ALIMENTATION : Médecine du 3ème millénaire

La médecine du 3ème millénaire je ne sais pas, mais ce que je sais c’est que la médecine la plus ancienne, celle d’Hippocrate, le père la médecine qui disait aux malades « que l’aliment soit ton seul remède » et qui demandait aux médecins de le guérir sans nuire, est celle qui me semble être la plus juste.

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Pour moi le péché originel c’est la cuisson des aliments puisqu’à partir du moment où l’homme les a cuits, il a détruit leur énergie.

Cette énergie qu’il a dû remplacer en tuant les animaux pour avoir la leur.
Etant donné que nous n’avons pas le système digestif des carnivores, nous n’avons pas pu éliminer l’acide urique produit par toute digestion carnée, et à partir de là, nous sommes devenus colériques, violents, et avons créé toutes nos maladies douloureuses. En même temps, nous avons remplacé les fruits des arbres de notre bonne vieille terre – sucres rapides – par les sucres lents. Ces derniers ne pouvant être totalement et complètement digérés par le foie, nous ont laissé des viscosités et des mucosités qui, en envahissant la lymphe, ont été à l’origine de toutes nos peurs, timidité et de nos maladies pénibles, gênantes et non douloureuses.

C’est ainsi qu’avec ces deux éléments empoisonnés, acide urique et viscosités, nous avons créé toutes nos maladies, nos conflits et toutes les guerres du monde.

  • Vous préconisez donc un retour à une alimentation crue, vivante…

Bien sûr ! Posez-vous la question : si vous êtes dans la nature sans outil, sans arme, sans briquet, allez-vous attraper un lapin et mordre dedans ?
Non ! Vous allez cueillir !
L’homme était cueilleur, ensuite il est devenu cueilleur chasseur, pourquoi ? En France les seigneurs dominaient, ils mangeaient viande et alcool, et le peuple exploitable à merci était nourri de bouillies de farines et de légumes et ces colles en faisaient des êtres corvéables. De plus, quand on a beaucoup de céréales on a besoin d’excitant, avec le riz il faut le thé, avec les pâtes il faut le café, avec les frites il faut la bière… c’est un cercle vicieux.

On ne peut pas faire de la vie avec le cadavre, sauf si l’on est charognard ou carnivore. Les gorilles et les chimpanzés ont le même système digestif que nous. Ils ne se nourrissent que de cueillette.

  • En quoi cette façon de s’alimenter va-t-elle changer notre façon de penser ?

Pour penser, pour aimer, il faut des cellules.
Notre corps est composé de milliards de cellules qui ont toutes un appareil digestif, un appareil reproducteur et un cerveau.
Lorsque l’on regarde les cellules cérébrales on voit qu’elles ont des antennes. Ces antennes captent tout ce qui est émis sur la longueur d’onde qu’elles peuvent atteindre. Seulement, plus les cellules sont asphyxiées, carencées, empoisonnées, moins elles captent ces fréquences élevées.

Alors il est certain qu’en fonction de cela, pour penser, pour capter et pour être heureux il faut que nos cellules soient correctement oxygénées, correctement nourries et qu’elles baignent dans un milieu au moins propre à défaut d’être pur. 
A partir de là on reçoit, on est informé par l’intelligence universelle.

On sait ce que l’on a à faire, et on est heureux de le faire !
Moi je n’ai jamais travaillé, car j’ai toujours fait ce que j’aimais !
Et ça devrait être le cas pour tout le monde, à condition d’être relié, et l’alimentation en est la base. Les animaux sauvages qui ont toujours mangé ce qui leur était destiné, sont toujours restés reliés. Nous avons remplacé cette guidance cosmique, universelle par l’intellect. Or l’intellect il faut le mettre au service de cette guidance et non pas l’inverse.

  • Votre façon de manger est aussi votre façon de vivre votre spiritualité…

Absolument ! La spiritualité c’est d’être relié à l’intelligence universelle, comme les animaux sauvages le sont.
Pour moi la spiritualité c’est tout simple, c’est un état naturel, c’est vivre comme la nature a prévu que l’on vive !
Si on ne donnait que de l’herbe et du foin aux vaches, ces pauvres bêtes n’auraient jamais été malades !

  • Quel conseil donner à quelqu’un qui souhaite retrouver son alimentation originelle ?

Je ne donne pas de conseils car chacun fait ce qu’il peut… il est certain que devant un aliment végétal et cru, le corps sait exactement ce dont il a besoin.
On n’aime pas par hasard n’importe quel fruit, on l’aime par besoin.
En revanche devant un aliment transformé et cuisiné, on aime exactement ce qui nous détruit.

C’est une loi de base. Avec ça chacun fait ce qu’il peut, mais je conseillerais de commencer par le matin : mangez des fruits, ceux que vous aimez le plus.
Vous serez étonné de voir qu’après les fruits, vous avez de l’énergie et vous êtes rassasié.

Le café du matin, avouez que c’est quand même curieux d’avoir besoin d’un coup de booste après une nuit de repos ! Le café est un excitant qui va épuiser le corps et conduire à la dépression. Tous les suicidaires sont de grands consommateurs de café et les meurtriers des consommateurs d’alcool.

  • Quel changement apporter aux centres de soins, les hôpitaux… ?

Il y a beaucoup à faire ! Pour aller dans le sens du concret, nous sommes en train de créer une école de pratique de santé au Maroc avec un médecin suisse et d’autres médecins. Ce médecin suisse a acheté il y a sept ans 23 hectares de désert.
Il a mis en eau, a planté 2000 arbres fruitiers. Il est en train de construire pour que chacun puisse aller apprendre la santé. Ce sera ouvert à tous, il y aura aussi une école pour les professionnels, non pas de médecine, non pas de naturopathie mais de santé.
Car lorsque l’on refait la santé, les maladies disparaissent.
C’est peut-être moins rentable, mais c’est tellement plus heureux.

  • Comment définiriez-vous la médecine de demain ?

La médecine de demain c’est à chacun de nous de la faire, on ne peut pas changer les autres, que se changer soi-même.
Si chacun comprend qu’en mangeant ce que la nature a prévu pour notre système digestif notre psychologie et notre vie émotionnelle et créative va changer, obligatoirement on a un point de départ.

  • Avez-vous constaté que l’on pouvait tout guérir ?

Oui, toutes les maladies sont guérissables, toutes ! Mais tous les malades ne le sont pas. Pour gai-rire, il faut pouvoir faire tout le changement nécessaire, ce n’est pas évident, plus on est intoxiqué, moins c’est facile, et la plupart du temps les malades ont été beaucoup médicalisés.

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Et quand on médicalise un malade, c’est pour que son corps ne soit plus « malade » c’est-à-dire pour qu’il n’élimine plus.
Or tout ce qu’il n’a pas éliminé, il l’a gardé, donc il est encore plus empoisonné.
Dans ce cas, si l’on fait sortir les toxines alors que le corps n’a plus de système de défense pour les évacuer, on provoque sa mort.

Alors ça c’est très subtil, mais toutes les maladies sont guérissables, ensuite cela dépendra du système de défense du corps.

Lorsque les résidus passent dans les humeurs en trop grand nombre, ils pénètrent les cellules : soit ils déprogramment le cerveau et font un cancer, soit ils le sclérosent, soit ils le déconnectent. Voici ce qui se passe en étant nourri et soigné comme on l’est actuellement. On marche à l’envers, plus personne n’est heureux, plus personne ne va bien, plus personne ne chante, les hôpitaux sont pleins, il y a la guerre, c’est ça la vie ?? Nous devons nous reconnecter à l’intelligence universelle comme un animal sauvage ; retrouvons cet instinct,  cette guidance !

OEuvrons l’un par l’autre et l’un pour l’autre au service de l’ensemble.
La vie peut être aussi magique que désastreuse. La pensée crée et pour penser positivement et attirer des choses positives il faut être bien. Si on est plein de colère, de timidité ou de peur on ne peut pas aller bien.

  • Que pensez-vous du jeûne ?

Les religions ont établi le jeûne pour guider les fidèles vers une bonne santé. Lorsque l’on jeûne, notre corps peut organiser 50% de son énergie pour rétablir son équilibre et se  nettoyer.  On sait très bien pour l’avoir observé que le jeûne nous rend plus créatif et plus heureux.

Le jeûne sert à cela. Or à l’heure actuelle, le jeûne ne nous permet plus d’évacuer totalement les résidus car on a été trop vaccinés, médicalisés et on a éteint notre système de défense.

Aujourd’hui le corps ne sait plus expulser les résidus qui sont en profondeur, il n’a pas l’énergie nécessaire. C’est pourquoi après 30 années de naturopathie au jeûne, j’ai vu qu’il manquait quelque chose, faire jeûner les gens c’était la plupart du temps les épuiser et ne pas les reminéraliser.

Voilà pourquoi j’ai redécouvert les purges qui permettent de libérer l’organisme au plus vite.  Les purges douces vont donner de l’énergie au corps pour qu’il puisse se nettoyer….

  • Que peut-on espérer en retrouvant une alimentation vivante ?

Réapprendre à manger naturellement, c’est aussi apprendre à se régler et à se soigner naturellement. Ceux qui ont des kilos en trop les perdent les autres les retrouvent…
Une année j’ai suivi 20 chômeurs. A la suite de ces changements, ils avaient tous retrouvé une situation supérieure à celle qu’ils avaient perdue. Ils avaient retrouvé la confiance. Tout est possible !

De nos jours on se rend compte que le progrès ne nous apporte pas ce que l’on cherchait. On peut avoir de l’argent mais on ne peut pas se payer le bonheur, on peut s’offrir des vacances mais on ne peut pas acheter le repos… Attention, je suis bien contente d’avoir un frigo et une voiture, je ne discrédite pas tout cela, mais il faut utiliser ces progrès pour le bien des êtres.

On a fait de nos vies un enfer, or on a tout, on a l’eau, le soleil, la pluie, le paradis doit aussi être sur la terre !
On a tout, à condition que l’on devienne cueilleur.
Bien sûr il y a une transition, on ne peut pas y arriver du jour au lendemain, mais il faut en prendre conscience et oeuvrer peu à peu.

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  • Irène, pourriez-vous nous parler des extracteurs de jus qui rencontrent en ce moment un engouement incroyable ?

Bien sûr…. Comme on a tous mangé pas mal de viande, on est déminéralisé. On sait que les minéraux sont dans les légumes, or on ne va pas manger trois fois des crudités, ça serait trop, voire impossible.

En revanche, si l’on mange des crudités et que l’on boit un grand verre de jus de légumes on va doubler l’apport en minéraux. Concernant les fruits je trouve cela dommage de faire des jus, je préfère nettement manger le fruit avec la chair et la pulpe. Pour les légumes et leurs minéraux, oui l’extracteur est très intéressant…

  • Un mot pour conclure ?

Plein de gens avant moi ont parlé d’alimentation vivante et il suffit d’expérimenter pour se rendre compte. Alors essayez !
Testez, faites votre expérience et tirez-en vos conclusions…
Un monde de paix existe, il est là, sous nos yeux et l’alimentation vivante en est la base, la fondation.

  • Irène merci de nous recevoir chez vous. Vous qui oeuvrez depuis 60 ans en tant que naturopathe, pourriez-vous nous donner votre point de vue sur ce que pourrait être la médecine du 3ème millénaire ?

irène

Pour en savoir plus sur Irène GROSJEAN et son travail :
www.santenaturopathie.com

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QUE FAUT-IL PENSER DU VEGETARISME

Tout simplement qu’il est une phase logique, nécessaire et inévitable dans le développement de la conscience. Il n’est pas un but en soi car le végétal lui-même est une manifestation de vie aussi respectable que l’animal, même si celle-ci est plus éloignée de la nôtre. Le végétarisme est une marque de respect envers les êtres que nous pouvons à juste titre considérer non seulement comme de  jeunes frères mais aussi comme des créatures intelligentes qui savent ce que souffrir signifie. Il est donc un signe pur et simple d’humanité et de compassion. Qu’éprouverions-nous si des êtres dotés d’une forme de vie plus élaborée que la nôtre et ne nous laissant que peu de chances de dialoguer avec eux, trouvaient normal et appétissant de nous inclure dans leur menu ?

végétarisme

L’habitude de manger de la viande est totalement culturelle. Elle ne correspond aucunement à une nécessité dictée par le corps humain qui peut trouver ailleurs et autrement les protéines dont il a besoin. Dès maintenant et dans les décennies qui viennent, nous allons constater un net progrès du végétarisme parce que les générations nouvelle sont été instruites dans ce sens, avant même que de s’incarner. Cela va témoigner d’un début d’affinement de la conscience humaine qui s’apprête à remettre en cause son rapport, son positionnement avec ce que l’on appel globalement la Vie.

Du point de vue « Santé », un grand nombre de troubles et de maladies peuvent être considérablement amoindris par la mise en pratique du végétarisme. Celui-ci doit d’ailleurs être davantage considéré comme une philosophie de vie que comme un régime. La notion de régime véhicule celle de privation, ce qui ne peut être le cas d’un végétarisme bien compris et bien vécu.

Il est pourtant vain de vouloir forcer un individu à être végétarien car le végétarisme est une attitude que l’être découvre de lui-même harmonieusement, à un stade de son évolution. Il faut en parler, le suggérer, l’expliquer.

Gardons-nous, bien sûr, de jugements hâtifs et inconsidérés. En effet, la simple observation de nos sociétés permet de comprendre que le végétarisme n’est hélas pas un signe de spiritualité et qu’inversement le statu de mangeur de viande ne sous-entend pas une conscience peu évoluée. Etrangement, certains maîtres spirituels n’ont jamais été végétariens et il est de grands criminels qui n’ont jamais voulu de nourriture carnée… Il y a dans chaque individu, quel qu’il soit, une part d’ombre et de lumière qui se manifeste différemment en fonction d’une infinité de critères qui vont de l’héritage génétique à des prises de position diverses en fonction de choix sociaux.

Nul n’a le droit de juger !

Il faut simplement avoir la lucidité de reconnaître que notre époque, que l’on dit moderne et évoluée, n’est en fait qu’une manifestation de plus de la préhistoire de la conscience humaine terrestre à  laquelle très peu d’êtres échappent. Dans les millions d’années à venir, l’homme sera appelé à dépasser le végétarisme lui-même pour se nourrir de prâna ou plutôt pour faire circuler plus pleinement et plus consciemment ce prâna en lui-même. Viendra un temps où le fait de manger un animal paraîtra tout aussi répugnant et primitif que celui de manger un humain, puis celui où le fait de consommer un végétal sera perçu aussi comme un acte de cruauté.

La finalité de la Vie n’est certes pas de se perpétuer dans la souffrance et la mort, même si celle-ci est comprise en tant que transformation.

Le Végétalisme, pour notre temps, n’a pas réellement de sens en lui-même dans la mesure où il se présente comme la radicalisation souvent trop rigide d’une éthique louable. Les produits laitiers et les oeufs sont en fait des sortes de fruits que nous offre le monde animal. Il convient seulement de les consommer avec modération de façon à ne pas engendrer un excès de production qui génère à son tour une exploitation du monde animal par vie détournée.

végétaux

BON NOMBRE D’ANIMAUX SONT EUX-MEMES CARNIVORES, COMMENT COMPRENDRE CELA ?

Nous ne pouvons exiger une attitude des animaux que nous-mêmes sommes incapables d’observer. L’univers animal, ainsi que tout autre univers, est en constante évolution. Il ne représente pas la perfection sous prétexte qu’il demeure proche de la nature. Les animaux sont issus d’une vague de Vie plus récente, plus jeune que la nôtre. En ce sens leur attitude par rapport à la nourriture carnée est plus compréhensible que la nôtre. Le sang véhicule les pulsions primaires d’une forme de vie incarnée. Il est une mémoire. Le fait d’ingérer de la chair, donc généralement du sang, crée un lien avec l’aspect hyper-incarné, instinctif de la vie. Cela enracine la conscience dans la matière et permet à l’ego de s’exprimer plus pleinement sous de multiples formes, ce qui est parfois nécessaire aux animaux dans une phase de leur évolution. 

Propos de Daniel Meurois

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LES BASES SPIRITUELLES DE LA MEDECINE

 

« La meilleure thérapeutique, c’est de penser, de sentir et d’agir en harmonie avec les forces et les existences lumineuses de la nature et de l’univers entier. L’homme doit donc connaître ces forces, ces existences et s’accorder à elles. C’est cela la première médecine. Je ne rejette pas les autres, évidemment, et dans le cas où un malade est dans un état très grave, ce n’est pas le moment de le prêcher en lui expliquant qu’il doit changer sa façon de vivre. Là, il est souvent nécessaire d’agir vite : donner des antibiotiques, faire une transfusion sanguine, ou même opérer. Mais il faut savoir que la meilleure médecine se pratique tous les jours par la façon de vivre, c’est-à-dire la façon de penser, de sentir, de croire, d’aimer, de se nourrir… »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Hippocrate était un médecin grec qui avait étudié la science médicale de l’Egypte et de l’Inde. Il enseignait qu’il faut surtout donner à l’organisme la possibilité de se défendre, parce que l’organisme, c’est à dire la nature, sait élaborer ses défenses en préparant spontanément des éléments chimiques capables de neutraliser les agents de la maladie. Quand un homme développe la résistance de son organisme, il est tellement bien armé qu’à la vue de toutes ses défenses, l’ennemi rebrousse chemin. La preuve : on a vu pendant des épidémies des gens qui circulaient tranquillement parmi les malades sans jamais être atteints, alors que d’autres qui prenaient toutes sortes de précautions étaient emportés par le mal. Pourquoi ? Parce que, chez les premiers, le terrain n’étaient pas favorable à la prolifération des microbes. Les maladies n’attaquent pas l’homme quand elles voient que la place est trop bien défendue.

C’est par des moyens naturels, les bains, les tisanes d’herbes, l’exposition au soleil, le repos, la purification, le jeûne, etc., qu’Hippocrate arrivait à renforcer l’organisme. Tandis qu’aujourd’hui, en ingurgitant quantité de remède qui l’affaiblissent, les gens empêchent leur organisme de se défendre; en comptant toujours sur des remèdes extérieurs, ils ne développent pas les forces qui sont en eux.

La Médecine – malgré ses progrès notre santé dépend avant tout de notre vigilance

« En même temps que la nature produit et entretient les germes des maladies, elle possède aussi les moyens de leur guérison. Mais si les humains mènent une vie déraisonnable, ils permettent aux germes nocifs de se développer et limitent l’efficacité des éléments bénéfiques. Vous direz : « La médecine fait maintenant tellement de progrès, elle doit trouver comment nous guérir… » Non, la médecine ne doit rien du tout, car ses pouvoirs sont limités. Quels que soient les progrès qu’elle a faits ou qu’elle fera, elle sera impuissante devant la négligence et la mauvaise volonté de ceux qui refusent de reconnaître les lois de la nature et de s’y conformer.

Alors, attention, plus les sciences et les techniques progresseront, plus les humains devront se montrer conscients, attentifs, vigilants. Ces progrès apportent beaucoup d’avantages, beaucoup de facilités, mais en même temps beaucoup de tentations, de séductions, et donc beaucoup de dangers. Vous voulez être en bonne santé ? Comptez plutôt sur vous que sur la médecine. Tâchez surtout de vivre dans des conditions qui renforcent les défenses de votre organisme. »

pharmacopee

La médecine du troisième millénaire

« Politique de vie pour la santé » était le thème du colloque organisé sous la bannière du Réseau européen pour une politique de vie. Christian Cotten, Agnès Charlet et le Dr Michel Bercot ont gagné un pari toujours risqué: organiser une rencontre diversifiée sur les fondements et les résultats déjà palpables de la médecine de demain. Trois jours de conférences, d’ateliers et d’une table ronde avec une quarantaine d’intervenants, pour la plupart francophones et quelques anglo-saxons, quatre cents participants motivés, souvent thérapeutes, des malades graves et quelques miraculés ou « survivants à longterme », dans la terminologie pessimiste de la médecine conventionnelle, ne peuvent laisser personne indifférents. Quelles que soient les attentes de chacun, je reste persuadé que nous avons tous pris, retenu ou revu une vertu essentielle: la santé, celle de notre corps et celle du corps social, est d’abord une affaire de choix de vie. La maladie signe mon inadaptation à la vie. Je stresse et panique, je reste déprimé. Mes objectifs se brouillent, se diluent. Je ne sais plus m’affirmer, prendre soin de moi. Je me laisserai passivement « traiter ». Oh ! Le vilain mot: on « traite » aussi les pucerons, la vermine avec des produits chimiques ! Quelques-uns en réchappent. Je survivrai de crise en crise tout en dégénérant progressivement, mais sûrement, non sans accuser le monde biomédical et ses affairistes d’être inefficaces. Suis-je stupide ou infantile, stupide et infantile ?

médecine 3è millénaire

A l’issue d’une telle rencontre, il est impossible de ne pas remettre en cause quelques croyances de ce type. Toutefois, des témoignages lucides sur l’impact de son attitude intérieure, vivifiée notamment par la méditation, à l’exemple de Niro Assistent, redevenue séronégative en 1986, « un phénomène, un mystère pour la science », et de Christine, contaminée lors d’une transfusion sanguine en 1985, accréditent l’existence et la vigueur du relais psycho-neuro-immunologique, véritable canal personnel, associant corps, âme et esprit. A cet égard, la longue expérience clinique d’un psychologue américain, Jeffrey M. Leiphart, oeuvrant à la Medical School de San Diego sur plus de cinq cents patients séropositifs, mérite d’être soulignée. En dépouillant la littérature médicale, il a identifié, depuis 1994, 19 cofacteurs qui agissent tous sur nos défenses immunitaires et relèvent aussi bien de la psychologie, de l’hygiène de vie que de questions médicales. Prière de se référer au tableau que Vous et votre Santé, sous la plume de Mark Griffiths, a publié au troisième trimestre 1995 (hors-série n° 3: Eviter le sida). C’est l’objectif du programme américain si bien nommé LIFE (Learning Immune Function Enhancement: Apprendre à promouvoir la fonction immunitaire), appliqué aux sidéens, mais aussi valable pour les cancéreux. Nous disposons, en effet, de deux systèmes de défense qui coopèrent: le système cellulaire, éboueur des cellules cancéreuses et le système humoral constitué d’anticorps circulants. Le message d’espoir de J. M. Liephart est clair: « Il est possible d’intervenir sur des facteurs psychiques et psychosociaux, et de tirer un meilleur parti de notre terrain intermédiaire qu’est la psychoneuro-immunologie. Je vous encourage donc à créer votre propre programme LIFE pour d’autres pathologies, à l’adapter selon les maladies et les personnes, à l’optimiser, à promouvoir santé et guérison ». Merci, Jeffrey ! Nous avons bien entendu. Merci aussi à Susie Parsons, animatrice du Phare de Londres, le plus grand centre européen pour le soutien de personnes touchées par le VIH. Attention, nous n’avons pas évoqué ici les « sidéens », personnes déjà considérées comme malades et survivantes. Attention au choix sémantique. Il préconditionne déjà la vie ou la mort. Qui souhaite ouvrir un débat sur ce sujet ? Merci enfin au très dynamique Don McFarland, fondateur du Body Harmony Continuum, synthèse réussie de plusieurs approches enseignées actuellement à Paris.

L’ancien paradigme biomédical « Tout est dans les germes – Tuons donc les germes et nous tuerons la maladie », vision dominante, aliénante, réductrice, et finalement trompeuse car mortifère, peut être relativisé et abandonné au profit d’une vision globale et personnalisée, centrée sur nos capacités à autoguérir. C’est ce que je dis à ma façon de biologiste, après l’avoir découvert à Montréal, en juin 1989, lors de la 5e Conférence internationale sur le sida, et rappelé ici et là (Nouvelles approches sur le cancer, collectif, A. Michel, 1992 – Le Goût de la Vie, à paraître en 1998): passer du « Non à la mort » au « Oui à la vie ».

C’est dans cette optique que le message de Geneviève Manent- Relaxation, alternative aux médicaments prend du poids. A la spirale descendante de la fatigue, perçue comme une négation de mes sensations, puis mal-être, anxiété et insomnies, suivie d’une prise de médicaments, autrement dit une perte de pouvoir sur ma vie, une dépendance, je vais créer une spirale ascendante de liberté qui s’appuie sur la reconnaissance de mes symptômes, la volonté de les affronter, de choisir une voie: la relaxation. Elle agit sur les trois niveaux (physique, émotionnel et mental) gouvernés grosso modo par nos trois cerveaux: reptilien (je réagis instinctivement), limbique (je sens), néo-cortical (je pense), à condition de choisir la technique adéquate. Ainsi la relaxation coréenne (étirement, vibration, mains sur la nuque) apaisera les hyperactifs en agissant sur le niveau cérébro-spinal. Plus besoin de somnifères ou de stimulants. Le toucher, la caresse, le bercement de la voix, les images agréables rassureront les angoissés, qui délaisseront tranquillisants et antidépresseurs. Enfin, les cérébraux abandonneront les sédatifs pour leur préférer les exercices de visualisation et de pensée positive. Un menu à la carte. Essayez-donc ! La relaxation est analgésique, elle diminue notre sensibilité à la douleur. Au total, un art de vivre, économe, très personnel.

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Pour celles et ceux qui ne seraient pas atteints de psychoses aiguës, de traumatisme cérébral ou encore qui n’auraient pas trop de problème d’attention, et ne seraient sujets à diverses hallucinations et visions, alors tentez la voie royale, la voie des grands maîtres: la méditation. Atelier mené en duo par deux psychiatres, les Dr Jean-Marc Mantel et Ferdinand Wulliemier, avares de mots, centrés comme de sages bouddhas sur leur intériorité, présents, tout simplement présents, déconditionnés. Capables de transmettre leur état d’équilibre, leur être-là, leur travail silencieux à leurs propres patients ou clients sensibles. Une bonne nouvelle, une de plus: la pratique de la méditation est indispensable pour contribuer à la guérison spirituelle. Une condition toutefois, que le pratiquant ait nettoyé son terrain psychique de tout transfert et décharge émotionnelle, qu’il ait pratiqué une psychothérapie efficace, faute de quoi sa résistance égotique fera avorter cette tentative de greffe spirituelle. Les « lois du cãur », chéres à Michel Bercot, n’y pourront rien. Du bon travail fait à Lausanne sur une cinquantaine de cas âgés de 35 à 5O ans, en majorité féminins, en crise du milieu de vie.

Redescendons sur terre pour signaler que la nutrition est une clé pour la médecine préventive, au vu de l’expérience de terrain du Dr Hervé Robert et de ses connaissances de divers régimes alimentaires. Ceux-ci influencent l’état de notre système immunitaire dans le sens d’une déficience dans les cas d’un déficit en protéines (jeunes enfants de familles de fumeurs, voire aux ressources financières limitées, personnes âgées en institution, sujets à des infections répétitives, oto-rhinolaryngologiques pour les premiers, urino-pulmonaires pour les derniers), voire d’un déficit en énergie (régime hypocalorique) pour les jeunes femmes qui veulent maigrir, ou encore d’une carence vitaminique (B6, E, F notamment) et en oligo-éléments zinc et fer. On sera attentif au rôle des anti-oxydants (polyphénols ou tannins) présents en grande quantité dans le vin rouge, le thé vert, la pomme et le chocolat. On sera prudent vis-à-vis des gélules de suppléments nutritionnels, mal absorbées ou peu biodisponibles. On leur préférera des aliments naturels de qualité biologique, voire biodynamique. Heureuse initiative que la table ronde, intelligemment menée par Marc Lecocq, sur l’avenir de la Sécurité sociale et l’avenir européen des « médecines non conventionnelles ». Par la force des choses, I’espace européen s’ouvre aux problèmes de santé (médicaments et praticiens). A la demande croissante des patients doit répondre une législation harmonisée des pratiques thérapeutiques, libérales au nord, répressives au sud, France comprise. En ce sens, la pétition lancée par Paul Lannoye et ses nombreux contacts parlementaires augurent favorablement le seuil de reconnaissance et d’évaluation de plusieurs disciplines, pour peu qu’elles soient déjà reconnues dans un pays européen au moins et qu’elles soient organisées sur le plan international.

Le mouvement mutualiste peut accéder à une « démarche de vie », ou à une culture de responsabilité, A l’exemple de l’Union mutualiste 89 (Yonne) présidée par Jacques Millereau, il peut passer progressivement d’un système de solidarité négative ou curative à une éthique positive, car préventive. Et de rappeler que le plan Juppé de réorganisation de la Sécurité sociale a un volet prévention. Les Caisses primaires ont l’obligation légale de procéder à un bilan annuel, débattu en une réunion publique, ouverte à tous les assurés sociaux. Avis à toutes les associations actives dans cette voie. Michel Fischier, ostéopathe, se fit un malin plaisir d’évoquer le faible coût de cette pratique, jusqu’à 7,5 fois moins cher que les soins conventionnels. Un livre blanc actualisera les économies potentielles et le mieux-faire d’une discipline assurée.

Isabelle Robard, en avocate précise et rapide, mobilisa patients et praticiens à s’associer au législateur européen et, simultanément, à continuer de peser pour la relaxe juridictionnelle en France, bon dernier pays à reconnaître les médecines alternatives. Etudier les coûts avant et après une intervention (ostéopathique par exemple), écrire aux députés pour poser des questions à l’Assemblée nationale, mais encore vérifier toutes les informations ministérielles, tout faire pour s’inscrire dans la prévention de type I selon l’OMS (éviter toute maladie), préférable au type II (diminuer les effets des maladies) et a fortiori au type III (éviter l’invalidité).

Enfin le Dr Pierre Cornillot, professeur d’Université, doyen fondateur de la Faculté de santé et médecine de Bobigny, Paris-Nord, directeur du département des médecines naturelles, bien connu des lecteurs de Vous et votre Santé, concluait: « Les nouveaux savoirs médicaux auront à se débarrasser de notre culture narcissique occidentale. Aux trois blessures narcissiques (la terre n’est pas le centre du monde, I’homme descend du singe, une grande partie de notre fonctionnement cérébral échappe à notre contrôle conscient), il faut ajouter que l’ensemble des informations sont colorées affectivement avant d’être perçues, sont filtrées par l’étage limbique avant qu’une fraction soit soumise à l’analyse corticale. Ainsi s’effondre l’opposition entre le corps et l’esprit. La coupure réelle est entre le conscient et l’inconscient. Ce dernier est en prise directe avec le corps, jour et nuit, connecté au monde des émotions, de l’imagination et le contrôle jusqu’à la mort. Il est urgent de se réconcilier avec ses sentiments et son inconscient. La souffrance morale tue. La souffrance physique fait mal ! »

L’urgence d’aimer ne fut pas oubliée. Marie Robert, chorégraphe, alpiniste, poète et photographe, a su le rappeler avec conviction et doigté.

Jean-Pierre GAREL

Vous et votre Santé n° 45 – mars 1997

La vérité sur  les hydrates de carbone 

 

Il a été prouvé qu’un régime à haute teneur en hydrate de carbone réduit les maladies cardiaques et le diabète, et qu’il prévient toute une flopée de maladies chroniques. Et aussi, oui, il a été prouvé qu’un tel régime alimentaire peut se traduire par une perte importante de poids. Voilà de quoi dérouter, n’est-ce pas?

Au moins 99 % des hydrates de carbone que nous consommons proviennent des fruits, des légumes et des céréales. Lorsque ces aliments sont consommés à leur état naturel, c’est-à-dire non raffinés et non traités, une grande partie de ces hydrates de carbone prennent une forme dite complexe. Cela veut dire qu’ils sont désintégrés de façon contrôlée et régulée pendant la digestion. Figurent dans cette catégorie d’hydrates de carbone les nombreuses formes de fibres alimentaires qui ne sont pour la plupart pas digérées mais qui procurent tout de même de grands avantages sur le plan de la santé. De plus, ces hydrates de carbone complexes, qui proviennent d’aliments complets, comprennent également de généreuses quantités de vitamines, de minéraux et d’énergie. Composés presque uniquement d’hydrates de carbone, les fruits, les légumes et les céréales complètes sont les aliments les plus sains que vous puissiez consommer.

1 Médecine chez francesca

À l’opposé, les hydrates de carbone hautement raffinés ont été vidés de leurs fibres, de leurs minéraux et de leurs vitamines. Ces hydrates de carbone typiques se retrouvent dans le pain blanc, les collations comme les chips et les craquelins faites de farine blanche; les pâtisseries, les confiseries en barre et les boissons gazeuses surchargées de sucre. Ces hydrates de carbone hautement raffinés proviennent de céréales ou de plantes sucrières comme la canne à sucre ou la betterave. Ils sont déjà désintégrés au moment de la digestion et sont donc directement absorbés dans le sang où ils se transforment en glucose.

Malheureusement, la plupart des Américains (et des Canadiens aussi!) consomment une quantité faramineuse de ces hydrates de carbone raffinés et une infime quantité d’hydrates de carbone complexes Par exemple, en 1996, 42 % des Américains ont mangé des gâteaux, des biscuits, des pâtisseries et de la tarte chaque jour, alors que seulement 10 % d’entre eux ont mangé des légumes à feuilles vert foncé. Et il y a cet autre signe inquiétant que seulement trois légumes comptaient pour la totalité des portions de légumes en 1996 : les pommes de terre, consommées en majorité sous forme de frites et de chips, la laitue « Iceberg », qui est un des légumes les moins nourrissants que vous puissiez consommer, et les tomates en boîtes, qui reflètent sans aucun doute la consommation de pizza et de pâtes alimentaires. Si vous ajoutez à tout cela que l’Américain moyen a consommé l’équivalent de trente-deux cuillerées à thé (160 ml) de sucres ajoutés par jour en 1996, il est clair que les Américains se gavent presque exclusivement d’hydrates de carbone raffinés et simples, délaissant totalement les hydrates de carbone complexes.

Ce n’est pas une bonne nouvelle et c’est pourquoi, dans une large mesure, les hydrates de carbone ont eu si mauvaise presse. La majorité des hydrates de carbone consommés aux États-Unis se retrouvent dans le « junk food » ou dans des céréales si traitées qu’il faut leur ajouter des minéraux et des vitamines. Vous pourriez adopter un régime alimentaire à basse teneur en gras et à haute teneur en hydrates de carbone en vous nourrissant exclusivement des aliments suivants : pâtes alimentaires faites de farine raffinée, des chips cuites au four, de l’eau gazeuse, des céréales sucrées et des confiseries à basse teneur en gras. Manger ainsi est  une mauvaise  idée, car vous ne retirez de cette alimentation aucun des bienfaits d’une alimentation composée de végétaux. Les bienfaits d’un régime à haute teneur en hydrates de carbone proviennent de l’ingestion d’hydrates de carbone complexes contenus dans les grains complets, les fruits et les légumes. Alors, mangez une pomme, une courgette ou une assiette de riz complet accompagné de haricots et d’autres légumes.

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En ce qui concerne la perte de poids, certaines découvertes surprenantes faites dans cette étude (China Study) font la lumière sur le débat concernant la perte de poids. L’auteur de cette étude pensait que la Chine avait le problème contraire à celui des États-Unis, c’est-à-dire que la Chine ne pouvait pas se nourrir et que c’était un pays prédisposé à la famine qui ne disposait pas suffisamment de nourriture pour que tous ses ressortissants puissent atteindre leur taille adulte maximum. En termes simples, il était dit qu’il n’y avait pas assez de calories pour tout le monde. Mais ce point de vue sur les calories en Chine était complètement erroné.

Le groupe de recherches que l’auteur dirigeait a donc comparé la consommation de calories entre la Chine et les États-Unis. L’apport moyen en calories, par kilogramme de masse corporelle, était 30 % plus élevé chez le Chinois le moins actif que chez l’Américain moyen! Pourtant, sa masse corporelle était 20 % plus basse . Comment se peut-il que même le moins actif des Chinois consomme plus de calories que l’Américain sans avoir de problèmes d’embonpoint? Quel est le secret des Chinois?

Il existe deux explications possibles à cet apparent paradoxe. Tout d’abord, même les Chinois qui sont fonctionnaires sont plus physiquement actifs que l’Américain moyen. Il est bien connu que les Chinois se rendent à leur lieu de travail en bicyclette. Par conséquent, ils consomment plus de calories. Même à cela, nous ne pouvons déterminer quelle quantité de calories cette activité physique a obligé le Chinois à consommer et quelle quantité l’est à autre chose.

Nous savons cependant que certaines personnes utilisent les calories qu’elles consomment de façon différente des autres personnes. Nous disons souvent qu’elles ont « un métabolisme plus élevé » ou que « c’est dans leurs gènes ». Ce sont ces gens qui semblent pouvoir manger tout ce qu’ils veulent sans jamais prendre un gramme. Puis, il y a les autres, ceux qui doivent faire attention à ce qu’ils mangent. Du moins c’est ce qu’ils pensent. C’est ici l’interprétation la plus simpliste.

L’auteur a quant à lui une interprétation plus approfondie, fondée sur ses recherches et sur les études menés par d’autres chercheurs. Partant du point de vue que nous ne nous imposons aucune restriction calorique, ceux d’entre nous qui ont un régime à haute teneur en gras et en protéines retiennent tout simplement plus de calories qu’ils n’en ont besoin. Ils entreposent ces calories sous forme de graisse, qui peut s’infiltrer dans les fibres musculaires (d’où le terme « persillé » pour décrire une viande comportant du gras) et s’accumuler dans les endroits les plus évidents comme les fesses, le tronc, le visage et le haut des cuisses.

3 Medecine chez francesca

Voici le grand secret : seulement une petite quantité de calories a besoin d’être retenue dans notre corps pour amener des changements significatifs dans la masse corporelle. Par exemple, si nous retenons cinquante calories excédentaires par jour, cela peut se traduire par environ cinq kilos supplémentaires par an. Vous avez peut-être l’impression que ce n’est pas beaucoup, mais en cinq ans, cela représente vingt-cinq kilos!

En entendant cela, certaines personnes se diront qu’il leur suffit d’ingérer cinquante calories en moins par jour. En théorie, il est possible que cela fasse une différence, mais c’est impossible sur le plan pratique. Pourquoi? Parce qu’il est impossible de contrôler l’apport en calories quotidien avec une telle précision. Pensez à un repas au restaurant. Comment savoir le nombre de calories contenues dans chacun des plats? Qu’en est-il du ragoût que vous avez envie de préparer? Qu’en est-il du steak que vous voulez acheter? Bien entendu vous ne pouvez pas le savoir.

La vérité, c’est que malgré toutes les restrictions caloriques à court terme que nous pouvons entreprendre, notre corps, parce qu’il est doté de nombreux mécanismes, décidera lui-même du nombre de calories dont il a besoin et de l’utilisation qu’il veut en faire. Toutes nos tentatives à limiter notre apport en calories sont de courte durée et imprécises, que nous limitions les hydrates de carbone ou les corps gras.

Le corps met en œuvre une délicate fonction d’équilibre et certains mécanismes très complexes pour décider la façon d’utiliser les calories à consommer. Lorsque nous rendons le service à notre corps de le nourrir des aliments justes, il sait éloigner les calories de la graisse corporelle et les diriger vers des fonctions plus nécessaires, entre autres le maintien de la température du corps, du métabolisme, de l’activité physique et du rejet de l’excès. Par ses divers et complexes mécanismes, le corps sait donc décider comment les calories sont utilisées, entreposées ou brûlées.

L’adoption d’un régime à haute teneur en protéines et en gras amènent les calories à se transformer en gras au lieu de chaleur, à moins qu’une réduction significative des calories cause une perte de poids. Par contre, les régimes à faible teneur en protéines et en gras et à haute teneur en hydrates de carbone font que les calories se perdent sous forme de chaleur corporelle. Dans le domaine de la recherche, on dit qu’il est plus efficace d’entreposer les calories sous forme de gras que de la perdre sous forme de chaleur. Beaucoup d’entre vous préféreront certainement être un peu moins efficace en fabriquant plus de chaleur que de gras, n’est-ce pas? Ce n’est pas difficile à faire : il suffit de consommer moins de gras et moins de protéines animales et davantage d’aliments complets d’origine végétale.

L’étude faite en Chine (China Study) indique donc que les Chinois consomment plus de calories parce qu’ils sont physiquement plus actifs et parce que leur consommation réduite en gras et en protéines aide ces calories à se transformer en chaleur plutôt qu’en gras. Rappelez-vous qu’il suffit de cinquante calories par jour pour changer la quantité de gras dans votre corps et par conséquent votre poids.

L’auteur a observé le même phénomène avec les expériences faites en laboratoire sur les animaux qui recevaient une alimentation faible en protéines. Chaque jour, ils consommaient légèrement plus de calories, prenaient moins de poids, se débarrassaient des calories supplémentaires sous forme de chaleur, faisaient volontiers plus d’exercices et finissaient par avoir moins de cancer que les animaux qui recevaient une alimentation normale. L’auteur et son groupe de recherches ont donc découvert que les calories brûlaient plus rapidement et se transformaient en chaleur corporelle lorsque davantage d’oxygène était consommé, c’est-à-dire lorsque davantage d’aliments entiers d’origine végétale étaient consommés.

Il est donc important et essentiel de comprendre que l’alimentation peut occasionner des modifications minimes dans le métabolisme des calories qui peuvent se traduire par de grandes modifications de poids. Bonne nouvelle!

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Cela veut dire qu’il existe un processus soutenu de contrôle de la masse corporelle qui fonctionne avec le temps, à l’inverse des régimes-miracle qui ne fonctionnent pas. C’est ce qui explique que les gens qui mangent peu de viande et peu de gras mais des végétaux non raffinés ont beaucoup moins de problèmes de poids même si leur apport total en calories est le même ou plus haut.

Ces résultats vont dans le sens du contenu de mes ateliers, où je propose une alimentation végétarienne plutôt que non-végétarienne et une alimentation plus axée sur les hydrates de carbone simples sous forme de fruits et de légumes variés. Quant aux céréales et autres féculents entiers, même s’il est recommandé de s’en abstenir pendant un temps limité pour permettre au corps de métaboliser les graisses et de les transformer en chaleur, il est bien indiqué de reprendre leur consommation dès que le poids-santé est atteint. Une carence trop prolongé de ces aliments ne convient pas au corps ainsi que l’auteur l’explique dans son ouvrage.

Le maintien du poids est assuré par l’élimination de l’excès de calories ou de graisses ingérées par la pratique du Brûle-ventre et du Brûle-graisse. Ces exercices sont donc un plus à une alimentation végétarienne composées d’aliments complets puisqu’ils accélèrent la production de chaleur et donc la perte ou le maintien du poids. Je pense que l’auteur apprécierait certainement connaître les principes du chi kung amaigrissant qui vont tout à fait dans son sens puisque l’apport en oxygène (chi) permet par la respiration de transformer la graisse en chaleur et ainsi de perdre du poids tout en gagnant en vitalité.

Obésité

Il est difficile, en Occident, de passer à côté du problème du poids ces temps-ci. Il suffit d’ouvrir un journal ou un magazine, d’allumer la télévision ou la radio pour savoir que les Occidentaux commencent à avoir un sérieux problème de poids, les Américains en particulier. En fait, deux américains adultes sur trois faits de l’embonpoint et un tiers de la population américaine adulte est obèse. Non seulement ces chiffres sont élevés, mais ils augmentent à un rythme inquiétant.

Mais que signifient les termes « embonpoint » et « obèse »? L’expression normalisée de la masse corporelle est l’Indice de masse corporelle (IMC). Cet indice représente le rapport du poids du corps (en kilos) avec la hauteur du corps (en mètre) au carré. En fonction de la majorité des standards officiels, faire de l’embonpoint, c’est avoir un IMC supérieur à 25 et être obèse, c’est avoir un IMC supérieur à 30. On utilise les mêmes barèmes pour les hommes et les femmes.

Vous pouvez déterminer votre propre IMC en allant voir le site www.hc-sc.gc.ca/fn-an

 

 collectif

 

Les enfants

Les jeunes gens qui font de l’embonpoint doivent affronter tout un ensemble de problèmes médicaux : taux élevé de cholestérol, intolérance au glucose et, par voie de conséquence, diabète. Le diabète de type II, qui ne se rencontrait auparavant que chez les adultes, est en train de monter en flèche chez les adolescents. L’hypertension apparaîtra neuf fois plus chez les enfants obèses et le syndrome de l’apnée du sommeil, qui peut occasionner des séquelles neurocognitives, existe chez un enfant obèse sur dix. Mais chose encore plus importante, une jeune personne obèse sera fort probablement un adulte obèse, annonçant ainsi des problèmes de santé durant toute sa vie.

Les adultes

Pour nombre de gens obèses, se tenir debout fait mal aux genoux et transporter un gros excédent de poids peut toucher de façon spectaculaire tous les aspects de la vie : la mobilité physique, le travail, la santé mentale, la perception de soi, la vie sexuelle et la vie sociale. Il est clair que personne ne veut être obèse. Alors, pourquoi deux adultes américains sur trois ont-ils une surcharge pondérale? Pourquoi un tiers des Américains sont-ils obèses? Pourquoi l’obésité augmente-t-elle partout dans les pays où l’on mange à l’occidentale? Se mettre au régime et engloutir des pilules pour couper la faim ou transformer le métabolisme sont devenus le passe-temps national de bien des gens partout dans le monde, principalement aux États-Unis.

Le régime végétarien à base d’aliments complets

Il y a une solution pour perdre du poids : adopter un régime alimentaire composé d’aliments entiers d’origine végétale et faire suffisamment d’exercice. Il s’agit d’un changement de mode de vie s’étalant sur le long terme plutôt que sur le court terme, à l’inverse des régimes-miracle. Ce changement assure une perte de poids tout en minimisant le risque de maladie chronique.

Connaissez-vous quelqu’un qui mange régulièrement des fruits et des légumes frais ainsi que des aliments à base de céréales entières et qui ne mange jamais, ou presque jamais, de viande et des cochonneries genre chips, frites ou confiseries en barre? De quoi a l’air cette personne? Elle est probablement mince et a un poids-santé idéal.

Maintenant, pensez un peu aux cultures traditionnelles, aux cultures chinoise, japonaise et indienne. Depuis des milliers d’années, des milliards de personnes ont une alimentation presque uniquement végétarienne et il est difficile de les imaginer autrement que minces, du moins jusqu’à récemment. Ces végétariens et végétaliens pèsent entre 2 à 14 kilos de moins que leurs concitoyens carnivores.

Maintenant, imaginez un gars qui achète deux hot-dogs et qui commande sa seconde bière à un match de base-ball ou une femme qui commande un cheeseburger et des frites au restaurant fast-food du coin. Ces gens ont une allure différente n’est-ce pas? Malheureusement, le gars qui mord dans son hot dog et qui sirote sa bière est rapidement en train de devenir l’icône de l’Amérique et d’autres pays. Quand on arrive aux États-Unis, on est immédiatement frappé par le nombre faramineux de gens gros.

Dans une étude, on a demandé à des sujets ayant une surcharge pondérale de manger autant qu’ils le désiraient d’aliments complets, à faible teneur en gras et d’origine végétale. En trois semaines, ces gens ont perdu en moyenne 7 à 8 kilos. Au centre Pritikin (États-Unis), 4 500 personnes qui ont suivi ce même programme et qui ont fait de l’exercice ont perdu 5,5 % de leur poids en trois semaines.

Voici le résultat de ces expériences avec des régimes alimentaires comportant des aliments complets et presque essentiellement d’origine végétale :

  • Perte d’un à deux kilos et demi après douze jours.
  • Perte de quatre kilos et demi en trois semaines.
  • Perte de sept kilos et quart en douze semaines.
  • Perte de presque onze kilos après un an.

Ces résultats indiquent tous que la consommation d’aliments complets d’origine végétale vous aide à perdre du poids et, de plus, assez rapidement. Les gens qui ont perdu le plus de poids étaient ceux qui en avaient le plus à perdre. Quand ils ont eu fini de perdre du poids, ils ont maintenu leur poids en gardant le même régime alimentaire. Le plus important, c’est que cette perte de poids rime avec santé. Poids-santé!

Il est possible que certaines personnes adoptant un régime alimentaire végétarien ne perdent pas de poids. Pourquoi? Tout d’abord, parce qu’elles consomment excessivement des hydrates de carbone raffinés comme les confiseries, les pâtisseries, le riz blanc, le pain blanc, les pâtes faites avec de la farine raffinée. Ces aliments contiennent une grande quantité de sucres et de féculents déjà digérés et les pâtisseries contiennent beaucoup de matière grasse. Il ne s’agit donc pas d’aliments complets et naturels, et ils ne font pas partie d’un régime végétal pouvant réduire le poids et assurer la santé. Ces personnes qui deviennent végétariennes ne perdent pas non plus de poids parce qu’elles remplacent la viande par les produits laitiers et l’adjonction d’huiles, donc par des matières grasses.

hygiène1

Ensuite, ces personnes ne perdent pas de poids parce qu’elles ne font pas assez d’exercice. Et enfin, il est possible qu’elles aient une prédisposition familiale à l’embonpoint et que celle-ci les mette davantage au défi. Si c’est votre cas, vous devez être particulièrement rigoureux avec votre régime alimentaire et l’exercice. En Chine rurale, il a été observé que les gens obèses n’existaient tout simplement pas, même si les immigrants chinois dans les pays occidentaux succombent eux aussi à l’obésité. Pour certaines des personnes ayant des prédispositions génétiques, il suffit de peu d’une mauvaise alimentation pour que celle-ci devienne problématique.

Le maintien du poids-santé est tributaire du choix à long terme du mode de vie. Les astuces à sensation qui promettent des pertes de poids importantes et rapides ne fonctionnent pas à long terme. De plus, elles occasionnent des problèmes de reins, des maladies cardiaques, des cancers, des maladies des os et des articulations sur le long terme. C’est le lot de la régimes-miracle populaire. Faire la course contre la montre pour maigrir ne marche pas et ne fait qu’inciter les gens à laisser tomber le régime et à reprendre les habitudes alimentaires qui les a poussés en premier lieu à vouloir perdre du poids. Une très vaste étude faite auprès de 21 105 végétariens et végétaliens a révélé que l’Indice de Masse Corporelle était plus bas chez les gens qui avaient adopté un régime végétarien depuis cinq ans ou plus que chez ceux qui l’avaient adopté depuis moins de cinq ans.

La solution

Il existe donc une solution au problème de prise de poids. Il suffit de savoir comment l’appliquer dans votre propre vie. Tout d’abord, débarrassez-vous de l’idée qu’il faut compter les calories. De façon générale, avec un régime végétarien à base d’aliments complets, vous pouvez mangez autant que vous le voulez et tout de même perdre du poids… pour autant que vous mangiez les bons types d’aliments. Ensuite, cessez de vous attendre à faire des sacrifices, à vous priver et à manger des choses insipides. La sensation de faim est un signe que quelque chose ne tourne pas rond et la faim prolongée pousse votre corps à ralentir le rythme du métabolisme et à se mettre sur un mode de défense. Qui plus est, il existe des mécanismes dans le corps qui assurent naturellement que le bon type d’aliments d’origine végétale nous nourrisse bien, sans que nous ayons à penser à chaque bouchée que nous prenons. Si vous donnez à votre corps la nourriture juste, il fera la chose juste.

Certaines études expliquent que ceux qui mangent des aliments complets d’origine végétale à faible teneur en gras consomment moins de calories. Et ce n’est pas parce qu’ils s’affament. En fait, ils passeront plus de temps à manger et mangeront plus que les gens consommant de la viande. La raison à cela est que les fruits, les légumes et les céréales complètes ont une densité énergétique moindre que les aliments d’origine animale et les gras ajoutés. Il y a moins de calories dans chaque cuillerée ou assiettée de ces aliments complets. Rappelez-vous que la matière grasse compte neuf calories par gramme alors que les hydrates de carbone et les protéines n’en comptent que quatre. De plus, les fruits et les légumes frais, ainsi que les céréales complètes, contiennent beaucoup de fibres, ce qui vous procure un sentiment de satiété et n’apporte presque aucune calorie. Ainsi, en prenant des repas-santé, vous réduisez le nombre de calories que vous consommez, digérez et absorbez, même si vous mangez beaucoup plus.

Certains régimes encouragent la consommation de protéines animales et de corps gras, tout en prônant la réduction ou l’élimination des hydrates de carbone (régime Atkins). Certains régimes végétariens encouragent un apport calorique réduit. Dans le premier cas, l’apport en corps gras animal ne sera pas bénéfique pour la santé (cholestérol, maladies cardiaques) et dans le deuxième cas, les gens auront beaucoup de difficultés à continuer de consommer un nombre anormalement réduit de calories pendant longtemps, cette restriction conduisant rarement à une perte de poids à long terme.

C’est pour cette raison que d’autres études jouent un rôle crucial parce qu’elles expliquent que les bienfaits d’un régime végétarien composé d’aliments complets concernent autre chose que la simple perte de poids par diminution de calories.

Ces études expliquent en détails pourquoi, même si les végétariens consomment la même quantité de calories, ou davantage, que les mangeurs de viande, ils restent pourtant plus minces. Dans l’étude que Colin Campbell (autour du livre Le rapport Campbell que je suis en train de traduire et qui devrait sortir au début 2008) a fait en Chine, il a été prouvé que, en Chine rurale, un régime alimentaire d’origine végétale apporte davantage de calories par kilo de masse corporelle que le régime alimentaire américain. La plupart des gens supposeraient automatiquement que ces Chinois devraient être plus gros que les mangeurs de viande. Mais non! Les Chinois restent plus minces même s’ils consomment plus d’aliments et plus de calories . Sans aucun doute, ceci est dû à une plus grande activité physique. Mais cette comparaison a été faite entre l’Américain moyen et le moins actif des Chinois (fonctionnaire). De plus, des études réalisées en Israël et au Royaume-Uni, pays qui ne sont ni l’un ni l’autre agraires, indiquent également que les végétariens peuvent consommer la même quantité ou beaucoup plus de calories tout en pesant moins.

Alors, quel est le secret? C’est le phénomène de la thermogenèse (génération de chaleur pendant le métabolisme, qui est le propre du chi kung amaigrissant). On a observé que les végétariens ont un rythme métabolique légèrement plus élevé au repos, ce qui veut dire qu’ils brûlent légèrement plus leurs calories sous forme de chaleur corporelle au lieu de les emmagasiner sous forme de graisse. Autrement dit, une augmentation relativement minime du rythme métabolique se traduit par un nombre plus élevé de calories brûlées en vingt-quatre heures.

exercice

La relation entre l’activité physique et la perte de poids est évidente. Une revue récente de toutes les études valables a comparé tous les résultats d’association entre le poids et l’activité physique et a conclu que les gens étant physiquement plus actifs pesaient moins. Une autre série d’études a montré que l’exercice régulier permettait de maintenir le poids obtenu suite à des exercices. Il n’est pas bon d’entreprendre des exercices et de les interrompre : il faut les intégrer à votre mode de vie. Ainsi, non seulement vous brûlerez des calories, mais vous serez de plus en plus en santé.

On a estimé que faire de l’exercice entre quinze à quarante-cinq minutes par jour chaque jour maintiendra un poids se situant entre cinq à huit kilos plus bas que ce qu’il ne serait sinon. Il est intéressant de ne pas oublier non plus l’activité physique spontanée (gestes de la vie quotidienne) qui peut consommer entre 100 et 800 calories par jour (kcal/jour). Les gens qui bougent beaucoup et travaillent physiquement auront de meilleurs résultats que ceux qui mènent une vie sédentaire.

L’avantage de combiner alimentation et exercice pour contrôler le poids a été confirmé par une étude toute simple faite par Colin Campbell sur des animaux de laboratoire. Il nourrissait ses rats d’aliments comportant soit 20 % de caséine (protéine du lait de vache), soit 5 % de caséine. Les rats ayant ingéré 5 % de caséine avaient moins de cancer, moins de cholestérol et vivaient plus vieux. Ils consommaient légèrement plus de calories mais les brûlaient sous forme de chaleur.

Les rats ayant reçu 5 % de caséine semblaient plus actifs que ceux en recevant 20 %. Pour vérifier ce fait, les cages des deux groupes de rats ont été équipées d’une roue avec compteur pour enregistrer le nombre de tours de roue qu’ils faisaient. Le premier jour, les animaux recevant 5 % de caséine firent volontairement de l’exercice environ deux fois plus que les rats recevant 20 % de caséine . Et l’exercice s’est maintenu considérablement plus haut chez les rats recevant 5 % de caséine pendant les deux semaines qu’a duré l’étude.

Il est possible maintenant de combiner d’intéressantes observations sur le poids.

Une alimentation végétarienne composées d’aliments complets agit sur l’équilibration des calories (thermogenèse) afin de maintenir le poids sous contrôle. Elle le fait de deux façons. D’abord, elle permet aux calories de se décharger sous forme de chaleur au lieu d’être emmagasinées sous forme de graisse (il suffit de peu de calories pour que la différence de poids soit très grande en une année, un excédent de 50 calories par jour se traduisant par un excédent de poids de 25 kilos au bout de 5 ans). Ensuite, un régime végétarien encourage davantage l’activité physique, Et quand le poids baisse, il devient plus facile de faire de l’activité physique. Le régime alimentaire et l’exercice fonctionnent donc de concert pour faire baisser le poids et améliorer la santé.

Lumière au bout du tunnel

L’obésité est le signe avant-coureur le plus inquiétant de mauvaise santé auquel les nations occidentales doivent faire face. Des dizaines de millions de gens deviendront invalides, ce qui assujettira les systèmes de santé à un stress jamais connu auparavant.

On s’efforce en général de réduire l’ampleur de ce problème de façon souvent illogique et étayée de mauvaises informations. Il y a tout d’abord les régimes-miracle et les astuces diverses. L’obésité n’est pas un état qui peut se traiter en quelques semaines ni même en quelques mois. Il faut donc se méfier des régimes, des potions et des pilules qui occasionnent une perte rapide de poids sans tenir compte de la santé.

Ensuite, focaliser sur l’obésité en tant que maladie isolée et indépendante est déplacé. Lorsqu’on considère l’obésité sous cet angle, notre attention est dirigée vers des cures spécifiques et nous ignorons ainsi les maladies auxquelles l’obésité est fortement liée.

Enfin, il vaut mieux ignorer l’idée que l’on puisse contrôler l’obésité par la génétique. En effet, il y a quelques années, on a fait un grand tapage publicitaire autour de la découverte du gène de l’obésité. Puis, il y a eu la découverte d’un deuxième gène liée à l’obésité, puis d’un troisième, et d’un quatrième… et ainsi de suite. Ces recherches ont pour but de mettre au point un médicament permettant de désactiver les causes sous-jacentes à l’obésité. Cette façon de voir les choses traduit une myopie très improductive. Croire que des gènes identifiables sont responsables, c’est rejeter la faute sur une cause que nous croyons ne pas pouvoir contrôler.

Annie

Mais nous pouvons contrôler cette cause : elle se trouve au bout de notre fourchette!

Annie Ollivier  Site web : http://www.chikungminceur.com

Le grand parcours de la Recherche Médicale

Oui la médecine a un long passé qui remonte presque à l’origine de l’humanité et dont la connaissance est indispensable à la compréhension de son avancement actuel, ce qui intéresse le plus l’homme moderne et son devenir. La progression des acquisitions médicale s’est fortement accélérée à partir du XIXè siècle, faisant passer l’âge moyen de vie, plus techniquement dénommé « espérance de vie », de trente ans à la fin du XVIIIè siècle à environ soixante-dix ans au XXè siècle ; de nos jours dans les pays développés, nous visons les 100 ans. Il est certain que l’âge de la mort continuera statistiquement à reculer jusqu’à atteindre pour l’immense majorité celui de l’usure définitive de l’organisme. A moins de se tuer sur les routes ou de s’entretuer dans les guerres, les hommes ne mourront que de vieillesse.

 1 parcours chez francesca

 L’ambition de la médecine doit être plus grande et il ne suffira pas d’assurer à un malade une survie dans n’importe quelles conditions. Un malade ne devra pas être considéré comme guéri parce qu’il n’est pas mort mais seulement si l’art médical lui rend une vie plus que supportable, confortable. La médecine doit permettre à l’homme soigné de reprendre une place sensiblement normale dans sa famille, dans son milieu professionnel et dans la société. L’avenir de la médecine n’est pas de multiplier les infirmes, les anomaux, les amoindris. Médecine, chirurgie, thérapeutique ne doivent pas aboutir à la « fabrication » de convalescents plus ou moins définitifs.

Un autre grand problème réside en la médecine elle-même, c’est à dire en la pratique des soins : médecine de masse ou médecine individuelle, médecine sociale ou médecine particularisée, généralistes ou spécialistes, la relève du médecin de famille.

La recherche médicale nécessite impérieusement la collaboration de savants de disciplines de plus en plus diverses, une importante collaboration internationale, la synthèse, l’analyse et la diffusion des résultats. Il y a quelques dizaines d’années n’intervenait dans la recherche médicale qu’un éventail relativement restreint de spécialisations : médecins, chirurgiens, physiologistes, biologistes, bactériologistes. Actuellement, il n’existe pratiquement pas de discipline dont les connaissances ne soient nécessaires ou utiles à un stade quelconque de l’évolution de la médecine. On peut essayer d’en faire l’énumération mais la liste ne sera jamais limitative et ne pourra que s’allonger avec le temps ; mathématiciens et statisticiens, physiciens, chimistes, histologistes, anatomopathologiste, toxicologues, vétérinaires, pharmaciens et pharmacologues, diététiciens, ingénieurs, électroniciens, géologues, astrophysiciens, généticiens, épidémiologistes, hygiénistes, etc. Mathématiciens, statisticiens et généticiens sont certainement les spécialisations non médicales dont le rôle sera le plus développé dans la recherche.

Il n’y a pas de progrès sans découverte, il ne peut y avoir de découverte sans recherche. On comprend facilement que le support essentiel de l’avenir de la médecine ait été la recherche médicale. Cette quête de la découverte a quitté le stade presque artisanal du début du siècle dernier pour devenir de plus en plus organisée et systématisée. L’état actuel de la science ne permet plus guère l’effort isolé d’un chercheur enfermé dans son laboratoire.

La connaissance de plus en plus précise des composants élémentaires des chromosomes, les gènes, permet d’avoir une carte génétique d’un être humain dès sa naissance. On peut connaître ainsi très tôt les points faibles d’un organisme, sa sensibilité à telle ou telle affection et dans bien des cas prévenir l’apparition de la maladie. Allant plus loin, l’étude génétique est effectuée avant la naissance, dans l’utérus de la mère. On peut détecter in utero les anomalies de forme ou de nombre des chromosomes responsables de maladies graves et encore au-dessus de tout traitement comme le mongolisme.

Aux botanistes on doit depuis longtemps déjà la découverte de plantes riche sen médicaments très actifs et souvent indispensables tels la digitaline, la quinine, l’éphédrine, l’atropine etc. Puis ce sont eux qui ont permis la mise au point d’un grand médicament anticancéreux, à partir d’une variété de pervenche. L’étude de toutes les ressources du règne végétal est loin d’être terminée. Le rôle du botaniste ne se limite pas à découvrir la plante utile et à en déterminer la composition, il intervient aussi pour en permettre éventuellement la culture dans les meilleurs conditions d’efficacité possible set la mise à la disposition de la médecine d’un produit stable en quantité suffisante pour couvrir les besoins.

2 chez francesca

Le zoologiste et l’écologiste travaillent essentiellement à côté de l’épidémiologiste et du géographe climatologue. Certaines maladies n’existent que dans certaines régions du monde (paludisme, maladie du sommeil etc) et sont dues à des parasites microscopiques. Elles ne peuvent contaminer l’homme que s’il existe une autre espèce animale indispensable à une partie de leur cycle vital. La découverte de l’animal vecteur, un insecte ou un arthropode le plus souvent, l’étude de ses conditions de vie et de reproduction, l’analyse du type de climat ou des conditions géographiques (marécages) nécessaires à sa pullulation sont la base de la lutte contre les maladies humaines ainsi transmises.

Outre cette collaboration de chercheurs de disciplines de plus en plus diverses, il existe un étalement mondial considérable des centres et laboratoires de recherches. Non seulement le nombre de points de recherches se multiplie mais en outre il se répartit d’une façon de plus en plus extensive dans toutes les régions du monde. L’extrême complexité de la science médicale entraîne la très importante spécialisation d’où la dispersion des travaux.  Chacune de ces recherches isolées aboutis à une fraction de connaissance faible incidence sur l’avancement de la médecine. Mais si on regroupe ces « miettes on va peut-être s’apercevoir que le virus caractérisé à l’Est correspond aux particules isolées dans les cellules d’un malade américain, qu’il est responsable de deux affections, l’une animale et l’autre humaine, et que le réservoir de virus est l’espèce zoologique considérée. Suivant les cas, le traitement des animaux atteint sou leur destruction pourra aboutir à la disparition ou tout au moins à la raréfaction de la maladie humaine.

Ce schéma hypothétique montre bien l’indispensable nécessité de la synthèse des recherches dispensées dans les multiples disciples, laboratoires et régions du globe. La coordination et la diffusion de l’information médicale pourront seules empêcher l’enlisement du courant irréversible de la spécialisation.

3 OMS

 Au sommet, l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S. dans les pays de langue française, W.H.O pour les Anglo-Saxons), dépendant de l’O.N.U et siégeant à Genève, coordonne et oriente la recherche sur la plus grande partie du globe. Son rôle prédomine sur les plans de l’épidémiologie, les fléaux, de la prévention et des grands problèmes médicaux à répercussion mondiale. Pratiquement son beaucoup plus immédiatement utiles les rencontres de savants et de chercheurs. Ces confrontations des connaissances peuvent réunir plusieurs milliers de personnes comme ne grouper que quelques dizaines de spécialistes.

Pour simplifier, on peut estimer qu’il existe cinq grandes catégories de congrès médicaux : les congrès internationaux qui réunissent un nombre important de Nations, les multinationaux qui groupent des représentants de quelques états, les congrès régionaux où se retrouvent des chercheurs d’un même continent en utilisant une même langue ; congrès pan-américain, européen, africain, de langue française, de langue latine, etc., congrès nationaux et, à plus petite échelle, congrès locaux (un Etat aux Etats-Unis, un département en France par exemple).

La science est œuvre collective, chacun étant contraint de tenir compte de l’ensemble des travaux accomplis par ailleurs dans le monde entier. Les revues sont encore actuellement la base majeure de l’information médicale. Leur nombre ne fait que s’accroître et la littérature médicale mondiale devient pléthorique. Tous les ans, il paraît trois millions et demi de documents scientifiques dans le monde et ne toutes les langues. Pour seulement huit sujets médicaux pris au hasard, il y a quelques années, plus de douze mille articles avaient paru en dix-huit mois. En 1750, il existait dix revues scientifiques, cent en 1800, mille en 1850, plus de cent mille actuellement et on pense que le million sera atteint. Les synthèses collectives (encyclopédies) ont un plus grand intérêt. Ce sont des volumes groupant un certain nombre d’auteurs spécialement compétents dans un secteur bien précis et rédigeant le ou les chapitres correspondant à leur discipline. Les comptes rendus des grands congrès jouent un rôle très voisin. Ils font non seulement la synthèse d’une question mais surtout ils en mettent en valeur les tout derniers développements et en dégagent les perspectives d’avenir. Les communications aux sociétés savantes ont généralement un objet plus limité mais leur intérêt peut être aussi important.

Le net devient au XXIè siècle, le seul recours de l’information médicale mondiale dans la part d’économie de temps perdu à regrouper et à trier des documents parfois inutiles ou inutilisables et l’informatique apparaît bien comme la grande solution qu’internet met à disposition de tous, chercheurs, comme novices, pour répondre à toutes recherches.

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A la découverte de l’Asepsie … au choc opératoire

La douleur supprimée, il restait l’infection ; et si l’opération n’était plus horrible elle restait dangereuse. Car on pouvait mourir d’une intervention même bénigne, et Nélaton disait que « toute incision de la peau est une porte ouverte vers la mort« . A plus forte raison les opérations importantes comportaient-elles un terrible risque : en 1856, Moreau disait de l’ovariotomie : « Je pense que cette opération doit être rangée dans les attributions de l’exécuteur des hautes oeuvres« .

1 CHOC OPERATOIRE

 On mit longtemps à comprendre le mécanisme et les dangers de l’infection. En 1847, Holmes à Boston et Semmelweis à Vienne avaient bien montré que la fièvre puerpérale venait d’une contamination extérieure, notamment par des médecins ayant pratiqué des autopsies, et qu’elle pouvait être évitée par des mesures de propreté ; ils retrouvaient là de vieux préceptes d’Hippocrate et pourtant la vérité qu’ils apportaient ne trouva pas d’écho. Bien plus tard même, et après les travaux de Pasteur, entre 1870 et 1880, la croyance à la suppuration favorable était restée ancrée chez beaucoup de chirurgiens et l’on cite bien des histoires tristement pittoresques de bistouris ou de drains traînés dans la poussière du plancher avant d’être utilisés.

Les antiseptiques sont souvent irritants et peuvent gêner la cicatrisation des plaies, et surtout il est difficile de les appliquer partout et avec assez de vigueur pour être sûr de leur action microbicide. Et ainsi se fit jour peu à peu l’idée que, plutôt que de détruire les microbes au niveau des plaies, il valait mieux les empêcher d’y arriver. Pasteur expose ce point de vue avec une parfaite netteté à l’Académie de Médecin, en 1878 dans une communication sur la théorie des germes et ses applications à la médecine et à la chirurgie :

« si j’avais l’honneur d’être chirurgien, je ne me servirais que d’instruments d’une propreté parfaite ; mais, après avoir nettoyé mes mains avec le plus grand soin… je n’emploierais que de la charpie, des bandelettes, des éponges préalablement exposées à un aire porté à la température de 130° à 150°. Je n’emploierais jamais que de l’eau qui aurait subi la température de 120°« .

La première application de cette méthode aseptique fut faite à Paris à partir de 1883 par Terrillon qui stérilisait toute son instrumentation dans l’eau bouillante et pouvait ainsi, avec de meilleurs résultats, supprimer les pulvérisations d’acide phénique en honneur à l’époque. C’est là la première application stricte et raisonnée de l’asepsie. Un nouveau progrès fut accompli en substituant à l’ébullition de l’eau les étuves sèches à 120° ou 130° et les autoclaves. Cette nouvelle méthode, qui assurait une sécurité plus grande, fut bien réglée à Baltimore par Halsted et à Paris par Terrillon et Terrier. L’asepsie des mains, que le lavage minutieux ne réalisait pas toujours parfaitement, fut obtenue par  l’emploi de gants de caoutchouc, faciles à stériliser, et que Halsted préconisa en 1889. A partir de 1890 on peut dire que l’asepsie est réalisée dans ce qu’elle a d’essentiel et en 1900 elle est définitivement acceptée dans le monde entier. Le XXè siècle n’y apportera que des perfectionnements de détail.

Depuis l’asepsie et les méthodes modernes de narcose, on ne meurt pratiquement plus de syncope anesthésique ou d’infection. Mais les interventions importantes restaient grevées d’une mortalité post-opératoire non négligeable, dans un état de collapsus progressif. On donnait à cet état, dont la nature restait mystérieuse, le nom de choc opératoire. Les récents progrès de la physiologie pathologique ont permis, depuis quelques années, de mieux comprendre ces redoutables accidents et, par là-même, de les maîtriser. Il suffira de dire que le choc opératoire proprement dit  a pour cause essentielle l’anoxie cellulaire, c’est à dire l’insuffisance de l’apport d’oxygène aux divers tissus ; cette anoxie provient de causes multiples, notamment des pertes de sang et des troubles neuro-végétatifs entraînant une altération des perméabilités cellulaires. Il existe en outre un choc post-opératoire qui provient de troubles de l’hydratation et de la répartition des sels, de perturbations endocriniennes portant surtout sur l’hypophyse et la surrénale et de perturbations vago-sympathiques entraînant une dépression du système circulatoire. Toutes ces choses ont pour conséquence l’incapacité de l’organisme à assurer ses besoins vitaux. Mieux instruits de ces troubles, nous pouvons aujourd’hui corriger la plupart d’entre eux, soit au cours même de l’intervention, soit dans les jours qui suivent.

Enfin, la cause principale des mortalités tardives, la phlébite avec embolie, est maintenant combattue efficacement par la thérapeutique anticoagulante moderne. Ainsi les derniers dangers opératoires peuvent maintenant être combattus et la sécurité chirurgicale est devenue suffisante pour permettre des interventions de plus en plus audacieuses. Cette évolution de la chirurgie s’est faite en trois temps. Tout d’abord, de Morton à Lister, l’anesthésie a permis d’opérer plus aisément et ainsi d’améliorer les résultats des interventions antérieures. Mais les territoires qu’interdisait l’infection restaient tout aussi étendus. En fait, entre 1850 et 1870 on n’a guère pratiqué d’opérations  nouvelles et lorsque Lister voulut prouver la valeur de l’antisepsie il dut se baser sur des statistiques d’amputations, comme aurait pu le faire Ambroise Paré. Quant à la chirurgie de la guerre de 1870, elle fut désastreuse.

La seconde période est celle de l’asepsie triomphante. On peut alors s’attaquer à des problèmes jusque-là non résolus. On traite avec succès les fractures ouvertes qui nécessitaient souvent l’amputation du membre, et les grandes lésions articulaires. Et surtout cette période voit naître la chirurgie abdominale que facilitent encore les progrès techniques, comme la pince à forcipressure imaginée par Koeberlé en 1864 et le drainage par tubes de caoutchouc recommandé par Chassaigne dès 1859. Tous les organes de la cavité abdominale vont successivement être explorés ou enlevés ; le rein, la rate, le pylore cancéreux dont Péan fit la première ablation en 1879, la vésicule biliaire. L’appendicectomie commence à être pratiquée à partir de 1891. On ne craint plus de manipuler l’intestin pour traiter les occlusions ou suturer les parties blessées.

2 MEDECINE

 Si c’est la chirurgie abdominale qui s’est ainsi développée la première, c’est qu’elle est relativement peu choquante et que les opérations peuvent y être rapides. Il fut un temps où la rapidité paraissait une des qualités essentielles du chirurgien ; et cela était vrai tant qu’on ne pouvait pas faire supporter au patient de longues opérations. Avec les progrès de l’anesthésie et des procédés modernes de lutte contre le choc opératoire, les choses ont changé. La rapidité compte moins que la douceur et une intervention de trois ou quatre heures n’est plus nécessairement redoutable. De ce fait, le XXè siècle a vu fleurir des chirurgies nouvelles, celle du cerveau, celle du poumon et la dernière née, celle du cœur. Qui eût pensé il y a cinquante ans qu’on pût un jour corriger les lésions cardiaques congénitales, arrachant ainsi des enfants à une mort rapide ; ou sectionner les rétrécissements mitraux qui condamnaient tant de jeunes femmes à refuser le mariage ou la maternité, et même ainsi à mourir prématurément ? Et ce qui marque bien à quel point l’homme est devenu maître de son corps, c’est que, pour faciliter cette chirurgie cardiaque, on peut, grâce à un système de circulation artificielle, arrêter le cœur pendant toute la durée de l’opération et le remettre ensuite n marche, comme un vulgaire moteur mécanique.

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