Notre relation avec les Eléments

Classification par éléments 

ELEMENTS

Relations entre les cinq éléments
La théorie des cinq éléments n’attribue pas des choses aux cinq éléments de façon mécanique et isolée. Cela se fait dans un esprit d’intégration et d’harmonie en fonction des relations entre les cinq éléments et en fonction de ce qui ce passe pour les cinq éléments quand ils sont déséquilibrés.

Cycles d’engendrement, de domination et de contre-domination des cinq éléments
Par engendrement, on entend qu’une chose influe sur une autre dans un mouvement de génération, de création. Par domination, on entend qu’une chose limite et restreint la croissance et la fonction d’une autre. Par contre-domination, on entend l’interaction anormale entre les cinq éléments une fois qu’un déséquilibre s’est installé parmi eux. Selon la théorie des cinq éléments, les deux cycles d’engendrement et de domination sont considérés comme normaux. Ce sont les interactions dans le milieu ambiant qui déterminent l’équilibre écologique de la nature ainsi que l’équilibre physiologique corporel.

Selon le cycle de l’engendrement, le Bois engendre le Feu, le Feu engendre la Terre, la Terre engendre le Métal, le Métal, engendre l’Eau et l’Eau engendre le Bois. Selon le cycle de domination, le Bois étouffe la Terre, la Terre bloque l’Eau, l’Eau éteint le Feu, le Feu fait fondre le Métal et le Métal coupe le Bois. Les interactions cycliques parmi les cinq éléments sont : engendré, engendrement, dominé et dominant.

Le cycle de domination au sein des cinq éléments est présent lorsque l’un des cinq éléments agit sur un autre élément de façon excessive et que cela se traduit par une réaction anormale. Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles une telle compensation se produit. Tout d’abord, c’est parce que un des cinq éléments est tellement fort qu’il agit en excès sur un autre élément et l’affaiblit, produisant ainsi une interaction anormale entre les cinq éléments. Par exemple, si le Bois est excessivement fort, il agit sur la Terre en excès et entraîne chez elle une déficience. Ensuite, si un élément semble prendre le dessus sur un autre élément parce que ce dernier est excessivement faible, il y a aussi action de destruction. Par exemple, le Bois n’est pas si fort que cela et son action sur la Terre serait tout de même dans une fourchette normale. Cependant, à cause de la grande faiblesse de la Terre, la fonction de destruction du Bois sur elle devient très forte et amène une déficience à la Terre.

ELEMENTSDans l’ouvrage Classic on Difficult Medical Problems, la relation entre ce qui engendre et ce qui est engendré se compare au lien qui existe entre la mère et l’enfant. Celui qui engendre est la mère et celui qui est engendré est le fils. Prenons le Feu par exemple. Vu que le Bois engendre le Feu, il est considéré comme l’élément engendrant. Et vu que le Feu engendre la Terre, la Terre est l’élément engendré. Par conséquent, le Bois est la mère du Feu et la Terre l’enfant du Feu. Les éléments engendrés et engendrant interagissent et d’autres éléments les restreignent. Par exemple, l’Eau est engendrée par le Métal mais elle détruit le Feu. La théorie des cinq éléments explique que chaque chose est régulée pour empêcher tout excès ou déficience, ainsi que pour maintenir un équilibre dynamique écologique dans l’environnement et dans le corps humain.

La relation de contre-domination se produit entre certains des cinq éléments lorsqu’un des cinq éléments est excessivement fort et qu’il attaque un autre élément qui normalement occupe la place d’un destructeur dans le cycle de destruction. Par exemple, habituellement c’est le Métal qui attaque ou détruit le Bois. Mais quand le Bois est excessivement fort, le Métal ne peut l’attaquer mais au contraire, il se fait contre-attaquer ou contre-dominé par le Bois. Par ailleurs, si le Métal est trop faible pour attaquer (fendre) le Bois, il sera contre-dominé par le Bois. Le cycle de destruction et de contre-domination sont tous deux des cycles d’interaction anormale. Par exemple, quand le Bois est très fort, non seulement il peut dominer la Terre, mais il contre-domine aussi le Métal. Quand le Métal est extrêmement faible, non seulement il peut être contre-dominé par le Bois, mais il sera aussi dominé par le Feu. Il existe par conséquent un lien entre la domination et la contre-domination.

Applications de la théorie des cinq éléments en MTC
C’est par l’analyse et l’étude des cinq éléments dans le cadre des organes et des tissus (zang-fu), des méridiens, etc. ainsi que par l’analyse des liens entre les fonctions physiologiques des viscères et des méridiens que l’on applique la théorie des cinq éléments.

Tout comme les arbres (le bois) peuvent laisser leurs branches fléchir et voir celles-ci ainsi que leurs feuilles se développer, le foie est aussi un organe de croissance, qui n’aime pas être déprimé et qui a une action dispersante. Le foie correspond donc à l’élément Bois. Vu que le feu est chaud, brûlant et montant par nature, et que le cœur est doté d’une action réchauffante, le cœur correspond à l’élément Feu. Tout comme la terre peut produire n’importe quoi, la rate transporte et assimile les aliments, transmet le Jing (principe vital)), nourrit les viscères, les quatre extrémités, tous les tissus et organes et qu’elle est la ressource permettant de générer le chi et le sang, la rate correspond donc à l’élément Terre. Vu que le métal suit un mouvement descendant, de contraction et de dégagement, et que les poumons ont des fonctions de dégagement et de mouvement descendant et que son chi est normal quand il dégage et descend, les poumons correspondent à l’élément Métal. Et vu que l’eau est caractérisée par le froid, l’humidité et un mouvement descendant de fermeture et d’entreposage, elle correspond aux reins dont la fonction est d’entreposer le Jing et de gérer l’eau. Les reins correspondent donc à l’élément Eau.

francesca

Selon la théorie des cinq éléments, les organes et les entrailles, les tissus et les éléments structurels du corps correspondent aux cinq éléments. Par ailleurs, les cinq directions, les cinq saisons, les cinq odeurs, les cinq saveurs et les cinq couleurs sont reliées aux cinq organes yin, aux cinq entrailles yang, aux cinq tissus et aux cinq organes des sens. Ainsi, l’humain et son milieu ambiant sont en harmonie. Prenons le foie par exemple. « L’Est engendre le vent, le vent engendre le bois, le bois engendre la douleur et la douleur a rapport au foie, le foie est lié aux tendons…. le foie a un rapport avec les yeux. » (Extrait tiré du chapitre Yin Yang Ying Da Xiang Lun dans Plain Questions). Par conséquent, l’Est, le printemps, la douleur, etc. sont reliés au foie, aux tendons et aux yeux. Ceci vient bien illustrer le concept holistique que l’homme fait bien partie de la nature.

Les cinq organes yin ne fonctionnent pas de façon indépendante. Ils sont reliés entre eux. La correspondance entre les cinq organes yin et les cinq éléments fait non seulement ressortir les fonctions des cinq organes yin, mais également la relation entre les fonctions des divers organes.

Cycle d’engendrement pour les cinq organes yin
Le foie correspond au Bois et le cœur, au Feu. Vu que le Bois engendre le feu, le foie soutient aussi le cœur. Par exemple, le foie emmagasine le sang pour soutenir le cœur. Le cœur soutient la rate parce que le feu engendre la Terre. Le yang chaud du cœur réchauffe la rate. La rate soutient les poumons parce que la terre engendre le Métal. Par exemple, le principe vital Jing est transporté par la rate vers les poumons. Les poumons soutiennent les reins parce que le métal engendre l’Eau. Par exemple, les poumons dégagent et envoient de l’air et du chi vers les reins (eau). Les reins soutiennent le foie parce que l’eau engendre le Bois. Les reins emmagasine l’énergie Jing pour nourrir le sang dans le foie.

Le cycle de domination pour les cinq organes yin
Selon un extrait tiré du chapitre Wu Zang Sheng Cheng Lun dans Plain Questions, « le cœur est restreint ou dominé par les reins; les poumons sont restreints ou dominés par le cœur; la rate est restreinte ou dominée par le foie; les reins sont restreints ou dominés par la rate. » Le cœur correspond au Feu et est dominé par les reins (Eau). Les reins sont donc le gouverneur du Cœur. Étant donné que les poumons correspondent au Métal et qu’ils sont dominés par le cœur (Feu), le cœur est le gouverneur des poumons. Vu que la rate correspond à la Terre et est restreinte par le foie (Bois), le foie est le gouverneur de la rate. Enfin, vu que les reins correspondent à l’Eau et qu’ils sont restreints par la rate (Terre), la rate est le gouverneur des reins.

Pour résumer les choses, disons que la théorie des cinq éléments est utilisée dans le domaine de la physiologie pour expliquer les liens entre les organes et les tissus corporels, ainsi qu’avec le milieu ambiant.

Annie Ollivier propose toute l’année des consultations sur skype et en individuel, CD, DVD, Livres, cours en ligne, articles, bulletin, recettes, Bilan énergétique personnalisé. Site web : http://www.chikungminceur.com

Vous pouvez reproduire librement cet article et le retransmettre, A la condition que vous  Respectiez le lien de l’auteur  Francesca : https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

 

Publicités

Comment ne pas se presser

 

“La nature ne se presse pas, pourtant tout est accompli.” ~ Lao Tseu 

Considérez cette citation de Lao Tseu, le (peut-être mythique) père du Taoïsme : comment cela peut-il être vrai ?

Est-il possible de ne jamais se presser, mais de tout accomplir ?

Cela semble contradictoire dans notre monde moderne, où tout est empressé, où nous essayons d’entasser autant que nous pouvons dans chaque minute de la journée, où quand nous ne sommes pas occupés, nous nous sentons improductifs et paresseux.

En fait, souvent nous sommes en compétition en essayant de montrer à quel point nous sommes occupés. J’ai un millier de projets à faire ! Ah oui ? J’en ai 10 000 ! Le gagnant est la personne qui a l’agenda le plus fou, qui se presse d’une chose à l’autre avec l’énergie d’un oiseau-mouche, parce qu’évidemment cela veut dire qu’il a du succès et qu’il est important.

Peut-être pas. Peut-être que nous jouons au mauvais jeu – nous avons été conditionnés pour croire que plus occupé est synonyme de meilleur, mais en fait la vitesse d’accomplissement est moins importante que la concentration sur ce que nous faisons. Peut-être que nous allons à la mauvaise vitesse. Peut-être que si nous nous pressons continuellement, nous raterons la vie elle-même. Abandonnons cette obsession de la vitesse, et à la place ralentissons, arrêtons de nous presser, et apprécions la vie. Et cependant accomplissons tout.

Voyons comment.

ZEN

Un changement d’état d’esprit – L’étape la plus importante est la réalisation que la vie est meilleure quand vous allez à un rythme plus lent, plus relaxé, au lieu de vous presser et vous dépêcher en essayant d’entasser trop de choses chaque jour. A la place, tirez le meilleur de chaque moment.

Est-ce qu’un livre est meilleur si vous vous dépêchez de le lire, ou si vous prenez votre temps et vous perdez dedans ?

Est-ce qu’une chanson est meilleure si vous la parcourez, ou si vous prenez votre temps et écoutez vraiment ?

Est-ce que la nourriture est meilleure si vous la précipitez dans votre gorge, ou si vous savourez chaque bouchée et appréciez réellement sa saveur ?

Est-ce que votre travail est meilleur si vous essayez de faire 10 choses à la fois, ou si vous mettez complètement dans une tâche importante ?

Est-ce que votre temps passé avec un ami ou une personne chère est meilleur si vous avez une réunion pressée interrompue avec vos emails et vos SMS, ou si vous pouvez vous relaxer et vous concentrer réellement sur la personne ?

La vie est bien meilleure si vous ralentissez, et prenez votre temps pour la savourer, pour apprécier chaque moment. C’est la raison la plus simple pour ralentir. Et donc, vous devrez changer votre état d’esprit (si vous étiez bloqué dans un état d’esprit pressé jusqu’à maintenant). Pour faire cela, admettez simplement que la vie est meilleure quand vous la savourez, que le travail est meilleur avec de la concentration. Ensuite engagez-vous à essayer, à faire quelques-unes des étapes ci-dessous.

Mais je ne peux pas changer !

Il y en aura parmi vous qui admettrons que ce serait bien de ralentir, mais que vous ne pouvez juste pas le faire… votre travail ne le permettrait pas, ou vous allez diminuer votre revenu si vous ne faites plus autant de projets, ou vous vivez dans une ville qui rend trop difficile le fait de ralentir. Ce serait un super idéal si vous viviez dans une île tropicale, ou à la campagne, ou si vous aviez un travail qui vous permette de contrôler votre agenda… mais ce n’est pas réaliste dans votre vie actuelle.

Je dis que c’est n’importe quoi.

Prenez la responsabilité de votre vie. Si votre travail vous oblige à vous presser, prenez-en le contrôle. Faites des changements dans ce que vous faites, dans la manière dont vous travaillez. Travaillez avec votre patron pour faire des changements si nécessaire. Et si c’est vraiment indispensable, vous pouvez éventuellement changer de travail. Vous êtes responsable de votre vie. Si vous vivez dans une ville où chacun se dépêche, réalisez que vous n’avez pas à être comme tout le monde. Vous pouvez être différent. Vous pouvez marcher au lieu de conduire pendant les heures d’embouteillages. Vous pouvez avoir moins de réunions. Vous pouvez travailler sur moins de choses, mais de plus importantes. Vous pouvez être moins sur votre iPhone ou votre Blackberry, et être déconnecté parfois. Votre environnement ne contrôle pas votre vie – vous le faites.

Je ne vais pas vous dire comment prendre la responsabilité de votre vie, mais une fois que vous avez pris la décision, le comment deviendra apparent avec le temps.

Astuces pour une vie plus lente

Je ne peux pas vous donner un guide étape par étape pour ralentir, mais voici quelques choses à considérer et peut-être adopter, si elles fonctionnent dans votre vie.

déconnexion

Quelques-unes d’entre elles peuvent nécessiter de grands changements, mais ils peuvent être faits avec le temps.

  1. Faites-en moins. Diminuez vos projets, dans votre liste de tâches, et combien vous essayez d’accomplir chaque jour. Concentrez-vous non pas sur la quantité, mais la qualité. Prenez 2-3 choses importantes – ou même juste une chose importante – et travaillez dessus d’abord. Faites les tâches plus petites, de routine, plus tard dans la journée, mais donnez-vous le temps de vous concentrer.
  1. Ayez moins de réunions. Les réunions sont généralement une grosse perte de temps. Et elles dévorent votre journée, vous obligeant à faire les choses que vous devez vraiment faire dans de petites périodes de temps, en vous faisant vous presser. Essayez d’avoir des blocs de temps sans interruptions, afin que vous n’ayez pas à courir d’une réunion à une autre.
  1. Pratiquez la déconnexion. Ayez des moments où vous coupez vos appareils et vos notifications emails et vos machins. Des moments sans appels, où vous créez, où vous passez du temps avec quelqu’un, où vous lisez juste un livre, où vous marchez, où vous mangez en pleine conscience. Vous pouvez même vous déconnecter (gasp!) pour une journée entière, et vous ne serez pas blessé. Je le promets.
  1. Donnez-vous du temps pour être prêt et pour y être. Si vous êtes constamment en train de courir vers vos rendez-vous ou d’autres endroits où vous devez être, c’est parce que vous ne vous donnez pas assez de temps dans votre agenda, pour vous préparer et voyager. Protégez votre agenda pour vous donner le temps pour ces choses. Si vous pensez qu’il vous faut simplement 10 minutes pour être prêt pour votre travail ou votre rendez-vous, donnez-vous peut-être 30 à 45 minutes afin que vous n’ayez pas à vous dépêcher, ou à faire votre maquillage dans la voiture. Si vous pensez que vous pouvez y être dans 10 minutes, donnez-vous peut-être 2 à 3 fois ce temps afin que vous puissiez y aller tranquillement et peut-être même arriver en avance.
  1. Entrainez-vous à être à l’aise en vous asseyant et ne faisant rien. Une chose que j’ai remarqué est que quand les gens doivent attendre, ils deviennent impatients ou mal à l’aise. Ils veulent leur appareil mobile ou au moins un magazine, parce qu’attendre est une perte du temps ou quelque chose qu’ils ne sont pas habitués à faire sans se sentir gênés. A la place, essayez juste de vous assoir, de regarder autour de vous, vous plongeant dans ce qui vous entoure. Essayez de faire la queue et de juste regarder et écouter les gens autour de vous. Cela demande de la pratique, mais après un certain temps, vous le ferez avec le sourire.
  1. Réalisez que si cela ne peut pas être fait, c’est OK. Il y aura toujours demain. Et oui, je sais que c’est une attitude frustrante pour ceux d’entre vous qui n’aiment pas la paresse ou la procrastination, ou ne peuvent pas vivre sans une date limite ferme, mais c’est aussi la réalité. Il est probable que le monde ne va pas se terminer si vous ne faites cette tâche aujourd’hui. Votre patron peut s’énerver, mais votre entreprise ne va pas s’effondrer et la vie va inévitablement continuer. Et les choses qui doivent être faites le seront.
  1. Commencer à éliminer ce qui n’est pas nécessaire. Quand vous faites les choses importantes avec de la concentration, sans vous presser, il y aura des choses qui seront repoussées, qui ne seront pas faites. Et vous devez vous demander : à quel point ces choses sont nécessaires ? Qu’est-ce qui se passerait si vous arrêtiez de les faire ? Comment je peux les éliminer, les déléguer, les automatiser ?
  1. Pratiquez la pleine conscience. Apprenez simplement à vivre dans le présent, au lieu de penser tellement à propos du futur ou du passé. Quand vous mangez, appréciez pleinement votre nourriture. Quand vous êtes avec quelqu’un, soyez pleinement avec eux. Quand vous marchez, appréciez votre environnement, où que vous soyez.
  1. Éliminez lentement les engagements. Nous avons trop d’engagements, ce qui explique pourquoi nous courons tellement. Je ne parle pas juste du travail – projets, réunions et tout cela. Les parents ont des tonnes de choses à faire avec et pour leurs enfants et nous engageons trop avec nos enfants aussi. Beaucoup d’entre nous ont des vies sociales bien remplies, ou des engagements civiques, ou jouent à des sports en équipe. Nous avons des classes, des groupes et des loisirs. Mais en essayant d’entasser autant dans nos vies, nous détériorons la qualité de nos vies. Eliminez lentement les engagements – prenez-en 4 ou 5 essentiels, et réalisez que le reste, bien que ce soit bien ou important, ne peut juste pas s’intégrer à votre vie maintenant. Informez poliment les gens, avec le temps, que vous n’avez pas besoin de tenir vos engagements.

ouverture

Essayez ces choses. La vie est meilleure quand elle n’est pas empressée. Et étant donné la nature fugace de la vie, pourquoi gâcher même un moment en se pressant ? Rappelez-vous de la citation ci-dessus : si la nature peut tout accomplir sans se  presser, vous aussi vous le pouvez.

Habitudes Zen de Olivier Roland

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Comment lâcher prise et pardonner

Nous avons tous été blessés par quelqu’un à un moment ou à un autre ─ nous avons été traités durement, notre confiance a été trahie, des coeurs ont été brisés.

Et même si cette douleur est normale, parfois elle persiste trop longtemps. Nous la revivons encore et encore, et avons du mal à lâcher prise. Cela pose problème. Cela ne nous rend pas seulement malheureux, cela peut aussi peser sur nos relations ou les briser, cela peut nous distraire de notre travail ou de notre famille et d’autres choses importantes, cela peut nous rendre réticent à la découverte de nouvelles choses et de nouvelles personnes. Nous sommes piégés dans un cycle de colère et de peine, et nous passons à côté des beautés possibles de la vie.

Nous devons apprendre à lâcher prise. Nous devons être capables de pardonner, afin de pouvoir avancer et être heureux. C’est quelque chose que j’ai appris à mes dépens ─ après des années à contenir de la colère envers un être proche, une colère qui provenait de mon enfance et des mes années adolescentes, et j’ai finalement lâché prise sur cette colère (il y a 8 ans à peu près). J’ai pardonné, et ça n’a pas seulement considérablement amélioré ma relation avec cette personne, cela m’a aussi aidé à être plus heureux.

Le pardon change votre vie.

Le pardon ne signifie pas que vous effacez le passé, ou oubliez ce qui s’est passé. Ca ne signifie pas non plus que l’autre personne changera son comportement ─ vous ne pouvez pas contrôler ça. Tout ce que ça signifie c’est que vous laissez aller la colère et la douleur, et que vous avancez vers un meilleur endroit. Ce n’est pas facile. Mais vous pouvez apprendre à le faire. Si vous contenez votre douleur, vous la revivez, et vous ne pouvez pas lâcher prise et pardonner, lisez donc certaines choses que j’ai apprises.

pardon

  1. Engagez-vous à lâcher prise. Vous n’allez pas le faire en une seconde ni même en un jour. Ça peut prendre du temps de surmonter quelque chose. Donc engagez-vous à changer, parce que vous reconnaitrez que cette douleur vous fait souffrir.
  2. Pensez aux avantages et aux inconvénients. Quels problèmes vous cause cette douleur ? Est-ce que cela affecte vos relations avec cette personne ? Avec les autres ? Est-ce que cela affecte votre travail ou votre famille ? Est-ce que cela vous fait du mal ? Pensez à tous ces problèmes, et réalisez ce que vous devez change. Puis pensez aux avantages du pardon ─ comment cela vous rendra plus heureux, vous libèrera du passé et de la douleur, améliorera les choses dans vos relations et votre vie en général.
  3. Réalisez que vous avez le choix. Vous ne pouvez pas contrôler les actions des autres, et vous ne devriez pas essayer. Mais vous pouvez contrôler non seulement vos actions, mais vos pensées. Vous pouvez arrêter de revivre la douleur, et choisir d’avancer. Vous avez ce pouvoir. Vous avez seulement besoin d’apprendre comment vous exercer.

c'est humain

  1. Ayez de l’empathie. Essayez ceci: mettez-vous à la place de cette personne. Essayez de comprendre pourquoi cette personne a fait ce qu’elle a fait. Commencez par présumer que cette personne n’est pas mauvaise, mais a juste fait quelque chose de mal. A quoi a-t-il pu penser, qu’est-ce qui a pu lui arriver dans le passé pour qu’il ait fait ce qu’il a fait ? Qu’a-t-il pu ressentir en le faisant, et qu’a-t-il ressenti après coup ? Comment se sent-il maintenant ? Vous n’êtes pas en train de dire que ce qu’il a fait est bien, mais plutôt que vous essayez de comprendre et d’avoir de l’empathie.
  2. Comprenez votre responsabilité. Essayez de deviner comment vous avez pu être partiellement responsable de ce qui s’est passé. Qu’auriez-vous pu faire pour l’empêcher, et comment pouvez-vous l’empêcher d’arriver la prochaine fois ? Ça ne veut pas dire que vous en prenez la faute, ou que vous lui retirez toute responsabilité, mais que vous réalisez que nous ne sommes pas des victimes mais des acteurs dans la vie.
  3. Concentrez-vous sur le présent. Maintenant que vous avez réfléchi au passé, réalisez que le passé est passé. Cela n’arrive plus en ce moment, sinon dans votre tête. Et cela pose problème ─ tristesse et stress. Concentrez-vous plutôt sur le moment présent. Qu’est-ce que vous faites en ce moment ? Quelle joie pouvez-vous trouver dans ce qui arrive en ce moment ? Trouvez de la joie dans la vie aujourd’hui, telle qu’elle est, et arrêtez de revivre le passé. Au fait, vous commencerez inévitablement à penser au passé, mais reconnaissez-le simplement, et revenez gentiment au moment présent.
  4. Permettez à la paix d’entrer dans votre vie. Quand vous vous concentrez sur le présent, essayez de vous concentrer sur votre respiration. Imaginez que chaque expiration est la douleur et le passé, relâchés de votre corps et de votre esprit. Et imaginez que chaque inspiration est la paix, entrant et vous emplissant. Relâchez la douleur et le passé. Laissez la paix entrer dans votre vie. Et avancez, ne pensez plus au passé, mais à la paix et au présent.
  5. Ressentez de la compassion. Enfin, pardonnez à la personne et réalisez qu’en pardonnant, vous vous autorisez à être heureux et à avancer. Ressentez de l’empathie pour les gens et souhaitez-leur du bonheur. Laissez votre amour pour eux, et pour la vie en général, grandir dans votre coeur. Cela peut prendre du temps, mais si vous êtes coincés à ce point, répétez certains des points précédents jusqu’à y parvenir. 

Conseils de Habitudes Zen magazine de Olivier Roland – abonnement

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

Rituels pour cheveux

 

Les cheveux sont le lien parfait entre le physique et le spirituel. Bien que faisant partie de notre corps, ils sont l’extension de notre psychique, décuplant ainsi notre sensibilité. Cette double appartenance les rend d’autant plus fragiles : un état mental laborieux pourra très vite avoir des répercutions catastrophiques, de même qu’une négligence physique quotidienne.

Chez les païens, sorciers, druides et autres confrères du domaine spirituel, la chevelure est un élément primordial, il est donc important d’en prendre soin. Pour ce qui est de la santé psychique pouvant influer sur la qualité de la chevelure, vous seul êtes maîtres. En revanche, pour pallier aux agressions de la vie de tous les jours, je vais vous confier deux recettes complémentaires de soins afin de les protéger et les embellir mécaniquement, mais aussi d’en prendre soin en maintenant une connexion avec le spirituel et la Nature.

La clé d’une chevelure saine, en bonne santé et resplendissante se résume en deux mots : nutrition et hydratation. Certaines chevelures nécessitent plus l’un que l’autre, mais c’est l’union et l’équilibre des deux qui vous garantira des cheveux en parfait état. Pour ces recettes, j’ai décidé de mettre à l’honneur des plantes, fleurs et graines prépondérantes durant la saison sombre. Si vous récoltez vous-même les plantes nécessaires pour ces recettes, n’oubliez pas de remercier la Nature et de ne prendre que ce qu’il faut !

SOIN CHEVEUX

RECETTE NOURRISSANTE : Onguent de fleurs de calendula

À privilégier pour les cheveux secs, abîmés, bouclés, frisés 

50 ml de beurre de karité

50 ml de macérât solaire de fleurs de calendula (Calendula officinalis)

50 ml d’huile de noix de coco

8 gouttes d’huile essentielle d’encens oliban 

Commencez par réaliser votre macérât solaire. Déposez vos fleurs séchées de calendula dans un bocal en verre transparent, ajoutez-y de l’huile de sésame afin de les recouvrir et laissez infuser le tout à la lumière directe du soleil durant plusieurs jours. Pensez bien à fermer le bocal afin qu’il n’y ait pas d’insectes ou de saletés qui s’infiltrent, tout en laissant circuler l’air pour éviter la condensation. Une fois l’infusion terminée vous n’avez plus qu’à filtrer le tout !

Si jamais vous n’avez pas le temps de réaliser le macérât grâce à la chaleur du soleil, sachez que vous pouvez également faire chauffer l’huile et les fleurs à feu doux durant quelques minutes. En revanche, l’huile de calendula obtenue ne sera pas aussi bénéfique, physiquement et spirituellement.

Faites ensuite fondre à feu doux au bain-marie le beurre de karité ainsi que l’huile de coco. Ajoutez-y le macérât de calendula et mélangez doucement. Une fois le mélange homogène, ajoutez les quelques gouttes d’huile essentielle puis mettez en pot et laissez refroidir jusqu’à ce que le mélange se solidifie et forme un baume légèrement crémeux. Vous noterez que le calendula apporte à la préparation une belle couleur jaune rappelant la chaleur de la caresse du soleil.

Cet onguent se conserve (à l’abri de la lumière et dans un pot stérile) facilement plusieurs mois. Vous pouvez en appliquer un peu sur les pointes tous les jours lors du démêlage ou bien, pour un soin plus en profondeur, appliquez-le sur toute la chevelure et laissez poser plusieurs heures avant votre shampoing.

D’un point de vue spirituel, cet onguent est parfait  pour apporter un peu de soleil à nos chevelures durant la période sombre qui approche. De plus, l’huile essentielle d’encens oliban créé un cocon envoûtant très apaisant et élève notre degré de sensibilité au monde spirituel qui nous entoure.

pour cheveux

RECETTE HYDRATANTE : Spray à l’ortie et au lin

À privilégier pour les cheveux déshydratés, rêches, ternes 

70 ml d’infusion lunaire d’ortie piquante (Urtica dioica)

10 ml de glycérine végétale

20 ml de gel de lin

8 gouttes d’huile essentielle de myrrhe 

Commencez par réaliser votre infusion lunaire. Pour cela, mettez les feuilles fraîches d’orties dans un bocal en verre transparent, ajoutez-y de l’eau froide et laissez infuser le tout au clair de lune une nuit entière.

N’importe quelle lune fera l’affaire, mais la plus puissante sera bien entendue la pleine lune. Prenez soin de récupérer votre infusion et de la filtrer au petit matin, avant qu’elle ne prenne le soleil.

Pour ce qui est du gel de lin, vous pouvez soit l’acheter tout prêt, mais prenez garde à l’éventuelle présence de produits additifs, soit le fabriquer vous-même. Pour ce faire, Mélangez une dose de graines de lin pour 4 doses d’eau froide dans une casserole. Faites frémir le tout durant une dizaine de minutes en remuant délicatement. Une fois que le mélange devient visqueux et forme des fils gluants, retirez du feu, filtrez et laissez refroidir.

Dans un flacon spray stérile, mélangez votre infusion d’ortie, la glycérine végétale ainsi que le gel de lin. Mélangez délicatement en renversant le flacon afin d’homogénéiser. Enfin, ajoutez l’huile essentielle de myrrhe.

Le spray peut se conserver quelques semaines, au frais. Il est à utiliser dès que les cheveux montrent un manque d’hydratation. Vous pouvez également l’utiliser pour texturer vos cheveux, le gel de lin est un très bon coiffant !

Nos cheveux subissent les mêmes changements que les plantes au cours des saisons. Alors qu’au printemps et durant l’été la pousse se fait sentir, à l’automne nos cheveux ont tendance à chuter de même que les feuilles des arbres. L’ortie est une plante remarquable pour fortifier et surtout pour prévenir la chute des cheveux. C’est un puissant allié durant la saison sombre pour conserver une belle chevelure dense.

La lune est l’astre ayant la plus grande influence sur les cheveux, que ce soit au niveau de leur pousse ou bien de leur qualité. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à charger en énergie ces soins rituels pour en retirer un maximum de bénéfices ! De même que pour l’onguent, l’ajout d’huile essentielle de myrrhe apporte une dimension spirituelle parfaite, permettant ainsi de baigner entre deux mondes.

(crédit photo : Seregwen Pix – https://www.facebook.com/seregwenpix/

écrit par The Bewitchng Poisoner paru au magazine LUNE-BLEUE 2017

 Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Ce qu’il faut pour vivre avec légèreté

 

“Quelque soit ce que le moment présent contient, acceptez-le comme si vous l’aviez choisi.” ~Eckhart Tolle – 

Aujourd’hui je vais suggérer un petit changement dans votre état d’esprit qui peut changer votre vie. Je ne vais pas garder le suspens. Le voici : ne pensez pas à tout ce qui se produit comme étant bon ou mauvais. Arrêtez de juger, arrêter de vous attendre à…

C’est un petit changement – tout ce que vous avez besoin de faire est dire “Ce n’était pas bon ou mauvais, cela s’est juste produit, c’est juste cela”. C’est minuscule, mais cela demande de l’entrainement, et incroyablement, cela peut vous botter les fesses.

Pourquoi ? Parce qu’avec ce petit changement, vous ne serez plus balloté de bas en haut en fonction des bonnes choses ou des mauvaises choses qui se produisent, en fonction du fait que les personnes (et leurs actions) soient bonnes ou mauvaises. Vous apprendrez à accepter les choses comme elles le sont, et à vous déplacer dans ce paysage en pleine conscience.

Vous ne vous attendrez plus à ce que de bonnes choses se produisent (ou de mauvaises choses), mais vous prendrez juste les choses comment elles viennent, et serez satisfait avec tout ce qui se produira. Cela veut dire que vous ne serez plus désappointé, ou malheureux.

Quand certains voient certaines choses comme belles, d’autres les voient comme laides. Quand certains voient certaines choses comme bonnes, d’autres les voient comme mauvaises. ~ Lao Tzu

 Un petit exercice 

Pensez à quelque chose de bon qui s’est produit pour vous récemment, et comment cela a affecté votre état d’esprit. Maintenant pensez à quelque chose de mauvais qui s’est produit, et ce que cela a fait à votre état d’esprit.

Maintenant imaginez qu’aucun de ces évènements n’étaient bons, et aucun mauvais. Ils se sont simplement produits, ils ont existés.

Comment cela change comment vous vous seriez senti comme résultat de ces évènements ? Comment cela change votre bonheur, votre humeur ? Comment cela change ce que vous faites en réaction ? Quand vous arrêtez de juger les choses comme bonnes ou mauvaises, vous n’êtes plus chargé du fardeau des émotions de votre jugement, et pouvez vivre plus léger, plus libre.

VIVRE

Rien n’est bon ou mauvais

Hamlet a dit “Il n’y a rien de bon ou de mauvais, mais penser le transforme en l’un ou l’autre”.

Il avait raison. Sans l’esprit humain, les choses se produisent juste, et elles ne sont pas bonnes ou mauvaises. C’est seulement quand nous utilisons nos filtres ou notre jugement qu’elles deviennent bonnes ou mauvaises, belles ou laides. Une mauvaise herbe est une seulement une mauvaise herbe quand nous ne l’aimons pas.

Les enfants sont seulement vilains si nous n’aimons pas leurs actions. La vie est terrible uniquement si vous la jugez aussi mauvaise. Mais qu’en est-il de ces tragédies vraiment horribles, comme une épidémie ou un tsunami ou l’Holocauste ? Bien sûr, ces choses sont mauvaises ? Bien sûr, à travers la lentille du jugement dans lequel nous avons été éduqués, elles sont terribles. Mais encore une fois, enlevez le jugement et alors… elles se sont simplement produites. La mort et la cruauté nous rendront probablement toujours tristes, mais elles se sont toujours produites et le feront toujours, que nous les aimions ou non.

L’auteur et survivant de l’Holocauste Victor Frankl a écrit à propos d’une femme riche qui a survécu à l’Holocauste, et qui était reconnaissante pour l’expérience, bien qu’elle ait beaucoup souffert, parce que cela lui a ouvert les yeux. Cela l’a transformée. Je ne dis pas que l’Holocauste était bon mais peut-être que nous pouvons dire qu’il s’est produit.

Cela sert de leçon – une que nous devrions écouter, par ailleurs, en ces jours de haine politiquement chargée, où nous accusons les immigrants et les minorités d’être la source de nos problèmes.

Il y a d’autres tragédies qui se produisent qui ne sont pas nécessairement mauvaises.

Elles occasionnent des pertes dévastatrices, sans aucun doute, mais dans la vie il y aura toujours des pertes, et les gens mourront toujours. C’est la manière dont nous les jugeons qui détermine nos réactions, et détermine si nous sommes capables de les gérer en restant sain d’esprit.

De grandes attentes 

La seconde moitié de ce changement est aussi petit, mais tout aussi important : laisser tomber les attentes. Non pas les baisser, mais les éliminer.

Pensez à cela : quand nous avons des attentes, et que les choses ne vont pas dans le sens que nous attendions (ce qui arrive assez souvent, car nous ne sommes pas de bons pronostiqueurs), nous sommes désappointés, frustrés. Ce sont nos attentes qui nous forcent à juger si quelque chose est bon ou mauvais.

Quand vous attendez quelque chose d’un ami, d’un collègue, d’un membre de votre famille, de votre conjoint, et qu’ils ne sont pas capables de le donner, alors cela vous énerve, ou vous êtes désappointés. Cela engendre la colère. Mais que se passe-t-il si vous n’avez pas d’attentes – alors leurs actions ne seraient ni bonnes ni mauvaises, ce seraient juste des actions. Vous pouvez les accepter sans frustration, colère, tristesse.

Que se passe-t-il si vous partez en vacances, à un endroit pour lequel vous avez de grandes attentes, et que ce n’est pas ce à quoi vous vous attendiez ? Vous serez amèrement déçu, alors même que ce n’est pas la faute de l’endroit – c’est juste ainsi que l’endroit est. C’est vos attentes qui sont en cause. Quand les gens vous déçoivent, ce n’est pas leur faute. Ils sont juste ce qu’ils sont. C’est vos attentes qui sont en cause.

Pourquoi

Le pourquoi 

Mais pourquoi faire ce changement ? Pourquoi devrions-nous arrêter de juger ? Pourquoi devrions-nous arrêter d’avoir des attentes ?

Parce que les jugements nous bloquent de notre compréhension, et peuvent ruiner notre bonheur. Quand nous jugeons, nous ne cherchons pas à comprendre – nous sommes déjà arrivés à la conclusion. Si nous arrêtons de juger, nous nous autorisons à essayer de comprendre, et alors nous pouvons agir de manière beaucoup plus intelligente, parce que nous sommes mieux informés par notre compréhension.

Juger nous rend malheureux. Tout comme nos attentes.

Quand nous laissons les jugements derrière nous, nous pouvons vivre dans le moment présent, prenant ce qui vient comme n’étant ni bon ni mauvais, mais simplement pour ce que c’est. Nous pouvons arrêter de ruiner notre bonheur avec nos pensées, et commencer à vivre à la place.

LEGERETE

Le comment 

Donc comment commençons-nous à faire cela ? Par de petits pas, comme d’habitude.

  1. Tout d’abord, commencez en étant plus conscient. Tout au long de la journée d’aujourd’hui, notez quand vous commencez à faire des jugements, notez quand vous avez des attentes, et quand les choses ne produisent pas en fonction de celles-ci. Avec le temps, vous en remarquerez de plus en plus, et serez plus conscient de ces types de pensées.
  1. Ensuite, faites une pause à chaque fois que vous notez un jugement ou une attente.

Respirez. Ensuite dites-vous, “Aucune attente, rien de bon ou mauvais”. Répétez cela, laissez partir votre jugement ou vos attentes.

  1. Troisièmement, essayez de voir les choses comme elles le sont, et de comprendre.

Soyez curieux de savoir pourquoi les choses sont de la manière dont elles sont, pourquoi les gens agissent de la manière dont ils agissent. Enquêtez, pratiquez l’empathie, essayez de vous mettre dans la peau des autres personnes. Voyez le paysage de votre vie comme il est, sans le filtre des jugements ou des attentes.

  1. Ensuite, prenez ce qui vient. Vivez-le, dans le moment. Réagissez de manière appropriée, sans sur-réagir parce que cela ne s’est pas produit comme vous l’espériez ou le vouliez. Vous ne pouvez pas contrôler la vie, ou les autres, mais vous pouvez contrôler comment vous réagissez.
  1. Ensuite acceptez. Quand les choses se produisent, comprenez pourquoi elles le font, sans jugement, et acceptez-les comme elles sont. Acceptez les personnes pour ce qu’elles sont. Acceptez-vous vous-même, sans jugement, tel que vous êtes. Cela demande de la pratique.
  1. Enfin, sachez que le moment présent, étant tel qu’il est, contient aussi des possibilités infinies. Et ces possibilités sont ouvertes une fois que vous voyez les choses comme elles sont, sans jugement ou attentes.

source : Habitudes Zen de Olivier Roland 

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Ralentissez… pour Apprécier la Vie

 

Je ne lis en général pas les emails transférés, mais j’en ai reçu un aujourd’hui qui a attiré mon attention. Il a été écrit par quelqu’un qui travaille pour Volvo en Suède, et il mentionne que chaque projet dans l’entreprise “prend 2 ans pour être finalisé, même si l’idée est simple et brillante. C’est une règle.”

Apparemment le monde rapide de l’entreprise globalisée, qui se concentre sur les résultats immédiats, “contraste grandement avec les mouvements lents des Suédois. De leur côté, ils débattent, débattent, débattent, tiennent des quantités de réunions et travaillent en suivant un schéma lent. A la fin, cela génère toujours de meilleurs résultats”.

fleur

Il raconte l’histoire suivante :

La première fois que je suis allé en Suède, un de mes collègues me prenait à mon hôtel chaque matin. C’était en Septembre, un peu froid et neigeux. Nous arrivions tôt à l’entreprise et il se garait loin de l’entrée (2000 employés se garaient dans ce parking). Le premier jour, je n’ai rien dit, tout comme le deuxième jour ou le troisième. Un matin j’ai demandé “Est-ce que tu as une place de parking fixe ? J’ai remarqué que nous nous garons loin de l’entrée même quand il y a des places plus proches.” Et il me répondit : 

“Comme nous arrivons plus tôt nous avons le temps de marcher, et toute personne qui sera en retard aura besoin d’une place plus près, tu ne crois pas ?”. Imaginez ma tête. Il continue en me parlant d’un mouvement en Europe appelé Slow Food qui “établi que les personnes devraient manger et boire lentement, avec assez de temps pour goûter leur nourriture, passer du temps avec leur famille, leurs amis, sans se hâter. Le Slow Food va l’encontre de son alter-égo : l’esprit du Fast Food, et ce qu’il signifie pour notre art de vivre.”

J’aime cette idée. C’est ce qui est au coeur du mouvement de la simplicité, tout comme de ceux qui essaient de vivre une vie frugale. Ce n’est pas juste à propos de réduire le désordre ou d’économiser de l’argent… C’est à propos de ralentir pour mieux apprécier la vie, de savourer les plus simples plaisirs de la vie, de rejeter à un certain niveau la culture matérialiste dans laquelle nous baignons pour étreindre nos semblables à la place. C’est à propos de changer nos valeurs et nos priorités.

Il continue :

Généralement, le mouvement questionne le sentiment “d’empressement” et de “folie” généré par la globalisation, alimentée par le désir “d’avoir de la quantité” (un statut de vie) plutôt que “d’avoir de la qualité”, “la qualité de vie” ou “la qualité de l’être”. Les Français, bien qu’ils travaillent 35 heures par semaine, sont plus productifs que les Américains ou les Britanniques. Les Allemands ont établis des semaines de 28,8 heures de travail et ont vus leur productivité augmenter de 20%. Cette attitude de lenteur a attiré l’attention des Etats-Unis, pupilles du rapide et du “fait le maintenant !”. 

Cette attitude anti-précipitation ne signifie pas qu’il faut faire moins ou être moins productif. Elle veut dire travailler et faire des choses avec une meilleure qualité, productivité et perfection, avec de l’attention pour les détails et moins de stress. Cela veut dire ré-établir les valeurs familiales et amicales, et le temps libre et de loisirs. 

Prendre le “maintenant”, présent et concret, contre le “global”, non défini et anonyme. Cela veut dire vivre les valeurs humaines essentielles, la simplicité de vivre. Le mouvement plaide pour un environnement de travail moins coercitif, plus heureux, plus léger et plus productif où les êtres humains apprécient de faire ce qu’ils savent le mieux bien faire. Il est temps de stopper pour penser à combien les entreprises ont besoin de développer une qualité sérieuse sans précipitation, qui augmentera la productivité et la qualité des produits et des services, sans perdre l’essence de l’esprit. 

Beaucoup d’entre nous ont une vie où nous courrons après le temps, mais nous le rattrapons seulement quand nous mourrons d’une crise cardiaque ou dans un accident de voiture en nous dépêchant pour être à l’heure. D’autres sont si anxieux de vivre le futur qu’ils oublient de vivre le présent, qui est le seul temps qui existe vraiment. Nous avons tous un temps égal tout autour du monde. Personne n’en a plus ou moins. La différence est dans ce que chacun d’entre nous faisons avec notre temps. Nous avons besoin de vivre chaque moment. Comme John Lennon l’a dit, “La vie est ce qui vous arrive pendant que vous êtes occupé à faire d’autres plans.” 

bateau 3

J’ai trouvé un site cool appelé Slow Down Now (Ralentissez Maintenant) qui offre quelques astuces pour ralentir, comme :

  1. Buvez une tasse de thé, mettez vos pieds sur la table et regardez par la fenêtre.

Attention : ne faites pas cela si vous conduisez.

  1. Passez un peu de temps de qualité dans la baignoire.
  2. Ecrivez ces mots et placez-les où vous pourrez les voir : “Le Multi-tâches est une Faiblesse Morale”
  1. Essayez de ne faire qu’une chose à la fois.

Source Habitudes Zen de Olivier Roland

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

 

GUIDE DE L’UNITE ET DE L’HARMONIE

L’homme est l’association de 3 éléments : La psyché, le corps et l’esprit. Lorsqu’ils fonctionnent à l’unisson, nous accédons à la plénitude. Parfois, cependant, ils entrent en conflit et ont besoin d’être intégrés (acquérir unité et harmonie). Notre fenêtre sur l’inconscient ce sont les rêves, ils peuvent nous aider à retrouver le fil perdu qui relie les facettes : intellectuelle, psychique et spirituelle de notre personnalité.

Les médecins reconnaissent que les conflits entre la psyché et le corps jouent un rôle important dans les affections physiques. Mais les effets du conflit entre la psyché et l’esprit, siège de la conscience de notre identité qui s’exprime à travers la religion et la création artistique, restent à préciser. L’esprit est le siège de notre capacité d’étonnement et jouit à ce titre de la faculté de s’émerveiller tant du monde extérieur que de lui-même. Les théories scientifiques qui expliquent la vie d’un point de vue strictement matérialiste, peuvent nous induire en erreur, nous rendre sourds aux sollicitations de l’esprit et tarir notre imagination.

toile sylviane pichs

En faisant affleurer les states enfouies de notre inconscient, les rêves peuvent nous indiquer la voie qui nous permettra de recouvrer la conscience de notre identité; Les rêves qui nous laissent entrevoir nos vies intérieures, ont le pouvoir de nous révéler nos motivations inconscientes et de nous faciliter la compréhension des vérités fondamentales que nous avons délaissées. Nous ne tarderons pas à nous affranchir des contraintes du quotidien et à retrouver notre harmonie originelle.

« L’expérience du rêve… donne l’occasion d’une rencontre enrichissante avec les autres aspects de notre personnalité« . Montague Ullman et Nan Zimmeman

Il faut savoir que les rêves sont dans de nombreuses cultures une des voies de la guérison et de la sagesse. Pour les Grecs et les Égyptiens, les songes pouvaient révéler l’origine et le traitement des maux physiques et mentaux.

En Sibérie, sur le continent américain et en Afrique les croyances veulent que les chamanes, en visitant d’autres mondes par les  rêves, trouvent des remèdes aux diverses affections dont souffrent les personnes qui s’adressent à eux. Dans les traditions arabes, de la Chine ancienne, hindoues et bouddhistes, les rêves sont censés transmettre des indications et des avertissements concernant  la fois la vie intérieur et le monde extérieur. De la même façon, les psychologues contemporains considèrent que les rêves les éclairent sur les causes des névroses.

Pour Jung notamment, les rêves pouvaient orienter et favoriser le processus de guérison de la psyché, du corps et de l’esprit. Les théories plus récentes de l’autothérapie utilisent les rêves pour découvrir les métaphores personnelles ensevelies susceptibles de contribuer à la guérison et de faciliter le développent personnel. La psychosynthèse, qui associe des traitements destinés à favoriser l’intégration d es différentes facettes de la personnalité, exploite les découvertes révélées dans les songes. Les rêves fournissent également, dans une certaine mesure, la matière première des thérapies fondées sur la créativité artistique qui aident, au moyen de la musique, du  théâtre et de la peinture, les patients à extérioriser les aspects jusqu’alors refoulés ou non exprimés de leur personnalité.

Les rêves offrent différentes clefs pour parvenir par soi-même à l’intégration et à la réconciliation de la psyché, du corps et de l’esprit. Ils nous permettent d’accéder au cœur de l’esprit lui-même, en nous rendant beaucoup plus réceptifs à ses besoins et à ses inquiétudes. En permettant au moi le plus intime de s’exprimer librement, les rêves tissent des liens solides entre nos vies intérieure et extérieure.

toile sylviane pichs

Dans le cadre de l’exploration de notre personnalité, nos rêves représenteront les étapes de notre progrès. Notez la plus grande fréquence des rêves du niveau 2 et du niveau 3 et le sentiment d’avoir accédé à des vérités « universelles » et « éternelles ». Certains thèmes sont aussi les indicateurs des progrès accomplis sur la voie de la plénitude : la rencontre de personnages âgés et sages, une quête e tune découverte, le franchissement de fleuves ou de frontières et des paysages harmonieux ont tendance à devenir plus fréquents.

Les rêves symbolisent parfois l’intégration du corps, de la psyché et de l’esprit par les accords d’une mélodie ou les rimes d’un poème. Les rêves lucides se font plus nombreux et votre capacité à influencer le contenu de vos songes s’affirme. La vie onirique et l’exploration de la personnalité s’enrichissent mutuellement !

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer le site de Francesca :  https://medecinehistorique.wordpress.com/