La ferme pharmaceutique

 

 Nous avons généralement en tête une image des vaches d’antan, et il est difficile de croire à quel point l’industrie actuelle de la viande repose sur les produits chimiques, les hormones, les antibiotiques et une pléthore d’autres drogues. Il s’agit d’une affaire et d’une affaire de haute concurrence. Les petits éleveurs s’empressent eux aussi d’utiliser tout ce qui, aux dires des sociétés pharmaceutiques, pourra faire engraisser leurs animaux plus vite, ou masquera les signes flagrants de maladie et de stress chez leurs animaux, de façon à leur obtenir une meilleure place sur le marché. J’ai demandé au bouvier Herb Silverman ce qu’il pensait des quantités importantes de drogues qu’on administre aux animaux. Il m’a répondu :

« Ce n’est pas bon. Au lieu d’améliorer les pratiques d’élevage, ce qui donnerait des animaux en meilleure santé, on ne fait que les bourrer de drogues. C’est moins cher de cette façon. Parce qu’il s’agit d’une affaire où la concurrence est très forte, je suis forcé de le faire moi aussi. Mais le grand public commence à comprendre ce qui se passe et à craindre que des résidus se retrouvent dans la viande. Laissez-moi vous dire que je les comprends ! »

vaches

 L’utilisation massive de drogues est apparue au cours des 20 à 30 dernières années, ce qui coïncide avec le virage, pris dans les méthodes de production, des grands pâturages aux lots d’engraissement. Avant 1950, la presque totalité des bovins des États-Unis passaient leur vie à paître pour trouver leur nourriture dans les grands espaces qui représentent pour nous le « pays des bovins ». Ce n’est plus le cas maintenant. Dès le début des années soixante-dix, les trois quarts des bovins aux États-Unis étaient envoyés par camion pour aller passer le reste de leur vie dans des lots d’engraissement.

Certains des lots d’engraissement les plus importants peuvent compter jusqu’à 100 000 « unités ». Ici, les animaux reçoivent une alimentation conçue dans un seul but — les faire engraisser au prix le plus bas possible. Au menu, on trouve une série de mets parfois très délicats comme de la sciure de bois relevée d’ammoniac et de plumes, du papier journal déchiqueté (offert avec toutes les couleurs d’encre toxique des bandes dessinées de l’édition du samedi) et des circulaires publicitaires, de la paille synthétique, des vidanges recyclées, du suif et de la graisse non comestibles, des détritus de volaille, de la poussière de ciment et des retailles de carton, sans parler des insecticides, des antibiotiques et des hormones. On y ajoute des arômes et des saveurs artificiels pour amener par la ruse les pauvres animaux à manger.

Pendant ce temps, les scientifiques de l’université de l’Arizona étudient les processus biologiques qui aiguisent l’appétit de la vache. Leurs motifs ?

« Il est évident que si l’on arrivait à découvrir ce qui détourne un bovin de sa mangeoire et qu’on puisse y remédier, cela voudrait dire beaucoup. »

 Cela voudrait dire beaucoup en effet, car tout l’intérêt de la chose est de les rendre aussi gras que possible pour le moins cher possible. Les énormes conglomérats agro-industriels qui possèdent les lots d’engraissement sont très excités à l’idée de pouvoir utiliser des substances chimiques qui donneraient à ces animaux placides des appétits insatiables. L’industrie reconnaît que de graves problèmes de santé résultent de la façon dont les bovins sont nourris. Mais que l’animal soit malade leur importe peu, même si la maladie est si grave qu’il est au bord d’en mourir. Du moment qu’il peut être maintenu en vie par des drogues assez longtemps pour être abattu et vendu au consommateur…

histoire du boeuf

DU LAIT DE VACHES « SATISFAITES »

La vie dans les lots d’engraissement n’est pas ce qu’il y a de plus enviable. Il serait difficile de penser que la condition des vaches est meilleure dans les usines laitières modernes.

Le problème semble venir de l’insistance de la vache moderne à revendiquer sa nature fondamentale. Elle désire toujours faire ce que les vaches ont toujours fait : se consacrer à leurs petits, savourer le fourrage, ruminer tranquillement et vivre patiemment en harmonie avec la

Terre. Bien entendu, des idées aussi démodées vont à rencontre des objectifs de l’industrie pour qui l’animal n’est — ni plus ni moins — qu’une pompe à lait sur quatre pattes, une machine qui doit fournir du lait en vertu d’un profit. Elle est élevée, nourrie, traitée avec des médicaments, inséminée et manipulée dans un seul but : une production maximale de lait à un coût minimal.

L’industrie est fière aujourd’hui d’attirer notre attention sur le fait que la vache commerciale moyenne donne maintenant au moins trois fois plus de lait dans une année que ses ancêtres bucoliques. Elle ne fait aucunement mention de son pis si gros que ses veaux auraient beaucoup de difficulté à la téter et pourraient facilement la blesser si on leur permettait d’essayer. Elle ne fait pas non plus mention des conditions naturelles qui auraient donné une espérance de vie de 20 à 25 ans à cette bonne vieille Bessie. Dans le monde incroyablement stressant de nos usines laitières modernes, on l’exploite à un point tel qu’avec beaucoup de chance, elle réussira peut-être à vivre 4 ans.

Extrait du livre : Se nourrir sans faire souffrir

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Chaque humain est hanté par l’animal qu’il a avalé

 

Plus grande est ma connaissance du traitement infligé aux animaux de boucherie, plus grande est ma détresse. S’il est vrai que notre société fait montre de compassion et de respect pour la vie, comment permettre qu’on maltraite à ce point des êtres doués de sensations ?

2 vachesLe problème est que les puissants oppresseurs qui dominent l’agro-industrie moderne cherchent le profit sans aucun égard moral pour les animaux dont ils s’occupent. À l’heure actuelle, il n’y a presque aucune loi réprimant la cruauté envers les animaux de boucherie.

J’attends avec impatience le jour où l’on aura remédié à cette situation, où notre société sera en paix avec sa conscience puisqu’elle revendique une harmonie avec toutes les formes de vie. Il me tarde de voir entrer en vigueur des lois interdisant une telle cruauté envers les animaux, des lois qui amèneront l’humanité à agir de sorte à témoigner de sa gratitude envers la Création et de son respect pour la vie des créatures qui nous entourent. Bien que les outrages infligés aux animaux innocents m’aient rendu furieux, je sais que nombre de nos fermiers sont des êtres humains foncièrement respectables piégés dans le cercle vicieux du besoin économique, contraints d’emboîter le pas aux conglomérats agrochimiques multinationaux.

Les lois dont nous avons besoin pour restreindre ceux qui, par leur manque total de sensibilité, maltraiteraient les animaux ne doivent pas être le fruit d’une rancune dirigée contre ceux qui sont devenus les instruments d’une telle cruauté. La vraie justice ne punit jamais pour le seul plaisir de punir. Elle cherche plutôt à susciter des expériences qui serviront à éduquer et réformer. Puisque le vrai problème est qu’ils sont insensibles à la nature, notre intention ne devrait pas être de blâmer, mais de guider ces malheureux afin qu’ils prennent conscience de la vie et des besoins des autres créatures vivantes, qu’ils apprennent à vivre en relation morale avec les autres formes de vie.

Déroutés au point de maltraiter d’autres êtres vivants, ils ont besoin de connaître mieux le respect pour la vie et pour eux-mêmes, un sens plus profond de leurs propres valeurs et intégrité. Il nous faut des lois interdisant la cruauté envers les animaux et pas seulement pour le bien des animaux.

Rappelons qu’en un temps reculé ce genre de justice a effectivement prévalu. Les Anciens cherchaient à vivre en accord avec les lois de la Création. Résultat : Lorsque des conflits éclataient, le recours était souvent remarquable.

Voici un exemple tiré de l’Ancienne Égypte. Les temps ont changé, mais le message est resté le même. Il s’agit d’un jeune homme de 15 ans dont la cruauté envers les animaux lui attirait continuellement des ennuis. En dépit des châtiments répétés que lui infligeait son père, celui-ci persistait toujours. Les voisins en appelèrent finalement au juge qui décréta que le garçon devait être surveillé à son insu. Le garçon est alors vu en train d’enterrer un chat vivant. Lorsque confronté à son geste, le garçon ne montre ni honte ni remord et lance, la voix pleine de défi : « Vous pouvez me battre, ça m’est égal. J’ai l’habitude de me faire battre. Mais vous n’arriverez jamais à me faire hurler ! » Il retire sa chemise et présente son dos portant les marques profondes des coups administrés par son père. Il se vante au conseiller du nombre d’animaux qu’il a torturés et de toute la souffrance qu’on lui a infligée en retour. Le juge a sur les bras une affaire plutôt délicate.

aliment

Heureusement, se trouve un voyant capable d’examiner la psyché du garçon et de trouver ce qui est à l’origine de ses gestes. Le voyant comprend le modèle de comportement duquel le garçon est prisonnier. Il comprend que, dans l’esprit troublé du garçon, sa cruauté envers les animaux fait en réalité partie d’un effort pour expier la culpabilité qu’il ressent envers sa mère morte en le mettant au monde, une chose que son père ne lui a jamais permis d’oublier. Il est clair pour le voyant qu’il ne servirait à rien de punir le garçon, car ce faisant, on ne ferait que renforcer la culpabilité à la base de son comportement.

Le voyant décide alors de prendre les grands moyens.

Le lendemain, dans la nourriture du garçon, se trouve mélangé un purgatif violent. Dès que les crampes le prennent, on lui dit qu’il est atteint d’une maladie rare et dangereuse et qu’à moins d’être courageux et obéissant, il mourra vraisemblablement. Dans les jours qui suivent, on lui administre d’autres décoctions, lesquelles assurent une douleur intermittente et le maintiennent suffisamment faible pour l’empêcher d’avoir quelque désir que ce soit d’exercer son indépendance et de reconstruire l’image qu’il a toujours eue de lui-même. Tout comme s’il souffrait réellement d’une maladie très grave, il reçoit les soins d’une personne formée pour devenir une vraie guérisseuse, une jeune femme de 20 ans à la fois belle et compatissante. Elle lui tient la main pour l’aider à supporter la douleur et lui caresse le front jusqu’à ce qu’il s’endorme. Elle le lave et le nourrit comme un bébé et, lorsqu’il reprend des forces, elle lui raconte des histoires de paix et d’amour.

À mesure qu’il se remet de sa maladie, le garçon conçoit une gratitude et un attachement profonds pour celle qui le soigne et il demande qu’on lui permette de la servir en dépit de ses modestes capacités. Elle lui dit que l’une de ses tâches est de veiller sur les oies, que les oies lui sont très chères et qu’il lui serait d’un grand secours en acceptant de l’aider. Les paroles de la jeune femme  rappellent au garçon ses nombreuses cruautés. Il se met à pleurer amèrement et dit qu’il n’ose pas faire ce qu’elle demande car, parfois presque contre son gré, il est cruel envers les animaux et, par conséquent, il craint fort de s’en prendre peut-être un jour à ses oies, un geste qui, à ses yeux maintenant, reviendrait à causer du tort à sa bienfaitrice.

Elle lui répond :

« Tu étais si malade que tu aurais pu en mourir. J’ai demandé aux dieux de te faire renaître; ils ont entendu ma prière et tu t’es rétabli. La cruauté que tu as naguère infligée, la douleur dont tu as souffert, sont comme si elles n’avaient jamais été. Elles sont mortes et tu es vivant. Grâce au lien qui nous unit, tu n’oublieras plus jamais le lien qui t’unit à tes frères et soeurs les animaux. »

1 veau a mettre sur FCLe garçon est rempli d’espoir mais, cependant, ne la croit pas entièrement. Elle lui apporte un chaton, mais il proteste en disant qu’on ne peut pas lui faire confiance. Elle sourit et lui enseigne à gratter le cou et les oreilles du chaton, lui fait remarquer comme il ronronne fort : ‘Il t’aime bien, lui dit-elle. Il sait qu’on peut te faire confiance et je le sais aussi, alors je te laisse seul avec le chaton maintenant. » Le garçon ne sait que penser et proteste mais elle se contente de sourire et lui donne un baiser sur le front.

Lorsqu’elle revient, au bout de plusieurs heures, elle trouve le garçon endormi avec le chaton roulé en boule, tout contre lui, et qui ronronne. Le garçon devint finalement l’un des meilleurs vétérinaires du pays. Sa bonté et sa douceur envers les animaux étaient telles que même les animaux les plus terrifiés et les plus gravement blessés savaient d’instinct lui faire confiance.

J’ai l’impression que bon nombre des personnes qui maltraitent les animaux élevés pour leur chair et leurs oeufs ne sont pas si différentes de ce garçon. Elles ont désespérément besoin d’une aide judicieuse et compatissante. L’indifférence dont elles font preuve à l’égard des animaux dont elles ont la garde vient de leur aliénation et non d’une cruauté innée. Les blâmer et les délester n’y changeront rien. Notre but devrait être de les aider à apprendre à agir avec un respect authentique des autres créatures car, ce faisant, elles pourraient en arriver à éprouver un sentiment d’appartenance à la vie et à considérer leur propre valeur comme partie de la Création. Nous avons un besoin urgent de lois pour les guider dans cette direction.

Bien entendu, certains cas peuvent exiger un remède drastique. Parfois, seul un correctif sévère peut susciter l’empathie chez une personne qui, sans cela, resterait indifférente à la souffrance des autres créatures. Voici un autre exemple tiré de l’histoire ancienne. On accuse un homme de maltraiter ses boeufs. Le juge examine les animaux et voit qu’ils sont effectivement en mauvais état. Leurs épaules portent des marques profondes causées par un joug mal ajusté. Le juge prévient le propriétaire, pensant peut-être que cet homme était ignorant ou stupide et qu’il n’avait pas vu le mal fait aux animaux. Mais l’homme, sur la défensive, proteste en disant que ses boeufs sont maigres parce qu’ils sont trop paresseux pour manger, qu’un enfant pourrait faire le travail qu’ils font dans les champs et qu’il envie aux boeufs leur contentement.

Le juge répond :

« Vous n’aurez plus à les envier désormais car vous aurez la chance de partager leur contentement en faisant vous-même ce travail que vous qualifiez de jeu d’enfant. Demain, vous serez attelé à la charrue et la tirerez dans un sens puis dans l’autre sous le soleil brûlant jusqu’à ce que le champ soit labouré. »

 Le juge donne les boeufs de cet homme à un voisin dont les animaux sont bien soignés et dit à l’homme qu’il pourra récupérer ses boeufs une fois terminé le labourage de son champ. En outre, ses boeufs seront examinés par la suite. Tout mauvais traitement infligé aux boeufs le sera également à l’homme qui les aura maltraités. Mais s’il apparaît que l’homme a bien traité ses boeufs, on saura que l’on peut lui en confier et on augmentera son troupeau. Si une personne persiste à refuser de se mettre à la place d’une autre créature, parfois le seul remède pouvant susciter son empathie est de la mettre physiquement à la place de cette créature.

1 vache à mettre sur FCDans certains cas, les conditions endurées par les animaux de boucherie n’existent que parce que la cupidité a fermé les yeux des responsables, inaptes à voir la souffrance des créatures qui les entourent. En pareil cas, la meilleure justice serait probablement que le mal fait soit réparé, mais aussi qu’on ouvre les yeux aux bourreaux. Voici encore un autre exemple de la sagesse des Anciens qui illustre à merveille ce qu’est la cupidité. Dans un village se trouvent deux hommes qui se disputent la propriété d’un âne sauvage. Tous deux en réclament la propriété au titre de l’avoir vu en premier. L’un d’eux est plus prospère que l’autre et déplore pourtant sa pauvreté, le nombre de ses enfants et la pauvreté de ses champs. Il proteste, disant que l’âne devrait lui revenir, à lui dont le besoin est si grand. Un juge averti lui dit :

« Vous me dites que votre besoin est le plus grand car vous êtes pauvre, que cet homme est beaucoup plus riche que vous. Lorsqu’il affirme être le plus pauvre, vous dites qu’il ment. Par conséquent, je vais rendre un jugement qui réparera le tort qu’il vous fait. Vous, qui êtes le plus pauvre, aurez l’âne sauvage. De plus, vous et cet autre homme échangerez tous vos avoirs. »

 Apitoyé sur lui-même, notre homme affirme maintenant à grands cris qu’on l’a volé. À cela, le juge fait mine d’être surpris. « Volé alors que je vous ai rendu plus riche que vous ne fêtiez ? Vous ne croyez pas votre voisin lorsqu’il déclare que ses possessions sont maigres. Vous m’avez vous-même assuré qu’il mentait, que ses avoirs étaient considérables. En homme honnête, vous devez admettre que l’échange sera nettement en votre faveur. »

Extrait du livre : Se nourrir sans faire souffrir de John Robbins

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Les forces de guérison


La souffrance, qu’elle soit psychique ou physique, ne devrait en aucun cas être envisagée comme une punition, une sanction, promulguées par une aveugle fatalité ou par un Dieu vengeur. Là réside l’essence même d’une saine réflexion ouvrant la porte à tout processus de guérison…

La prééminence de l’esprit sur le corps n’est aujourd’hui plus contestée. Le point essentiel dans toutes les maladies, c’est qu’elles débutent dans la sphère énergétique pour se manifester ensuite dans le corps. C’est ainsi que s’exprime Anne Schadde, médecin homéopathe et psychothérapeute dans « Les forces de guérison », ouvrage de témoignages recueillis par Anne Devillard et publié aux Éditions Albin Michel.

energie

Une énergie bloquée qui a du sens

Plutôt que lutter contre le symptôme, il convient de prendre conscience que lorsqu’une énergie est bloquée pour une raison ou pour une autre, nous ne l’avons plus à disposition. Ce qui est malade, explique le psychologue analytique Carl Gustav Jung, ne peut pas être simplement éliminé comme un corps étranger sans qu’il y ait le danger de détruire en même temps quelque chose d’essentiel qui devrait aussi vivre. Pour que le principe de guérison se mette en place, il est donc important de donner sens à la mal a dit. Anne Schadde, en tant qu’homéopathe, rejoint le spécialiste de la psyché en assurant que la maladie représente une possibilité de réintégrer quelque chose qui s’est déséquilibré.

L’autoguérison, une faculté innée à stimuler

Le principe de guérison est inhérent à chaque être humain. Les médecins ont d’ailleurs l’habitude de dire, à la suite de Pasteur : Le microbe n’est rien, le terrain est tout. Le terrain ne se résume pas à une addition de molécules. Il est aussi travaillé, conditionné par le psychisme. Clemens Kuby, réalisateur de films documentaires, s’est sérieusement intéressé au processus d’autoguérison dont nous sommes tous bénéficiaires. Il s’étaye sur sa propre expérience et signale que les guérisons spontanées ne relèvent pas du miracle mais elles dépendent d’un travail concentré de la conscience…

L’autoguérison est une de nos facultés innées, continue-t-il. Tous les auteurs de la Pensée positive, depuis le pharmacien Émile Coué jusqu’au docteur Joseph Murphy, en passant par Norman Peale, ne renieraient certainement pas ces propos de Clemens Kuby affirmant l’importance d’un bon positionnement du psychisme pour stimuler cette faculté innée, toujours disponible au plus profond de nous-mêmes : La qualité de nos pensées, dit-il, relève de notre seule responsabilité. C’est pourquoi il faudrait toujours couper court aux pensées négatives dès qu’elles apparaissent…

Les voies multiples de la guérison

Il n’existe aucune recette de guérison unique pour tout un chacun, en dehors évidemment des protocoles médicaux. Quoique ! En effet, on s’aperçoit que pour un même traitement d’une maladie identique, les patients réagissent avec des différences notables. C’est bien là encore la preuve que le terrain psychosomatique joue à au moins 50 %. De par cette unicité de l’être, la guérison passe parfois par des voies différentes bien que complémentaires. Le yoga du rire, par exemple, est intégré avec succès dans les hôpitaux indiens. Au vu de résultats objectifs, le mouvement gagne peu à peu l’Occident.

force de guérison

Nous devrions utiliser davantage les stupéfiants que nous autoproduisons dans notre corps, explique Heiner Uber, auteur du « Principe du rire ». Dans le hasya yoga (yoga du rire), une demi-heure de rire intense suffit à activer les endorphines et la dopamine dans le système mésolimbique dopaminergique, une partie du système limbique qui régit les émotions comme la joie, l’euphorie, mais aussi l’agressivité et la peur. Ces neurotransmetteurs propagent les signaux de cellule nerveuse en cellule nerveuse, ce qui fait que nous commençons automatiquement à nous sentir bien…

Reconnexion et méditation

Il existe en chacun de nous une sphère que le moine bénédictin Willigis Jäger, spécialiste du Zen, qualifie comme étant la source ultime. Quand nous sommes de nouveau connectés avec notre être le plus profond, explique-t-il, nous sommes en contact direct avec les énergies organisatrices, harmonisantes et guérisseuses. Il n’y a pas de meilleure médecine que notre être profond… La pratique de la méditation, sous toutes ses formes, pour peu qu’elle nous relie à ce que nous sommes fondamentalement, constitue donc une voie de plus sur le chemin de la guérison…

Propos de Jean Vivien pour le magazine Signes et Sens

 

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Lâcher prise nous aide à guérir


 

1.      Moins de douleur et de souffrance

Les humains ont tendance à s’accrocher aux choses, mais cet accrochage inutile, cet attachement, conduit le plus souvent à la douleur et à la souffrance. C’est parce que nous intériorisons des biens, des relations ou d’autres objets de désir. Laisse-moi expliquer. Supposons que j’ai accès à quelque chose ou à quelqu’un dont je tire du plaisir, du bonheur ou une forme de plaisir, puis, soudainement, cet accès est supprimé. Qu’est-ce qui arrive ? Si nous sommes attachés, nous souffrons; on a l’impression d’avoir été volés. Nous pensons que quelque chose qui était autrefois «le nôtre» n’est plus. Par conséquent, nous souffrons et éprouvons de la douleur.

2. Libération des États illusoires

L’esprit humain est un agrégat de conditions, de croyances, d’expériences et de perceptions. Nous commençons à construire des modèles mentaux de ce que les choses devraient être. Comme la plupart d’entre nous ne vivons pas dans le présent, nous nous accrochons à ces illusions qui n’existent que dans notre esprit. Lorsque survient quelque chose qui ne correspond pas à nos états mentaux illusoires, nous souffrons à nouveau et éprouvons à nouveau de la douleur. C’est parce que nous nous sommes attachés à un objet, une expérience ou un désir, que nous souhaitons posséder.

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3. Lâcher prise de l’ego et de l’identité

Nous nous attachons également à nos identités construites. L’ego est le Je, le moi, notre identité personnelle. C’est notre perception du soi, la séparation de nous-mêmes par rapport aux autres, notre attachement à qui nous pensons être. C’est une illusion que nous avons créée pour nous distraire de la vérité. Nous craignons de perdre notre identité, car cette identité nous donne quelque chose à quoi nous accrocher. De nombreuses personnes ont récemment connu cette perte d’identité avec la crise financière mondiale. Des emplois, des maisons et des relations ont été détruits. Notre attachement à ces objets physiques et à ces relations a laissé beaucoup de gens dans le vide et en peine pour trouver une forme d’identité.

4. L’attachement limite les nouvelles expériences et limite le potentiel

Le non-attachement et l’ouverture permettent à l’individu d’accepter des idées alternatives, des possibilités et des changements. Il facilite la culture de nouvelles idées, des opportunités, et favorise l’état d’ »être » au lieu de « faire ». Dans cette hypertechnologie moderne et permanente de surcharge sensorielle, il est souvent difficile de se détacher parce que nous sommes devenus trop occupés. Nous sommes occupés à être distraits et séduits par les réseaux sociaux, le prochain hit, le prochain gadget, la prochaine tendance.

5. Faites l’expérience de la liberté, de l’espace et du sens

Le non-attachement nous donne la liberté, l’espace et le temps nécessaires pour contempler le vrai sens de la vie, tandis que l’attachement nous distrait de la réalité. Cela influence nos perceptions et nos réactions envers notre monde quotidien, puisqu’un monde fait d’excès nous conduisent dans des montagnes russes qui sont faites de hauts et de bas. Mais cela ne nous motive qu’à ne rechercher que ces hauts moments de plaisir. Nous entrons dans un monde hédoniste de satisfaction des besoins, ce qui crée des difficultés supplémentaires pour essayer de se créer un bonheur durable.

6. Expérimenter vraiment ce que signifie aimer

Alors qu’au début, le concept de non-attachement dans les relations et l’amour semble presque contradictoire, cela prend tout son sens quand on considère la vraie nature de l’amour. Lorsque vous aimez sans condition (sans vouloir recevoir quelque chose en retour), vous aimez vraiment. L’amour est un état d’être.

Lorsque vous aimez quelqu’un et que vous attendez quelque chose en retour, cette relation est basée sur une condition. Lorsque vous aimez quelqu’un ou quelque chose sans vous préoccuper d’un résultat ou de la réciprocité, vous maîtrisez alors ce que signifie aimer. Abandonner cet état de désir en retour est véritablement puissant et constitue la forme la plus haute d’amour que nous puissions offrir, dans la mesure où il existe sans condition et sans crainte. C’est la liberté pure.

Publié dans Collective Evolution le 12 juillet 2016. (traduit de l’anglais par Meditationfrance)

La plupart des gens succombent à l’attachement, relique de la petite enfance parce qu’au départ vital pour la survie du nourrisson. L’attachement est défini comme lien que l’enfant, dépendant, établit avec sa mère au départ de sa vie dans le but d’être nourri dans ses besoins fondamentaux et de trouver en ce lien une « base de sécurité ». La qualité de l’attachement à la mère conditionne la sociabilité. En fonction de la réaction maternelle à son égard, l’enfant développe un modèle d’attachement qu’il intériorise et dont il se servira ultérieurement au cours de sa vie dans toutes ses relations affectives et sociales. Les troubles de l’attachement mènent à l’angoisse de séparation ou d’abandon et à divers troubles psychologiques et comportementaux.

Indispensable au début de la vie dépendante, l’attachement devient pathologique pour un adulte qui se voudrait autonome. Pour une espèce, la satisfaction des besoins fondamentaux conditionne la survie puis la vie en société. La préoccupation de ceux-ci est donc nécessaire mais l’attachement à eux est nettement préjudiciable et se fait terreau de toutes les souffrances sous toutes leurs formes.

L’attachement chez l’adulte.

L’attachement, qu’on nomme « tchac » en tibétain, est synonyme de convoitise et ramène exclusivement à soi. Il représente une saisie sur l’objet et c’est le corollaire de l’envie égocentrique. Contrairement au désir, l’envie est anxiogène et toujours accompagnée de force et de tension. On s’accroche. Lorsqu’un désir n’est pas assouvi, cela entraîne une frustration puis on passe à autre chose. Lorsqu’une envie n’est pas rassasiée, cela réveille un manque intolérable, un vide, une souffrance notable et souvent des réactions de violence relationnelle.

L’attachement consiste à vouloir, à orienter les choses, à se lier à l’objet de convoitise, à le conditionner, à ne pas vouloir le perdre et à s’attendre qu’il dure éternellement. L’attachement consiste à ne pas supporter que les choses soient différentes de la façon dont on les a imaginées. C’est donc une intolérance à la frustration. Il y a attachement lorsqu’il y a intérêt personnel, égocentrisme, anxiété, excès, maîtrise et contrôle, projection dans le futur et ignorance totale de l’impermanence.

Objets d’attachement

L’attachement se fixe sur ce qui nous sécurise, ce que nous savons de nous, nos attentes, nos valeurs, nos considérations, nos images mentales et notre petit moi. Il s’arrime à ceux qui nous étayent : nous reconnaissent, nous confirment et nous consolident tels que parents, amis, amours, conjoint, enfants… Il saisit des qualités qu’on aime et qui semblent nous revaloriser comme abnégation, amitié, amour, reconnaissance ou traits de personnalité. L’attachement offre seulement pour que les avantages lui reviennent plus nombreux en retour. Il s’accroche également sur des poisons auxquels on tient comme à de vieilles habitudes qui nous personnalisent, tels tristesse ou souffrance, jalousie, impulsivité, regard d’autrui, timidité, peurs et doutes, flegme, boulimie, sexe, tabac, alcool, maladie, etc.

aimer lacher prise

Il se lie aussi bien à des objets qu’à des actions : attachement à des biens matériels, à son patrimoine, à des personnes, protection des autres, envies de faire plaisir, engagement dans une cause humanitaire ou sociale, etc. En fait il se scelle aux besoins psychologiques fondamentaux : sécurité, plaisir des sens, communication, reconnaissance, opinions et valeurs, appartenance, superstitions et rituels, croyances, attachement à un soi. Or chacune de ces notions est contestable ou révisable. La sensation de sécurité diffère d’un individu à un autre, ce qui parait juste pour l’un ne l’est pas pour l’autre, les besoins de reconnaissance sont rapidement satisfaits pour les uns et jamais pour les autres et, d’une manière générale, on ne sait jamais bien pour chacun ou commencent et finissent ces notions.

On peut parler de quatre types d’attachement : sensuel, aux opinions ou aux conceptions erronées, attachement aux croyances et rituels, attachement à la personnalité ou à l’idée d’un moi.

Si je suis attaché à mes amours ou a mes enfants, ce n’est pas leur bien que je veux, mais le mien. Si je suis attaché à des concepts ou à des idées, cela pourra être source d’auto-souffrance et je pourrais être considéré comme personne psychorigide, sans dire que des événements pourront les démentir.

Si je suis attaché à ma santé, je ne supporterais pas les tensions, les symptômes ou les douleurs, je voudrais les fuir immédiatement et c’est le meilleur moyen de leur donner de l’importance ou de les renforcer. Si je refuse absolument ma tension douloureuse ou ma dépression, que je veux en sortir immédiatement, je ne suis pas prêt à voir ce qui se cache en dessous et qui l’amène.

Je peux être attaché à ma souffrance chronique pour au moins trois raisons. Soit j’y trouve bénéfice dans l’empathie et l’intérêt des autres à mon égard, soit elle me caractérise depuis de longues années et constitue véritablement un pan de ma personnalité. Or pour l’ego, rien n’est pire que l’inconnu et le changement. L’attachement à la souffrance peut être aussi une manière de me singulariser. Je peux bâtir toutes mes relations autour de cela : devenir bourreau ou terroriste, partir en croisade idéologique, me marier avec une infirmière, côtoyer médecins et sauveurs, œuvrer dans l’humanitaire, devenir psychologue… Lorsque je m’aperçois que c’est une sublimation qui cache des motivations égocentrées devenant conscientes, je peux tout chambouler y compris mon couple et mes relations. La conscientisation crée une prise de recul, on voit que ce n’était pas juste. Les conséquences font peut être souffrir les autres mais mettent de la justesse et de la clarté pour tout le monde.

Amour et attachement

On confond souvent amour (vers l’Autre) et attachement (vers soi). Dans les relations, l’attachement vient contaminer l’amour pour ces raisons. Il mène à la possessivité, à la perversion (déviation du but ou de l’objet) et à la jalousie. On ressent certaines personnes comme des aspirateurs d’énergie. On se sent aspiré, pénétré, bouffé par elles et notre premier réflexe nous mène à les fuir.

L’attachement est une énergie tournée vers soi, pas vers l’autre. Cela devient une énergie destinée à combler un manque, une envie de contrôle, de maîtrise sur les choses ou les gens, une envie de toute-puissance et, régulièrement, une recherche inconsciente de confirmation de l’échec et de sa nullité personnelle. Dans l’attachement, on aime seulement nos perceptions, nos envies et nos projections.

Conséquences.

L’attachement mène directement à la perte de liberté de soi et de l’autre. Saisir les choses condamne la liberté de mouvement. Lorsque je promène mon chien, je perds l’usage du bras qui est attaché à la laisse. Si on me confie une mallette de billets de banque, je ne vais plus penser qu’à elle et à sa sécurité, je vais donc perdre ma liberté de penser et d’agir. Problème d’accoutumance et de conditionnement, l’attachement est comme une drogue, il voile l’esprit et réalise un filtre sur la conscientisation.

respir

Le fait de s’attacher fixe, condamne les choses. Plus on saisit, plus on entrave le libre court naturel, plus les choses nous échappent. Tout change, tout est en perpétuel mouvement à l’instar des poussières qui volent dans le rai de lumière traversant une pièce. J’aime un être cher et suis attaché à cet amour, sans me rendre compte qu’il change, qu’il vieillit, qu’il se transforme. Nous changeons d’idées et de cellules à chaque seconde. Je finirai par m’apercevoir que cet amour n’a plus rien à voir avec celui du premier mois et l’attachement va cisailler carrément la relation. Notre attitude va toujours provoquer quelque chose chez l’autre. Je vais exiger qu’il reste ou redevienne comme avant, il va partir.

Qu’il se fixe sur poisons ou qualités, l’attachement nie le caractère impermanent des phénomènes et de la vie séquentielle, cache toujours au moins un voile de la conscience, une motivation plus ou moins égocentrique et une méconnaissance de soi qui finiront toujours par desservir de façon douloureuse ou désastreuse. S’attacher, c’est vivre avec des œillères, rivé sur son besoin et fermé à l’accueil du mouvement de tous les possibles.

Le corollaire de l’attachement est donc la souffrance, à ne pas confondre avec la douleur. La douleur est le fruit de la vie ; la souffrance est le fruit de l’ego. La souffrance à la séparation ou à la perte d’un objet ou d’une personne est à hauteur du degré d’attachement. L’attachement entraîne souffrance par l’anxiété de perdre et la force anxiogène qu’il suppose.

Comme un petit enfant, on s’attache toujours à quelque chose d’extérieur à soi car on l’assimile au bonheur. Nous sommes attachés à notre bonheur, conférant à la notion de propriété. Nous ne voyons absolument pas que le bonheur repose uniquement sur nous-mêmes, sur la façon dont nous utilisons notre cœur, notre corps et notre tête, aucunement sur les objets ou personnes extérieures.

En nous rivant au passé, l’attachement n’est qu’une chimère qui nous promet le bonheur futur mais qui nous guide inévitablement au malheur à court ou moyen terme. Vous vivez bien avec votre compagnon. Imaginez maintenant lui annoncer que vous partez en week-end sans lui, seul pour vous ressourcer, avec des amis ou en groupe. La vie avec lui change soudainement. Votre compagne (gnon) devient insupportable, fait son cirque en alternant reproches, moralité, jalousie, exigences et chantage.

Quand on est collé et que la personne dépendante est attachée tout va très bien, mais dès que le lien se distend rien ne va plus et se révèlent les vraies qualités d’Être. Envisagez une fin brutale avec la personne qui partage votre vie : l’attachement vous plonge dans la douleur. Dans ce cas, les voici à peine séparés que certains se précipitent dans nouveau coup de foudre destiné à combler leur vide. En cas de deuil, la souffrance est terrible. Lorsqu’on perd un être cher, on ne peut pas dire qu’on souffre pour lui. Cette souffrance est inutile et peut être contournée en travaillant les antidotes à l’attachement.

L’antidote

L’antidote à l’attachement est le renoncement et la générosité. L’essence de la générosité est le non-attachement qui confère aux notions de partage et de lâcher-prise. Dans le non-attachement il y a non attente, l’esprit est placé dans l’ici et maintenant, libre donc les possibilités d’ajustement à ce qui se passe sont multiples. Il ne s’agit pas d’être détaché ou indifférent, soumis ou résigné mais de quitter les attachements afin de redevenir libre et ce n’est pas la même chose. Dans la générosité, il y a l’empathie qui consiste à ressentir ce que l’autre ressent et la compassion qui réside en le désir d’aider ceux qui souffrent. Quand il n’y a plus d’attachement il y a éveil, on devient un(e) Saint(e) ou un(e) Bouddha, qualités qu’on détient tous en nous mais qui sont rapidement recouvertes par des tendances préjudiciables.

jean jacques

Qui ne possède pas ne perd rien mais jouit de tout.

 Plus on relâche l’attachement plus l’Amour est grandiose. La bonne nouvelle est qu’on peut changer. La mauvaise est que personne ne le fera à notre place et que faire à la place d’autrui est invalide. Vous saurez véritablement aimer lorsque vous serez autonome (Lire : L’autonomie), prêts à perdre l’objet ou l’être cher, ce qui est inévitable. A ce moment, vous pourrez prendre véritablement soin de la relation, et vous réjouir de chaque moment dans la plénitude de l’instant présent.

Jean-Jacques Eric Brabant, Gestalt-Thérapeute Transpersonnel à Toulouse (F). 06 76 48 89 40 – www.Eric-brabant.net

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 Voir au-delà des sens

Prendre conscience : le premier pas vers la gai-rison… Par Marjolaine Watelle

La prise de conscience est cette petite étincelle qui nous permet, souvent en un instant, de prendre le recul nécessaire et d’ouvrir les yeux sur ce qui se passe à l’intérieur de nous. La conscience qui guérit !

La première prise de conscience survient souvent suite à une lecture, ou à une rencontre… Il y a cette conversation qui arrive au bon  moment et cet interlocuteur qui a une façon si singulière de voir les situations…. Et le miracle se passe : l’être alors se détache, il se décolle de sa propre histoire, et dans un mouvement de désidentification arrive à la lucidité. Fini la victime, la situation extérieure devient ce qu’elle est depuis toujours : miroir de notre intériorité…

On découvre alors cet univers que nous portons en nous ; il deviendra, au mieux le sujet d’étude de notre vie, notre plus belle oeuvre, au pire on s’assiéra dessus, manquant cruellement d’énergie pour entamer ce chemin vers la découverte intérieure…

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Et l’ inconscient devient conscient

Rendre conscient ce qui était inconscient, c’est -entre autre- mettre du sens à des actions que nous « pensions » faire machinalement. C’est apporter de la présence dans le quotidien. C’est donner toute sa puissance à chaque geste effectué : marcher ses pas en conscience, parler en conscience, respirer en conscience, cuisiner en conscience, rêver en conscience, manger en conscience, faire l’amour en conscience… chaque instant de notre vie peut être transformé par la prise de conscience de lui-même.

Mes grandes prises de conscience et le grand tournant de ma vie ont eu lieu quand j’avais 20 ans et que je commençais à étudier l’astrologie humaniste avec Marie-Hélène Zoppi. Sa vision élargie des situations, ses questionnements, son non jugement m’ont totalement aidée à ouvrir les yeux. Me permettant de passer de la victime à la responsable. N’attendant plus de l’extérieur que les choses arrivent.

J’ai ensuite continué à nourrir mon esprit par des rencontres, et surtout par la pratique du chamanisme. Cette ouverture au monde végétal m’a permis de prendre conscience de ce qui se jouait à l’intérieur de moi.

Et qui était ce « moi ». Qui est ce « moi » qui dit « je » ? Quelle source se cache derrière chaque identification ?

Il en faut du courage

Il en faut de la force pour sortir de sa zone de confort, cette zone de l’enfance où l’on se laissait porter. Il en faut de la force car la prise de conscience va bouleverser tout l’équilibre établi dans le clan. Par exemple, disons que je suis connue pour ma bonté et ma gentillesse. C’est donc toujours moi qui reçois à la maison, pour Noël, pour Pâques, je reçois aussi mes neveux pendant les vacances scolaires et mes oncles et tantes parfois pendant 10 jours. Plus personne ne me demande mon avis.

Pourtant j’ai 40 ans, un mari et trois enfants, ma maison est petite, mais cela personne ne s’en soucie. Je suis restée aux yeux de tous : LA GENTILLE FILLE.

Et cette situation me pèse. Chaque repas est pour moi un fardeau car bien sûr je dois rester là, à écouter les doléances de chacun. Car bien  évidemment, des  personnes qui entretiennent ce type de relations sont aussi dans la critique et le jugement. Ce sont des vampires énergétiques qui déversent leur venin à côté de moi, sans aucune conscience. Comme je n’arrive pas à me protéger, j’ai des maux de tête, des nausées, des migraines. Je me sens mal à l’intérieur de moi, toutes ces  obligations finissent par m’affaiblir. Je ne me sens pas respectée puisque je ne me respecte pas. Il va falloir apprendre à dire non. Mes  maux de têtes sont des signaux qui m’indiquent que les situations ne me conviennent pas. Et comme je continue, les maux sont de plus en plus violents. Il va falloir dire stop.

Je vais me détacher peu à peu des attentes de mon clan, je dois apprendre à dire non. Cela devient de la survie ! Un « non » adulte qui sera le reflet de ma maturité, de ma prise de conscience de la situation. Que ce « non » soit correctement accueilli ou qu’il perturbe les membres de la famille, ce n’est plus mon problème, c’est le leur.

COURANT

Car grandir en conscience et soigner sa vie c’est aussi se détacher des liens qui nous limitent. C’est aussi reconnaitre que l’autre est responsable de ses propres blessures et réactions.

Se faire accompagner

Lors d’une psychothérapie, l’aspect le plus important du processus de guérison consiste à réussir ceci : faire en sorte que la personne prenne conscience des véritables problèmes qui causent sa souffrance.

Quand une personne consulte un psy, elle sait généralement très bien quelles sont les sources « extérieures » de son mal-être : incompréhension dans le couple, sexualité frustrante, soucis d’argent, travail non valorisant, gros conflit familial….

Il faut du temps pour atteindre ce que la Gestalt thérapie nomme « awareness » (se rendre compte de quelque chose). Il s’agit, comme nous pouvons le voir, d’un voyage intérieur semblable à celui qu’à défini Platon dans le mythe de la caverne. Cela signifie de passer de cet univers des sensations, de la réalité faussée, des ombres à une sphère beaucoup plus haute, libre et authentique.

Réveil et reconstruction

Prendre conscience de son propre dysfonctionnement ou du dysfonctionnement d’une relation nous permet de modifier les choses. Cela nous permet de faire dorénavant différemment, d’agir selon un nouveau code. Il s’agit du code qui est aligné dans l’instant avec notre Être, et ce code peut donc changer à tout moment, suivant alors nos propres mouvements intérieurs.

Aujourd’hui j’ai conscience que ceci est bon pour moi, demain est un autre jour.
Je deviens chaque jour un peu plus qui je suis. Et plus j’avance dans la connaissance de mon intériorité, plus je me sens petit et humble face à l’immense pouvoir de la conscience.

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Comprendre les messages de son corps

 


Lorsqu’un dysfonctionnement corporel survient, il est tout à fait légitime et même nécessaire d’y remédier par le biais d’une consultation médicale appropriée. Toutefois et au-delà de l’urgence, il convient d’interroger ces signes somatiques qui ne sont jamais le fruit du hasard…

Michel Odoul, spécialiste des techniques énergétiques chinoises et auteur de « Dis-moi où tu as mal et je te dirai pourquoi », questionne le sens de nos maux, de nos symptômes. Il émet l’hypothèse que ceux-ci sont des signaux d’alarme indiquant que quelque chose doit être compris pour induire, de fait, un changement salvateur de comportement. La douleur devient alors une chance plutôt qu’une punition…

message

Des phénomènes utiles

Les spécialistes des différentes médecines énergétiques ont tous en commun la certitude que les manifestations somatiques découlent d’un déséquilibre interne. La psychanalyse rejoint d’ailleurs cette idée, nommant somatisation l’extériorisation d’un conflit intrapsychique. Idem pour l’homéopathie qui reste très attentive au langage des symptômes. Dans « Les forces de guérison », Georges Vithoulkas, homéopathe et formateur, explique à la journaliste Anne Duvillard qu’un organisme soumis au stress manifeste, comme ultime défense, des symptômes qui cherchent à maintenir au maximum l’équilibre et l’ordre pour éviter de glisser vers la mort. Ces signes sont des phénomènes utiles qui aident l’organisme à se rétablir d’un état de stress. Ils ne sont rien d’autre qu’une tentative du corps de se guérir lui-même et nous informent du mauvais état général de notre organisme

Le sens caché

Le corps a donc des choses à nous dire. Associer, par exemple, une douleur dorsale à l’expression en avoir plein le dos n’étonne plus personne. De la même manière, une otite peut signifier qu’un évènement important a du mal à être entendu. À chacun de faire son introspection de manière à saisir le sens caché de son malaise physique. Être à l’écoute de son corps, c’est aussi être à l’écoute de son âme. Thorwald Dethlefsen et le docteur Rüdiger Dhalke, auteurs d’« Un chemin vers la santé, sens caché de la maladie et de ses différents symptômes », publié aux Éditions Ambre, affirment que tous les contenus de la conscience ont leur répondant dans le corps et inversement. Lorsque nous parlons de symptômes physiques et voulons nous référer au psychisme, ce n’est que pour essayer d’aider notre interlocuteur à porter son attention sur un domaine jusqu’ici ignoré et à lui reconnaître une réalité

message du corps

Des interrogations nécessaires

Il est bien évident que chaque individu étant unique, il ne peut exister un dictionnaire qui révèlerait une signification précise pour chaque affection. Cependant, Thorwald Dethlefsen propose quelques pistes. Ainsi, à propos des troubles digestifs, conseille-t-il de se poser les questions suivantes :

Qu’est-ce que je n’arrive pas à avaler ? Qu’est-ce que je préfère avaler plutôt que de l’extérioriser ? Qu’est-ce qui me rend amer ? Lors de migraines, les questions à soulever pourraient être : Sur quel sujet est-ce que je me casse la tête ? Suis-je têtu ? Est-ce que je fonce tête baissée ?

  Quant à la fracture d’un membre lors d’un accident, elle indique peut-être, toujours selon Dethlefsen, qu’il est urgent et nécessaire de mettre fin à quelque chose que nous n’avons pas vu ou voulu voir à temps. Le corps s’est trouvé contraint à prendre le relais

Article rédigé par Claire Giraud pour le magazine Signes et Sens

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Comment faire appel aux Saints, aux Archanges et aux Anges pour notre guérison

 

 Le pouvoir de la prière peut être immense, et dans notre monde matériel nous avons trop souvent tendance à négliger cet état de fait. Une prière puissante de guérison, vous permettra d’ouvrir une porte sur les rouages et les principes du monde céleste à travers plusieurs chapitres consacrés aux Saints, aux Archanges, et aux Anges.

Avertissement et appel au bon sens…

Il est évident que si vous ou un de vos proches souffrez d’un trouble il est nécessaire de consulter votre médecin afin qu’il prescrive les examens et les traitements nécessaires. Faites appel à votre bon sens, la prière est un support puissant, mais elle doit rester complémentaire quoi qu’il en soit !

auto guérison

La prière, l’aide des Saints des Archanges et des Anges sont en mesure de changer notre vie, de manière miraculeuse et très positive. Que ce soit du point de vue de votre vie professionnelle, de votre vie familiale et amoureuse, de votre santé et même lorsqu’il s’agit de régler un problème financier, vous pouvez sans réserve leur demander de l’aide.

Ne craigniez surtout pas de demander de petites choses car dans l’autre dimension (là où les vibrations deviennent subtiles et où la notion de temps et d’espace n’existe pas) les Anges et les Archanges peuvent être à des milliers d’endroits en même temps, ils aiment nous rendre service et  s’assurent que nous soyons bien. Ce qui leurs importe est le bonheur de l’humanité, n’ayez donc pas de crainte si par exemple vous demandez au ciel de vous trouver une place de stationnement tout près de l’entrée du magasin car le temps est mauvais et vous avez peur de tomber malade. Vous ne mobiliserez pas les forces célestes pour une petite demande empêchant ainsi à d’autres personnes dont la situation est beaucoup plus préoccupante d’être aidées, car ils peuvent être avec ces personnes et avec vous aussi.

« Grâce à la prière et à la réalité de ces expériences, c’est un monde nouveau qui s’offre à vous, ou plutôt la vision réelle de la vie et non plus son illusion matérielle et superficielle… ».

 Bien plus qu’une simple demande, la prière vibre et fait appel à des puissances d’amour Divines et célestes, vous n’avez pas idée à quel point ces êtres sont puissance et Amour ! Au fur et à mesure de vos expériences, vous apprendrez si vous le souhaitez, à affiner vos perceptions et vous pourrez apprendre à sentir vos anges et à communiquer avec eux de façon concrète…

Apprendre à écouter les messages que les anges vous offrent en réponse à vos prières est à la portée de tous, ce n’est qu’à force de pratique que vous y parviendrez. En premier lieu, je dirais qu’il faut apprendre à reconnaître les petits signes que le ciel vous envoi lorsqu’il s’agit de faire le bon choix et vous guider vers la bonne direction, et cela peut concerner tout les domaines de votre vie…

Il faut savoir aussi que même si les Anges nous apportent leurs conseils les plus sages, il n’y a bien entendu aucune obligation de les suivre, nous restons totalement libre de nos actes et de nos décisions ; mais (oui, il y a un mais…) avec le recul on se rend toujours compte que leur conseils sont les plus justes et les plus sages.

Nos anges sont plein de bon sens, ils nous connaissent mieux que quiconque, et ils savent ce qui est bon pour nous.

guérisseur

La prière et la santé :

C’est le domaine qui nous intéresse tout particulièrement dans cet d’ouvrage. La prière peut être utilisée à des fins de guérison nous le savons tous, mais il faut savoir que parfois la prière ne suffit pas même si elle est très puissante et qu’elle accomplit de nombreux miracles, je vais vous expliquer pour quelle raison.

Si nos corps subtils sont abîmés ou déséquilibrés, au bout d’un certain temps, notre énergie vitale peut s’affaiblir considérablement; dans ce cas notre corps ne possède plus suffisamment de ressources nécessaires pour activer sa propre auto-guérison : C’est ce qui explique que nous ne sommes pas systématiquement en mesure de recevoir la guérison uniquement par la prière, et c’est ici qu’est en mesure d’intervenir le guérisseur et c’est pourquoi l’action de nos mains est salutaire en complément de la prière.

Plus une personne sera affaiblie par sa maladie (ou ses blessures physiques et morales) depuis longtemps, plus il faudra de temps et d’énergie pour aider cette personne à se régénérer, il lui faudra du temps avant d’assimiler et de conserver ce nouveau magnétisme. Plus les énergies  sont équilibrées, en bonne qualité et en bonne quantité, et mieux le corps peu fonctionner de façon harmonieuse.

Voilà pourquoi certaines personnes repartent guéries après la première séance et que d’autre ont besoin de venir pendant plusieurs mois. Toutes vos prières sont entendues. Vous avez en votre compagnie au moins un ange (gardien) qui veille sur vous à chaque instant de votre vie, de votre naissance jusqu’à votre mort physique. Anges signifie « messager de Dieu ». Ils sont notre lien avec Dieu, ce sont eux qui se chargent de veiller sur nous et d’emporter nos prières à destination.

Tout est déjà guéri

Tout est déjà guéri excepté dans l’illusion de la maladie. Vous devez voir au delà de l’illusion. Il s’agit ici de la première loi métaphysique : tout ce sur quoi nous nous focalisons grandi, il faut donc focaliser sur le résultat positif et faire appel a la perfection de Dieu, ceci replacera l’énergie vitale dans sa direction naturelle.

Considérez donc la situation comme étant déjà résolue, acceptez-la dans votre coeur sans vous préoccuper de la logique, des aspects matériels ou des contraintes de temps.

Faites Confiance aussi à la loi de l’attraction !

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EXEMPLE DE PRIERE DE GUERISON

Prière à Jésus (pour toute maladie) Guérisons au pays de Gennésaret…

«Ayant achevé la traversée, ils touchèrent la terre à Gennésaret. Les gens de l’endroit, l’ayant reconnu, mandèrent la nouvelle à tout le voisinage, et on lui présenta tous les malades : on le priait de les laisser simplement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui touchèrent furent sauvés. » (Evangile selon Saint Matthieu).

 Jésus enseigne et guérit…

« Il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur parmi le peuple. Sa renommée gagna toute la Syrie, et on lui présenta tous les malades atteints de divers maux et tourments, des démoniaques, des lunatiques, des  paralytiques, et il les guérit. » (Evangile selon Saint Matthieu). 

Il ne faut pas hésiter à invoquer Jésus pour demander toute sorte de guérison…

Jésus, toi qui est si souvent invoqué pour obtenir la guérison de toute sorte de maladie, je t’implore aujourd’hui de me faire cette grâce, merci de guérir … (Prénom et nom de la personne) de … (dire le nom de la maladie). 

Reçois en offrande cinq Notre Père (dire cinq Pater).

auteur

Pour aller plus loin : Cours d’initiation au magnétisme curatif, cours de méditation et formations professionnelles : http://www.laure-guerisseurmagnetiseur.fr/formation-guerisseur.htm

 

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