La gratitude soigne parce qu’elle nous grandit

 

Ce n’est pas un hasard si toutes les traditions morales et spirituelles encouragent les hommes à être reconnaissants les uns envers les autres et à remercier la destinée, Dieu ou la nature des bienfaits qu’ils reçoivent de la vie.

La gratitude est précieuse car elle nous conduit à reconnaître (au sens de constater, d’admettre) qu’il y a du bien dans son existence.

La vie n’est jamais parfaite et est parfois cruelle. Mais elle comporte toujours des joies, des moments dignes d’être vécus.

La gratitude nous invite à célébrer ces moments, à reconnaître ce qui va bien dans notre vie plutôt que de ruminer ce qui va mal. A se concentrer sur le positif plutôt que le négatif.

Ce n’est pas de la simple « pensée positive ». Il ne s’agit pas de se voiler la face et d’ignorer les difficultés ou les défis de la vie quotidienne.

Il s’agit de réaliser que même les épreuves peuvent nous apporter quelque chose, et que c’est sur cela qu’il faut se concentrer.

La gratitude permet aussi de bloquer net les émotions toxiques comme l’envie et l’amertume.

Plutôt que de jalouser celui qui a plus que nous, la gratitude nous fait apprécier ce que nous avons.

Elle nous invite à nous comparer à ceux qui n’ont pas la même chance que nous, plutôt que d’envier ceux à qui tout réussit.

Plus profondément, la reconnaissance est un mouvement d’humilité, qui nous détourne de notre « ego » et nous pousse vers les autres.

Nous reconnaissons que nous devons à autrui au moins une partie des bienfaits qui nous arrivent.

Et plus nous exprimons notre gratitude aux autres, plus notre entourage se réjouit de nous faire du bien. Et plus il le fait, plus nous avons de raisons de lui être reconnaissant…

C’est un cercle vertueux, dont il faut profiter sans modération !

Mais ce n’est pas si facile, hélas.

Pourquoi il est si difficile d’être reconnaissant

Il y a des personnes qui sont naturellement douées pour la gratitude.

Mère Térésa disait qu’elle était reconnaissante envers les déshérités qu’elle aidait, parce qu’ils lui permettaient d’approfondir sa propre spiritualité.

Mais tout le monde n’est pas Mère Térésa. Pour vous et moi, au quotidien, c’est plus compliqué et cela demande de la pratique.

Car le plus grand ennemi de la gratitude, c’est notre fâcheuse tendance à nous habituer à ce qui nous arrive de bien dans la vie.

On a découvert que les gagnants du loto, après quelques mois d’euphorie, reviennent à leur niveau de bonheur d’avant leur gain. Ils se sont habitués à leur nouvelle vie, leur belle maison, les restaurants trois étoiles.

Rapidement, ils prennent pour acquis tous ces bienfaits. Leur nouvelle vie leur paraît « normale ». Ils ne se sentent plus particulièrement reconnaissants de la chance qu’ils ont eue.

Ce glissement nous affecte tous, tous les jours : l’eau courante, le chauffage, la possibilité de se nourrir trois fois par jour, tout cela représente un confort extraordinaire par rapport à ce que l’humanité a vécu pendant des millénaires.

Et c’est un vrai travail que de se placer dans une posture d’humilité puis remercier la vie pour tout ce qu’elle nous apporte. De se mettre dans une attitude de réceptivité aux beautés et aux joie simples de l’existence.

Pour la plupart d’entre nous, il est impossible d’y parvenir du jour au lendemain. Mais il existe des astuces simples pour cultiver ce précieux sentiment.

Merci

N’attendez plus, pratiquez-la!
Cette semaine, prenez cinq minutes pour faire un petit journal de bord.

C’est la pratique la plus efficace : les études qu’elle peut faire une grande différence pour votre moral, votre sommeil, votre sérénité et votre état de santé en général.

Il vous suffit de prendre quelques minutes chaque jour pour noter 3 à 5 bienfaits dont vous vous sentez reconnaissants. Ne restez pas dans le vague, décrivez précisément le bienfait en question et la sensation que vous avez ressentie (ou que vous auriez pu ressentir si vous y aviez prêté plus attention !).

Si vous traversez des difficultés, demandez-vous en quoi ces épreuves pourraient ultimement vous rendre service (par exemple, devoir affronter une personnalité difficile au bureau peut nous aider à améliorer notre patience et notre compréhension des autres).

Allez-y, n’attendez pas pour faire l’essai !

Et si vous voulez bien, faites part de ce que vous en retirez, en écrivant un commentaire ici. : http://www.sante-corps-esprit.com/gratitude/

 

Le Chi Kung, un nouvel engouement  



Vu que le terme Chi Kung (ou Qi Gong) fait partie des 5 mots les plus recherchés sur le site de Méditation France, entre autres, on peut se demander pourquoi autant de personnes pratiquent actuellement le Chi Kung? 

La réponse à cette question est pluraliste. Si je m’en tiens à mon expérience d’instructeur de chi kung (Qi Gong), il y a plusieurs années quand j’ai commencé enseigner ce que j’avais appris depuis quinze ans, bien des gens (surtout en France) n’avaient aucune idée de ce qu’était le chi kung. Quand je disais aux gens qui me le demandaient ce que je faisais comme travail et que je leur mentionnais que j’enseignais le chi kung, j’avais en face de moi des yeux qui s’écarquillaient d’interrogation et d’étonnement. Évidemment, j’expliquais à ces personnes ce en quoi consiste le chi kung. Maintenant, j’entends parler à droite et à gauche de cours de chi kung qui se donnent partout en France et ailleurs, même dans les plus petits villages!

1Alors, pourquoi cet engouement? Je pense dans un premier temps que beaucoup de gens sont rebutés par l’impasse de la médecine allopathique en ce qui concerne leur santé. Ils se rendent compte des grandes limites de celle-ci sur le plan de la prévention, de la santé réelle et du bien-être. Ils se rendent compte aussi que les médicaments qui sont censés soigner leurs maux leur causent malheureusement bien d’autres maux sous forme d’effets secondaires. Aux États-Unis, les effets secondaires des médicaments, ainsi que les soins médicaux, sont la troisième cause de décès après les maladies cardiaques et le cancer (Voir Le Rapport Campbell de Colin Campbell, que j’ai traduit en 2008, à la page 21). C’est donc dire que beaucoup de gens se tournent vers des formes autres de soin pour se maintenir en santé ou la retrouver. Ils ont compris que le système médical actuel ne pouvait pas prendre réellement soin de leur santé ni de leur bien-être au quotidien, sauf quand il est question d’urgence bien entendu et de casse.

Le chi kung est un art martial de gestion interne de l’énergie (une façon raccourcie de dire les choses !) qui est fondé sur les principes de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), principes qui existent depuis des millénaires. En fait, le terme chi kung peut se traduire par « maîtrise consciente de l’énergie, contrôle conscient de l’énergie ». Et cet art, ce concept, de par ses principes, chapeaute tous les autres arts de la MTC, entre autres l’acupuncture, le feng shui, la diététique taoïste, le chi nei tsang, l’herboristerie le Taï Chi, la moxibustion et la méditation taoïste.  En pratiquant régulièrement le chi kung par des mouvements, des respirations ou des méditations (ou tout cela combiné), la santé est optimisée parce que le chi circule bien, et par conséquent le sang aussi. Et quand le sang circule bien la santé fleurit.  Sur tous les plans : physique, émotionnel, mental et spirituel. Telle est la conception de la MTC.

2.pngDonc, de plus en plus de gens sont actuellement intéressés par ce phénomène de société qu’est la découverte du chi kung, que ce soit par le biais du bouche oreille ou d’une autre façon. Le chi kung aura selon moi la vie aussi longue que le yoga, ou même plus. La chose particulièrement importante avec le chi kung, c’est que, dès qu’ils commencent à pratiquer, les gens se rendent compte qu’ils se sentent mieux, que leur santé s’améliore et qu’ils sont les maîtres d’ œuvre de leur bien-être. Et aussi, ils constatent que cet outil vise tous les aspects de l’humain pas seulement l’aspect physique, car nous sommes ici en plein territoire taoïste, dont le fondement ultime est de trouver la Voie (du milieu!). C’est donc un outil qui vise en finalité le bien-être spirituel (non religieux!), qui doit passer auparavant par les bien-être physique, émotionnel et mental, et ce par diverses pratiques visant ces divers plans. Et, actuellement, les gens ont également très soif de trouver et de donner un sens spirituel à leur vie, qui passe aussi par leur bien-être physique. Mantak Chia a mis au point un superbe système qui comprend justement tous ces plans, système que l’étudiant doit aborder de façon progressive. Il faut d’abord aller la maternelle avant d’envisager le doctorat!

Les gens se rendent donc compte que le chi kung est bénéfique dans leur vie à plus d’un titre : il équilibre le Yin et le Yang, harmonise et tonifie les organes internes, calme le système nerveux, active le flot de l’énergie dans les méridiens, améliore la circulation sanguine, augmente le mouvement péristaltique, approfondit la respiration, calme le cœur, réduit grandement le stress, ainsi que l’anxiété, la dépression, la fatigue et les sautes d’humeur. Un de ses principes majeurs est la transformation du stress, de la peur, de l’anxiété de la haine ou de la colère en vitalité et en énergie (voir Journal of Psychosomatic Research, vol. 33, pp. 197-206). Alors, quand les gens réalisent que le chi kung leur apporte tout cela (et plus si l’on passe à des pratiques plus avancée comme le Kan et Li par exemple), ils adoptent facilement une telle pratique dans leur vie. Résultat? Ils ont plus d’énergie, plus de vitalité, un système immunitaire renforcé et une meilleure santé globale. Sans parler de l’élévation de leur niveau de conscience et de présence, ainsi que de l’attitude méditative qui se développe ce faisant!

Je propose des ateliers qui comportent des exercices de chi kung amaigrissant, de chi kung médical et vitalisant, et aussi de chi kung méditatif et spirituel. J’aimerais dire quelques mots sur mon approche du chi kung.

Tout d’abord, le chi kung consiste en l’art et en l’aptitude diriger le chi. Pour être plus précise, c’est une méthode issue de la MTC par laquelle le praticien effectue des exercices physiques et mentaux en faisant entrer en jeu son initiative subjective. Afin d’atteindre ce but, le praticien doit associer la fonction de l’intention mentale aux postures et à la respiration pour agir sur tout l’organisme. D’un côté, le chi kung auto-régule les activités fonctionnelles de l’organisme et maintient un équilibre dynamique. De l’autre, il permet au corps d’engendrer une réaction d’emmagasinage d’énergie (chi) en réduisant la consommation de cette dernière et en en augmentant l’accumulation. Il régularise ainsi le Yin et le Yang, il amène l’énergie dans les méridiens et autres vaisseaux énergétiques, et il permet d’émettre le chi externe. Le chi kung amaigrissant, médical et vitalisant que j’enseigne dans mes stages se sert des mêmes principes et donne les mêmes bénéfices.

Il existe dans le monde une myriade d’exercices divers de chi kung. En effet, les experts en MTC savaient autrefois créer en fonction des besoins des gens qui les consultaient des mouvements, des respirations, des exercices, des massages, des méditations, etc. et les donnaient à leurs patients à pratiquer en guise de « médicaments ». C’est ainsi qu’ont pu être répertoriés au fil du temps des milliers de formes différentes de chi kung.

Le genre de chi kung que j’enseigne est une méthode globale et intégrée qui regroupe diverses approches que j’ai apprises auprès de divers maîtres : Mantak Chia (je suis instructeur certifié du Universal Tao System), Jerry Allan Johnson (Chi Kung Médical) et Wang Yan (Chi Kung Amaigrissant), entre autres.

3Mon approche du chi kung fait appel aussi bien au physique, qu’au mental, à l’émotionnel et au spirituel, puisque selon les principes du Taoïsme, ces plans sont reliés et interdépendants. Ainsi, dans mes ateliers, je fais intervenir la méditation (Sourire intérieur, Six sons de guérison, par conséquent la présence ce qui est, dans la respiration), des exercices physiques, du massage, de la respiration et l’alimentation. Je mets beaucoup l’accent sur deux éléments qui sont selon moi les principes de base pour que le chi kung soit vraiment efficace : le Sourire intérieur (l’attitude) et la structure corporelle (la force physique), car sans ces deux éléments nous ne sommes que des zombies, moi y compris!  Je mets aussi à profit l’aspect si important qu’est la diététique chinoise, où les aliments deviennent des médicaments (alicaments), dans le cadre de mes Bilans énergétiques personnalisés, que ce soit au cours de mes stages ou en consultation privée. Grâce à ces bilans issus de la compilation des réponses données à quarante questions par les personnes intéressées, je cible les besoins de ces dernières et leur donne des recommandations personnalisées ainsi que des méditations ou exercices précis. Ce sont ces recommandations ciblées qui leur permettront d’aller au vif du sujet en ce qui concerne leurs problématiques de santé et de poids. Disons que c’est du sur-mesure puisque les exercices et l’alimentation peuvent être adaptés aux besoins de chacun pour venir tonifier et renforcer les organes-éléments faibles, et soutenir les organes-éléments forts.

En bref, je considère le chi kung comme un outil global (physique, mental, émotionnel et spirituel) et je l’enseigne comme tel, l’aspect spirituel étant selon moi le but ultime qui transcende tous les autres plans dont il faut aussi et d’abord s’occuper. J’adore enseigner le chi kung et je me suis attardée pendant plusieurs années à concevoir des outils (DVD, CD, livres électroniques, affiches, etc.) pour les mettre la portée de plus en plus de gens, même débutant, pour que ces derniers aient les outils nécessaires pour prendre eux-mêmes leur santé en main durant toute leur vie. N’importe qui peut faire du chi kung et à n’importe quel âge!

1 EXERCICE

Exercice de chi kung pour améliorer la vue (pas au complet)

Exercice de chi kung (Tao Yin ou Yoga taoïste) pour faire circuler le chi dans les méridiens suivants : Poumons, Péricarde, Cœur, Gros intestin, Petit intestin et Triple réchauffeur (Bras droit seulement).

2EXERCICE

 Chi kung pour le coup (cou!) du lapin 

Si vous avez eu un accident de voiture ou autre et que vous avez subi le coup du lapin, cet exercice pourrait s’avérer précieux pour vous. Dans cet exercice, on dessine avec la tête l’idéogramme chinois qui veut dire « riz ». On fait cet exercice de 4 à 8 fois, la tête revenant toujours au centre avant chaque mouvement.

41.  Mouvement de droite haut à centre, droit devant; partez du centre et revenez au centre
2.  Mouvement de gauche haut à centre, droit devant; partez du centre et revenez au centre
3.  Mouvement de gauche à droite; partez du centre et revenez au centre
4.  Mouvement de haut en bas; partez du centre et revenez au centre
5.  Mouvement de centre devant à bas gauche et revenez au centre
6.  Mouvement de centre devant à bas droite et revenez au centre

  Ensuite, avec la tête, on fait des cercles.5

  4 cercles vers la gauche. Inspirez en montant la tête et expirez en la descendant.

  4 cercles vers la droite. Inspirez en montant la tête et expirez en la descendant.

  Ensuite, penchez la tête vers l’épaule en inspirant et relevez-la en expirant.

  Faites ce mouvement 4 fois à gauche et 4 fois à droite, en alternance.

  Ensuite, huilez-vous les mains avec de l’huile à massage et massez en arrière du cou en pinçant la peau et en partant de l’arrière pour aller vers le côté, la main droite est sur le côté gauche et la main gauche, sur le côté droit.

  Appuyez sur VB20 avec les pouces en poussant vers le haut.

(Exercice figurant dans mon DVD de Chi Kung Médical et vitalisant, ainsi que sur mon e-book de Chi Kung Médical et vitalisant)

Vous pouvez reproduire librement cet article et le retransmettre, A la condition que vous  Respectiez le lien de l’auteur  Francesca : https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

Faire face aux émotions avant qu’il ne soit trop tard

A l’école on apprend l’histoire, la géographie, les mathématiques, le français, le dessin et  la gymnastique … Qu’apprend-on sur l’affectivité ? Rien. Rien sur comment intervenir quand un conflit se déclenche dans un ascenseur. Rien sur le deuil, rien sur la maîtrise de la peur, rien sur l’expression saine de la colère.

Quatre-vingt -dix pour cent de notre vie quotidienne est passée sous silence. Ne serait-il pas aussi utile de recevoir quelques notions sur la conscience de soi et le décodage des émotions, que de connaître les rois de France et 1515 ?

L'évolution

Pour réussir, le Quotient Intellectuel ne suffit pas, nous le vivons tous, dans l’école ou dans l’entreprise ; ce qui fait la différence, ce ne sont pas seulement nos compétences techniques, mais nos capacités à gérer nos affects et à communiquer. Il y a des lois dans la communication, des connaissances qu’on peut acquérir, des savoir-faire à maîtriser, des savoir-être à épanouir. Le langage des émotions a une grammaire. Animer une réunion, perler en public, vaincre la timidité, répondre à l’agressivité, s’affirmer, donner un avis, écouter, comprendre les réactions d’autrui, pleurer, motiver une équipe et se motiver soi-même, accueillir des émotions, faire face à l’adversité et au changement, résoudre des conflits…

Dans le cadre de la formation continue, les séminaires de relations humaines offrent aujourd’hui de multiples occasions de nourrir ses compétences relationnelles. Mais chaque fois, les stagiaires demandes : « Pourquoi n’enseigne-t-on pas cela à l’école » ?

Peut-être parce que, si le savoir en lui-même est aussi ancien que l’homme, son organisation est relativement nouvelle, tout au moins en Occident. Peut-être aussi parce qu’un certain nombre de gens ne veulent pas apprendre ce qu’ils considèrent comme inné. Pour eux, la relation, c’est comme marcher ou respirer, ça ne s’éduque pas. Ils veulent rester « naturels ». L’intelligence des rapports sociaux ne serait-elle pas à mettre sur le même plan que les autres formes d’intelligence ?

Il n’y a pas une intelligence, mais plusieurs.

On peut en dénombrer sept (la liste n’est pas exhaustive). Aux intelligences verbale et logico-mathématique  déjà reconnues par le QI, on ajoute les intelligences spatiale, musicale, kinesthésique, interpersonnelle et intrapersonnelle.

L’intelligence de l’espace, la faculté à se représenter en trois dimensions, à s’orienter, est utile aux marins, ingénieurs, chirurgiens, sculpteurs, peintre s, architectes… L’intelligence musicale repose sur l’exercice  de l’oreille et du rythme. L’intelligence kinesthésique est l’intelligence du corps, celle que maîtrisent les danseurs, athlètes, chirurgiens et artisans. On définit l’intelligence interpersonnelle comme la capacité à comprendre les autres et à travailler avec eux. L’intelligence intrapersonnelle correspond à « la faculté de se forme rune représentation de soi précise et fidèle, et de l’utiliser efficacement dans la vie ».

L’intelligence émotionnelle, selon Daniel Goleman, recouvre des compétences telles que : la capacité de se motiver et de persévérer malgré l’adversité et les frustrations ; le contrôle de ses impulsions, et la capacité de différer une satisfaction ; la capacité de réguler son humeur et d’empêcher la détresse d’altérer ses facultés de raisonnement ; l’empathie ; l’espoir. Elle englobe donc les intelligences inter et intrapersonnelles d’Howard Gardner.

Tout un chacun a eu l’habitude de la rencontrer sous le vocable « intelligence du coeur ». Mais souvent confondue avec une certaine naïveté et inconscience des « réalités de ce monde », elle était réservée ‘paradoxalement) aux prélats, aux simples d’esprit et aux grands sage s, aux femmes ou aux poètes. Aujourd’hui, elle devient une dimension essentielle de la réussite et du bonheur.

énergie chez francesca

Comment définir l’intelligence du cœur ? 

On la reconnaît immédiatement en ce qu’elle met en contact avec ce qu’il y a d’humain en soi. Celui qui  est habité par elle pénètre au-delà de la surface des choses, il écoute les motivations profondes.

Ce n’est pas la raison qui guide le monde, ce sont les émotions. Il est temps de s’en préoccuper. A l’intelligence de la tête, joignons celle du cœur. La démocratie est à ce prix.

Les émotions qu’on ne veut pas écouter prennent le pouvoir….  La raison seule ne peut leur faire obstacle. Ils séduisent parce qu’ils offrent l’union contre le méchant, un sentiment de fraternité aux dépens d’un mouton noir, une revalorisation personnelle au prix de la dévalorisation d’autrui.

On parle de la violence extrême des banlieues, on parle des gamins qui pour une paire de bottes ou un blouson, assassinent leur copain. On parle beaucoup de ces pulsions qui débordent, car elles inquiètent. En revanche, on ne parle pas du revers de la médaille, de toutes ces émotions qui ne s’expriment pas, qui se soumettent et se retournent vers l’intérieur. Solitude, dépression, angoisse, sont pourtant le log quotidien de beaucoup d’entre nous. Un Français sur dix est dépressif.

Faute de gérer adéquatement nos émotions, véritables infirmes relationnels, nous nous heurtons les uns aux autres. Consommation médicale impressionnante, abus de tabac et d’alcool, difficultés à communiquer, solitude croissante, racisme et exclusion… sont des symptômes d’une maladie sociale. 

Qu’est est le sens de la vie ? 

Nous éludons la question en nous évadant dans les hypermarchés, dans le travail ou sur le PC. « Une vie de dingue » dit-on avant de se remettre sous perfusion télévisuelle.

L’angoisse fait marcher le commerce. Les laboratoires pharmaceutiques sont les grands gagnants de cette course à l’exploitation de la détresse émotionnelle et relationnelle.  Cent vingt millions de boîtes de tranquillisants, somnifères et antidépresseurs sont vendues chaque année. C’est le deuxième poste de remboursement de l’assurance maladie derrière les antibiotiques. Il est urgent d’apprendre à faire face à nos émotions.  Le sentiment de sécurité, puisé hier dans les traditions, l’appartenance à un groupe, une famille ou à une entreprise, doit désormais se trouver en soi.

Seul l’accès à nos émotions vraies peut nous permettre de répondre aux défis que nous propose notre société et sa complexité.

Extrait du livre : L’INTELLIGENCE DU CŒUR

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Le PRANA est une nourriture essentielle

 

« Il ne s’agit pas d’arrêter de manger, mais de commencer à penser autrement! »

Tout d’abord, détrompez-vous, je n’ai pas arrêté de manger. Il faut vous enlever cette croyance de la tête. On ne peut pas vivre sans manger. La nourriture pranique est une NOURRITURE, mais différente. Cela n’a rien à voir avec l’expérience du jeûne. Dans la nourriture pranique, on ne se prive de rien, car le prana est partout, c’est l’énergie universelle, illimitée !

prana

Il y a plusieurs phases dans la mise en place de ce changement de nourriture : la préparation, puis la phase d’installation du processus. La phase de préparation doit se faire pendant un ou deux ans. Pendant cette période on travaille à réduire la quantité de nourriture que l’on absorbe et à en améliorer la qualité. On intercale aussi de petits jeûnes d’un, deux ou trois jours pour voir comment le corps réagit. Ceci va participer à nettoyer notre corps aux niveaux physique, émotionnel, mental et spirituel. Lorsque ces quatre niveaux sont en harmonie, on peut commencer véritablement le processus qui dure 21 jours.

«L’installation» dure 21 jours. Vingt-et-un est un chiffre sacré. C’est aussi trois semaines, chacune correspond à un stade. La première semaine est axée sur le nettoyage du corps physique. Au cours de la deuxième semaine on va nettoyer plus en profondeur ce qu’on appelle les mémoires cellulaires. La troisième semaine est celle de l’installation elle-même c’est-à-dire le passage en mode pranique. Après cette période, on peut soit continuer la nourriture pranique, soit arrêter et reprendre l’alimentation solide, chacun peut décider.

On va utiliser ce que le corps connaît, c’est-à-dire le système neuro-végétatif. En temps normal, lorsque vous avez faim, il se passe beaucoup de choses dans votre corps (sensation de vide, gargouillis, etc…).

prana chez francesca

Nous allons associer ces moments à la nourriture pranique en nous aidant, au début de la visualisation pour différencier le jeûne de la nourriture pranique , il y a trois critères absolus à surveiller :

1- Le poids. Lorsque l’on jeûne, on perd du poids et on arrive un poids limite qu’il ne faut pas dépasser. Au-dessous de ce seuil, même si on remange le corps ne peut plus récupérer. C’est ce qui arrive pour les gens qui meurent de faim, même si on leur redonne à manger, ils ne peuvent pas remonter. Avec la nourriture pranique, la perte de poids s’arrête, le poids se stabilise.

2- L’énergie. Au cours d’un jeûne, on perd son énergie, au bout de 45 jours on a des vertiges, on ne peut plus tenir debout. Avec la nourriture pranique, on a de l’énergie à ne plus savoir qu’en faire, on est branché sur l’énergie universelle, on peut conduire, marcher, courir pendant des heures.

3- Le sommeil. Pendant un jeûne on dort toute la journée, avec la nourriture pranique les besoins de sommeil sont réduits de moitié.

Qu’est-ce qui nous attache tant à l’alimentation solide ?

Ce sont des mémoires cellulaires, des blocages physiques et émotionnels. Certaines personnes ont un rapport vicié avec la nourriture ; au lieu de manger pour se nourrir par exemple, elles mangent pour se remplir, combler des manques. Il faut être ouvert à l’éventualité que tout est possible, il faut avoir une confiance absolue. Il y a des blocages spirituels aussi ; si on n’écoute pas son intuition, et que l’on met en œuvre une volonté égotique, on se heurte à des notions de défi. C’est alors voué à l’échec…

C’est un processus intime et privé qui ne regarde que la personne concernée. Elle doit affirmer son pouvoir personnel, sinon cela signifie qu’elle a d’autres maîtres qu’elle-même. Tant qu’elle est tributaire de ce que les autres pensent, elle ne peut pas réussir. Si vous êtes en unité avec tout ce qui existe, cela ne pose pas de problème.

Non seulement on peut faire du sport mais puisque l’on est branché sur l’énergie universelle, on a beaucoup plus d’énergie. Vous pouvez visionner plusieurs vidéos sur You Tube concernant Jericho Sunfire, un ancien joueur de rugby. Celui-ci déclare qu’il a d’abord vécu dix ans en se nourrissant de fruits, puis il a cessé complètement de s’alimenter. Il enseigne aujourd’hui l’éducation physique et n’a rien perdu de ses muscles.

Se nourrir de lumière consiste à se donner la permission de s’alimenter avec notre divinité intérieure. Faire UN.

Mais le prâna ne serait pas de qualité égale partout: on le dit meilleur en montagne, dans les grottes ou après un orage, quand l’atmosphère est emplie d’ions négatifs, dont la valeur énergisante et apaisante est bien supérieure pour l’organisme à celle des ions positifs qui dominent en milieu urbain. S’il y a un lien entre la valeur électrique des atomes d’oxygène (d’ordre physique) et leur valeur énergétique (d’ordre biochimique et physiologique), l’association parfois proposée entre prâna et électricité peut faire sens.

« Pour Steiner, toute matière est de la lumière condensée, ramassée, concentrée. On peut déjà bien utiliser cela comme point de départ pour comprendre la nutrition par la lumière. » Michael Werner

Lorsque nous comprenons que notre conscience est présente jusqu’au cœur de nos cellules, selon Lipton, « nous devenons les maîtres de notre destinée et non les victimes de nos gènes ». Et nous pourrions peu à peu maîtriser la vitalité de nos cellules. Et leur faire accepter l’idée que tous les nutriments nécessaires peuvent aisément se métaboliser à partir de l’oxygène inspiré ou de la lumière ingérée par voie respiratoire.

Pourquoi choisir de devenir prânique ? La spiritualité semble être le moteur essentiel chez la plupart des prâniques. Ellen Greve, alias Jasmuheen a fréquenté les « alternatifs » de Byron Bay, Michael Werner s’intéresse à l’œuvre de Rudolf Steiner depuis plus de trente ans et Henri Monfort se présentait déjà comme chaman et guérisseur avant d’entamer le processus des 21 jours. Quant à Willy Barral, disciple de C. G. Jung et formé par Françoise Dolto et Pierre Solié, il se présentait comme « un agnostique mystique ». Le prânisme, une forme de « spiritualité »

UN  livre de Jasmuheen «Vivre de Lumière».

Vous pouvez reproduire librement cet article et le retransmettre, à la condition que vous  Respectiez le lien de l’auteur  Francesca : https://medecinehistorique.wordpress.com/

UTILISEZ VOTRE DISCERNEMENT ! Et pour plus d’infos sur le sujet, lire cet article : http://www.nexus.fr/wp-content/uploads/2014/12/prana_nexus88.pdf

INTENTION, RESPIRATION, MOUVEMENT


Le Qi gong (système Pinyin), aussi écrit Chi Kung (système Wade-Gilles) est une science qui permet de plonger profondément dans le corps et l’esprit humain et qui vise la découverte des secrets de jouvence. Il permet de manifester les pouvoirs humains et de découvrir la sagesse profonde.

Par ailleurs, le Qi Gong est un exercice médical et sanitaire dont l’histoire remonte à plusieurs milliers d’années en Chine. Cet art d’entraînement personnel, non seulement du corps et de l’âme mais également de projection de l’énergie, sert à prévenir et à guérir les maladies, ainsi qu’à protéger et à renforcer la santé pour vivre mieux et plus vieux. Le Qi Gong fait partie du patrimoine inestimable de la culture chinoise ainsi que des méthodes traditionnelles de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC).

le QI chez francesca

QI ou CHI veut dire air, prana, ÉNERGIE, orgone, éther, respiration…. et GONG ou KUNG, exercice, travail, MAÎTRISE, temps, réussite, fonction, accomplissement. La juxtaposition des deux idéogrammes donne le concept de «maîtrise consciente de l’énergie», «maîtrise du souffle». Le terme Qi Gong renvoie également à la notion de pulsions électriques, telles que transmises par le système nerveux, ainsi qu’à la notion du principe moteur se trouvant derrière toute chose dans l’univers (vide quantique). En Chine, il y a plus de 10 000 versions reconnues de Qi Gong, un grand nombre d’entre elles étant utilisées pour guérir les maladies lorsque les patients ne veulent pas prendre de médicaments. Par ailleurs, de nombreux hôpitaux chinois emploient des médecins spécialisés en Qi Gong.

Le Qi Gong a été découvert en Europe et en Amérique il y a seulement environ 25 ans. Pourquoi? Parce que, d’un côté et depuis longtemps, les maîtres de Qi Gong gardaient leurs connaissances secrètes et ne les transmettaient que verbalement. D’un autre côté, le gouvernement chinois a toujours interdit, jusqu’à récemment et légalement, que le Qi Gong soit enseigné aux étrangers. Depuis peu, il y a une relâche en ce sens et certains maîtres ont quitté la Chine pour aller enseigner à l’étranger. C’est ainsi que les connaissances se sont répandues et se répandent rapidement. De plus en plus de gens apprendront et apprécieront le Qi Gong, dont la valeur thérapeutique est inestimable.

concept

QI GONG ET MÉDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE

Généralités sur le Qi Gong
Le Qi Gong est un art d’entraînement personnel du corps et de l’esprit créé par les Chinois au cours des siècles et millénaires pour améliorer la qualité de la vie, prévenir ou guérir les maladies, protéger et améliorer la santé, ainsi que prolonger la vie. C’est un des grands trésors du patrimoine culturel chinois ainsi qu’une composante à part entière de la médecine chinoise.

Le Qi Gong a une longue histoire et provient de diverses écoles. Il y a très longtemps, on lui donnait différents noms comme «Xing Qi» (promotion et conduction du chi), «Fu Qi» (Prendre le chi), «Tuna» (Expiration et inspiration), «Dao Yin» (induction et conduction du chi), «Angio» (Massage), «Shushu» (Breath counting), «Zuochan» (méditation assise), «Shi Qi» (vivre du chi), «Jingzuo» (rester assis tranquillement) et «Wogong» (exercices couchés). Étant donné que le chi interne (Nei Qi) du Qi Gong et le chi externe (Wai Qi) émis par les maîtres de Qi Gong est invisible et inaudible pour les personnes ordinaires, le Qi Gong est habituellement considéré comme une pratique mystérieuse et insondable. Mais c’est un art qui prend pourtant ses racines dans le matériel corporel.

Le concept du Qi Gong
Le Qi Gong consiste en l’art et l’aptitude à gérer le chi. Pour être plus exact, c’est une méthode par laquelle le praticien effectue des exercices physiques et mentaux en faisant entrer en jeu son initiative subjective. Pour atteindre ce but, le praticien doit associer la fonction de l’intention mentale aux postures et à la respiration pour agir sur tout l’organisme. D’un côté, le Qi Gong auto-régule activement les activités fonctionnelles de l’organisme et maintient un équilibre dynamique. De l’autre côté, il permet au corps d’engendrer une réaction d’emmagasinage d’énergie en réduisant la consommation d’énergie et en augmentant l’accumulation de celle-ci. Il harmonise ainsi le Yin et le Yang, amène l’énergie dans les méridiens et autres vaisseaux énergétiques, et émet le chi externe.

Les fondements théoriques du Qi Gong

Les fondements théoriques du Qi Gong sont étroitement liés à la théorie du Yin et du Yang, à la théorie du Zang Fu (organes et viscères) et à la théorie des méridiens et des autres vaisseaux propres à la MTC. Tous ces éléments servent à la pratique du Qi Gong.

1. Qi Gong et Yin-Yang
La théorie du yin-yang est issue de la vieille pensée philosophique de la Chine d’autrefois en même temps qu’elle constitue le fondement théorique de la Médecine traditionnelle chinoise, sur laquelle le Qi Gong est également fondé.

Dans la respiration, le mouvement de l’expiration est de nature yang, alors que celui de l’inspiration est de nature yin. L’expiration est dispersion, alors que l’inspiration est tonification. L’ouvrage Treasured Mirror of Oriental Medicine souligne que « l’expiration amène le chi à l’extérieur, c’est-à-dire qu’il est l’ouverture du yang. L’inspiration amène le chi à l’intérieur, c’est-à-dire qu’il est la fermeture du yin». Ces théories revêtent une grande importance pour le Qi Gong. Par exemple, les gens qui sont hyperactifs, c’est-à-dire yang et en excès de feu, devraient mettre l’accent sur l’expiration dans les pratiques afin d’éliminer l’excès de feu. Par contre, ceux ayant une déficience de yang et un chi faible devraient mettre l’accent sur l’inspiration, vu que le yang est déjà trop bas, pour amener le chi à l’extérieur.

Par ailleurs, vu que les quatre saisons de l’année présentent des variations climatiques – la tiédeur du printemps, la chaleur de l’été, la fraîcheur de l’automne et le froid de l’hiver – les pratiques devraient se faire en fonction de ces variations. Le chapitre «Sur la régulation des activités mentales en fonction des quatre chi» dit : «le printemps et l’été nourrissent le yang, alors que l’automne et l’hiver nourrissent le yin.» C’est un principe que l’on doit également respecter en Qi Gong.

méridiens2. Le Qi Gong et les méridiens
Le Qi Gong a été développé en fonction de la théorie des méridiens propres à la MTC. Sa pratique régulière rend évidente l’existence de ces méridiens, ainsi que les directions, croisements et interrelations entre les divers méridiens.

Les mouvements et exercices de Qi Gong comme la «circulation du chi dans le circuit céleste» et «la montée, la descente, l’ouverture et la fermeture du chi» sont des techniques très importantes qui permettent au chi de circuler normalement. Une autre technique, «la circulation du chi dans le petit orbite» (orbite microcosmique) permet au chi de circuler le long des vaisseaux Conception et Gouverneur. Quant à la circulation du chi dans le grand orbite (orbite macrocosmique), elle permet au chi de circuler dans les douze principaux méridiens et les huit merveilleux vaisseaux.

Le Qi Gong et les organes internes
Le Cœur gouverne les activités mentales et les émotions. En Médecine traditionnelle chinoise, celles-ci correspondent à l’esprit, à la conscience et à la pensée (activités du système nerveux supérieur). Ces activités concernent les fonctions cérébrales. L’objectif du Qi Gong est de concentrer l’esprit et d’amener le cerveau dans un état de calme afin de pouvoir régulariser l’activité mentale et de la contrôler. Le Cœur gouverne également la circulation du sang et se manifeste extérieurement sur le visage. Le Qi Gong peut avoir un effet sur l’exubérance du chi du Cœur, effet qui se manifeste par un pouls régulier, net et doux, ainsi qu’un teint lustré et coloré.

La vie chez francesca

Les Poumons gouvernent le chi et sont responsables de la respiration. Les exercices de respiration permettent d’inspirer le chi céleste et terrestre et d’expirer le chi stagnant des organes et viscères. Le chi frais céleste et terrestre viennent non seulement enrichir le vrai chi, mais peuvent aussi directement promouvoir la circulation du chi et du sang afin que ces derniers circulent plus amplement dans tout le corps. Les cinq organes Zang (Reins, Foie, Cœur, Rate, Poumons) et les six viscères Fu (Vessie, Vésicule biliaire, Intestin grêle, Estomac, Gros intestin et Triple Réchauffeur), ainsi que tous les membres et les os, peuvent alors fonctionner normalement. Les Poumons envoient le chi inspiré vers les reins, qui le réceptionnent. Quand le praticien envoie le chi inspiré vers le Dan Tien grâce à une respiration abdominale longue, il peut davantage renforcer cette fonction des Poumons et la fonction de réceptivité des Reins. Le résultat, c’est que la respiration devient nasale, profonde, longue, calme et presque imperceptible, à un point tel «qu’une plume ne sera pas mue par le souffle». Ce qui se produit quand on inspire, c’est que le chi céleste descend et le chi terrestre monte pour aller rencontrer le chi ancestral (Jing) des Reins et se transformer en vrai chi du corps humain. Et ce vrai «chi» permet au chi interne et à la force interne du corps de se condenser et de se renforcer rapidement.

Les Reins sont situés dans la région des vertèbres lombaires, de part et d’autre de la colonne vertébrale, et ils conduisent à la porte de la vie» (Ming Men). Selon Xu Lingtai, la porte de la vie était juste le Dan Tien. Mais Zhang Jinghue fit remarquer que «la porte de la vie est le chi primordial, la résidence du feu et de l’eau. Le chi Yin et le chi Yang des cinq organes Zang ne peut monter sans lui.» C’est grâce à la respiration et à la concentration dans le Dan Tien que le Qi Gong amène suffisamment de feu à la porte de la vie. Ainsi, la terre de la Rate est réchauffée, les organes sont nourris, les nutriments et le chi sont transportés, le chi Yang monte et toute la constitution est renforcée.

Le Foie emmagasine le sang et est responsable de la pensée. Il préfère la jovialité et la magnanimité à la dépression et la tristesse. L’humeur maussade, la stagnation du chi du Foie ou la colère amènent une dispersion anormale de la fonction du Foie. Par contre, la relaxation et la détente avec le Qi Gong stabilisent l’humeur et permettent au Foie de retrouver sa fonction normale. Ceci permet donc au Yang hyperactif du Foie de rester bas et au feu du Foie de redescendre spontanément. Quand l’esprit se détend, tous les malaises disparaissent.

La Rate a comme fonction de transporter, de transformer et de distribuer les nutriments. La salive est l’excrétion du corps correspondant à la Rate. D’un côté, le Qi Gong peut directement renforcer la fonction de la Rate, l’effet le plus notable étant l’augmentation de la salive et de l’appétit. De l’autre côté, le Qi Gong travaille sur la respiration abdominale, renforçant ainsi le mouvement vertical du diaphragme et massant du même coup l’estomac et améliorant le mouvement péristaltique et les fonctions digestives.

RECHERCHES MODERNES SUR LE QI GONG

recherche moderne
1. Influence du Qi Gong sur le système neuro-musculaire

Avec la pratique du Qi Gong, les chercheurs ont découvert les éléments suivants dans les électroencéphalogrammes (EEG) : la fréquence haute diminue (en fonction des variations de temps), tout comme la fluctuation des pics. Il y a amélioration de la stabilité des EEG et les mouvements sont plus réguliers. Par ailleurs, le rythme du lobe frontal est renforcé, ce qui indique que le contrôle cérébral des activités des organes internes et des glandes est aussi renforcé. Quand le système se calme, les réactions aux stimuli sensoriels sont réduites.

Le potentiel électrodermique des points d’acupuncture Fei Shu (poumon shu, V 13) et Ming Men (porte de la vie, VG 4) diminue avec la pratique du Qi Gong. Par contre, le Dan Tien (champ d’élixir ou océan de chi) et d’autres zones de surface du corps voient leur température augmenter. Le rythme cardiaque ralentit et les vaisseaux des lobes des oreilles se gonflent de sang. Ces découvertes indiquent que le Qi Gong peut réduire l’excitabilité du système nerveux parasympathique. Quand le Qi Gong a induit un état de calme, le degré de détente des muscles augmente et l’électromyogramme présente un calme.

2. L’effet du Qi Gong sur le système respiratoire

Pendant la pratique de Qi Gong, la fréquence respiratoire diminue, la respiration s’approfondit, le volume de ventilation pulmonaire est réduit, la teneur en oxyde de carbone dans l’air expiré augmente et celui de l’oxygène baisse. Ceci indique bien que, pendant le Qi Gong, la respiration est de plus en plus approfondie et calme.

effet qui gong3. L’effet du Qi Gong sur le système digestif
La pratique du Qi Gong fait augmenter le mouvement péristaltique de l’estomac et des intestins, il renforce leur contraction et amène une hyperfonction du gargouillement intestinal, tout en intensifiant la sécrétion de sucs gastriques. Ces effets indiquent aussi que la pratique du Qi Gong amène le cortex dans un état particulier qui régularise le fonctionnement des nerfs végétatifs, ce qui se manifeste par l’augmentation de l’excitabilité du nerf vagus et par la réduction de l’excitabilité du nerf sympathique et, par conséquent, par la régulation du mouvement et de la sécrétion de l’estomac et des intestins. L’exercice respiratoire amène un mouvement du diaphragme et la respiration profonde et abdominale peut augmenter l’amplitude du mouvement du diaphragme de 3 à 4 fois. Ainsi, la pression intra-abdominale se transforme et le mouvement péristaltique est amélioré.

  1. L’effet du Qi Gong sur l’appareil circulatoire
    La pratique du Qi Gong peut réduire les problèmes de tension, aussi bien ceux d’hypertension que d’hypotension. En effet, comme le centre moteur cardio-vasculaire est régularisé par le Qi Gong, l’état d’excitation du nerf végétatif (celui qui régit le cœur et les vaisseaux sanguins) est diminué, ce qui fait que le rythme cardiaque baisse. La tension artérielle peut donc revenir à la normale en cas d’hypertension. C’est le contraire qui se passe en cas d’hypotension.

    métabolisme5. L’effet du Qi Gong sur le métabolisme et le système endocrinien

    Pendant la pratique du Qi Gong (surtout le Qi Gong statique), le rythme métabolique est encore plus bas que le rythme métabolique de base. Les recherches indiquent que le Qi Gong peut renforcer la synthèse du glycogène hépatique et en réduire la décomposition. Il s’ensuit par conséquent un processus d’accumulation d’énergie. Ceci résulte de l’augmentation de la fonction du système vago-insulin et de la réduction de la fonction du système adréno-sympathique et du système adréno-cortico-pituitaire.

    6. L’effet du Qi (chi) extérieur sur les bactéries et les animaux
    Les expériences faites sur les bactéries indiquent que le chi externe (Wai Chi) peut tuer ou multiplier les bactéries positives et négatives. Son taux de destruction peut atteindre 90%. Les expériences faites sur les animaux avec les émissions de chi indiquent que le chi externe (Wai Chi) a des effets régulateurs sur les animaux. Il peut en effet réduire la tension du sphincter d’Oddi chez les lapins domestiques et intensifier l’onde de la ventricule systolique ainsi que ralentir le rythme cardiaque des grenouilles. Ceci montre clairement que le chi externe a des effets régulateurs aussi bien sur les muscles lisses que sur les muscles cardiaques.

    basé sur le travail de ANNIE OLLIVIER  annie

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Bien manger : huit principes sur l’alimentation et la santé


L’alimentation peut substantiellement contrôler les effets adverses des substances chimiques nocives. 
Dans les quotidiens, on lit régulièrement des articles sur les produits chimiques qui causent le cancer. Dans des études expérimentales, tous les produits chimiques suivants ont été mis en lien avec le cancer : l’acrylamide, les édulcorants artificiels, les nitrosamines, les nitrites, l’Alar, les hétérocycliques aminés et l’aflatoxine.

Il existe une croyance largement répandue selon laquelle le cancer est causé par des substances chimiques insidieuses. Les gens invoquent par exemple des préoccupations d’ordre sanitaire pour justifier leur opposition à l’injection massive d’antibiotiques et d’hormones aux animaux de ferme. Pourquoi? Parce que selon eux, la viande est beaucoup plus sécuritaire à consommer si elle ne contient pas toutes ces substances chimiques. Cependant, pour la viande, le véritable danger, c’est le déséquilibre des nutriments, peu importe qu’il y ait ou pas des substances chimiques dedans. Bien avant que les produits chimiques modernes n’aient été introduits dans nos aliments, les gens avaient aussi plus de cancer et de maladies cardiaques lorsqu’ils se nourrissaient davantage d’aliments d’origine animale.

alimentationVoici un exemple flagrant de méprise en ce qui concerne les substances chimiques et leurs répercussions sur la santé publique. Il s’agit d’une étude très longue qui a coûté trente millions de dollars et dont l’objectif était d’étudier les taux de cancer légèrement plus élevés à Long Island (État de New-York) qu’ailleurs. Apparemment, les polluants provenant de certains sites industriels faisaient augmenter les risques de cancer du sein chez les femmes qui vivaient à proximité. Mais il s’est avéré que cette étude était sans fondement.

Autre préoccupation au sujet d’un autre carcinogène, l’acrylamide. Cette substance se trouve surtout dans les aliments frits ou transformés, entre autres les chips. Si on pouvait éliminer ce produit chimique des chips, celles-ci seraient hypothétiquement sans danger pour la santé, même si elles regorgent d’huile et de sel, ce qui les rend très malsaines. Tout le monde cherche donc un bouc émissaire et personne ne veut s’entendre dire que nos aliments préférés posent problèmes tout simplement en raison de leur contenu.

Dans une étude, les effets potentiels de l’aflatoxine, une substance réputée comme hautement toxique, ont totalement pu être contrôlés par l’alimentation. Même avec de fortes doses d’aflatoxine, les rats restaient quand même sains, actifs et sans cancer si on leur donnait des aliments à faible teneur en protéines. De minimes résultats peuvent aussi faire les manchettes chaque fois qu’il est question de cancer. Par exemple, si des animaux de laboratoire ont un taux de cancer plus élevé après avoir été exposés à des doses massives d’une substance chimique, on claironne partout que celle-ci est une cause de cancer, comme ça a été le cas pour la nitrosarcosine et les nitrites. Mais, à l’instar des gènes, les activités de ces carcinogènes dépendent surtout des nutriments alimentaires que nous ingérons.

Alors, que nous apprennent ces exemples ? En termes pratiques, que vous ne vous faites pas vraiment du bien en mangeant du bœuf biologique au lieu du bœuf ordinaire, qu’on a bourré de produits chimiques. Le bœuf biologique est peut-être marginalement plus sain, mais pas un choix sain. Les deux types de bœuf ont un profil nutritionnel similaire.

Il est utile de considérer ce principe sous un autre angle : une maladie chronique comme le cancer prend des années à se développer. Les substances chimiques qui déclenchent le cancer sont souvent celles qui font les manchettes. Mais ce qui ne fait pas les manchettes, cependant, c’est le fait que le processus de la maladie continue longtemps après l’initiation et qu’il peut être accéléré ou arrêté par l’alimentation au stade de la promotion. Autrement dit, c’est l’alimentation qui détermine fondamentalement si la maladie fera ses dommages ou pas.

PRINCIPE NUMÉRO 2

L’alimentation qui prévient la maladie dans ses premiers stades (avant le diagnostic) est aussi celle qui arrête ou inverse la maladie dans ses stades ultérieurs (après le diagnostic). Il est bon de répéter que les maladies chroniques prennent plusieurs années à se développer. Par exemple, on estime en général qu’un cancer du sein peut avoir une initiation à l’adolescence et ne devenir détectable qu’après la ménopause! Alors, il est fort possible que bien des femmes dans la cinquantaine se promènent avec un cancer du sein qui a commencé à l’adolescence et qui ne sera détecté qu’après la ménopause. Bien des gens déduisent fatalement de cela qu’il est impossible de faire quelque chose à ce moment-là. Est-ce que cela veut dire que ces femmes devraient se mettre à fumer et à manger du poulet frit à grande huile juste parce qu’elles semblent condamnées? Que faire vu que bien des gens abritent déjà dans leur corps une maladie chronique qui a été initiée mais ne se déclarera que dans des décennies?

médecine chez francesca

 

Un cancer qui est déjà initié et en progression chez des animaux de laboratoire peut être ralenti, arrêté ou même inversé par une bonne alimentation. Fort heureusement, il en va de même avec les humains, et ce, à tous les stades de la maladie. Chez les humains, une alimentation végétarienne faite d’aliments complets peut inverser le cours d’une maladie cardiaque, aider les gens obèses à perdre du poids et les diabétiques à laisser tomber leur médicament et à retrouver la vie normale qu’ils menaient avant le diabète. Les recherches ont aussi prouvé que le mélanome avancé, cette forme fatale de cancer de la peau, pouvait être atténué ou inversé par des modifications du mode de vie.

Il semble bien entendu que certaines maladies soient irréversibles. C’est pour cette raison que les maladies auto-immunes font le plus peur. En effet, dès que le corps se retourne contre lui-même, il semblerait qu’on ne puisse pas l’arrêter. Et pourtant, étonnamment, même certaines de ces maladies peuvent être ralenties ou atténuées par l’alimentation. Une recherche a signalé que même les gens atteints par le diabète de type I pouvaient réduire leurs médicaments en se nourrissant des bons aliments. Il y a aussi des preuves comme quoi la polyarthrite chronique et la sclérose en plaques peuvent être ralenties par l’alimentation.

Quelques grammes de prévention équivalent à quelques kilos de guérison. Et plus on mange les aliments justes tôt dans la vie, meilleure sera la santé. Mais que ceux déjà atteints d’une maladie n’oublient pas que l’alimentation peut encore jouer un rôle crucial!

PRINCIPE NUMÉRO 3

Une alimentation qui est vraiment bénéfique pour une maladie chronique sera bénéfique pour la santé en général. Toutes les maladies nommées ci-dessus ont des traits communs. En raison de ces points communs impressionnants, il tombe vraiment sous le sens qu’une seule et même alimentation saine engendre la santé et prévienne en général toutes les maladies. Même si une alimentation végétarienne à base d’aliments complets traite plus efficacement les maladies cardiaques que le cancer du cerveau, vous pouvez être certain que cette alimentation ne favorisera pas une maladie tout en en arrêtant une autre. Cette alimentation ne sera jamais « mauvaise » pour vous. Elle ne pourra donc que vous aider sur tous les fronts.

Alors, il n’existe par de formule différente et accrocheuse pour chaque maladie, seulement un type d’alimentation. Le rapport entre l’alimentation et la santé peut être très simple et cela aide à faire le ménage dans l’incroyable confusion publique. Cela revient simplement à dire que vous pouvez maximiser votre santé et contrôler les maladies quelles qu’elles soient avec une seule et même alimentation.

PRINCIPE NUMÉRO 4

Une bonne alimentation génère la santé dans tous les domaines de notre existence puisque tout est interconnecté dans la vie. On fait un grand battage ces temps-ci sur la « santé holistique ». Ce concept peut vouloir dire bien des choses différentes pour différentes personnes. Bien des gens regroupent tout ce qui est « médecines douces » sous ce concept. C’est pour cela que le terme holistique peut désigner l’acupression, l’acupuncture, les plantes médicinales, la méditation, les suppléments vitaminiques, la chiropraxie, le yoga, l’aromathérapie, le Feng Shui, le massage et même la thérapie par les sons.

santé holistique chez francesca

La santé holistique est un concept valide en autant qu’elle ne reste pas une expression accrocheuse qui désigne n’importe quelle discipline non conventionnelle et souvent non confirmée. L’alimentation et la nutrition, par exemple, sont de première importance pour notre santé. Manger est peut-être le contact le plus intime que nous ayons avec notre monde. C’est un processus au cours duquel ce que nous mangeons devient partie de notre corps. Mais d’autres éléments sont importants, entre autres l’exercice physique, la santé mentale et émotionnelle, et le bien-être de notre environnement. Il est important d’intégrer ces éléments à notre concept de santé vu qu’ils sont tous en corrélation. C’est cela un concept holistique.

Ces corrélations deviennent évidentes avec des expériences faites avec des animaux. Les rats nourris avec des aliments à faible teneur en protéines ont non seulement été épargnés par le cancer, mais ont également eu moins de cholestérol, plus d’énergie et faisaient spontanément deux fois plus d’exercice que les rats nourris avec des aliments à haute teneur en protéines. Pour ce qui est du niveau plus élevé d’énergie, les gens qui ont le plus d’énergie sont ceux qui mangent le mieux. Cette synergie entre l’alimentation et l’activité physique est extrêmement importante et prouve que ces deux éléments de la vie sont indissociables. Une bonne alimentation et de l’exercice régulier donnent plus sur le plan de la santé quand ils sont combinés que séparément.

Nous savons aussi que l’activité physique a un effet sur le bien-être physique et émotionnel. On a beaucoup parlé de l’effet de l’activité physique sur les diverses substances chimiques de notre corps, qui à leur tour affectent notre humeur et notre concentration. Et quand on se sent mieux émotionnellement et mentalement, on a la confiance et la motivation qui permettent de se nourrir très bien, ce qui vient boucler la boucle. Ceux qui se sentent bien à leur propre sujet sont probablement ceux qui respectent leur santé en s’alimentant bien.

Parfois, les gens essaient de faire jouer ces différentes parties de leur vie les unes contre les autres. Ils se demandent s’ils ne peuvent pas par exemple compenser leurs mauvaises habitudes alimentaires en faisant du jogging. La réponse est non. Les bienfaits et les risques inhérents à l’alimentation sont d’une importance cruciale et beaucoup plus mesurables que les bienfaits et les risques liés à toute autre activité. Par ailleurs, pourquoi voudrait-on essayer de contre-balancer risques et bienfaits si on peut n’avoir que des bienfaits? Les gens se demandent aussi si un bienfait pour la santé, tel qu’ils le perçoivent, est dû à l’exercice ou à une bonne alimentation. En bout de ligne, la question est simplement académique. Le fait est que ces deux sphères de notre vie sont intimement interdépendantes. Il est essentiel de retenir que tout fonctionne de concert pour déterminer si notre santé est bonne ou mauvaise.

Qui plus est, il s’avère que si nous mangeons ce qu’il y a de mieux pour notre santé, nous voyons en même temps à la santé de la planète. En nous nourrissant d’aliments complets d’origine végétale, nous utilisons moins d’eau, moins de terre, moins de ressources, nous produisons moins de pollution et occasionnons moins de souffrance aux animaux. John Robbins a fait plus que n’importe qui pour amener cette question à la conscience des Américains. Je vous recommande de lire son plus récent livre The Food Revolution.

Nos choix alimentaires ont un incroyable impact non seulement sur notre propre métabolisme, mais également sur l’initiation, la promotion et même le renversement des maladies, sur notre énergie, sur notre activité physique, sur notre bien-être émotionnel et mental, et sur notre environnement. Toutes ces sphères apparemment distinctes sont en fait intimement liées. La santé se tisse dans un incroyable canevas, des molécules aux gens, en passant par les autres animaux, les forêts, les océans et l’air que nous respirons. Et oui, c’est la nature qui est à l’œuvre, du microscopique au macroscopique.

Qu’est-ce que ça peut faire, de toutes façons?
Il ne faut pas sous-estimer l’applicabilité de ces huit principes, ni négliger leur capacité à réduire la confusion publique qui règne sur le lien entre l’alimentation et la santé. Les modes du jour, les dernières manchettes et les résultats des plus récentes études doivent être replacées dans un contexte utile. Point besoin de faire un bond chaque fois qu’une substance chimique cancérigène est découverte, qu’un nouveau livre de régime est mis en marché ou qu’un grand titre annonce à cors et à cris que l’on peut guérir les maladies avec la recherche génétique.

Disons-le simplement, nous pouvons relaxer, respirer à fond et nous caler dans notre fauteuil. Nous pouvons aussi mettre en œuvre la science de manière plus intelligente et poser de meilleures questions parce que nous disposons d’un cadre sensé qui établit un lien entre l’alimentation et la santé. Nous pouvons également interpréter les nouvelles découvertes en fonction d’un plus grand contexte. Et grâce à ces nouveaux résultats, nous pouvons améliorer ou modifier notre cadre de travail original et investir argent et ressources là où il faut pour améliorer la santé de la société. Les bienfaits inhérents à la compréhension de ces principes sont vastes et profonds, autant pour les individus que pour les sociétés, les animaux ou la planète.

livre chez francesca

Tiré de l’ouvrage de Colin Campbell intitulé :  LE RAPPORT CAMPBELL

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Le végétarisme pourrait-il nous sauver la peau


Bien manger : huit principes sur l’alimentation et la santé
Partie 1 de 2, tiré de l’ouvrage de Colin Campbell (et remanié), LE RAPPORT CAMPBELL, traduit :

ADN partie 1Il y a d’énormes avantages à adopter une alimentation et un style de vie sains. Vous pourriez entre autres :

● vivre plus longtemps
● paraître et vous sentir plus jeune
● avoir plus d’énergie
● perdre du poids
● réduire votre taux de cholestérol
● prévenir et guérir les maladies cardiaques
● réduire les risques de cancer de la prostate, du sein, ainsi que d’autres cancers
● conserver une bonne vue pour vos vieux jours
● prévenir et traiter le diabète
● éviter la chirurgie dans bien des cas
● grandement diminuer le besoin de médicaments
● garder des os forts
● éviter l’impotence
● éviter les attaques d’apoplexie
● prévenir les calculs rénaux
● empêcher votre bébé d’avoir le diabète de type I
● soulager la constipation
● réduire votre tension artérielle
● éviter la maladie d’Alzheimer
● résorber l’arthrite
● et bien plus…

Ce ne sont là que certains des bienfaits dont vous pouvez bénéficier si vous adoptez une alimentation et un mode de vie sains. Mais, quel est le prix à payer pour ça? Pas très gros! Il vous suffit simplement de changer de régime alimentaire. Il n’a jamais été aussi facile ou relativement peu demandant d’arriver à d’aussi grands résultats. Vous trouverez ci-dessous 8 principes, élaborés par un scientifique (Colin Campbell, l’auteur du livre LE RAPPORT CAMPBELL, que j’ai traduit et dont j’ai extrait et remanié ce texte) pour aborder le domaine de l’alimentation et de la santé.

PRINCIPE NUMÉRO 1
La nutrition, c’est la combinaison des activités d’innombrables éléments nutritionnels, le tout étant plus grand que la somme de ses parties.

Pour illustrer ce principe, suivons l’itinéraire biochimique d’un repas. Disons que vous vous préparez des épinards sautés au gingembre accompagnés de raviolis au blé entier farcis de courge « butternut » aux aromates, le tout couronné d’une sauce tomate aux noix de Grenoble. À eux seuls les épinards foisonnent de composantes chimiques. La liste des composantes présentées ci-dessous n’est qu’une liste partielle de tout ce qui se trouve dans votre bouche une fois que vous ayez pris une bouchée d’épinards.

Macro-nutriments : Eau, Lipides (nombreuses sortes),Calories, Hydrates de carbone, Protéines (nombreuses sortes), Fibres
Minéraux :
Calcium, Sodium, Fer, Zinc, Magnésium, Cuivre, Phosphore, Manganèse, Potassium, Sélénium
Vitamines :C (acide ascorbique), B6 (pyridoxine), B1 (thiamine), Folate, B2 (riboflavine), A (caroténoïdes), B3 (niacine), E (tocophérols), Acide pantothénique.
Acides gras :
Acide myristique, Acide oléique, Acide palmitique, Acide eicosénoïque, Acide stéarique, Acide linoléique, Acide palmitoléique, Acide linolénique.
Acides aminés :
Trypthophane, Valine, Thréonine, Arginine, Isoleucine, Histidine, Leucine, Alanine, Lysine, Acide aspartique, Méthionine, Acide glutamique, Cystine, Glycine, Phénylalanine, Proline, Tyrosine, Serine.

Phytostérols (de nombreuses sortes)

Comme vous pouvez le voir, vous venez d’introduire un « paquet » de nutriments dans votre corps! En plus de ce mélange extrêmement complexe, lorsque vous y ajoutez une bouchée de raviolis à la sauce tomate, vous rajoutez plusieurs milliers de substances chimiques supplémentaires, qui sont toutes liées les unes aux autres de façons différentes dans chaque aliment différent. Un vrai trésor biochimique!

aliments néfastesDès que ces aliments entrent en contact avec votre salive, votre corps met en marche sa magie et le processus de digestion commence. Toutes ces substances chimiques contenues dans les aliments agissent entre elles et avec votre corps de façons bien précises. Il s’agit d’un processus infiniment complexe, et il est littéralement impossible de comprendre précisément comment chaque substance interagit avec chaque autre substance. Nous ne découvrirons probablement jamais exactement comment tout cela s’agence. L’important à retenir c’est que les substances chimiques que nous tirons de nos aliments se combinent en une série de réactions qui travaillent de concert pour générer une bonne santé. Ces substances chimiques sont soigneusement orchestrées par des système de contrôle sophistiqués dans nos cellules et dans notre corps. Ce sont ces systèmes de contrôle qui décident quel nutriment va où, quelle quantité de chacun des nutriments est nécessaire et quand chaque réaction a lieu.

Notre corps a évolué en fonction de ce réseau infiniment complexe de réactions pour pouvoir tirer le maximum de bienfaits des aliments entiers tels qu’ils existent dans la nature. La personne mal avisée s’évertuera à vanter les vertus d’un nutriment ou d’une substance chimique en particulier, chose qui est beaucoup trop simpliste. Notre corps a appris à bénéficier des substances chimiques des aliments, toutes mélangées qu’elles sont. Il en élimine certaines et en utilise certaines autres comme bon lui semble. On ne pourra jamais assez mettre l’accent sur ce concept, qui est le fondement d’une bonne alimentation.

PRINCIPE NUMÉRO 2
Les suppléments vitaminiques ne constituent pas une panacée.
Vu que la nutrition fonctionne selon un système biochimique infiniment complexe et qui fait appel à des milliers de substances chimiques et à des milliers d’effets sur notre santé, il y a peu ou pas du tout de sens à prendre des nutriments isolés sous forme de suppléments dans l’idée de les substituer aux aliments entiers. Les suppléments alimentaires n’assurent pas une santé durable et peuvent même avoir des effets secondaires imprévus. Qui plus est, pour les gens qui se fient à ces suppléments, les modifications bienfaisantes et soutenues résultant d’un changement d’habitudes alimentaires sont retardées. Les dangers inhérents à un régime alimentaire occidental ne peuvent être contrebalancés par l’ingestion de pilules contenant des suppléments alimentaires.

Depuis les derniers vingt à trente ans, qui ont connu l’explosion de l’engouement pour les suppléments alimentaires, la raison pour laquelle cette énorme industrie a vu le jour semble claire. Les immenses profits motivent beaucoup les industries et les nouvelles réglementations gouvernementales ont ouvert la voie à de plus vastes marchés. Qui plus est, les consommateurs veulent continuer à manger leurs aliments habituels tout en avalant quelques suppléments pour se donner bonne conscience lorsqu’ils pensent que leur alimentation peut avoir des répercussions négatives sur leur santé. Cet engouement pour les suppléments alimentaires de la part du public sous-entend que les médias peuvent dire aux gens ce que ces derniers veulent entendre et que les docteurs ont quelque chose à proposer à leurs patients. Résultat? L’industrie des suppléments alimentaires est multimilliardaire et fait dorénavant partie du paysage de la nutrition. Mais la majorité des consommateurs ont été dupés au point de croire qu’ils achètent de la santé avec ces suppléments. Ce fut la formule du docteur Atkins. Il préconisa en premier lieu un régime alimentaire à haute teneur en protéines et en lipides, sacrifiant la santé à long terme pour des résultats à court terme, et ensuite recommanda aux gens de prendre ses suppléments pour composer avec ce qu’il appelait en ses propres termes « les problèmes habituels des gens qui font un régime amaigrissant », entre autres la constipation, les rages de sucre, la faim, la rétention d’eau, l’épuisement, la nervosité et l’insomnie.

La stratégie voulant qu’on soit et qu’on reste en bonne santé grâce aux suppléments alimentaires a cependant commencé entre 1994 et 1996, quand fut effectuée une recherche d’envergure sur les effets des suppléments de béta-carotène (un précurseur de la vitamine A) sur le cancer du poumon et d’autres maladies. Mais après quatre à huit ans d’emploi permanent de ces suppléments alimentaires, le cancer du poumon n’a pas baissé comme on s’y attendait. Au contraire, il a augmenté! Et on n’a pas non plus trouvé des bienfaits avec les vitamines A et E en ce qui concerne la prévention des maladies cardiaques.

Depuis, on a mené un grand nombre d’autres recherches au prix de centaines de millions de dollars pour déterminer si les vitamines A, C et E préviennent les maladies cardiaques et le cancer. Deux analyses importantes de ces recherches ont récemment été publiées. Ainsi qu’ils le disent eux-mêmes, les chercheurs « n’ont pas pu déterminer les bienfaits et les méfaits de l’ingestion quotidienne des vitamines A, C et E, des multivitamines comportant de l’acide folique et des combinaisons d’antioxydants conçus pour prévenir le cancer et les maladies cardio-vasculaires ». Ces chercheurs ont même décommandé l’usage des suppléments de béta-catotène.

Cela ne veut pas dire que ces nutriments ne soient pas importants. Ils le sont, mais seulement lorsqu’ils sont consommés sous forme d’aliments, pas sous forme de suppléments. Isoler des nutriments et essayer d’en bénéficier de la même façon que si on mangeait des aliments entiers est très révélateur de l’ignorance du fonctionnement du corps. Un article spécial assez récent qui est paru dans le New York Times fait état de l’échec des suppléments alimentaires pour ce qui est de leurs bienfaits sur la santé. Le temps passant, nous continuerons de découvrir que le fait de se fier aux suppléments alimentaires pour assurer et maintenir notre santé, tout en continuant de nous alimenter mal, est non seulement un gaspillage d’argent, mais aussi potentiellement dangereux.

PRINCIPE NUMÉRO 3

Il n’existe pratiquement aucun aliment d’origine végétale qui ne fournisse pas mieux les mêmes nutriments que ceux fournis par les aliments d’origine animale.
Dans l’ensemble, il est juste de dire que tout aliment d’origine végétale a beaucoup plus de similarités nutritives avec d’autres aliments d’origine végétale qu’avec des aliments d’origine animale. Et tout aliment d’origine animale a beaucoup plus de similarités avec d’autres aliments d’origine animale qu’avec des aliments d’origine végétale. Par exemple, bien que le poisson soit très différent de la viande, ses similarités avec la viande sont beaucoup plus grandes qu’elles ne le sont avec le riz. Même les aliments qui font exception à ces règles – comme les noix, les graines et les produits transformés d’origine animale à faible teneur en gras – restent tout de même, et respectivement, dans le groupe des plantes et dans celui des viandes.

La consommation de chair animale est très différente sur le plan nutritionnel que celle de végétaux. Les quantités et les sortes de nutriments dans ces deux types d’aliments montrent bien à quel point ces différences nutritionnelles sont grandes.

 

nutriments

Contenu en nutriments des aliments d’origine végétale et animale (par tranche de 500 calories d’énergie)
                                     Tomates     
* À part égales de tomates, d’épinards, d’haricots secs rouges ou blancs, de petits pois et de pommes de terre
** À part égales de bœuf, de porc, de poulet, de lait entier

Ainsi que vous pouvez le constater, les aliments d’origine végétale contiennent beaucoup plus d’antioxydants, de fibres et de minéraux que les aliments d’origine animale. En fait, les aliments d’origine animale sont presque complètement privés de plusieurs de ces nutriments. Par contre, ils contiennent beaucoup plus de cholestérol et de gras. Ils contiennent légèrement plus de protéines, de vitamines B12 et de vitamine D, bien que cette dernière se retrouve artificiellement dans le lait. Bien entendu, il y a des exceptions : certaines noix et graines contiennent beaucoup de gras et de protéines (arachides et graines de sésame), alors que certains aliments d’origine animale ont une faible teneur en gras, habituellement parce qu’on l’élimine artificiellement (lait écrémé). Mais quand on y regarde d’un peu plus près, les lipides et les protides des noix sont différents car ils sont meilleurs pour la santé que les lipides et les protides d’origine animale. Ils sont accompagnés de certaines substances antioxydantes intéressantes. D’un autre côté, les aliments transformés d’origine animale et à basse teneur en gras contiennent encore du cholestérol, beaucoup de protéines et très peu ou pas d’antioxydants et de fibres, comme tous les autres aliments d’origine animale. Vu que les nutriments sont principalement responsables des effets des aliments sur la santé et que les différences de composition en nutriments entre aliments d’origine végétale et aliments d’origine animale sont énormes, n’est-il pas raisonnable de supposer que nous devrions nous attendre à des effets forts différents sur notre corps selon les aliments que nous consommons?

Pour que la substance chimique d’un aliment soit un nutriment essentiel, il faut qu’elle réponde à deux exigences : elle doit être nécessaire au fonctionnement sain du corps humain et elle doit être une substance que notre corps ne peut pas lui-même fabriquer et qu’il doit par conséquent aller chercher à l’extérieur. Un exemple d’une substance chimique qui n’est pas essentielle pour le corps humain est le cholestérol. Cette composante propre aux aliments d’origine animale n’existe pas dans les aliments d’origine végétale. Même si le cholestérol est essentiel à la santé, notre corps peut en fabriquer autant qu’il en a besoin. Nous n’avons donc pas besoin d’en consommer. Ce n’est donc pas un nutriment essentiel.

B12

Il existe quatre nutriments contenus dans les aliments d’origine animale que les aliments d’origine végétale ne contiennent pas pour la plupart : le cholestérol et les vitamines A, D et B12. Trois de ces nutriments ne sont pas essentiels. Comme mentionné ci-dessus, le cholestérol est naturellement fabriqué par notre corps. La vitamine A est produite par notre corps à partir de la béta-carotène et la vitamine D, en s’exposant au soleil environ quinze minutes tous les deux jours. Ces deux vitamines sont toxiques si elles sont consommées en grande quantité. C’est un indice de plus qui nous dit qu’il vaut mieux compter sur les précurseurs de vitamine (béta-carotène et rayons du soleil) pour que notre corps puisse bien contrôler le moment et les quantités de vitamines A et D dont il a besoin.

En ce qui concerne la vitamine B12, c’est un peu plus problématique. En effet, cette vitamine est fabriquée par des micro-organismes provenant du sol et de l’intestin des animaux, y compris les nôtres. Comme la quantité de cette vitamine qui est fabriquée dans nos intestins n’est pas bien absorbée, il est recommandé que nous en consommions dans certains aliments. Les recherches ont prouvé que les plantes qui poussent dans des sols sains et dotés d’une bonne concentration de vitamine B12 absorberont facilement ce nutriment. Cependant, les plantes qui poussent dans des sols morts (pas biologiques) auront une déficience en vitamines B12. Aux États-Unis, la plupart de l’agriculture s’effectue sur des sols relativement morts et décimés par des années d’emploi de pesticides, d’herbicides et de fertilisants. C’est pour cette raison que les plantes cultivées dans de tels sols et vendues dans les supermarchés manquent de vitamine B12. En plus, nous vivons dans un monde tellement aseptisé que nous entrons rarement en contact direct avec les micro-organismes qui produisent la vitamine B12. À un moment donné, nous tirions notre vitamine B12 de légumes qui n’avaient pas été totalement débarrassés de le terre. Par conséquent, on peut supposer que les Américains modernes qui consomment des aliments d’origine végétale très nettoyés et aucun aliment d’origine animale ne consomment pas suffisamment de vitamine B12.

Bien que l’obsession de notre société pour les suppléments alimentaires nous détourne d’une information nutritionnelle bien plus importante, cela ne veut pas dire qu’il faille éviter à tout prix ces suppléments. Il est estimé que nous disposons d’une réserve de trois ans en vitamine B12 dans notre corps. Si vous ne mangez aucun aliment d’origine animale depuis plus de trois ans, que vous êtes enceinte ou que vous allaitez, vous devriez envisager de prendre à l’occasion un peu de vitamine B12 ou encore d’aller chaque année chez votre médecin pour faire vérifier votre taux de vitamine B et d’homocystéine dans le sang. De même, si vous ne prenez jamais le soleil, surtout pendant les mois d’hiver, vous pourriez envisager de prendre des suppléments de vitamine D. Je vous recommande d’ingérer les plus faibles doses que vous puissiez trouver et de plutôt aller prendre du soleil à l’extérieur.

Ces suppléments peuvent être qualifiées de « pilules dénaturées » parce qu’une alimentation saine composée de végétaux frais et biologiques provenant d’un sol riche ainsi qu’un mode de vie qui inclut le plein air sont les meilleures façons de résoudre ces problèmes. Le fait de revenir à une manière naturelle de vivre nous procure bien d’autres bienfaits aussi.

PRINCIPE NUMÉRO 4

Ce ne sont pas les gènes à eux-seuls qui déterminent la maladie.
Ils ne le font que lorsqu’ils sont activés, l’alimentation jouant un rôle crucial dans la détermination de ceux qui, bons ou mauvais, seront activés. Selon Colin Campbell, toute maladie est d’origine génétique. En effet, les gènes sont les codes qui déterminent tout dans notre corps, le bon ou le mauvais. Sans les gènes, il n’y aurait pas de cancer. Sans les gènes, il n’y aurait pas d’obésité, de diabète et de maladies cardiaques. Et sans les gènes, il n’y aurait pas de vie.

Cela peut donc expliquer pourquoi nous dépensons des centaines de millions de dollars pour essayer de trouver et de neutraliser les gènes à l’origine des maladies. Cela explique aussi pourquoi certaines femmes parfaitement en santé se font enlever les seins simplement parce qu’on a découvert qu’elles étaient porteuses d’un gène lié au cancer du sein. Cela explique pourquoi la majeure partie des ressources dans les domaines de la science et de la santé au cours des derniers dix ans a été attribuée à la recherche génétique. Rien qu’à l’université Cornell, 500 millions de dollars ont servi à mettre sur pied un programme sur les sciences de la vie. Ce programme promet de « changer à tout jamais la façon dont est enseignée et menée la recherche sur les science de la vie à l’université ». Savez-vous quel est un des moteurs principaux de ce programme? C’est de faire chapeauter toutes les disciplines scientifiques par la recherche génétique. Il s’agit là de la plus grande démarche scientifique de l’université Cornell.

Mais toute cette attention accordée aux gènes passe sous silence un point essentiel : ce ne sont pas tous les gènes qui sont activés tout le temps. Quand ils ne sont pas activés, ces gènes restent à l’état biochimique latent. Dans cet état, les gènes n’ont aucun effet sur notre santé. Même si c’est une évidence aux yeux de la plupart des scientifiques et des profanes, le sens de ce concept est rarement compris. Qu’est-ce qui fait que certains gènes restent latents et que d’autres s’activent? C’est le milieu, en particulier l’alimentation.

Si l’on reprend l’analogie du gazon, on saura qu’un bon jardinier sait que des graines ne deviendront pas des plantes si elles ne disposent pas d’eau, de soleil et d’un sol riche en nutriments. C’est la même chose pour les gènes : ils ne s’activent pas si le milieu ambiant n’est pas propice. Dans notre corps, c’est l’alimentation qui est le facteur déterminant l’activité des gènes. Les gènes qui causent le cancer ont été fortement affectés par la consommation de protéines. Les recherches de laboratoire menées par Colin Campbell ont révélé que l’on peut arrêter et déclencher les mauvais gènes en modifiant tout simplement la quantité de protéines ingérées. Qui plus est, avec l’étude menée par Colin Campbell en Chine, les résultats indiquent que les gens ayant la même ascendance ethnique présentaient d’immenses variations dans les taux de maladies. Même si ces gens ont les mêmes gènes, ils ont pourtant des maladies très différentes qui se déclenchent selon le milieu ambiant dans lequel ils vivent. Il existe une myriade d’études qui ont prouvé que lorsque les gens émigrent, ils « adoptent » les risques de maladies de leur pays d’adoption. Même si leurs gènes ne changent pas, ils attrapent tout de même les maladies à un rythme qui est rare dans leur pays d’origine.

Par ailleurs, les taux des maladies changent de façon si marquée dans le temps qu’il est biologiquement impossible d’incriminer les gènes. En vingt-cinq ans, le pourcentage des Américains obèses a doublé, passant de 15 % à 30 %. De plus, le diabète, les maladies cardiaques et bien d’autres maladies liées à la prospérité étaient rares jusqu’il y a peu, faisant en sorte que le code génétique n’aurait pas pu changer significativement en vingt-cinq ans, ni même en cent ans ou encore en 500 ans. Alors, même si nous pouvons affirmer que les gènes sont cruciaux pour tout processus biologique, nous avons certaines preuves bien établies que l’activation des gènes est bien plus importante que les gènes eux-mêmes et que cette activation est tributaire de l’environnement, en particulier de l’alimentation.

Un autre dérapage de la recherche génétique est de prendre pour acquis que la compréhension des gènes est simple. Elle ne l’est pas. Par exemple, des chercheurs ont récemment étudié la régulation génétique du poids chez un ver minuscule. Ils ont observé chez ce ver 16 757 gènes et les ont neutralisés les uns après les autres tout en notant l’effet que cela avait sur le poids. Ils ont découvert que 417 gènes affectaient le poids. Comment ces centaines de gènes agissent entre eux et avec le milieu ambiant sans cesse changeant pour la perte ou le gain de poids reste un mystère incroyablement complexe. Goethe a dit : « Nous savons seulement que nous savons très peu et que, avec les connaissances, le doute augmente ».

ADN

La manifestation de notre code génétique représente un univers d’interactions biochimiques d’une complexité presque infinie. Cet univers biochimique interagit avec de nombreux et divers autres systèmes, l’alimentation y compris, qui en elle-même représente de multiples systèmes de biochimie très complexe. Selon Colin Campbell, avec la recherche génétique, nous nous lançons dans une grande quête qui vise à court-circuiter la nature et à faire empirer les choses.

Cela veut-il dire que les gènes n’importent pas? Pas du tout. Si vous prenez deux Américains vivant dans le même milieu et que vous les soumettiez pendant toute leur vie à un régime alimentaire comportant de la viande chaque jour, il se pourrait fort bien qu’un des deux meure d’une crise cardiaque à cinquante-quatre ans et l’autre, d’un cancer à l’âge de quatre-vingt ans. Qu’est-ce qui explique cette différence? Les gènes, puisqu’ils nous confèrent des prédispositions. Nous avons tous des taux de risque de maladie différents à cause des différences génétiques. Même si nous ne saurons jamais les risques auxquels nous sommes prédisposés, nous savons par contre comment les minimiser. Sans tenir compte de nos gènes, nous pouvons tous optimiser nos chances d’activer les bons gènes grâce au meilleur milieu ambiant possible, c’est-à-dire grâce à la meilleure alimentation possible. Même si les deux Américains de l’exemple ci-dessus ont succombé à des maladies différentes à des âges différents, il est tout à fait possible que, s’ils s’étaient alimentés de façon optimale, tous deux auraient pu vivre encore de nombreuses années avec une qualité de vie plus élevée.

Annie Ollivier propose toute l’année des consultations sur skype et en individuel, CD, DVD, Livres, cours en ligne, articles, bulletin, recettes, Bilan énergétique personnalisé. Site web : http://www.chikungminceur.com

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