Les relations sociales intelligentes / GENESE des maladies mentales

 

Pour des raisons culturelles et religieuses, la médecine psychiatrique a pris un grand retard sur la médecine somatique. L’étude de la physiologie du cerveau en est à ses débuts. On est donc obligé d’aborder les problèmes par l’extérieur, c’est à dire sous l’angle psychologique, mais cette habitude pratique se base sur l’existence de 2 facteurs : génétique et éducatif. La complexité de ces deux facteurs est telle que l’objet de cette étude est de donner une idée médicale très symptomatique des maladies mentales …  en se tenant à l’écart de toute interprétation abusive qui viserait plus à chercher un certain reflet d’une vérité psychologique qu’à adopter une attitude thérapeutique.

PHOBIE

On a pu mettre en évidence des facteurs génétiques indiscutables dans la genèse des maladies mentales, notamment dans les psychoses (schizophrénie, psychose maniaco-dépressive). L’utilisation des produits chimiques médicamenteux et l’étude de leur action sur les différentes structures cérébrales permet de cerner de plus en plus près les mécanismes chimiques qui président à l’élaboration des fonctions psychiques (certains médicaments réduisent les hallucinations, l’angoisse, l’agitation psychomotrice, d’autres guérissent la dépression et peuvent entraîner la gaîté, l’euphorie). Mais ces connaissances récentes, purement médicales, ne permettent pas une vision globale des processus organiques susceptibles de constituer la trame d’une affection psychiatrique précise.

LES FACTEURS D’ENVIRONNEMENT

L’examen du malade mental, en pratique quotidienne, ne porte vraiment tous ses fruits que dans la mise en évidence des erreurs de conditionnements infantiles. De là à dire que ces erreurs sont le support même du trouble et donc à culpabiliser, il n’y a souvent qu’un pas. En fait, l’enfant est une personnalité en formation ; de la naissance à l’adolescence, son psychisme est fonction de la maturation de son corps (croissance, maturation sexuelle, équilibre endocrinien) et des interactions avec son entourage. En évolution permanente, il doit prendre conscience de lui-même et des autres qui ont pour but de le former pour trouver une place la mieux acceptée possible dans une société donnée à une époque donnée.

LA NEVROSE D’ANGOISSE

Il existe peu de troubles dont le caractère familial est aussi frappant. L’anxiété des parents se reporte sur l’enfant. Les troubles permanents, sont caractérisés par l’inquiétude vis-à-vis de tout incident possible. L’enfant n’est pas sûr de lui, il ne domine pas les événements de sa vie, mais au contraire, s’attarde à des craintes continuelles qui s’expriment surtout le soir par ne difficulté à s’endormir, le besoin d’être rassuré, cajolé et réconforté par sa mère. Des crises d’angoisse surviennent à l’occasion de tout incident représentant une émotion dans la vie rationnelle : palpitations, respiration bloquée, « boule dans la gorge », douleurs abdominales, accès de rougeur, pâleur, tremblements, vertiges, sueurs, mouches volant devant les yeux. En fait, on perle de névrose d’angoisse lorsque les troubles surviennent sans raison évidente ou s’ils sont disproportionnés. Le rôle anxiogène de chaque situation dépend de l’importance du facteur constitutionnel et de la façon dont ont été vécues les situations anxiogènes antérieures. En effet, il existe souvent à l’origine de l’histoire clinique d’une névrose d’angoisse, un traumatisme important : deuil, échec, cataclysme, grande déception, séparation.

On peut éviter la névrose d’angoisse de l’adulte, invalidante, avec des préoccupations hypocondriaques, ses phases dépressives, qui font de l’anxieux un véritable infirme des relations sociales, professionnelles et familiales, grâce à un traitement qui comprend des médicaments tranquillisants dont le seul inconvénient est qu’ils entraînent un certain degré de somnolence gênante,. De plus, des entretiens psychothérapiques durant lesquels le spécialiste voit le jeune et les parents permettent de mieux situer les conflits éventuels qui entretiennent le fond anxieux.

HYSTERIE

L’HYSTERIE

La structure hystérique se définit par la faiblesse de la personnalité, très suggestible, et par un mode de réaction à l’entourage, très particulier : la production de symptômes parasites purement fonctionnels (c’est-à-dire qui ne sont expliqués par aucun trouble organique) et d’une image faussée de l’existence sous forme de fabulations, mensonges, comédie. La fréquence de ces manifestations est de 1 à 2 % dans les consultations de pédopsychiatrie, mais elle est plus importante pour les pédiatres qui rencontrent constamment de nombreuses manifestations hystériques chez les enfants.

Les symptômes peuvent apparaître sans cause déclenchante ou après une émotion, une grande peur ou tout événement  traumatisant. Les symptômes sont innombrables : grandes crises d’agitation avec pleurs, gesticulation, cris ; syncopes ou crises convulsives faisant évoquer l’épilepsie ; pseudo-coma, attaques dites cataleptiques pouvant durer quelques jours ; troubles de mémoire ; paralysies, troubles sensitifs et même reproduction de petit mal épileptique et troubles du langage dont le plus grave est le mutisme.  Les manifestations respiratoires, les troubles urinaires, génitaux, et surtout digestifs, ces crises abdominales douloureuses peuvent entraîner une intervention chirurgicale. L’anorexie mentale se voit fréquemment chez les hystériques.

LA NEVROSE PHOBIQUE

Une phobie est une crainte angoissante déclenchée par un objet ou une situation n‘ayant pas en eux-mêmes un caractère objectivement dangereux, car leur caractère angoissant disparaît en même temps qu’eux.

Les principales phobies sont l’agoraphobie déclenchée par les grands espaces, la claustrophobie déclenchée par les espaces fermés, la phobie des moyens de transport. La phobie des animaux est plus fréquente chez l’enfant, la crainte de gros animaux n’étant qu’à demi-pathologique lorsque l’enfant a été mordu par un chien par exemple ; les phobies des petits animaux, souris,  reptiles, insectes, araignées sont plus significatives. L’érythrophobie est fréquente à l’adolescence : il s’agit de la peur de rougir en public. Enfin, certaines phobies dites impulsives sont à mi-chemin entre les névroses phobiques.

La phobie sociale consiste en une peur importante et persistante de diverses situations sociales ou de situations où une personne doit performer. Cette dernière s’inquiète de ses interactions sociales et craint de se retrouver dans des situations embarrassantes où elle pourrait être jugée, regardée, humiliée. Un patient souffre d’une phobie sociale lorsqu’il évite la plupart du temps les situations sociales.

Les phobies sociales les plus fréquentes renvoient à prendre la parole devant un groupe, entretenir une conversation, particulièrement avec une personne inconnue, ou encore parler avec une personne d’autorité.

Le peur de fréquenter les toilettes publiques ou de retourner de la marchandise au magasin sont également des phobies sociales courantes chez les hommes. D’autres personnes souffrant de phobie sociale éprouvent plutôt de la difficulté à parler au téléphone, à manger ou boire devant des gens qui les regardent ou à participer à des activités où il pourrait y avoir un auditoire, telles que les activités sportives ou les concerts.

Les phobies peuvent nuire considérablement au fonctionnement et à la qualité de la vie quotidienne. Ainsi, un jeune homme souffrant d’une phobie sociale peut avoir une grande difficulté à se trouver un emploi parce qu’incapable de faire face à l’entrevue de sélection ou encore s’empêcher d’avoir une vie amoureuse satisfaisante, ayant peur d’approcher les jeunes femmes. Il peut donc être confiné à vivre isolé, sans vie sociale et affective.

La phobie sociale est décrite «comme la maladie caractérisée par les occasions manquées ». Comme elle se déclare de façon précoce, elle entrave la réussite sociale future, rendant moins probable la réussite conjugale et professionnelle. Les personnes atteintes ont tendance à avoir une scolarité moins élevée, un statut socio-économique plus faible que la moyenne et à demeurer célibataires. Les personnes atteintes de phobie sociale consultent rarement pour des symptômes reliés à l’anxiété. La plupart du temps, elles consultent pour abus de substance, dépression ou autre trouble anxieux concomitant qui sont tous courants chez ces personnes.

LA PEUR

Tous ces individus atteints de la PEUR, ne réalisent pas encore qui ils sont et se sentent très seuls et perdus à cause de cela. Ils se sentent différents, en fait, ils ont l’impression de ne pas être adaptés à la société humaine. Ils se sentent seuls et étrangers au courant principal de la société. Ces êtres souffrent. Ils croient avoir échoué. Ils sont souvent d’une grande sensibilité. Ce sont des rêveurs, comme vous tous : ils rêvent d’un autre monde, ils s’en souviennent au fond de leur âme, mais ils sont incapables d’établir une connexion entre leur rêve et la réalité quotidienne. Ils vivent donc en retrait, dans leur monde intérieur. Parce que leur lumière ne rayonne pas à l’extérieur, ils se sentent malheureux, voire étouffés. Cependant, ils savent qu’ils sont ici pour une raison, ils savent qu’ils sont ici pour créer la différence sur Terre.

Voyez-vous, la croissance spirituelle, l’évolution, ne suit pas un tracé linéaire. Ce n’est pas comme s’il y avait un escalier que vous gravissez marche après marche. La croissance et l’évolution s’effectuent en cycles. Prenez par exemple, le cycle du jour et de la nuit. Pendant la nuit, vous sombrez dans votre subconscient. La relative obscurité de votre subconscient se présente sous forme de rêves, qui vous sortent de l’ordinaire, du connu. Ce faisant, il vous est permis d’aller au fond de vous et d’y découvrir des sentiments et des émotions qui ne se montrent pas facilement pendant les heures de veille. Pendant la journée, vous accumulez des expériences, car vous participez à la réalité de la Terre. La nuit vous intériorise et vous aide à faire face aux énergies émotionnelles dont vous n’aviez pas conscience le jour.

Ce cycle du jour et de la nuit vous permet d’intégrer des expériences à un niveau plus profond que le niveau mental. Une croissance s’effectue grâce à cette alternance, même si vous ne vous souvenez pas de vos rêves. Cette croissance s’effectue en cycles répétés, et il en va de même pour la croissance spirituelle. Vous à qui je m’adresse, vous savez bien ce que signifie s’intérioriser, contacter de vieilles peines émotionnelles, de vieilles peurs, et les relâcher. Vous savez bien ce que c’est que d’être submergés par une vieille peine et d’éprouver la joie de la relâcher, de vous sentir plus libres et plus puissants après. Vous à qui je m’adresse, vous êtes avancés. Vous avez bien progressé, mais là encore, même à ce stade, après le jour vient la nuit. De nouvelles strates d’in-conscience veulent être vues, contactées et libérées. En ce moment, beaucoup d’entre vous sont au milieu d’une nuit profonde qui fait remonter à la surface une strate de peur très enfouie qui veut être vue à la lumière du jour. Elle veut être libérée pour que vous puissiez faire briller votre lumière sur le monde de façon encore plus étincelante et paisible.

LA VIE

Dans votre vie, vous êtes influencés par vos cycles personnels de développement, selon votre âge, votre sexe et les accords de votre âme. Mais vous recevez aussi les influences de courants d’énergie plus vastes qui participent aux transformations que subissent la Terre et l’humanité dans son ensemble. Il y a des courants d’énergie à l’œuvre actuellement qui propulsent à la surface de vieilles énergies sombres à un rythme qui peut sembler implacable, si vous ne faites pas confiance en ce processus. L’humanité dans son ensemble n’est pas prête pour cette libération de la vieille énergie qui remonte à la surface en ce moment. La majorité des gens ne sait pas comment gérer la peine émotionnelle profonde et l’énergie destructrice qui peut en résulter. Vous êtes experts en cela. Cependant, cela peut aussi très bien vous submerger. Il se peut que vous vous sentiez submergés par des strates de vous-mêmes qui vous paraissent purement ingérables et étrangères. Au point d’avoir l’impression de devenir fous. Peut-être pensiez-vous en avoir fini avec la plupart des questions qui se trouvaient dans votre assiette, en cette vie, et maintenant, une autre strate de peur ou d’ignorance vient frapper à votre porte, que vous n’attendiez pas. Vous êtes peut-être indignés, vous avez le sentiment de vous être suffisamment transformés et que vous êtes prêts pour une vie meilleure. Ce nouveau puits d’obscurité peut sembler trop lourd à gérer. Je suis ici aujourd’hui pour vous dire de ne pas perdre courage et de garder foi en votre périple. Vous entrez maintenant dans une phase de votre développement où vous ne pouvez plus exercer de contrôle sur votre croissance. La sphère d’expansion de conscience où vous entrez est celle de l’abandonnement et du lâcher-prise. Il ne s’agit pas de faire certains exercices ou visualisations, de suivre certains régimes ou disciplines par lesquelles vous cherchez à contrôler la vie. Il est impossible de contrôler la gigantesque vague d’énergie qui veut s’écouler par votre être.

Votre âme veut vous élever jusqu’à cette vague d’énergie parce qu’elle est consciente que c’est un bon courant. Toutefois, votre personnalité humaine est incapable de voir où cela mène. L’esprit humain est incapable de comprendre vers quoi se dirige le courant de l’âme, c’est pourquoi vous avez peut-être le sentiment d’être désespérés, et d’être coupés de votre intuition, de votre passion et du sens d’orientation général. Si c’est ainsi que vous vous sentez, s’il-vous-plaît, sachez que vous ne faites rien de travers. Ce sentiment de désorientation et de chaos est toujours présent quand vous êtes sur le point de prendre un nouveau départ. En vérité, les nouveaux débuts sont toujours précédés d’une période de chaos et de crise. Ce qui est neuf ne peut entrer avant que l’ancien s’en soit allé. Vous pensiez avoir lâché prise de tant de choses, mais maintenant, il vous faut encore en lâcher davantage. S’il-vous-plaît, prenez conscience qu’il s’agit d’un processus pertinent même s’il n’y paraît pas. Essayez de rester dans un espace de confiance et d’abandonnement, parce que de cette façon, vous vous alignez sur le courant de votre âme, et que vous vous rendez le voyage un peu plus facile.

si vous n’aviez pas peur de votre propre peur, vous verriez bien qu’elle est inoffensive. Cela peut paraître étrange de dire cela, parce que la peur est capable de vous déstabiliser si profondément. Mais la peur est inoffensive. Elle est innocente comme un enfant. La peur est simplement une réaction face à l’inconnu. Si un enfant affronte quelque chose qu’il ne connaît pas encore, il réagit souvent par la peur : il lui faut s’habituer à ce qui est nouveau. Il lui faut l’explorer, être à l’aise et apprendre à lui faire confiance. Réellement, la peur est innocente. Il est tout à fait compréhensible de ne pas se sentir à l’aise immédiatement avec ce que nous ne connaissons pas encore. Il n’y a rien de mauvais dans la peur. Toutefois, si vous portez un jugement sur elle, si vous n’êtes pas à l’aise avec la peur et que vous la rejetez, elle devient alors cette chose énorme et sombre, un démon qui vous terrorise et qui vous paralyse contre votre volonté. Ne faites pas de la peur votre ennemie, parce qu’alors, vous en faites une énergie sombre et étrangère. La peur en elle-même n’est pas sombre, ce n’est que la réaction émotionnelle au fait de se sentir déstabilisé par quelque chose de différent et de nouveau.

Chers amis, vous êtes sages. Du tréfonds de votre cœur, là où vous êtes Esprit, là où vous êtes lumière étincelante, éternelle et pleine d’amour, venez en aide à la peur qui est en vous. Vous êtes bien plus vastes et bien plus forts que votre peur. Vous pouvez lui venir en aide, comme vous le feriez avec un enfant, et lui dire qu’elle est en sécurité avec vous, que vous n’avez pas peur d’elle, que vous n’avez pas peur de votre propre peur. N’essayez pas de vous en débarrasser, parce que l’intention d’éliminer la peur contient en elle un jugement. La part de vous qui est effrayée le sera encore davantage si vous vous dressez contre elle, car en faisant cela, elle reçoit le message qu’elle n’est pas bonne, qu’elle n’est pas digne d’intérêt.

S’il-vous-plaît, comprenez bien que la peur est un élément nécessaire dans l’univers. Autrement, il ne vous serait pas possible d’explorer et de faire l’expérience de choses nouvelles. La peur marque la frontière de ce qui pour vous représente la sécurité, de ce qui vous est familier. Au-delà de cette limite, se trouve quelque chose de neuf, que vous ne comprenez pas encore ou que vous n’avez pas encore expérimenté. Si vous pouviez considérer la peur de cette façon, cela enlèverait le jugement que vous portez sur elle, et il y aurait même un potentiel de joie, parce que la peur vous promet une nouvelle contrée à découvrir, un nouveau lieu où votre lumière pourra briller. Faites donc confiance en la peur, qu’elle soit votre lumière ! S’il y a dans votre vie une situation qui génère de la peur, remarquez-la, simplement. Faites briller la lumière de votre conscience sur votre peur. La peur ne va pas se dissoudre immédiatement, mais si vous ne la considérez pas comme une énergie effrayante, vous serez plus détendus et par conséquent, vous serez ouverts à la possibilité qu’il y a un trésor présent au cœur de la peur.

CONNAITRE LE PEUR

Vous savez, la peur sera toujours là, elle fait partie de la création. Même si vous êtes très évolués, il y a toujours un élément inconnu qui veut être exploré. S’il n’en était pas ainsi, l’univers stagnerait et perdrait sa vitalité et sa vivacité. Ce serait comme vivre dans un beau pays que vous aimez et avec qui vous êtes en résonance, mais d’où il ne serait pas possible de sortir, de franchir ses limites. Vous ne seriez jamais capables d’explorer de nouveaux territoires. Est-ce qu’à long terme, cela vous comblerait ? Bien, je sais que vous vous connaissez suffisamment pour réaliser que vous aimez explorer la nouveauté. Vous avez tous l’esprit d’aventure. Par conséquent, s’il-vous-plaît, ne condamnez pas votre peur, car en définitive, elle fait partie de votre part aventureuse, exploratrice. La peur vous montre où il y a de nouvelles contrées à découvrir. Dès lors que vous traverserez cette nouvelle contrée, en tenant votre peur par la main, vous connaîtrez une beauté et une joie qui dépassent votre entendement actuel. Le secret est : vous ne savez jamais par avance ce que vous allez découvrir, autrement, ce ne serait pas neuf pour vous.

La peur veut briser les portes qui vous ont enfermés, qui vous ont emprisonnés. La peur veut s’écouler et vous traverser, et si vous allez avec ce flot, il vous emportera vers une nouvelle réalité, bien plus libératrice que celle que vous vivez actuellement.

Donc, si vous avez l’impression que votre peur est incontrôlable, si vous n’y comprenez rien, félicitations ! C’est là que vous voulez être. Vous êtes juste au seuil de la nouveauté et très proches d’une avancée évolutive.

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L’importance primordiale des Reins

 

En Médecine Traditionnelle Chinoise (= M.T.C), le complexe des Reins est responsable de la reproduction, de la croissance et du développement. Le Jing, ou Essence, qui sert de fondement au corps et à ses fonctions, et peut se transformer en Qi, est entreposé dans les Reins. Il y a deux types d’Essence.

Tout d’abord, il y a l’Essence prénatale, qui est le matériel génétique dont nous héritons de nos parents lors de notre conception. Cette essence nous procure notre constitution, notre vitalité et notre nature. Nous disposons tous d’une quantité finie d’Essence prénatale et en utilisons un peu chaque jour pour générer et faire circuler le Qi dans nos corps. Une fois que nous l’avons épuisée, ainsi que cela se produit au cours de notre vie, nous mourrons.

Ensuite, il y a l’Essence postnatale que nous fabriquons à partir de la nourriture. Si nous disposons d’une abondante Essence postnatale, nous utilisons moins notre Essence prénatale et vivons plus vieux.

les reins

La force de notre Essence, ou Qi des Reins, constitue un facteur significatif dans la conception et détermine la santé et la vitalité des enfants. L’Essence des parents devient l’Essence prénatale des bébés, qui les sustente et les nourrit dans l’utérus et tout au long de leur vie. Par conséquent, la santé, la constitution, l’âge et le bien-être des parents à la conception contribuent tous à la santé du bébé. Si les Reins des parents sont affaiblis en raison d’une déficience de la constitution, du vieillissement ou d’un excès de travail, l’Essence sera peut-être insuffisante. Ceci pourra se traduire par des problèmes de fertilité et de conception, ou encore, s’il y a eu conception, par un manque d’apport d’énergie au fœtus, ce qui l’empêchera de se développer et de grossir normalement.

Si vous planifiez avoir des enfants, il est important de soutenir l’Essence prénatale de vos Reins. Vous pouvez le faire en évitant de trop travailler et de faire trop d’exercice physique (entre autres les sports), en éliminant les habitudes alimentaires irrégulières, le manque de repos et les maladies chroniques.  Vous pouvez aussi entretenir votre Essence prénatale en augmentant votre Essence postnatale. Les aliments et les boissons que vous ingérez sont transformés en Sang et en Qi, et vous permettent de vaquer à vos activités quotidiennes. À la fin de la journée, s’il y a un surplus de Sang et de Qi, il sera transformée en Essence postnatale et entreposé dans vos Reins. Pour fabriquer le maximum d’Essence postnatale, il importe d’avoir un bon régime alimentaire, d’éviter le froid et l’humidité, de bien gérer votre stress et vos émotions, d’éliminer ou de réduire la consommation de café, de tabac et d’alcool, et de maintenir une alternance régulière entre le travail et le repos. Un régime alimentaire adéquat ne doit pas comporter un excès d’aliments froids, crus ou gelés. Par ailleurs, la consommation de produits laitiers et d’aliments gras doit être réduite. Il faut également ingérer des aliments à haute teneur en fer, comme les épinards, le riz noir gluant, les raisins secs et les longanes secs, aliments qui enrichissent le Sang. Un régime alimentaire qui comporte une grande quantité de légumes frais cuisinés et de poisson facilite la digestion et aide les aliments à se transformer en Sang et en Qi, et en bout de ligne en Essence postnatale.

La manifestation physique de l’Essence chez les femmes est l’Eau céleste (les menstruations) et, chez les hommes, le sperme. La conception consiste en l’union, dans l’utérus (appelé palais du bébé en MTC), de l’Essence rouge de la mère et de l’Essence blanche du père. Ces deux essences sont tributaires du bon fonctionnement des Reins ainsi que de la libre circulation du Qi et du Sang. Étant donné que le Sang revêt une importance capitale dans le système reproducteur féminin, il est vital qu’il circule librement et en abondance pour que les femmes puissent concevoir. Pour savoir si votre Sang est suffisant et s’il circule bien, il suffit de constater que notre Eau céleste est normale. Quand les femmes se préparent à concevoir, une des choses de base à entreprendre est de régulariser l’Eau céleste. Si le complexe du Foie est équilibré, le Sang et le Qi circuleront bien vers l’utérus et soutiendront les complexes Reins et Rate. Et la conception sera facilitée. En effet, celle-ci ne se produit que lorsque les Reins sont forts, que le Canal central est plein de Sang et que le vaisseau Conception est ouvert et circule bien. La consommation d’aliments piquants, épicés ou gras peut ralentir la circulation du Qi du Foie. Mais la principale cause de stagnation du Qi du Foie est, comme nous le savons, le stress émotionnel. Même la médecine occidentale reconnaît que le stress peut empêcher de concevoir. Alors, je vous joins une petite méditation toute simple pour relaxer (voir plus bas).

exercice

Petit exercice de visualisation pour diminuer le stress et relaxer
Installez-vous dans une position confortable. Fermez les yeux et respirez en profondeur. Prenez le temps d’observer votre respiration, aussi bien à l’inspiration qu’à l’expiration. Imaginez un endroit calme et réconfortant, un endroit où vous avez peut-être déjà été avec votre conjoint, un endroit de votre enfance ou encore un endroit où vous avez toujours voulu aller. Les gens choisissent souvent de visualiser la nature. Il est cependant important de choisir un lieu spécial. En mettant à contribution tous vos sens, attardez-vous aux détails.

À quoi ressemble cet endroit ? Y a-t-il beaucoup de couleurs ?
Entendez-vous quelque chose ? Sur quoi êtes-vous assis ou debout ?
Quelle est la sensation sur votre corps ? Qu’est-ce qui touche votre peau ?
Est-ce qu’il fait chaud ou froid ? Fait-il du vent ou êtes-vous à l’intérieur ?
Pouvez-vous identifier des odeurs ?

Faites le tour de ce lieu et permettez-vous de ressentir les émotions qui montent. Restez en ce lieu aussi longtemps que vous le désirez. Quand vous voulez en partir, respirez profondément à quelques reprises et ouvrez lentement les yeux. Tranquillement, observez où vous êtes et remarquez ce qui vous entoure. Et sentez combien vous vous êtes détendu(e).

Comme le stress est l’énergie négative propre aux Reins, cette méditation viendra ramener le calme et la paix dans ces organes qui en ont tant besoin. Ces deux vertus sont inhérentes aux Reins.

annie

Annie Ollivier propose toute l’année des consultations sur skype et en individuel, CD, DVD, Livres, cours en ligne, articles, bulletin, recettes, Bilan énergétique personnalisé. Site web : http://www.chikungminceur.com

MéditationMEDITATION : Respiration corporelle totale – Respiration de la lumière bleue dans les os (Reins)

Cette méditation est très calmante. Elle charge les Reins et les os. Elle vous prépare donc à l’hiver en chargeant vos Reins (Les Reins correspondent à l’hiver).

  Allongez-vous au sol, bras le long du corps et paumes des mains plat sur le sol. Fermez les yeux.

  Dirigez votre attention vers votre ventre, votre Dan Tien et respirez-y. À l’inspiration, le ventre gonfle. À l’expiration, il dégonfle. On continue de respirer ainsi dans le Dan Tien.

  Maintenant, dirigez votre attention vers le dessous de votre pied, là où commence le creux de la voûte plantaire, en-dessous des orteils. C’est l’endroit où commence le méridien du Rein.

  Respirez doucement et lentement dans ces deux points. Respirez par le nez. Maintenez votre attention et votre sourire sur ces points. Observez les sensations. Peut-être sentez-vous un picotement, une chaleur, une ouverture, un mouvement… Par la respiration et la focalisation, vous activez le Puits des Reins. Inspirez, expirez.

  Maintenant, faites monter votre inspiration à l’intérieur de votre pied jusqu’à votre cheville. Expirez. Inspirez, expirez. À l’inspiration, c’est l’énergie bleue de la terre qui entre et vous nourrit. À l’expiration, elle se répand dans vos pieds, de l’intérieur. À l’expiration, c’est comme si vous utilisiez le chi frais que vous venez d’inspirer pour nettoyer l’intérieur de votre corps du chi stagnant.  Inspirez-expirez…

  Maintenant, faites monter votre inspiration du dessous du pied jusqu’au genou. Expirez. Inspirez, expirez. À l’expiration, l’énergie se répand dans vos avant-jambes, de l’intérieur. Inspirez par l’intérieur, expirez par l’intérieur… Inspirez-expirez…

  Maintenant, faites monter votre inspiration du dessous du pied jusqu’ l’articulation du fémur. Expirez. Inspirez, expirez. À l’expiration, c’est comme si vous utilisiez le chi frais que vous venez d’inspirer pour nettoyer l’intérieur de votre corps du chi stagnant. L’inspiration, c’est l’énergie bleue de la terre qui entre et vous nourrit. À l’expiration, elle se répand dans vos jambes et vos articulations des hanches. Inspirez, expirez…Inspirez, expirez.

  Maintenant, tout en continuant de respirer ainsi, faites monter le chi bleu vers votre bassin et laissez-le emplir votre Dan Tien et tout votre bassin. Sentez le chi couler vers votre bassin. Inspirez, expirez. À l’inspiration, vous amenez du chi frais. À l’expiration, vous repoussez le chi stagnant avec le chi frais et vous emplissez votre bassin et vos jambes et pieds de chi frais. Inspirez, expirez…

  Continuez d’inspirer et d’expirer. Et amenez maintenant votre respiration et le chi bleu frais dans votre colonne vertébrale, inspirez, expirez, dans votre torse, inspirez, expirez. À l’inspiration, le chi frais arrive et à l’expiration, il repousse le chi stagnant vers les pieds et prend de l’expansion dans le corps. Laissez votre inspiration monter jusqu’à votre occiput et votre tête. Inspirez, expirez. Inspirez, expirez. Sentez le mouvement qui monte des pieds vers la tête. Sentez que la respiration se fait aussi par les bras et les paumes des mains. Naturellement. Inspirez, expirez.

  Incluez votre poitrine et votre ventre, où se trouvent tous vos organes internes. Incluez votre visage. Vous êtes devenu une grande respiration. À l’inspiration, vous vous gonflez comme un ballon, à l’expiration, vous vous dégonflez. Et chaque fois, vous absorbez davantage de chi dans votre corps et vous allégez vos tensions en repoussant le chi stagnant par l’intérieur de votre corps avec le chi frais. Inspirez, expirez. C’est tout votre corps qui respire. Et vous respirez par tous les pores de votre peau aussi. Inspirez, expirez… Inspirez, expirez…

  Continuez de respirer ainsi. Maintenant, nous allons condenser l’énergie dans nos os pour les renforcer et nourrir par la même occasion nos Reins, qui sont les organes qui soutiennent les os, le système nerveux et le cerveau. Inspirez et expirez dans tout votre corps. Avec votre intention, en inspirant, dirigez le chi que vous inspirez vers les os de votre corps. À cette étape de la méditation et d’ondes cérébrales, vous pouvez le faire simultanément dans tous les os. À l’expiration, allez concentrer le chi dans la moelle des os et dans tous les os plats du corps. Sentez la concentration dans le centre de vos os. Inspirez la lumière bleue dans vos os. Expirez-la et concentrez-la dans la moelle. Inspirez dans les os. Concentrez dans les os. Cette respiration permet de recharger les batteries que sont vos reins. Inspirez, expirez. Sentez combien cette lumière bleue est reposante et calmante

  Ramenez maintenant votre attention vers votre Dan Tien et respirez dans votre Dan Tien. À l’inspiration, le ventre gonfle, à l’expiration, le ventre dégonfle. Et souriez tout votre corps.

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La Mythomanie n’est pas vantardise

On connaît mal la mythomanie : les ouvrages qui l’abordent ne sont pas légions et rarement accessibles au grand public. Du coup, on emploie ce terme à tort pour désigner, par exemple, la vantardise de celui qui nous abreuve de ses imaginaires exploits sportifs, de ses inexistantes performances professionnelles. Ou la tendance de certains à embellir la réalité pour se rendre plus intéressants aux yeux des autres, plus aimables. Mais eux, contrairement au vrai mythomane, savent pertinemment qu’ils mentent et sont prêts à le reconnaître. Ce n’est pas le cas de Jeanne.

MYTHO

D’ailleurs, aucun spécialiste n’est en mesure d’évaluer le degré de lucidité du mythomane. Nous avons tous des fantasmes «mégalos» qui nous permettent de protéger notre narcissisme, notre amour propre, face aux coups durs. Dès qu’un échec nous met le moral au plus bas, immédiatement une issue s’offre à nous : l’imagination. Nous nous voyons en bienfaiteurs de l’humanité, sauvant des êtres en détresse, et suscitant l’admiration de tous, ou bien membres d’une riche famille, d’un clan plus intéressant que le nôtre. Ce sont précisément les images de nos scénarios mégalos les plus courants que véhiculent les affabulations des mythomanes.

Mais généralement, nous savons que nos fantasmes ne sont que des fantasmes, et nous les gardons pour nous (sauf, ponctuellement, quand nous avons envie de paraître, face à un personnage dont nous cherchons l’admiration). Ce n’est pas le cas du mythomane, qui, lui, les vit sans recul.

Deux menteurs peuvent-ils s’entendre ?

Jeanne réussit à s’attirer l’affection d’une vieille dame, Madeleine, fascinée par cette jeune femme qui prétend avoir tourné le dos à une existence aisée pour se consacrer aux êtres souffrants. Elle l’engage pour s’occuper de son petit-fils, Antoine. Lui aussi ment, mais pour mieux escroquer ses semblables, les soulager de leur argent et de leurs bijoux. Deux menteurs peuvent-ils s’entendre ? Si le menteur « normal » – y compris l’escroc – trompe sciemment son interlocuteur, le mythomane se trompe d’abord lui-même : l’autre, en tant qu’individu, compte peu, il n’est que le réceptacle – certes, indispensable – de ses affabulations : même si ses thèmes de prédilection sont de nature à inspirer le respect, l’admiration, ses récits sont d’abord destinés à son propre usage. En fait, il se parle à lui-même.

Une pathologie du narcissisme, c’est-à-dire de l’amour de soi

Une vie de mythomane n’a rien de facile. Pour rester dans son monde fantasmatique, qui la protège de la dureté du réel, Jeanne doit en permanence briser les liens noués à la faveur de son errance mentale et géographique : partir, toujours partir. En effet, le pire, pour un mythomane, est d’être placé face à son mensonge et de perdre ainsi sa raison d’être. C’est pourquoi, lorsqu’il est découvert, le mythomane embraye immédiatement sur une nouvelle affabulation. Mais une part de son psychisme est entamé. Et c’est l’angoisse. De terribles crises d’angoisse, qui conduisent Jeanne tout droit à l’hôpital. Dont elle sort pour poursuivre ailleurs, autrement, la même existence.

Si le mythomane ne supporte pas la réalité telle qu’elle est, c’est d’abord qu’il ne se supporte pas lui-même tel qu’il est. Nous sommes là face à une pathologie du narcissisme, c’est-à-dire de l’amour de soi. « Tout mensonge emporte avec lui un désir, explique le psychanalyste Juan David Nasio en préface de l’ouvrage de Paul Ekman Pourquoi les enfants mentent (Rivages « Psychanalyse », 1991). Celui du mythomane est d’être reconnu… pour ce qu’il n’est pas. » Comme s’il lui fallait se dépeindre sous les traits d’un autre pour s’accorder le droit d’exister.

L’excitante jouissance du mensonge

Les mythomanes se recrutent dans tous les milieux. On observe qu’ils ont souvent eu des parents manipulateurs ou, à l’inverse, très crédules. Et qu’ils ont généralement très tôt souffert d’un manque de soutien psychologique – un père ou une mère absent(e), ou trop préoccupé(e) par ses problèmes ou un autre de ses enfants. D’où une précoce et intense solitude intérieure, qui les poursuit et que leur vie imaginaire s’efforce de combler. Mais l’attitude des parents n’est pas seule en cause : bien qu’aimé, le jeune mythomane a été insatisfait de son sort ; il aurait voulu avoir plus d’amour, des parents plus prestigieux.

Les psychothérapies qui viennent à bout des symptômes névrotiques sont rarement aussi efficaces concernant la mythomanie. Pour une bonne raison : si le mythomane est amené à en suivre une, c’est presque toujours à la demande de son entourage, inquiet pour lui, fatigué de ses frasques, de ses errances. Or, pour qu’une thérapie fonctionne, il est nécessaire que la personne qui présente des symptômes soit demandeuse. Lorsqu’il est pris d’angoisse – c’est-à-dire quand sa machine à fabuler se grippe –, le mythomane peut être tenté d’entamer un travail sur lui-même Mais dès que l’angoisse s’apaise, il part. Dans son inconscient, il préfère l’excitante jouissance du mensonge au plaisir tranquille de la réalité ordinaire. De plus, une thérapie est une rencontre avec la vérité, perspective plutôt inintéressante pour un être qui fuit le vrai.

crâne et cerveau

Authentique guérison ?

Le mythomane est pourtant un habitué des services psychiatriques des hôpitaux. A cause de ses crises d’angoisse, qui l’y amènent en urgence, mais aussi parce qu’il arrive que ses mensonges le mettent en difficulté avec la loi et qu’il soit déclaré irresponsable. On le soigne alors avec des médicaments qui l’abrutissent. « Quand elle est à l’hôpital, ma fille a enfin l’air d’une personne normale. Parce qu’elle ne dit rien », explique, dans le film, la mère de Jeanne. Oui, la mythomanie peut faire place au mutisme, mais ne débouche pour ainsi dire jamais sur une authentique guérison. Difficile dans ces conditions de conseiller l’entourage d’un mythomane quant à l’attitude à adopter. Le suivre systématiquement dans ses mensonges, pour ne pas le heurter, ne l’aide pas : cela contribue à l’enfermer dans son monde imaginaire. Les dénoncer pour le forcer à accepter la réalité est inefficace : il a trop besoin de la fuir, c’est pour lui une question de survie. On reste donc très démuni devant cette pathologie – heureusement rare. En fait, face à la mythomanie d’un proche, il appartient à chacun d’« inventer » l’attitude adéquate. Sans hésiter à se faire conseiller par un psychiatre.

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ALIMENTATION : Médecine du 3ème millénaire

La médecine du 3ème millénaire je ne sais pas, mais ce que je sais c’est que la médecine la plus ancienne, celle d’Hippocrate, le père la médecine qui disait aux malades « que l’aliment soit ton seul remède » et qui demandait aux médecins de le guérir sans nuire, est celle qui me semble être la plus juste.

Médecine

Pour moi le péché originel c’est la cuisson des aliments puisqu’à partir du moment où l’homme les a cuits, il a détruit leur énergie.

Cette énergie qu’il a dû remplacer en tuant les animaux pour avoir la leur.
Etant donné que nous n’avons pas le système digestif des carnivores, nous n’avons pas pu éliminer l’acide urique produit par toute digestion carnée, et à partir de là, nous sommes devenus colériques, violents, et avons créé toutes nos maladies douloureuses. En même temps, nous avons remplacé les fruits des arbres de notre bonne vieille terre – sucres rapides – par les sucres lents. Ces derniers ne pouvant être totalement et complètement digérés par le foie, nous ont laissé des viscosités et des mucosités qui, en envahissant la lymphe, ont été à l’origine de toutes nos peurs, timidité et de nos maladies pénibles, gênantes et non douloureuses.

C’est ainsi qu’avec ces deux éléments empoisonnés, acide urique et viscosités, nous avons créé toutes nos maladies, nos conflits et toutes les guerres du monde.

  • Vous préconisez donc un retour à une alimentation crue, vivante…

Bien sûr ! Posez-vous la question : si vous êtes dans la nature sans outil, sans arme, sans briquet, allez-vous attraper un lapin et mordre dedans ?
Non ! Vous allez cueillir !
L’homme était cueilleur, ensuite il est devenu cueilleur chasseur, pourquoi ? En France les seigneurs dominaient, ils mangeaient viande et alcool, et le peuple exploitable à merci était nourri de bouillies de farines et de légumes et ces colles en faisaient des êtres corvéables. De plus, quand on a beaucoup de céréales on a besoin d’excitant, avec le riz il faut le thé, avec les pâtes il faut le café, avec les frites il faut la bière… c’est un cercle vicieux.

On ne peut pas faire de la vie avec le cadavre, sauf si l’on est charognard ou carnivore. Les gorilles et les chimpanzés ont le même système digestif que nous. Ils ne se nourrissent que de cueillette.

  • En quoi cette façon de s’alimenter va-t-elle changer notre façon de penser ?

Pour penser, pour aimer, il faut des cellules.
Notre corps est composé de milliards de cellules qui ont toutes un appareil digestif, un appareil reproducteur et un cerveau.
Lorsque l’on regarde les cellules cérébrales on voit qu’elles ont des antennes. Ces antennes captent tout ce qui est émis sur la longueur d’onde qu’elles peuvent atteindre. Seulement, plus les cellules sont asphyxiées, carencées, empoisonnées, moins elles captent ces fréquences élevées.

Alors il est certain qu’en fonction de cela, pour penser, pour capter et pour être heureux il faut que nos cellules soient correctement oxygénées, correctement nourries et qu’elles baignent dans un milieu au moins propre à défaut d’être pur. 
A partir de là on reçoit, on est informé par l’intelligence universelle.

On sait ce que l’on a à faire, et on est heureux de le faire !
Moi je n’ai jamais travaillé, car j’ai toujours fait ce que j’aimais !
Et ça devrait être le cas pour tout le monde, à condition d’être relié, et l’alimentation en est la base. Les animaux sauvages qui ont toujours mangé ce qui leur était destiné, sont toujours restés reliés. Nous avons remplacé cette guidance cosmique, universelle par l’intellect. Or l’intellect il faut le mettre au service de cette guidance et non pas l’inverse.

  • Votre façon de manger est aussi votre façon de vivre votre spiritualité…

Absolument ! La spiritualité c’est d’être relié à l’intelligence universelle, comme les animaux sauvages le sont.
Pour moi la spiritualité c’est tout simple, c’est un état naturel, c’est vivre comme la nature a prévu que l’on vive !
Si on ne donnait que de l’herbe et du foin aux vaches, ces pauvres bêtes n’auraient jamais été malades !

  • Quel conseil donner à quelqu’un qui souhaite retrouver son alimentation originelle ?

Je ne donne pas de conseils car chacun fait ce qu’il peut… il est certain que devant un aliment végétal et cru, le corps sait exactement ce dont il a besoin.
On n’aime pas par hasard n’importe quel fruit, on l’aime par besoin.
En revanche devant un aliment transformé et cuisiné, on aime exactement ce qui nous détruit.

C’est une loi de base. Avec ça chacun fait ce qu’il peut, mais je conseillerais de commencer par le matin : mangez des fruits, ceux que vous aimez le plus.
Vous serez étonné de voir qu’après les fruits, vous avez de l’énergie et vous êtes rassasié.

Le café du matin, avouez que c’est quand même curieux d’avoir besoin d’un coup de booste après une nuit de repos ! Le café est un excitant qui va épuiser le corps et conduire à la dépression. Tous les suicidaires sont de grands consommateurs de café et les meurtriers des consommateurs d’alcool.

  • Quel changement apporter aux centres de soins, les hôpitaux… ?

Il y a beaucoup à faire ! Pour aller dans le sens du concret, nous sommes en train de créer une école de pratique de santé au Maroc avec un médecin suisse et d’autres médecins. Ce médecin suisse a acheté il y a sept ans 23 hectares de désert.
Il a mis en eau, a planté 2000 arbres fruitiers. Il est en train de construire pour que chacun puisse aller apprendre la santé. Ce sera ouvert à tous, il y aura aussi une école pour les professionnels, non pas de médecine, non pas de naturopathie mais de santé.
Car lorsque l’on refait la santé, les maladies disparaissent.
C’est peut-être moins rentable, mais c’est tellement plus heureux.

  • Comment définiriez-vous la médecine de demain ?

La médecine de demain c’est à chacun de nous de la faire, on ne peut pas changer les autres, que se changer soi-même.
Si chacun comprend qu’en mangeant ce que la nature a prévu pour notre système digestif notre psychologie et notre vie émotionnelle et créative va changer, obligatoirement on a un point de départ.

  • Avez-vous constaté que l’on pouvait tout guérir ?

Oui, toutes les maladies sont guérissables, toutes ! Mais tous les malades ne le sont pas. Pour gai-rire, il faut pouvoir faire tout le changement nécessaire, ce n’est pas évident, plus on est intoxiqué, moins c’est facile, et la plupart du temps les malades ont été beaucoup médicalisés.

Médecine

Et quand on médicalise un malade, c’est pour que son corps ne soit plus « malade » c’est-à-dire pour qu’il n’élimine plus.
Or tout ce qu’il n’a pas éliminé, il l’a gardé, donc il est encore plus empoisonné.
Dans ce cas, si l’on fait sortir les toxines alors que le corps n’a plus de système de défense pour les évacuer, on provoque sa mort.

Alors ça c’est très subtil, mais toutes les maladies sont guérissables, ensuite cela dépendra du système de défense du corps.

Lorsque les résidus passent dans les humeurs en trop grand nombre, ils pénètrent les cellules : soit ils déprogramment le cerveau et font un cancer, soit ils le sclérosent, soit ils le déconnectent. Voici ce qui se passe en étant nourri et soigné comme on l’est actuellement. On marche à l’envers, plus personne n’est heureux, plus personne ne va bien, plus personne ne chante, les hôpitaux sont pleins, il y a la guerre, c’est ça la vie ?? Nous devons nous reconnecter à l’intelligence universelle comme un animal sauvage ; retrouvons cet instinct,  cette guidance !

OEuvrons l’un par l’autre et l’un pour l’autre au service de l’ensemble.
La vie peut être aussi magique que désastreuse. La pensée crée et pour penser positivement et attirer des choses positives il faut être bien. Si on est plein de colère, de timidité ou de peur on ne peut pas aller bien.

  • Que pensez-vous du jeûne ?

Les religions ont établi le jeûne pour guider les fidèles vers une bonne santé. Lorsque l’on jeûne, notre corps peut organiser 50% de son énergie pour rétablir son équilibre et se  nettoyer.  On sait très bien pour l’avoir observé que le jeûne nous rend plus créatif et plus heureux.

Le jeûne sert à cela. Or à l’heure actuelle, le jeûne ne nous permet plus d’évacuer totalement les résidus car on a été trop vaccinés, médicalisés et on a éteint notre système de défense.

Aujourd’hui le corps ne sait plus expulser les résidus qui sont en profondeur, il n’a pas l’énergie nécessaire. C’est pourquoi après 30 années de naturopathie au jeûne, j’ai vu qu’il manquait quelque chose, faire jeûner les gens c’était la plupart du temps les épuiser et ne pas les reminéraliser.

Voilà pourquoi j’ai redécouvert les purges qui permettent de libérer l’organisme au plus vite.  Les purges douces vont donner de l’énergie au corps pour qu’il puisse se nettoyer….

  • Que peut-on espérer en retrouvant une alimentation vivante ?

Réapprendre à manger naturellement, c’est aussi apprendre à se régler et à se soigner naturellement. Ceux qui ont des kilos en trop les perdent les autres les retrouvent…
Une année j’ai suivi 20 chômeurs. A la suite de ces changements, ils avaient tous retrouvé une situation supérieure à celle qu’ils avaient perdue. Ils avaient retrouvé la confiance. Tout est possible !

De nos jours on se rend compte que le progrès ne nous apporte pas ce que l’on cherchait. On peut avoir de l’argent mais on ne peut pas se payer le bonheur, on peut s’offrir des vacances mais on ne peut pas acheter le repos… Attention, je suis bien contente d’avoir un frigo et une voiture, je ne discrédite pas tout cela, mais il faut utiliser ces progrès pour le bien des êtres.

On a fait de nos vies un enfer, or on a tout, on a l’eau, le soleil, la pluie, le paradis doit aussi être sur la terre !
On a tout, à condition que l’on devienne cueilleur.
Bien sûr il y a une transition, on ne peut pas y arriver du jour au lendemain, mais il faut en prendre conscience et oeuvrer peu à peu.

Médecine

  • Irène, pourriez-vous nous parler des extracteurs de jus qui rencontrent en ce moment un engouement incroyable ?

Bien sûr…. Comme on a tous mangé pas mal de viande, on est déminéralisé. On sait que les minéraux sont dans les légumes, or on ne va pas manger trois fois des crudités, ça serait trop, voire impossible.

En revanche, si l’on mange des crudités et que l’on boit un grand verre de jus de légumes on va doubler l’apport en minéraux. Concernant les fruits je trouve cela dommage de faire des jus, je préfère nettement manger le fruit avec la chair et la pulpe. Pour les légumes et leurs minéraux, oui l’extracteur est très intéressant…

  • Un mot pour conclure ?

Plein de gens avant moi ont parlé d’alimentation vivante et il suffit d’expérimenter pour se rendre compte. Alors essayez !
Testez, faites votre expérience et tirez-en vos conclusions…
Un monde de paix existe, il est là, sous nos yeux et l’alimentation vivante en est la base, la fondation.

  • Irène merci de nous recevoir chez vous. Vous qui oeuvrez depuis 60 ans en tant que naturopathe, pourriez-vous nous donner votre point de vue sur ce que pourrait être la médecine du 3ème millénaire ?

irène

Pour en savoir plus sur Irène GROSJEAN et son travail :
www.santenaturopathie.com

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QUE FAUT-IL PENSER DU VEGETARISME

Tout simplement qu’il est une phase logique, nécessaire et inévitable dans le développement de la conscience. Il n’est pas un but en soi car le végétal lui-même est une manifestation de vie aussi respectable que l’animal, même si celle-ci est plus éloignée de la nôtre. Le végétarisme est une marque de respect envers les êtres que nous pouvons à juste titre considérer non seulement comme de  jeunes frères mais aussi comme des créatures intelligentes qui savent ce que souffrir signifie. Il est donc un signe pur et simple d’humanité et de compassion. Qu’éprouverions-nous si des êtres dotés d’une forme de vie plus élaborée que la nôtre et ne nous laissant que peu de chances de dialoguer avec eux, trouvaient normal et appétissant de nous inclure dans leur menu ?

végétarisme

L’habitude de manger de la viande est totalement culturelle. Elle ne correspond aucunement à une nécessité dictée par le corps humain qui peut trouver ailleurs et autrement les protéines dont il a besoin. Dès maintenant et dans les décennies qui viennent, nous allons constater un net progrès du végétarisme parce que les générations nouvelle sont été instruites dans ce sens, avant même que de s’incarner. Cela va témoigner d’un début d’affinement de la conscience humaine qui s’apprête à remettre en cause son rapport, son positionnement avec ce que l’on appel globalement la Vie.

Du point de vue « Santé », un grand nombre de troubles et de maladies peuvent être considérablement amoindris par la mise en pratique du végétarisme. Celui-ci doit d’ailleurs être davantage considéré comme une philosophie de vie que comme un régime. La notion de régime véhicule celle de privation, ce qui ne peut être le cas d’un végétarisme bien compris et bien vécu.

Il est pourtant vain de vouloir forcer un individu à être végétarien car le végétarisme est une attitude que l’être découvre de lui-même harmonieusement, à un stade de son évolution. Il faut en parler, le suggérer, l’expliquer.

Gardons-nous, bien sûr, de jugements hâtifs et inconsidérés. En effet, la simple observation de nos sociétés permet de comprendre que le végétarisme n’est hélas pas un signe de spiritualité et qu’inversement le statu de mangeur de viande ne sous-entend pas une conscience peu évoluée. Etrangement, certains maîtres spirituels n’ont jamais été végétariens et il est de grands criminels qui n’ont jamais voulu de nourriture carnée… Il y a dans chaque individu, quel qu’il soit, une part d’ombre et de lumière qui se manifeste différemment en fonction d’une infinité de critères qui vont de l’héritage génétique à des prises de position diverses en fonction de choix sociaux.

Nul n’a le droit de juger !

Il faut simplement avoir la lucidité de reconnaître que notre époque, que l’on dit moderne et évoluée, n’est en fait qu’une manifestation de plus de la préhistoire de la conscience humaine terrestre à  laquelle très peu d’êtres échappent. Dans les millions d’années à venir, l’homme sera appelé à dépasser le végétarisme lui-même pour se nourrir de prâna ou plutôt pour faire circuler plus pleinement et plus consciemment ce prâna en lui-même. Viendra un temps où le fait de manger un animal paraîtra tout aussi répugnant et primitif que celui de manger un humain, puis celui où le fait de consommer un végétal sera perçu aussi comme un acte de cruauté.

La finalité de la Vie n’est certes pas de se perpétuer dans la souffrance et la mort, même si celle-ci est comprise en tant que transformation.

Le Végétalisme, pour notre temps, n’a pas réellement de sens en lui-même dans la mesure où il se présente comme la radicalisation souvent trop rigide d’une éthique louable. Les produits laitiers et les oeufs sont en fait des sortes de fruits que nous offre le monde animal. Il convient seulement de les consommer avec modération de façon à ne pas engendrer un excès de production qui génère à son tour une exploitation du monde animal par vie détournée.

végétaux

BON NOMBRE D’ANIMAUX SONT EUX-MEMES CARNIVORES, COMMENT COMPRENDRE CELA ?

Nous ne pouvons exiger une attitude des animaux que nous-mêmes sommes incapables d’observer. L’univers animal, ainsi que tout autre univers, est en constante évolution. Il ne représente pas la perfection sous prétexte qu’il demeure proche de la nature. Les animaux sont issus d’une vague de Vie plus récente, plus jeune que la nôtre. En ce sens leur attitude par rapport à la nourriture carnée est plus compréhensible que la nôtre. Le sang véhicule les pulsions primaires d’une forme de vie incarnée. Il est une mémoire. Le fait d’ingérer de la chair, donc généralement du sang, crée un lien avec l’aspect hyper-incarné, instinctif de la vie. Cela enracine la conscience dans la matière et permet à l’ego de s’exprimer plus pleinement sous de multiples formes, ce qui est parfois nécessaire aux animaux dans une phase de leur évolution. 

Propos de Daniel Meurois

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Harmoniser les émotions avec la méditation et les aliments

 

Harmonie alimentsLa médecine traditionnelle chinoise (MTC) a toujours reconnu le lien entre le corps et l’esprit, alors que la science occidentale commence  à peine de le faire. Des études montrent que des événements générateurs de stress, entre autres le décès d’un conjoint ou la perte d’un emploi, augmentent de façon marquée le risque de maladie. Les chercheurs ont découvert des voies neurologiques directes entre le cerveau et le système immunitaire. De nombreux hôpitaux et centres médicaux recommandent désormais des programmes de soins incluant la détente, la méditation et la visualisation. Cette branche de la médecine s’appelle «psychoneuroimmunologie».

En MTC, les symptômes de nature physique ne sont pas dissociés de ceux de nature émotionnelle ou mentale. Tendances suicidaires, psychose et schizophrénie sont considérées comme des problèmes physiques causés par un déséquilibre énergétique dans un complexe d’Organes.

En MTC, vu que les émotions sont considérées comme des expressions de notre Qi, les bloquer, ne pas les exprimer ou les exprimer de façon impropre peut susciter des problèmes. Nier ou refuser de reconnaître ou d’accepter nos émotions, c’est faire obstacle à leur expression. Pleurer pour plaire au lieu de se mettre en colère, ou encore reprocher aux gens de ne pas nous écouter alors que nous ne prenons pas notre place, c’est exprimer nos émotions de façon non appropriée. Ces tactiques nous empêchent parfois de composer avec des émotions qui sont encore plus menaçantes, entre autres les peurs.

Voici ce que le Nei Jing dit à cet effet : «Il est bien connu que toutes les maladies sont le résultat d’un déséquilibre du Qi : la colère fait monter le Qi, la joie ralentit le Qi, la tristesse disperse le Qi, la peur fait descendre le Qi, la terreur amène la confusion dans le Qi et l’anxiété fait stagner le Qi. La colère endommage le Foie, la haine endommage le Cœur, l’anxiété endommage la Rate, la tristesse endommage les Poumons et la peur endommage les Reins.» Bien des Occidentaux sont surpris d’entendre dire que la joie, en particulier, peut avoir des effets nocifs sur le corps. Trop de joie ressentie continuellement pendant une longue période impose un stress additionnel au Cœur. Souvent, le Cœur essaiera de compenser l’excès de bonheur ou de joie par des larmes. Il vous est déjà certainement arrivé de pleurer des larmes de joie, j’en suis sûre!

Chacun des complexes d’Organes est associé à une émotion précise et chacune de ces émotions peut affecter un complexe particulier d’Organes ou, au contraire, peut apparaître à cause d’un déséquilibre des Organes. Cela signifie que si vous avez éprouvé du chagrin pendant une longue période de temps et que cette tristesse n’est pas transformée, un déséquilibre peut survenir dans le Qi des Poumons, qui se manifestera sous forme de rhume, d’asthme ou même de psoriasis. (Le psoriasis est typiquement lié à un déséquilibre des Poumons, puisque la peau est le tissu qui est régi par les Poumons.) Par ailleurs, si vous avez une déficience du Qi des Poumons pendant une longue période, vous remarquerez que vous êtes sujet à des accès de mélancolie ou que les larmes vous viennent toutes seules à la moindre offense ou à entendre une histoire triste. Si vous vous inquiétez et pensez trop, cela peut bloquer le Qi de la Rate et vous aurez peut-être des problèmes de digestion ou saignerez à l’excès pendant vos menstruations.

C’est pour cette raison que le praticien en MTC diagnostique et traite les symptômes d’origine émotionnelle en fonction des symptômes physiques, cherchant à trouver le schème global qui les relie.

Le lien entre les entre plans physique, émotionnel et mental est particulièrement significatif dans le cas des problèmes gynécologiques, avec toutes sortes de symptômes qui ne sont pas de nature physique mais plutôt de nature «psychique», entre autres les crises de larmes ou les éclats de colère qui surviennent avant les menstruations. Toutes les parties du corps et de la psyché sont reliées les unes aux autres.

Il est certain que l’on peut retrouver l’équilibre énergétique, émotionnel et physique en faisant appel à l’acupuncture, au chi nei tsang (massage chinois), shiatsu, etc. Mais on peut aussi le faire en se servant de méditations (chi kung) qui visent les Organes (Poumons, Reins, Foie, Cœur, Rate) et s’appliquent à transformer le stress correspondant à ces organes en vitalité. Souvent, les émotions sont exacerbées parce qu’il y a un excès de chaleur dans les fascias les entourant. C’est ce qui fait que la colère monte avec le feu du Foie, la tristesse du Poumons nous accable, la haine du Cœur nous envahit, la peur des Reins nous habite, et l’anxiété de la Rate nous prend. Il existe des méditations ou exercices, ou méditations-exercices, qui permettent de libérer nos organes de cet excès de chaleur et de redonner aux organes l’équilibre.

Pour une raison ou une autre, vous vous sentez triste ou déprimé, avec peut-être en plus un bon rhume. Alors faites le son des Poumons : SSSSSSSSSS et mangez des aliments piquants qui viennent tonifier vos Poumons (ail, oignon, choux, cannelle, gingembre, etc.). Vous pouvez répéter le SON autant de fois que vous le désirez : il n’y a aucune contre-indication.méditation

Vous ressentez de la peur, de l’insécurité (pas difficile par les temps qui courent!), du stress, avec peut-être en plus un épuisement, de la fatigue. Alors faites le son des Reins : Tchhhhhhhhhhou (comme le vent dans les films d’horreur) et consommez davantage de poisson, de légumineuses et de noix de Grenoble entre autres. Vous pouvez répéter le SON autant de fois que vous le désirez : il n’y a aucune contre-indication.

Si la colère, la frustration ou l’agressivité vous habitent, faites le plus souvent que vous pouvez le son du Foie CHHHH (comme dans chut!) et consommez davantage d
’aliments acides, comme les agrumes entre autres. Vous pouvez répéter le son autant de fois que vous le désirez : il n’y a aucune contre-indication.

Quand vous ressentez de l’agitation, de l’intolérance, de l’impatience, que vous avez souvent chaud aussi, faites le son du Cœur, Haaaa (h expiré sans dire verbalement le A). Et mangez davantage des aliments amers, comme les endives, le thé, chicorée, roquette, etc.) Vous pouvez répéter le son autant de fois que vous le désirez : il n’y a aucune contre-indication.

Vous vous sentez anxieux, soucieux, obsédé par certaines pensées, l’esprit cahotique, avec en plus peut-être un peu de difficulté à digérer et une grande prédilection pour les sucreries. Alors faites le son de la Rate Groooo (gutural) et consommez beaucoup plus de légumes-racines et des dattes et des figues séchées.

trouver l'équilibre

Il y a un lien entre nos émotions et nos organes. Et la méditation des Six sons de guérison peut grandement aider à « neutraliser » ces émotions (On dit souvent que les Taoïstes sont froids : c’est parce que justement ils n’ont pas de montagnes russes émotionnelles!). J’ai dit 6 sons, même s’il y a 5 organes. Les Taoïstes ont devisé cette méditation (elle dure environ 30 minutes quand on la fait à fond, mais on peut faire les sons indépendamment selon le besoin du moment) en fonction des organes et n’ont pas oublié le 6e son qui est celui du Triple réchauffeur, HIIII (h expiré) dont la fonction est de répartir l’énergie dans les 3 Dan Tien et de débarrasser l’excès de chaleur au cas où il en resterait.

Alors, méditations et aliments, comme vous le voyez, nous aident à maintenir l’équilibre et l’harmonie dans notre vie.

Même si j’ai déjà fait figurer la méditation des 6 Sons de guérison, je la redonne (avec plus de précisions) car elle sera un complément fort utile à cet article. Elle figure aussi sur mon CD TAO (aussi téléchargeable), en même temps que la méditation du Sourire intérieur, qui a des fonctions semblables.

Il est recommandé de faire la méditation des 6 Sons de guérison le soir, justement pour retrouver cette forme de neutralité, d’équilibre, que confèrent les sons et pour pouvoir aller au lit en paix. Parfois, quand je les fais une fois couchée, je m’endors avant même de les avoir finis. Ça marche!!

Bonne pratique !

Annie Ollivier Site web : http://www.chikungminceur.com

Vous pouvez reproduire librement cet article et le retransmettre, à la condition que vous  Respectiez le lien de l’auteur  Francesca : https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

Les animaux seraient-ils si différents de nous

 

Quelque part, parmi les étals d’un angle de la place du marché, des plumes volent dans la clarté des rayons du soleil… nous devinons quelques cages et leurs poules entassées sans ménagement. Cependant nous découvrons un chien apeuré, au milieu de sacs plastique, la plupart éventrés, qui semblent attendre pitoyablement les services de la voirie. Sans attendre, le chien  y avait fourré le museau persuadé d’y découvrir quelque délice mystérieusement oubliés par l’homme. Mais il n’était pourtant que paralysé par l’image de ce pied humain et ce pantalon trop sombre… sans doute ceux de l’homme qui l’a chassé, près des poules tout à l’heure. Pourquoi ? Il voulait juste leur demander… Et puis, il y a ce regard qui le hante. Il est doux et toujours il revient en lui avec le contour d’une maison dont la façade est blanche…. Mais ce temps est loin !

animal blog

Innombrables sont les animaux qui éprouvent ce que savent éprouver dans leur cœur, les humains. L’attachement, l’amour, tout cela n’est pas réservé à nos semblables. La fidélité, la parole donnée, le don de soi sont des réalités qui ne leurs sont pas non plus étrangères. Cela vous surprend peut-être….

Leurs concepts sont autres, cela est vrai. Leur vision de la vie, de l’univers, peut radicalement différer de la nôtre, cela est juste aussi puisque leur approche de l’espace, du temps et de cent autres choses se démarque de ce nous connaissons. Néanmoins, un sentiment demeure un sentiment. L’amour reste toujours l’amour et l’indifférence évoque toujours la même chose, dans quelque monde que ce soit. Sans doute y a-t-il des degrés dans la révélation, la manifestation d’un sentiment, mais la racine de celui-ci, sa flamme, reste identique à elle-même quel que soit l’univers. Il y a, à ce propos des niveaux de manifestation différents chez eux, tout comme chez les nôtres. L’amour animal est aussi vrai, aussi noble que l’amour humain. Peut-être même est-il souvent plus authentique en ce qu’il est absolu, en ce qu’il est cousin de la dévotion, en ce qu’il est parfaitement don, sans malice, et  sans calcul.

Chez la plupart de ceux du peuple animal, le sentiment d’amour n’est pas directement relié à l’acte physique, comme celui des humains, il en est même souvent totalement dissocié. L’acte demeure, pour une majorité d’entre eux  ce que l’Esprit de Vie imprime afin de perpétuer les corps dont ils ont besoin pour parfaire leur âme. Sans doute cela paraît-il bestial ou primaire, mais pour eux, cela correspond à une logique élémentaire qui n’a rien de répréhensible. Cela tient d’un rapport entre l’âme et le corps qui est très différent chez les peuples humains. Tous deux ont raison. Les civilisations respectives n’ont pas appris tout cela par hasard…. mais plutôt inculqué ce qui est bon pour la floraison de leur conscience. L’univers est amorale, seule la notion de morale est humaine et encore varie-t-elle d’une contrée à l’autre, d’une époque à l’autre. L’univers ne connaît que la nécessité lumineuse de grandir. Celle qui se situe au-delà même du Bien et du Mal. Celle qui est le Juste à l’état pur parce qu’avant tout génératrice de Félicité.

Les humains prêtent aisément à la Divinité des traits humanoïdes…. Si nous faisions l’effort d’y songer, nous la ressentirions volontiers sous l’aspect d’un animal. Pourtant, elle n’est rien de tout cela. Ni les uns ni les autres nous ne sommes dans la vérité absolue… Le Vrai rayonne au-delà de ces conceptions… nous  n’y avons pas encore accès… nous tentons seulement de le deviner… et c’est parce que notre conscience mentale s’éloigne du jeu qu’est la Devinette Suprême que notre être se tourmente en s’inventant des questions. N’est-ce pas ainsi que naissent nos dogmes ? On a besoin de règlements dès que l’on commence à marcher loin des Lois.

CHEZ FRANCESCA

Ainsi, la fidélité, le don de soi, sont pour le peuple animal une affaire d’âme. Elles ne concernent que l’âme et cela est juste pour eux car leurs civilisations ne connaissent pas d’interdits en rapport avec le corps physique. Les interdits, commencent à naître lorsque l’être prend conscience de lui en tant qu’individu isolé des autres et de la Création. Ils témoignent d’une phase nécessaire et obligatoire qui s’effacera néanmoins un jour pour laisser place à une merveilleuse logique dont nul n’a idée, aussi lumineuse qu’un soleil.  Il existe une multitude de niveaux de conscience. Toutes les formes du sentiment d’amour nous visitent et aucune ne les étonne.

Le peuple animal, lui, ignore la perversité et c’est cela qui le maintient dans sa pureté. Son âme ne s’est pas encore heurtée aux obstacles des élaborations mentales propres à l’humanité. Jusqu’au jour où elle devient par trop humaine à force de vivre en contact intime avec eux, elle est l’authenticité même, sans la moindre faille.

Passages du livre : Le peuple animal 

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