Des médecines non médicales, mais mystiques

mystiqueLe surgissement échevelé des médecines « différentes », manifesté par la floraison des cabinets, de ce que je regroupe dans le nom générique de naturothérapeutes, recouvre bien des diversités. De même la publication de nombreux livres et revues spécialisés, la tenue de maints congrès, conférences, stages de formation, l’ouverture de boutiques où l’on vend des produits alimentaires « naturels », « bio », et des remèdes réputés non « chimiques », montrent à l’évidence que nous assistons à un phénomène social de fond, que les voix « autorisées » des dignitaires de la médecine officielle n’arrivent pas à juguler, voire anéantir.

Le trait commun à ces médecines diverses qui s’appellent Homéopathie, Acupuncture, Ostéopathie, Étiopathie, Anthroposophie, Steinérisme, Programmation neurolinguistique, Reiki, Sophrologie, Ayurvédisme, Instinctothérapie, Hydrothérapie de Knaup, Bioénergétique, etc., c’est un parfum de mystère. Médecines mystérieuses, donc mystiques. En effet à la racine du mot mystique, il y a mystère.

Mysticisme: Ensemble des croyances et des pratiques se donnant pour objet une union intime de l’homme et du principe de l’être (divinité).Mysticisme chrétien, islamiste, bouddhiste, Foi Dévotion fervente à caractère mystique, intuitif.

Une médecine mystique est une pratique qui a pour objet la conservation et le rétablissement de la santé en utilisant des moyens qualifiés d’irrationnels à caractères souvent sacrés et donc religieux. Certaines personnes se considérant comme athées, remplacent le caractère sacré par le secret.

D’autres encore, voulant présenter un vernis scientifique à l’air du temps, refusent et le sacré et le secret. Je pense en particulier au courant homéopathique majoritaire en occident que l’on peut qualifier d’expérimentaliste et qui rêve de reconnaissance officielle. Ce faisant, ces personnes ne sont certes plus mystiques ; mais elles risquent de ne plus être médecins, car si l’on ôte à l’homéopathie son côté « irrationnel » et donc son mode d’emploi spiritualiste, elle n’est plus efficace. En effet le médecin homéopathe qui rejette l’usage de l’intuition ne trouve plus, habituellement, le bon remède. Alors il assaisonne sa prescription de remèdes allopathiques, ou la noie dans une pluralité de remèdes, certes homéopathiques par le mode de fabrication, mais non homéopathiques dans la démarche intellectuelle. C’est ce qu’un ami appelle la « cafouillothérapie ».

La santé n’est pas qu’affaire de médecine. Elle est affaire, aussi, de coutumes alimentaires, de milieux de vie. Si l’on se réfère, par exemple à la médecine chinoise basée sur le TAO, les seules aiguilles d’acupuncture ne suffisent pas. Il faut y associer l’alimentation, la pharmacopée, la gymnastique, la mystique chinoise pour guérir durablement. Et encore, comment oublier nos grands « guérisseurs » que furent Jésus-Christ et presque tous les saints, qui ne se sont jamais référés aux pratiques extrême- orientales, mais à la Foi en la vertu toute puissante de Yavé, puis de Jésus? Ils avaient leurs mystères, mais non maintenus secrets : le christianisme est un exotérisme. Sa médecine est donc à la portée de tous les croyants .Mais il faut une Foi, donc une vertu « irrationnelle ».

Les temps ne sont pas si éloignés où les médecins occidentaux travaillaient encore selon la doctrine des éléments naturels (Eau, Feu, Terre, Air).Mais, depuis la Renaissance, ils avaient perdu ce qui faisait l’efficacité de l’ancienne médecine: la Foi. Aussi les « Lumières » prérévolutionnaires ont-elles balayé cette médecine d’un « Autre Âge », non sans raisons circonstancielles. Mais avec l’eau du bain, elles ont jeté le bébé, et maintenant nous nous trouvons souvent devant un baquet vide que la médecine moderne remplit avec des machines. Mais, plus d’eau et plus de bébé !

EXEMPLE

Ce chapitre préliminaire est indispensable pour qui veut pratiquer.

Le premier exemple concerne une femme de trente-deux ans qui est tombée en dépression depuis la venue au monde de son deuxième enfant.

Elle n’a qu’une envie, c’est de dormir. L’accouchement avait été difficile, mais n’avait nécessité aucune intervention chirurgicale et les suites purement obstétricales, avaient été bonnes. Les médecins gynécologues, neurologues et psychiatres avaient qualifié cette maladie de « dépression post-partum » et avaient prescrit les inévitables psychotropes qui, à l’usage, aggravaient le cas de cette femme en la rendant dépendante et malheureuse de ne plus avoir le goût de s’occuper de son enfant. On pouvait dire que la malade était laissée à son sort par la médecine devenue à l’évidence incompétente. C’est alors que cette femme vint me voir: au simple regard à distance de sa silhouette, après établissement entre elle et moi de ce que j’appelle un « champ d’union », je sentis tout de suite qu’elle était enfermée dans une bulle énergétique la coupant de ses communications cosmiques et telluriques, ce qui est la caractéristique énergétique de la dépression. Son corps physique était en torsion, un peu comme une serpillière, le bassin tourné à droite et les épaules à gauche. En regardant plus attentivement et toujours à distance, je constatai que, dans ce bassin, le pubis était cisaillé, la pointe du coccyx déviée et le disque lombaire pincé d’un côté et comprimé entre la cinquième vertèbre lombaire et le sacrum. Au niveau de la jonction cervico-dorsale je remarquai des déséquilibres vertébraux de compensation et, plus haut, à la tête, d’importantes anomalies des os et membranes méningées du crâne. Les médecins ne pouvaient pas voir cela. En effet ces déplacements sont imperceptibles ou peu signifiants sur les radios et les scanners. Quant aux analyses biologiques, elles ne reflètent pas de tels blocages.

La nécessité et la poursuite du bien commun faisant loi, il fallait bien que dans ce cas comme dans les milliers de cas où, chaque jour, la médecine ne voit rien sur un sujet qui, pourtant, se dit malade, d’autres personnes douées d’une vision différente des troubles de santé (une vision que nous qualifions « d’énergétique » et récusée par la science comme inexistante) interviennent pour comprendre et rééquilibrer.

médecine

L’accouchement de cette femme avait été long et difficile. Elle s’était probablement tordu le coccyx et le pubis par des contractions désordonnées et était restée dans cet état depuis l’accouchement. Par le jeu physiologique des membranes conjonctives faisant la liaison, via la colonne vertébrale, avec le crâne, le cerveau s’était trouvé enfermé en compression et torsion par les tensions différentielles des membranes méningées crâniennes (Faux et Tente) imposant des fixations antiphysiologiques des os de la base et de la calotte de ce crâne. Ce malheureux cerveau, partiellement asphyxié en certaines de ses parties, ne pouvait plus fonctionner normalement et poussait la malade à se « mettre en veilleuse » !

La justesse de cette analyse a été confirmée par le retour à la santé mentale de la patiente. Les désordres ont été corrigés par des gestes précis de ma part et une gymnastique motivée et concomitante de la patiente. Cela a pris quatre minutes. Elle s’ est immédiatement sentie « Autre », plus légère et comme dégagée d’un brouillard. Les jours suivants ont confirmé la guérison.

En fait, j’avais avant tout établi un diagnostic à distance par le ressenti en mon corps des désordres corporels de l’autre: ce fut la phase intuitive. Puis j’ai analysé les conséquences possibles de ces désordres: ce fut la phase analytique. Enfin, j’ai rééquilibré par des moyens simples et doux: toucher léger et gymnastique guidés par le ressenti. Tout cela est purement naturel, mais « non scientifique et donc non médical ». […]

Extrait du Livre de francis LIZON du même titre

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La médecine des hommes préhistoriques

Une étude internationale que vient de publier la revue Naturwissenschaften confirme ce que l’on supputait depuis peu, à savoir que notre cousin disparu il y a moins de trente millénaires avait intégré des plantes à son régime alimentaire. Cet article va même plus loin en présentant des arguments tendant à prouver que Néandertal utilisait des plantes médicinales.

Pour déterminer tout cela, ces chercheurs ont travaillé sur des fossiles découverts dans la grotte espagnole d’El Sidrón (Asturies) où quelque 2 000 restes de Néandertals, appartenant à au moins 13 individus différents, ont été mis au jour au fil des ans. Plus précisément, ils se sont intéressés au tartre se trouvant sur les dents de 5 d’entre eux et au matériel alimentaire pris au piège dans ce dépôt. Ils ont pratiqué des analyses chimiques tout en recherchant des microfossiles végétaux. Neuf des dix dents contenaient de minuscules grains d’amidon, provenant probablement de céréales. Cela a confirmé que Néandertal, longtemps considéré comme essentiellement carnivore (notamment parce qu’on avait découvert sur les sites beaucoup d’ossements animaux, qui se conservent mieux que les plantes…), savait aussi exploiter les réserves de glucides des végétaux.

Mais les auteurs de cette étude ont surtout été intrigués par la dent d’une jeune femme. L’analyse du tartre a montré des traces de composés chimiques que l’on trouve dans des plantes médicinales comme la camomille ou l’achillée millefeuille, ainsi nommée en hommage au héros grec Achille car celui-ci avait appris du centaure Chiron l’art de s’en servir pour guérir les blessures (elle a, entre autres, des vertus hémostatiques). Selon ces chercheurs, on ne mange pas ces plantes au goût amer (et Néandertal possédait la capacité génétique à détecter ce goût) par hasard : « Obtenir la preuve que cet individu mangeait des plantes amères et sans valeur nutritive comme la millefeuille et la camomille est une surprise, explique Stephen Buckley, co-auteur de l’étude et spécialiste de chimie archéologique à l’université d’York (Grande-Bretagne). Nous savons que Néandertal trouvait ces plantes amères et il est donc probable qu’elles ont été choisies pour autre chose que leur goût. »

medecine prehistorique

Pour sa collègue Karen Hardy, archéologue à l’université autonome de Barcelone, l’étude suggère que « les Néandertals qui occupaient la grotte d’El Sidrón avaient une connaissance avancée de leur environnement naturel, qui incluait la capacité à sélectionner et utiliser certaines plantes pour leurs qualités nutritives et pour l’auto-médication. Alors que la viande était clairement importante pour eux, nos recherches soulignent qu’ils avaient un régime alimentaire bien plus complexe que ce qui avait été supposé auparavant. » Bien sûr, les chercheurs restent prudents sur le côté « Néandertal médecin » et mettent des points d’interrogation dans leur étude. Sans doute faudra-t-il répéter ce genre d’analyses sur d’autres sites préhistoriques. Néanmoins, la possibilité d’un homme de Néandertal capable de se soigner par les plantes est-elle au fond, si surprenante que cela ? N’a-t-on pas déjà montré que d’autres grands primates, chimpanzés et gorilles, eux aussi cousins d’Homo sapiens, se servent de toute une pharmacopée végétale ?

Source de l’article : (@PasseurSciences sur Twitter)

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Préjugés sur les « envies » des femmes enceintes

 

 C’était jadis une croyance très répandue que les marques sur la peau, présentées par les enfants à la naissance, le devaient à l’influence de l’imagination de la mère pendant la grossesse : un enfant naissait avec un naevus vasculaire, c’était une tache de vin, une envie de vin ; s’il s’agissait d’un naevus pigmentaire plus ou moins foncé, c’était une envie de café ou de chocolat. On considérait l’enfant comme portant les « envies » de sa mère, attribuant même à nos ancêtres lointains la possibilité de modeler ainsi l’embryon conçu.

En allant plus loin, dans cette direction, on admet souvent que les difformités congénitales, portant sur les membres, les malformations des mains, des pieds, de la tête, se rattachent à de violentes impressions de la mère, qui auraient eu un contrecoup direct sur le fœtus. Cette croyance ancienne s’est traduite dans le langage populaire par le terme d’envie, qui est employé indistinctement pour désigner la cause et l’effet. La mère a une envie, l’enfant porte une envie.

foetus

Foetus (par le médecin suisse
Jakob Rüff, XVIe siècle)

Ces préjugés populaires, si profondément enracinés, remontent à la plus haute antiquité. Les penseurs les plus éminents, à toutes les époques, les plus grands savants jusqu’à la fin du dix-huitième siècle ont accepté et propagé les idées qui ont parfois encore cours sur ce sujet, aussi bien dans le peuple que parmi les gens du monde.

Moïse, dans la Genèse, rapporte l’artifice qui aurait réussi à Jacob pour avoir des agneaux tachetés. Laban ayant promis d’abandonner à Jacob tous les agneaux tachetés qui naîtraient dans ses troupeaux, ce dernier « prenant donc des branches vertes de peuplier, d’amandier et de platane, il en ôta une partie de l’écorce, en sorte que les endroits d’où l’écorce avait été ôtée parurent blancs, et les autres auxquels on l’avait laissée, demeurèrent verts ; ainsi, ces branches devinrent de diverses couleurs. Il les mit ensuite dans les canaux qu’on remplissait d’eau, afin que lorsque les troupeaux y viendraient boire, ils eussent ces branches devant les yeux et qu’ils conçussent en les regardant. Ainsi il arriva que les brebis, étant en chaleur et ayant conçu, à la vue des branches de diverses couleurs, eurent des agneaux tachetés de diverses couleurs. »

Voltaire, avec son scepticisme railleur, s’étonnait que les brebis, qui avaient toujours les yeux fixés sur l’herbe qu’elles broutaient, ne produisissent pas des agneaux avec une toison verte. Il est probable que Jacob n’avait imaginé ce stratagème que pour masquer des moyens beaucoup plus efficaces, connus de lui, pour produire, par le croisement, des agneaux à la robe tachetée. Les éleveurs savent distinguer, à certaines taches pigmentaires de la muqueuse de la bouche, les brebis blanches qui sont aptes à procréer des jeunes dont la robe sera colorée.

Dans l’antiquité grecque, nous trouvons d’illustres philosophes ou savants qui croient fermement que la mère, par un effort puissant de l’imagination, peut, en quelque sorte, modeler l’embryon qu’elle a conçu. Empédocle, d’Agrigente, qui était, d’ailleurs, un partisan de la métempsycose, c’est-à-dire de la transmigration des âmes immatérielles dans d’autres corps que ceux qu’elles avaient primitivement habités, admettait aussi que des images reçues dans le cerveau d’une femme pouvaient être transportées sur son fruit.

Voici comment Amyot, dans sa belle traduction des œuvres de Plutarque (Des opinions des philosophes, p. 457, ch. XII, liv. V), nous rapporte l’opinion d’Empédocle : « Empédocle, tient que par l’imagination de la femme en la conception, se forment les enfants, car, souvent, des femmes ont été amoureuses d’images et de statues, et ont enfanté des enfants semblables à icelles. » Dans le Traité d’Hippocrate sur la superfétation, dont l’authenticité a été très contestée, et qui a été attribué avec beaucoup de vraisemblance à son gendre Polybe, nous relevons le passage suivant : « Si les femmes grosses ont un désir de manger de la terre ou du charbon et qu’elles le satisfassent, les enfants, lorsqu’ils viennent au jour, montrent sur la tête les marques de ces substances. »

Il y aurait un rapport direct entre le désir, l’envie proprement dite de la mère et la marque de l’enfant, d’après Hippocrate ou d’après les livres hippocratiques. Chez les Romains, le préjugé des Grecs se transmet comme le prouve le texte suivant de Pline : « Les ressemblances du fœtus tiennent, sans doute, à l’imagination sur laquelle on pense que beaucoup de circonstances fortuites exercent de l’influence, la vue, l’ouïe, le souvenir et les images qui frappent au moment de la conception. La pensée même qui traverse subitement l’esprit de l’un ou de l’autre parent passe pour déterminer ou altérer la ressemblance. Aussi, y a-t-il plus de différence chez l’homme que chez les autres animaux ; la rapidité des pensées, la promptitude de l’esprit et la variété des dispositions impriment des marques diversifiées ; tandis que les autres animaux ont des esprits immobiles, également uniformes dans chaque espèce et dans chaque individu de la même espèce ».

Galien accueille volontiers l’opinion formulée par Pline, car il rapporte, dans un de ses ouvrages, l’histoire suivante, qu’il semble avoir puisée dans Soranus, qui vivait antérieurement à lui. « J’ai lu, dit Galien, qu’un homme très laid, mais riche, désirant avoir un bel enfant, en fît peindre un très beau et recommanda à sa femme de fixer, au moment de l’acte vénérien, les yeux sur ce portrait ; elle le fit, et, dirigeant pour ainsi dire tout son esprit et toute son attention vers cet objet, elle mit au monde un enfant qui ne ressemblait pas à son père, mais parfaitement au modèle du tableau ».

Plus près de nous, Fernel, médecin du roi Henri II, qu’on a appelé le Galien moderne, est très affirmatif sur le pouvoir de l’imagination dans la procréation des enfants : « Je tiens pour certain qu’il n’y a que la pensée qui dessine les figures et qui les modifie », écrit-il dans son De hominis procreatione. Ambroise Paré reproduit, avec complaisance, dans son traité Des monstres, des faits du genre de celui qui suit. Saint Jean Damascene dit avoir observé une fille velue comme un ours, parce que sa mère l’avait engendrée, lorsqu’elle avait sous les yeux la figure d’un saint Jean vêtu d’une peau avec son poil. Ailleurs, Ambroise Paré reconnaît que l’imagination de la mère peut imprimer des figures bizarres sur le fœtus, à l’instant de la conception seulement ; mais cette époque passée, il ne peut se persuader que l’imagination ait la moindre influence sur un corps formé.

Tel n’est pas l’avis du célèbre philosophe Descartes, qui prétend, dans sa Dioptrique, « qu’il ne serait pas difficile de démontrer de quelle manière la figure d’un objet donné est parfois transmise par les artères d’une femme jusqu’à un membre quelconque du fœtus qu’elle porte dans son sein, et y imprime les taches connues sous le nom d’envies, qui font l’admiration des savants ».

A cela, Demangeon a finement répliqué : « Il faut convenir que Descartes était bien peu communicatif de n’avoir pas voulu expliquer, puisqu’il le pouvait facilement, comment des figures toutes formées par l’imagination enfilent les artères pour gagner le fœtus ou le poussin, où elles arrivent intactes et sans avoir perdu un seul trait en route, malgré le tumulte et l’extrême division de la circulation artérielle, surtout dans le placenta, et malgré le petit saut que ces figures ne manquent pas de faire d’un individu à l’autre, à cause de l’interruption des vaisseaux conducteurs. »

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Anatomie de la femme enceinte (par le
médecin suisse Jakob Rüff, XVIe siècle)

Montaigne, dans ses Essais, se fait l’écho des mêmes idées qui avaient cours de son temps : « Nous voyons, par expérience, que les femmes envoient aux corps des enfants qu’elles portent dans leur ventre les marques de leurs fantaisies, témoin celle qui engendra le maure ; et il fut présenté à Charles, roi de Bohême et empereur, une fille d’auprès de Pise, que la mère disait avoir été ainsi conçue à cause d’une image de saint Jean-Baptiste pendue à son lit. »

Malebranche cite, dans Recherche de la vérité, avec une naïveté qui fait plus d’honneur au croyant qu’au philosophe, le fait suivant. « Il n’y a pas un an qu’une femme, ayant considéré avec trop d’attention un tableau de saint Pie, dont on célébrait la fête de la canonisation ; accoucha d’un enfant qui ressemblait parfaitement à la représentation de ce saint. Il avait le visage d’un vieillard, autant qu’en est capable un enfant qui n’a point de barbe. Les bras étaient croisés sur la poitrine, les yeux tournés vers le ciel, et il avait très peu de front, parce que l’image de ce saint, qui était élevée vers la voûte de l’église, en regardant le ciel, n’avait aussi presque point de front ; il avait une espèce de mitre renversée sur les épaules, avec plusieurs marques rondes aux endroits où les mitres sont couvertes de pierreries. Enfin, cet enfant ressemblait fort au tableau sur lequel sa mère l’avait formé par la force de son imagination. C’est une chose, que tout Paris a pu voir aussi bien que moi, parce qu’on l’a conservé assez longtemps dans de l’esprit-de-vin. »

Gerard Van Swieten (le baron), le commentateur de Boerhaave, ne met pas en doute le pouvoir de l’imagination pour former les envies, comme le prouve la gracieuse histoire que nous puisons dans ses Commentaires. « Je vis, un jour, une jeune fille fort belle venir me consulter pour quelques accidents nerveux dont elle souffrait. Tout en l’interrogeant, j’aperçus sur son cou, sous un collier qu’elle portait, une chenille ; je m’apprêtais déjà à l’en débarrasser au moyen d’une chiquenaude, quand, souriante, elle me dit : Laissez-la, je l’ai depuis ma naissance. Elle m’autorisa gracieusement à regarder cette marque de plus près.

« Je vis alors une chenille possédant les couleurs les plus belles et les plus variées, et même on apercevait fort nettement des poils ; de plus, grâce à sa proéminence au-dessus de la peau, on aurait pris aisément cette marque pour une chenille vivante, et sa ressemblance était tout aussi frappante qu’un œuf ressemble à un autre œuf. Cette jeune fille me dit que sa mère lui avait affirmé qu’étant enceinte d’elle, elle se promenait dans un jardin, quand une chenille lui tomba d’un arbre sur le cou, et qu’elle avait bien eu de la peine à s’en débarrasser. » On peut se demander, avec Demangeon, si Van Swieten, en cette occasion, n’a pas agi en baron avec sa charmante visiteuse (venustissima puella), et si l’amour n’avait pas un peu voilé ses yeux de médecin pour lui faire voir une chenille avec de si jolies couleurs, chenille, du reste, qu’il n’avait pas vue et qu’il affirme pourtant être ressemblante.

Lavater, dont les travaux sur la physiognomonie eurent une si grande faveur et un si grand retentissement au XVIIIe siècle, définit ainsi les envies dans son Essai sur la physiognomonie : « Les défectuosités ou les marques que les enfants apportent quelquefois au monde et qui sont la suite d’une impression forte et subite reçue par la mère pendant la grossesse. » Puis, plus loin, il ajoute : « Quant à moi, il me semble que les faits sont trop nombreux et trop bien prouvés pour qu’un observateur impartial puisse révoquer en doute l’existence des envies. Je mets volontiers de côté tout ce que l’imagination y ajoute de faux et d’absurde ; mais combien d’enfants ne voit-on pas qui portent sur leur corps des figures ou des traits d’animaux, la couleur ou la forme d’un fruit, ou telle autre marque étrangère ? Tantôt c’est l’empreinte d’une main sur la même partie que la femme enceinte a touchée dans un moment de surprise ; tantôt c’est une aversion insurmontable pour les mêmes objets qui ont répugné à la mère pendant la grossesse… »

Par conséquent, nous sommes obligés d’admettre pour vraie une chose qui, en elle-même, est absolument incompréhensible, par conséquent, il est décidé que l’imagination d’une femme enceinte, excitée par une passion momentanée, opère sur l’enfant qu’elle porte dans son sein.

Dès la fin du XVIIIe siècle et au commencement du XIXe, un mouvement de réaction positive se produit contre ces traditions erronées sur la cause des envies. Le temps des croyances est passé. Portail (dans Considérations sur la nature et le traitement des maladies de famille et des maladies héréditaires, 1814), Jacquin (dans Mémoires ou Observations sur les marques ou taches de naissance, article paru dans le Journal de médecine, de chirurgie et de pharmacieen 1812), Chaumer rejettent dans le domaine des fables tous les faits bizarres admis et répétés sans contrôle.

Alibert dit à ce sujet dans Nosographie naturelle : « Tout ce que j’ai pu remarquer à cet égard, c’est que les altérations morbifiques de la structure de nos tissus ont lieu principalement chez les personnes douées d’une constitution lymphatique et scrofuleuse ; ce sont des écarts fortuits de la puissance de nutrition. » Murat formule dans le Dictionnaire des sciences médicales (article Envie) l’opinion suivante : « Des recherches exactes, des dissections bien faites ont depuis longtemps appris aux médecins que ces taches ou marques doivent être considérées comme une altération du tissu de la peau, produite par quelque maladie que le fœtus aura éprouvée à une époque plus ou moins avancée de son développement. »

Dans De l’imagination considérée dans ses effets directs sur l’homme et sur les animaux, Demangeon, avec une rare élévation d’esprit et un sens critique des plus pénétrants, a beaucoup contribué à dissiper toutes les superstitions sur les envies qui avaient encore cours de son temps. Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire, l’illustre tératologiste, rejette absolument l’influence de l’imagination sur les malformations fœtales ; il cite, à ce propos, une anecdote plaisante dans l’Histoire générale et particulière des anomalies de l’organisation de l’homme et des animaux, qui montre jusqu’où la crédulité a pu être poussée.

Il s’agit d’une jeune fille née à Valenciennes, pendant la Révolution, en l’an III, et qui portait sur le sein gauche un bonnet de la liberté. « Il n’y a, ajoute Geoffroy-Saint-Hilaire, rien de remarquable dans cette anomalie ; mais ce qui l’est beaucoup, c’est que le gouvernement de l’époque crut devoir récompenser, par une pension de 400 francs, la mère assez heureuse pour avoir donné le jour à une enfant parée, par la nature elle-même, d’un emblème révolutionnaire. »

Texte D’après Le « Bulletin de la Société d’antrhopologie de Paris », paru en 1891

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Pour pratiquer la dissection : on faisait Commerce de cadavres  

Encadrée et facilitée au XIXe siècle, notamment par la mise en place d’amphithéâtres publics où exerçaient les professeurs d’anatomie, la dissection, offrant aux hommes de science l’opportunité de parfaire leur connaissance du corps humain et leur maîtrise de l’art chirurgical, fut autrefois d’un abord repoussant et difficile, les étudiants en médecine n’hésitant pas à aller détrousser les roues, échafauds et autres fourches patibulaires pour se fournir en cadavres frais

Le plus grand anatomiste de la Renaissance, André Vésale (1514-1564), médecin brabançon, raconte non sans terreur toutes les peines qu’il se donna pour aller la nuit, au milieu du cimetière des Innocents, arracher son premier cadavre à la fosse fraîchement remuée, comment aussi il allait aux fourches patibulaires de Montfaucon, disputer aux corbeaux les pendus qui s’agitaient au-dessus de sa tête.

Il fut le créateur de cette grande science de l’anatomie. Une légende, très vivace et cependant semble-t-il sans fondement, affirme qu’après avoir échappé à tous les dangers de la science nouvelle, André Vésale fut condamné à mort par l’inquisition de Philippe II d’Espagne, également prince souverain Pays-Bas, parce qu’un jour, comme il disséquait devant ses élèves, le cœur de l’homme disséqué avait, disait-on, bondi sous le scalpel de l’opérateur. Colportée par un auteur qui avait servi Charles-Quint, le père de Philippe II, cette calomnie montre toutefois combien à l’époque on regardait comme une souillure d’approcher un cadavre et considérait comme une impiété digne du dernier supplice la dissection d’une créature faite à l’image de Dieu.

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André Vésale. Portrait publié en 1543

Si la ville de Paris abandonna bientôt au scalpel le corps de ses suppliciés, c’étaient de pauvres ressources, et à peine un malheureux sujet venait-il d’être pendu qu’une bataille de chirurgiens et de médecins se livrait autour de son cadavre pour savoir à qui ce dernier resterait.

Plusieurs histoires funèbres sont racontées à ce propos. Le 1er février de l’an 1630, un arrêt défend aux étudiants d’enlever par force les cadavres des suppliciés, et ce, « considérant que, depuis longtemps, les étudiants en médecine et en chirurgie se livrent à des voies de fait et à des violences, et même à des meurtres, pour avoir les corps des suppliciés. » Nonobstant cet arrêt, en 1637 et 1641, c’était toujours l’épée et le pistolet à la main qu’ils allaient détrousser les roues, échafauds et fourches patibulaires de la place de Grève et autres lieux.

Ce cadavre, ainsi enlevé, servait tout le temps que peut servir un lambeau en putréfaction ; on attendait, pour le remplacer, qu’un autre criminel eût été pendu ou roué vif. Ainsi se firent çà et là, et par hasard, toutes les études anatomiques jusqu’au XIXe siècle, qui parvint enfin à détruire le préjugé du cadavre, comme il en a détruit tant d’autres, mais pourtant avec beaucoup plus de peines et d’efforts.

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Une dissection pratiquée au milieu du XVIe siècle. Gravure extraite
de De re anatomica par Realdo Columbus (1559)

On arrêta donc tacitement dans les hôpitaux, que la science avait le droit de se servir de tous les cadavres de l’hôpital. On n’osa pas encore établir un amphithéâtre public ; chaque étudiant emportait chez lui son cadavre ou sa part de cadavre ; ce qui restait de ces cadavres était jeté à la voirie. En 1705, Pelletan était encore obligé de brûler ces tristes débris dans un poêle de fonte. Enfin, le grand anatomiste Pierre-Joseph Desault (1738-1795) établit le premier amphithéâtre près de la place Maubert. De cet amphithéâtre sont sortis Pelletan, Antoine Dubois (1756-1837), qui s’illustra dans le perfectionnement du forceps ; Claude-François Lallemand (1790-1854) pionnier dans l’étude des maladies cérébrales ; Alexis Boyer (1757-1833), qui très tôt fréquenta les salles d’anatomie et de dissection, et fut le chirurgien consultant des rois Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe ; et plus tard Bichat (1771-1802), rénovateur de l’anatomie pathologique.

A l’exemple de Desault, chaque professeur d’anatomie eut bientôt son amphithéâtre particulier. L’amphithéâtre s’établissait dans les plus pauvres maisons et dans les plus obscures ; les cadavres venaient, non plus des hôpitaux, mais des cimetières ; on les pêchait dans la fosse commune : tantôt on traitait de gré à gré avec le fossoyeur, d’autres fois on avait recours à la ruse. Le savant et vénérable professeur Dubois, dans sa jeunesse quand il allait au cimetière, attirait autour de ces funèbres enceintes toutes les filles publiques du quartier, avec ordre d’ameuter toute la foule des passants par leurs joyeux propos ; et pendant que ces dames, à force de scandale, attiraient l’attention des voisins, lui, Dubois, dans la vaste fosse, choisissait ses cadavres ; il en remplissait un fiacre et se faisait reconduire à sa maison en compagnie de cinq ou six cadavres.

De temps a autre une épaisse fumée s’élevait de ces amphithéâtres, portant avec elle une odeur nauséabonde : c’étaient les cadavres qu’on brûlait. En ces temps-là, dit Lallemand, on aurait pu tuer autant de personnes qu’on eût voulu, les disséquer et les brûler ensuite, sans que la police eût songé à en prendre le moindre souci. « C’est ce qui est arrivé peut-être plus d’une fois », ajoute-t-il.

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Une dissection pratiquée au début du XVIIe siècle. Gravure extraite
de Anthropographia et osteologia par Jean Riolan (1626)

Ce ne fut guère qu’en 1803 que la police songea à mettre un peu d’ordre dans ces hécatombes scientifiques. Mais pourtant que de peines donna cette réforme ! En vain on établit des amphithéâtres publics dans les hôpitaux, les amphithéâtres particuliers résistèrent de toute leur force à l’action de la police. La dissection se cachait dans les murs les plus obscurs, dans les maisons qui tombaient en ruines ; les cadavres s’apportaient en plein jour et se déposaient à la porte, comme si c’eût été une provision de bois pour l’hiver. Du haut des fenêtres, on jetait dans la cour les plus horribles débris ; les murs étaient chargés de pus et de sang. Les valets de ces amphithéâtres, dit un rapport de police, ne respectaient pas plus les vivants que les morts. Les cadavres restaient quelquefois trois semaines sur les tables où on les plaçait.

Ceci dura jusqu’en 1813 ; mais alors la patience publique, poussée à bout, fit entendre des réclamations énergiques. Aucune maison particulière ne voulut plus souffrir ce terrible voisinage. On dénonça de toutes parts ces maisons aux escaliers impraticables, ces cours sans puits, ces puits sans cordes, ces mansardes infectes où l’étudiant couchait à côté du cadavre, ces garçons d’amphithéâtre qui vendaient de la graisse humaine. En effet, une société en commandite s’était formée pour l’exploitation de cette graisse. Elle était employée, non fondue, à graisser les roues des charrettes. Des charlatans en faisaient des remèdes contre les douleurs. On en vendait une grande quantité aux fabricants de perles fausses. On en trouva deux mille livres chez un seul garçon de l’École de Médecine ; il y en avait un autre qui en avait rempli deux fontaines de grès. Il fallut une charrette à deux chevaux et six hommes de peine pour transporter toute cette masse de graisse humaine à la voirie de Montfaucon, où probablement elle fut mangée par les rats.

En même temps la police faisait des recherches chez ceux qui avaient acheté de celte graisse humaine, et elle l’enlevait sans pitié. Les fabricants dépouillés réclamèrent, ou tout au moins demandèrent à l’autorité le moyen de distinguer la graisse d’homme de la graisse de chien, par exemple. On leur répondit que les graisses d’homme, de cheval et d’âne ne pouvaient être distinguées entre elles, parce qu’elles ont toutes une couleur jaune, une concrescibilité très faible, une très grande fétidité, et qu’elles se précipitent en globules. Ce qui était parfaitement raisonné.

médecine

Amphithéâtre de dissection de l’enseignement libre à l’ancienne Ecole pratique, au XIXe siècle

Aussi les cadavres furent-ils bientôt aussi rares qu’ils étaient communs auparavant. Les cimetières avaient disparu de l’enceinte de Paris. On allait chercher les cadavres à Bicêtre, au dépôt de mendicité de Saint-Denis, partout où l’on pouvait. Un jour, les garçons du chirurgien Jean-Nicolas Marjolin (1780-1850) — qui publia en 1815 un Manuel d’anatomie posant les bases des dissections du corps humain —revenaient de Bicêtre les hottes pleines de cadavres. Chemin faisant, ils s’arrêtèrent à la porte d’un cabaret, et ils déposèrent leur fardeau à la porte. Jugez de leur surprise, quand au sortir du cabaret ils ne trouvèrent plus leurs hottes si précieusement chargées ! Jugez aussi de l’étonnement des voleurs !

Bientôt, on en arriva aux amphithéâtres réglés de la Pitié, de la Faculté de Médecine, de Bicêtre, de la Salpêtrière, de Saint-Louis, de Beaujon, de Saint-Antoine, de la Charité, des Enfants et de la Maternité. Au milieu du XIXe siècle, la Faculté de l’École de Médecine disséquait par an trente mille cadavres, la Pitié en consommait quatorze cents.

Article d’après La « Revue de Paris », paru en 1836

L’homosexualité n’est pas une maladie – qu’on se le dise !!

L’homosexualité provient de la nature de l’esprit et de ses choix d’incarnation. Il n’existe pas de sexualité dans le monde de l’Au-delà. Les esprits sont asexués. Au fil des incarnations, les esprits choisissent un certain nombre de vies en tant qu’homme et en tant que femme. Les unes étant prédominantes dans l’action ou la passivité, dans la dureté ou la sensibilité. Tous les êtres humains ont en eux une partie masculine ou féminine plus ou moins développée. Chacune d’entre elles doit évoluer pour trouver l’équilibre, toujours en vue de progresser vers l’amour inconditionnel.

Un esprit qui était une femme dans une précédente incarnation, ayant fait le choix pour des raisons liées aux nécessités de son évolution, de se réincarner dans un corps d’homme, peut en effet garder profondément ancrée en son inconscient une attirance pour les hommes. Les causes de l’homosexualité ne sont en rien les effets d’une maladie, je le répète, mais un choix d’incarnation.

un homme avec un homme

Entre deux incarnations, le Guide propose à l’Esprit, de changer de sexe pour gagner par exemple en volonté d’agir, en force, en caractère quand ils ‘agit d’être homme, ou en sensibilité quand il s’agit d’être une femme. Mais parfois, l’Esprit s’obstine au fil des incarnations à vouloir garder les mêmes attirances, les mêmes penchants, toujours pour le même sexe. Il fera de toute façon l’expérience des deux corps : masculin et féminin.

Il existe de nombreuses raisons à l’homosexualité. L’esprit peut aussi choisir cette différence comme une difficulté dans l’incarnation. De par ce choix, avec ses parents, il peut faire l’expérience du rejet, de l’abandon et de ce fait devoir augmenter sa capacité à pardonner. De la même manière les parents cheminant dans leur incarnation devront apprendre à accepter leur enfant, tel qu’il est, afin de développer en eux la capacité d’aimer, d’être tolérant, de comprendre l’identité de leur progéniture. Cette expérience aura pour résultat une avancée spirituelle ou un échec. Ces expériences sont souvent très riches en enseignements pour l’Esprit.

L’Amour qui existe entre deux êtres du même sexe est une réelle énergie qui les porte dans la beauté des sentiments quand ceux-ci se forment dans le respect de l’Autre, dans le soutien de tous les jours, où l’amour est réellement présent. De toute façon, à la suite d’une longue succession d’incarnation le corps spirituel est épuré de toutes ces imperfections avec ses caractéristiques féminines et masculines. ❤ ❤

Souvenons-nous tous qu’un bourreau sera un jour ou l’autre une victime. Ne soyons donc plus dans le jugement, mais dans la Tolérance suprême ! Car chaque occasion nous est offerte dans notre capacité à comprendre l’Autre, à l’écouter, à le conseiller, à panser ses blessures, à lui faire tout simplement ce que nous aimerions qu’on nous fasse à nous-mêmes

Voilà comment pourrait se caractériser l’Amour dans sa plus belle expression. Le véritable amour est celui qui ne met pas de conditions à ses sentiments et qui aime sans rien attendre en retour. Il peut aussi se révéler au cours d’une épreuve.

Francesca et son équipe de LA VIE DEVANT SOI en ont fait un débat que vous pourrez lire ici : http://devantsoi.forumgratuit.org/t397-lhomosexualite-en-province#2686

Puis EGALEMENT ICI : http://devantsoi.forumgratuit.org/t1638-lau-dela-fait-entendre-sa-voix-sur-lhomosexualite#12823

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RELIGION ET GUÉRISON

A différentes époques et de différentes manières, l’humanité a reçu des religions propres à la faire progresser sur le sentier de l’évolution. Dans chacune d’elles, l’idéal était juste assez élevé pour éveiller les aspirations de la classe des êtres auxquels il était donné, mais pas au-delà de leur faculté de compréhension, car alors il ne les aurait pas séduits du tout. Par exemple, un primitif doit avoir un Dieu fort, qui tient l’épée flamboyante de la foudre dans sa main puissante. Il peut respecter un tel Dieu avec crainte, mais il méprisera un Dieu montrant de l’amour et de la compassion.

Pour cette raison, les religions se sont modifiées avec le développement de l’homme; l’idéal s’est lentement élevé jusqu’à atteindre le plus haut degré dans notre enseignement chrétien. La « fleur » de la religion est toujours donnée à la fleur de l’humanité. Dans l’avenir, une nouvelle race recevra part conséquent une nouvelle religion encore plus élevée. Il ne peut y avoir d’arrêt dans l’évolution, mais nous affirmons que les dirigeants invisibles donnent toujours à chaque nation l’enseignement le mieux adapté à sa condition. L’hindouisme aide nos plus jeunes frères de l’Orient, mais le christianisme est l’enseignement spécialement adapté aux peuples occidentaux.

Ainsi, nous voyons que la grande majorité de l’humanité est dirigée par la religion publiquement enseigné dans le pays natal, mais il y a toujours des pionniers plus précoces auxquels il est nécessaire de donner un enseignement plus élevé; il s’ensuit qu’une doctrine plus élevée leur est donnée par l’Ecole des Mystères appartenant à leur pays. Lorsque seulement quelques personnes sont prêtes à recevoir cet enseignement préparatoire, on les instruit personnellement, et lorsque leur nombre augmente, l’enseignement devient graduellement public.

Gigogne chez francesca

Tel est le cas dans le monde occidental actuel, et c’est la raison pour laquelle les Frères de la Rose-Croix ont confié à l’auteur la philosophie publiée dans notre littérature et ont encouragé la création du Rosicrucian Fellowship en vue de la diffusion de cet enseignement. Son but est d’amener des aspirants à une vie spirituelle en contact avec l’Instructeur lorsque, par le service ici-bas, dans ce monde physique, ils auront montré leur sincérité et suffisamment prouvé qu’ils utiliseront leurs pouvoirs spirituels pour le service dans le monde invisible après leur initiation.

Les enseignements supérieurs ne sont jamais monnayés. Dans les temps anciens, Pierre a reproché à Simon le sorcier d’avoir tenté d’acheté des pouvoirs spirituels en vue d’un gain matériel. Les Frères Aînés refusent également de recevoir ceux qui avilissent les sciences spirituelles en monnayant les consultations d’astrologie, de chiromancie ou de clairvoyance. The Rosicrucian Fellowship encourage l’étude de l’astrologie et de la chiromancie par ses membres; elle a édité des ouvrages sur l’astrologie dans des manuels donnant des instructions en un langage clair, au prix de l’impression du livre de sorte que chacun peut acquérir cette science au lieu de se faire duper par des professionnels qui ne sont souvent que des ignorants.

Au cours des quelques années où nous avons diffusé les enseignements rosicruciens, ils se sont répandus comme une traînée de poudre dans le monde. Ils ont trouvé un écho dans le coeur de toutes les classes, depuis le Cap de Bonne-Espérance jusqu’au Cercle arctique et au-delà. Nos adhérents se trouvent tout autant dans les organisations gouvernementales que dans les milieux les plus humbles; tous correspondent et sont en contact intime avec notre mouvement et travaillent à la diffusion de ces vérités profondes concernant la vie et l’être, qui les aident dans leurs problèmes.

En ce qui concerne notre activité de guérison, il est bien vrai que, comme il est écrit dans le Livre de Job, « la vie de l’homme est brève et sans cesse agitée ». Parmi toutes les vicissitudes de la vie, aucune ne nous affecte autant que la perte de la santé. En effet, nous pouvons perdre de l’argent, des amis, avec une certaine sérénité, mais quand la santé décline et que la mort menace, les plus forts chancellent. Alors conscients de notre faiblesse humaine, nous sommes, à ce moment-là, plus disposés qu’en toute autre période à nous tourner vers le divin pour en obtenir du secours, et c’est pourquoi les fonctions de guide spirituel sont toujours plus ou moins liées au pouvoir de guérison.

Parmi les primitifs, le prêtre assumait aussi les fonctions de guérisseur. Dans la Grèce antique, ceux qui avaient besoin d’être guéris avaient particulièrement recours à Esculape. L’Eglise elle-même a perpétué cet usage. Certains ordres catholiques ont eu, et ont toujours, depuis des siècles, pour mission de soulager la souffrance. Pendant les périodes d’épidémies, le « bon Père » visitait les malades en tant que représentant de « notre Père Céleste »; et les connaissances qui pouvaient lui faire défaut étaient remplacées par l’amour et la compassion qui l’animaient, et aussi par la foi du malade dans le saint office du prêtre, si toutefois c’était un véritable et saint prêtre. Les soins qu’il donnait à son patient ne commençaient pas auprès du lit de ce dernier et n’étaient pas terminés quand il était guéri. La gratitude du malade envers son médecin s’ajoutait à la vénération pour le guide spirituel et, en conséquence, le pouvoir du prêtre pour l’assister était fortement accru. Les liens noués entre eux étaient beaucoup plus forts que lorsque les offices de guide spirituel ne sont pas liés à ceux de conseiller médical.

On ne peut nier que la double fonction qui incombait à ces prêtres leur donnait un pouvoir des plus dangereux sur les gens et qu’ils abusaient parfois de ce pouvoir. Il est également certain que l’art médical a atteint un degré d’efficacité qui ne pouvait être réalisé qu’en se consacrant à cette tâche particulière. La sécurité que donnent les lois sanitaires, la destruction des insectes propagateurs de maladies, témoignent largement de la valeur des méthodes scientifiques modernes. Il semblerait donc que tout est pour le mieux et qu’il n’y ait plus besoin de faire d’autres efforts. Mais en réalité, jusqu’au jour où toute l’humanité jouira d’une santé parfaite, notre préoccupation doit être de lui donner les moyens de l’acquérir et de la conserver.

En plus de l’enseignement officiel de la médecine et de la chirurgie qui se fonde exclusivement sur des moyens physiques pour guérir les malades, d’autres systèmes sont nés qui se basent uniquement sur la guérison mentale. Ces organisations qui préconisent la « guérison par le mental », la « cure naturiste », etc., ont coutume de tenir des réunions et d’en publier les résultats dans les journaux avec les témoignages reconnaissants des partisans de ces systèmes divers qui ont bénéficié des traitement reçus. Si les médecins diplômés en faisaient autant, de semblables témoignages ne manqueraient certainement pas.

L’opinion de milliers de personnes a sans doute une grande valeur, mais elle ne prouve rien, car des milliers d’autres personnes peuvent avoir des vues différentes. Un seul homme peut avoir raison et le reste du monde avoir tort, témoin Galilée soutenant contre la croyance commune la rotation de la terre. Aujourd’hui, le monde entier a été converti à l’opinion pour laquelle l’illustre astronome a été persécuté comme hérétique. Notre point de vue est que l’homme est un être composite, et que la guérison d’un malade se fait en proportion des remèdes apportés sur les plans physique, moral et mental de son être. Nous affirmons également que des résultats peuvent être plus aisément obtenus lorsque les rayons planétaires sont propices à la guérison d’une maladie particulière ou à un traitement dont les remèdes sont préparés au préalable dans des conditions favorables.

Le médecin moderne sait que l’état du sang et, par conséquent, l’état du corps entier, se modifie en fonction de l’état du malade, et que plus il adjoint la suggestion à la thérapeutique, plus il a de succès. Peu de gens, peut-être, ajoutent foi au fait que notre état mental et notre condition physique sont influencés par les rayons planétaires qui changent selon le mouvement des corps célestes. Cependant, depuis que le principe de radio-activité a été établi, nous savons que chacun projette dans l’espace d’innombrables particules. La télégraphie sans fil nous a appris que des ondes éthériques voyagent rapidement et sûrement à travers l’espace et que, selon notre volonté, elles actionnent un récepteur. Nous savons aussi que les rayons du soleil nous affectent différemment le matin lorsqu’ils nous frappent horizontalement, qu’à midi, alors que ces rayons sont perpendiculaires. Si les rayons de la lumière venant du soleil qui se meut rapidement produisent des changements physiques et mentaux, les rayons persistants des planètes plus lentes ne peuvent-ils pas aussi avoir un effet? Si cela est, ils sont, dans la santé, des facteurs qui ne doivent pas être négligés par le guérisseur scientifique.

La maladie est une manifestation de l’ignorance, le seul péché; la guérison est une démonstration du savoir appliqué, le seul salut. Le Christ est la personnification du principe de Sagesse, et c’est dans la mesure où le Christ est formé en nous que nous acquérons la santé. Par conséquent, le guérisseur devrait être un mystique et s’efforcer d’inspirer à son malade des idéaux élevés qui lui apprendront, avec le temps, à se conformer aux lois divines qui gouvernent l’univers, pour atteindre à une santé permanente dans ses vies futures, aussi bien que maintenant.

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Cependant, la foi sans les oeuvres est morte (Jacques 2:26). Si nous continuons à vivre dans des conditions insalubres, la foi ne nous sauvera pas de la fièvre typhoïde. Si nous prenons des précautions et des remèdes appropriés, nous prouvons réellement notre foi par les oeuvres.

L’ordre des Rose-Croix s’efforce d’aider l’humanité à réaliser la santé du corps. Dans différents ouvrages, on peut lire que les membres de l’ordre faisaient le voeu de guérir gratuitement les malades. Cette affirmation est quelque peu déformée. Ce sont les frères lais qui font le voeu de secourir le mieux possible toux ceux qui en ont besoin, et gratuitement. Ce voeu inclut la guérison, bien entendu, dans le cas d’un Paracelse, par exemple, qui avait le don de guérir par la méthode combinée de remèdes physiques pris sous l’influence d’aspects astrologiques bénéfiques et, bien sûr, de conseils spirituels. D’autres, qui n’étaient pas qualifiés comme guérisseurs, ont porté leurs efforts dans d’autres directions, mais ils avaient tous un point commun: ils ne demandaient rien pour leurs services et travaillaient en secret, sans bruit ni réclame.

CHAPITRE 18 – du livre « ENSEIGNEMENTS D’UN INITIÉ » – TOME I de MAX HEINDEL

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Réflexions sur la procréation médicalement assistée

 

 Cosmiquement parlant, comment concevoir les choses ?

Tous les mêmes droits, oui bien sûr. Toutes les mêmes possibilités ou tous pareils est une autre chose. Le monde n’a pas été fait sur ce modèle, la platitude, mais sur la diversité, la complémentarité.

Voici d’ailleurs une petite histoire de Pastor comme il aime le faire pour illustrer ses propos.

« Tu ne peux pas dire à un petit ruisseau qui descend de la montagne, regarde, si tu enlèves tous les rochers qui sont sur ton passage ton cours sera beaucoup plus fort et tu iras beaucoup plus vite. »
Que se passerait-il ?

Au premier méplat il se formerait une marre où ne vivent que des crapauds.
Au contraire, les rochers donnent du tempérament au cours d’eau. C’est ce qui fait sa particularité. Et de particularité en particularité on forme l’universalité qui est la reconnaissance de toutes les différences. À ce niveau de conscience, les différences ne sont plus des différences mais des complémentarités.

Chacun est libre de penser ce qu’il veut et avoir la société qui lui semble la plus parfaite. Mais comme on sait que la perfection n’est pas de ce monde, que la pensée soit au moins pleine de bon sens.

Rabelais 1494-1532, dans son livre Pantagruel a écrit cette maxime combien d’actualité : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

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Voici ce que pense Pastor à propos des débats actuels liés à la procréation.

Fécondation in vitro – inséminations artificielles.

Qu’est-il bon de donner comme conseils ?

Ce que vous donne comme conseils la nature elle-même. Soyez toujours proche du grand-livre des lois de la nature et regardez ce que fait la nature. Pour cela il faut que l’homme ravale sa fierté et qu’il aille voir parfois auprès des animaux, auprès des insectes, des oiseaux, des mouvements des plaques de la terre, pour s’y instruire. Car quelque fois, si l’on a besoin d’un plus grand que soi, on a aussi besoin d’un plus petit que soi, parce que tout ce qui est en bas et comme ce qui est en haut, et qu’à l’œil du véritable occultiste, du véritable ésotériste, la nature parle plus fort que le plus grand des Maîtres, qui lui, ne parle pas. Il ne fait que montrer ce qui est juste. Tandis que la nature parle, donc il faut respecter la nature.

Pour nous qu’est-ce qui est bien, qu’est-ce qui ne l’est pas ? 

Pour nous, ce qui est bien c’est ce qui est utile. Ce qui n’est pas bien c’est ce qui est inutile. Est-ce pour cela que je dis que les mères porteuses font des erreurs, qu’elles commettent un péché, qu’elles sont ceci, qu’elles sont cela. Non. Elles veulent être ceci, eh bien !, elles ont le droit, tant pis. Cela risque de faire quelques problèmes dans leur vie psychologique, dans la vie psychologique des autres, créer même un drame social. L’homme apprendra à régler les problèmes en étant face aux problèmes qu’il a créés. Car lui-même se crée ses propres problèmes et à force d’être autour du problème, il finira un jour par comprendre qu’il faut effacer la cause du problème, et alors il interdira.

La stérilité des femmes.

La stérilité a toujours été un véritable fléau, c’est-à-dire qu’elle a toujours eu un pourcentage élevé. Mais à chaque époque les causes sont différentes. La cause principale, disons ce qui qualifie la plupart du temps ce problème sur un plan énergétique, c’est un blocage que fait la femme par rapport à la loi.

L’homme n’a pas toujours été un être très développé, et au cours de ses nombreuses réincarnations, il a eu parfois des comportements très sauvages sur tout ce qui concerne le plan sexuel. Ce qui fait que, l’âme fait une sorte d’obsession à propos de ce problème qu’elle n’arrive pas à sublimer de vie en vie. Actuellement la vie moderne, le stress et l’abus de produits chimiques sont aussi des facteurs de cas de stérilité.

En ce moment, à cause des énergies nouvelles qui vont rendre la femme nouvelle, il y a mutation du corps féminin.

Si elle abuse de la vie et de l’activité de la vie moderne, plus l’abus de certains produits chimiques, de certains excitants comme les drogues, le café etc., il y a parasitage au niveau des énergies qui visent la reproduction. Parce que la reproduction ne serait pas souhaitable, étant donné que le type féminin est en mutation pour être un type nouveau dans la nouvelle ère.

Si on contamine ce changement avec des données qui ne sont pas souhaitables, des données qui viennent aussi bien du psychisme, de la vie stressante, ou qui viennent tout simplement de l’abus de certaines drogues, ou de produits chimiques comme certains médicaments, le nouvel ADN, qui doit s’instaurer dans cette femme, se trouve mal programmé en quelque sorte, la nouvelle race serait mal programmée et ne serait pas la race souhaitée. Alors les énergies se mettent en place pour contrecarrer les niveaux de reproduction afin que l’ADN soit préservé.

N’oublions pas qu’il y a interpénétration des deux zones, de l’ancienne et de la nouvelle.

Il y a des personnes qui, tout en continuant à appartenir à l’ancien monde, peuvent très bien continuer à enfanter, parce qu’énergétiquement elles sont en harmonie. Mais dès qu’il y a mutation, dès que certaines personnes s’éveillent, même s’il n’y a pas forcément une démarche spirituelle, mais si sur un plan vibratoire elles ont atteint un certain degré pouvant permettre la mutation, alors ce sont plutôt ces personnes qui sont visées par la stérilité. Ne pouvant pas s’adapter à la discipline, il vaut mieux que leur moyen de reproduction soit coupé, parce qu’elles transmettraient de fausses données à la nouvelle race.

Il vaut mieux reproduire selon les normes de l’ancien monde, que d’essayer de produire des mutants qui ne seraient pas conformes aux normes spirituelles futures.

Conditionnement de l’enfant. 

Donc aujourd’hui, pour enfanter dans les meilleures conditions, les hommes doivent avoir l’attitude la plus pure dans l’esprit et dans le cœur, et ainsi l’explosion qui préside à la naissance, à la formation, sera une explosion spirituelle au lieu d’être une explosion émotionnelle.

À l’heure actuelle, la plupart des enfants sont enfantés dans une décharge de plaisir, dans une explosion de plaisir qui reste émotionnelle. C’est pourquoi, vous enfantez des enfants qui seront encore attachés à la sensualité, à la chair, au corps, parce que cela a été la vibration de base de leur vie, le rayonnement de base de leurs cellules, de leur matière.

1 homme femme ENERGIE

Comment imaginer, autrement que de cette façon, l’acte sexuel ?

Si vous n’arrivez pas à imaginer, c’est que vous n’êtes pas encore sur le plan mental, ou pas encore assez déterminés et assez conscients. C’est pour cela qu’il ne sert à rien de vouloir forcer les gens à enfanter de telle ou telle manière, car chacun enfante tel qu’il est, de la même manière qu’il veut avoir pouvoir et argent. Alors si la masse des gens ne peut pas enfanter tel que cela devrait être pour la propreté et la beauté d’un corps qui est à naître, laissons les âmes se prédestiner les parents qu’il leur faut et qui seront à même de leur faire la naissance qu’elles réclament.

Lorsque les parents enfantent, ils font une immense montée d’énergie qui s’ouvre sur une sphère X. Cette sphère correspond à leur degré d’enfantement, à l’énergie qu’ils ont su déclencher, à la façon dont ils ont vécu cette énergie, à tout ce qu’ils sont spirituellement, héréditairement, et qui correspond à tout ce qu’ils peuvent proposer en tant que famille, race, nation. Donc lorsque l’âme dans sa sphère a vu quelle destinée elle pouvait obtenir en s’incarnant dans tel ou tel foyer, elle envoie son accord. De la même manière que l’énergie est montée à elle pour la susciter, elle envoie son énergie,  son accord, pour que l’embryon puisse se former. Sinon l’embryon ne se forme pas, et on dit des femmes qu’elles sont stériles.

C’est vrai que dans certains cas il y a vraiment un problème au niveau des organes, mais dans la plupart des cas de stérilité, c’est tout simplement parce que la vibration ne rencontre aucun écho favorable de vie. Dans ces cas-là, la femme et l’homme stériles doivent avant tout travailler sur eux-mêmes. Ce n’est pas leurs ventres qui sont stériles, mais la destinée qu’ils proposent n’intéresse personne. Il leur faut travailler un peu sur eux-mêmes, revoir certaines idées, certaines possessions, les instincts, ou quelle est leur démarche dans le fait de vouloir un enfant.

Car s’il y a bien une chose que l’entité réprouve totalement, c’est de s’incarner parce que papa maman veulent absolument un bébé dans un berceau tout rose. Cela ne plaît pas du tout aux entités.

Accomplir l’acte de la nature, puisque Dieu vous a ordonné de perpétuer votre race, c’est donc un devoir, mais accomplir l’acte de la nature ne doit pas être pris comme une distraction. Cela a une très mauvaise réception pour une entité.

Enfanter est un devoir et non un désir.

Donc, on pourrait dire en résumé de ma pensée générale, que l’homme n’est rien d’autre qu’une idée qui traverse le temps et l’espace, les formes et les règnes et qu’il doit retrouver l’idée juste.

Tant qu’il n’est pas capable de cette conception juste il va être entraîné dans des rêves plus bizarres les uns que les autres. Et l’homme va croire à ces rêves et lorsqu’il sera dans le moment de souffrir, il va croire à sa souffrance. Lorsqu’il sera dans un moment d’être heureux, il va croire à son bonheur. Dans un moment il doit être riche, il va croire à sa richesse et à la pauvreté lorsque la pauvreté viendra dans le rêve.

Ce qui fait que la femme va croire être femme, voudra être mère, va s’identifier à ce phénomène et elle va désirer l’enfant. Et si l’enfant ne vient pas, elle en sera malheureuse et elle va prier un Dieu qu’elle imagine, pour que ce Dieu lui envoie un enfant. Mais qu’est-ce que Dieu peut faire dans ces cas-là ?

Considérant la réalité du monde Divin, que représente la demande: je veux avoir un enfant. Cela ne représente rien du tout. Lorsque l’on pense à l’équilibre des mondes, à l’équilibre des continents sur la terre, à l’équilibre des politiques, qu’est ce que cela représente, la demande d’une femme qui se sent seule simplement parce qu’elle ne peut pas occuper son temps avec les cris d’un enfant. Il y a des millions d’enfants dans le monde, alors occupe-toi de ceux qui sont déjà nés au lieu de faire des problèmes psychologiques, des blocages, voire même des maladies parce que le ventre reste plat.

Cela n’a aucune importance, d’autant plus que tu imagines forcément un bel enfant, un bon enfant. Mais s’il te vient un bandit, un scélérat, un être sans respect, qui ne te donnera que de la honte, là, j’en suis sûr, tu ne seras pas du tout contente que Dieu ait répondu à ta demande.

Toute cette quête, toute cette demande et ardeur ne reposent que sur une chose, sur l’identification au statut de mère.

FILLE Amérindienne

Être mère qu’est ce que cela veut dire ?

Tu veux avoir un enfant, très bien. Tu le voudrais le plus divin possible, très bien. Mais allons plus loin ensemble dans cet acte pour que tu y découvres la véritable raison et non pas simplement le fait de suivre la nature et le beau sentiment que l’on en retire.

Dans un premier temps cela veut dire obéir à une loi, la loi de la nature. Une loi qui dit que tout être qui aura bénéficié d’un corps de par les grâces de la nature, devra en créer un pour une âme qui cherche aussi à s’incarner. Donc c’est avant tout cette loi qui agit dans ton esprit. Mais tu n’es pas simplement l’endroit froid et platonique d’une liste de lois.

L’homme est aussi un être de sentiments, ce qui fait qu’il va sentimentaliser la loi. C’est un acte qui peut parfois être un acte de beauté, mais aussi un acte qui peut devenir un acte d’illusion et d’esclavage. Le fait de mettre le sentiment et l’amour à chaque loi est un acte de beauté si on y ajoute que le sentiment qu’il faut, le sentiment qui suit en même temps la règle du détachement et de la liberté.

En tant qu’être humain, si je veux  avoir un enfant, je ne suis pas libre vis-à-vis de la vie, je ne pense qu’à ce fait et toute ma pensée est préoccupée par le désir. Donc mon esprit en tant qu’éclat, éclat de conscience, éclat de spiritualité ne peut pas regarder l’absolu, c’est impossible. Tout le désir occupe la scène et il semble que ce désir soit légitime puisque toutes les femmes ont des enfants. Et c’est le premier piège.

Puisque les autres en ont et que c’est la nature, j’en voudrais aussi, mais cela est un piège. Ce n’est pas parce que cela est la loi pour les autres  ou le destin des autres que cela doit être ton destin. À partir du moment où tu as compris qu’engendrer est un acte de respect et de retour vis-à-vis de la nature et des autres âmes qui attendent pour s’incarner, tu comprends bien que le fait de devenir mère n’est pas si important que cela. C’est un devoir, mais ce n’est pas un moment de bien-être pour toi.

Beaucoup de femmes confondent la joie d’être maman avec le devoir d’être maman. C’est parce que dans ce devoir elles mélangent un sentiment trop humain, qu’un beau jour elles ne savent plus être maman. Elles ne savent plus avoir la patience, ou elles ne savent plus s’investir et d’un coup, elles ne veulent plus les enfants.

Le devoir est quelque chose qui se fait depuis un véritable point d’amour, un amour mûr, un amour qui sait être responsable et qui donne chaque jour ce qu’il faut. Tandis que, si l’individu veut être père ou mère depuis un point sentimental, le devoir ne pourra pas être exécuté. Et l’on voit comme cela des couples devenir de très mauvais parents, parce qu’en fait, ils étaient saisis par un idéalisme trop primaire, ils n’étaient pas prêts pour le devoir d’être père ou d’être mère.

Paul

Extrait des dossiers de la « Conscience Universelle »

Blog de Francesca http://etredivinaufeminin.blogspot.fr/