EXPLORATIONS NON DUELLES – Retour au Paradis perdu

Didier Weiss ramène le chercheur spirituel, égaré dans son labyrinthe, à redécouvrir l’inimitable et indescriptible « Paradis » retrouvé. Il démasque les idées reçues et les concepts qui voilent le regard : des explorations à raz du sol, les pieds nus bien ancrés dans la vie de tous les jours. Un échange spirituel rafraîchissant et passionné au travers d’un vocabulaire clair et évocateur à la portée de tous qui démystifie la plupart des poncifs spirituels en ramenant sans cesse le lecteur/chercheur à son expérience personnelle, intime et immédiate.

Que vous-est-il arrivé ? (même s’il n’est jamais rien arrivé).

Il est bien arrivé quelque chose, sinon nous n’aurions pas commencé cette conversation ! L’aspect incroyable, impensable, inimaginable est qu’il n’est rien arrivé à Didier. Cela ne fait bien sûr aucun sens dans le contexte que nous connaissons habituellement, mais c’est bien de ceci dont nous parlons ici : le changement total du contexte.

Ce qui est arrivé, c’est la disparition d’un mirage, de quelque chose qui semble bien réel, si personnel et qui vient soudain de se dissoudre. Mais comme cette « chose »-là n’a jamais vraiment existé, il ne s’est de fait jamais rien passé.

Alors bien sûr, difficile de dire qu’il ne s’est rien passé pour Didier devant un tel changement d’expérience de vie ! C’est un paradoxe qui peut être approché par le terme « Éveil » du même ordre que l’éveil diurne considérant le rêve nocturne : la révélation de l’impossibilité d’être réellement impliqué dans les histoires des personnages et événements du rêve.

Ou alors : Le paysage terrestre, incluant le personnage principal en son centre, se trouve totalement changé au niveau de la lecture, de l’expérience, de l’interprétation, sans que les éléments sensoriels constituants ne soient eux-mêmes différents.

C’est très proche de cette double vision de l’image d’une fée cachée dans un dessin complexe de forêt et qui soudain apparaît : elle a toujours été là, vue mais jamais vraiment vue, juste regardée sans en extraire sa spécificité ni son sens, l’image ne délivrant donc pas son message véritable.

Maintenant, définissons cette « chose » (qui n’a jamais vraiment existé!):

Au sein de cette histoire spatio-temporelle qu’on peut appeler « ma vie », tout un enchaînement de pensées s’est mis subrepticement en place. Enchaînement dans les deux sens du mot : 1/une suite logique de conclusions non vérifiées qui forment une chaîne, 2/ un attachement profond à leur présence qui empêche d’aller voir ailleurs.

Des pensées d’exister en un point particulier amènent des pensées de ne pas exister là-bas dans le monde, amènent des pensées d’isolement et de séparation, et renforcent cette expérience intime (mais essentiellement hallucinatoire) MOI. Qui à son tour valide le non-MOI, ce monde extérieur et hostile. Et la boucle est bouclée, puis cadenassée.

Donc, si on remplace « chose » par MOI, cela donne : « MOI qui semble bien réel, si personnel, vient soudain de se dissoudre ; mais comme ce MOI-là n’a jamais vraiment existé, il ne s’est de fait jamais rien passé. »

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Didier Weiss

Que reste-t-il après l’éveil du vous d’avant ? Avez-vous gardé certaines caractéristiques ?

Les caractéristiques du corps-esprit Didier sont pour la plupart les mêmes. C’est du même ordre que les poissons qui s’adaptent à un nouvel environnement : leur taille et leur couleur peuvent changer mais fondamentalement ils sont toujours de la même espèce. Notez bien que ce n’est pas l’Éveil qui nous change, ce n’est en aucun cas l’Éveil d’une personne.

Mais, comme disait Stephen Jourdain : « Ça arrive bien à Bibi » ?

Stephen Jourdain effectivement parlait de Bibi, cet enfant divin, et sûrement pas de « ma petite personne » qu’il appelait aussi « MôA ».

Le paysage se dessine à nouveau, ce que l’on croyait limitant, hostile et perturbant disparaît, et de fait il y a beaucoup plus de place, tellement plus de place ! Toute la place du monde… Cela amène inévitablement des changements indirects, comme le poisson d’un bocal minuscule se retrouvant soudainement dans l’océan.

Ces changements varient d’une histoire à l’autre, et ce n’est pas très utile – et même trompeur – d’en parler. Cela peut amener de la confusion et des attentes. Cependant il y a des éléments communs à tous : silence mental, paix, harmonie.

Je ne cherche pas à garder l’ego mais il me semble que nous avons tous appris au cours de la vie, que nous avons fait des expériences, des rencontres, des pratiques, etc. : que tout cela n’est pas à jeter. Qu’en dites-vous ?

Il n’y a bien sûr rien à jeter. Nous n’avons jamais rien fait, la Vie s’est vécue, et de regarder cela d’un certain point de vue jugeant, extérieur, est le plus sûr moyen d’aggraver la fragmentation de nos existences.

Chaque pas, chaque (re-)connaissance, chaque rencontre peuvent être vus comme des signes avant-coureurs du Maintenant. Ils n’en sont jamais la cause, même si cela semble être le cas dans notre contexte habituel de pensée.

Essayons ceci : Ici & Maintenant est un tableau 3D (incluant les 5 sens, incluant les pensées et les émotions). C’est un chef-d’œuvre quel que soit le contenu, c’est une pièce unique de valeur inestimable. Pour que cette merveille puisse se matérialiser, la Vie a « besoin » d’outils de création. Ces outils sont les soit-disant expériences passées, qui sont de fait les matériaux constituants, et non les causes de toute création dans ce moment.

Corollaire : L’Éveil lui même n’est jamais la conséquence des expériences ou pratiques passées.

N’y a-t-il pas cependant une préparation a minima (dans le sens : se rendre disponible à) ?

Exactement : une « préparation » sera très souvent un signe avant-coureur d’Éveil, une forme de célébration anticipée d’un événement « annoncé », existant déjà, et non pas la cause de quoi que ce soit.

LIVRE SOUTIEN

Comment définissez-vous la non-dualité (advaita) ?

Simplement de revenir au sens premier ET DE S’Y TENIR ! Il est suggéré : pas deux.

On entend et on comprend généralement : un

Et cela devient subtilement un labyrinthe extrêmement difficile à résoudre. Tout dans notre expérience nous fait croire à une séparation (2) qui pourrait être résolue, résorbée, dans l’Unicité (1) : Attention, ceci constitue un piège béant !

Ce qui est proposé dans le « pas deux» est de reconnaître que cela a toujours été le cas, et qu’il n’y a aucune possibilité d’une partie rejoignant le Grand Tout, que ce chemin là est une roue de hamster qui va produire énormément de mouvement, sans jamais aucun résultat. Donc le piège serait de valider par notre tentative la pseudo-séparation et le mouvement de réunification avec le Tout. Cela semble une activité à but honorable, sensé, pratique, mais cela contient une espèce de virus qui entretient continuellement la maladie « lecture duelle de la Vie ». Et sans nous en rendre compte nos « pratiques spirituelles » nous gardent de manière quasi invisible dans une dualité subtile, mais néanmoins terrain très fertile pour Maya !

En ce sens, la porte de sortie n’est pas de changer ou d’améliorer les éléments du rêve mais à comprendre la nature du rêve qui est ce dédoublement quasi invisible : Moi devenant moi/non-moi = création d’une entité séparée.

Quel serait le moyen le plus habile pour voir qu’il n’y a pas d’entité séparée ? Nous sommes nombreux à savoir que celle-ci est une illusion mais cela est complètement insuffisant. Qu’est-ce qui peut provoquer – aider – le basculement ? (bien que vous disiez qu’il n’y a pas de cause à l’éveil).

Effectivement, une compréhension intellectuelle de notre situation hallucinatoire est bien évidemment insuffisante. Pourtant, Clarté est juste à quelques millimètres de Compréhension. On a l’impression d’une montagne restant à gravir, alors qu’un tout petit trébuchement peut suffire. Je parle par expérience. Dans la métaphore de la corde et du serpent (ma favorite!), une fois analysés les contours de la chose dans la pénombre, les avoir comparés à notre stock d’objets en mémoire, avoir sélectionné les plus proches, avoir conclu que l’option corde pouvait être la meilleure solution, l’avoir validée, il reste encore un pas ESSENTIEL à faire :

Convertir « cela semble de toute évidence être une corde » en « C’EST une corde !! »

Le saut d’une évidence intellectuelle à sa transmutation en tant que RÉALITÉ vivante. Comment ce saut se fait-il ? Mystère. Je continue à explorer…

Serait-ce la vigilance la pratique essentielle, voire la seule nécessaire ?

La vigilance est le versant terrestre d’un mouvement divin : Conscience se connaissant elle-même, directement, intimement, sans séparation.

Si c’est une pratique, cela a le grand désavantage d’introduire un espace, aussi petit soit-il, entre Je et VEILLE. Cela perpétue de fait une forme de séparation, et avec cela le monde « là-bas » apparaît !

Par contre, il y a une forme de vigilance qui n’est pas le résultat d’une action, d’une volonté, d’une pratique. Elle est libre et transparente, elle est toujours présente. Et peut-être le seul « mouvement » nécessaire à sa reconnaissance serait une relaxation très spécifique : non pas celle du corps – bien que cela puisse aider – et pas forcement celle du mental – car qui pourrait le dompter? – mais celle de l’attention elle-même.

L’attention attentive à elle-même, de manière légère, sans chercher à être attentif, étant juste « ouverture » à l’attention. C’est très passif mais c’est en même temps très vivant, la Vie elle-même.

Qu’entendez-vous explicitement par cette phrase troublante : « Il ne s’agit pas d’avoir un mode d’emploi pour acquérir quelque chose mais de se promener tout nu, les pieds dans l’eau, à proximité de fils électriques, eux aussi dénudés ! »

Cela veut surtout dire que je n’ai aucune idée de comment cette transmutation arrive !

Par contre, ce qui semble être une constante – enfin une ! – c’est qu’une grande vulnérabilité semble nécessaire, et une certaine forme de courage aussi. Une prise totale de risque est indispensable, d’où l’allusion aux fils dénudés. C’est simple, il faut être prêt à TOUT perdre … pour TOUT gagner au final, même si cette proposition semble de toute évidence défier la raison.

Entretiens avec Didier Weiss

par Jean-Louis Accarias

Explorations

Pour en savoir plus sur le livre de DIDIER WEISS et Pierre Jutant:
EXPLORATIONS NON DUELLES Retour au Paradis perdu
www.originel-accarias.com/Edition/weiss.html

Guérir ou pas guérir ? Telle est la question

Notre société ultra sophistiquée n’est pas épargnée par la maladie. Par exemple, les statistiques concernant le cancer font état de 8 millions de morts par an et en prévoient 17 millions en 2030. Peut-être pourrions-nous regarder dans une autre direction !

L’Etre humain est complexe et, pour sa santé, ne s’occupe souvent que de la dimension physique, considérant la plupart du temps qu’il suffit de guérir le corps pour éradiquer le problème. Ce serait tellement simple !
Essayons d’y voir un peu plus clair.

Schématiquement, nous fonctionnons sur 3 dimensions :
– Le physique
– L’émotionnel ou psychique
– La conscience ou spirituel

Ces 3 plans sont en permanence en interaction.
Prenons quelques exemples simples.
Une mauvaise nouvelle va d’abord jouer sur le plan émotionnel puis se répercuter sur le plan physique avec une perte d’énergie immédiate sans aucune dépense physique. C’est l’information qui va nous « vider ».
Quand nous sommes amoureux, c’est exactement le contraire. Sans rien manger, nous nous sentons soudain rempli d’énergie et de joie que nous voudrions partager avec la terre entière.
Le plan de conscience est un peu plus subtil. Qui n’a pas éprouvé de tristesse en voyant des enfants mourant de faim ? A cela s’ajoute le sentiment d’impuissance car même si nous arrêtions de manger, leur sort ne serait pas modifié pour autant. Ce sentiment va s’insinuer dans notre inconscient et finira par nous déprimer.
Nos médias distillent en permanence des nouvelles qui ont le même effet.

Comment fonctionne notre cerveau ?
C’est un ordinateur ultra puissant qui gère des milliers d’informations grâce à de multiples capteurs. Son rôle principal est de nous maintenir en équilibre grâce aux programmes dont il dispose.

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Les lois essentielles de la guérison :
1) Le corps possède une capacité d’auto-guérison

2) Nous guérissons toujours de l’intérieur vers l’extérieur et du haut vers le bas.

3) Quelque chose dans notre façon d’être, de penser ou d’agir doit être modifié pour guérir.

Les obstacles éventuels :
1) Notre intellect qui nous fait croire qu’en connaissant la cause, le problème est réglé.

2) Un stress accumulé pendant plusieurs années peut dépasser la capacité d’auto guérison de notre organisme.

3) La maladie constitue parfois un bénéfice affectif annihilant notre intérêt à guérir.

Les moyens aidants :
1) La nature de la maladie nous indique souvent la direction à prendre pour trouver la source.

2) La prise de conscience que nous sommes seuls face à la maladie. Un médecin, thérapeute, un remède chimique ou naturel ne sont que des aides que le corps va utiliser dans son processus de retour à l’équilibre.

3) L’individualisation de l’aide. Nous sommes tous différents et n’avons pas forcément la même réaction face au même conflit.

4) L’écoute de notre corps, reflet de notre intérieur.

5) Une vie et une alimentation saines sans trop d’excès. Ceci ne garantit pas l’absence de maladie, mais une meilleure capacité du corps à guérir.

SOUTIEN

Expériences personnelles :
Des années de pratique, de dialogue avec des personnes atteintes de différentes maladies, m’amènent à penser qu’aujourd’hui les maladies prennent racine en partie par manque de sens à notre vie.

Nous vivons sur une planète sans savoir ce que nous y faisons vraiment. Nous nous occupons suivant les règles et principes de notre société.

La seule chose dont nous sommes certains quand nous venons au monde est le fait que nous allons mourir un jour. Moyennant quoi, nous vivons comme si nous allions échapper à cette échéance. Nous sommes même presque toujours surpris par le décès d’un proche quand il est âgé. Nous accumulons « l’avoir » alors que la seule chose que nous emporterons avec nous est « l’être ».

Des statistiques montrent que les gens qui ont la foi ont une meilleure santé.

Pour finir, un mot sur la tolérance. Son absence génère des conflits en permanence car nous percevons l’autre comme un ennemi alors qu’il est une source d’enrichissement.
Or, nous sommes tous sur le même chemin. L’observation de la Nature et du fonctionnement de notre organisme même, nous apprend que l’équilibre résulte d’une symbiose entre les différents composants de notre univers

Nous ne pouvons changer que nous-mêmes et nous rappeler la phrase de Gandhi :
« Sois le changement que tu veux pour le monde »

Notre santé est peut-être à ce prix.

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Guy DESARDENNES
Ecrivain, conférencier, formateur et gérant de sociétés.

Après un bac de biologie et deux années dans un laboratoire, il se dirige vers une activité de responsable commercial qu’il exerce pendant environ 25 ans au sein de PME et de multinationales. La vie l’amène, en fait, à changer plusieurs fois d’orientation.
Suite au décès brutal de son père, il commence une recherche spirituelle à 24 ans.
Ce parcours le conduit à explorer divers courants psychologiques, philosophiques et initiatiques au sein desquels il est confronté aux dérives spirituelles mais paradoxalement découvre d’authentiques enseignements. Des épreuves de vie le poussent ensuite vers une thérapie en sophro-analyse lui permettant de guérir les blessures de son passé.
Il se forme à cette spécialité et au décodage biologique pour aider les autres à retrouver leur équilibre émotionnel. Il développe ensuite ses connaissances à travers la commercialisation « avertie » de compléments alimentaires. Son chemin de vie l’a par ailleurs amené à suivre Maïtreyi Amma et son maître spirituel Sri Tathâta qu’il rencontre à plusieurs reprises en Inde.

Auteur du roman « HERITAGE » paru en mai 2009.
Il travaille actuellement sur un programme de formation en développement personnel.

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Guy GRENIER DESARDENNES
NORMANDY VITAMINE C
contact@vitaminecn.com
www.vitaminecn.com

Editions LOUREX
contact@lourex.com
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