Le chemin de la santé et de la guérison

 

L’homme doit guérir tout ce qui est en lui comme tout ce qui le touche venant de l’extérieur.

L’environnement, les lieux dans lesquels il vit, prie, mange ou travaille doivent être guéris. Tout ce qui fait partie de sa vie doit devenir une médecine, car si l’homme est envahi par la maladie, elle s’empare de son être et l’empêche de capter toutes les subtilités des mondes divins.

La guérison commence par le calme, et la maladie par l’agitation. (Michaël 59:8)

La parole est l’organe par excellence qui permet à l’homme d’entrer dans la maîtrise de sa vie. Par la parole, il alimente sa vie personnelle, mais aussi la vie de tout un monde subtil et grossier autour de lui. Il peut blesser ou détruire par la parole, mais aussi guérir, consoler ou construire. (Michaël 61:2)

SANTE

La guérison est à la portée de tous les hommes sincères et désireux de cheminer vers le monde divin avec respect et attention pour toutes les formes d’existence. (Michaël 65:11)

Ce que l’homme doit guérir et retrouver, c’est la royauté de son être, la dignité de la Lumière en lui, le rayon qui l’unit au soleil, aux étoiles et à toutes les créatures de la terre. (Michaël 139:7)

Si l’homme n’arrive pas à trouver un équilibre dans la vie, c’est toujours parce qu’il existe autour de lui ou autour de l’autre une interférence qui engendre une perturbation et empêche une circulation harmonieuse de l’énergie à travers l’échange. La cause de toutes les discordes et maladies se trouve dans une telle interférence. (Gabriel 16:2)

L’homme doit être responsable de la nature des relations qu’il entretient avec l’univers vivant. Chacun de ses concepts, de ses pensées, de ses sens, de ses habitudes, comportements, attitudes, activités l’établit dans une harmonie ou fait de lui un agent de la maladie, du désordre, de la souffrance. (Gabriel 91:5)

Sachez que les plus grands thérapeutes doivent être vous-mêmes. Cela se fera en établissant votre être dans l’Harmonie afin de tout conduire dans la perfection, la guérison et la sauvegarde du corps. (Ouriel 177:38)

 A chaque fois que tu manges quelque chose, tu communies avec une intelligence, tu t’unis avec une influence, une idée et tu les renforces en toi et dans le monde. Lorsque tu ingères l’aliment, un triage s’opère dans le corps afin que chaque vitamine et élément aillent à l’endroit lui correspondant. Une grande intelligence préside à tous ces processus. Les déchets eux aussi vont dans l’endroit qui leur est destiné afin d’être évacués et recyclés. (Gabriel 129:21)

Vous êtes sur la terre pour apporter l’Harmonie et la Guérison. (Raphaël 159:1)

Lorsqu’un homme est malade, il prend un médicament pour se guérir, mais la guérison ne vient pas du corps mortel du médicament, elle est dans son âme. C’est l’âme qui guérit par la vertu et le message qu’elle transmet au corps. Ainsi, tes paroles sont un médicament qui permet de communiquer par résonance avec un monde supérieur. (Raphaël 24:17)

Apprenez à cultiver de belles pensées. Elles vous guériront et appelleront sur vous l’harmonie des mondes. (Raphaël 84:1)

Si vous devenez des sources de guérison, tout ce qui vous environne aussi bien dans les mondes magiques que physiques aimera votre présence. Vous serez appréciés, recherchés, car la vie auprès de vous sera belle, agréable, légère, grande. L’avenir apparaîtra alors sous de bons auspices. (Raphaël 159:7)

Si vous connaissez les vertus des plantes, les remèdes, les éléments, les techniques, vous pouvez aider le corps et lui permettre de se maintenir plus longtemps, mais vous devez voir et accepter que le corps n’est absolument pas le fondement de tout. Même si vous donnez tous les éléments au corps, si les corps subtils sont malades, cela finira par atteindre le corps. Vous pouvez lutter, mais un jour, tout finira par être emporté. (Ouriel 117:27)

Toi qui peines sous un lourd fardeau, promène-toi dans la forêt. Contemple la lumière qui traverse la ramure des grands arbres ; allonge-toi sur le sol et regarde la cime des arbres ; écoute le vent chanter dans les feuilles, il te nettoie et t’allège, te parle d’un autre monde. Les feuilles dansent sous sa caresse, révélant la présence de ce qui est grand et invisible. Les oiseaux connaissent ces secrets et c’est pourquoi ils se posent à la cime des arbres pour chanter et se charger de la force de l’air avant de s’envoler pour la distribuer dans l’atmosphère et bercer la Mère de leur écriture subtile et magique. Apprends à te rendre dans les endroits qui te guérissent et évite de fréquenter ceux qui te font du mal, t’affaiblissent, te rendent instable. Entoure-toi de gens heureux, joyeux, qui sont débordants de vie et de sagesse, d’équilibre. (Raphaël 84:5-8)

AMOUR des anges

 Deviens un guérisseur de la vie en devenant avant tout un thérapeute pour toi-même. Associe-toi avec les sylphes, ces êtres purs de la nature qui vivent à la cime des arbres. Ainsi, tu trouveras tous les éléments, toute la force nécessaire pour œuvrer dans ce monde difficile, dur et instable sans perdre ta lumière, ta fraîcheur, ton enthousiasme et ton orientation sacrée, éternelle, grande et vaste. Apprends à vivre au sommet de ton arbre et beaucoup de difficultés de ta vie ne te toucheront pas. (Raphaël 84:22-23)

Vous devez guérir vos yeux, aller dans la nature et la regarder autrement. (Ouriel 92:3)

L’homme pense qu’il est malade uniquement quand le corps physique est atteint mais c’est là une vision erronée. La maladie était présente bien avant dans les corps subtils, simplement elle n’avait pas encore atteint le corps physique. Le corps physique est le dernier maillon de la chaîne et pour le protéger, il est fondamental de prendre soin de tous les autres corps. Si un seul de ces corps devient faible, il y aura fatalement des répercussions dans les autres corps jusqu’au corps physique. (Ouriel 177:4-5)

– Pensées Esseniennes

La maladie, c’est l’âme qui nous dit 

 

La stagnation de l’énergie intérieure

 Le manque ou l’excès d’énergie, un organe en déséquilibre, provoque l’effondrement des défenses immunitaires et se traduit par la maladie, aigüe, chronique selon l’origine du déséquilibre, ou même karmique si elle traduit des déséquilibres liés à nos vies antérieures.

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Le corps de lui-même est une centrale énergétique qui nourrit chaque organe, leur permettant

d’émettre une vibration, une résonnance en harmonie avec  chaque partie. Chaque organe a sa vibration d’intensité, le tout est lié au corps et donne ainsi la tonalité de bonne santé, spécifique à chaque individu. L’aura, notre protection, notre élévation…

Le corps est donc un  chef d’orchestre qui reçoit et émet des énergies, qui nous permettent entre autre, de nous protéger contre toute attaque extérieure. les signes transmis par le corps ou l’esprit, le langage de l’univers

La maladie traduit un état de déséquilibre, bien souvent un organe en faiblesse, où l’énergie n’agit plus car les récepteurs sont fermés, ou bien au contraire, un excès d’énergie sature l’organe et l’empêche de se réguler correctement, à cause de différentes attaques : le stress, l’émotion, le mental, l’égo, notre comportement inconscient… Travailler en conscience,

Tout est lié à soi, notre capacité à réagir et mobiliser notre potentiel énergétique, mais si on regarde bien, tout est lié à son énergie vibratoire qui régule l’organe et le corps. Il ne faut pas oublier que le corps est un organe à part entière dans l’Univers qui vibre à l’unisson avec celui-ci. Pourquoi travailler avec son Ame ? l’éveil de la conscience,

Le corps est une matière vivante qui doit être respectée et aimée. On ne vient pas par hasard dans un corps, nous l’avons choisi avant notre naissance, nous en sommes responsable. Ce corps est notre moyen de transport pour nous déplacer, c’est notre graal, le réceptacle de l’esprit divin venu sur terre, il est vibration et énergie et agit par rapport à nous, notre compréhension et diffusion de vie en lui : l’énergie. La relation avec son enfant avant la naissance, trouver son nom

Il est naturellement un bon émetteur-récepteur. Il reçoit et donne l’énergie qui lui permet de se régénérer. Souvenons-nous qu’il est composé à 70 % d’eau, l’eau contient toutes les mémoires, elle aide donc à diffuser l’énergie en nous ramenant nos propres mémoires. L’interprétation des signes sacrés du corps

Toute faiblesse du corps entraine une baisse de vibration, l’énergie est en perte, en faiblesse, et le corps laisse alors la porte ouverte à n’importe quel intrus qui nous déstabilise et apporte la maladie. Toutes maladies possèdent un taux vibratoire qui leur est propre, et elles ne peuvent se manifester si le corps possède une vibration plus élevée, c’est pourquoi il est important d’entretenir notre vibration dans des sphères élevées, tenant de ce fait la maladie éloignée. Les ventouses énergétiques méthode indolore et efficace

Le travail énergétique quotidien aide le corps à se défendre lui-même par ses propres moyens, sa ressource étant sa force vitale, dont le foyer se trouve dans le ventre, au niveau du hara. Le Taï Chi des Vertus, le travail sur soi en conscience,

La maladie traduit aussi une épuration du corps qui n’est plus immunisé et qui cherche à retrouver son équilibre en se libérant des toxines de différentes manières (respiratoires, cutanées, inflammation… Son taux vibratoire baisse. Il nous alerte et nous donne des informations que l’on ne doit pas négliger, au contraire, il faut les considérer comme un avantage et un soutien. En effet, le corps nous signale qu’il ne peut plus jouer correctement son rôle d’émetteur-récepteur. Il nous fait prendre conscience d’un problème énergétique en le traduisant dans sa matière. les connaissances intérieures, la manne Céleste…

Maladie

Le corps est donc un éveilleur de conscience : il est le garde-fou pour nous maintenir sur la voie royale, il nous prévient de nos erreurs que nous commettons quand nous ne le respectons pas. Il rejette tout ce qui lui est nocif par des maladies, afin que nous rectifiions nos comportements. La Lumière, notre guide vers le supramental…

Il a la capacité d’agir seul, lorsqu’il n’est pas épuisé ou intoxiqué par une trop grande quantité de chimie et pollution, pour épurer et remédier à son problème, et régularise ainsi son taux vibratoire. Ses capacités d’auto-guérison sont immenses, et souvent, seul notre mental pose des limites factices. Le médecin chinois qui n’était rémunéré qu’en cas de bonne santé, et non lorsque la personne tombait malade, avait compris la puissance de ce pouvoir, et il s’attachait à soutenir cette capacité à guérir du corps.

Le corps est une essence énergétique, il n’est que la densification de la lumière céleste où tout passe par l’énergie et la vibration. Il vibre à l’unisson quand on en prend soin. Il est alors protégé contre toute attaque car il vibre aux plus hautes intensités qui lui sont permises. C’est pourquoi le travail énergétique quotidien est notre meilleur médecin, car il prévient tout déséquilibre et le corps de lui-même s’auto-régénère. les connaissances intérieures, la manne Céleste…

Le corps est à lui seul une source d’informations qui nous permet de rester en forme quand on est à son écoute et que l’on vibre en lui, en conscience et en respect. le corps, symbolique pour notre élévation,

Partageons autour de nous ces connaissances Célestes d’évolution de conscience, pour que les mentalités changent et évoluent dans ce nouveau monde.

SOURCE : http://enseignant-medecine-de-l-ame.com/article-qu-est-ce-que-la-maladie-86950509.html

 

 

Les dents sont les trente-deux lettres de l’alphabet personnel

 

 

Les dents sont les trente-deux lettres de l’alphabet personnel que l’inconscient utilise pour transmettre ses messages.

Six de plus que notre véritable alphabet ! La variété des atteintes (fracture, usure, dent dévitalisée, etc.) est un langage d’une richesse dont la précision vous étonnera. Chaque dent est une facette de la personnalité, représente un domaine particulier de notre vie (affective, sociale, familiale, etc.). La dent touchée est une partie que nous refusons d’habiter.

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Pourquoi un tel rejet ?

La finalité d’une maladie est de soulager une souffrance psychique. Qu’il touche la dent, l’os qui la soutient ou la chair qui l’entoure, le mal tente à sa façon de vous aider. Confronté à la souffrance, le corps propose sa solution : détruire la dent afin d’éliminer la mémoire qu’elle porte. Au regard de l’inconscient, l’important est d’évacuer la charge psychique pour soulager la personne, quitte à générer une douleur physique. L’inconscient ne résout rien. Il sacrifie la dent pour préserver l’individu. Les caries, maladies parodontales et autres atteintes obéissent à cette logique. Une logique qu’il vaut mieux ne pas ignorer.

La dent, structure minéralisée, est constituée de cristaux.

Le cristal fixe le vécu, le « cristallise ». Mémoriser est une propriété commune au système nerveux et à l’organe dentaire. Rien d’étonnant, puisque dent et cerveau ont la même origine embryologique. Durant la période de formation de la dent, le germe dentaire enfoui dans l’os se comporte comme une cire vierge où s’imprime l’intériorité (ou vécu réel) de l’enfant. La période qui entoure la phase d’éruption de la dent est également propice à l’inscription de vécus négatifs. Tout au long de la vie, les cristaux dentaires continuent d’enregistrer les perturbations psychiques qu’ils reçoivent.

Les acides produits par les bactéries à partir des sucres de l’alimentation dissolvent le cristal dentaire. En libérant les souffrances figées dans la dent, ils délivrent l’individu d’un poison psychique. La carie est le court-circuit spontané qui détruit les cristaux porteurs de souffrance.

Contrairement aux idées reçues, la dissolution de la dent au contact des acides issus des sucres n’est pas automatique.

Manger sucré ne génère pas nécessairement des caries. La dent est un organe qui vit et respire à sa manière; à l’état physiologique (dent saine), elle est parcourue par un flux qui va du centre (ou nerf) vers la périphérie. Ce flux dentinaire la reminéralise et la protège en permanence. Une dent saine est imperméable aux acides. L’immunité contre les caries est naturelle. Des expériences scientifiques ont démontré qu’un stress prolongé annule et même inverse le flux. La dent devient alors perméable aux acides, une carie se forme. L’élément déterminant dans la genèse d’une lésion dentaire n’est pas l’alimentation mais le niveau de stress ou de souffrance psychique de la personne.

Ce n’est pas la carie qui choisit la dent mais la dent qui choisit la carie.

 Les bactéries sont des agents nettoyeurs au service de l’inconscient. Simples exécutantes et non causes de la carie, elles soulagent un système qui n’en peut plus de souffrances accumulées. Par leurs acides, les bactéries opèrent à leur façon la transformation ou digestion d’un vécu douloureux que la personne na pas faite et libèrent le corps d’une charge intolérable.

 Les bactéries nettoyeuses ont pour finalité de soulager la personne, même si le prix à payer est une rage de dent, par exemple. Dans le cas de l’abcès, le processus est analogue. La surinfection bactérienne permet d’évacuer le trop-plein enkysté. De même, la modification de la flore bactérienne au niveau de l’os et de la gencive conduit à l’élimination de la dent par le déchaussement.

Carie, abcès ou autre, toute lésion présente deux phases.

Dans la phase d’accumulation, la dent semble saine mais la charge négative augmente peu à peu. Le seuil de saturation atteint, la mémoire de l’ordinateur dentaire explose, DICO Estellevient alors la phase de libération. La carie apparaît, l’abcès jusque-là silencieux se réveille, etc.

La phase d’accumulation peut durer des années ou une vie entière. Quant à la phase de libération, elle survient parfois au moment où la personne pensait avoir résolu le problème, après un travail sur soi par exemple. La dent montre la résistance profonde de la personne qui s’est approchée d’une souffrance sans pouvoir la reconnaître. Le fait est là : une partie d’elle-même refuse de creuser plus loin. La carie le fait à sa place et achève le travail de libération.

Le processus de guérison ne peut se limiter à l’indispensable élimination des bactéries (antibiotiques, nettoyage de l’infection). Le travail de fond qui devrait accompagner tout soin dentaire est la transformation et la libération du vécu négatif accumulé dans la dent. Si la guérison profonde n’est pas faite, le processus carieux ou infectieux reprend. C’est la traditionnelle récidive de carie, souvent imputée au travail incomplet du praticien qui n’a pas tout nettoyé. Mais la cause première est un travail de nettoyage intérieur non accompli par le patient lui-même.

L’acide produit par les bactéries joue le rôle d’un révélateur photographique. Par réaction chimique, il fait apparaître la cartographie de l’inconscient. Il dessine la réalité de notre paysage dentaire avec ses zones résistantes et ses zones fragiles. Outre révéler les failles et les manques, le langage des atteintes des dents et de la bouche oriente vers la guérison. La lésion indique avec précision le type de travail à accomplir, dans quel domaine et par rapport à qui. Par exemple, un abcès sur l’incisive latérale supérieure gauche indique une colère ancienne liée à l’impossibilité de communiquer avec le père.

Le travail consiste à vider son sac en exprimant ce qu’on n’avait jamais osé dire, puis à pardonner.

Le déchaussement traduit une capitulation, l’aphte une ulcération, une fracture exprime le sentiment d’être brisé, etc.

Le dictionnaire est un outil de lecture fiable et précis de la signification des maux de la bouche et des dents : il est une pierre fondatrice dans un domaine jusqu’à présent quasi désert. Il propose des clés, point de départ du chemin personnel. Sa consultation aide à découvrir le vécu associé au problème et à le verbaliser. L’ouvrage invite chacun à se Estelledire sa vérité profonde afin de se soigner en pleine conscience, base de toute guérison.

Par Estelle Vereeck dans son livre : Dictionnaire du Langage de vos Dents aux Éditions Luigi Castelli 

EN COMPLEMENT : LIRE http://devantsoi.forumgratuit.org/t777-le-sens-sacre-de-nos-dents#5610

Comprendre le caducée

yoannYoann Fleurice, thérapeute, formateur et philosophe, enseigne de tai-chi-chuan dans le nord depuis quinze ans. Il travaille sur les enjeux de santé et d’épanouissement humain en s’appuyant sur l’énergétique traditionnelle chinoise, la psychologie et la symbolique des maladies.

Le caducée est un symbole lié à la santé, cela chacun le sait, mais peu savent ce qu’il veut vraiment dire… Il s’est vidé de son sens, devenant une enseigne, un appel visuel de type commercial publicitaire. C’est à travers le tai-chi-chuan que j’ai commencé à comprendre ce qu’il signifie : les origines légendaires de cet art martial chinois parlent en effet du combat entre un oiseau (yang/ciel) et un serpent (yin/terre)… deux symboles présents dans le caducée.

La tradition chinoise pose la triade terre, homme, ciel :
La terre, c’est la nécessité, le besoin, le concret ; c’est notre côté animal qu’explore notamment le décodage biologique par les liens avec les réflexes animaux de survie. C’est la contrainte-nécessité, la survie, la dépendance (de l’enfant par exemple).

L’homme, c’est le travail relationnel, l’ouverture à l’autre, l’émotion, c’est le lien entre les deux. C’est être altéré (alter=autre), modifié, « sculpté » par le lien. C’est l’axe de toute thérapie par la parole…

Le ciel, c’est la liberté, la vie, la symbolisation, le langage, l’abstraction, les idéaux, l’art, l’intuition et la quête du sens ; c’est un effort de mise en cohérence du vécu, du monde et de soi, dans une dialectique relationnelle qui nous fait converger vers nous-mêmes : « Va vers toi ».”

Une thérapie se doit de réunir ces trois aspects, et d’accueillir l’être dans toutes ses dimensions et dans son rapport aux forces de vie qui le traversent. L’homme doit donc « joindre les deux bouts » comme le dit si bien l’expression : faire coïncider en lui et par lui la terre et le ciel. Il ne peut le faire que s’il est dans un juste rapport des deux : dans son axe.

Cet axe, c’est la ligne verticale du caducée. L’axe de quelqu’un, ce n’est pas sa colonne, mais une ligne qui se fait repère interne. Je pense que le seul moment où cette ligne est tout à fait concrète, matérielle et visible, est celui de l’embryogenèse où apparaît le nœud de Hensen, et surtout la ligne primitive, vers la troisième semaine de développement. C’est d’ailleurs le moment où l’embryon passe d’une structure en deux feuillets à une structure en trois feuillets : l’endoderme – terre, le mésoderme – homme, l’ectoderme – ciel. Les serpents sont symboles de nos énergies internes, psychiques (désirs, émotions, projections, angoisses, etc.).

Toute une ménagerie animale chaotique (une arche de Noé au milieu d’un déluge ?) qui doit retrouver un axe, qui doit se redresser pour sortir de l’horizontalité.

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Car si la verticale est universelle, l’axe de chacun est on ne peut plus personnel, j’allais écrire intime. La seule façon de vraiment pouvoir être proches les uns des autres, d’être « frères », de communier et de sortir de la violence, c’est par l’axe de chacun, c’est-à-dire la conscience active de l’inaliénable et profonde responsabilité de toute personne.

C’est en partageant cette fondamentale nécessité d’incarner, d’assumer notre propre être qu’une sortie de la violence peut se profiler : m’étant reconnu moi-même, ayant conquis mon axe, je me rends apte à reconnaître l’autre en tant que faisant le même chemin, en tant qu’un autre moi-même en devenir… « Je suis pleinement responsable de ma vie, de chacune de mes paroles, de chacun de mes gestes ». L’autre est tel que moi en tant qu’il s’efforce comme moi d’être mieux lui-même : la différence est alors sacrée et n’empêche pas la fraternité puisque l’effort même pour se distinguer devient le bien commun reconnu comme socle d’un véritable rapport à l’autre.

Conquérir son axe, sa responsabilité propre est la seule façon d’être vraiment proches les uns des autres : individualisme n’est pas égoïsme s’il s’enracine dans une conscience responsable, c’est même tout l’opposé. Mon axe, c’est ma façon à moi d’être au monde, pleinement, d’assumer le plus complètement possible ma liberté d’être.

Le chemin de la santé : se donner un axe

À la lumière de ce que je viens d’évoquer, l’on comprend pourquoi quelqu’un qui est malade dit qu’il n’est « pas d’aplomb » : il a perdu son axe. D’ailleurs un jeune enfant ne se connaissant pas n’a pas encore d’axe propre ; le parent va donc lui en offrir un provisoirement, il est son « tuteur » c’est-à-dire son axe provisoire ; l’enfant s’en sert pour grandir, pour « tendre vers le ciel ».

(…)

Pour lire l’article en entier, Reflets n° 28 pages 25 à 27

 

 

Comment réaliser un bon nettoyage énergétique

 

Ecrit Par Serge Boutboul

 Le nettoyage énergétique nous offre la possibilité de libérer les personnes et les lieux d’énergies stagnantes qui bloquent notre processus d’évolution. Une énergie congestionnée, de même qu’une charge émotionnelle, est comparable à un poids que nous avons à porter, qui fausse nos perceptions, nous éloigne du positif et nous empêche de nous diriger vers notre authentique chemin de lumière…

 Dans notre quotidien, il est assez fréquent de « recevoir » des pensées négatives – jalousie, haine, colère, peurs – projetées sur nos corps subtils, et particulièrement sur notre corps éthérique. Il est également possible d’être parasité par des éléments provenant des plans subtils. Ces parasitages peuvent se matérialiser au niveau du corps éthérique, mais aussi dans les lieux où nous vivons ou travaillons. Vous découvrirez ici des techniques efficaces et des enseignements inédits pour apprendre à percevoir les énergies des personnes et des lieux, afin de pouvoir progressivement les nettoyer des charges qui les encombrent.

energie chez Francesca

 En développant nos facultés psychiques et spirituelles, nous découvrons qu’il existe une réalité bien plus vaste, plus profonde et plus belle que celle que nous connaissons. Grâce à l’expérimentation, nous pouvons accéder à des potentialités infinies. Ce qui pouvait sembler lointain et irréel devient de plus en plus palpable, et cela, jusqu’à faire partie de notre réalité et de notre quotidien. Ainsi rencontrer des êtres de la nature ou des êtres angéliques, accompagner et aider notre entourage, nous est-il accessible.

En apprenant à ressentir et à affiner nos perceptions, nous pouvons identifier les énergies négatives, puis nous nettoyer de ce qui nous encombre ou nous piège. Il est possible de remplacer nos “vieilles énergies” par de nouvelles, nous rendant ainsi plus disponibles et réceptifs aux plans supérieurs. Ces procédés permettent également de libérer des lieux chargés, et de rendre plus agréable et plus saine la vie de ceux qui y demeurent. En éveillant nos facultés, nous devenons à notre échelle des sortes de petits êtres de lumière qui agissent pour leur bien et pour le bien commun, dans le monde physique comme dans les plans subtils. Notre vie se place alors sous le signe de l’abondance.

Avoir les pieds sur terre

J’enseigne des techniques d’éveil lors de stages et d’ateliers depuis plus de vingt ans, partout en France et également à l’étranger. Dans cette démarche, je me montre toujours cartésien, et il est important pour moi d’appliquer cette même vigilance lorsque je suis auprès de mes élèves. En effet, aujourd’hui de nombreuses personnes désirent fuir cette réalité et n’acceptent pas leur incarnation terrestre. Pourtant, nous ne pouvons pas être dans le spirituel de façon juste et authentique si nous n’avons pas les pieds bien ancrés sur terre.

Il est important de ne pas se fier aux croyances, mais d’expérimenter, seul et en groupe, afin de vérifier auprès d’un maximum de personnes que ce que nous avons perçu est juste. Pour terminer, faire preuve d’humilité est un point très important, car si quelqu’un agit avec comme motivation le pouvoir et un besoin de domination, cette personne va attirer par un effet boomerang les mêmes énergies que celles qui émanent d’elle. Ainsi fonctionne la loi de l’attraction.

Apprenez en vous amusant. L’essentiel est de pratiquer. C’est lorsque nous faisons les choses avec le cœur, comme si tout devenait un jeu, que l’on progresse le plus rapidement. De plus, lorsque nous réussirons un exercice, nous ressentirons une joie profonde, celle de nous éveiller à de nouveaux potentiels, à de nouvelles facettes subtiles de nous-mêmes et de vivre des expériences passionnantes, que l’on soit seul ou à plusieurs. Ce type d’expérience transforme notre regard sur toute chose en profondeur, nous dévoilant ainsi combien notre réalité est beaucoup plus grande et plus belle que tout ce que l’on peut imaginer.

Apprendre à ressentir les énergies

Avant de pouvoir procéder à des nettoyages énergétiques, il convient de développer nos ressentis afin de pouvoir identifier avec précision les blocages qui se trouvent en nous, chez quelqu’un d’autre, ou dans un lieu.

Apprendre à ressentir les énergies, c’est tout d’abord être à l’écoute de notre corps physique et laisser de côté notre mental. Il peut être normal pour l’expérimentateur de rejeter les premiers ressentis, en les attribuant à une erreur de perception. Au début, la sensation peut être très subtile : un fourmillement, de la chaleur… Il est essentiel d’accepter nos ressentis, aussi légers et petits soient-ils, sinon nous ne progresserons pas.

Il est important de se faire confiance si nous souhaitons ressentir les énergies subtiles, de ne pas avoir peur de se tromper, car tout est question de pratique. Il faut bien commencer un jour.

Notre ressenti pourra être à peine perceptible au début, mais celui-ci augmentera rapidement au fur et à mesure de notre entraînement. Ainsi, il est essentiel de pratiquer. Faisons donc un maximum d’exercice en augmentant notre panel de ressentis et nous constaterons combien notre ressenti devient réel et présent – ce qui nous éveillera à cette réalité qu’est le monde des énergies, qui risque de nous émerveiller et de transformer notre vision des choses à tout jamais.

energie chez Francesca

Que signifie le mot « énergie »

L’énergie est la puissance intégrée à tout être vivant. Tout est vivant, même ce qui semble inerte. Tout baigne dans l’énergie. Nous vivons tous dans un monde d’énergie. Cette énergie nous permet de nous déplacer, d’agir et de vivre. L’énergie se décline sur des fréquences spécifiques correspondant à chacun de nos corps subtils. Il existe un nombre infini d’énergies différentes. Il existe un immense panel d’énergies différentes, passant des plus désagréables, lourdes, denses et piquantes jusqu’aux énergies les plus éthérées et agréables, puisque chacun d’entre nous est unique et que nous possédons tous une énergie qui nous est propre.

Il est donc essentiel d’apprendre à discerner ce monde énergétique qui nous entoure, ceci pour mieux pouvoir appréhender ces énergies à notre avantage. Ainsi, de ce fait pouvons‑nous apprendre à reconnaître tant ce qui est bon pour nous au niveau énergétique (que ce soit au niveau des personnes, des objets et des lieux) que ce qui est néfaste et malsain…

 Pour en savoir plus : article complet dans le magazine Essentiel n°41

 

 

Les symptômes ont des choses à dire

De nos jours, de plus en plus de personnes sont convaincues que les symptômes physiques sont l’expression d’un mal-être psychologique. Certains praticiens vont même plus loin en « décodant » les messages du corps, afin de prendre conscience de leur cause et d’accompagner la guérison.

sagesse de francesca

Après plusieurs années de souffrances et de dépression, Claudia Rainville, chercheuse en microbiologie médicale, a trouvé le chemin de la guérison en prenant conscience des origines de son mal. Elle a créé la « métamédecine », cette médecine qui va « au-delà » des symptômes et qui en décrypte le langage. Thérapeute et conférencière depuis plus de trente ans, elle accompagne les personnes dans le décodage de leurs maux en mots. De même, Michel Odoul, praticien de shiatsu et psychoénergéticien, s’est rendu célèbre avec son approche de la « mal à dit », ce qu’il nomme « les messages du corps sont des cris de l’âme ».

Enfin, le docteur Olivier Soulier a aussi cherché, dans son ouvrage (1), à décrypter ce que nos symptômes peuvent signifier dans notre inconscient, notamment grâce à la symbolique et à notre héritage socioculturel. Tous trois ont une approche holistique de l’humain, considérant la maladie comme un message et les symptômes comme un langage.

Pour ces trois chercheurs, le principe fondateur des maux qui émergent serait la perte du sens de la vie, en plus des traumas emmagasinés. Le besoin fondamental de liberté de soi, dans l’harmonie d’un chemin de vie cohérent avec ses choix. Joe Dispenza, neuroscientifique qui enseigne notamment des voies méditatives pour accompagner le soin et qui en étudie scientifiquement les bienfaits, rappelle que « parfois, on a besoin d’un avertissement pour se réveiller ». Le corps et ses messages symptomatiques seraient aussi une chance de corriger et réparer des situations insatisfaisantes.

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Remonter à la source

Pour Claudia Rainville, il est primordial de comprendre la cause première qui a créé un déséquilibre dans le corps, l’émotion de base ressentie, souvent lors d’un trauma ou d’une interprétation de situation dans l’enfance, afin de libérer la blessure ancienne, devenue inconsciente. Travailler avec des clés pour comprendre le signal qu’est le symptôme, quel est son message et trouver des pistes en se posant les bonnes questions est une véritable opportunité pour les individus. « C’est un éveil de conscience : qu’est-ce qui nous conduit à la maladie ou à telle ou telle souffrance », explique-t- elle. Il s’agit souvent de réparer une blessure ou d’identifier un besoin dont on est séparé et de soulager une accumulation d’émotions refoulées. « La symbolique du corps peut nous aider à faire le lien entre “l’accident” et ce que nous ressentions avant qu’il ne survienne. » Pour Claudia Rainville, rien n’arrive par hasard et, en reconnectant les éléments entre eux dans notre propre histoire, nous pouvons comprendre, grâce à notre corps, les chemins de décisions que nous avons pris, et éventuellement les réorienter.

Michel Odoul est spécialiste des sagesses asiatiques et des techniques de soin comme la médecine traditionnelle chinoise, le tao ou encore la pratique du shiatsu. Ces voies utilisent, entre autres, les principes du yin et du yang, la latéralisation et les méridiens d’acupuncture comme lecture du corps. Pour lui, les manifestations physiques sont reliées entre elles par la codification des énergies et chaque partie du corps, chaque organe a une fonction, un rôle dont le décodage symbolique est possible, ce qui permet de comprendre leur dérèglement. Rappelant le principe de base que « les liens qui peuvent être établis entre le corps et l’esprit ne sont ni magiques ni ésotériques, mais la pure traduction biologique de nos états psychologiques », il propose de lire les symptômes notamment dans l’environnement énergétique de chacun. Le but étant de faire coller une trame comportementale à son histoire personnelle.

Le docteur Soulier, également homéopathe et acupuncteur, rappelle que les symboles (terme qui vient de symbolon en grec, objet divisé en deux) auraient « une portée universelle, comme les mythes et leur traduction, même ramenée à l’histoire de chacun, pourrait avoir une résonance commune aux humains ». Ainsi, les « phrases » du corps parleraient un langage commun permettant de symboliser nos histoires et par là même de les comprendre.

Trouver sa voie et son autonomie

Ainsi, les « phrases » du corps parleraient un langage commun.

vibre2Ce qui ressort de ces trois approches, c’est le besoin de trouver un sens à sa vie, retrouver une unité avec soi-même ; le symptôme serait l’expression d’une dés-union entre le corps et l’esprit, entre le conscient et l’inconscient. Pour Claudia Rainville, trouver les causes permet de guider vers la vraie guérison, qui est l’autoguérison. Nous serions tous acteurs de notre guérison, comme nous sommes acteurs de notre maladie. Bouddha disait : « Chaque humain est l’architecte de sa guérison et de sa destinée. » Comprendre ou se rapprocher de sa légende personnelle peut se faire grâce aux signaux que la maladie envoie ; cela nous permettrait de nous autonomiser, de prendre en charge notre santé. « Les souffrances que nous vivons sont les messages de notre non-conscient, de notre maître intérieur », rappelle Michel Odoul.

Nous pourrions ainsi suivre une voie de réconciliation personnelle. Souvent, cela passe par un pardon à soi et aux autres, une libération de mémoires émotionnelles et une réouverture de notre coeur. S’écouter vraiment, accepter son chemin, tout en continuant à suivre les recommandations des médecins, c’est avancer dans une nouvelle conscience de ce que nous sommes.

QUELQUES SYMPTÔMES et pistes de causes

Ce petit lexique présente des exemples d’interprétation de symptômes, ou comment le corps peut exprimer un malaise intérieur.

Attention : Ce ne sont que des pistes de réflexion, des clés pouvant accompagner un chemin de guérison, mais il faut garder en tête que chaque histoire est singulière, que les individus réagissent différemment à des causes communes et que c’est à chacun de faire ses propres interprétations. On retrouve des jeux de mots comme en psychanalyse, où le signifiant rejoint le signifié, des expressions populaires qui sont très « parlantes ». Claudia Rainville conseille de regarder le moment précis où le symptôme est apparu : « Qu’est-ce qu’il se passait dans ma vie à ce moment-là ? »

Les maux de tête
Les phrases populaires comme « se prendre la tête » ou « s’entêter » peuvent être signifiantes pour celui qui souffre de maux de tête.

Il s’agirait souvent d’une sensation d’emprisonnement, d’émotions contrôlées, de tensions dans l’environnement, avec le souhait de récupérer son espace (les maux de tête font que l’on s’isole). La sensation d’insécurité également (épée de Damoclès au-dessus de la tête), ou encore d’accepter des pensées ou des sentiments qui nous contraignent. Subir des tensions affectives, souvent familiales, refus de pensées liées au social, contrariété, rumination…

Les problèmes de coeur
Le coeur du souci peut se situer dans la motivation de vie, « ce qui nous tient à coeur », se réaliser profondément.

De même, la perte d’un être cher ou de ce qui nous tient à coeur peut générer ces problèmes de santé. Les chocs émotionnels, les émotions trop intenses créent un blocage d’énergie ou un trop-plein, qui se répercute sur le coeur. Enfin, des difficultés à vivre l’amour, des déceptions ou renoncements, ou encore la place que l’on donne à la vie en général, peuvent se relier aux problèmes de coeur.

La peau
divin wC’est l’organe de la relation aux autres, des échanges, du contact (ou de la perte de contact).

C’est souvent le symptôme de la difficulté à exprimer ses frustrations et de se sentir incompris. « Être mal dans sa peau », dit la phrase populaire, lorsque l’on n’est pas bien en soi-même. Les problèmes de peau peuvent aussi révéler un sentiment de solitude, l’envie de se créer une barrière vis-à-vis de l’extérieur. La peau, c’est aussi un émonctoire, une capacité à évacuer, à cicatriser, à s’autoréparer.(…)

pour retrouver l’intégralité du texte, rejoindre….. https://www.inrees.com/articles/metamedecine-messages-des-symptomes-maladie/

 

Etre Apothicaire au XVIIe siècle

 

 

La gravure ci-dessous représente la statue en bois d’un pileur qui formait l’angle d’une maison aujourd’hui détruite, située autrefois près de la place Sainte-Croix, à Nantes. La construction de cette maison était postérieure au règne de la duchesse Anne. Le rez-de-chaussée était une apothicairerie, à laquelle le pileur servait d’enseigne.

enseigneUn Pileur, enseigne d’une ancienne boutique d’apothicaire

Les anciens habitants se rappellent encore parfaitement l’aspect de cette boutique d’apothicaire. Le devant de la maison n’était pas plus fermé que celui de beaucoup de petits magasins d’épiceries en province. Une demi-porte de deux pieds de large, s’ouvrant en dedans, donnait accès dans une chambre un peu noire. Des deux côtés il y avait deux comptoirs se faisant face. De grands pots en terre bleue, consacrés à la thériaque et à l’électuaire appelé mithridate, ornaient la devanture. L’un des comptoirs était entouré d’un châssis vitré ; c’était là que se tenait la maîtresse de la maison. Au-dessus de l’autre se trouvait suspendu un étui tel qu’il en existe encore un de cette époque dans la ville de Nantes : il contenait une seringue des canules et des pistons de rechange. Cet instrument, qu’une bandoulière suspendait au cou, était celui que l’apothicaire emportait en ville. Les poutres de la boutique étaient garnies de pièces curieuses d’histoire naturelle, telles que lézards empaillés, oeufs d’autruche, serpents de toute espèce.

Les poteries n’avaient aucune ressemblance avec nos poteries actuelles. Le fond était garni de burettes à anche ; elles servaient à mettre les sirops. Les étiquettes étaient peintes sur faïence ; on y lisait : Syrop alexandrin, Syrop de rhubarbe, Syrop de tortue ; celui-ci avait beaucoup de vogue. A cette époque, le sirop de Maloët était très employé contre les toux, les catarrhes ; il a été ressuscité depuis, après un oubli de longue durée, sous le nom de sirop antiphlogistique.

Des deux côtés de l’apothicairerie on voyait des bocaux semblables à ceux qui garnissent actuellement l’intérieur de nos pharmacies ; seulement, au lieu des nouvelles étiquettes on lisait sur les bocaux : Yeux d’écrevisses, Ecailles d’huîtres, Coquilles d’oeufs, Vipères, Cloportes. Ces bocaux étaient les uns très petits, et les autres très grands. L’un d’eux était étiqueté Fragments précieux, et contenait des grenats, des émeraudes, des topazes, le tout en fragments assez petits pour ne pas être employés en bijouterie. Ces substances entraient dans la composition d’un fameux électuaire, qui, si nôtre mémoire est fidèle, s’appelait électuaire d’Hyacinthe. Il est encore employé aujourd’hui, mais réformé.

apothicaire

L’apothicaire était un vrai caméléon. On le voyait tantôt dans sa boutique, le tablier vert passé devant lui, une paire de ciseaux pendue au côté, le gilet rond sous le tablier. Il était l’homme important du quartier : c’était lui qui mettait le voisinage au courant des nouvelles du château et de l’évêché, ainsi que des décisions de la communauté des bourgeois. Tantôt en frac noir, l’épée au côté s’il avait l’honneur d’être l’apothicaire du gouverneur de Bretagne, ayant dans la poche le petit poêlon d’argent à manche d’ébène, il allait dans les maisons qui la veille l’avaient fait prévenir pour préparer sur place la fameuse médecine noire, indispensable à la santé de nos pères, et dont ils regardaient l’usage comme devant être éternel.

Récit paru au XIXe siècle

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