Vivre sainement en revenant à l’essentiel

 

 Aujourd’hui, l’ensemble des médias prône la technologie à outrance et la présente comme la solution à tous les problèmes de l’humanité.

Entre les propositions d’ordinateurs, de téléphones mobiles, de voitures dernier cri et les différentes connexions internet « 3G », « 4G », bientôt « 5G » ou « 1000G » que l’on veut nous vendre, nous ne savons plus forcément où donner de la tête…

Egalement sollicités par les récentes découvertes en domotique (maison connectée et automatisée), par la robotique, l’apparition des premiers androïdes et par la ‘techno-médecine’ – qui procède de plus en plus fréquemment au remplacement d’organes défectueux du corps humain par des erzatz technologiques – nous devons, me semble-t-il, exercer notre discernement. Car la tentation est grande.

cohérence du coeur

Pourquoi parler de tentation ?

Parce que nous ne pouvons plus faire un pas sans que l’on nous assaille de nouveaux produits Hi-tech qui, soi-disant, nous permettront d’être plus en sécurité, plus « dans le coup », « à la mode », et surtout de ne pas passer pour un raingard – c’est-à- dire pour un être que l’on laisse à part et qui, peu à peu, se trouve exclu de la société.

On nous convainc même – à grand renfort d’images et d’arguments séduisants – que l’homme de demain est « l’homme augmenté », l’homme robotisé, dont le cerveau est truffé de puces électroniques et dont le comportement sera de plus en plus dicté par des machines. Et pour couronner le tout, ceux qui promotionnent cette science ultra-matérialiste l’associent au bien-être, à la qualité de vie et au bonheur.

Néanmoins, que devient le véritable bonheur dans tout ça ? Que deviennent les vertus qui embellissent la vie, telles que la joie, la sincérité, la paix, le courage, la plénitude, la sensibilité… ?

Comment pourrons-nous élever notre taux vibratoire et gravir les échelles de la conscience lorsque notre corps sera devenu un étrange mélange d’éléments biologiques, plastiques et métalliques ?

Et pour finir comment l’énergie de vie et l’intelligence du sacré pourront-elle y circuler ?

La tentation est grande, car derrière un bel emballage, on ne nous parle de rien d’autre que de l’abdication progressive de la royauté intérieure de l’homme, de sa beauté, de sa profondeur, au profit de la dictature glaciale des machines.

croyances citaitonA contre-courant de ce « progrès » transhumaniste – qui se profile comme étant la nouvelle religion matérialiste avec ses dogmes, ses codes et ses croyances – une autre voie s’ouvre néanmoins à chacun d’entre nous. Cette voie est purement individuelle – en ce sens qu’elle dépend du libre-arbitre de chacun – mais elle peut influencer, réorienter la collectivité tout entière. On l’appelle ‘la sagesse’ ou encore ‘la Gnose’.

Elle se dévoile à celui ou à celle qui sait encore regarder ce qui se cache derrière les apparences, derrière les mouvements agités du monde. Elle visite celui ou celle qui peut encore marcher dans la forêt ou près d’un lac avec simplicité et se laisser enseigner par le murmure du vent. Elle touche profondément celui qui peut se relier à ce qui le dépasse et lire page après page le livre de la nature vivante. Mais avant toute chose, elle se présente uniquement à celui la cherche au coeur d’une tradition vivante

Thierry-Frantz DISLAIRE – Rédacteur en chef – Magazine Essentiel

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Des fragments Spirituels utiles à la guérison

 A force de nous contraindre à avoir besoin des autres pour les choses les plus élémentaires, la douleur invalidante brouille l’image que nous avons de nous-mêmes. Tous ceux qui passent par le fer de la souffrance le savent : on est seul à savoir ce qu’on souffre. Seul à savoir ce qu’est sourire pour donner le change. Seul à savoir ce que coûte la joie de ne pas se résigner à renoncer aux menus plaisirs de l’existence.

Dans leur sollicitude, les autres ne vous abordent plus que par le biais de votre maladie. La relation avec eux n’est pas facile ; d’un côté, ils craignent que vus soyez enfermé dans la maladie ; d’une autre, ils se préoccupent dans cesse de savoir comment vous allez.

médicamentQuand on est saturé de souffrir, on n’a pas envie de raconter sa douleur ! Vous n’êtes plus celui que vous étiez, vous êtes cet autre, devenu malade, comme si votre personnalité profonde avait changé. Et c’est vrai qu’elle a changé… En particulier, parce que savez que la maladie, lentement mais sûrement, cause des dégâts irréversibles.

C’est typique pour un diabétique insulino-dépendant qui constate peu à peu que sa vue se trouble et que les neuro-pathologies apparaissent. Que vais-je devenir ? Qu’est-ce qui va encore m’arriver ? Mais c’est la nuit surtout que le cerveau travaille.

L’angoisse, oiseau de nuit, se pose sur les branches mortes de votre sommeil pour vous déchiqueter de l’intérieur. L’inconscient libère des peurs informelles. On rumine. Tout s’amplifie. Quand se forment les brumes du réveil, une résistance intérieure vous ligote, vous empêche de vous lever. Paralysée par l’appréhension de voir recommencer un jour dont la solitude sera rythmée par la douleur, la volonté est inhibée.

Mais l’heure impitoyable de la première piqûre matinale vous somme de sortie du linceul des fantasmes. La journée commence souvent avec un goût de mort et de cendres dans la bouche pâteuse. Envie de mourir comme une envie de vomir. En réalité, ce n’est pas la mort que l’on désire, mais la vie.

Mais ces longues journées entrecoupées de pauses allongées pour lutter sel contre la douleur altèrent ce qui a fait une partie de l’amour de vivre, de cette énergie vitale qui se transforme en travail.

Toutefois, Pierre Talec ne considère pas la nomination officielle qu’il a reçue de l’archevêché, « prêtre en congé de maladie » comme un temps mort. C’est une autre mission donnée directement par l’Esprit, celle de la compassion partagée et de la fidélité dans l’amitié.

Plus la fidélité prend de l’âge, plus elle devient un grand cru d’amour. Pour ce qui le concerne, il ne peut pas parler de solitude, d’isolement ou d’abandon tant qu’il est comblé par ses frères et sœurs ; difficile d’être plus soudés. Des prêtres eux aussi devenus des frères. A un moment du travail pastoral leurs routes se sont croisées ; Elles se sont séparées au gré des nominations à d’autres postes.

Qu’importe. Ils sont toujours attentif s, attentionnés, avec cette connivence qui naît d’une communauté de destin. Et puis, les quelques amis en or éprouvés par la patine des années, ces anciens paroissiens qui, plus de trente ans après ne manque pas de vous souhaiter votre fête. A propos de cette amitié, Pierre Talec dira la part irremplaçable de la présence de femmes amies. 

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Quelle source de rafraîchissement dans la « soli-douleur », un monde sans femmes serait un monde impossible, un monde dur, sans cette tendresse qui est leur grâce, cette transparence cristalline qui est apaisement, douceur. Il a la conviction que les femmes ont une force psychique plus soutenue que les hommes.

Ce sont des clichés psychologiques que de prétendre : « les femmes sont plus sensibles que les hommes ». Ce n’est pas une question de plus. Elles le sont autrement, selon leur constitution faite pour transmette la vie et la préserver. De ce fait, malgré les apparences, elles sont moins fragiles que les hommes qu’on dit plus forts… Au passage, il ne résiste pas au désir d’évoquer les nombreuses mentions de l’entourage féminin de Jésus dans les évangiles.

Elles ne lui apparaissent pas comme des remarques anecdotiques. Elles font partie intégrante de la Bonne Nouvelle. Oui, la place qu’occupent les femmes dans la vie de Jésus est une Bonne Nouvelle. Cette place, à bien y regarder – relisez les textes – n’est pas tellement moins grande que celle des disciples.

C’est une femme, Marie, qui a donné vie au Fils de Dieu. C’est encore elle qui reçoit sa mort, il est vrai avec le disciple bien-aimé. Au pied de la Croix, le cœur transpercé, elle est peut-être en larmes. Tout le monde est parti. Le monde entier est sauvé sans le savoir. Sans savoir ce qui aurait été l’éternelle solitude sans Dieu. Elle se tient debout. Stabat Mater. Deux mots, une immense prière.

Et le matin de la Résurrection, le premier témoin, c’est encore une femme ; Une autre Marie, la Madeleine. Elle n’a que ce mot : Rabbouni ! Un seul mot devenu prière d’amour. Si l’on pense que les autres enrichissent notre, on peut aussi penser que la féminité a enrichi l’humanité de Dieu sur terre.

Aux yeux de Pierre Talec, ce n’est pas le moindre aspect de la vocation des religieuses que de rendre témoignage à cette grâce de la féminité qui est en Dieu. Pour une religieuse, ce n’est pas seulement la virginité de toute une vie qui est consacrée à Dieu, mais plus globalement sa féminité.

Extrait du livre : LA SOLITUDE DOUCE AMERE de Pierre Talec

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L’autre pilier de la santé oublié des naturopathes

La santé est un trépied. Elle est bancale si  elle repose seulement sur deux de ses trois pieds. Or beaucoup de naturopathes se focalisent sur l’hygiène alimentaire et l’hygiène physique en négligeant l’hygiène psycho-émotionnelle.  Celle-ci implique d’examiner la cause profonde des stress pathogènes. 

Vous connaissez sans doute comme moi des personnes qui menaient une vie des plus parfaites sur le plan de l’hygiène vitale et qui malgré tout sont « tombées malades ». J’ai connu une professeure de yoga qui vivait dans la campagne provençale à l’écart de toutes sources de pollution,  était végétarienne, pratiquait parfois le jeûne et ne mangeait que bio. Elle était active et pratiquait tous les jours du yoga ou des marches en montagne, ne fumait  pas et ne buvait pas d’alcool, ne consommait aucun produit industriel.

Nature sous-bois

Une vie idéale si l’on s’en tient à l’approche naturopathique de la santé.  Dans cette logique, elle aurait dû vivre centenaire, sauf qu’elle est morte d’un cancer du sein aux alentours de la quarantaine ! Pourtant elle n’a pas été irradiée ou empoisonnée par quelque polluant que ce soit (à part sans doute les traitements après la déclaration de sa maladie). Ce cas n’est hélas pas isolé, au grand étonnement de nombreux adeptes de la naturopathie ou de l’hygiénisme. On cherche alors des explications du côté de la génétique, sauf qu’en accusant les gènes, on se déresponsabilise vis-à-vis de sa santé. Si la santé est due à mes gènes, alors pourquoi essayer de la préserver par une hygiène de vie saine ?

Jamais deux sans trois

En réalité, la santé repose sur trois piliers principaux: on retrouve ces trois piliers dans de nombreuses traditions partout dans le monde. Mais comme nous allons le voir, la naturopathie moderne à tendance à en négliger deux sur les trois, devinez lesquels ?

  • L’hygiène alimentaire (diététique et nutrition)
  • L’hygiène physique (mouvement et respiration)
  • L’hygiène psycho-émotionnelle (gestion du  stress- développement personnel)

Les naturopathes misent essentiellement sur l’hygiène alimentaire. Suivant les courants et les différentes écoles, on met l’accent sur la qualité nutritionnelle, l’équilibre acido-basique, l’alimentation dissociée, le crudivorisme, le végétalisme …et l’on pense qu’en apportant un réglage alimentaire au patient, cela suffira à le guérir de tous ses maux. L’adage d’Hippocrate « Que ton aliment soit ton médicament » ne veut pas dire qu’il est le seul médicament.

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Pour la Dr Kousmine, la santé repose sur un trépied. Si vous retirez un pied à une table, elle ne tient plus. Pour nous, c’est pareil. Bien manger tout en restant sédentaire ne suffit pas pour atteindre un niveau de santé optimal. Mais encore plus que le mouvement, c’est le 3ème pilier, l’axe psycho-émotionnel, qui n’est trop souvent abordé que de façon superficielle par les naturopathes. Ils pensent pour la plupart qu’en faisant  de la relaxation, de la visualisation créatrice ou même de la méditation, on parviendra à supprimer les sources de stress qui font le lit de nos maladies.

La naturopathie se doit d’être holistique

Je ne veux pas critiquer ces méthodes qui ont fait leurs preuves et que j’intègre même à mon mode de vie. Je ne dis pas non plus qu’il n’existe pas d’origine psycho-émotionnelle à nos maladies, c’est même de cela dont je vais vous parler par la suite. Je dis simplement que les techniques de gestion du stress, d’introspection, de visualisation… ne doivent pas nous faire oublier la cause profonde de nos soucis. Si comme moi, à la suite d’une séance de relaxation ou après un bon massage, vous vous sentez détendu et plus disposé à mieux vivre votre quotidien,  cela ne vous empêchera pas le lendemain d’être confronté à vos angoisses, conflits ou soucis habituels.

Vous continuerez de vous faire harceler par votre patron si c’est votre problématique du moment, vous ne supporterez pas mieux les remarques de votre belle-mère et vous ne comprendrez toujours pas pourquoi vous attirez à vous toujours les mêmes types de partenaires agressifs ou encore pourquoi vous acceptez de mener une vie qui ne vous convient pas.

Ce que je veux dire, c’est que la naturopathie « classique » ne propose pas d’approche causaliste sur le plan psycho-émotionnel. Elle ne propose pas une exploration et une compréhension pertinente de ce qui constitue les raisons profondes des stress majeurs de votre vie pourtant à l’origine de nombreux symptômes.  Cet aspect de la santé qui fait le lien entre la psyché, l’émotionnel (les ressentis) et le physique (soma) constitue pourtant une branche fondamentale de la naturopathie dite « holistique » (globale).

maladie franOn parle des origines psychosomatiques ou plutôt « psychobiologiques » de la « mal-à-dit » qui devient porteuse de sens. Nos symptômes deviennent alors l’expression de nos conflits psycho-émotionnels que nous n’arrivons pas à gérer.

La maladie comme adaptation

La revue Néosanté nous montre depuis longtemps que la maladie n’est pas un simple dérèglement ni même la marque d’une faiblesse ou d’une fatigue organique : elle est au contraire une réaction, une adaptation chargée de sens. Il faut même parfois être suffisamment en bonne santé pour « tomber malade ».  Comme le disait, CG Jung, « la maladie est l’effort que fait la nature pour guérir ».

Nos maladies sont sans doute essentielles pour passer certaines étapes de notre vie et pour évoluer. Les maladies d’autonomie de l’enfance (maladies de peau type rougeole, rubéole, varicelle…) en sont un exemple connu. Après certaines maladies, les enfants sont véritablement changés et gagnent en autonomie émotionnelle. La maladie peut donc s’avérer utile à condition de l’appréhender comme un moyen de remettre en cause certains aspects de sa vie.

Mais même si vous ajoutez à votre hygiène de vie la relaxation, des techniques respiratoires ou la sophrologie… cela ne vous empêchera pas d’être malade car la maladie est très souvent une étape nécessaire pour atteindre la santé. De quelle santé parle-t-on ? Être en bonne santé ne veut pas dire ne pas avoir de symptôme ou de maladie. Ce n’est que la vision physique de la santé.

D’autre part, la naturopathie nous apprend à reprendre le contrôle de notre santé, à devenir des individus responsables et lucides quant aux causes de nos maladies afin de les supprimer en changeant nos comportements.

Mais pouvons- nous vraiment tout contrôler ? La maladie ne prend-elle pas ses racines ailleurs que dans nos aliments, dans l’air que nous respirons, dans les cellules soi-disant sous-oxygénées ou même dans nos stress quotidiens ?

Psycho-bio-généalogie

Pour résumer, vous aurez beau vous alimenter de la meilleure des façons, vous complémenter en nutriments essentiels, faire du sport et des exercices respiratoires tous les jours, de la méditation ou de la relaxation tous les matins, vivre dans la nature et sous un climat idéal… certes, vous augmenterez vos chances d’atteindre un bon niveau de vitalité, un état de bien-être mais cela ne vous épargnera pas la maladie !

Santé nature

Toutes ces techniques ne pèseront pas grand-chose pour une personne qui porte des mémoires familiales très lourdes ou qui vit une situation de harcèlement insupportable au quotidien. En revanche, le changement de regard que je viens de vous proposer sur la maladie, associé à une hygiène de vie respectueuse des lois de la biologie, vous permettra d’encaisser plus facilement les désagréments (symptômes) associés à la maladie ou à un quotidien pénible. Une naturopathie véritablement holistique gagnerait à se tourner vers les approches psycho-bio-généalogiques qui font le lien entre le corps (soma), le cerveau, l’émotionnel (ressenti) et notre histoire familiale.

 Car la maladie n’est pas qu’une histoire « d’encrassement humoral » ou « d’équilibre acido-basique » ! Mais je prêche ici en terrain conquis !

Jean-Brice Thivent pour le journal NéoSanté

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Santé Humaine et Spirituelle

 

EXTRAIT DU LIVRE p. 131 : VERS UN MONDE D’AMOUR

La santé passe par l’hygiène spirituelle. Sans hygiène spirituelle, il n’est pas de véritable santé. Santé physique, santé physiologique et santé biologique sont inséparables de la santé de l’âme parce que tout est lié.

Parlons maintenant de la santé spirituelle, parce qu’elle est indissociable de la santé matérielle. Nous entendons par là : notre corps composé de chair et d’os qu’une certaine médecine « humaine » voudrait rendre immortel. La médecine actuelle est dans une impasse, elle est soumise à la pression de patients qui attendent de sa part des miracles. Sous peu, elle s’écroulera et s’ouvrira sous la contrainte naturelle à de nouvelles thérapeutiques. Prise au piège de ses certitudes, elle sera condamnée au changement ou à sa disparition.

santé fragile

Ne souriez pas, médecins, rois de la science infuse, écraseurs de l’esprit humains, anéantisseurs d’espérance. Ne soyez plus ironiques à l’égard de nouvelles médecines qui sont de très loin supérieures à la vôtre. Ne vous croyez pas invincibles parce que vous détenez la connaissance. Vous ne détenez rien, tout juste quelques informations sur le corps humain. Vous devez savoir que certaines personnes n’ayant fait aucune étude de médecine sont beaucoup plus savants que vous sur ce plan terrestre.

Sortez de votre tour d’ivoire et devenez plus humbles. Certains d’entre vous commencent à le comprendre. Ils ne supportent plus ces maîtres ou ces gourous qui se prennent pour des Dieux. Ils ne supportent plus ce système financier, cette industrie de la pharmacie qui ne sait que produire ; produire toujours plus cher pour que les moins solvables ne puissent plus se soigner.

Nous sommes particulièrement sévères à votre égard parce que vous savez que la santé peut s’obtenir à moindre prix.

Mais tout n’est pas si simple. Les maîtres vous observent, vous abreuvent, et vous obéissez à leurs injonctions, à leurs ordres, à leur loi.

Prenez donc désormais connaissance de la suite du message, et soyez attentifs à vos méthodes de traitement. Le salut de votre profession passera inévitablement par un bouleversement profond de vos pratiques. Rome ne s’est pas faite en un jour. Mais vous, médecins orgueilleux, votre progrès doit se réaliser rapidement. Sachez prendre les décisions qui s’imposent à vous, et intégrez dans votre diagnostic l’existence de ce corps spirituel ou éthérique qui est … et restera le seul corps inaltérable et immortel.

Ne tentez pas de sauver à tout prix ce qui ne peut l’être, et sachez préférer la juste médication à la mauvaise.

Léa était handicapée, aujourd’hui, elle ne l’est plus. Pourquoi, nous direz-vous ? Pourquoi ce handicap, cette anormalité de naissance ?

Ce message sera dérangeant pour de nombreux lecteurs. Dérangeant… mais aussi rassurant. N’est-ce pas là l’essentiel ? Rassurant pour la mort … Rassurant pour l’Amour … Rassurant pour la Vie.

sante MAG

Le handicap est une épreuve choisie par l’être qui se réincarne. Parfois, il est lié à une dette ancienne. C’est-à-dire qu’un handicapeur peut dans une vie suivante se retrouver lui-même handicapé. C’est la loi de cause à effet qui ne souffre aucune espèce d’exception.

Personne ne peut échapper à cette loi de vie ou loi de Karma comme certains la désignent, parce qu’elle est incontournable. Même celui qui croit pouvoir s’en soustraire parce qu’il sera particulièrement attentif et vigilant dans sa vie au regard des actes négatifs qu’il aura commis, ne sera protégé indéfiniment, parce qu’un jour le destin le rattrapera. Prenez conscience que toutes vos pensées sont créatrices d’un futur.

Prenez conscience que toutes vos paroles produiront un effet très fort pour votre vie à venir ; prenez enfin conscience que tous vos actes, quelle que soit leur nature ou leur importance, permettront la réalisation d’un parcours qui sera conditionné par eux.

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La résilience…. il existe un lien entre le présent et le passé

 

Dès que des souffrances humaines sont évoquées aujourd’hui, le concept de résilience surgit dans les propos. Victime d’une mode verbale, ce mot risque de piéger par un brouillard d’ambiguïté. Nous remarquerons que c’est encore le cas pour des notions aussi habituelles que « communication, affectivité, empathie »…

résilience

Des ressources à mettre en lien

En première approche, la définition de la résilience est la « capacité à bien vivre et à se reconstruire après un traumatisme ». Avec ces quelques mots, nous avons là une définition sommaire, évoquant la qualité du rapport entre le présent et un choc antérieur. La psychologie a depuis longtemps identifié qu’il existe un lien entre le présent et le passé. Pourtant, la nature de ce lien reste assez floue dans bien des esprits (même chez des professionnels). La manière dont un événement antérieur a pu fragiliser un individu, dans des circonstances ultérieures, nécessite de nouvelles précisions. « Être résilient » indique qu’un choc ou un traumatisme antérieur produit peu, ou pas, de fragilisations ultérieures.

Cette résilience peut être quasi spontanée ou, plus généralement, se construire progressivement, mécanisme qui se manifeste de différentes façons. Boris Cyrulnick, neuropsychiatre et spécialiste des comportements, a lui-même fait l’expérience douloureuse d’un choc traumatisant : la perte des siens pendant la guerre avec obligation de silence. Se reconstruire n’est pas pour lui une simple considération intellectuelle. Selon lui, la résilience est l’expression d’une force insoupçonnée que l’on a en soi. C’est aussi quelque chose qui s’élabore progressivement après un traumatisme, souvent à l’aide d’une tierce personne qui joue le rôle de tuteur. Ce tuteur de résilience peut offrir une référence, une écoute, une présence, un modèle, de l’amour…

borisNous trouvons ainsi des ressources extérieures venant s’ajouter à nos ressources intérieures (souvent insuffisantes). Boris Cyrulnick précise bien qu’un deuil ne se fait pas avec l’oubli, ce serait une sorte d’abandon ; or, l’apaisement ne peut se produire en abandonnant l’objet perdu. Le déni conduit à une amputation de soi. Il le dit et le répète. Quand une part de soi est morte, il faut faire revenir la vie. Pourtant, il parle du « murmure des fantômes » (souvenirs, réminiscences désagréables) et propose d’apprendre à se battre contre eux et à leur tordre le cou.

Ainsi, partagé entre la douceur et la violence, il tente de donner une explication du fait qu’on s’en sorte après un drame. Il explique aussi, avec beaucoup de respect et de pudeur, l’importance du pardon, tout en soulignant que celui-ci n’est pas toujours possible pour chacun. Ainsi, la notion de résilience est-elle très subtile et même parfois contradictoire. Un éclairage complémentaire sur le sujet n’est donc pas superflu. Chaque praticien se doit de rester en éveil et en recherche pour mieux aider ceux qui viennent le consulter.

résilience

Les symptômes, des opportunités potentielles

Nous trouvons assez normal de nous sentir perturbés lors d’un événement pénible. Lors d’un traumatisme, il s’est même généralement ajouté au choc lui-même un comportement écrasant et aggravant de la part de l’environnement social (déni, culpabilisation, obligation de silence). Dans de telles circonstances, il semble légitime de nous sentir affectés. C’est là que se posent les problèmes de résilience. En revanche, nous trouvons anormal de nous sentir perturbés quand le présent ne le justifie pas. Quand des impressions inconfortables ou douloureuses se produisent, sans que la situation présente en soit la cause, nous n’en comprenons pas le sens.

C’est par exemple le cas lors d’états d’angoisses, de phobies, de pulsions et divers maux psy… La sensation inconfortable ne vient plus alors de ce qui se passe maintenant mais plutôt d’un lien avec un choc antérieur. Ici, la circonstance présente n’a été que le réactivateur d’une ancienne douleur.

La dimension émotionnelle est proportionnelle à ce qui a été vécu autrefois et non à ce qui se passe aujourd’hui. Il est important aussi de savoir que la douleur de ce qui a été vécu (importance du choc) n’est pas forcément proportionnelle à la gravité objective des circonstances passées. Un enfant peut être plus choqué de la perte d’un jouet offert par sa grand-mère qu’il aimait tant, que par la mort d’un grand-père qu’il n’aimait pas. S’il est habituel de parler de « psychopathologie », il serait souvent préférable de parler d’opportunités.

Ce fameux « murmure des fantômes » est, en réalité, ici, une invitation à la délivrance. En effet, les symptômes sont la manifestation d’un lien avec une part de soi, autrefois blessée, qui attend une reconnaissance, une écoute ou un soin de notre part. Ce « fantôme » n’a rien de malfaisant, bien au contraire. Les symptômes sont des opportunités pour retrouver son intégrité, pour réhabiliter ces « bouts de soi », mis provisoirement entre parenthèses afin d’assurer sa survie, en attendant des jours meilleurs. Le symptôme présent se produit spécialement pour accomplir cette rencontre avec soi-même et non à cause du passé.

Comprendre que le symptôme se produit « spécialement pour » et non « à cause de » est d’une grande importance. Spécialement pour indique que l’on va vers quelque chose de précieux à réhabiliter, tandis que à cause de, au contraire, induit quelque chose de mauvais à éliminer.

Une fracture en attente de soin

 Entre mauvais et précieux, il importe de distinguer le fait historique de l’être qui le vit. Boris Cyrulnick nous met en garde : Il ne faut jamais réduire une personne à son trauma… Si, dans un traumatisme, nous choisissons de parler de bon et de mauvais, soyons attentifs : nous distinguerons d’une part les circonstances du choc (mauvaises) et d’autre part, l’être qui les a vécues (précieux).

résilience

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les circonstances, (même mauvaises) sont peu importantes. Elles sont loin en arrière dans le temps. Ce ne sont pas elles qui nous restent et qui nous gênent, même si on en a gardé un souvenir obsessionnel. Par contre, celui que nous avons été lors du choc reste, lui, très présent en nous à chaque instant de notre vie. Tous ceux que nous avons été nous constituent et nous habitent pour toujours.

Ils constituent notre tissu psychique au même titre que notre tête, nos membres et notre buste constituent notre corps. Ils continuent à « réclamer » l’aide et la reconnaissance qui ne leur ont pas été accordées. L’erreur consiste alors souvent à croire qu’en thérapie, il s’agit de revenir dans le passé pour éliminer un mal !

Or, les évènements néfastes sont passés et n’existent plus. Cependant, encore une fois, celui que nous avons été au cours de ces évènements est toujours là, présent en nous. Ce n’est pas le passé (ni les circonstances) vers lequel nous devons revenir, mais vers celui que nous avons été au cours de ces évènements antérieurs.

Le rétablissement psychologique ne se produira pas en revisitant le fait historique du choc. Tout ce qui compte, c’est celui que nous avons été au moment du traumatisme. Il nous constitue et reste victime, dans l’attente du soin qui ne lui a jamais été donné.

Une fracture en attente de soin.

Les scientifiques et les industriels utilisent depuis longtemps le mot « résilience ». Récemment, la psychologie se l’est également appropriée pour décrire la stabilité de l’esprit humain après un choc.

Article de Thierry Tournebise pour le Magazine Signe et Sens

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site de Francesca :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

Deux poisons méconnus pour notre santé

 

Il y a une exception au niveau de l’intervention externe. Il y a une situation où il est très important d’intervenir au niveau externe, mais cela est ainsi uniquement parce que les gens n’ont pas fait suffisamment confiance à l’Amour, le seul élément vraiment important.

Voici cette exception avec deux poisons méconnus ou encore très peu connus que les gens prennent en pensant s’aider alors qu’ils se nuisent, ce sont : les vaccins et la viande.

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Commençons avec le premier : les vaccins. Des millions de parents ont été conditionnés à penser que les vaccins sont nécessaires pour protéger la vie de leur jeune enfant, de leur bébé ou de leurs ainés (ils poussent les personnes âgées à prendre des vaccins).

Peu de gens encore savent qu’il y a des métaux lourds et de nombreux autres produits très toxiques dans les vaccins qui peuvent affecter profondément la Santé des bébés, des enfants, des adultes aussi, et des personnes âgées bien entendu.

De nombreux cas de maladies infantiles et particulièrement d’autisme apparaissent en quantité qui augmente constamment, là où les enfants sont vaccinés car leur système nerveux et leur cerveau devient intoxiqué par les poisons dans les vaccins.

De nombreux cas de maladies de personnes âgées et particulièrement d’Alzheimer apparaissent en quantité qui augmente constamment, là où les gens ont été vaccinés simplement pour la grippe ou autre chose…

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Et pour eux aussi le système nerveux et le cerveau a été affecté. Bien des poisons sont également dans les médicaments qui sont prescrits, alors une personne qui accepte de prendre x médicaments chimiques pourra graduellement empoisonner son corps et se retrouver intoxiquée. Quand le corps a mal, il crie qu’il y a un manque d’Amour qui laisse le corps vide d’une énergie lumineuse précieuse dont il a besoin. Il est nécessaire d’intervenir au niveau de l’Amour et non pas avec des médicaments.

Quand un enfant est bébé ou tout jeune et qu’il est en santé, il ne sert à rien d’aller empoisonner son corps avec des vaccins dangereux. Certains enfants, très forts, vont passer à travers la vaccination avec presque rien, très peu de malaise (mal de tête, étourdissement, perte de sensation passagère dans le bras, faiblesse d’un journée ou deux…), mais d’autres enfants, plus fragiles au moment de la vaccination, pour toutes sortes de raison (il peut y en avoir des milliers…) ne résisteront pas aussi bien au poison, et ne pourront pas le transformer ou le dissoudre aussi facilement, et se retrouveront malades et parfois avec une maladie pour toute leur vie, si ce poison ne ressort pas de leur corps.

Le produit naturel le plus efficace que je connais pour désintoxiquer le corps des poisons se nomme : le minéral miracle. J’en parle sur mon site ici : http://www.juliemorin.ca/guerison-du-sida Il a même été reconnu pour libérer le corps dans plein d’autres cas de maladie, telle que la malaria. Ce produit, en quelques heures, libère les gens de la malaria ! Il a même été testé par la Croix-Rouge. Vous retrouverez sur le web x personnes qui parlent à travers leur chapeau de ce produit, simplement en parlant avec la peur ou pour le discréditer, car les compagnies pharmaceutiques qui font des milliards avec leurs vaccins et leurs poisons médicaux divers ne veulent pas que les gens connaissent ce produit.

Il y a des milliers de témoignages de guérison avec le minéral miracle qui désintoxique naturellement le corps. Et plusieurs enfants autistes qui sont sortis rapidement de leur état autistique grâce à ce produit. Une femme pionnière dans ce domaine a un site web à ce sujet, vous retrouverez son site et sa vidéo de témoignage au bas du site ici : http://ww.everyoneweb.fr/lasanteillimitee

LAISSEZ NOUS VIVRE ANIMAUX

Maintenant, parlons de l’autre poison peu connu encore : la viande.

Elle laisse beaucoup de toxines dans le corps, elle est difficile à digérer par les intestins, les articulations sont plus facilement engorgées aussi avec toutes ces toxines, cela produit plus rapidement les rhumatismes et les difficultés de mobilité à divers niveaux en avançant avec l’âge. Je recommande donc une alimentation de plus en plus végétarienne, à tendance végétalienne (sans sous-produit des animaux).

Cela aidera grandement votre corps et aussi les animaux et la Terre, car les animaux vivent un calvaire épouvantable en lien avec l’industrie qui les emprisonne, leur donne des conditions de vie épouvantables, et les assassine par millions à chaque semaine. Je recommande vivement le livre « Se nourrir sans faire souffrir » de John Robbins. Il est disponible en PDF GRATUIT sur le web, si vous faites une recherche sur Google… ou je peux vous l’envoyer par courriel si vous n’arrivez pas à le trouver.

Je recommande vivement aussi le début du livre de Louis Khune, disponible gratuitement sur le web aussi en français et en anglais : « La Nouvelle Science de Guérir » qui explique comment des milliers de gens se sont guéris en utilisant son approche de désintoxication naturelle du corps, à la maison, et qui ne coûte absolument rien !

J’ai résumé certains éléments de sa technique au no. 2 de mon site sur la Santé illimitée, mentionné quelques paragraphes plus haut, et ce résumé est aussi en e-book gratuit, dans mon livre du même nom sur mon site ici : http://www.juliemorin.ca

Naturellement, beaucoup de gens savent également que plein d’aliments que nous mangeons, en trop grande quantité, intoxiquent aussi notre corps graduellement, alors bien sûr, une alimentation plus saine aide toujours. Toutefois, l’alimentation saine, juste par la volonté humaine, c’est très difficile, cela demande constamment du contrôle et c’est souvent très difficile et souffrant. Si une personne applique plutôt ce que j’ai enseigné plus haut : Apprendre à Aimer davantage, l’Amour qui remplira son être et sa vie, va lui donner des ailes et des élans nouveaux à plein de niveaux, et elle sera attirée naturellement par des choix de consommation, d’alimentation, d’action, qui seront de plus en plus sains.

alimentation

Je recommande donc après x moments d’excès alimentaire, une cure où pendant une journée ou x jours, nous mangeons presque uniquement des fruits et des légumes ou nous buvons presque uniquement des jus de fruits et de légumes et beaucoup d’eau, pour permettre aux toxines d’être évacuées plus facilement avec une plus grande hydratation.

Quelques mots aussi en terminant sur ce sujet, en lien avec le fait qu’il existe des médiums qui communiquent avec des gens désincarnés (mort au niveau du corps physique) mais toujours vivants évidemment au niveau astral, mental, causal (dans leur corps spirituel, dans leur âme). Les médiums reçoivent des témoignages de gens qui après avoir quitté la 3ème Dimension, soit : le monde physique ici, se retrouvent en divers lieux de l’au-delà, en correspondance avec leur vibration véritable.

Il est bon de savoir que les êtres qui ont travaillé de très prés dans les milieux des abattoirs ou des laboratoires de recherche où on maltraite les animaux, se retrouvent parfois dans des infradimensions de la Terre parmi des groupes de gens violents ou meurtriers dans des décors peu invitants, car ils ont exprimé si peu d’Amour lorsqu’ils étaient incarnés, ils ont tellement baissé leur taux vibratoire, que c’est le seul endroit où ils peuvent aller après être désincarné, avec leurs semblables…

 Ils peuvent se retrouver là, parfois pendant plusieurs années, avant qu’ils choisissent de changer profondément intérieurement, et d’apprendre à vivre d’une façon très différente, ce qui remonte leur niveau vibratoire et les conduit dans des Sphères de l’au-delà plus lumineuses où les gens expriment davantage d’Amour.

Extrait des carnets de Solari Harmonia

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Le médecin est-il aussi un guérisseur

 

 Toutes les sociétés ont leurs façons d’expliquer la souffrance et la guérison. Bien que ces modèles explicatifs et les stratégies thérapeutiques qui y sont reliées varient beaucoup d’une société à l’autre, on trouve des guérisseurs dans toutes les cultures. Dans la société occidentale, ce sont les médecins de la biomédecine qui dominent le champ de la guérison. Est-ce à dire que les médecins sont des guérisseurs ? Mais d’abord, qu’est-ce que la guérison ?

guérir 2

Le concept de guérison se situe à un point de convergence entre l’anthropologie médicale et l’anthropologie religieuse. En effet, la médecine comme la religion s’adressent d’une manière ou d’une autre à la souffrance et au salut. Dans la mesure où les expériences de la maladie et du sacré soulèvent les mêmes questions liées à la fragilité et à la finitude de l’existence, on peut penser que la guérison inclut toujours une dimension religieuse. C’est pourquoi, selon l’anthropologue Thomas Csordas (2002 : 57), il faut adopter une approche herméneutique non seulement pour l’analyse des pratiques de guérison traditionnelles ou ouvertement religieuses, mais aussi pour la guérison pratiquée dans le contexte biomédical.

Les rituels de guérison ne sont pas l’apanage des sociétés préindustrielles, des autochtones et des nouvelles religions charismatiques ou pentecôtistes. La médecine moderne comporte aussi sa part de pratiques ritualisées, qui faciliteraient et potentialiseraient les processus biologiques de guérison (Moerman, 1979 ; Hahn et Kleinman, 1983b).

On ne peut guère parler de guérison sans parler de maladie, de blessure, d’atteinte à l’intégrité du corps ou de souffrance, physique ou morale. On ne peut pas non plus aborder ce concept sans évoquer celui de santé. Selon le dictionnaire Robert (1995), la définition de la guérison, c’est « le fait de guérir, de retrouver la santé » et « guérir », c’est :

  1. « délivrer (q »qun, un animal) d’un mal physique; rendre la santé » ou
  2. « délivrer (q »qun) d’un mal moral ». Selon le dictionnaire médical Medline Plus / Merriam-Webster accessible en ligne, « to heal »

c’est 1. « to make sound or whole especially in bodily condition » (redonner sa forme et son intégrité, particulièrement en ce qui a trait à la condition corporelle) ou 2. « to cure of disease or disorder » (guérir [quelqu’un] d’une maladie ou d’un trouble)

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La guérison, comme la souffrance, peut avoir une dimension physique et une dimension morale. On ne s’étonnera donc pas que le concept de guérison se retrouve à la charnière entre anthropologie médicale et anthropologie religieuse et qu’on le retrouve autant chez des auteurs qui s’intéressent aux phénomènes médicaux qu’aux phénomènes spirituels, et parfois aux deux.

Le concept de « guérison symbolique », longtemps utilisé en anthropologie, est d’ailleurs délaissé parce qu’il sous-entend qu’il existerait des formes de guérison qui ne sont pas symboliques. On considère aujourd’hui que toutes les formes de guérison, que ce soit les traitements biomédicaux modernes, la phytothérapie, la guérison spirituelle ou la médecine chinoise, comportent des éléments symboliques et non symboliques !

À toutes les époques et partout dans le monde, la souffrance et la guérison sont des préoccupations de première importance, observe l’anthropologue médical Robert Hahn (1995). Les façons de concevoir la maladie et les réponses qui lui sont données varient toutefois grandement d’une époque et d’une culture à l’autre, et même d’une sous-culture à l’autre.

Même si la biomédecine se présente comme la seule vraie médecine, à part des autres, traditionnelles ou alternatives, les anthropologues la considèrent comme l’« ethnomédecine » dominante dans les sociétés euro-américaines, aujourd’hui largement disséminée à travers le monde (Hahn et Kleinman, 1983 ; Amarasingham Rhodes, 1996).

Cette « ethnomédecine » principalement axée sur la biologie humaine et la pathophysiologie est décrite comme ayant pour principal objectif la restauration de arleth1l’équilibre physiologique. Son centre d’intérêt ne serait pas le bien-être, ni la personne, mais le corps malade, car le réductionnisme propre à la théorie médicale aurait pour résultat de séparer le corps de tout ce qui ne lui appartient pas. C’est aussi pour cette raison que la démarche thérapeutique de la biomédecine, exclusivement axée sur le corps, ignorerait les conditions sociales et culturelles de production de la souffrance et de la guérison (Hahn et Kleinman, 1983).

Le paradigme biomédical fait de la biomédecine un domaine distinct de la morale, de la religion, de la politique ou de l’organisation sociale.

Malgré le degré de segmentation avancé des sociétés occidentales et le caractère effectivement distinct de l’institution médicale par rapport aux autres ethnomédecines, les anthropologues ont montré que la biomédecine est reliée, comme toutes les approches thérapeutiques, aux autres dimensions de la culture dans laquelle elle prend forme, se définit et s’exerce (Hahn et Kleinman, 1983).

 Ecrit par Marie-Claude Bourdon 2007

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