Le chemin de la santé et de la guérison

 

L’homme doit guérir tout ce qui est en lui comme tout ce qui le touche venant de l’extérieur.

L’environnement, les lieux dans lesquels il vit, prie, mange ou travaille doivent être guéris. Tout ce qui fait partie de sa vie doit devenir une médecine, car si l’homme est envahi par la maladie, elle s’empare de son être et l’empêche de capter toutes les subtilités des mondes divins.

La guérison commence par le calme, et la maladie par l’agitation. (Michaël 59:8)

La parole est l’organe par excellence qui permet à l’homme d’entrer dans la maîtrise de sa vie. Par la parole, il alimente sa vie personnelle, mais aussi la vie de tout un monde subtil et grossier autour de lui. Il peut blesser ou détruire par la parole, mais aussi guérir, consoler ou construire. (Michaël 61:2)

SANTE

La guérison est à la portée de tous les hommes sincères et désireux de cheminer vers le monde divin avec respect et attention pour toutes les formes d’existence. (Michaël 65:11)

Ce que l’homme doit guérir et retrouver, c’est la royauté de son être, la dignité de la Lumière en lui, le rayon qui l’unit au soleil, aux étoiles et à toutes les créatures de la terre. (Michaël 139:7)

Si l’homme n’arrive pas à trouver un équilibre dans la vie, c’est toujours parce qu’il existe autour de lui ou autour de l’autre une interférence qui engendre une perturbation et empêche une circulation harmonieuse de l’énergie à travers l’échange. La cause de toutes les discordes et maladies se trouve dans une telle interférence. (Gabriel 16:2)

L’homme doit être responsable de la nature des relations qu’il entretient avec l’univers vivant. Chacun de ses concepts, de ses pensées, de ses sens, de ses habitudes, comportements, attitudes, activités l’établit dans une harmonie ou fait de lui un agent de la maladie, du désordre, de la souffrance. (Gabriel 91:5)

Sachez que les plus grands thérapeutes doivent être vous-mêmes. Cela se fera en établissant votre être dans l’Harmonie afin de tout conduire dans la perfection, la guérison et la sauvegarde du corps. (Ouriel 177:38)

 A chaque fois que tu manges quelque chose, tu communies avec une intelligence, tu t’unis avec une influence, une idée et tu les renforces en toi et dans le monde. Lorsque tu ingères l’aliment, un triage s’opère dans le corps afin que chaque vitamine et élément aillent à l’endroit lui correspondant. Une grande intelligence préside à tous ces processus. Les déchets eux aussi vont dans l’endroit qui leur est destiné afin d’être évacués et recyclés. (Gabriel 129:21)

Vous êtes sur la terre pour apporter l’Harmonie et la Guérison. (Raphaël 159:1)

Lorsqu’un homme est malade, il prend un médicament pour se guérir, mais la guérison ne vient pas du corps mortel du médicament, elle est dans son âme. C’est l’âme qui guérit par la vertu et le message qu’elle transmet au corps. Ainsi, tes paroles sont un médicament qui permet de communiquer par résonance avec un monde supérieur. (Raphaël 24:17)

Apprenez à cultiver de belles pensées. Elles vous guériront et appelleront sur vous l’harmonie des mondes. (Raphaël 84:1)

Si vous devenez des sources de guérison, tout ce qui vous environne aussi bien dans les mondes magiques que physiques aimera votre présence. Vous serez appréciés, recherchés, car la vie auprès de vous sera belle, agréable, légère, grande. L’avenir apparaîtra alors sous de bons auspices. (Raphaël 159:7)

Si vous connaissez les vertus des plantes, les remèdes, les éléments, les techniques, vous pouvez aider le corps et lui permettre de se maintenir plus longtemps, mais vous devez voir et accepter que le corps n’est absolument pas le fondement de tout. Même si vous donnez tous les éléments au corps, si les corps subtils sont malades, cela finira par atteindre le corps. Vous pouvez lutter, mais un jour, tout finira par être emporté. (Ouriel 117:27)

Toi qui peines sous un lourd fardeau, promène-toi dans la forêt. Contemple la lumière qui traverse la ramure des grands arbres ; allonge-toi sur le sol et regarde la cime des arbres ; écoute le vent chanter dans les feuilles, il te nettoie et t’allège, te parle d’un autre monde. Les feuilles dansent sous sa caresse, révélant la présence de ce qui est grand et invisible. Les oiseaux connaissent ces secrets et c’est pourquoi ils se posent à la cime des arbres pour chanter et se charger de la force de l’air avant de s’envoler pour la distribuer dans l’atmosphère et bercer la Mère de leur écriture subtile et magique. Apprends à te rendre dans les endroits qui te guérissent et évite de fréquenter ceux qui te font du mal, t’affaiblissent, te rendent instable. Entoure-toi de gens heureux, joyeux, qui sont débordants de vie et de sagesse, d’équilibre. (Raphaël 84:5-8)

AMOUR des anges

 Deviens un guérisseur de la vie en devenant avant tout un thérapeute pour toi-même. Associe-toi avec les sylphes, ces êtres purs de la nature qui vivent à la cime des arbres. Ainsi, tu trouveras tous les éléments, toute la force nécessaire pour œuvrer dans ce monde difficile, dur et instable sans perdre ta lumière, ta fraîcheur, ton enthousiasme et ton orientation sacrée, éternelle, grande et vaste. Apprends à vivre au sommet de ton arbre et beaucoup de difficultés de ta vie ne te toucheront pas. (Raphaël 84:22-23)

Vous devez guérir vos yeux, aller dans la nature et la regarder autrement. (Ouriel 92:3)

L’homme pense qu’il est malade uniquement quand le corps physique est atteint mais c’est là une vision erronée. La maladie était présente bien avant dans les corps subtils, simplement elle n’avait pas encore atteint le corps physique. Le corps physique est le dernier maillon de la chaîne et pour le protéger, il est fondamental de prendre soin de tous les autres corps. Si un seul de ces corps devient faible, il y aura fatalement des répercussions dans les autres corps jusqu’au corps physique. (Ouriel 177:4-5)

– Pensées Esseniennes

La maladie, c’est l’âme qui nous dit 

 

La stagnation de l’énergie intérieure

 Le manque ou l’excès d’énergie, un organe en déséquilibre, provoque l’effondrement des défenses immunitaires et se traduit par la maladie, aigüe, chronique selon l’origine du déséquilibre, ou même karmique si elle traduit des déséquilibres liés à nos vies antérieures.

ame

Le corps de lui-même est une centrale énergétique qui nourrit chaque organe, leur permettant

d’émettre une vibration, une résonnance en harmonie avec  chaque partie. Chaque organe a sa vibration d’intensité, le tout est lié au corps et donne ainsi la tonalité de bonne santé, spécifique à chaque individu. L’aura, notre protection, notre élévation…

Le corps est donc un  chef d’orchestre qui reçoit et émet des énergies, qui nous permettent entre autre, de nous protéger contre toute attaque extérieure. les signes transmis par le corps ou l’esprit, le langage de l’univers

La maladie traduit un état de déséquilibre, bien souvent un organe en faiblesse, où l’énergie n’agit plus car les récepteurs sont fermés, ou bien au contraire, un excès d’énergie sature l’organe et l’empêche de se réguler correctement, à cause de différentes attaques : le stress, l’émotion, le mental, l’égo, notre comportement inconscient… Travailler en conscience,

Tout est lié à soi, notre capacité à réagir et mobiliser notre potentiel énergétique, mais si on regarde bien, tout est lié à son énergie vibratoire qui régule l’organe et le corps. Il ne faut pas oublier que le corps est un organe à part entière dans l’Univers qui vibre à l’unisson avec celui-ci. Pourquoi travailler avec son Ame ? l’éveil de la conscience,

Le corps est une matière vivante qui doit être respectée et aimée. On ne vient pas par hasard dans un corps, nous l’avons choisi avant notre naissance, nous en sommes responsable. Ce corps est notre moyen de transport pour nous déplacer, c’est notre graal, le réceptacle de l’esprit divin venu sur terre, il est vibration et énergie et agit par rapport à nous, notre compréhension et diffusion de vie en lui : l’énergie. La relation avec son enfant avant la naissance, trouver son nom

Il est naturellement un bon émetteur-récepteur. Il reçoit et donne l’énergie qui lui permet de se régénérer. Souvenons-nous qu’il est composé à 70 % d’eau, l’eau contient toutes les mémoires, elle aide donc à diffuser l’énergie en nous ramenant nos propres mémoires. L’interprétation des signes sacrés du corps

Toute faiblesse du corps entraine une baisse de vibration, l’énergie est en perte, en faiblesse, et le corps laisse alors la porte ouverte à n’importe quel intrus qui nous déstabilise et apporte la maladie. Toutes maladies possèdent un taux vibratoire qui leur est propre, et elles ne peuvent se manifester si le corps possède une vibration plus élevée, c’est pourquoi il est important d’entretenir notre vibration dans des sphères élevées, tenant de ce fait la maladie éloignée. Les ventouses énergétiques méthode indolore et efficace

Le travail énergétique quotidien aide le corps à se défendre lui-même par ses propres moyens, sa ressource étant sa force vitale, dont le foyer se trouve dans le ventre, au niveau du hara. Le Taï Chi des Vertus, le travail sur soi en conscience,

La maladie traduit aussi une épuration du corps qui n’est plus immunisé et qui cherche à retrouver son équilibre en se libérant des toxines de différentes manières (respiratoires, cutanées, inflammation… Son taux vibratoire baisse. Il nous alerte et nous donne des informations que l’on ne doit pas négliger, au contraire, il faut les considérer comme un avantage et un soutien. En effet, le corps nous signale qu’il ne peut plus jouer correctement son rôle d’émetteur-récepteur. Il nous fait prendre conscience d’un problème énergétique en le traduisant dans sa matière. les connaissances intérieures, la manne Céleste…

Maladie

Le corps est donc un éveilleur de conscience : il est le garde-fou pour nous maintenir sur la voie royale, il nous prévient de nos erreurs que nous commettons quand nous ne le respectons pas. Il rejette tout ce qui lui est nocif par des maladies, afin que nous rectifiions nos comportements. La Lumière, notre guide vers le supramental…

Il a la capacité d’agir seul, lorsqu’il n’est pas épuisé ou intoxiqué par une trop grande quantité de chimie et pollution, pour épurer et remédier à son problème, et régularise ainsi son taux vibratoire. Ses capacités d’auto-guérison sont immenses, et souvent, seul notre mental pose des limites factices. Le médecin chinois qui n’était rémunéré qu’en cas de bonne santé, et non lorsque la personne tombait malade, avait compris la puissance de ce pouvoir, et il s’attachait à soutenir cette capacité à guérir du corps.

Le corps est une essence énergétique, il n’est que la densification de la lumière céleste où tout passe par l’énergie et la vibration. Il vibre à l’unisson quand on en prend soin. Il est alors protégé contre toute attaque car il vibre aux plus hautes intensités qui lui sont permises. C’est pourquoi le travail énergétique quotidien est notre meilleur médecin, car il prévient tout déséquilibre et le corps de lui-même s’auto-régénère. les connaissances intérieures, la manne Céleste…

Le corps est à lui seul une source d’informations qui nous permet de rester en forme quand on est à son écoute et que l’on vibre en lui, en conscience et en respect. le corps, symbolique pour notre élévation,

Partageons autour de nous ces connaissances Célestes d’évolution de conscience, pour que les mentalités changent et évoluent dans ce nouveau monde.

SOURCE : http://enseignant-medecine-de-l-ame.com/article-qu-est-ce-que-la-maladie-86950509.html

 

 

Un docteur en médecine bien indiscipliné

Personnage multiple, Rabelais est bien connu de nos contemporains pour son oeuvre littéraire majeure. Pourtant, sa vocation pour la médecine et son génie pour l’étude lui valurent d’exercer durant 20 ans au sein du milieu médical, en acquérant un diplôme de bachelier quelques semaines après son inscription à la faculté de Montpellier en 1530, en dirigeant notamment le service médical de l’Hôtel-Dieu de Lyon, puis recevant une gratification spéciale pour les soins qu’il prodigua aux malades de Metz après avoir enrichi ses connaissances en retournant aux études, alors âgé de plus de 40 ans.

Le nom de Rabelais figure pour la première fois dans un registre de faculté de médecine en 1530. On retrouve sa signature dans les archives de l’Ecole de Montpellier à la date du 17 septembre de cette année. Le 1er décembre, après l’acquittement des droits, un écu de trois livres, Rabelais était reçu bachelier en médecine — alors premier grade universitaire. Les nouveaux bacheliers étaient tenus de faire, trois mois durant, des leçons qu’on appelait les Leçons du Cours. Rabelais dut se conformer aux usages et commenter, ainsi qu’il a eu le soin de nous en assurer, devant un auditoire nombreux, frequenti auditorio, les Aphorismes d’Hippocrate et l’Art médical de Galien.

Pourquoi il choisit Montpellier, il s’en est expliqué sur le ton de raillerie qui lui est familier. Il laissa Paris et « son peuple, soit par nature, par béquarre et par bémol », et il vint « à Montpellier où il trouva fort bons vins de Mirevaulx et joyeuse compagnie ». Il se mit à « estudier la médecine, bien que l’estat soit fascheux par trop et mélancolique, et que les médecins sentent les clystères comme le vieux diable » (Pantagruel, livre II, chapitre 5). La médecine fut pour Rabelais comme le couronnement d’une éducation encyclopédique. Quand il songea à prendre ses grades, il y avait longtemps déjà qu’il pratiquait l’art de guérir. Avant comme après le diplôme, il soigna avec un dévouement au moins égal à sa science les pauvres malades qui réclamaient ses bons offices.

Rabelais

François Rabelais

Nous retrouvons Rabelais à Lyon en 1532. Il arriva vraisemblablement dans cette ville an mois de juin, appelé comme correcteur de grec chez l’imprimeur Sébastien Gryphe, Au mois de novembre, il était nommé médecin du grand hôpital du Pont-du-Rhône, en remplacement de maître Pierre Rolland, qui venait de mourir. Le traitement était de 40 livres par an. Il avait obtenu la place au concours et à la suite d’une série de conférences anatomiques faites devant le public lyonnais sur le cadavre d’un pendu dans l’amphithéâtre du grand Hôtel-Dieu.

Il avait élu domicile dans le quartier de la rue Dubois. Il ne paraît pas avoir été très assidu dans son service d’hôpital. L’assiduité s’alliait mal avec l’indépendance de son tempérament. Il retrouva à Lyon, dit le Dr Pointe dans son Histoire de l’Hôtel-Dieu de Lyon, « une règle à laquelle son caractère ne put se plier, et il y apporta des habitudes que ne pouvait tolérer l’ordre indispensable à une maison hospitalière. Aussi, après s’être absenté deux jours sans congé (il était probablement allé faire une apparition forcée à Montpellier) fut-il, en 1534, remplacé par décision des consuls. »

rabelais A   La vérité n’est pas tout à fait aussi simple. Rabelais en prenait tout à son aise avec les règlements administratifs, n’étant pas d’humeur à se laisser imposer une discipline. En 1534, le cardinal du Bellay, qui se rendait à Rome en qualité d’ambassadeur de la cour de France, prenait au passage Rabelais, qu’il emmenait avec lui pour lui servir de médecin et surtout de conseiller intime. Ce premier voyage en Italie ne dura pas moins de deux mois, de la fin de janvier à la fin de mars 1534. Le médecin en chef de l’hôpital de Lyon ne devait pas ainsi abandonner son poste sans un congé de la municipalité, bien que nous n’ayons aucune certitude qu’il ait assuré le service médical pendant son absence.

Les extraits des Comptes du receveur de l’hôpital nous montrent que Rabelais, simple bachelier en médecine, a dirigé le service médical d’un important établissement hospitalier depuis le mois de novembre 1532 jusqu’au mois de février 1534, à raison de 40 livres tournois par an. Pendant les vingt-sept mois de son service, il avait touché 88 livres et 5 sols tournois, honoraires qu’on pourrait trouver insuffisants si on ne savait que le médecin jouissait en plus de certains privilèges, tels que l’exemption des impôts et autres faveurs indéterminées.

Il faut dire aussi que Rabelais avait d’autres sources de profits, quand sa besogne journalière lui laissait toutefois des loisirs, car c’était « un vaste champ d’observations qu’un pareil hôpital dans un perpétuel mouvement de bandes guerrières et ravagée à chaque instant par de cruelles épidémies ». A cette époque en effet, la peste et la famine visitèrent à plusieurs reprises la ville de Lyon, où les « vérolés très précieux » pullulaient. Rabelais pouvait étudier à son aise les effets de la terrible affection qu’il a si plaisamment décrite dans son Pantagruel.

Tout en étant médecin de l’hôpital, Rabelais faisait des cours et écrivait des livres. C’est à Lyon qu’il publia une édition des Aphorismes d’Hippocrate, et qu’il donna ses soins à bon nombre de publications de Sébastien Gryphe, François Juste, Claude Noury, relative à la médecine, à l’archéologie et à la jurisprudence. Il ne reculait même pas, dit Rathery, devant la composition d’Almanachs, dont quelques-uns seulement ont été conservés, PANTAGRUELmais dont la série complète, parait s’être étendue de 1533 à 1550. C’est également à Lyon qu’il fit paraître, mais   plus tard (en 1542), trois éditions de Gargantua et de Pantagruel : l’une, gothique, chez François Juste ; l’autre, gothique aussi, chez un éditeur anonyme, sous ce titre : Grandes Annales ou Chroniques très véritables des gestes merveilleux du grand Gargantua et Pantagruel, son fils, roy des Dipsodes ; la troisième, chez Etienne Dolet. Enfin une édition du Tiers Livre parut à Lyon en 1546.

C’est en 1535 que Rabelais fut remplacé comme médecin du grand hôpital du Pont-du-Rhône. Le conseil d’administration de la ville s’assembla trois fois afin de pourvoir à cette vacance. Le procès-verbal, en date du 14 février 1335, nous donne le nom des trois médecins qui briguaient la place de Rabelais : c’étaient Maîtres Charles, Pierre du Castel et Canape. Dans une seconde séance, tenue le 23 février, les candidatures furent discutées. Cinq conseillers émirent l’avis qu’il fallait laisser à Maître Rabelais le temps de revenir de Grenoble, où il s’était rendu, et réclamèrent un sursis jusqu’à Pâques. D’autres voulaient pourvoir à son remplacement, et nommer le sieur du Castel. Quoi qu’il en soit, le 5 mars suivant, Pierre du Castel était définitivement élu, sans que la moindre protestation se fût fait entendre en faveur de l’absent. On en profita pour faire des économies sur les appointements, c’est-à-dire qu’au lieu des 40 livres tournois que touchait Rabelais, il n’en fut alloué que 30 à son successeur.

Rabelais ne fut pas autrement contrarié par cette décision, qui avait du moins l’avantage de lui rendre sa liberté. Il s’empressa de retourner en Italie avec son protecteur le cardinal du Bellay. Parti le 15 juillet 1535, il resta huit mois à l’étranger (jusqu’en mars 1536). Avant de partir pour Rome, Rabelais vint à Paris, Qu’allait-il y faire ? Tout simplement serrer la main à son ami du Bellay et passer quelques heures en la librairie Saint-Victor.

L’année suivante (1537), il revenait à Montpellier compléter ses études médicales. Il y soutint ses thèses de licence et acquitta les droits de son nouveau grade le 3 avril. Ce grade lui fut conféré, suivant la tradition, par l’évêque ou son vicaire général, assisté de deux professeurs délégués par la Faculté. Le doctorat ou acte de triomphe pouvait suivre de près la licence. Rabelais y fut promu le mois suivant. Le 22 mai 1537, il coiffait le bonnet de drap noir à houppe cramoisie, insigne de son nouveau grade, et mentionnait son entrée dans le corps médical par quelques lignes manuscrites sur le Cahier des Actes de l’Université.

Il eut un moment l’intention de se consacrer au professorat, et il occupa de novembre jusqu’à Pâques, la chaire qui correspondit plus tard à celle de pathologie interne. Le 7 novembre il figura dans une assemblée tenue dans la maison du chancelier Griffy, dans le but d’examiner les recettes et les dépenses de la Faculté ; il présida même une thèse de baccalauréat. Si ce n’étaient pas des preuves suffisantes qu’il professa la médecine à Montpellier, contrairement à l’opinion de bien des auteurs, nous ajouterions cet autre témoignage, indiqué très nettement dans sa supplique à Paul III, qu’il professa et exerça la médecine à Montpellier.

Du premier trimestre de l’année 1538, à la fin duquel il se trouvait encore à Montpellier, jusqu’en 1540, on perd la trace de Rabelais. Est-il revenu à Lyon ou en Italie ? S’est-il rendu, comme le croit un de ses biographes, à Angers, où il aurait occupé une chaire à l’université de cette ville ? Tout ce que l’on sait de plus positif, c’est qu’il fut appelé, comme médecin, en Piémont, vers 1541, auprès de Guillaume du Bellay, seigneur de Langey. On n’est pas davantage fixé sur un séjour qu’aurait fait Rabelais à Castres, où il aurait, dit-on, pratiqué l’exercice de son art. Mais on est beaucoup mieux renseigné sur un autre point de la vie de l’auteur de Gargantua.

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François Rabelais

Vers 1545, Rabelais avait quitté la France pour se dérober aux poursuites qu’il avait encourues comme hérétique et sacrilège. Pensant se faire oublier, il se réfugia du côté de l’Allemagne et fixa quelque temps sa résidence dans la ville de Metz. Le pays messin était alors ravagé par la peste, la famine, la syphilis et une maladie vermineuse qui s’attaquait surtout aux débauchés ; d’où lui vient le surnom si pittoresque de trousse-galant. La peste, notamment, ne cessait de ravager les Pays-Bas et le Luxembourg, à la suite des guerres où les armées de Charles-Quint et de François Ier avaient combattu.

Rabelais arrivait au moment propice : grâce à ses connaissances techniques, il fut nommé médecin stipendié de la ville de Metz. Le médecin stipendié était une sorte de médecin municipal, chargé de soigner les pauvres à leur domicile et dans les hôpitaux, de visiter les lépreux, d’organiser les secours publics en cas d’épidémies ou de maladies contagieuses. Les médecins stipendiés, primitivement aux gages de 8 à 15 livres par an, reçurent plus tard un traitement de 25 livres.

C’est en avril 1547 que Rabelais commença son service, et resta un an plein au service de la ville. La satisfaction des Messins fut telle qu’on lui accorda une gratification spéciale, le quart d’an de Saint-Jean, soit un trimestre en plus (la fête de saint Jean-Baptiste tombant le 24 juin). Rabelais prit logement au quartier des Juifs, en Jurue même, dans une maison située près de la chapelle Saint-Genest. Il demeurait à deux pas de l’hôpital Saint-Nicolas, qui était l’Hôtel-Dieu de Metz.

Aussitôt nommé, Rabelais prit le service médical de Saint-Nicolas, qui était municipal. Le soin des malades était confie à des laïcs, appelés frères ou sœurs de Saint-Nicolas, dirigés par le gouverneur, Jacques Ferry, un protestant, et par la gouvernante, dame Elisabeth Joly. L’hôpital Saint-Nicolas était un établissement bourgeois, où se centralisaient les secours réclamés par l’assistance publique. C’est là que le médecin de la ville procédait à l’examen, à la réception et à la répartition des malades.

metzC’est à Metz que Rabelais composa son Almanach pour 1548. Le logis qu’il avait choisi était propice aux études astronomiques : la chapelle de Saint-Genest et le clocher de Sainte-Croix, situé au haut du Jurue, étaient des observatoires excellents.

A l’appel du cardinal du Bellay, Rabelais se, démit de ses fonctions de médecin de l’hôpital de Metz (avril 1548) et vint à Paris au mois de mai pour toucher des termes échus de sa pension chez le banquier du cardinal, puis il prenait de nouveau le chemin de Rome, muni d’une lettre de change qui montait à 32 écus d’or. C’était la troisième fais qu’il revenait en Italie. Enfin le 8 janvier 1551, il était installé dans la cure de Meudon et mettait dès lors un terme à sa vie aventureuse. Il n’en continua pas moins à exercer la médecine, mais par pure philanthropie. Le 9 avril 1553, il succombait. Sa carrière médicale avait duré environ l’espace de vingt années.

                                                                                                                                                                    D’après « La Chronique médicale », paru en 1896 – La Gallice

 

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Les dents sont les trente-deux lettres de l’alphabet personnel

 

 

Les dents sont les trente-deux lettres de l’alphabet personnel que l’inconscient utilise pour transmettre ses messages.

Six de plus que notre véritable alphabet ! La variété des atteintes (fracture, usure, dent dévitalisée, etc.) est un langage d’une richesse dont la précision vous étonnera. Chaque dent est une facette de la personnalité, représente un domaine particulier de notre vie (affective, sociale, familiale, etc.). La dent touchée est une partie que nous refusons d’habiter.

dentition

Pourquoi un tel rejet ?

La finalité d’une maladie est de soulager une souffrance psychique. Qu’il touche la dent, l’os qui la soutient ou la chair qui l’entoure, le mal tente à sa façon de vous aider. Confronté à la souffrance, le corps propose sa solution : détruire la dent afin d’éliminer la mémoire qu’elle porte. Au regard de l’inconscient, l’important est d’évacuer la charge psychique pour soulager la personne, quitte à générer une douleur physique. L’inconscient ne résout rien. Il sacrifie la dent pour préserver l’individu. Les caries, maladies parodontales et autres atteintes obéissent à cette logique. Une logique qu’il vaut mieux ne pas ignorer.

La dent, structure minéralisée, est constituée de cristaux.

Le cristal fixe le vécu, le « cristallise ». Mémoriser est une propriété commune au système nerveux et à l’organe dentaire. Rien d’étonnant, puisque dent et cerveau ont la même origine embryologique. Durant la période de formation de la dent, le germe dentaire enfoui dans l’os se comporte comme une cire vierge où s’imprime l’intériorité (ou vécu réel) de l’enfant. La période qui entoure la phase d’éruption de la dent est également propice à l’inscription de vécus négatifs. Tout au long de la vie, les cristaux dentaires continuent d’enregistrer les perturbations psychiques qu’ils reçoivent.

Les acides produits par les bactéries à partir des sucres de l’alimentation dissolvent le cristal dentaire. En libérant les souffrances figées dans la dent, ils délivrent l’individu d’un poison psychique. La carie est le court-circuit spontané qui détruit les cristaux porteurs de souffrance.

Contrairement aux idées reçues, la dissolution de la dent au contact des acides issus des sucres n’est pas automatique.

Manger sucré ne génère pas nécessairement des caries. La dent est un organe qui vit et respire à sa manière; à l’état physiologique (dent saine), elle est parcourue par un flux qui va du centre (ou nerf) vers la périphérie. Ce flux dentinaire la reminéralise et la protège en permanence. Une dent saine est imperméable aux acides. L’immunité contre les caries est naturelle. Des expériences scientifiques ont démontré qu’un stress prolongé annule et même inverse le flux. La dent devient alors perméable aux acides, une carie se forme. L’élément déterminant dans la genèse d’une lésion dentaire n’est pas l’alimentation mais le niveau de stress ou de souffrance psychique de la personne.

Ce n’est pas la carie qui choisit la dent mais la dent qui choisit la carie.

 Les bactéries sont des agents nettoyeurs au service de l’inconscient. Simples exécutantes et non causes de la carie, elles soulagent un système qui n’en peut plus de souffrances accumulées. Par leurs acides, les bactéries opèrent à leur façon la transformation ou digestion d’un vécu douloureux que la personne na pas faite et libèrent le corps d’une charge intolérable.

 Les bactéries nettoyeuses ont pour finalité de soulager la personne, même si le prix à payer est une rage de dent, par exemple. Dans le cas de l’abcès, le processus est analogue. La surinfection bactérienne permet d’évacuer le trop-plein enkysté. De même, la modification de la flore bactérienne au niveau de l’os et de la gencive conduit à l’élimination de la dent par le déchaussement.

Carie, abcès ou autre, toute lésion présente deux phases.

Dans la phase d’accumulation, la dent semble saine mais la charge négative augmente peu à peu. Le seuil de saturation atteint, la mémoire de l’ordinateur dentaire explose, DICO Estellevient alors la phase de libération. La carie apparaît, l’abcès jusque-là silencieux se réveille, etc.

La phase d’accumulation peut durer des années ou une vie entière. Quant à la phase de libération, elle survient parfois au moment où la personne pensait avoir résolu le problème, après un travail sur soi par exemple. La dent montre la résistance profonde de la personne qui s’est approchée d’une souffrance sans pouvoir la reconnaître. Le fait est là : une partie d’elle-même refuse de creuser plus loin. La carie le fait à sa place et achève le travail de libération.

Le processus de guérison ne peut se limiter à l’indispensable élimination des bactéries (antibiotiques, nettoyage de l’infection). Le travail de fond qui devrait accompagner tout soin dentaire est la transformation et la libération du vécu négatif accumulé dans la dent. Si la guérison profonde n’est pas faite, le processus carieux ou infectieux reprend. C’est la traditionnelle récidive de carie, souvent imputée au travail incomplet du praticien qui n’a pas tout nettoyé. Mais la cause première est un travail de nettoyage intérieur non accompli par le patient lui-même.

L’acide produit par les bactéries joue le rôle d’un révélateur photographique. Par réaction chimique, il fait apparaître la cartographie de l’inconscient. Il dessine la réalité de notre paysage dentaire avec ses zones résistantes et ses zones fragiles. Outre révéler les failles et les manques, le langage des atteintes des dents et de la bouche oriente vers la guérison. La lésion indique avec précision le type de travail à accomplir, dans quel domaine et par rapport à qui. Par exemple, un abcès sur l’incisive latérale supérieure gauche indique une colère ancienne liée à l’impossibilité de communiquer avec le père.

Le travail consiste à vider son sac en exprimant ce qu’on n’avait jamais osé dire, puis à pardonner.

Le déchaussement traduit une capitulation, l’aphte une ulcération, une fracture exprime le sentiment d’être brisé, etc.

Le dictionnaire est un outil de lecture fiable et précis de la signification des maux de la bouche et des dents : il est une pierre fondatrice dans un domaine jusqu’à présent quasi désert. Il propose des clés, point de départ du chemin personnel. Sa consultation aide à découvrir le vécu associé au problème et à le verbaliser. L’ouvrage invite chacun à se Estelledire sa vérité profonde afin de se soigner en pleine conscience, base de toute guérison.

Par Estelle Vereeck dans son livre : Dictionnaire du Langage de vos Dents aux Éditions Luigi Castelli 

EN COMPLEMENT : LIRE http://devantsoi.forumgratuit.org/t777-le-sens-sacre-de-nos-dents#5610

Le corps, creuset de la psyché

 

Le langage populaire nous le dit bien, nos états émotionnels impactent notre corps. « J’en ai plein le dos », « Je ne l’ai pas digéré», « Ça me fait suer ». Et c’est ce que nous montre la pratique en Psychologie Biodynamique. Une assistante de direction se présente, résignée et souffrant depuis peu de douleurs aux épaules et de courbatures dans les bras.

Il se trouve qu’une nouvelle directrice, qui a récemment pris le poste au dessus d’elle, lui impose un travail très répétitif et rejette toutes ses initiatives. Le thérapeute l’invite alors à sentir son corps et elle sent que « les bras lui en tombent de découragement ». Il remarque aussi que ses mains sont gonflées, alors que ses doigts sont très étroits. A l’aide de massages biodynamiques, il lui masse les doigts à plusieurs reprises et l’accompagne dans son ressenti émotionnel. Les douleurs aux épaules commencent alors à bouger vers les coudes. La patiente sent des courants circuler dans le haut des bras, jusqu’au jour où elle tape du poing sur la table avec sa directrice et réclame de meilleure conditions de travail.

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Le corps sait digérer le matériel psychique.

Une des grandes découvertes de Gerda Boyesen, fondatrice de la Psychologie Biodynamique, a été que le corps a la capacité naturelle de digérer les émotions. Elle s’est aperçue, après avoir expérimenté la sublimation psychanalytique et la catharsis émotionnelle, qu’il existait une 3ème voie de transformation du matériel psychique : une voie par le corps, dite « par le bas ». Un des grands mécanismes de régulation psychologique de l’organisme est alors relié au système digestif et au système nerveux qui l’entoure – appelé communément « le 2ème cerveau » tellement il est important.

Cela fait que ce système nerveux entérique et nos intestins digèrent non seulement la nourriture physique, mais psychique aussi. Les fluides, les résidus métaboliques et nerveux liés à nos états d’âme sont amenés à passer la paroi intestinale et sont donc littéralement éliminés de l’organisme. « Le corps a, nous explique Gerda Boyesen, dans sa propre organisation, un mécanisme pour dissoudre et résoudre le matériel inconscient et le stress. Ce mécanisme est situé en profondeur dans le système végétatif. Je l’ai appelé le psycho-péristaltisme »*. Le psycho-péristaltisme permet donc le nettoyage des effets de la psyché sur le corps.

Une anatomie émotionnelle

Toute fois la vie ne permet pas toujours les conditions idéales de sécurité, de temps et de disponibilité pour laisser au corps le soin de faire ce travail de digestion émotionnelle. Cela fait que l’on peut trouver en dépôt, dans le corps, des résidus psychiques non digérés. Etant confrontée à ces phénomènes de « mémoires corporelles », la Psychologie Biodynamique a développé au fil d’une longue recherche clinique, une cartographie psychologique du corps. Car ces blocages ne se font ni au hasard ni n’importe où dans l’organisme. Selon la fonction psychologique affectée, la fonction organique équivalente qui le sera en écho. Par exemple, nous pouvons voir que le biceps sert à ramener vers soi. La qualité musculaire du biceps d’une personne qui a du mal à prendre et retenir ce qui est bon pour elle sera affectée par cette difficulté psychologique et fonctionnelle. Ainsi lors du travail thérapeutique, le thérapeute accompagne le patient afin de révéler son anatomie émotionnelle, de soutenir le psycho-péristaltisme et l’accompagne dans l’émergence de ce qu’il est profondément.

Notre corps, un chemin vers l’âme

Accepter de rencontrer notre présence corporelle, dans toutes ces facettes, ouvre véritablement un chemin vers les aspects les plus puissants de notre être essentiel. Le corps est une source d’une conscience insoupçonnée. Dans notre société à tendance patriarcale où le corps, le féminin et la nature sont domestiqués, nous oublions combien il est important de ressentir en nous même la magie de la vie faire son travail.

Et nous pouvons voir avec l’expérience thérapeutique, combien plus les personnes vont à la rencontre de leur corps, plus elles rayonnent et semblent douées de facultés nouvelles.

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La Végétothérapie Biodynamique permet par exemple d’amplifier et de laisser émerger cette puissance vivante au cœur de l’organisme. Une personne est allongée et le thérapeute l’invite à sentir son corps, à laisser faire ce qui a besoin d’être là. Il restera constamment à l’écoute de ses moindres signaux involontaires.

La personne sent une boule dans le ventre. La boule commence à bouger, à vouloir monter. La personne se cambre, étire les bras, cherche à faire passer cette boule dans la poitrine. Elle contacte alors une profonde nostalgie et finit par éclater en sanglot. La boule a disparu et le mouvement des sanglots dans le corps ouvre une vitalité et une envie de battre des ailes. La personne se sent comme un oiseau qui s’élance dans le ciel et qui jouit de toute sa force et de sa liberté, un mouvement de vague parcourt tout son corps. Au bout d’un moment le mouvement se calme et elle sent que tout son être est irrigué par des courants de vie.

* Interview de Gerda Boyesen par Christiane Lewin 

des vidéos à télécharger sur www.generation-tao.com

 

Comprendre le caducée

yoannYoann Fleurice, thérapeute, formateur et philosophe, enseigne de tai-chi-chuan dans le nord depuis quinze ans. Il travaille sur les enjeux de santé et d’épanouissement humain en s’appuyant sur l’énergétique traditionnelle chinoise, la psychologie et la symbolique des maladies.

Le caducée est un symbole lié à la santé, cela chacun le sait, mais peu savent ce qu’il veut vraiment dire… Il s’est vidé de son sens, devenant une enseigne, un appel visuel de type commercial publicitaire. C’est à travers le tai-chi-chuan que j’ai commencé à comprendre ce qu’il signifie : les origines légendaires de cet art martial chinois parlent en effet du combat entre un oiseau (yang/ciel) et un serpent (yin/terre)… deux symboles présents dans le caducée.

La tradition chinoise pose la triade terre, homme, ciel :
La terre, c’est la nécessité, le besoin, le concret ; c’est notre côté animal qu’explore notamment le décodage biologique par les liens avec les réflexes animaux de survie. C’est la contrainte-nécessité, la survie, la dépendance (de l’enfant par exemple).

L’homme, c’est le travail relationnel, l’ouverture à l’autre, l’émotion, c’est le lien entre les deux. C’est être altéré (alter=autre), modifié, « sculpté » par le lien. C’est l’axe de toute thérapie par la parole…

Le ciel, c’est la liberté, la vie, la symbolisation, le langage, l’abstraction, les idéaux, l’art, l’intuition et la quête du sens ; c’est un effort de mise en cohérence du vécu, du monde et de soi, dans une dialectique relationnelle qui nous fait converger vers nous-mêmes : « Va vers toi ».”

Une thérapie se doit de réunir ces trois aspects, et d’accueillir l’être dans toutes ses dimensions et dans son rapport aux forces de vie qui le traversent. L’homme doit donc « joindre les deux bouts » comme le dit si bien l’expression : faire coïncider en lui et par lui la terre et le ciel. Il ne peut le faire que s’il est dans un juste rapport des deux : dans son axe.

Cet axe, c’est la ligne verticale du caducée. L’axe de quelqu’un, ce n’est pas sa colonne, mais une ligne qui se fait repère interne. Je pense que le seul moment où cette ligne est tout à fait concrète, matérielle et visible, est celui de l’embryogenèse où apparaît le nœud de Hensen, et surtout la ligne primitive, vers la troisième semaine de développement. C’est d’ailleurs le moment où l’embryon passe d’une structure en deux feuillets à une structure en trois feuillets : l’endoderme – terre, le mésoderme – homme, l’ectoderme – ciel. Les serpents sont symboles de nos énergies internes, psychiques (désirs, émotions, projections, angoisses, etc.).

Toute une ménagerie animale chaotique (une arche de Noé au milieu d’un déluge ?) qui doit retrouver un axe, qui doit se redresser pour sortir de l’horizontalité.

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Car si la verticale est universelle, l’axe de chacun est on ne peut plus personnel, j’allais écrire intime. La seule façon de vraiment pouvoir être proches les uns des autres, d’être « frères », de communier et de sortir de la violence, c’est par l’axe de chacun, c’est-à-dire la conscience active de l’inaliénable et profonde responsabilité de toute personne.

C’est en partageant cette fondamentale nécessité d’incarner, d’assumer notre propre être qu’une sortie de la violence peut se profiler : m’étant reconnu moi-même, ayant conquis mon axe, je me rends apte à reconnaître l’autre en tant que faisant le même chemin, en tant qu’un autre moi-même en devenir… « Je suis pleinement responsable de ma vie, de chacune de mes paroles, de chacun de mes gestes ». L’autre est tel que moi en tant qu’il s’efforce comme moi d’être mieux lui-même : la différence est alors sacrée et n’empêche pas la fraternité puisque l’effort même pour se distinguer devient le bien commun reconnu comme socle d’un véritable rapport à l’autre.

Conquérir son axe, sa responsabilité propre est la seule façon d’être vraiment proches les uns des autres : individualisme n’est pas égoïsme s’il s’enracine dans une conscience responsable, c’est même tout l’opposé. Mon axe, c’est ma façon à moi d’être au monde, pleinement, d’assumer le plus complètement possible ma liberté d’être.

Le chemin de la santé : se donner un axe

À la lumière de ce que je viens d’évoquer, l’on comprend pourquoi quelqu’un qui est malade dit qu’il n’est « pas d’aplomb » : il a perdu son axe. D’ailleurs un jeune enfant ne se connaissant pas n’a pas encore d’axe propre ; le parent va donc lui en offrir un provisoirement, il est son « tuteur » c’est-à-dire son axe provisoire ; l’enfant s’en sert pour grandir, pour « tendre vers le ciel ».

(…)

Pour lire l’article en entier, Reflets n° 28 pages 25 à 27

 

 

Comment réaliser un bon nettoyage énergétique

 

Ecrit Par Serge Boutboul

 Le nettoyage énergétique nous offre la possibilité de libérer les personnes et les lieux d’énergies stagnantes qui bloquent notre processus d’évolution. Une énergie congestionnée, de même qu’une charge émotionnelle, est comparable à un poids que nous avons à porter, qui fausse nos perceptions, nous éloigne du positif et nous empêche de nous diriger vers notre authentique chemin de lumière…

 Dans notre quotidien, il est assez fréquent de « recevoir » des pensées négatives – jalousie, haine, colère, peurs – projetées sur nos corps subtils, et particulièrement sur notre corps éthérique. Il est également possible d’être parasité par des éléments provenant des plans subtils. Ces parasitages peuvent se matérialiser au niveau du corps éthérique, mais aussi dans les lieux où nous vivons ou travaillons. Vous découvrirez ici des techniques efficaces et des enseignements inédits pour apprendre à percevoir les énergies des personnes et des lieux, afin de pouvoir progressivement les nettoyer des charges qui les encombrent.

energie chez Francesca

 En développant nos facultés psychiques et spirituelles, nous découvrons qu’il existe une réalité bien plus vaste, plus profonde et plus belle que celle que nous connaissons. Grâce à l’expérimentation, nous pouvons accéder à des potentialités infinies. Ce qui pouvait sembler lointain et irréel devient de plus en plus palpable, et cela, jusqu’à faire partie de notre réalité et de notre quotidien. Ainsi rencontrer des êtres de la nature ou des êtres angéliques, accompagner et aider notre entourage, nous est-il accessible.

En apprenant à ressentir et à affiner nos perceptions, nous pouvons identifier les énergies négatives, puis nous nettoyer de ce qui nous encombre ou nous piège. Il est possible de remplacer nos “vieilles énergies” par de nouvelles, nous rendant ainsi plus disponibles et réceptifs aux plans supérieurs. Ces procédés permettent également de libérer des lieux chargés, et de rendre plus agréable et plus saine la vie de ceux qui y demeurent. En éveillant nos facultés, nous devenons à notre échelle des sortes de petits êtres de lumière qui agissent pour leur bien et pour le bien commun, dans le monde physique comme dans les plans subtils. Notre vie se place alors sous le signe de l’abondance.

Avoir les pieds sur terre

J’enseigne des techniques d’éveil lors de stages et d’ateliers depuis plus de vingt ans, partout en France et également à l’étranger. Dans cette démarche, je me montre toujours cartésien, et il est important pour moi d’appliquer cette même vigilance lorsque je suis auprès de mes élèves. En effet, aujourd’hui de nombreuses personnes désirent fuir cette réalité et n’acceptent pas leur incarnation terrestre. Pourtant, nous ne pouvons pas être dans le spirituel de façon juste et authentique si nous n’avons pas les pieds bien ancrés sur terre.

Il est important de ne pas se fier aux croyances, mais d’expérimenter, seul et en groupe, afin de vérifier auprès d’un maximum de personnes que ce que nous avons perçu est juste. Pour terminer, faire preuve d’humilité est un point très important, car si quelqu’un agit avec comme motivation le pouvoir et un besoin de domination, cette personne va attirer par un effet boomerang les mêmes énergies que celles qui émanent d’elle. Ainsi fonctionne la loi de l’attraction.

Apprenez en vous amusant. L’essentiel est de pratiquer. C’est lorsque nous faisons les choses avec le cœur, comme si tout devenait un jeu, que l’on progresse le plus rapidement. De plus, lorsque nous réussirons un exercice, nous ressentirons une joie profonde, celle de nous éveiller à de nouveaux potentiels, à de nouvelles facettes subtiles de nous-mêmes et de vivre des expériences passionnantes, que l’on soit seul ou à plusieurs. Ce type d’expérience transforme notre regard sur toute chose en profondeur, nous dévoilant ainsi combien notre réalité est beaucoup plus grande et plus belle que tout ce que l’on peut imaginer.

Apprendre à ressentir les énergies

Avant de pouvoir procéder à des nettoyages énergétiques, il convient de développer nos ressentis afin de pouvoir identifier avec précision les blocages qui se trouvent en nous, chez quelqu’un d’autre, ou dans un lieu.

Apprendre à ressentir les énergies, c’est tout d’abord être à l’écoute de notre corps physique et laisser de côté notre mental. Il peut être normal pour l’expérimentateur de rejeter les premiers ressentis, en les attribuant à une erreur de perception. Au début, la sensation peut être très subtile : un fourmillement, de la chaleur… Il est essentiel d’accepter nos ressentis, aussi légers et petits soient-ils, sinon nous ne progresserons pas.

Il est important de se faire confiance si nous souhaitons ressentir les énergies subtiles, de ne pas avoir peur de se tromper, car tout est question de pratique. Il faut bien commencer un jour.

Notre ressenti pourra être à peine perceptible au début, mais celui-ci augmentera rapidement au fur et à mesure de notre entraînement. Ainsi, il est essentiel de pratiquer. Faisons donc un maximum d’exercice en augmentant notre panel de ressentis et nous constaterons combien notre ressenti devient réel et présent – ce qui nous éveillera à cette réalité qu’est le monde des énergies, qui risque de nous émerveiller et de transformer notre vision des choses à tout jamais.

energie chez Francesca

Que signifie le mot « énergie »

L’énergie est la puissance intégrée à tout être vivant. Tout est vivant, même ce qui semble inerte. Tout baigne dans l’énergie. Nous vivons tous dans un monde d’énergie. Cette énergie nous permet de nous déplacer, d’agir et de vivre. L’énergie se décline sur des fréquences spécifiques correspondant à chacun de nos corps subtils. Il existe un nombre infini d’énergies différentes. Il existe un immense panel d’énergies différentes, passant des plus désagréables, lourdes, denses et piquantes jusqu’aux énergies les plus éthérées et agréables, puisque chacun d’entre nous est unique et que nous possédons tous une énergie qui nous est propre.

Il est donc essentiel d’apprendre à discerner ce monde énergétique qui nous entoure, ceci pour mieux pouvoir appréhender ces énergies à notre avantage. Ainsi, de ce fait pouvons‑nous apprendre à reconnaître tant ce qui est bon pour nous au niveau énergétique (que ce soit au niveau des personnes, des objets et des lieux) que ce qui est néfaste et malsain…

 Pour en savoir plus : article complet dans le magazine Essentiel n°41