La médecine s’adressant aux pauvres

L’hygiène est la science qui enseigne le secret de nous préserver des maladies qui nous menacent ; c’est la conservation de la santé et la prolongation de la vie ; c’est donc aussi la prolongation du bonheur, puisque sans la santé, l’existence est pénible, la vie à charge. La santé qui est le plus précieux des biens est aussi le plus gaspillé des trésors.

L’art de conserver la santé consiste dans l’application des règles hygiéniques, et si chacun voulait utiliser nos conseils, il réussirait à maintenir ou à ramener facilement dans leur état normal les rouages de cette machine compliquée que nous appelons le corps et le soustrairait à bien des maladies que l’ignorance seule laisse souvent développer en nous au préjudice de notre santé de notre repos, de notre bourse et souvent même de notre vie.

On dit couramment qu’il vaut mieux prévenir le mal qu’avoir à le soigner et qu’il est plus agréable de payer son boulanger que son médecin.  Les propos sont parfaitement juste et peuvent se traduire en la formule suivante ; faites de l’hygiène pour prévenir les maladies, c’est à dire soignez vous avant d’être maladie. Or, se soigner ne veut pas dire avaler des drogues ; se soigner, c’est prendre soin de sa personne, et parmi les plus indispensables, la propreté tient le premier rang. Pour être propre, il ne suffit pas de se débarbouiller la figure et les mains tous les matins dans une petite cuvette qui contient la valeur d’un verre à ligueur d’eau ; la propreté, c’est quelque chose de plus compliqué.

Tous les matins, dans une large cuvette, bien profonde, bien remplie d’eau, vous puisez largement à l’aide d’une serviette, d’une serviette-éponge ou d’une éponge, le liquide nécessaire à vous débarbouiller à fond le visage, le cou et les épaules – n’épargnez pas le savon, puis rincez à grande eau. Après, c’est le tour des mains, des avant-bras et des bras.

Frottez, frottez toujours, c’est la santé du corps. Toutes les semaines, prenez un grand bain tiède toujours à grand renfort de savon ; ce qui ne vous empêchera pas de vous ablutionner dans votre tub tous les matins, si vous aimez l’eau froide, ou de prendre un bon bain de pieds.

Quand vous en avez fini avec la peau, nettoyez-vous les dents avec une brosse et un demi-verre d’eau bouillie dans laquelle vous ajouterez quelques gouttes d’un élixir antiseptique quelconque. Répétez cette opération après chaque repas, et vous vous en trouverez bien.

Est-ce tout ? Non. Faites vous les ongles ; lavez-vous les mains plusieurs fois par jour ; changez de linge pour la nuit ; changez souvent le linge qui touche directement vote corps. Voilà le minimum des soins de propreté que doit prendre toute personne ayant la prétention d’être propre.

Rédigé au début du XXè siècle par le docteur Beauvillard, Le Médecin des pauvres a connu plus de 40 éditions et un succès phénoménal.

Le tirage annuel du titre était de 500000 exemplaires. Il n’avait plus été réédité depuis es années 1940. Cet ouvrage propose une nouvelle édition augmentée et mise à jour, avec plus de 500 conseils et recettes pour éloigner le médecin et se soigner de manière naturelle !

A la fois manuel d’herboristerie répertoriant les plantes médicinales les plus utilisées et leur vertus, précis de médecine présentant l s maladies les plus communes et leurs remèdes naturels, cet ouvrage rend hommage aux recettes de nos aïeux et aux connaissances pratiques de ces derniers….

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Les Sorcières comme guérisseuses

La Sorcières est accusée non seulement de meurtre et d’empoisonnement, de crimes sexuels set de conspiration, mais aussi d’aider et de soigner. Comme l’exprime un éminent chasseur de sorcières anglais : « Il faut toujours se souvenir que par sorcière nous entendons non seulement celles qui tuent et tourmentent mais aussi tous les devins, les enchanteurs, les prestidigitateurs, tous les sorciers, communément appelés, homme ou femme-« sages »….

Comptons aussi toutes les bonnes sorcières qui ne font pas de mal mais le bien, qui n’abiment ni détruisent, mais sauvent et délivrent .. il vaudrait mille fois mieux pour la Terre que toutes les Sorcières, et particulièrement les Sorcières bienveillantes, meurent »…..

Les sorcières-soignantes étaient souvent les seuls « médecins » généralistes d’une population qui n’avait ni docteur ni hôpitaux, et qui souffrait cruellement de la pauvreté et de la maladie. L’association entre saucière et sage-femme était particulièrement forte : « personne ne cause plus de tort à l’Eglise catholique que le sages-femmes » écrivaient les chasseurs de sorcières Kramer et Sprenger….

La femme sage, ou sorcière, avait une foule de remèdes éprouvés par des années d’emploi. Beaucoup de remèdes à base de plantes développés par les sorcières ont encore leur place dans la pharmacologie moderne. Elles avaient des remèdes contre la douleur, pour faciliter la digestion, des agents anti-inflammatoires ; elles utilisaient l’ergot contre les douleurs de l’enfantement, à une époque où l’église soutenait que ces douleurs du travail étaient le juste châtiment du Seigneur pour le péché orignal d’Eve. Des dérivés de l’ergot sont les principaux médicaments utilisés aujourd’hui pour hâter le travail dans l’accouchement et aider à la remise sur pied après l‘enfantement.

D’ailleurs, LA BELLADONE -encore employée aujourd’hui comme antispasmodique- était utilisée par les sorcières pour arrêter les contractions utérines lorsqu’une fausse couche menaçait. La digitale, médicament toujours important pour le traitement des maladies de cœur, aurait été découverte par une sorcière anglaise…

Les méthodes des Sorcières-médecins étaient une menace aussi grande pour l’Eglise catholique, que leurs résultats, car la sorcière était empiriste ; elle se fiait plsu à ses sens qu’à la foi ou la doctrine, elle croyait à l’essai et à l’erreur, à la cause et à l’effet. Son attitude n’était pas religieuse et passive, mais de recherche active. Elle faisait confiance à sa capacité à trouver les moyens de faire face à la maladie, à la grossesse et à la naissance ou par des remèdes ou par des sortilèges. En bref, sa magie était la science de l’époque.

L’ascension de la profession médicale européenne

Tandis que les sorcières exerçaient dans le peuple, les classes dirigeantes cultivaient leur propre race de soignants laïques, les médecins de formation universitaire. Au siècle précédant les chasses aux sorcières – le 13ème siècle- la médecine européenne s’établit fermement comme science laïque et comme profession. La profession médicale sera activement engagée dans l’élimination des femmes soignantes bien avant que commencent les chasses aux sorcières.

L’extermination des femmes soignantes

L’établissement de la médecine comme profession demandant des études universitaires, permit aisément d’écarter légalement les femmes de la pratique. A quelques exceptions près, les universités étaient fermées aux femme (même aux femmes de classes supérieurs qui pouvaient se le permettre), et des lois furent établies pour interdire la pratique à tous ceux qui ne sortiraient pas de l’université.

Etat après état, de nouvelles lois rigoureuses, règlementant l’exercice de la médecine consacrèrent le monopole des médecins. Tout ce qui restait à faire était de se débarrasser des derniers bastions de l’ancienne médecine : les sages-femmes.

En 1910 environ 50 % des enfants étaient mis au monde par des sages-femmes, la plupart étant des Noires ou des immigrantes appartenant à la classe ouvrière.

La seule occupation restant aux femmes dans le domaine de la santé, était celle d’infirmière. Le métier d‘infirmière n’avait pas toujours existé comme occupation rémunérée – il devait être inventé. Au début du 19è siècle, une « infirmière » était simplement une femme qui, à l’occasion, donnait des soins à quelqu’un : un enfant malade ou un parent âgé. Il y avait des hôpitaux et ils employaient des infirmières … mais les hôpitaux de l’époque servaient surtout d’asile aux pauvres en train de mourir, ne recevant que des soins symboliques.

La persécution des sorcières culmine aux xvie et xviie siècles et coïncide avec la Renaissance, c’est-à-dire le début de l’époque moderne qui est caractérisé par l’humanisme et les débuts de l’imprimerie. Les sorcières étant des boucs émissaires, dans le sens de la théorie de René Girard, les chasses aux sorcières correspondent aux périodes de guerre (guerres de religion, guerre de Trente Ans) et les malheurs du temps (famines, épidémies etc.). Les grands penseurs humanistes ne s’élevèrent pas contre ce mouvement, à l’exception de Heinrich Cornelius Agrippa von Nettesheim qui fut attaqué pour soutien à la sorcellerie.

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LA SANTÉ ET LES MALADIES DANS LES RÊVES

Avez-vous déjà rêvé que vous étiez malade alors que dans la réalité, vous étiez pourtant en bonne santé ? Pire, avez-vous déjà rêvé que vous aviez une maladie incurable, comme le cancer ?

Ne prenez surtout pas ces rêves au sens littéral ! Non, vous n’allez pas tomber malade. Ces scénarios sont avant tout symboliques.

Ceci est un article de Marielle Laheurte – Formatrice interprète de rêves, thérapie par les rêves, praticienne psycho-énergétique, soins énergétiques, auteure, conférencière – Paris – SITE WEB : www.mariellelaheurte.com paru au magazine https://energie-sante.net/

Les rêves diagnostiquent votre état de santé psychique et physique

 

Si vous êtes malade en rêve, c’est votre état psychique qui a besoin de soin. Peut-être que vous êtes envahi par des idées négatives, ce qui pourrait être symbolisé en rêve par un cancer : la prolifération incontrôlable de « mauvaises » cellules. Ou bien vous pouvez rêver que vous avez une inflammation aux genoux, ce serait alors l’image par exemple d’une colère qui vous enflammerait au point de vous faire perdre toute souplesse et capacité à « plier », peut-être au niveau de la relation à l’autre aussi (Je / Nous).

Le rêve peut ainsi utiliser des symboles de maladies ou de problèmes physiques pour vous décrire de manière la plus appropriée ce qui se passe dans votre état intérieur. Sachant que le corps et l’esprit étant étroitement liés, si vous êtes réellement malade ou si vous souffrez de problèmes physiques, ce sont les reflets probables d’un « déséquilibre » mental ou émotionnel.

Avec les rêves, vous saurez pourquoi vous avez cette maladie, et comment la soulager, voire la guérir. En général, c’est en changeant vos pensées, ou votre perception sur vous-même et la réalité que vous pourrez améliorer votre état physique.

Ainsi, pour vous parler de votre état psychique, le rêve peut souvent utiliser des symboles de maladies ou de problèmes corporels. En revanche, pour vous parler de votre maladie réelle, il utilisera plutôt d’autres types de symboles, comme une voiture en panne, un arbre malade, ou encore une maison abîmée.

Le rêve qui est d’une sagesse et d’une intelligence infinie, choisit toujours le symbole le plus approprié pour parler de votre situation.

Voyons tout de suite un exemple.

Voici un rêve qui a été reçu par Nicole : elle souffrait de sinusites chroniques et d’allergies depuis des années et elle avait demandé la veille à ses rêves des conseils pour s’en débarrasser enfin. (Oui, vous pouvez poser des questions à vos rêves, ils vous répondent !).

Rêve : Une fuite dans le toit

Je suis chez moi. Il y a une fuite importante dans le toit. Il pleut fort et l’eau entre à flots par la partie du toit abîmée. Il faudra absolument que je fasse réparer cette fuite. 

Interprétation :

 

Il existe évidemment un lien entre la fuite du toit et les écoulements du nez de Nicole. Mais allons plus loin avec l’interprétation symbolique.

La maison représente ici la rêveuse, autant son monde intérieur, sa façon de vivre, ses sentiments, ses pensées, que son corps physique. Nous pouvons tout de suite comprendre qu’il y a un problème qu’elle doit absolument réparer.

Le plafond, le toit, représentent le mental, la tête, les idées, les pensées, puisque la localisation est « en haut », espace relié à l’air. Donc, le rêve montre que le toit n’est pas suffisamment étanche. Symboliquement, donc, le mental de Nicole n’est pas assez « étanche », pas assez protégé des aléas du monde extérieur.

Nicole confirme l’ interprétation de Marielle Laheurte.


Elle est ultra-sensible depuis toujours. Elle se laisse facilement perturber par ce que pensent les autres, ce que ses proches vivent, leurs états d’âme, leurs humeurs. Une critique, une agression verbale, la tristesse d’un proche et la voilà en train de pleurer ou de se sentir mal. Elle peut même être touchée par les mauvaises nouvelles de l’actualité…

Nous savons que les pensées négatives créent des effets biochimiques dans le corps, qui, se croyant menacé, devient plus fragile. En même temps que Nicole se laisse envahir par des idées négatives et les humeurs des uns et des autres, le corps de Nicole se laisse envahir par des virus et des bactéries. Le rêve décrit ce processus avec la fuite dans le toit qui laisse passer l’eau, symbole des émotions : submergée, saturée, elle ne peut plus gérer ses émotions et son corps, dans son intelligence infinie, finit par rejeter au dehors ce trop-plein, en créant des allergies et des sinusites chroniques.

Relions le rêve à la vie concrète de Nicole

Que se passe-t-il dans la vie de Nicole au moment du rêve ?
Elle avait une nouvelle sinusite, et aussi elle avait eu une discussion avec son mari.  C’est un homme négatif, qui a tendance à se plaindre, surtout de son travail et qui déversait volontiers sur sa femme ce qui le contrariait. Lors de cette discussion, comme à chaque fois, elle s’est sentie particulièrement impuissante et inquiète face à l’humeur de son mari. Elle l’a écouté sans remettre en cause ses points de vue, absorbant ses émotions négatives, sans arriver à stopper la conversation. Comme dans le rêve, elle ne savait pas comment stopper la fuite de sa maison.

Impressionnant, non ? Quel médecin aurait pu clarifier aussi bien la cause de son problème physique ? 

Le rêve montre le problème, sa cause et sa solution

Quel est le conseil du rêve pour aider Nicole à guérir ?
Les rêves donnent toujours un conseil, même s’il n’est pas clair au premier abord. Pour le découvrir, il suffit de faire preuve de bon sens. Cette question vous y aidera : Que faire quand un toit fuit ? Eh bien, c’est logique, n’est-ce pas ? Vous appelleriez un réparateur pour réparer le toit.

Symboliquement, cela signifie que Nicole doit se faire aider pour être plus « étanche », imperméable aux humeurs des autres, de son mari en particulier, et de toutes les émotions ou informations négatives qui viennent du monde extérieur.

Le rêve est thérapeutique

Nicole m’a demandé de l’accompagner dans sa guérison, me choisissant ainsi comme « le réparateur ».

Marielle Laheurte l’a aidée à mieux gérer ses émotions, à se détacher des émotions envahissantes des autres, à oser dire « non » et « stop » notamment à son mari quand sa négativité était trop envahissante. Elle a aussi éliminé les croyances limitantes sur elle-même, pour retrouver peu à peu la confiance en elle. Elle sait maintenant s’écouter, trier les informations extérieures, sans se laisser submerger. Cerise sur le gâteau, son mari est devenu plus positif, car l’écoute empathique de sa femme l’encourageait finalement à rester négatif…

La santé de Nicole s’est améliorée, et quelques mois après, ses sinusites chroniques et ses allergies ont disparu définitivement !

A LIRE …… 50 exercices pour interpréter vos rêves de Marielle Laheurte, aux Éditions Hachette.

Ce livre est-il fait pour vous ?
Parmi les propositions ci-dessous, cochez celles qui vous correspondent.

  • Certains de vos rêves vous poursuivent et affectent votre humeur pendant plusieurs jours.
  • Vous êtes persuadé que vos rêves recèlent une sagesse.
  • Vous rêvez souvent d’un être cher disparu il y a quelques années.
  • Vous croyez ne jamais rêver et vous vous sentez déconnecté de vos émotions profondes.
  • On rêve toujours de soi dit-on. D’accord, mais qu’est-ce que cela signifie ?
  • Vous tenez un journal de vos rêves.
  • Vous faites régulièrement le même cauchemar dont vous souhaiteriez vous débarrasser.
  • Parfois vos rêves se désintègrent au réveil.
  • La chute est un élément récurrent de vos rêves.
  • « Un rêve non interprété est comme une lettre non lue » dit le Talmud.

Moins de 2 réponses : ce livre ne vous concerne pas.
2 à 5 réponses : vous êtes seul à pouvoir décrypter vos rêves. Ce livre vous fournira les outils d’une interprétation approfondie et personnalisée des symboles, figures et schémas présents dans vos rêves.


6 à 10 réponses : en 50 exercices vous apprendrez à programmer vos rêves, à renouer avec votre vie intérieure pour cerner vos aspirations et effectuer de meilleurs choix de vie.

Engagement des apothicaires du 16ème siècle

Un règlement de 1576 fixant les obligations des aspirants à la maîtrise d’apothicaire de la ville d’Amiens envers leurs examinateurs, nous livre le détail des « Honnêtetés de bouche » dont les prétendants devaient s’acquitter tout au long d’une qui durait plusieurs jours : l’occasion de voir que l’obtention d’un diplôme aussi important n’empêchait pas les protagonistes de partager collation et autre souper

Voici le règlement auquel étaient assujettis les aspirants à la maîtrise d’apothicaire de la ville en 1576, traduit du vieux français pour une lecture plus aisée :

« D’autant que toute peine doit avoir salaire et récompense et que ordinairement nul ne peut parvenir à quelques grade d’honneur, de maîtrise, de bachelier, de docteur ou autre semblable autorité, de quelques sciences que ce soit, tant en toutes villes de loi que de universités fameuses, que il ne lui coûte quelque chose, il est de besoin aussi que le suppliant qui veut passer maître apothicaire soit tenu à quelque devoir et récompense pour le salaire des médecins et apothicaires qui emploieront leurs journées à vaquer durant tout le discours de la passation de ladite maîtrise, tant à argumenter contre lui au jour de l’examen que de connaître par interrogations si savait bien l’élection des médicaments pour le pouvoir discerner et séparer les bons des mauvais, qui sont les points de la théorie dudit état, et qui pareillement seront assistants durant la manufacture de son chef-d’œuvre, pour voir diligemment si le dit suppliant a la connaissance de bien réduire les médicaments en leur forme requise et compositions à lui ordonnées, sans que un autre lui puisse aider à faire son chef-d’œuvre au lieu de lui ; « pour quoi faire, il se trouve plusieurs coutumes selon les divers endroits où il y a droit de maîtrise dudit état, d’autant que les uns payent à l’argent ladite peine et vacations des médecins et apothicaires, les autres font des présents de valeur aux dites vacations, les autres ne font que quelques honnêtetés de bouche ; « mais pour ce que cet état est différent des états mécaniques, ainsi au contraire qu’il est extrait des formes libérales, sujet à la lecture de plusieurs auteurs latins, ayant plus d’exercice de l’esprit que du corps à l’intelligence et industrie de plusieurs points notables pour la conservation de la santé et guérison des maladies qui surviennent journellement aux hommes, à cette occasion et en tel sujet que de maîtrise, la libéralité y est plus louable que l’avarice d’en recevoir argent ni présents

somptueux, et la plus saine coutume est de se contenter de l’honnêteté volontaire dudit suppliant donnant son repas seulement et sans excès après le travail, selon le jour et l’acte de ladite maîtrise, à ceux qui auront fait argument et interrogations et y auront assistés tant aux examens que durant la manufacture du chef-d’œuvre. Pour cette cause et en suivant la coutume ancienne, le règlement sera tel que s’ensuit :

« Au jour de présentation dudit suppliant, pour demander aux médecins et apothicaires jour pour lui faire l’examen, se pourra faire une collation seulement.

« Au jour de l’examen sur la théorie dudit état, à cause qu’il est requis l’assistance de toute une après-dîner, avec labeur d’études pour faire par chacun maître les arguments nécessaires audit état, se pourra donner à souper et sans excès.

« Au jour de la présentation des drogues dispensées pour le chef-d’œuvre, tant pour avoir assisté par tous les médecins et apothicaires à présenter en l’hôtel de la ville devant messieurs mayeur, prévôt et échevins, les dites drogues dispensées, que toute l’après-dîner avoir diligemment visité les dites drogues si elles sont bonnes ou non, et avoir interrogé le suppliant sur tous les points de l’élection d’icelle, se pourra donner à souper sans excès.

« A cause que tous les jours que le dit suppliant besognera à son chef-d’œuvre, il y aura quatre maîtres apothicaires expressément députés, chacun à son tour, pour y assister et pour un jour entier, tant au matin que après dîner, et à cause que chacun peut avoir des affaires pour les malades, il est besoin d’en renouveler d’autres, et aussi afin que le suppliant ne perde point de temps ; « pour récompense se pourra donner aux dits assistants le déjeuner et le goûter. Toutefois les autres maîtres non députes s’y pourront trouver sans récompense.

Au jour que le chef-d’œuvre sera tout achevé, et : chacun maître étant assemblés, fera son rapport en la présence des dits médecins de tout ce qui s’est vu tant en l’examen que l’élection des drogues et mixtion d’icelle. Et alors conclut si le suppliant est suffisant pour être reçu maître apothicaire ou médecin, et pour ce que, s’il est trouvé capable, le jour lui est donné pour porter son chef-d’œuvre tout arrangé à l’hôtel de la ville, pour être ainsi reçu par messieurs mayeur, prévôt et échevins, se pourra donner à souper.

« Au jour donné que le dit chef-d’œuvre se porte à l’hôtel de la ville, le plus ancien des médecins faisant une harangue pour la réception du dit suppliant en l’assistance de toute la compagnie, doit un banquet général ou dîner tant aux médecins, apothicaires, leurs femmes et aux femmes veuves dudit état. Et le même jour donnera à souper aux médecins et apothicaires sans leurs femmes, à cause que l’après-dîner il faut qu’il démontre en un jardin ou au champ s’il connaît bien les herbes et plantes à lui nécessaires. »

SOURCE : D’après « Recueil des monuments inédites de l’histoire
du Tiers-Etat, 1ère série, Région du Nord » (Tome 2), paru en 1853)

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Pharmacopée à disposition…. revenir aux Sources

La phytothérapie vient du grec et signifie « soigner par les plantes ». Elle repose en partie sur une pratique traditionnelle, fondée sur l’utilisation ancestrale et locale des plantes. Les plantes médicinales renferment de nombreux actifs (plus de 250) qui ont des activités thérapeutiques complémentaires ou synergiques. Ces actifs ont été étudiés et reproduits chimiquement pour être incorporés de nos jours dans de nombreux médicaments

Les Capucines …. de Francesca

Si la médecine par les plantes connaît un engouement extraordinaire à travers le monde, il est impossible de ne voir là qu’un phénomène de mode. Bien sûr, notre époque est profondément marquée par la recherche d’une vie plus saine, d’un retour à la nature, aux valeurs essentielles. Mais le succès de la Phytothérapie s’explique avant tout par le niveau de maîtrise technique et scientifique que l’on atteint désormais dans ce domaine. L’agronomie, la chimie, la pharmacologie ont permis, en progressant, de mettre au point des formes thérapeutiques et galéniques plus sûres, plus adaptées, et plus efficaces. Par son action en douceur et en profondeur, la Phytothérapie apparaît d’autre part comme la réponse idéale aux « maladies du siècle » qui caractérisent nos sociétés, comme le stress, la perte du sommeil ou la prise de poids.

Le médicament à base de plantes est un « complexe » de molécules, issu d’une ou plusieurs espèces végétales. De nombreuses formes galéniques sont aujourd’hui proposées, certaines plus innovantes que d’autres, laissant l’infusion originelle plus ou moins désuète. Pourtant ces changements de forme peuvent parfois cacher des modifications quant à l’action sur le métabolisme ou la biodisponibilité des principes actifs

Les plantes s’imposent sur la planète par leur aspect, leur exubérance et leur mystère. Depuis les temps les plus reculés l’Homme a cherché un moyen d’assouvir sa faim. Il a trouvé chez les végétaux des aliments nourrissants, mais aussi des remèdes à ses maux et il a appris à ses dépens à discerner les plantes toxiques. Ces connaissances, transmises d’abord oralement, l’ont ensuite été dans les écrits et il subsiste des traces de l’emploi des plantes comme médicaments par les Anciens dans les plus vieilles civilisations.

Pourtant c’est essentiellement le monde arabe médiéval qui va, le premier, tenter de codifier la Pharmacognosie d’une manière scientifique entre les VIIIe et XIIIe siècles. C’est en particulier l’œuvre de Al-Biruni (973-1048), qui compte parmi les plus grands des savants arabes ; il a illustré le XIème siècle. Astronome, mathématicien, physicien, géographe, historien, linguiste, philosophe, poète, il fut aussi cet immense pharmacologiste dont la renommée lui valut le titre de « père de la Pharmacopée arabe dans le monde médiéval ». Sa Pharmacopée témoigne d’une méthode de classification des végétaux, qui sera retrouvée par Linné sept siècles plus tard.

Par ailleurs, en plus d’exposer des propriétés médicinales, il a eu le mérite d’indiquer le nom arabe de chaque plante mais également l’équivalent en grec et en latin, ce qui facilite l’identification botanique. Son remarquable travail fut imité, au XIIIe , par un autre pharmacologiste arabe Ibn – Beitar (1197-1248) qui décrivit quelques 1500 drogues, en grande partie végétales.

Ajoutons que le mot drogue est apparu vers le XIVe siècle. Il viendrait, par le néerlandais, de l’ancien anglais driggen, qui signifie « sécher », ce qui indique l’importance des plantes médicinales dans la pharmacopée médiévale

Pierre Pomet (1658-1699) écrivit en 1675 l’ »Histoire générale des Drogues ». En 1697, c’est Nicolas Lemery (1645-1715) qui publia le « Traité Universel des Drogues simples ». On y acquiert une connaissance plus précise du Monde végétal. La description et la classification systématique des plantes, ébauchées par Andréa Césalpino dit Césalpin (1519-1603), puis Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708), devaient être surtout l’œuvre du grand botaniste suédois Linné (1707-1778) [29]. En France, Bernard de Jussieu (1699-1777) et Antoine Laurent de Jussieu (1748-1836), alors que Linné ne se basait que sur les caractères sexuels des plantes, défendent une classification naturelle prenant en compte l’ensemble des caractères morphologiques des plantes.

Mais au lieu de les traiter à égalité, ils déterminent une hiérarchie des caractères selon leur constance ou leur variabilité entre les familles et au sein d’une famille . Tous ces travaux devaient influencer profondément la Matière médicale en permettant l’identification botanique précise, point de départ essentiel de cette discipline.

Le monde végétal offre à la thérapeutique des matières premières abondantes et variées, dont les ressources sont loin d’être complètement exploitées. De plus la Phytothérapie reste très actuelle, bien qu’ayant subi une évolution certaine depuis ces dernières années.

De vieilles drogues (gommes-résines de Terebinthaceae, d’Umbelliferae par exemple), pourtant connues depuis des millénaires, sont tombées en désuétude, tout au moins en France. Leur étude a été laissée de côté ou très réduite, au profit de celle des végétaux plus récemment introduits en thérapeutique : Penicillium et Cephalosporium (producteurs d’antibiotiques), Rauwolfia, Catharanthus roseus, etc. L’étude des plantes a progressé au fil des siècles. Pourtant le plaisir de rechercher dans le monde végétal qui nous est offert ce qui peut soulager les problèmes physiologiques n’a pas été exclu par l’ère scientifique de la phytothérapie.

Quant à la curiosité, reculant sans cesse les limites de l’inconnu grâce au perfectionnement des méthodes analytiques, elle est en droit de prétendre à d’innombrables découvertes. Transmises par l’expérience, accréditées par l’étude, multipliées par la prospection, les plantes médicinales ont gardé le prestige des plus anciens remèdes et conservent aussi un potentiel inépuisable. Toutefois, leur part est soumise à des variations inévitables. En effet les contingences économiques peuvent entraîner la disparition momentanée du marché de certaines plantes tandis que d’autres s’imposent à la thérapeutique en tant que nouvelles conquêtes ou revalorisation de drogues anciennes.

Le rôle du pharmacognoste est donc d’actualiser périodiquement cette mise au point destinée à placer tous ceux que ça intéresse devant la réalité des faits. Pourtant les nombreux points acquis restent infimes par rapport au domaine de l’inconnu. Beaucoup de plantes n’ont jamais été étudiées, ou ne l’ont pas été par les méthodes modernes. Il y a là un champ immense d’investigations possibles, étendant et renouvelant sans cesse le domaine de la Matière médicale.

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Les « aventuriers » de la médecine

Tout se passe comme si les étudiants étaient impressionnés par toutes ces possibilités qui s’offrent à eux et, comme on l’a vu, bien hésitants face à ce large éventail de carrières. Toutefois, leurs choix se situent pour la plupart à l’intérieur de ce champ.

 Les projets éloignés de la pratique de la médecine « classique » s’avèrent assez rares. Ils n’apparaissent pas comme des « aventuriers » et font preuve de peu d’imagination. Peu d’étudiants envisagent en effet d’exercer la médecine humanitaire. Ce choix semble lié à des caractéristiques atypiques personnelles. Ainsi, cette jeune femme, en deuxième année, dit-elle vouloir s’engager dans l’humanitaire.

Ayant vécu au total 14 ans en Chine et beaucoup voyagé en Asie, elle a pu observer la misère dont souffrent certaines populations. Elle vit aujourd’hui à Paris, auprès de sa mère chinoise et de sa petite sœur. Son père, français, est resté en Chine où il travaille dans le milieu de la finance.

Elle n’entend cependant pas rester en France, et compte bien mettre ses futures compétences au service des gens dans le besoin :

« Q : Donc, c’est en quelque sorte pour rendre service aux autres et les aider que vous avez choisi médecine ?

Bien, quand on habite…enfin, moi j’habitais en Asie. On voyageait, c’est vrai qu’on voit beaucoup de gens qui sont malheureux, on voit beaucoup de gens qui souffrent et on a l’impression qu’on a besoin de médecins, qu’on a besoin qu’on les aide. Donc, c’est peut-être que ma vision de la médecine est différente de celle qui est en Europe, dans les pays développés, mais je pense encore celle que j’ai pour le moment est… de dire que des gens ont besoin, de façon vitale peut-être…

Q : Vous pensez que c’est votre séjour en Asie qui vous a poussée à faire médecine ?

 Euh, il y a peut-être un peu de social aussi… parce que je vois, j’ai vu beaucoup de gens qui n’avaient pas d’éducation, pas de médicaments, pas de soins, et pas du tout pris en charge en fait par rien du tout et…Peut-être pour éviter que ça se reproduise ou pouvoir aider ces gens-là un jour… ça m’attire de partir à l’étranger plus tard et d’aider des gens qui sont vraiment malheureux. » (26, femme, P2). Rares sont également les projets de se consacrer à la recherche. Qui dit médecine, dit contact avec des patients, quelle que soit d’ailleurs la manière dont est conçu ce contact. Cette représentation n’entre pas en adéquation avec l’image du chercheur, enfermé dans son laboratoire et entouré d’éprouvettes, de machines sophistiquées ou de cobayes.

Une des rares étudiantes ayant exprimé son intention de « faire de la recherche », décrit avec précision son projet, qui évoluera peut-être puisqu’elle n’est qu’en première année : « Euh, en fait, j’avais mis en premier choix, j’avais mis La Pitié-Salpêtrière, en deuxième choix, j’avais mis Saint-Antoine parce que c’était rattaché à Paris 6, à Jussieu, et que comme je veux faire de la recherche, euh…Enfin, si je veux pas faire médecine, je sais qu’il faut que je fasse un…une équivalence à la fac en même temps, passer un DEA. C’était avant, mais je sais plus si c’est exactement ça, et je pensais que comme c’était l’Université de Jussieu, que c’était une grosse…une grosse fac de sciences, je me disais que c’était mieux, c’était mieux pour moi, enfin pour mes études.

Q : Seriez-vous prête à accepter une mobilité géographique pour exercer ?

Je sais pas (rires), ça dépend, ça dépend, par exemple, si je dois faire de la recherche et que, comme en France, c’est peut-être pas très ouvert et moins de moyens…enfin…des personnes qui m’ont dit que c’était, c’était bien de partir à l’étranger pour faire de la recherche. Donc s’il faut le faire, oui, oui oui ! Mais si c’est pour être médecin, sans faire de la recherche, non je pense pas, je pense que je préférerais rester habiter en France.

 Q : Vous avez parlé de la recherche, avez-vous une préférence pour un domaine de la recherche en médecine ?

Bien, j’aime bien la génétique, mais sinon non, enfin…tout ce qui touche à la médecine, enfin l’immunologie, la recherche en cancer, non c’est…il faut pas, ça va, il faut pas…j’ai pas un domaine où, oui j’aime bien la génétique ».

Elle s’engage donc dans des études de médecine parce qu’elles peuvent la conduire vers la recherche. Si elle rate son concours et ne peut continuer dans cette voie, elle se dit prête à changer d’orientation : « …Donc et comme je vous ai dit, je veux faire de la recherche et que je peux y arriver, je peux faire de la recherche par une fac, une fac de bio, je préfère aller à la fac que faire dentaire ou sage-femme ou kiné. » (71, P1).

 Enfin, l’enseignement est parfois cité comme le projet d’une activité principale ou parallèle à celle de praticien. Deux hommes évoquent cette intention, le premier est atypique dans le sens où il a derrière lui une expérience d’infirmier qui lui a permis de découvrir le milieu médical et de mieux définir ses projets ; le second est quant à lui fortement influencé par l’exemple de son père :

1/ « Non, il y a le privé et le public. Mais c’est vrai que le public m’intéresserait plus par rapport à l’enseignement. J’aimerai bien aussi enseigner, je pense que le public m’intéresserait plus. Mais parce qu’aussi j’ai une expérience du privé, le privé, c’est rentabilité, rentabilité ! Donc, ça ne m’intéresse pas. Même si on est mieux payé, c’est pas forcément… » (16, homme, ex-infirmier, P2)

 2/ « Oui, pour moi, oui complètement alors que je me dis, l’avantage de la médecine générale par rapport à ce que je vous ai dit tout à l’heure, c’est que l’on a le temps, on peut faire, on peut se former, soi d’abord, ensuite on peut faire de l’enseignement et ensuite, on peut faire de la recherche dans des étapes différentes.

On n’est pas obligé de faire comme c’est imposé chez les spécialistes, tout en même temps et donc ça permet selon moi de pouvoir avoir cette vie de famille à côté. Et donc moi, je n’ai rien contre la recherche même si ça ne m’attire pas parce que pour l’instant, ça n’est pas dans mes problématiques. Mais voilà, moi, je n’ai pas envie de faire ça. À la limite, l’enseignement ça me plaît, c’est-à-dire que j’ai adoré enseigner aux étudiants en dessous de moi.

Quand j’étais D4, j’adorais enseigner aux D2. Quand j’étais interne, j’adorais enseigner à mes externes, mais parce que je pense que j’avais beaucoup reproché ça et je pense qu’on ne me l’avait pas suffisant fait. Alors pour me faire plaisir personnellement, peut-être en saoulant d’ailleurs les externes qui auraient préféré avoir quelqu’un qui les laisse tranquille puisqu’ils avaient une autre vision » (82, homme, résident).

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« Alors je voulais faire tout sauf médecine parce que, aucun de mes grands parents n’est médecin et mes deux parents sont médecins. Mes deux parents sont médecins. Tous leurs amis pour ainsi dire sont des couples où il y a au moins un médecin. Donc j’ai vraiment baigné, je suis né là-dedans, j’étais vraiment baigné, baigné depuis tout petit dans ce monde médical et puis en plus, si ma mère sait parler un petit peu d’autre chose, mon père, lui, vraiment, ne fait que ça, il n’y a que ça, ses autres loisirs sont rapidement disparus au profit d’enseignements, de recherche, tout tournant autour de la médecine.

Donc j’avais vraiment pas envie de faire ça, d’abord pas faire comme mes parents et puis en plus parce que je ne voyais à l’époque que les côtés négatifs, c’est-à-dire le temps que prenait ce métier, c’est vraiment très, très chronophage et donc voilà, j’avais vraiment envie de tout sauf de ça. Et puis dans l’année ou dans les 6 mois où j’ai été en difficulté et j’ai commencé à me dire : est-ce que vraiment je voulais être prof de maths, comme c’était mon idée au départ. » (82, homme, résident).

Les choix sortant du chemin classique du soin, de la pratique de la médecine au chevet des malades et dans un système encadrant s’avèrent donc rares. Le chapitre suivant sera consacré à un examen des projets classiques des étudiants en médecine et aux grands types de choix qui se dégagent, toujours, rappelons-le, sur un fond d’incertitude.

EXTRAIT d’un texte De « faire médecine » à « faire de la médecine » Sous la direction scientifique d’A.-C. Hardy-Dubernet et C. Gadéa n° 53 – octobre 2005

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Des Mémoires limitantes à notre guérison

Tout est programmé en chacun de nous  et ces mémoires se réveillent lors d’événements majeurs

L’être humain est issu de lignées provenant de la famille, de la société, du pays, de la culture, de la religion, de continents et ultimement de l’humanité toute entière. Nous portons les gènes de l’humanité en nous ainsi qu’un bagage commun appelé poids collectif. A travers nos différentes appartenances, nous venons au monde avec certains héritages, conditionnements qui nous prédestinent à avoir certains comportements, agissements et réactions face à la vie et aux adversités.

Nous recevons tout cet héritage dès notre conception par  nos différentes mémoires : cellulaire, physique, émotionnelle, psychique comme des engrammes (traces biologiques). Nous commençons alors à créer des programmes comme des ordinateurs et des fonctionnements face aux situations. Toutes ces transmissions reçues sont soit soutenantes, soit limitantes ; conscientes ou inconscientes.

Dans nos différentes mémoires et dans l’inconscient collectif nous portons des événements heureux, joyeux et des mémoires douloureuses comme les guerres, la famine, les pandémies, les catastrophes naturelles, les cracks boursiers, etc…Cela peut être encore plus marqué quand nous avons vécu ces événements directement, entendu des histoires dans nos familles et que nous avons pu capter des souffrances, des traumatismes non exprimés mais ressentis à l’intérieur de nous.

Nous sommes majoritairement programmés pour réagir à ces événements traumatiques par la peur et l’instinct de survie ainsi que par les réactions qui en découlent naturellement. Différentes peurs vont ainsi s’activer comme celles de manquer, être volé ou abusé, enfermé, oppressé, ne pas pouvoir survivre, être isolé, ne pas avoir la capacité de se défendre ou de réagir (sidération) et beaucoup d’autres qui ramènent presque toutes à la peur primale de la mort très inconsciente.

Dans ces situations extrêmes, nous nous relions inconsciemment à un mouvement, un élan ou à une énergie collective que nous pouvons appeler également égrégore, qui impacte nos états d’âme, nos humeurs, nos choix et comportements.

L’amour se manifeste par : la foi, la joie, la gentillesse, l’altruisme, la compassion, la bienveillance, la compréhension par exemple. Ce qui en découle : la confiance, la reliance, la contribution, la solidarité, l’entraide, le discernement, la rationalité, le mouvement, la capacité d’action et de réaction entre autres.

La peur se manifeste par : la colère, la rancœur, le jugement, l’égoïsme, l’égocentrisme, l’envie, la jalousie, par exemple.

Ce qui en découle : la perte de jugement, de lucidité, la non action, l’impuissance, la soumission, la frustration, les abus, la violence, le vol, différentes incapacités qui empêchent de prendre de bonnes décisions, de prendre soin de soin et du vivant en soi et autour de soi par exemple.

L’amour relie à la vie et renforce notre corps et notre immunité, alors que la peur affaiblit tout notre corps par une forme de paralysie donc notre immunité, et va vers la destruction donc la mort.

Il est donc fondamental de nous relier à des énergies vibratoires hautes comme l’égrégore de la joie, de la confiance, et revenir à la confiance du corps, de la vie qui trouve toujours son chemin. La loi de l’homéostasie nous informe d’ailleurs sur cette capacité du corps à se guérir par lui-même car il connaît le processus de guérison naturellement. Notre seul travail est de l’accompagner, de le soutenir sans vouloir le faire pour lui.

Il est également important de nous déconditionner, nous déprogrammer de tout ce bagage, toutes ces croyances et  limitations dont nous n’avons pas conscience et en partie hérité, et qui nous enferment malgré nous dans des peurs et des schémas de survie.

Exemples de programmations limitantes et affaiblissantes

« Je ne vais pas pouvoir subvenir à mes besoins par moi-même, « Je suis trop fragile pour supporter ça », « Il faut se protéger à tout prix », « Je vais mourir si je reste enfermé ».

La connaissance libère de beaucoup de choses et nous permet de reprendre le pouvoir sur nos vies au lieu de les subir. Nous sommes créateurs et nous pouvons choisir la santé, le soutien, l’entraide, le partage, la confiance en la vie et voir que ces moments de crises peuvent nous permettre de revenir à l’essentiel, au fondamental, au minimalisme. Pour cela, il faut pouvoir savoir ce qui se joue à l’intérieur de nous.

POUR SE DECONDITIONNER

  • Savoir, avoir connaissance de ce qu’on vit.
  • En avoir pleinement conscience (voir ce qu’on vit, ce qu’on reproduit clairement et simplement sans jugement).
  • Faire le choix de se libérer par une action consciente et éclairée (notion de libre-arbitre).
  • Libérer la transmission, le conditionnement et les programmes en accueillant les émotions et les peurs en les traversant totalement.
  • Réécrire un programme pleinement choisi et désiré (la nature n’aime pas le vide et l’ancien reprend toujours sa place si il n’est pas remplacé).
  • Faire un autre choix ici et maintenant. Ex : « J’ai toutes les ressources nécessaires pour me sentir serein et joyeux ».

Les deux premières étapes sont importantes car ce qui est vu ne peut plus exister sans notre consentement conscient ou inconscient. Nous pouvons changer, modifier voire annuler UNIQUEMENT ce dont nous avons pleinement conscience avec de la patience. Ensuite arrive le choix car le libre-arbitre peut s’exprimer.

Je vous partage une pratique simple de libération pour choisir de se libérer, s’alléger et retrouver plus de joie et de sérénité.

Se poser dans un endroit calme.

Poser les pieds bien au sol, respirer lentement, se mettre dans l’intention de se libérer et dire à voix haute deux fois :

Moi, (prénom), je reconnais et j’accueille pleinement ces peurs véhiculées en moi et ces programmations qui me limitent aujourd’hui et m’empêchent d’être serein, sereine dans cette situation.

Je libère de mon corps, mes cellules, mon mental et mon émotionnel toutes ces peurs et j’accueille à la place, la joie, la confiance que tout est juste et que la vie trouve toujours son chemin.

Merci !

SOURCE www.sitevraimentgenial.com  Ce livre électronique collaboratif et gratuit a pu voir le jour grâce à un collectif de thérapeutes qui s’est rassemblé autour de l’initiative du média internet Un Grand Secret.  

RESSOURCES 

Comprendre la peur pour s’en libérerUne technique pour libérer la peur : Pour télécharger gratuitement le livre : ICI

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Maintenir son corps et son esprit en excellent état de marche

Nous sommes les possesseurs de pouvoirs immenses dont nous ne soupçonnons pas même l’existence. Le cerveau et le corps humain détiennent des capacités inouïes que nous n’utiliserons sans doute jamais, soit par ignorance, soit parce que nous ne savons pas comment les repérer, les identifier, les développer et les activer.

Quand un homme ou une femme réussit à faire des choses exceptionnelles, très vite, trop vite, nous parlons de dons. Cette interprétation hâtive signifie que tout est joué d’avance, que certains naissent avec un pouvoir que les autres n’ont pas, et que ce n’est même pas la peine d’essayer de se dépasser puisque nous n’en avons pas la capacité. Se dire que tout fonctionne à partir de dons que seuls quelques privilégiés posséderaient revient à construire sa vie avec une attitude de démission.

Découvrir ses capacités et les mettre en action est l’un des parcours les plus passionnants qui soient. Il y a deux mille ans, Jésus-Christ a ouvert la voie de cette réflexion par ces paroles : « Qu’as-tu fait de ton talent ? »

Les capacités du cerveau et du corps humain ouvrent des champs d’application dans des domaines extrêmement variés. Le cerveau est un organe qui, bien que ne représentant que 2 à 3 % du poids du corps, consomme plus de 20 % de l’énergie quotidienne. Il intègre et synthétise des fonctions liées non seulement à l’intelligence et au raisonnement, mais aussi à l’affectif, au sensoriel, le tout stocké dans une mémoire colossale. Pour imaginer ce que peut devenir un cerveau, il faut penser au corps d’une personne qui n’a jamais fait de sport. Les muscles sont flasques et très peu visibles.

Après une année et à raison d’une heure de sport par jour, des masses musculaires saillantes apparaissent, le corps devient beau, fort et musclé. L’équilibre est meilleur, le stress moins présent et la santé excellente. Le cerveau aussi a besoin de s’activer et de travailler pour se développer et être le plus opérationnel possible. La maîtrise des capacités cérébrales est un enjeu essentiel qui conditionnera la réussite affective, professionnelle, sociale et surtout le bonheur.

La grande question qui se pose est de savoir dans quelle direction développer ses capacités physiques, sensorielles et intellectuelles. Le champ d’application est tellement vaste que l’on risque de se perdre et de passer sa vie à papillonner sans réussir à se réaliser soi-même. J’espère que cet ouvrage a contribué à vous donner quelques pistes pour améliorer votre bien-être. Pour résumer, je dirais qu’il y a deux versants fondamentaux pour être en meilleure santé. Le premier versant, que je qualifie d’essentiel, nous concerne tous, parce qu’il est lié au bien-être et à la santé.

On ne peut pas faire autrement que de maintenir son corps et son esprit en excellent état de marche si l’on veut continuer à avancer. Le vieil adage « qui veut aller loin ménage sa monture » n’a jamais été autant d’actualité. Dans les principes fondamentaux, citons la qualité et la quantité des apports alimentaires et l’activité physique quotidienne. La nutrition est le carburant obligatoire pour vivre et sa qualité est en étroite relation avec notre santé.

Comme écrit en préface, 30 % de calories en moins, c’est 20 % de vie en plus. Une mauvaise alimentation ne tue pas forcément, mais elle rend malade des années après, gâchant ainsi la qualité de la vie.

C’est comme de se laver les dents tous les jours, ce qui n’est pas forcément passionnant à faire après chaque repas. Pourtant, l’absence de brossage aboutit un jour ou l’autre à la perte des dents qui se déchaussent progressivement. Entretenir ses dents, entretenir son corps, c’est apprendre à l’aimer et à renforcer une bonne image de soi, pour soi-même et pour les autres.

 L’autre versant concerne nos particularités, en tant qu’individu. Nous sommes différents les uns des autres, ce qui fait que nos choix dans la vie le sont aussi. Je vous conseille de prendre régulièrement un temps de réflexion pour vous demander à quoi ressemblerait votre vie si vous aviez le pouvoir de tout réaliser. Une vie d’adulte réussie, c’est souvent un rêve d’enfant exaucé. Encore faut-il parvenir à se souvenir de ses rêves d’enfant, apprendre à fouiller dans sa mémoire, dans ses sensations, oser tout se dire, même ce qui paraît totalement interdit par l’éducation ou par le milieu social.

La solution n’est pas toujours facile à trouver mais la rechercher, c’est le début de la route vers sa propre liberté. Compte tenu de la difficulté à se remettre en question, la tentation est forte de remettre à demain, à après-demain, bref à jamais. Beaucoup d’adultes fonctionnent toute leur vie avec, en tête, le temps immense de l’enfance, le temps où l’on aura toujours le temps, en repoussant à l’infini ce que l’on devrait faire. Il faut être vigilant car cette stratégie conduit à l’échec à long terme.

Ce livre est une première marche pour ouvrir l’ensemble des possibilités dont vous disposez, afin de développer les pouvoirs extraordinaires de votre cerveau et de votre corps. Pour prévenir, guérir, vivre plus intensément, décupler votre bien-être et tout simplement apprendre à être heureux. En médecine chinoise, s’il est recommandé aux malades de consulter de grands médecins pour se soigner, il est tout autant conseillé de rencontrer régulièrement un grand maître pour rester en bonne santé.

En réalité, ce grand maître est l’individu lui-même. Le maître intérieur en chacun de nous est le générateur d’une parfaite harmonie. Cette démarche est essentielle à l’épanouissement et au bien-être physique et mental. Car nous disposons de pouvoirs exceptionnels que nous n’exploitons pas, ou très peu. De précieux gisements existent au plus profond de l’individu, des ressources puissantes qui ne demandent qu’à s’exprimer et qui pourraient décupler notre énergie tant physique qu’intellectuelle en nous faisant franchir des limites jusqu’alors inatteignables.

Nous avons tout le potentiel pour nous auto-réparer et nous protéger des agressions extérieures mais aussi pour rajeunir et passer à une vitesse supérieure. Il suffit d’activer certains leviers pour disposer d’un système anti-âge efficace, pour libérer la puissance qui existe en nous et même réussir à vivre plusieurs vies en une seule vie. Les immenses progrès médicaux que nous allons rencontrer dans les années à venir partent tous du même principe : apprendre à se soigner par soi-même. Ce sont nos propres cellules qui deviendront nos médicaments pour prévenir les maladies, guérir ce qui est incurable aujourd’hui, régénérer son corps et défier le temps.

EPILOGUE du livre  LE MEILLEUR MEDICAMENT C’EST VOUS du Dr. Frédéric SALDEMANN aux Éditions Albin Michel, 2013 

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Arrêter le film pour jouir de la scène

Il est essentiel de savoir s’arrêter pour mieux jouir de la vie.

C’est l’inverse d’un voyage organisé tout compris, dans lequel vous devez absolument cocher toutes les attractions touristiques sans omettre de faire les photos à l’endroit que l’on vous indique pour immortaliser l’instant. Au retour, vous pourrez dire « j’y étais et je n’ai rien manqué ».

 Je pense que, à la rigueur, la visualisation d’un film sur le pays produirait les mêmes effets. La clé, c’est justement de savoir s’arrêter le temps nécessaire pour rentrer en résonance avec un paysage, une scène de marché ou le regard neuf d’un enfant. Faites un arrêt sur image et pensez à chacun de vos sens : l’ouïe, l’odorat, la vue, le goût, le toucher…

Quelles sont les informations recueillies, que réveillent-elles en vous de particulier ?

Concentrez-vous sur les sensations les plus agréables et ne pensez plus qu’à cela. Vous touchez là des petits moments de bonheur et d’éternité. L’essentiel n’est pas de prendre la photo pour la montrer aux autres et la stocker, mais bien de jouir tout de suite de l’instant, de la force du moment présent. La procrastination est le fait de remettre toujours au lendemain ce qui pourrait être réalisé le jour même. Il existe aussi une procrastination du plaisir et du bonheur.

Dans votre vie quotidienne, n’oubliez pas de faire des « pauses » régulières : arrêtez-vous sur le chemin de votre travail, humez les odeurs autour de vous, attardez-vous sur le sourire de votre enfant ou goûtez profondément les saveurs d’un bon plat partagé avec des amis. Cesser de ruminer les points négatifs Il est démontré que les sujets qui passent leur temps à ressasser de vieilles histoires négatives dont ils ont été victimes ou à penser à tout ce qui est négatif dans leur entourage ou dans leur milieu professionnel diminuent leur espérance de vie. Tourner en rond en repensant sans cesse à ce qui ne vous convient pas use l’organisme un peu plus jour après jour.

Bien sûr, il ne s’agit pas de faire l’autruche face à une situation difficile et il convient de l’analyser pour mieux la comprendre, rechercher les solutions pour que les choses aillent mieux. Dans certains cas, après mûre réflexion, il faut aussi savoir admettre qu’il n’y a pas de solution pour améliorer une situation. Mais après coup, cela ne sert à rien de toujours repartir en boucle sur les mêmes problèmes. Certaines personnes ont tendance à radoter intérieurement en endommageant leurs neurones, et à agacer prodigieusement l’entourage.

Savez-vous que dans une étude menée sur le bien-être au travail, les collègues « geignards » arrivaient en tête de liste des inconforts ? Il existe une bonne solution pour casser ce cercle vicieux. Il s’agit tout simplement d’écrire sur une feuille de papier ce qui se passe, ce que l’on en pense, les positions à prendre et à ne pas prendre une fois pour toutes. Vous rangerez ensuite cette feuille, et vous la relirez chaque fois que vous avez tendance à repartir en boucle.

Travailler son bonheur intérieur brut Le royaume du Bhoutan est un petit pays situé en Asie du Sud. C’est un pays pauvre, qui vit principalement de l’agriculture et du tourisme. Mais il a une particularité. Au Bhoutan, les autorités ont en effet décidé de ne pas parler de produit intérieur brut mais de bonheur intérieur brut.

Les marqueurs de bien-être ne sont pas les biens matériels et la richesse des habitants, mais ce qui les rend vraiment heureux. Nous pouvons nous inspirer de la philosophie de ce pays à titre personnel. Le but n’est pas de penser à ce que l’on doit faire, mais à ce qui nous rend vraiment heureux.

C’est un effort difficile qui conduit à refaire une deuxième lecture de sa vie. Que ce soit au niveau des loisirs, des personnes avec qui l’on partage notre bien le plus précieux, à savoir notre temps, ou ce que l’on achète en pensant se faire plaisir. Il faut tout repenser par rapport à nos sensations positives. Il s’agit de filtrer ce qui nous rend vraiment heureux et ce qui nous laisse indifférent.

Repensez à la semaine écoulée en sélectionnant ce que vous estimez être les meilleurs moments, ceux que finalement vous souhaiteriez revivre le plus souvent possible. Repensez également à vos différentes vacances, les week-ends, les repas partagés avec d’autres et faites varier le curseur. Vous allez être surpris du résultat. Le bonheur ne se situe pas toujours là où vous l’aviez imaginé…

Cette démarche peut être utile dans les choix auxquels nous sommes confrontés au quotidien, pour se débarrasser des situations dans lesquelles on souhaite juste faire comme tout le monde ou coller aux images des gens heureux projetées par les publicités.

C’est une bonne école pour découvrir tout le pouvoir de dire non, pour se protéger et ne pas se dissoudre dans n’importe quoi. Pour ne pas perdre le fil, je vous recommande chaque jour de sélectionner le meilleur moment de la journée, d’y penser très fort pour le faire revenir le plus souvent possible. Concentrez-vous aussi sur ce que vous n’auriez pas dû faire, les pertes de temps inutiles, tout ce que vous ne souhaiteriez pas reproduire dans les jours ou les semaines à venir.

Accepter ses échecs Tal Ben Shahar, qui enseigne la pratique du bonheur à Harvard, souligne un point important : le droit à l’erreur, à l’imperfection pour arriver à la plénitude. Pendant ses cours, il demande à un étudiant de dessiner un cercle à la craie sur le tableau noir. Le cercle dessiné est parfait. Il lui demande de se souvenir comment il dessinait à l’âge de 2 ans : des pâtés qui essayaient de ressembler à des cercles. C’est à force d’échouer de très nombreuses fois à dessiner des cercles pendant l’enfance que l’on arrive un jour au cercle harmonieux.

Il faut admettre les échecs à répétition pour arriver à la réussite et ne surtout pas se décourager. Vous devez accepter que les choses ne marchent pas du premier coup avec sérénité et sans culpabilité. Comprendre pourquoi cela n’a pas fonctionné est essentiel pour progresser. Lorsqu’un enfant est soumis à trop de pression, il se trouve véritablement anéanti par un premier échec au risque d’entrer dans un cycle d’insuccès s’il se trouve dévalorisé et surtout s’il perd confiance en lui. Il est capital de rechercher les points forts d’un enfant qui vont servir de points d’appui, comme en escalade, en lui communiquant une force pour dépasser les erreurs normales liées à l’apprentissage.

L’un des secrets du bonheur se cache peut-être entre les lignes de l’enfance. Ne perdons pas de vue que garder toute sa vie le courage de se tromper et d’accepter les échecs est un tremplin pour aller de plus en plus loin. Il est essentiel de prendre très tôt de bonnes habitudes pour être heureux plus tard. Le développement des pensées positives est un carburant important pour le bonheur. Recherchez le meilleur de chaque instant présent sans vous projeter en permanence vers le passé ou l’avenir, et évitez de vous fixer des objectifs impossibles à atteindre, pour vous ronger ensuite parce que vous n’y arrivez pas. Les parents donnent parfois des objectifs pour leurs enfants qui correspondent à ce qu’ils auraient aimé faire eux-mêmes.

Ils n’essaient pas de voir l’enfant ou de le comprendre dans ses différences, ils pensent surtout à eux-mêmes. L’enfant est alors vécu comme un vecteur de leur réussite narcissique et sociale, au mépris de sa véritable nature. Il n’y a rien de plus terrible que de passer sa vie à essayer d’atteindre ce qui ne nous correspond pas et qui, de plus, n’est pas à notre portée.

C’est dans ces racines que se développent la dépression, l’anxiété et les attitudes compensatoires comme l’excès d’alcool, l’obésité, le tabagisme et la drogue. Le bonheur découle de l’adéquation entre ce qu’une personne est réellement et sa vie. L’objectif est d’être soi-même en essayant de faire le métier que l’on aime, quel que soit le regard des autres, choisir le conjoint qui nous correspond vraiment et non celui ou celle qui fait plaisir à l’entourage, à la famille ou au cercle social.

Vous devez être maître de vos choix, sans mauvaises influences ou mauvaises raisons. C’est tout le chemin à parcourir pour s’aimer et aimer les autres, savoir recevoir, savoir donner et se réaliser chaque jour davantage dans son métier et ses relations aux autres.

Extrait des propos du Dr Frédéric SALDEMANN : livre – Votre santé est entre vos mains aux Éditions Albin Michel, 2013 

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L’indice de masse corporelle

Par soi-même, on peut se protéger et guérir de nombreuses maladies en utilisant des méthodes naturelles. L’organisme humain est une machine de précision qui a besoin, pour fonctionner sans faire de ratés, d’un équilibre parfait. La nutrition fait partie des points importants. Imaginez que vous mettiez dans votre automobile à essence du carburant diesel et vous aurez l’illustration des dégâts que peut produire une alimentation trop abondante ou déséquilibrée.

Durant toute notre vie, le corps se renouvelle constamment. Chaque seconde, 20 millions de cellules se divisent pour remplacer celles qui sont hors d’usage. L’objectif est de fabriquer de nouvelles cellules à l’identique pour remplacer les cellules mortes. Les erreurs de copie lors de ces divisions sont à l’origine de cancers. Il est donc essentiel que l’organisme fonctionne dans un environnement propice pour diminuer au maximum le nombre d’erreurs lors de la copie, erreurs qui ont tendance à augmenter avec l’âge, car le système immunitaire n’est plus aussi performant pour faire le nettoyage.

Citons l’exemple du tabac, qui augmente les risques de mutation cellulaire au niveau des poumons, de la gorge ou de la vessie. Le stress, l’insomnie, le manque d’exercice empêchent également une bonne réparation cellulaire.

Vous l’aurez compris, il est essentiel d’entrer dans une démarche de prévention primaire par rapport à de nombreux troubles, pour en corriger les causes et non les effets. En clair, ne pas se comporter en assisté par rapport à sa santé, mais en entrepreneur actif. Dans ce livre, je vais vous donner les clés pour reprendre votre santé en main et consolider tous les domaines qui la composent : alimentation, poids, allergies, sommeil, transit, sexualité, stress, vieillissement… Si je devais comparer mon ouvrage à un objet, je choisirais le couteau suisse : il est multi-usages et permet de faire face de façon immédiate et pratique à toutes les situations. Comment passer au travers des maladies, mieux vous protéger avec des moyens à votre portée, telle est mon ambition pour vous aider à vivre longtemps en bonne santé.

Les chiffres sont alarmants : en France, une personne sur trois serait en surpoids. Outre le problème de santé publique qu’il pose, l’excès de poids constitue également un risque majeur pour la santé. Il est la porte d’entrée aussi bien pour des petits maux de la vie quotidienne comme le mal de dos, les douleurs dans les genoux que pour des maladies graves comme les cancers, les maladies cardiovasculaires ou le diabète. À l’inverse d’une rage de dents, qui fait souffrir tout de suite, l’excès de poids détruit progressivement le corps, sans faire de bruit.

C’est l’image du bon vivant qui ne se prive de rien, mais dont la vie se termine un jour brutalement, trop vite, trop mal. L’énorme succès des régimes – des plus sérieux aux plus farfelus – le prouve, nous sommes nombreux à souhaiter perdre du poids. Pourtant, ne nous voilons pas la face : la majorité des personnes qui ont suivi un régime reprennent en deux ans tout le poids qu’elles ont perdu, voire plus. En tant que nutritionniste, je peux vous l’assurer : la meilleure chose à faire pour perdre du poids est de contrôler son alimentation tout en gardant le plaisir de manger.

L’indice de masse corporelle :

Pour savoir si vous êtes en excès de poids, il suffit de calculer votre BMI (body mass index), IMC en français (indice de masse corporelle = poids en kilos divisé par la taille au carré (taille multipliée par la taille). Si le chiffre se situe entre 18 et 25, votre corpulence est normale. Au-delà de 25, on considère qu’il y a une surcharge pondérale et à partir de 30, on parle d’obésité.

Cet indice est reconnu au niveau international comme un critère fiable et évite que des sujets en excès de poids ne se justifient en prétendant qu’ils ont des os et un squelette lourd…

LIVRE A LIRE : Le Meilleur Médicament c’est vous du Dr. Saldmann Frédéric  aux Editions Albin Michel 2013

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