’adrénaline en son sein, causée par la peur de la mort imminente de la bête à l’abattoir. Eh oui, les mammifères sont conscients de la mort et ont, tout comme vous, une peur panique de la souffrance et de la mort.

Les mammifères, en tant qu’êtres pensants, ont en effet un instinct de survie aussi puissant que le vôtre. Or, l’adrénaline est très toxique à ingérer. La bonne viande est donc de toute façon toxique. Pour pallier cette éventualité, il faudrait pratiquer une autre méthode de mise à mort du bétail, plus pointue, mais sûrement plus coûteuse. Le système le plus économique que je conseille à ceux qui veulent continuer à travailler dans la viande malgré tout est celui-ci : habituez votre bétail à entendre systématiquement un certain son au moment où un évènement agréable se produit dans leur vie.

Une fois que ce son fait partie intégrante de leur vie, il n’y a plus qu’à l’utiliser le jour de leur mort quelque temps avant leur exécution pour qu’au moins l’adrénaline n’ait pas le temps de se répandre dans les parties consommables de leur corps pendant que survient leur mort, qui doit être totalement inattendue et foudroyante.

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Mais depuis les nouvelles techniques de cultures intensives du monde agro-alimentaire et agro-industriel pour répondre à la baby-boom de l’après-guerre, d’autres avanies viennent s’additionner au problème précédent : l’entassement prolongé et sans espace de plus en plus de bêtes, l’utilisation trop systématique d’antibiotiques pour les protéger des maladies, l’alimentation à base de farines d’abats pourris d’animaux, désormais tristement célèbres, l’utilisation d’anabolisants de plus en plus raffinés quant à leur détection et encore beaucoup d’autres systèmes déontologiquement discutables, puisque toxiques pour le consommateur, ont tendance à rendre la viande de plus en plus dangereuse à consommer, surtout fréquemment.

Mais comme cette viande est une source précieuse de protéines, les spécialistes vous disent qu’il est indispensable d’en consommer. Ils ont raison, sauf si cet abandon de viande est scientifiquement contrebalancé par un apport judicieux en protéines végétales. Les tableaux alimentaires détaillés existant déjà dans votre littérature, je ne peux que vous recommander d’en étudier le détail et d’apprendre à utiliser les aliments non seulement pour leur goût mais aussi en fonction de leur teneur en vitamines, sels minéraux, lipides, glucides, oligo-éléments etc., éléments bien plus utiles pour votre organisme que ce qu’on peut trouver dans la viande. Parmi les végétariens, il existe un autre groupe s’appelant entre eux végétaliens, qui vont un peu plus dans l’extrême que les végétariens quant à leur répulsion pour les produits d’origine animale. Ainsi, ils excluent même de leur alimentation le miel, le fromage, le lait, le poisson et les oeufs. Une fois adulte, leur constitution leur permet de fonctionner parfaitement ainsi, mais ils ont trop tendance, du fait de leur extrémisme, à embarquer leurs enfants, même jeunes, dans ce mode alimentaire, ce qui leur est, hélas, très préjudiciable puisqu’un jeune organisme a besoin de bien plus d’éléments nutritionnels que celui de leurs aînés dont la croissance est achevée.

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La Voie du milieu est, en général, celle qui convient le mieux à l’Homme, mais il semblerait que le milieu n’est pas le même pour tout le monde, à voir l’expansion actuelle des extrémismes de tous bords et dans tous domaines. Dommage, car l’alimentation est l’un des paramètres les plus primordiaux pour une bonne santé et une longue vie en paix avec son corps. La qualité du sang est également directement solidaire de la nutrition mais aussi de la pensée.

Toute personne ayant effectué un jeûne de quelques jours pourra sans doute constater que ses pensées changent quelque peu de nature, vers plus de clarté. Ce n’est que le sang qui commence à se purifier. Le soudain arrêt d’ingérence de toxines plus le fait qu’un dixième de la masse sanguine globale est quotidiennement éliminé et remplacée par des cellules neuves expliquent pourquoi le cerveau, alimenté par un sang de plus en plus débarrassé de ses scories, sera capable d’engendrer des pensées de plus en plus éthérées, favorisant ainsi votre éclosion spirituelle. L’étroite relation existant entre les maladies cardio-vasculaires et cancéreuses d’une part et l’alimentation carnée d’autre part n’est plus à démontrer.

Cependant, les livres français dans ce domaine ne pullulant pas, je vais ici vous transmettre des statistiques parfaitement précises, de façon à vous inciter à faire baisser la masse d’animaux tués chaque jour, notamment à cause des fast food omniprésents un peu partout dans le monde.

Extrait des carnets de Daniel VALLAT

Articles à lire également… Fleches-97

Enseigner le savoir culinaire aux enfants

La voix des Enfants Guérisseurs 

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Remèdes curieux des guérisseurs d’autrefois

 

En 1911, Jean Frollo du Petit Parisien, se complaît à détailler sur un ton amusé, quelques étranges remèdes utilisés par les anciens, de la fiente de cheval à la ceinture emplie de crapauds vivants, en passant par des vipères débitées en morceaux, recettes issues de l’ingéniosité des guérisseurs de jadis !

A cent reprises on a raconté comment nos pères se soignaient, et à quels remèdes étranges ils avaient recours, mais le sujet est si amusant, si curieux, qu’on y revient toujours avec plaisir. D’ailleurs, nous ne nous défendons pas d’un peu de gouaillerie à l’égard des malades d’autrefois, que nous estimons crédules et naïfs, sans nous douter que dans deux siècles d’ici nos descendants penseront de même à notre sujet et se moqueront d’une foule de méthodes, réputées excellentes aujourd’hui.

La goutte était le gros souci des gens riches et titrés. Leur genre d’existence en favorisait admirablement l’éclosion. Peu d’exercice, des séances prolongées à table, l’abus des bons vins, l’amoncellement des viandes, tout cela déterminait avec sûreté l’apparition du mal, qui, pour ne s’attaquer qu’aux personnes de distinction, n’en était pas moins désagréable. Alors, les médecins, mandés sur l’heure, se présentaient bientôt, avec des mines méditatives, comme il convient à des hommes possesseurs des plus précieux secrets.

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Un guérisseur et son chat noir. Gravure d’imagerie populaire

Et, en effet, ils avaient des secrets étonnants ! C’est ainsi qu’ils firent avaler au cardinal de Richelieu de la « fiente de cheval », délayée dans du vin blanc. Le terrible ministre s’exécuta sans mot dire, mais non sans grimacer. Son successeur, Mazarin, connut le même remède, à cette différence près qu’il ne l’avala pas. On en confectionna seulement un gros cataplasme, qu’on appliqua sur la jambe atteinte, sans le moindre succès.

En général, ces messieurs de la Faculté saignaient leur client, et plutôt deux fois qu’une. Ceci, au surplus, est une simple façon de parler. « Plus on tire d’eau croupie d’un puits, avait écrit le médecin italien Botol, plus il en revient de bonne. » Le puits, c’était le malade. En conséquence, la lancette ne s’arrêtait pas. Il y eut un certain M. Cousinet, que Guy Patin saigna soixante-quatre fois, sous prétexte de le guérir de ses rhumatismes. Le roi Louis XIII fut victime de ce traitement à quarante-sept reprises le long d’une année, et, durant le même temps, on lui fit prendre deux cent cinquante-neuf purgations.

Dans ses aimables lettres, souvent si gaies, quelquefois si malicieuses et perfides, la belle cousine de Bussy-Rabutin, la spirituelle Sévigné, nous donne des renseignements inouïs sur la médecine de son siècle, qu’elle ne dédaignait pas, bien au contraire. Nous savons qu’elle eut la jaunisse, et qu’elle s’en débarrassa en prenant des pilules contenant de l’urine.

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Une autre fois, se sentant faible, elle eut recours aux vipères, et en fit une grande consommation. C’était un remède sans égal pour rendre la vigueur. La marquise, convaincue, écrivait à son fils « M. de Boissy va me faire venir deux douzaines de vipères du Poitou ; prenez-en deux tous les matins, coupez-leur la tête, faites-les écorcher et couper en morceau, et farcissez-en le corps d’un poulet ; c’est aux vipères que je dois la pleine santé dont je jouis ». Elle leur devait également, à certains jours, une influence marquée sur l’usage qu’elle faisait de sa langue.

L’ingéniosité des guérisseurs d’antan valait celle des inventeurs modernes de remèdes infaillibles. A mon avis, elle l’emportait même, sous le rapport du pittoresque et de l’imprévu. Voyez la calvitie, par exemple, cette infirmité contre laquelle nous nous épuisons en vains efforts, mais dont Absalon eût bien voulu être affligé. Nos aïeux en souffraient comme nous. Eh bien, ils se laissaient persuader qu’elle cessait, grâce à l’application de trois cents limaces, bouillies dans une décoction de savon, de miel, de laurier et d’huile d’olive.

IPECAA la place de l’ipéca, que les militaires français n’estiment guère, on employait la râpure d’ongle. Pour la jaunisse, citée plus haut, les vers de terre, rincés dans du vin blanc, passaient pour souverains mais, quand ils manquaient leur effet, on mêlait de la fiente d’oie aux boissons ordinaires, et, pour le coup, le mal disparaissait comme par enchantement. L’hydropisie partait aussi vite, lorsque la personne atteinte ne craignait pas de porter une ceinture pleine de crapauds vivants, qui lui grattaient le ventre et les reins. Il est vrai que si cette personne était chatouilleuse, elle risquait de succomber à force de rire.

Tout cela est amusant, j’en conviens, et nous avons le droit de sourire en songeant à la crédulité des hommes d’il y a deux ou trois siècles. Mais, encore une fois, ceux qui viendront après nous en auront peut-être autant à notre service !

(D’après « Le Petit Parisien », paru en 1911)

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Agriculture saine et naturelle

 

 L’agriculture saine, naturelle et équitable, plutôt que l’atteinte à la santé par des produits chimiques nocifs et l’aliénation des richesses produites par de grands trusts.

Auteur de ce billet : Claude DELAROSE

Aliment

Depuis l’arrêt de mon exploitation agricole en juin 2008 je n’ai jamais cessé de réfléchir aux solutions par lesquelles nous pourrions sortir de notre impasse environnementale. La pollution n’a pas été engendrée par l’agriculture mais elle y a tellement participé que nous pourrions solutionner une grande partie de notre déséquilibre écologique en rééquilibrant d’abord notre secteur agricole.

La protection de l’environnement passe par  l’agriculture avec, entre autre :

1 – L’arrêt de la production des produits chimiques toxiques, engrais ou pesticides.

2 – L’arrêt de l’épandage de tous les produits nuisibles.

3 – La plantation d’arbres afin de stopper la désertification.

vert4 – La promotion de méthodes douces avec la diminution de l’usage des engins lourds agricoles et l’encouragement des travaux manuels.

5 – La promotion de fermes à l’échelle familiale et la réduction de la grande culture industrielle.

6 – La recherche de méthodes améliorant naturellement la qualité du sol arable comme la permaculture. Cette technique prend en considération la biodiversité des écosystèmes ; elle est un ensemble de pratiques visant à créer une production agricole durable. Cette production tend à être économe en énergie, respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Elle vise à créer un écosystème productif en nourriture ainsi qu’en d’autres ressources utiles, tout en laissant à la nature « sauvage » le plus de place possible.

7 – La promotion des cultures de saison, de plein champ,  sans forçage.

8 – L’éducation des gens sur la manière de s’alimenter selon les saisons. Pour l’homme comme pour tous les êtres vivants, l’objectif pour la santé est de stimuler l’auto défense par une nourriture saine et équilibrée, base de toutes les guérisons. Un environnement préservé préserve tous les êtres vivants, les humains comme les animaux et les végétaux.

9 – Le renforcement des liens familiaux et sociaux par l’agriculture : Lancer l’idée de consacrer une partie de son temps à produire sa propre nourriture, offrant ainsi l’avantage de rencontres entre les membres de la famille.

10 – La création des structures d’échanges de productions entre différentes familles favorisant le lien social solidaire ; créer aussi des moments de  convivialité.

11 – La recherche de nouveaux combustibles par l’agriculture. Beaucoup de cultures sont capables de produire des combustibles non polluants pour l’environnement – tournesol – betterave  etc.

12 – La réduction de l’usage des engins agricoles permettant la diminution de besoin en énergie.

Les terres ne devraient pas être l’objet de spéculation. Une réforme concernant la distribution des terres aux familles qui consentent de produire une partie de leur nourriture devrait être entreprise, réforme qui devrait aussi concerner la structure des grandes entreprises de productions agricoles.

Produits de la terre chez francesca

Notre crise politique est liée à la crise économique. Pour quelle raison ? La triste réalité d’une société capitaliste axée sur l’argent est que tout se mesure en  argent : le travail, le temps, le service, l’acquisition des biens, la responsabilité, les titres… Le fait de devoir acheter la nourriture avec de l’argent crée de l’angoisse et de la peur à ceux qui n’en disposent plus à la suite d’une perte d’emploi.

Combien le chômage est au cœur de la problématique politique !

Selon ce raisonnement notre crise économique pourrait-être maîtrisée, tout au moins en partie, en développant l’agriculture à  petite échelle. Par la même occasion nous solutionnerions un grand souci politique interne de notre temps qui est le « chômage ».

alimentJe ne crois pas que l’être humain ait été créé pour peiner toute sa vie à courir derrière de l’argent et du temps. Il doit se rendre utile en travaillant et non pas travailler pour sa survie.

Je crois que chaque humain doit disposer de temps libre pour développer sa vie spirituelle, non la pratique d’une religion mais la recherche dans la profondeur de son être d’une dimension non matérielle. De quoi nous sommes-nous faits, de quoi avons-nous besoin : besoin de créer, besoin d’esthétisme, besoin d’être en contact avec les autres, besoin de confort, d’hygiène, de soin, etc. D’où sommes-nous venus et vers où nous allons-nous ? L’homme ne se nourrit pas que de nourriture.

Il faut une volonté politique pour agir dans le sens que nous venons de définir en favorisant une agriculture saine, naturelle et équitable. Mais chacun peut aussi réagir en revenant à une agriculture de proximité, en refusant de manger des fruits ou légumes importés de l’autre bout du monde… ou des produits transformés génétiquement qui portent atteinte à notre intégrité génétique.

Nous y retrouverons une meilleure santé et nous préserverons la qualité de notre environnement.

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