LES CRUSTACES ET LA PHARMACOPEE

 

Une des plus anciennes citations scandinaves sur les écrevisses nous amène cependant de façon complètement différente à son utilisation en dehors de la gastronomie, à savoir en médecine. L’évêque universel du diocèse Västerås, à l’ouest de Stockholm, Peder Månsson, parfois considéré comme le premier scientifique suédois, recommanda en 1522 dans un de ses livres l’utilisation de l’écrevisse, dissoute dans l’alcool, comme remède contre le choléra.

crustacésLe rôle joué par l’écrevisse dans l’histoire de la médecine n’est pas anodin parce qu’il a deux buts diamétralement opposés, les deux expliquant les causes de la maladie et comment la soigner. L’erreur la plus commune et la plus répandue concernant l’écrevisse en médecine populaire est probablement que le cancer est disséminé par les mouches venant d’écrevisses malades se posant sur l’homme. Cette affirmation se retrouve dans les collections du XVIIIe siècle concernant la médecine populaire en Scandinavie et sur plusieurs sites sur le continent.

Depuis l’Antiquité classique les écrevisses ont été très utilisées en pharmacologie scientifique et populaire. Dans la plupart des cas, elles ont été recommandées contre le cancer, selon des préparations différentes. Mais l’écrevisse peut être conseillée pour beaucoup d’autres traitements. Les livres médicaux au XVIe siècle indiquent que le jus obtenu par broyage dans un mortier d’une écrevisse femelle vivante soulage les douleurs des travaux forcés et accélère le rejet du placenta. La même préparation est capable de soigner d’autres maux tels que l’eczéma sec, les brûlures du soleil, les douleurs cardiaques et d’estomac, l’épilepsie, les maladies vénériennes, la tuberculose et les leucorrhées et elle est considérée également comme analgésique en général et comme sudorifique.

Si on fait un gargarisme avec cela, c’est très bon pour les brûlures d’estomac. Si on coupe un morceau d’un ongle d’orteil d’un patient fiévreux et qu’on le place sous la carapace d’une écrevisse et qu’on la relâche dans un ruisseau, elle emporte la maladie.

Plus étrange, un exemple au moins est connu en ce qui concerne l’usage médical de l’écrevisse au cours du XXe siècle. Il s’agit des « pierres d’écrevisses » c’est-à-dire les réserves calciques hémisphériques (gastrolithes) localisées sur les deux cotés de la paroi stomacale de l’écrevisse. Il y a 500 ans, les médecins les ordonnaient comme remède contre la peste, mais ce n’est qu’il y a 100 ans que ces pierres d’écrevisses furent disponibles dans les pharmacies. En poudre on les avale pour lutter contre les brûlures d’estomac, le calcium pouvant de toutes façons avoir un effet positif dans ce cas précis, mais surtout ces petits fragments étaient utilisés en cas de corps étranger sous les paupières et qu’on n’arrive pas à enlever. Les gens croyaient que si vous mettez une pierre d’écrevisse sous les paupières, cela déclenchera un ruisseau de larmes qui lavera ce corps étranger.

Pharmacopée

De vieux médecins ont relaté que des patients dans les années 1920 ont eu les yeux très abîmés par ce traitement et les inflammations qu’il provoquait.

Les pierres d’écrevisses faisaient aussi partie de l’odontologie populaire. Au moyen de cire et de résine de cerisier, on pouvait coller une pierre dans une dent cariée et cela avait un rôle cosmétique (mais de peu de durée). On pouvait aussi avaler de la poudre pour soigner la syphilis, les calculs dans la vessie (préconisé par Martin Luther et autres), les convulsions et les vomissements de sang. Quand les docteurs diplômés du XVIIIe siècle donnaient des pierres d’écrevisses à leurs patients ayant des ennuis gastriques, cela pouvait avoir un effet positif si le pH était augmenté dans un estomac trop acide.

Traduction de l’article effectuée par C. SOUTY-GROSSET,

UMRCNRS6556, Université de Poitiers, France J.-Ö. SWAHN

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TOUTES LES VERTUS DU TILLEUL

 

En 1930, le docteur Henri Leclerc, ancien médecin de l’état-major du général Foch, porte à notre connaissance les vertus, notamment thérapeutiques, du tilleul, dont les anciens utilisaient déjà tant le bois que les feuilles, et avance qu’il est un allié précieux dans le combat contre l’artériosclérose

TILLEUL

Les variétés Tilia sylvestris D. C, tilleul à petites feuilles, et Tilia platyphyllos, le tilleul de Hollande ou à larges feuilles, étaient connues des anciens qui, ne possédant aucune notion sur le sexe des plantes et ignorant, par conséquent, que le tilleul porte des fleurs hermaphrodites, appelaient la première « tilleul mâle » et la seconde « tilleul femelle », l’une stérile formée d’une substance dure, jaune, noueuse, épaisse, l’autre produisant des fleurs et des fruits, plus blanche, plus flexible, plus odorante.

C’était la dernière qu’ils estimaient le plus : encore ne l’employaient-ils qu’à des usages extra-médicaux dont le plus courant était la fabrication des couronnes. Dans ce but, ils utilisaient comme liens, pour tresser les fleurs dont ils se ceignaient le front, les pellicules minces et souples qui se trouvent entre l’écorce et le bois. Les poètes romains font souvent allusion à cette coutume : Horace, désireux d’édifier ses contemporains sur l’austérité de ses mœurs, adresse ces mots à son esclave (Ode XXIII, liv. I) :

Persicos odi, puer, apparatus :
Displicant nexae philyra coronae.

Je hais un repas somptueux :
Loin de moi le tilleul qu’en guirlandes dispose
Un art pénible et fastueux.

et Ovide nous montre (Fastes, V, vers. 337) des ivrognes portant des couronnes de tilleul et se livrant à de joyeux entrechats : Ebrius incinctus philyra conviva capillis Saltat.

Plus nombreux étaient les usages auxquels se prêtait le bois de tilleul : Virgile vante les jougs qu’il servait à fabriquer et Elien rapporte qu’on le débitait en minces tablettes qu’utilisaient les écrivains. On tirait enfin parti de sa souplesse et de sa légèreté pour en confectionner des appareils orthopédiques comme celui que portait le poète Cinésias, d’une maigreur et d’une débilité telles qu’on avait dû lui construire une sorte d’armature au moyen d’attelles de tilleul. Capitolinus raconte qu’Antonin le Pieux recourut à un pareil procédé pour empêcher son corps démesurément long de s’incurver, cum longus esset admodum et incurvaretur, tiliaceis tabulis pectori cum fasciis aptatis usus erat.

Pour l’usage interne les feuilles étaient la seule partie de l’arbre qu’employaient les anciens ; c’est ainsi que Pline les faisait mâcher aux enfants atteints d’ulcérations de la bouche : il leur reconnaissait, en outre, des effets diurétiques, emménagogues et hémostatiques. Longtemps, comme l’enseignait Avicenne, elles passèrent pour un topique émollient, abstersif, subtilisant et résolutif propre à apaiser les douleurs et à faire fondre les tumeurs. Mollenbrock raconte que leur mucilage, additionné d’esprit de vers de terre, soulage les rhumatisants et Gabelchover vit un ulcère de la jambe, ouvert depuis dix ans, céder à des applications de leur décoction.

Au Moyen Age, l’écorce jouit d’une grande faveur auprès de sainte Hildegarde qui en faisait manger la poudre avec du pain aux malades atteints de cardialgie ; elle vantait aussi un anneau d’or muni d’une pierre verte et renfermant de cette écorce et de la toile d’araignée comme un talisman capable de conjurer toutes les pestilences.

Ce n’est qu’à partir de la Renaissance que les fleurs du tilleul prirent place dans la pharmacopée, mais elles n’avaient rien perdu pour attendre, ainsi qu’en témoignent les éloges que leur prodiguèrent les simplicistes d’alors. Matthiole en prône l’usage contre les défaillances du cœur, A. Mizauld prête à leur hydrolat de grandes vertus contre l’épilepsie, et le crédule Paullini affirme qu’il suffit de se coucher à l’ombre du tilleul et d’en respirer les effluves pour se guérir de cette maladie.

Hoffmann recommande l’infusion théiforme des fleurs comme un spécifique de toutes les affections caractérisées par des spasmes douloureux, Boerhaave en fait un excellent remède des convulsions de l’enfance, des vertiges, de l’hypocondrie. II entrait dans la composition de l’aqua epileptica et figurait parmi les 126 substances dont la réunion constituait l’aqua generalis.

Pour terminer l’histoire thérapeutique du tilleul, rappelons que les adeptes de la médecine des signatures, trouvant une analogie frappante entre sa graine attachée sur une bractée par un pédicule allongé et l’embryon rattaché au placenta par le cordon ombilical, la prescrivaient, recueillie en la fête de la décollation de Saint-Jean, aux parturientes et aux nouveaux-nés.

Si toutes les parties du tilleul ont été expérimentées par les médecins, elles ont également servi d’objet aux recherches des chimistes. Pour exemple la vanilline et la tiliadine que Broentigam a extraites de l’écorce ; le miellat ou miellée que renferment les feuilles, substance sucrée qui, selon Maquenne, contient 40 % d’une matière identique à la mélézétose de la manne de Perse ; l’huile volatile qu’on obtient des fleurs en ajoutant du sel de cuisine à leur hydrolat et en agitant ensuite le liquide avec de l’éther ; leur richesse en sels de manganèse ; l’huile dont Mueller a signalé la présence dans les graines, et qui, par son aspect et par sa saveur, peut rivaliser avec la meilleure huile d’olive.

TILLEUL

D’ailleurs, ces découvertes de la chimie n’ont pas empêché que le tilleul n’ait beaucoup perdu de l’aveugle confiance dont l’entouraient nos pères : il est vrai qu’il ne peut, comme on le croyait jadis, guérir ni l’épilepsie, ni l’hystérie et que, dans ces névroses, il fait bien piètre figure à côté des bromures et du gardénal.

En revanche, avance le docteur Henri Leclerc, il possède une propriété relative au traitement de l’artériosclérose. On sait, nous rappelle-t-il alors, que dans cette maladie le médecin n’a pas seulement à combattre la dégénérescence  scléreuse qui aboutit à la perte de l’élasticité des artères et à la diminution de leur calibre : il lui faut encore s’opposer à des altérations du sang caractérisées par la polyglobulie, par l’hyperviscosité et par la plus grande rapidité du temps de coagulation.

Ainsi que me l’ont prouvé de nombreuses observations cliniques secondées par des examens hématologiques, explique encore Leclerc, le tilleul est un des médicaments les plus utiles pour remédier à cette triple dyscrasie sanguine, pour rendre le sang plus fluide, plus ductile, pour prévenir sa stase dans les vaisseaux et la pléthore qui en résulte : mais c’est à la condition de l’employer larga manu et de délaisser l’infusion trop peu active pour de fortes doses d’extrait fluide qu’on prescrira comme dans la formule suivante :

Extrait fluide de tilleul : 50 gr.
Hydrolat de tilleul : 450 gr.
Sirop des 5 racines : 500 gr.
Deux verres à Bordeaux par jour.

Cette indication thérapeutique ne doit pas nous faire oublier les services que peut rendre la classique tisane comme auxiliaire de la médication antispasmodique dans les affections du système nerveux auxquels ne conviendraient pas des drogues d’un héroïsme intempestif : c’est à ce titre qu’elle est universellement mise en usage par toutes les classes de la société : l’élégante mondaine dont une existence aussi vide que bruyante fit les dents crissantes de névrose, l’homme de la campagne qui regagne le soir, courbé par un dur labeur, sa chaumière enfumée, le savant dont les veilles prolongées ont étreint le front d’une couronne migraineuse, tous recourent également à l’infusion parfumée que son arôme doux et gracieux, sa saveur agréable, ses propriétés tempérantes leur font apprécier.

TILLEUL

Beaucoup de nos contemporains ont même pris l’habitude de la substituer au thé et au café, rapporte le Dr Leclerc, qui ajoute avoir souvent entendu soutenir à un vieux confrère, qui avait connu Balzac, ce paradoxe : « A un bon repas sans café, je préférerais une bonne tasse de café sans repas. » Sa surprise et son indignation, conclut Leclerc, ne seraient pas médiocres s’il voyait les gens de ce siècle délaisser la fève d’Arabie au ton chaud et à l’arôme robuste pour le pâle et discret tilleul et, de fait, cette préférence d’une infusion sédative au breuvage le plus stimulant fournirait à un philosophe l’occasion d’argumenter à perte de vue sur la déchéance de nos tempéraments et sur l’irritabilité de nos nerfs.

Les praticiens qui jugeraient cette infusion trop débile ou trop banale auraient la ressource de lui substituer l’hydrolat plus chargé de principes actifs et moins connu des malades. Le Dr Leclerc nous confie que, médecin de l’état-major du général Foch, il avait accoutumé de prescrire aux poilus dont les émotions de la guerre titillaient trop le système nerveux, une potion composée d’hydrolats de tilleul, de fleurs d’oranger et de laitue ; il l’appelait : « les trois hydrolats ». Elle lui valut, un jour, ce compliment d’un brave tringlot : « Vous savez, Monsieur le Major, ils m’ont bien fait dormir, ces trois idiots-là. ».

 D’après « La Revue d’histoire de la pharmacie », paru en 1930

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Lorsque l’Escargot se fait médicament

Si un chroniqueur de La Nature y « décrie » en 1935 les qualités gustatives d’un escargot qui ne le doivent qu’aux condiments dont on l’accompagne, il « décrit » aussi les propriétés médicamenteuses avantageuses du mollusque, sans doute moins connues

Comme aliment, sa valeur nutritive est, cependant, très contestable ; la digestion en est difficile : il ne saurait convenir à tous les estomacs, et il demande, en outre, un assaisonnement fort relevé. En Provence, on mange les escargots à l’ailloli, la sauce chère aux gens du Midi. En Lorraine, on les fait cuire, généralement, avec du beurre et des herbes odoriférantes. En Bourgogne, où l’on consomme presque exclusivement les escargots de vignes, on les prépare avec du bouillon de viande, des épices et du citron ; on lie la sauce avec du beurre frais, de la farine ; on en fait même des pâtés. Les Grecs et les Romains étaient assez friands d’escargots ; ils les engraissaient dans des viviers avec du blé et du vin cuit. Les espèces qui passaient pour être les meilleures étaient celles des îles de Sardaigne, de Sicile et de Chio. Les plus délicates provenaient des îles Baléares et de Capri.

Escargot

Sujet humoristique, par Benjamin Rabier
qui se rendit notamment célèbre
pour le dessin de « La vache qui rit »

Aujourd’hui, on continue à manger l’escargot presque dans toute l’Europe, bien qu’il constitue un mets plutôt insipide, si on ne l’associe pas aux condiments les plus forts. De plus, les escargots se nourrissent de presque tous les végétaux indifféremment. D’ordinaire, ils conservent la saveur et le parfum des plantes qu’ils ont absorbées, et cela suffit, dans un grand nombre de cas, pour mettre en garde les consommateurs contre l’action toxique que peut exercer sur l’organisme humain la chair de ces animaux. Moquin-Tandon a cité deux exemples d’empoisonnement produit par des limaçons qui avaient été cueillis sur un pied de belladone. La Revue de littérature médicale a publié l’histoire de trois personnes empoisonnées par des escargots ramassés sur la jusquiame et le datura. Mais, je m’empresse d’ajouter que de pareils faits sont exceptionnels.

Par contre, si la valeur alibile de l’escargot est médiocre, ses propriétés médicamenteuses paraissent moins contestées. Hippocrate vantait les limaçons écrasés contre les maladies de la région où le gros intestin perd son nom. Galien professait que, brûlés avec leurs coquilles et mélangés à une galle verte et une pincée de poivre blanc, ils guérissaient la dysenterie. Quant à Celse, il disait le plus grand bien des limaces vivantes appliquées sur les articulations des goutteux et sur le ventre des hydropiques.

Dioscoride écrivait, dans son Traité de Zoologie, que la coquille d’escargot incorporée dans du miel fortifiait la vue. Pline notait, dans son interminable Encyclopédie, qu’une pierre trouvée dans la tête d’une limace pouvait rendre de grands services aux petits enfants à l’époque de la dentition. Il fallait, pour leur faire venir les dents plus tôt et plus aisément, leur suspendre au cou cette petite masse calcaire. On n’en finirait pas, au surplus, si l’on voulait énumérer les fantaisies écloses dans le cerveau des anciens à propos des escargots.

hélice vigneronne

Helice vigneronne

Sans croire avec les auteurs de l’antiquité et ceux du Moyen Age que l’escargot fournit des remèdes à une infinité de maux, on peut avoir une confiance très grande en ses propriétés pectorales, souvent expérimentées. On fait aujourd’hui encore usage, dans les affections catarrhales chroniques et dans presque toutes les maladies des bronches, de la tisane, du sirop et de la pâte d’escargot. Le sirop dont la base est faite avec l’ « hélice » vigneronne (escargot des vignes) et la pâte, dans la composition de laquelle entre l’ « hélice chagrinée » agissent comme la tisane. Ils ont, sur le médicament aqueux, l’avantage d’être plus agréables à l’œil et au goût.

Le docteur Chrestien, de Montpellier, qui a publié plusieurs observations d’affections du poumon et du larynx, guéries par l’emploi d’escargots, n’usait ni de la tisane, ni du sirop, ni de la pâte ; il dépouillait simplement l’animal de sa coquille et le faisait avaler vivant au malade. Il répétait cela, trois, six, neuf, douze et même vingt-quatre fois par jour. D’autres médecins ont obtenu des effets aussi satisfaisants, sans condamner le client au supplice de l’escargot cru ; parmi ceux-là il s’en trouve qui, n’ayant pas éprouvé la moindre difficulté à faire fondre une pâte ou glisser un sirop dans une mignonne bouche rose, se seraient vus, certes, repousser avec horreur, s’ils avaient proposé d’y introduire une bête gluante et vivante.

D’après l’édition :  » La Nature », paru en 1935

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L’HOMÉOPATHIE: UNE PLACE DE CHOIX DANS LA PHARMACIE FAMILIALE

 

Combinant les avantages d’une médecine prenant en compte la personne dans sa globalité, à la fois curative, préventive et de terrain, l’homéopathie convient particulièrement bien aux enfants qui rechignent rarement à prendre les petits granules blancs au goût légèrement sucré. Sans contre-indication ni effet secondaire, peu onéreux comparés à bon nombre de médicaments allopathiques, faciles à transporter et à utiliser, les remèdes homéopathiques ont toute leur place dans la pharmacie familiale.

homéothérapie

A la différence de l’allopathie, qui utilise l’énergie contraire à une maladie pour la soigner, l’homéopathie est le traitement par les semblables. Son nom vient du grec hómoios, « similaire », et páthos, « souffrance » ou « maladie ». Les remèdes homéopathiques sont préparés à partir d’un produit de base, la souche, qui est ensuite diluée et dynamisée. La dilution la plus courante est la centésimale hahnemannienne, dont on retrouve la mention sur les remèdes homéopathiques sous les initiales CH, du nom de Samuel Hahnemann, médecin allemand qui a développé le principe de la similitude.

Plus le chiffre qui précède la mention « CH » est grand, plus la dilution est haute, plus il est petit, plus elle basse. Les centésimales couramment employées vont de 4 CH à 30 CH. Les dilutions basses sont plutôt employées pour les symptômes physiques et les dilutions hautes pour les symptômes émotionnels ou psychologiques. La dynamisation, autre étape indispensable à la fabrication des remèdes homéopathiques, consiste à secouer fortement le produit entre chaque étape de fabrication des dilutions. Selon la loi de la similitude, sur laquelle repose l’approche homéopathique, si l’on absorbe une substance non diluée et qu’elle provoque des symptômes, les troubles seront guéris par la même substance, donnée en très petite quantité, après dilution et dynamisation.

Françoise Berthoud, pédiatre homéopathe, donne dans son dernier livre deux exemples d’application de cette loi de la similitude : « L’Arnica, […], une fleur de nos montagnes, provoque, si on la consomme sous forme de fleur, des douleurs musculaires et des hématomes, alors qu’en dilution, elle guérit ces douleurs et prévient les hémorragies. Le granule d’Apis imprégné de venin d’abeille dilué soulage immédiatement la douleur et l’enflure de la piqûre d’abeille.  » Une médecine de terrain Outre le fait qu’elle repose sur le principe des semblables, il est important de souligner que l’homéopathie est une médecine de terrain, qui prend en compte la personne dans sa globalité, l’ensemble des signes qui la caractérisent, c’est-à-dire autant ce qu’elle est que ce qu’elle a, et pas seulement la maladie elle-même ou ses symptômes.

Homéo chez francesca

C’est pourquoi une même pathologie peut donner lieu à plusieurs traitements différents selon la personne, chacun étant adapté au profil du patient. La consultation chez un homéopathe s’avère donc indispensable avant de se lancer dans l’automédication et l’homéopathie familiale. Elle permet à l’homéopathe de cerner le patient et, dans le cas d’un enfant, de guider ses parents dans leurs observations.

Le diagnostic et le choix du traitement passent de ce fait par des questions telles que :

  • Depuis quand/à la suite de quel événement l’enfant est-il souffrant ?
  • Quels sont les attitudes, comportements qui le caractérisent ?
  • Quels sont ses goûts et ses aversions ?

Qu’aime-t-il manger ? A-t-il une couleur préférée ? Des lieux qu’il affectionne particulièrement ou au contraire qu’il déteste ?

  • De quoi a-t-il peur ?
  • Quels sont ses symptômes habituels (par exemple, toux en hiver) ? Souffre-t-il d’affections chroniques ou récurrentes (eczéma, allergies, etc.) ?

Pierre Popowski, pédiatre homéopathe, compare cet interrogatoire à un portrait : « Pour composer ce portrait, je retiendrai ce qu’il y a de plus original chez l’enfant, jusqu’à ce que le tableau soit cohérent. Le médicament qui correspond à ce portrait va rétablir le fonctionnement harmonieux de son énergie vitale, et par là même soulager ses troubles et le guérir.(3 )» Les parents, en apprenant à observer leur enfant et en tenant compte du contexte dans lequel se sont développés les symptômes, pourront, au bout de quelque temps, se constituer une réserve de base de remèdes homéopathiques qu’ils pourront utiliser pour le traitement des affections les plus courantes. Drainage, traitements de fond et pathologies courantes Le drainage consiste à stimuler, à l’aide d’un ou plusieurs remèdes homéopathiques, un ou des organes chargés d’éliminer les toxines produites par l’organisme ou provenant de l’extérieur.

Pour les enfants, le drainage vaccinal peut être proposé à la suite d’un vaccin afin de nettoyer les blocages éventuels et effets secondaires dus au vaccin. Le drainage microbien et médicamenteux sera quant à lui prescrit pour aider l’enfant à débarrasser son organisme à la fois des microbes contractés et des éventuels médicaments pris pour traiter telle ou telle affection. Le drainage des toxines peut aussi se faire de manière préventive, pour éviter les rechutes. Enfin, le drainage de certaines pollutions environnementales peut s’avérer utile lorsqu’une ou des sources de pollution auxquelles aurait été exposé l’enfant sont suspectées ou identifiées (métaux lourds, dérivés fluorés, etc.)

Certaines pathologies chroniques ou à répétition peuvent se résorber ou être améliorées par un traitement de fond. Celui-ci a pour objectif de restaurer et de maintenir la santé par un rééquilibrage de l’énergie vitale. Troubles de la sphère ORL (dont les causes et les origines peuvent être très variées), notamment angines, rhumes et rhino-pharyngites, otites, verrues, petites blessures et contusions, allergies (qu’il s’agisse d’eczéma, d’allergies alimentaires ou saisonnières), troubles digestifs et troubles du comportement, pour ne citer que ceux-là, trouveront des réponses adéquates dans le traitement par l’homéopathie.

Homéo chez les petits

Chez les tout-petits, l’homéopathie peut aussi s’avérer utile dans le traitement de l’ictère, des coliques, de l’érythème fessier, des poussées dentaires mais aussi des maladies infantiles comme la rougeole, la roséole, la varicelle et les oreillons, sans oublier son aide précieuse en cas de difficultés rencontrées lors de l’allaitement.

Pharmacie homéopathique familiale de base

 Les remèdes suivants ne sont donnés qu’à titre indicatif. Ils sont suffisamment généraux pour faire partie de la pharmacie familiale et être utilisés en cas de besoin mais ne dispensent nullement d’une consultation chez un homéopathe afin de dresser avec lui le portrait de l’enfant et de cerner le paysage dans lequel il évolue, autant d’indications qui aideront les parents à trouver le bon remède et à acquérir une certaine autonomie dans le traitement des maladies de leur enfant.

Aconitum Napellus : à la suite d’un grand stress, quelle qu’en soit l’origine (refroidissement brutal, peur, vaccin, etc.).

Apis Meliflica : piqûres d’insecte, coups de soleil, brûlures légères.

Arnica : pour tous types de traumatismes (coups, bleus, bosses, crampes, courbatures, intervention chirurgicale, etc.).

Belladonna : fièvre, inflammations, coup de chaleur.

Chamomilla : poussées dentaires, coliques.

Cocculus Indicus : mal des transports.

Ignatia Amara : trac, hyperémotivité, tristesse, chagrin, manifestations psychosomatiques.

Ipeca : nausées, vomissements.

Mercurius Solubilis : angines, rhinopharyngites.

Podophyllum : diarrhée.

Pyrogenium : maladies infectieuses.

En guise de conclusion, citons ces quelques mots de Françoise Berthoud  : « L’homéopathie familiale agit sur les symptômes et nous amène à une réflexion sur l’opportunité de respecter ces symptômes, la fièvre en particulier qui est un effort du système immunitaire pour combattre la maladie. L’expérience aidant et la confiance dans les capacités de l’enfant à se défendre de manière naturelle grandissant, les parents utiliseront de moins en moins de granules, en se basant davantage sur le bien-être de l’enfant que sur le thermomètre ! »

RESSOURCES : / 1 -Soignez votre enfant par l’homéopathie, Éditions Jouvence (2014).

/ 2 – Ibid., p. 23.

/ 3 – Soigner son enfant avec l’homéopathie, Éditions du Rocher (2013), p. 13.

/ 4 – Op. cit., p. 7. / 5 À ce sujet, voir également l’article « Ne rien faire, laisser faire ? Les capacités de guérison des enfants » p. 24-25.

 

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Le thé possède de nombreuses vertus pour la santé

 

Connaissez-vous celles-ci, rapportées lors du 5ème Symposium sur le thé et la santé qui s’est tenu le 19 septembre 2012 à Washington ?

champ de thé

Apparu en Chine vers l’an 600 et bu depuis des millénaires, le thé est devenu une boisson très populaire. Sa richesse en antioxydants est bien connue mais il possède d’autres vertus. Un symposium a été consacré au thé le 19 septembre 2012 à Washington (DC). En voici les principales conclusions.

Tous les thés, qu’ils soient blanc, vert, noir, oolong viennent d’une plante appelée Camellia Sinensis.

Les différences tiennent au degré de fermentation (oxydation enzymatique) des feuilles : dans le thé noir ce processus est totalement accompli, alors qu’il est interrompu très tôt dans le thé vert, en exposant les feuilles à la chaleur. Les thés blanc et oolong correspondent à des états intermédiaires. Tous les thés sont cependant riches en flavonoïdes, des composés appartenant à la grande famille des polyphénols. «

Le the est très riche en flavonoïdes

Les flavonoïdes représentent un tiers du poids de la feuille de thé, ce qui est très élevé, quand on considère que le thé n’amène pratiquement pas de calories,  » déclarait lors du symposium le Pr Jeffrey Blumberg (Tufts University, Boston). Pour les intervenants qui se sont succédé, la teneur en flavonoïdes et donc les bénéfices qui lui sont associés, varie considérablement selon les régions de production, les variétés, le traitement des feuilles et la manière dont le thé est infusé. Malgré tout, le thé peut être considéré comme une boisson favorable à la santé même s’il ne faut pas en attendre des miracles.

Il est favorable à la santé cardio vasculaire

Il contribue à la souplesse des artères et à la fluidité du sang. Les études épidémiologiques montrent que par rapport aux non buveurs, les buveurs de thé ont moins d’hypertension ; leur risque d’accident vasculaire est réduit. Dans une étude contrôlée en double aveugle, des volontaires souffrant d’hypertension ont bu une tasse de thé noir par jour ; leurs pressions diastolique et systolique s’est abaissée.

Ces bénéfices ont été maintenus, même en présence d’aliments gras et sucrés qui ont tendance à faire se contracter les vaisseaux sanguins. L’étude était conduite par le Dr Claudio Ferri (université de l’Aquila, Italie).

Il est bon pour la santé osseuse

Plusieurs études ont observé le lien entre la densité minérale osseuse (un marqueur de la santé de nos os) et la consommation de thé. En 2007 des chercheurs rapportaient que les femmes ménopausées qui boivent régulièrement du thé semblent conserver des os en bonne santé pendant plus longtemps.

Une étude beaucoup plus récente a suivi un groupe de 171 femmes ménopausées souffrant d’ostéopénie (qui précède l’ostéoporose) qui ont été assignées en double-aveugle et de manière aléatoire soit à prendre 500 mg de polyphénols de thé vert soit à effectuer 3 séances d’une heure par semaine de Tai Chi soit les deux en même temps soit à prendre un placebo, tout ceci pendant 6 mois. Au terme de l’étude les femmes qui ont pris le thé vert et/ou qui ont fait du Tai Chi ont vu leur densité minérale osseuse et leur force musculaire augmenter, deux paramètres qui pourraient protéger des fractures.

Le thé agirait en réduisant le stress oxydant et l’inflammation, à l’origine d’une perte de masse osseuse et de masse musculaire.

Après l’eau, c’est la boisson la plus consommée : plus de 10 000 tasses sont savourées chaque seconde dans le monde ! Ce précieux breuvage, dont les Anglo-Saxons raffolent plus particulièrement, a le goût du Soleil levant. L’Inde, la Chine, le Sri Lanka, le Japon, le Viêt Nam et l’Indonésie en sont les principaux producteurs, loin devant l’Amérique du Sud et l’Afrique de l’Est.

fleur de thé

Il y en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs : blanc, jaune, rouge, noir, vert, fumé, parfumé, Oolongs… Des variations qui ne dépendent pas d’une diversité végétale mais bien d’un savoir-faire ancestral. Car le thé ne provient que d’un seul arbre : le Camellia sinensis. Originaire d’Extrême-Orient, ce membre des théacées se développe sous des climats chauds et humides. A l’état sauvage, il peut atteindre jusqu’à 15 mètres de haut. Mais à l’image de la vigne, l’homme le taille en arbuste afin d’en faciliter la cueillette. Une récolte qui s’effectue à la main, trois à quatre fois par an, car plus les feuilles sont jeunes, plus la boisson promet d’être raffinée.

Enjeu économique oblige, la fabrication des thés est jalousement tenue secrète. Le Gyokuro Asahi, le Lapsang Souchong, le Darjeeling d’Inde ou le Ceylan du Sri Lanka font des envieux et nombre de potions postulent au label alors qu’elles ne contiennent pas de thé. En France, par exemple, le thé d’Aubrac, cultivé dans les montagnes de Lozère et de l’Aveyron, est en réalité une infusion de calament. En général, le thé est subtilement amélioré par des additifs : des essences, des épices et surtout des fleurs. Grand rival du Earl-Grey à la bergamote, le thé au jasmin est le plus populaire et le plus ancien des thés parfumés. Le lys, la rose, l’œillet, le chrysanthème ou la fleur de souci participent aussi à ce mariage unique des saveurs, des odeurs et des couleurs.

Ainsi est née la fleur de thé, petite merveille de feuilles séchées qui va éclore au contact de l’eau frémissante. Si l’engouement des Occidentaux pour ce procédé est relativement récent, c’est un trésor qui a traversé les âges et qui invite à l’exception. Après un tri drastique des meilleurs ingrédients, la fleur de thé est confectionnée à la main selon des règles quasi militaires. C’est sans doute pour cela que les légendes chinoises la destinaient aux soldats les plus fidèles et qu’aujourd’hui encore, elle est considérée comme un élixir d’immortalité.

Trois questions à François-Xavier Delmas, globe-trotteur et président fondateur du Palais des thés

Il est devenu un nom incontournable dans le monde du thé. François-Xavier Delmas, le président fondateur du Palais des thés, est aussi un infatigable voyageur qui parcourt le monde depuis plus de 20 ans à la recherche des meilleurs crus. Entre une séance de dégustation à Taïwan et la visite d’une plantation au Sri Lanka, il a accepté de répondre à nos questions.

Le Mag de Flora : Au fil de vos voyages, le monde du thé a-t-il évolué ?
François-Xavier Delmas : Du monde du thé je ne vois que le meilleur, du fait que mes voyages me mènent exclusivement dans les plantations de thé qui produisent les thés les plus fins du monde. C’est un monde tourné à la fois vers la tradition et vers l’excellence. Il évolue peu. Parfois, on arrive à mettre au point un nouveau théier, mais cela ne constitue pas une rupture. Certes, les dérèglements climatiques perturbent les cultures. En revanche, les hommes et les femmes sont les mêmes. Ils ne changent pas. Et ceux qui rejoignent ce métier agissent en prenant exemple sur leurs aînés.

Sur quels critères sélectionnez-vous un thé ?
En ce qui concerne ma famille de thé favorite, à savoir les thés Rares et Ephémères, je choisis les lots selon mes coups de cœur. Bien sûr il y a des familles incontournables : les Darjeeling de Printemps, les thés verts Primeurs de Chine, les Ichibancha japonais, les magnifiques thés du Népal. Ou encore les incroyables Pu Er. En réalité, tout est affaire d’équilibre et d’harmonie. Entre la saveur d’un thé, sa texture et les parfums qu’il développe, il faut que l’on vive une expérience intense sur un plan gastronomique. Cela demande une grande exigence, car dans une même journée je peux goûter plus de 100 thés différents. Il faut rester vigilant, à l’écoute de l’excellence. Et de ne retenir que les thés qui offrent une expérience de plénitude.

travailler le thé

Ce métier me mène dans des contrées lointaines, j’en ramène plein de souvenirs et aussi de belles photos. J’essaye de partager cela au travers de mon blog : http://www.chercheurdethe.com.

Parmi les thés parfumés avec des fleurs, lequel a votre préférence ?
Parmi les thés fleuris, le Thé des Moines est sans conteste mon préféré. Son parfum me fait voyager. Lorsque je le déguste, je suis transporté quelque part dans l’Himalaya. Au pays des temples et des encens, des drapeaux de prières qui se balancent au gré du vent et des moines en robe rouge qui marchent en silence. Il m’apaise.

Le Palais des Thés nous ouvre ses portes

Fondé en 1986, le Palais des thés est une maison spécialisée dans la commercialisation de thés haut de gamme. L’enseigne est aujourd’hui présente dans les plus grandes villes de France ainsi qu’en Belgique, en Irlande, en Norvège, en Slovénie, mais aussi en Israël et au Japon. Pour le Mag de Flora, le Palais accepte aujourd’hui d’ouvrir ses portes.

Le Mag de Flora : Comment les meilleurs thés sont-ils sélectionnés ?
Le Palais des Thés : Chaque année, François-Xavier Delmas et les équipes du Palais des Thés parcourent les plantations de thé, asiatiques essentiellement. Le fait de voyager beaucoup, d’acheter et de déguster sur place nous offre la possibilité de découvrir des crus rares en sortant des circuits d’approvisionnements traditionnels, de goûter et de faire partager les récoltes de petites plantations, souvent confidentielles. Le Palais des Thés a ainsi pu développer une connaissance approfondie des jardins et des plantations, des terroirs et des techniques et surtout de celles et ceux qui quotidiennement dédient leur travail à la production des grands crus de thé. Ce savoir inestimable, acquis sur le terrain, s’illustre particulièrement à travers la sélection de Thés Rares et Ephémères proposés dans les boutiques du Palais des Thés. Ces thés ont des caractéristiques gustatives exceptionnelles : fraîcheur, richesse aromatique, texture, équilibre, longueur en bouche…

Votre enseigne s’inscrit dans une démarche éco-responsable ?
Soucieux de réduire l’impact de son activité sur l’environnement, Le Palais des Thés s’est engagé en 2008 dans une démarche générale éco-responsable. Cette approche globale amène à évaluer toutes les actions de l’entreprise, qu’elles concernent les pratiques de ses collaborateurs, le choix de ses fournisseurs ou les habitudes de ses clients. Le chantier est vaste, les projets nombreux. Quelques-uns de nos axes de travail sont une véritable éthique d’achat, une compensation des émissions de gaz à effet de serre pour le fret aérien et des thés bios certifiés.

saveur du thé

Quels thés parfumés avec des fleurs proposez-vous ?
Aromatiser un thé, riche de son propre parfum avec des fleurs, des fruits ou des huiles essentielles est une pratique exigeante qui demande talent et inspiration. Le Palais des Thés propose ainsi de nombreux thés parfumés agrémentés de fleurs. En voici une sélection :

– Le Thé du Hammam (sur base de thé vert ou de thé noir) : ce thé, qui évoque les aromates du Hammam (pulpe de datte verte, rose, fruits rouges) est agrémenté de pétales de rose, de tournesol et de mauve.

– Blue of London (sur base de thé noir) et Green of London (sur base de thé vert) : agrémentés de fleurs de mauve et de bleuet, ces deux thés mélangent avec finesse un très grand thé vert ou thé noir de Chine avec de la bergamote fraîche et délicate.

– Thé des Sources : ce thé vert à la menthe, rehaussé d’une pointe de bergamote, est agrémenté de pétales de rose et de bleuet.

– Thé des Moines : inspiré d’une recette ancestrale élaborée dans un monastère tibétain, le Thé des Moines est un mélange rare, dont la saveur fleurie est unique. Il est agrémenté de pétales de souci.

– Le Thé des Vahinés, sur base de thé vert ou de thé noir : mélange chaleureux sur base de thé vert ou de thé noir, ce thé marie les parfums gourmands de la vanille et de l’amande. Il est agrémenté de boutons de rose et de pétales de souci.

Attention toutefois à la fluorose

Le thé est une source importante de fluor. Une consommation trop importante est possible si vous êtes un amateur de thé, en particulier en conjonction avec les autres sources de fluor (dentifrices, eau du robinet, etc.). L’intoxication au fluor s’appelle la fluorose. Lorsque celle-ci touche le squelette, peuvent apparaître des douleurs articulaires et des fractures malgré une densité minérale osseuse élevée. Surveillez donc vos apports en fluor.

Plus d’informations sur palaisdesthes.com

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ALGUES, un TRESOR de SANTE

Extrêmement riches en minéraux et en vitamines, légères et savoureuses, les algues méritent vraiment de figurer à vos menus régulièrement, comme le font surtout les Asiatiques. Sur les plus de 20000 variétés existant, seulement une cinquantaine sont agréables à consommer ! Cultivées ou cueillies sauvages dans la mer, elles ont le goût d’iode, mais aussi, selon la variété, de champignon, de caramel, d’herbe, de coquillage…

Saupoudrées sur une salade, en papillote autour d’un poisson, en tartare ou frites en chips pour l’apéritif, les enfants s’en régalent. Véridique !

algues

Le point de vue de la médecine chinoise

Les algues sont de nature froid et de saveur salé, parfois amer.

Leurs propriétés les plus courantes sont de :

– ramollir les indurations,
– dégager les accumulations,
– rafraîchir la chaleur interne,
– réduire le goitre.

Elles sont indiquées dans les cas de : œdème, obésité, hypertension, goitre, hyperthyroïdie, constipation, mucosités-chaleur…

Précaution : La consommation d’algues ne doit pas être prolongée trop longtemps car elle risquerait d’introduire trop de « froid pervers » dans le corps.

Les algues selon la vision occidentale

Composition

Celle-ci dépend bien sûr du type d’algue. Très pauvres en calories, elles sont très riches en glucides. Les rouges ont en particulier une forte teneur en protéines (30 à 40%, comme le soja) ; la fameuse algue bleue des Andes, la spiruline, en contient 70% ! Elles contiennent aussi beaucoup de fibres. Les algues brunes ou rouges sont un peu plus riches en minéraux que les vertes. Mais elles contiennent toutes beaucoup d’iode, et de calcium. Et puis aussi du magnésium, du potassium, du phosphore, du fer, du zinc, du cuivre, du sélénium…

Du point de vue des vitamines, elles sont les seuls végétaux à contenir de la B12 (essentielle au bon métabolisme des tissus nerveux), ce qui les indique particulièrement dans le cadre d’un régime végétarien. Les brunes sont riches en C et E, les rouges en provitamine A, les vertes en C.

Propriétés

Les algues procurent de l’énergie, facilitent l’élimination, et sont un excellent coupe-faim. Elle sont recommandées aux femmes enceintes ou allaitantes aux personnes âgées et aux enfants pour leur teneur en calcium. Certaines sont considérées en Asie comme de véritables panacées (notamment le kombu). On dit qu’elles aident à prévenir l’hypertension, la constipation, l’hyperthyroïdie, les tumeurs, qu’elles sont antibactériennes et vermifuges.

Utilisation des algues

Il faut de toutes façons les laver pour enlever les éventuels grains de sable… On trouve souvent les algues séchées, en sachets. Il suffit de les réhydrater cinq à dix minutes dans de l’eau froide, avant de les utiliser, crues ou cuites. On peut aussi les acheter fraîches en saumure (dans du sel), il faut alors beaucoup les rincer.

Parfois aussi, elles entrent dans la composition de pâtes (à la spiruline), de purées prêtes à tartiner (tartare d’algues), de pâtés… On peut les utiliser comme des fines herbes (choisir des algues sous forme de paillettes), saupoudrées sur une salade verte ou des champignons crus arrosés d’un filet de crème de soja, ou encore mêlées à de la chapelure sur des tomates à la poêle.

Une feuille glissée dans un court-bouillon ou une soupe lui donnera un parfum très léger et surtout beaucoup d’éléments nutritifs. Les chips de kombu (tout simplement réhydraté, séché et frit) ou les morceaux de feuille de nori grillée sur la flamme du gaz sont délicieux pour l’apéritif…

algues variétés

LES PRINCIPALES VARIETES D’ALGUES

La laitue de mer

C’est une sorte de feuille verte qui, comme son nom l’indique, ressemble un peu à de la salade. Et c’est là (sur les salades) qu’elle fait le meilleur effet.

Le kombu

Le kombu (riche en iode, calcium, fer, potassium). Breton ou royal, c’est une sorte de grosse lanière marron et épaisse, qui accommode parfaitement les soupes et les bouillons. C’est le composant de base du bouillon japonais, le dashi. Le kombu ramollit les fibres des céréales complètes avec lesquelles on le fait cuire. Frit, il forme un bâtonnet craquant pour l’apéritif ou l’accompagnement original d’une soupe ou d’un poisson…

Le haricot de mer

il ressemble à des tagliatelles brun-vert. A la fois iodée et sucrée, c’est sans doute l’algue la plus facile à adopter. Froid en salade, ou revenu à la poêle pour accompagner un poisson ou une céréale, il surprendra agréablement tous vos convives.

Le wakamé

pour parfumer soupes et bouillons, attendrir les céréales et légumineuses. Elle peut être mangée crue, en salade, ou cuite.

La dulse

La dulse (riche en fer): rouge, ou plutôt violette, la dulse a une saveur très douce légèrement iodée qui se marie fort bien avec des crudités. On peut aussi la cuire dans toutes sortes de préparations (omelettes, quiches, poissons, potages…)

La nori

(Riche en vitamine A) : Cette algue violette au parfum délicat est cultivée au Japon, et se vend principalement sous forme de feuilles pour enrouler les sushis. Au Japon, on les fait aussi griller avant de les émietter dans les salades, les soupes, le pain, avec du tofu ou des légumes…

L’hijiki

L’hijiki (riche en fer, calcium, potassium): de petites brindilles cylindriques brunes qui augmentent cinq fois leur volume quand elles sont réhydratées ! Son goût est assez prononcé, elle doit être cuite au moins une vingtaine de minutes à la vapeur avant d’être sautée avec des légumes, ou mijotée .

La spiruline

La spiruline : c’est une algue minuscule qui pousse dans des lacs, en particulier au Mexique, dans les Andes, au Tchad. Elle existerait depuis trois milliards d’années. De très haute valeur nutritive, elle est incorporée dans certaines préparations (pâtes) mais sa couleur bleu-vert est déroutante… On la trouve plus souvent sous forme de comprimés ou dans des capsules. Parmi les nombreux nutriments qu’elle renferme, citons l’acide gamma-linoléique, présent uniquement dans le lait maternel ! On la dit très revitalisante.

Lire la recette de la soupe complète aux algues et des papillotes de poisson aux légumes

Voir aussi en lien le site THALADO http://www.thalado.fr/  , centre de découvertes des algues

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La libération des organes internes

 

Les praticiens doivent être capables de reconnaître, de comprendre et de valider les stratégies de leurs clients les empêchant de guérir. Les praticiens doivent pouvoir guider leurs clients à travers les résistances qui les empêchent et les protègent de se sentir mal. (Gilles Marin)

Combien d’entre nous sont vraiment éduqués au senti ou se permettent de sentir? Les émotions nous informent si nous les expérimentons. Mais peu d’entre nous acceptent de ressentir les émotions et résistent à les vivre, d’où des charges émotionnelles se logent dans le corps et deviennent des mécanismes de protection. Demeurant non résolues, elles sont expérimentées comme des symptômes émotifs, mentaux ou physiques.

organes internes

Le ressenti est le plus important, c’est comme le signal d’alarme à tous les niveaux. Le premier niveau est de ressentir l’émotion directement et la transformer pour empêcher qu’elle se loge à l’intérieur du corps. Si les émotions ne sont pas bien digérées, le processus d’enfouissement et de camouflage des émotions dans le corps se met en branle. Les émotions sans conscience sont reliées à « l’inconscient ». La première étape est la localisation de l’émotion dans un organe correspondant à cette émotion; la seconde étape est la descente dans les entrailles associés à l’organe; la troisième étape est le manque de circulation dans les canaux l’énergie associés aux organes. Ces camouflages dans la matière bloquent la circulation de l’énergie et entraînent des douleurs, indices des blocages, précurseurs des symptômes.

Le Chi Kung des mains guérissantes augmente le pouvoir des mains et aide à transmettre dans le corps l’énergie nécessaire pour délier les tensions et les douleurs. Ce chi Kung aide à recharger les mains et les organes internes avec l’énergie Yin de la terre et l’énergie Yang du ciel.

Le massage abdominal ou le Chi Nei Tsang ce qui se traduit par Chi = énergie; Nei = interne; Tsang = Organes, et qui signifie « travailler avec l’énergie des organes internes » ou « la transformation du Chi des organes internes » ou le massage profond des organes internes est un massage utilisé par les moines taoïstes chinois pour désintoxiquer, raffermir et raffiner leur corps pour atteindre des niveaux élevés de pratiques spirituelles. En 1970, Maître Chia a commencé à enseigner ces pratiques secrètes aux étudiants du « Healing Tao » devenu l’ « Universal Tao ». (www.universal-tao.com )

Le massage Chi Nei Tsang exerce les organes internes plutôt que d’exercer les membres qui ne sont que le reflet du bien-être et de la force des organes internes. Les gens consacrent beaucoup de temps à faire plusieurs exercices externes dans les gymnases ou à l’extérieur, mais oublient l’importance des organes internes. Les organes internes contiennent nos secrets les plus intimes et sont la source de la vie et de la mort, d’où l’importance de leur consacrer du temps à les libérer des émotions enfouies.

Les praticiens de massage Chi Nei Tsang travaillent sur et dans l’abdomen avec des pressions profondes, délicates et douces pour stimuler les organes internes et augmenter leur métabolisme.

Les manipulations effectuées avec ce massage enlève les stagnations, augmente l’élimination, stimule les systèmes lymphatique et sanguin, renforce le système immunitaire et la résistance aux maladies. Les pratiques de massage de l’abdomen consistent à ouvrir les aines; dégager les intestins; ouvrir la porte des vents; défaire les nœuds de l’embryon au nombril; recharger les points autour du nombril pour recharger et équilibrer les organes et les entrailles qui prennent source au nombril. Le massage des organes et des entrailles pour déloger les tensions, les amas utilise les sons de la santé et les points d’énergie différents pour chaque organe et aider ainsi à les libérer et à augmenter leur énergie et leur fréquence vibratoire. Pendant ce massage des organes, la pratique de la méditation avec les sons et la connexion avec les énergies terrestres et célestes amplifie l’énergie de guérison. Ces pratiques nous mettent en contact intime avec soi-même et nous amènent sur la voie de la guérison. Le Chi Nei Tsang peut être effectué sur soi-même, c’est une voie royale pour se maintenir en santé. Vous pouvez apprendre une routine personnelle d’automassage conserver les organes internes et l’abdomen propres, clairs et actifs.

Dans les pratiques plus avancées, nous pouvons en désintoxiquant et en déliant les nœuds de tension dans les organes internes et l’abdomen apprendre à enlever les crampes menstruelles, la constipation, les douleurs aux épaules, les pierres à la vésicule, à la vessie ou aux reins, aider la digestion, etc.

émotions

Le langage des émotions et des organes

Le choix des mots dans le langage populaire pour signifier ce que nous ressentons fait parfois état des liens et des correspondances établis par les taoïstes entre les organes et les émotions. Malgré cela peu de gens connaissent la relation entre une émotion et son organe de mise en « storage ». Par exemple, nous disons ou entendons dire de quelqu’un qu’il est « vert de jalousie et acide » , ce qui réfère au foie; que notre cœur est rempli de joie, ou que nous avons le cœur brisé ou le cœur froid (l’énergie négative du cœur); que notre estomac est nouée, que nous avons une sensation viscérale, que les soucis nous rendent malade, ce qui est en lien avec la rate; que nous sommes gelés de peur ou tournés en statue de sel, ce qui fait référence aux reins.

En libérant les organes internes des émotions négatives enfouies depuis longtemps par le massage Chi Nei Tsang et les sons de la santé ou de guérison, nous permettons aux organes internes d’être équilibrés et en santé et par le fait même de vibrer à des fréquences plus élevées qui sont celles des émotions et des vertus positives :

la joie, l’amour, l’enthousiasme, la patience et le respect du cœur;
le courage, la bravoure et l’optimisme des poumons;
la bonté, la tendresse, la délicatesse du foie;
l’ouverture et l’équilibre de la rate;
la douceur, le calme, la sécurité et la souplesse des reins.

Ces qualités et ces vertus sont présentes dans nos organes respectifs et sont le reflet de ce que nous sommes vraiment. Le massage Chi Nei Tsang en transformant et en délogeant les blocages mentaux et émotionnels provoqués par l’accumulation d’émotions négatives dans le corps, restaure le courant d’énergie vitale et nous pouvons retrouver notre soi véritable et être notre soi vertueux.

La digestion et la transformation des émotions

Les charges émotionnelles intenses et brutales comme les chocs traumatiques sont plus difficiles et lentes à digérer et parfois laissent des traces dans le corps vu la longue durée d’assimilation et de transit. Même si c’est un fait peu connu, les émotions suivent la voie digestive comme les aliments et une pauvre digestion émotionnelle entraîne généralement la maladie. Le corps est toujours en train d’exprimer à travers sa structure, son métabolisme, sa respiration et ses mouvements quelle issue émotionnelle est la plus importante en ce moment donné. Et comme le corps émotionnel n’a pas de temps ni d’espace, les charges émotionnelles du passé sont toujours présentes dans notre corps jusqu’à ce que nous entrions en contact et en relation avec elles.

Les émotions même si elles sont hors du temps et de l’espace et irrationnelles demandent à être validées. Cette validation des émotions peut se faire en contactant consciemment leur charge et en les laissant sortir d’où elles sont cachées pour les transformer. Le but du Chi Nei Tsang est d’aider les gens à grandir et à changer à partir de leur corps, en les déliant et non en les fixant.

Par une attitude de curiosité compatissante, le masseur joue le rôle d’intermédiaire, mettant le client en lien avec lui-même, car « la guérison vient seulement de l’intérieur de soi ». Quand les sensations se manifestent et émergent durant une session, le client n’est pas amené à essayer de comprendre ce qui se passe, mais est guidé et amené à être conscient de comment il se sent en entrant dans la sensation et dans les divers aspects des sensations pour « être dans ce qui est » et laisser aller.

Les organes du pardon

MantakSelon maître Mantak Chia tant que tous les organes internes ne sont pas libérées des tensions, toxines, émotions et pensées négatives qui les habitent il est presque impossible de pardonner. Le refus ou l’incapacité de pardonner et d’oublier rend impossible l’amour de soi-même et des autres et affecte tous nos organes internes, perturbant leur chimie et empêchant leur collaboration et leur équilibre. Les charges conservées dans les cellules activent les toxines.

Les traumas s’installent dans les courants d’énergie et entraînent dans le cœur des blocages des tendances à l’amour et à la compassion et graduellement le retrait. Les traumas peuvent être atténués et se dissoudre avec la patience et la douceur envers soi-même. Lorsque le flot interne d’énergie coulera librement en nous, il pourra aussi couler vers les autres.

Le Chi Nei Tsang facilite la clarification de notre vie notre vie émotive en nous déliant des blocages et en nous permettant de nous connaître nous-mêmes, de pardonner et d’évoluer dans la voie de notre soi véritable. Quand nous allons dans la direction où notre esprit nous guide nous accomplissons notre but dans la vie, et c’est la santé.

Le massage du ventre et les autres pratiques
Le Chi Nei Tsang peut être intégré avec un effet bénéfique à l’acupuncture, à l’acupressure, la chiropractie, le cranio-sacral, le drainage lymphatique, le massage (tuina, shiatshu, trager, rolfing…) le reiki et la médecine occidentale.

Ecrit par  Nicole Tremblay, SOURCE / http://www.taodelasante.com/