Penser à SOI…. un bon remède

 

Arrêter de se plaindre, c’est commencer par apprendre à dire « non ». Quand on se plaint, c’est aussi parce que l’on a accepté de faire des choses alors que l’on n’avait pas envie de les faire ou pour lesquelles on n’avait pas vraiment la compétence. On en revient à ce sacrifice de soi-même envers les autres.

Se plaindre sans cesse est un obstacle au développement personnel : on dit toujours que ce sont les autres, le monde, qui sont responsables. Ce qui nous évite de prendre notre histoire en main. En fait, être dans la plainte permanente est un moyen de ne pas grandir.

araignée

Il faut donc trouver un moyen de se rendre plus autonome : on peut par exemple entamer un travail personnel de réflexion, se tourner vers le yoga ou la sophrologie, pour un élargissement du champ de conscience. Les disciplines fondées sur la respiration et le souffle aident à découvrir un état d’être différent, et à prendre conscience autrement de soi.

Happés dans une course contre la montre perpétuelle, sans cesse sollicités, que cela soit en famille, entre amis ou au travail, nous en oublions bien souvent de nous accorder des moments pour nous retrouver en tête à tête avec nous-mêmes. Pourtant, penser à soi est essentiel. Les conseils de Luce Janin Devillars.

« Penser à soi, c’est commencer par arrêter d’être toujours dans le sacrifice et dans le service aux autres, que cela soit à la maison ou au travail. Tout d’abord, on peut décider de s’accorder des moments entièrement dédiés à soi : cela peut être une séance de shopping, une promenade dans la forêt, ou tout simplement une heure à rêver assise sur une chaise.

Ensuite, pourquoi ne pas se fixer des priorités envers soi, et s’offrir les cadeaux que l’on donne aux autres en général : cela peut être des objets, mais surtout, du temps. On prend l’habitude de « nourrir » les autres – son entourage familial et professionnel – comme lorsque l’on fait un repas. En faisant cela, on s’oublie : on finit par servir les autres mais plus soi-même.

C’est vrai que culturellement, on a tendance à nous dire que prendre du temps pour soi, c’est être égoïste. On nous demande d’être dans le sacrifice. En réalité, c’est être capable de s’aimer soi-même autant que l’on aime les autres. Penser à soi est une nourriture psychique, qui permet de s’ouvrir sur soi-même. A chacun d’entre nous de trouver la façon de le faire selon ses goûts et ses envies. »

Luce Janin Devillars, expert « Soi »

A la fois psychologue clinicienne, psychanalyste. Elle est également coach en entreprise.

En savoir plus sur http://www.janindevillars.com

A lire :
– Changer sa vie (Pocket, 2003)
– Ces morts qui vivent en nous(Fayard, 2005)

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Retrouver la santé grâce à l’alimentation

 

Changer d’alimentation est une chose délicate et complexe. Evidemment, on peut se mettre en situation de « régime » et donc de privations pendant un court délai, soit pour des raisons médicales, soit pour perdre du poids. Mais les conséquences sont fâcheuses : on a tendance à compenser à la suite de cette période, on se sent privé, désocialisé… L’alimentation est très étroitement lié à l’émotionnel. Et c’est également un facteur social primordial.

Il faut donc tenir compte de ces deux éléments pour se lancer dans un changement alimentaire. Nous parlons bien de changement alimentaire et non pas de phase de régime qui est à proscrire. Il s’agit de trouver un équilibre qui soit permanent et plaisant. Il est fondamental de trouver du plaisir dans l’alimentation et on ne doit en aucun cas se trouver en situation de privation. Donc nous allons chercher à remplacer tout aliment plaisir « nocif » par un aliment plaisir « santé », agir de façon progressive et non brutale. Il faut savoir qu’un aliment « santé » devient forcément un aliment plaisir. Il faut faire confiance à notre corps qui sait ce qui est bon pour lui et ce dernier transmet en retour le plaisir de l’assimiler.

Ce qu’il faut retenir et qui est essentiel, c’est que chaque individu a une alimentation qui lui est propre et un cadre émotionnel particulier. Tout changement est compliqué surtout s’il doit s’inscrire dans la durée. Il nécessite un suivi régulier et précis. Il y a autant de façons de changer d’alimentation que d’individus, et à moins de connaître parfaitement son corps et ses facultés, il vaut mieux que la personne soit accompagnée dans sa démarche, principalement par un professionnel, mais aussi par ses proches, pour l’aider à endurer cette période difficile émotionnellement et socialement.

Interview de Patricia PIASCO paru au magazine www.meditationfrance.com

santé

Question : Pouvez-vous nous parler de votre propre expérience ? Comment en êtes-vous à comprendre le lien entre l’émotionnel et l’alimentation ?

Pour ma part j’ai eu la chance de grandir avec des grands-mères et une maman qui cuisinaient beaucoup. J’ai connus de vrais repas dominicaux préparés depuis la veille et partagés par les grands parents, enfants et petits-enfants. Là on est déjà en plein dans l’émotionnel : le repas qui rassemble, pendant lequel on se chamaille… Ma grand-mère cuisinait pour nous faire plaisir, on mangeait aussi plus que notre faim pour lui faire plaisir.

Ensuite quand je suis arrivée au Maroc et que je suis passée à une tout autre activité professionnelle avec ma maison d’hôtes puis mon restaurant, il a été naturel pour moi de cuisiner avant tout pour « faire plaisir » à mes clients. Puis mon histoire personnelle a fait que j’ai connu des soucis de santé, insolvables pour la médecine traditionnelle, avec des soucis fonctionnels hépatiques et intestinaux.

Je ne pouvais tout simplement plus rien manger mis à part un bol de soupe le soir et boire des jus de citron. A partir de ce moment-là, j’ai commencé à comprendre profondément le lien entre l’alimentation, l’émotionnel et la santé. De toute évidence c’est avant tout l’émotionnel, le rythme de vie que je me suis imposé qui ont provoqué cet état de santé, mais bien sûr l’alimentation est forcément impliquée. Non pas que je mangeais mal mais très certainement de façon non adaptée. Cela a été le début de mon chemin qui m’a amenée à reprendre des études pour prétendre à devenir thérapeute, et à proposer des conseils autour de l’alimentation.

J’ai connu depuis le plaisir de pouvoir à nouveau manger tous les aliments. Mon alimentation a bien-sûr beaucoup évolué, et mes goûts également. J’aime aujourd’hui beaucoup les aliments bruts sans trop de préparation, ce qui ne veut pas dire sans goût. Et l’alimentation m’apporte aujourd’hui plus que du plaisir mais également la sensation d’apporter profondément à mon corps ce qui lui convient. Et cela donne un bien-être bien au-dessus d’un plaisir fugace.

stage

Question : Comment savoir quelle est l’alimentation qui nous est adaptée ? Sur quelles données vous vous basez pour faire un accompagnement personnalisé ?

Là est la grande problématique.
C’est à la fois très simple et très complexe.
Il y a bien sûr des grandes règles de base.

Nous digérons tous selon le même processus et nous connaissons tous plus ou moins les poisons et aliments néfastes (produits chimiques, graisses frites, trans…) Et puis les besoins journaliers de chacun en fonction de son âge sont très bien indiqués avec des chiffres officiels, pour tous les nutriments. A partir de là je pourrais me contenter de compter les apports en calories et vérifier que les répartitions entre les différentes familles de nutriments sont correctes et de les corriger si besoin en fonction de l’état de santé, de la masse corporelle et de l’activité physique de la personne. Ça c’est le travail des diététiciens et des nutritionnistes.

Moi je vais prendre la personne dans sa globalité, explorer son mode de vie, son état de santé, ses goûts et ses habitudes culinaires.

Le premier entretien dure environ 1h30, parfois plus.
Je me base sur l’histoire complète de la personne qui est en face de moi.
Certains vont avoir des caractéristiques émotionnelles fortes, pour d’autre ce sera plutôt au niveau santé, ou des contraintes lourdes au niveau de leur cadre de vie. Et en fonction de tout ça nous allons mettre en place un objectif, pas du tout en terme de poids, ni de temps, mais par exemple : se débarrasser d’une fatigue chronique, ou d’une addiction forte au sucre, accompagner un traitement médical lourd et gommer les effets secondaires… Bien évidemment, je suis des personnes qui ont besoin de gagner ou de perdre du poids, mais l’objectif ne sera jamais posé en nombre de kilos.

Je vais mettre en place un programme avec des étapes, qui vont être différentes d’une personne à l’autre.
Souvent, mais pas systématiquement, nous commençons par des nettoyages des organes du système digestif (intestins, foie…).

Bien être

Des propositions de rythme de vie, des soins corporels sont proposés. Et puis bien évidemment des changements alimentaires qui se font toujours par étapes pour éviter les grosses ruptures et les sensations de privation, et aussi pour suivre pas à pas les réactions qui sont très différentes d’une personne à l’autre. Face à une même modification, chaque organisme aura sa façon de réagir, et nous enverra un message qu’il faut écouter. Et ensuite il faut adapter l’alimentation. Et puis bien sûr je donne des recettes, trucs et astuces par écrit, dans le cadre d’ateliers et également dans un programme de vidéos. C’est une grosse partie, il faut toujours avoir le plaisir de manger. Les fréquences des points de suivi varient, mais en principe nous démarrons avec un point ou deux mensuel avec des ateliers cuisine ou des vidéos. Pour certaines personnes il s’agit de suivi journalier, et pour d’autres cela passe par l’envoi hebdomadaire de menus et des stages réguliers. Et chose importante, je travaille avec un réseau de thérapeutes complémentaires que je conseille en fonction des problématiques de chacun.

Question : Dans vos stages vous consacrez aussi du temps à la méditation et au yoga. Quels types de yoga et de techniques de méditations proposez-vous ?

Pour ce qui est du yoga, un professeur intervient à chaque stage.
Pour l’instant je collabore avec deux professeurs : Stéphanie Billard qui est basée entre Paris et Marrakech et Olivia Marchant-Rey basée à Marrakech. Toutes deux se sont formées à plusieurs types de yoga et ont suffisamment d’expérience pour s’adapter au public de nos stages. Elles accompagnent donc réellement le travail qui est fait pendant les séjours et chaque phase du séjour.

Quant à la méditation, je suis l’enseignement du Zen, puisque c’est l’enseignement que je suis depuis maintenant une vingtaine d’année. J’ai été ordonnée par le Maitre zen Roland Yuno Rech il y a déjà 16 ans.
La méditation apporte un vrai accompagnement pendant le déroulement des stages. Beaucoup de choses se déclenchent ou sont évacuées, grâce aux séances tant au niveau émotionnel que physique. Le lâcher prise de la méditation est un véritable catalyseur.

L’Atelier Cuisine Santé propose un accompagnement pas à pas avec un programme personnalisé, des recettes, des conseils, une écoute quotidienne ainsi que des soins facilement réalisables à la maison.


SOURCE :
Site web et Blog – Chaîne YouTube

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Les  fièvres de LOUIS 14

Louis XIV, le bourreau des corps

Louis_XIVLe 7 juin 1654, Louis « XIV » est sacré à Reims, tout en laissant, dans les faits, le cardinal de Mazarin aux commandes du royaume.

L’enfance et l’adolescence de Louis XIV, d’une façon générale, sont marquées par l’activité physique : le jeune homme chasse beaucoup (cela fait partie de l’éducation, virile, du roi) et adore la danse. Laissez de côté vos préjugés du genre : Louis XIV attend tranquillement dans les bois qu’on lui rabatte le gibier puis s’en va danser aimablement le menuet….

Non, la chasse royale se fait « à courre » : c’est une activité physique fatigante où l’on chevauche de longues heures dans la forêt et où, après que la meute ait traqué la bête, on la « force » (poursuit) puis on la « sert » (achève) au couteau ou à l’épieu.

Quant à la danse, ceux qui la pratiquent sérieusement savent combien l’activité est exigeante (et ce sera le cas pour Louis XIV, qui aime notamment à pratiquer les sauts, très physiques, devant lesquels s’esbaudissent les courtisans) : on est loin des ballets compassés des films de cape et d’épée de notre enfance…

Les activités « physiques » en tous genres de Louis XIV ne sont évidemment pas sans risque : en 1655, à 17 ans, il contracte une blennorragie (maladie sexuellement transmissible de nature infectieuse, vulgairement appelée « chaude-pisse » chez l’homme, où elle provoque de vives douleurs dans l’urètre au moment de la miction). Jamais totalement soignée (la pénicilline ne sera découverte que dans l’entre-deux guerres), elle le fera souffrir par la suite de nombreuses années : un royal cadeau dont se seraient certainement passées les diverses amantes d’un soir du jeune monarque…

1658 : Des vingt ans enfiévrés

En 1658, Louis XIV a vingt ans et, au siège de la ville de Bergues (c’est dans ch’Nord, tout l’monde le sait maintenant !…), il contracte une forte fièvre (sans doute la typhoïde). Durant quelques jours, on craint le pire. On lui administre même les derniers sacrements mais, à la surprise générale, le roi recouvre la santé.

1663 : Des thérapies hasardeuses pour une prophylaxie inexistante

Louis XIV concentre maintenant tous les pouvoirs et c’est avec inquiétude qu’on le voit contracter, en 1663, la rougeole, dont il réchappe encore une fois et sans séquelle.

Durant tout ce temps, son Premier médecin est donc Antoine Vallot. Antoine Vallot est diplômé de la faculté de Médecine de Montpellier, laquelle entretient une concurrence acharnée avec celle de Paris qui, évidemment, la dénigre. Ses comptes-rendus de la santé du roi portent ainsi la marque des justifications permanentes qu’il doit faire de ses ordonnances et du triomphalisme qu’il manifeste à travers le récit des royales guérisons qu’il s’attribue.

Ne nous imaginons pas les médecins du roi à l’image de ceux décrits avec acidité par Molière : chapeaux pointus, emploi d’un latin de cuisine destiné à impressionner les néophytes et moult référence à des personnages antiques pour masquer leur incompétence. Il s’agit là d’une caricature délibérément outrancière à usage uniquement comique (un peu comme si la postérité utilisait les sketches de Thierry le Luron pour se faire une idée du comportement des hommes politiques)… Le Premier médecin du Grand Siècle est en réalité un professionnel sincère qui bénéficie d’un prestige important. Proche du quotidien du roi, c’est un personnage-clé de la vie de la cour, il est systématiquement anobli et, forcément, largement rémunéré.

Il n’en reste pas moins que… son efficacité reste redoutablement limitée.

La médecine part en effet du postulat de l’existence d’« humeurs » dans le corps, dont l’équilibre doit être rétabli prioritairement par l’exercice de saignées et de purges ! Louis XIV les déteste ouvertement. Il le dit souvent. Il proteste parfois. Il s’y soumet toujours.

LOUIS

Le médecin du Grand Siècle observe beaucoup mais systématise peu l’analyse des résultats des expérimentations et des remèdes (il ne fait pas de « back testing » dirions-nous aujourd’hui). Il innove aussi en attribuant, sans aucune base expérimentale préalable, des vertus thérapeutiques à l’antimoine (proche de l’arsenic !), le quinquina, l’eau minérale (des Vosges), le thé, le café, le bain… Les vertus diverses de ces produits et pratiques existent certainement mais sont, hélas, rarement adaptées de façon spécifique aux diverses afflictions du roi !

Le médecin du Grand Siècle ne développe non plus quasiment aucune prévention des affections : régime alimentaire ou hygiène de vie. Par ailleurs, nombre de ses connaissances reposent en réalité sur des conceptions erronées car jamais vérifiées cliniquement (ex. : on croit que c’est le foie qui produit le sang : on sait aujourd’hui que c’est la moelle osseuse).

L’ardeur de Louis XIV ne concerne pas seulement les arts de la table, elle s’exerce également dans les arts de la guerre. En dépit de son mariage, c’est prioritairement avec l’Espagne (dont les souverains Habsbourg, par leurs possessions, encerclent le royaume de France) que Louis XIV ferraille.

Au plan intérieur, c’est avec le pouvoir religieux que Louis XIV a maille à partir : il ne cesse d’affirmer son pouvoir sur l’Eglise de France (ponction fiscale accrue) et de renforcer l’indépendance de celle-ci face à l’autorité du pape, affaiblissant la puissance de l’ordre des Jésuites. Cette politique lui attire la haine des franges les plus conservatrices de l’aristocratie (le « parti des dévots »), par ailleurs choquées des mœurs dissolues du monarque…

Louis XIV mange donc beaucoup, à tous les repas qui se prolongent tard dans la nuit avec les « médianoches », ces repas pris après minuit qui suivent un jour imposé comme « maigre » par la religion… Autant que la danse ou la chasse, plus encore que le lever, le coucher ou le passage à « la chaise percée », Louis XIV donne ses repas en spectacle à ses courtisans, sommés de venir le contempler manger pour se convaincre que, en ce domaine aussi, il fait des prouesses et des exploits qui imposent l’admiration.

Alors, forcément, Louis XIV est rapidement confronté à des problèmes récurrents de digestion. Contre ceux-ci, on prescrit quelques rares diètes, courtes et vite suivies d’un nouveau banquet : le monarque préfère endurer purges et lavements, à l’issue desquels les médecins examinent attentivement les royales déjections : quantité, forme, couleur sont longuement décrites, à défaut d’être correctement analysées.

De toute façon, les médecins ne savent pas traiter le diabète (de « type 2 » c’est-à-dire « gras ») dont va progressivement souffrir le roi. Ils peinent aussi à soulager ses nombreuses migraines.

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1671 – 1692 : L’archiatre Antoine Daquin, médecin de la plénitude royale

A partir de 1671, c’est un dénommé Antoine Daquin.qui, succédant à Antoine Vallot, prend la place de Premier médecin (« archiatre ») du roi Louis XIV, lequel a maintenant 33 ans. Comme son prédécesseur, il a été formé à la prestigieuse faculté de médecine de Montpellier. Particularité : c’est un descendant d’un célèbre rabbin, Philippe Daquin.

Ce n’est pas tant sa compétence que ses manières personnelles qui suscitent la réprobation de ses contemporains : Daquin apparait ambitieux et sans scrupule, pratiquant le népotisme (c’est assez courant mais pas très digne) mais aussi, dit-on, monnayant pour son compte l’accès au monarque (c’est plus fâcheux). Il fait l’objet d’attaques de plus en plus violentes de la part de divers envieux ou de gens légitimement indignés.

EXTRAIT d’un article paru sur le blog : LA PLUME ET LE ROULEAU

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AMBROISE PARÉ LE CHIRURGIEN DES ROIS

 

ambroise paréLa préoccupation du pouvoir royal pour les militaires blessés au combat remonte bien en deçà de l’année 1708. La grande figure d’Ambroise Paré, au XVIe siècle, illustre déjà la mission du médecin à la suite des troupes et, dès 1629, le code Michau s’est efforcé de bâtir un cadre médical militaire stable en demandant la création d’un hôpital dans chaque armée.

L’organisation et l’entretien de ces premiers « hôpitaux militaires », ont fait partie, dès lors, des attributions normales des secrétaires d’État de la guerre : Vauban en construisit dans chacune de ses citadelles, et l’un des commis des bureaux de la Guerre sous le règne de Louis XIV était, à l’image de Jean- François Fumeron en 1705, officiellement chargé « des hôpitaux de places et de la suite des armées, et de leurs équipages », ainsi que « des médecins, chirurgiens, controleurs et autres employez dans les hôpitaux ».

La guerre de succession d’Espagne (1701-1713), toutefois, provoqua une série de mesures nouvelles dans l’administration militaire. En matière de santé, il est permis de penser que la durée des hostilités et la succession de batailles sanglantes avaient multiplié le nombre de soldats blessés et contribué à une nouvelle prise de conscience de la nécessité de les soigner, alors même que le recrutement se faisait chaque année plus difficile. Mais c’est sans doute plus pour combler les déficits de la campagne en cours que pour venir en aide aux soldats mourants que Michel Chamillart, qui cumulait depuis 1701 le département de la guerre et le contrôle général des finances, créa en décembre 1703 deux charges de « directeurs généraux des vivres, étapes, fourrages et lits d’hôpitaux ».

La crise financière que traversait la monarchie imposait de trouver des sources nouvelles de revenus et la création d’offices, même si personne n’était dupe de son caractère artificiel, était l’une de ces sources.

L’« édit du roi portant création d’offices de conseillers de Sa Majesté, médecins et chirurgiens, inspecteurs généraux et majors à la suite des armées, dans tous les hôpitaux, villes-frontières et anciens régiments », donné à Versailles en janvier 1708, n’est pas autre chose, au premier regard, qu’une nouvelle mesure à portée financière qui vient, dans la collection de textes réglementaires du département de la Guerre, juste après l’édit de novembre 1707 « portant création des offices de lieutenants, greffiers et archers des maréchaussées », et juste avant celui de mars 1708 « portant création d’offices de l’artillerie ». Son préambule invoque certes des motifs charitables : « Les services importants que nos troupes nous rendent nous engageant de veiller à leur conservation et soulagement dans leurs maladies et blessures, nous avons cru ne le pouvoir faire d’une manière plus avantageuse pour elles qu’en établissant pour toujours à la suite de nos armées et dans les hôpitaux de nos places de guerre des médecins et chirurgiens généraux et particuliers en titre d’offices, qui  aient la capacité et l’expérience nécessaire pour bien panser et médicamenter les officiers et soldats ».

Mais la  première conséquence du texte fut la mise sur le marché de 271 charges nouvelles – 4 médecins-inspecteurs  généraux, 50 médecins-majors pour les places, 4 chirurgiens inspecteurs généraux, 4 chirurgiens-majors des camps et armées, 209 chirurgiens majors dans les places et les unités –, valant chacune plusieurs dizaines de milliers de livres, et l’obligation probable faite aux titulaires de ces postes par commission de les acquérir.

Si l’aspect financier est indéniable, pourtant, l’examen du texte montre que ses rédacteurs, sans doute membres des bureaux de la Guerre, avaient conscience des réalités de la médecine aux armées, et s’efforcèrent de renforcer son poids et son efficacité. La hiérarchie adoptée entre médecins (ou chirurgiens) inspecteurs et praticiens à demeure dans les places ou les unités, l’exigence d’envois réguliers de procès-verbaux au département de la Guerre, le lien signalé avec intendants et commissaires des guerres correspondaient au mouvement de modernisation administrative qui marque la fin du XVIIe siècle. Afin d’écarter les charlatans, l’achat d’une charge nouvelle était soumis à l’approbation du premier médecin ou du premier chirurgien du roi, puis à l’agrément du secrétaire d’État de la guerre.

Prothèse chez Francesca

Des privilèges, d’autre part, montraient la considération du pouvoir royal pour les membres de ce corps médical en puissance : les acquéreurs ne dérogeaient pas, étaient exemptés du logement des gens de guerre, bénéficiaient de facilités d’emprunt et d’un logement gratuit dans leur lieu d’exercice. Surtout, leur avenir après les hostilités était assuré : chacun d’entre eux pourrait exercer dans sa ville de résidence, ou dans tout autre lieu qu’il lui plairait, sans que la communauté des médecins en place puisse s’y opposer. Si l’on ajoute à cet ensemble de règles, avec D. Voldman (1), que l’édit de 1708 fournit la première liste détaillée d’hôpitaux militaires du royaume, il faut conclure qu’il fut bien, malgré lui peut-être, à l’origine d’un corps qui, trois siècles plus tard, sous le nom de Service de santé des armées, poursuit, dans ses hôpitaux ou sur le terrain, la même mission. Et ce n’est pas le moindre des paradoxes de voir qu’un texte pris dans l’urgence pour remplir les caisses désespérément vides de l’État, portait en lui les germes d’une administration qui sut, en trois cents ans d’existence, sauver une quantité innombrable de vies humaines.

Emmanuel Pénicaut – conservateur du patrimoine au service historique de la Défense

SOURCE / 1. D. VOLDMAN, Les hôpitaux militaires dans l’espace sanitaire français (1708-1789), Paris, 1980.

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Travail de fond sur nos différentes mémoires

 

mémoireLa mémoire récente

Cette mémoire à court terme est la plus facile à traiter. En effet, elle est aisée à « remonter » car nous en gardons les moindres détails dans nos neurones. Ainsi, une dispute ayant eu lieu dans le passé récent (moins d’un mois) a pu laisser dans les corps subtils une surcharge émotionnelle qui empêche la personne d’être décontractée, sereine et joyeuse. Elle ressasse souvent, parfois même à son insu. Quand on traite ce genre de cas, il est aisé de lui faire revivre cet événement afin de l’en libérer. Pour cela, nous employons la technique du « troisième point de vue ». Après une relaxation rapide qui met la personne en alpha, on lui suggère de se voir elle-même face à l’autre personne, comme si elle assistait à la scène, mais de l’extérieur. Ainsi, grâce à cette position de « troisième point de vue » elle peut être émotionnellement plus détachée et plus lucide sur ce qu’il s’est réellement passé. Sans entrer dans les détails, le succès de cette séance tient pour beaucoup à la capacité de se remettre en question et de savoir pardonner.

La mémoire à long terme

Elle va d’un événement qui a eu lieu il y a quelques années jusqu’à ceux, plus lointains, de la petite enfance. Plus l’événement est ancien, moins les neurones sont nombreux à s’en souvenir et moins les synapses peuvent établir de connexions pour que la personne s’en souvienne en détails. Toutefois, le passage à l’état alpha permet de « remonter » l’événement et de le faire revivre, toujours grâce à technique du « troisième point de vue ». Mais parfois, il a été particulièrement traumatisant (abus sexuel, violence, par exemple) et il est nécessaire d’employer d’autres techniques. Parmi celles-ci, il en est une qui est souvent efficace: celle du « dialogue d’âme à âme ». Sans entrer dans les détails, on suggère à la personne de parler intérieurement à l’âme de son agresseur en lui faisant comprendre à quel point elle a pu être blessée et traumatisée. Bien entendu, il va de soi que ce dialogue d’âme à âme doit être dépourvu de haine et de tout ressentiment. On se situe ici au niveau de l’âme et celle-ci est au-dessus de tout affect. Seule compte sa progression spirituelle et sa libération des pièges de l’incarnation. L’étape finale du pardon est souvent une véritable libération…

La mémoire prénatale

Elle est souvent dénigrée par les thérapeutes et pourtant, elle est à l’origine de nombreux comportements négatifs, comme la fuite devant les responsabilités (bébé né par césarienne ou se présentant par le siège) et l’angoisse de la séparation (bébé ayant ressenti les disputes de ses parents dans le ventre de sa mère). Là aussi, les neurones sont moins nombreux à s’en souvenir mais à force de patience, le thérapeute parvient à faire régresser la personne jusqu’à cette période prénatale. On utilise alors une technique que j’appelle « le changement de programme ». On amène le bébé à revivre les choses différemment, après avoir dialogué d’âme à âme avec sa mère, par exemple. Chaque cas est particulier, chaque vécu est différent, mais l’on a parfois les larmes aux yeux quand on constate que la guérison est en bonne voie…

niveaux conscience

La mémoire antérieure

Cette mémoire est constituée par la somme des événements vécus dans les vies antérieures, qu’elles soient récentes ou très très anciennes. Ainsi, il m’est arrivé de « remonter » des vies au temps du Moyen-âge, des pharaons, et même à l’époque préhistorique. On peut ne pas y croire, mais lorsque vous constatez que le vécu émotionnel est encore présent dans les cellules, au point que la personne en pleure (de peine ou de joie, selon les cas) cela donne à réfléchir. Bien entendu, ce genre de séances nécessite une maîtrise particulière et une certaine éthique déontologique. On n’entre pas dans le karmique comme dans un moulin et on se doit de connaître les techniques qui permettent d’en revenir sans encombre, tant pour la personne que pour soi-même. Sans entrer dans les détails, les différents plans de conscience du monde invisible ne sont pas toujours paradisiaques…

Le travail sur soi

Pourquoi est-il souhaitable de travailler sur ces schémas négatifs du passé ? Il y a encore quelques années (avant 2006) il n’était pas nécessaire de travailler sur soi lorsque l’on reproduisait un schéma négatif hérité des vies antérieures. Mais de nos jours, si l’on ne s’en occupe pas, il revient comme un boomerang quelques jours, voire quelques heures après. Si on en prend conscience et qu’on « répare » rapidement (en présentant sincèrement ses excuses, par exemple) le mal est déjà moindre. Mais si l’on campe sur ses positions ou que l’on refuse de se remettre en question, le retour de karma est immédiat! Il peut alors prendre la forme d’une « situation miroir », à notre désavantage bien entendu, afin que l’on comprenne là où le bât a blessé, d’une personne du passé antérieur qui apparaît soudainement (comme par hasard) dans notre vie, ou encore sous la forme d’une maladie, toujours pour que l’on en prenne conscience et que l’on change en profondeur.

La période cruciale que nous vivons, en cette période charnière – et qui doit en principe prendre fin le 28 octobre 2011* – est donc une période de préparation à un changement drastique de nos croyances, de notre mode de vie et de la façon dont nous envisageons l’avenir. Plus que jamais, nous sommes appelés à vivre en harmonie avec nos proches et à ouvrir notre coeur afin d’accéder à l’amour compassionnel et au véritable bonheur, même si l’ego doit y laisser quelques plumes…

C’est le Divin en nous qui rappelle à l’ordre notre conscience en lui intimant de faire rapidement le point. C’est pourquoi, même au niveau social, nous voyons toutes les « casseroles » du passé réapparaître dans un vacarme assourdissant : la pollution et les catastrophes qui en résultent, les scandales financiers, les « affaires » en politique, les scandales qui éclaboussent l’Eglise, bref la liste est trop longue…

Et nous voici donc parvenus en fin de cycle, sur tous les plans, tel l’Ourobouros de la Tradition hermétique.

encens

Le monde de demain

Il est certes très difficle de prévoir comment ce changement s’effectuera et en combien de temps. Cela peut prendre quelques dizaines d’années pour se mettre en place et cela peut aussi être très rapide, notamment si la fréquence d’événements catastrophiques s’accélère. Mais ce qui est certain, c’est que les personnes qui auront anticipé les choses en travaillant sur elles ou en se remettant en question dans tous les domaines de leur vie seront plus à même de négocier aisément les changements à venir.

Tout se passe comme si le Divin en nous ne supportait plus nos contradictions profondes, nos limitations et nos travers négatifs. Serions-nous destinés à devenir des saints ? Alors, il y a vraiment du travail!

Extrait d’un texte de Patrick Giani 2010 * Date réelle de la fin du Calendrier Maya, selon Carl Johan Caleman, le spécialiste en la matière. Lire cet article.

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Plus fraîche est la plante, plus efficace elle sera

 

plantes fraichesAux origines de l’humanité, l’homme de Cro-Magnon enterrait ses morts avec ces outils et des fleurs. Pourquoi des fleurs : était-ce une marque d’affection ou un signe d’immortalité ?

Nous avons tous accès aujourd’hui à la « puissance grisante des antibiotiques ou à l’action des anti-inflammatoires (…) Mais les antibiotiques à force d’être automatiques sont devenus moins opérants ». Autant d’indications pour redécouvrir les plantes qui ne sont plus un simple effet de mode ou une médecine de grand-mère.

Autrefois chacun avait la connaissance, au moins élémentaire, du pouvoir des plantes même celles des plus communes. Nul besoin d’aller dans des contrées exotiques pour trouver la plante qui vous aidera. On sait aujourd’hui que l’homme interagit avec son environnement immédiat : un européen réagira mieux à des plantes européennes qu’à des plantes originaires d’autres continents. C’est du simple bon sens. En effet, son organisme est adapté à un type de biotope, à l’instar des plantes qui elles-mêmes sont adaptées à un climat, à la composition du sol, à la pluie, à l’air, etc…

Aussi, il suffisait de se promener dans la nature environnante et de cueillir les plantes qui nous étaient utiles pour soulager tel ou tel problème :

– Un sommeil perturbé ? La racine de valériane faisait l’affaire.

– Une inflammation ? Une décoction de feuilles de cassis avait le pouvoir de l’apaiser.

– Une baisse de tonus ? Une soupe d’ortie redonnait la vitalité !

Et l’on pourrait multiplier les exemples : prêle, pissenlit, reine des prés, tribulus, passiflore, etc… Hélas, assez rapidement, Le métier d’herboriste a aussi quasiment disparu, les pharmaciens ne l’exerçant plus. D’ailleurs, de nos jours, on ne parle plus vraiment d’herboristerie mais de phytothérapie (phytos = plante, thérapeuo = soigner en grec).

Face à ce constat, doit-on continuer à se gaver de produits chimiques de synthèse pour essayer de soulager tel ou tel souci ? Va-t-on sérieusement se priver des bienfaits de la nature ?

La phytothérapie offre des solutions novatrices : aujourd’hui, nous avons la capacité technologique de conserver la plante fraîchement cueillie dans des petits flacons. D’une certaine manière, c’est l’association de l’herboriste et de la technologie.

En effet, grâce à une technique de fabrication innovante (et brevetée), le laboratoire Synergia a mis au point un procédé de fabrication qui garde intactes toutes les propriétés de la Plante Fraîche. Ce procédé s’appelle Suspension Intégrale de Plantes Fraîches (S.I.P.F).

Le principe est simple : la totalité ou totum de la plante fraîchement ramassée est, après récolte, immédiatement mise en suspension c’est-à-dire dans un liquide qui la conserve.

Plus fraîche est la plante, plus efficace elle sera.

Ainsi, nous ne recommandons pas les plantes sous la forme de gélules ou de capsules. Car, à travers tous les processus de transformation, les principes actifs seront détériorés d’une manière ou d’une autre : extraction avec solvant, filtration, chauffage ou séchage entraînent une dégradation enzymatique des nutriments. De même, le fait d’isoler (d’extraire) un seul principe actif rendrait inopérante l’efficacité de la plante.

En l’occurrence, seule la présence de tous ses propres principes actifs permet 2 choses :

– l’effet totum de la plante : « le Tout (totum) est plus que ces parties ». Grâces à la présence des principes actifs que nous connaissons et ceux que nous ne connaissons, on peut dire que la plante comme la valériane sera plus efficace dans cette forme en suspension que sous la forme d’un cachet.

– Le fait de conserver l’ensemble des principes actifs connus et inconnus réduisent de facto les éventuels effets indésirables voire les fait disparaître totalement.

artichaut

 

Prenons un exemple concret : l’artichaut. C’est une plante fragile dont les principes actifs se dégradent très rapidement une fois ramassé. En bloquant immédiatement après la récolte ce processus de dégradation, la forme SIPF lui conserve tout son potentiel d’action. Dans le cas de l’artichaut, il a des propriétés hépatiques et digestives. En effet, l’artichaut contribue à augmenter la production de bile dans le foie, ce qui facilite la digestion et l’élimination des lipides.

La valériane, quant à elle, est devenue la plante emblématique du sommeil. Déjà connue à l’époque de l’empire romain (l’écrivain latin Pline l’Ancien en parle), elle a su garder ses lettres de noblesse parce qu’elle contient des valépotriates qui sont responsables en grande partie de sa remarquable efficacité. La valériane aide à trouver un sommeil réparateur et aide au maintien d’une qualité de sommeil optimale. Vous vous jetez naturellement dans les bras de Morphée ! Sous sa forme SIPF, les personnes à l’odorat sensible sont parfois surprises par la forte odeur qui se dégage à l‘ouverture du flacon. C’est normal ! C’est un gage de qualité et de fraîcheur.

prele

Quant à la prêle, c’est une plante commune que l’on trouve dans les champs, au bord des chemins vicinaux. Elle était autrefois utilisée par les romains (encore eux !) pour se redonner du tonus et soigner plus rapidement les fractures, semble-t-il. Cela s’explique par sa forte teneur en oligo-éléments, notamment en silicium. Sous la forme SIPF, le liquide est très visqueux justement à cause de la présence du silicium organique. Lorsque l’os est fragilisé, la prêle va redonner les moyens aux cellules osseuses et donc au squelette, de trouver une solidité accrue.

Une plante tombée dans l’oubli a retrouvé un certain lustre depuis la découverte de la résistance bactérienne aux antibiotiques. D’après le docteur Jacques Labescat (1), elle aurait une action supérieure à certains médicaments classiques. Elle est aussi bien curative que préventive contre le rhume et la grippe. Mieux, elle a la capacité à inhiber la croissance de certains germes dont le staphylocoque doré et le colibacille. Son action immuno-stimulante est attribuée à des polysaccharides ayant une action renforçant celles des cellules actives dans la lutte contre les infections : les macrophages. D’après une méta-étude compilant 14 études scientifiques elle diminue les chances de développer un rhume de 58%. Et si, malgré tout, vous attrapez un rhume, elle en diminue la durée de 1 à 4 jours (2) !

la fleur

Cependant, l’échinacée (Echinacea purpurea en botanique, on prononce é-ki-na-ssé), puisque c’est d’elle dont il s’agit, sera efficace que si elle est utilisée en son entier et fraîchement ramassée. Seul la forme SIPF en garantie la fraîcheur et le totum.

Aujourd’hui, ce sont 16 plantes que l’on peut trouver selon le processus S.I.P.F. : artichaut, aubépine, bardane, cassis, échinacée, fucus, marron d’Inde, mélilot, mélisse, millepertuis, ortie, passiflore, pissenlit, prêle, reine des prés et valériane.Le brevet est détenu par le laboratoire Synergia qui en a l’exclusivité de la production et de la commercialisation.

Les SIPF se trouvent en pharmacie ou directement ici avec le code PS1.

    Je découvre les SIPF      

(1)Docteur Jacques Labescat, Les Plantes, éditions Cogid, 2017.

(2)Sachin A. Shah, Stephen Sander, C. Michael White, Mike Rinaldi, Dr Craig I. Coleman : Evaluation of echinacea for the prevention and treatment of the common cold: a meta-analysis, The Lancet, Volume 7, No. 7, p473–480, juillet 2007.

Livre

Les plantes

Par ailleurs, le livre Les Plantes du Docteur Labescat reprend dans le détail les plantes citées ici, avec plein d’autres aussi. Vous y découvrirez des recettes à base d’huiles essentielles et de SIPF. Ce livre a été publié par les éditions Cogid et est disponible encore aujourd’hui au prix de 12€.

Nous le proposons au prix de 3€ pour toute commande passée avec le code PS1. 

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 Traditions et bonnes pratiques que la fumigation

 

Les peuples traditionnels ont tous eu recours à la fumigation, méthode primitive de purification de l’atmosphère souvent teintée d’aspects énergétiques et religieux. Faire brûler de l’encens est aujourd’hui encore une pratique courante, peut-être plus axée désormais sur la convivialité que sur le nettoyage énergétique ou la recherche spirituelle. Elle n’en reste pas moins une technique efficace pour nettoyer l’air ambiant d’un lieu de vie pour qu’on s’y sente mieux, moyennant certaines précautions.

Des confins de l’Himalaya aux vastes plaines de lAmérique du Nord, en Orient, mais aussi en Europe ou encore en Russie, est-il un endroit sur terre où le brûlage de végétaux à des fins de purification n’a pas été utilisé ? Qu’il s’agisse de purifier des temples, des maisons ou des hôpitaux, de chasser la maladie ou les mauvais esprits, d’entrer en contact avec des défunts, des divinités ou d’atteindre soi-même un état modifié de conscience, la fumigation a été pendant des siècles une pratique quasi universelle.

les plantes à bruler

Des centaines de plantes brûlées de par le monde

La fabrication traditionnelle fait exclusivement appel à des produits naturels végétaux. Pour sa confection, la méthode chinoise veut que le bâtonnet ‒ généralement un fragment de bambou ‒ soit trempé dans l’eau puis dans une poudre de plante adhésive, le plus souvent Gonostegia hirtaou Basella alba.

On réhumidifie l’ensemble, puis on le trempe dans de la poudre déshydratée de Pinus yunnanensis(un conifère de la province du Yunnan) qui sert à améliorer la combustion. Après un nouveau bain, le bâtonnet est cette fois trempé dans la poudre d’encens, opération renouvelée jusqu’à ce qu’on obtienne l’épaisseur recherchée. Enfin, les bâtonnets sont pétris pour affiner leur forme et mis à sécher.

L’un des composants les plus utilisés dans l’élaboration des encens de tradition chinoise est la poudre du cyprès de Chine (Cupressus funebris), très prisé pour son parfum agréable et ses propriétés toniques et équilibrantes. On lui adjoint souvent la gaulthérie odorante (Gaultheria fragrantissima), le troène (Ligustrum sempervirens), le pistachier (Pistacia weinmannifolia), le genévrier (Juniperus squamata) ou encore le cornouiller (Cornus oblonga), des espèces implantées sur de vastes surfaces en Asie. Mais au total, ce sont les parties de plus de 400 espèces végétales qui sont susceptibles d’être utilisées ; arbustes, herbes, bois, écorces, racines, feuilles, exsudats…

Tuer les pathogènes et capturer les ions positifs dans l’air ambiant

Une étude indienne (1) a voulu mettre en lumière les véritables possibilités de la fumigation dans l’assainissement d’un espace confiné, comme dans une habitation. Elle a observé qu’une heure de fumigation par combustion d’un mélange de bois et d’herbes médicinales et odoriférantes (appelé havan samagri, très courant en Inde pour de nombreux rituels de purification) entraînait une réduction de 94 % de la population bactérienne aérienne.

Cette capacité de la fumée à assainir l’air ambiant d’un lieu clos perdure au-delà de 24 heures. L’absence de bactéries pathogènes comme Corynebacterium urealyticum (responsable de cystites), Enterobacter aerogenes (responsable de maladies nosocomiales), Kocuria rosea (pathogène opportuniste), Staphylococcus lentus (maladies nosocomiales) ou encore Xanthomonas campestris pvtardicrescens (pathogène des plantes), même trente jours après la fumigation, démontre le potentiel bactéricide de la fumigation aux plantes médicinales.

Quand on sait que l’air ambiant, dans les pays développés comme dans les lieux plus reculés, à l’intérieur autant qu’à l’extérieur, peut véhiculer jusqu’à 1 800 types différents de micro-organismes, dont de nombreuses souches bactériennes pathogènes et résistantes, on mesure mieux l’intérêt que peut revêtir la fumigation aux plantes médicinales et odoriférantes.

La fumée des plantes ainsi comburées capte de grandes quantités d’ions positifs. Ceux-ci servent prioritairement de véhicules aux microparticules pour qu’elles puissent se maintenir en suspension dans l’atmosphère. Lorsque les ions négatifs sont majoritaires, les poussières se déposent. Un air saturé d’ions positifs est délétère pour la santé, tandis qu’une atmosphère riche en ions négatifs (comme au bord de la mer ou à la montagne) est au contraire très bénéfique, notamment pour les voies respiratoires, le système immunitaire et l’équilibre psychique.

Sur les plans subtils aussi…

Les peuples anciens n’avaient aucun moyen de contrôler scientifiquement l’effet de la fumigation en mesurant la teneur de l’atmosphère en ions ou en bactéries. Si elles l’avaient pu, la dimension spirituelle et énergétique de cette pratique en aurait-elle été diminuée ? Pas sûr, car elle reste bien vivante encore aujourd’hui. Après tout, l’une n’exclut pas l’autre. L’expansion planétaire du bouddhisme à partir des années 1970, qui s’en sert notamment pour la méditation, n’est sans doute pas étrangère à la popularisation de l’utilisation récréative des encens.

Sur tous les continents, les hommes ont pratiqué la fumigation pour honorer leurs dieux, éloigner les mauvais esprits ou accompagner leurs rituels. Les Mayas se servaient du copal ‒ résine semi-fossile provenant généralement du courbaril (Hymenaea courbaril), un arbre tropical d’Amérique du Sud ‒ pour honorer leurs divinités, de même que les Incas pour célébrer le dieu soleil. Les Égyptiens faisaient brûler le kyphi en l’honneur de leur propre dieu solaire, Rê. Cette appellation d’encens recouvre diverses recettes comprenant entre dix et cinquante ingrédients, comme le miel, la cannelle, la myrrhe et le bois de santal.

Plutarque évoque ainsi les effets du kyphi dans ses Œuvres morales : « Il s’en exhale une vapeur suave et profitable, qui change les conditions de l’air. Cette vapeur s’insinuant dans le corps au moyen du souffle, le berce d’une manière douce et insensible, l’invite au sommeil, et répand autour de lui une influence délicieuse. Les soucis journaliers, qui sont comme autant de chaînes si pénibles, perdent de leur douleur et de leur intensité ; ils s’affaiblissent et se relâchent, sans le secours de l’ivresse… De cette manière se charment et s’adoucissent les troubles et les désordres de l’âme. »

fumigationI

S’il n’existe à peu près aucune trace d’utilisation proprement médicale du kyphi, il n’en va pas de même du copal. Différentes études en Israël, au Pays de Galles et aux États-Unis ont confirmé son aptitude à créer une atmosphère paisible, propre à influencer le mental de manière positive et relaxante. En brûlant, ce type d’encens active les canaux cérébraux qui soulagent l’anxiété et la dépression. Il s’est aussi révélé capable de réduire la tension artérielle, d’atténuer les maux de tête, de stimuler la concentration et la créativité… et de favoriser le bien-être et le plaisir.

Quelles plantes utiliser en fumigation ?

Les plantes à brûler présentent à peu près toutes des qualités purificatrices sur les microparticules et les bactéries en suspension dans l’atmosphère, même si elles peuvent différer d’une espèce à l’autre. Leurs influences sur les plans de la santé, du mental et de l’énergétique diffèrent plus volontiers :

  • La sauge: de tradition amérindienne, mais aussi celtique, la combustion de sauge blanche (Salvia apiana) a été utilisée en Europe lors des grandes épidémies. Elle produit une fumée dense et « agglutinante » qui capte tout ce qui traîne dans l’atmosphère. D’abord montante lorsque chaude, la fumée de sauge redescend vers le plancher en se refroidissant. Il est donc important de bien laver les sols après une fumigation à la sauge.
  • Le cèdre: sa fumée est purificatrice et prédispose au calme et à la sérénité. Il est censé attirer les énergies bénéfiques et favoriser l’harmonie et l’entente entre les personnes. On utilise principalement les copeaux de bois ou les épines du Red cedar (Thuja plicata).
  • Yerba Santa: cette plante (Eriodictyon californicum) pousse dans les collines arides de Californie et du nord du Mexique. Aussi utilisée en tisane dans la tradition amérindienne pour les affections du système respiratoire, Yerba Santa permet l’enracinement, renforce la confiance en soi et la croissance intérieure, tout en ouvrant à l’amour. Idéale pour les cœurs brisés.
  • Le romarin: il peut être brûlé de la même manière que la sauge, confectionné en petit fagot. D’ailleurs on peut très bien associer les deux. Le romarin évoque la notion de « nouveau départ », qu’il s’agisse de changer une habitude ou de commencer une nouvelle relation ou une nouvelle carrière.
  • L’encens de benjoin: composé de résine naturelle et d’huile essentielle de benjoin roulé autour d’une tige de bambou, cet encens est purifiant et antiseptique, particulièrement bénéfique aux bronches. Il fixe très bien les odeurs. Symbole de prospérité, le benjoin est censé calmer le mental et favoriser l’évolution personnelle.
  • Le bois de cade: arbuste méditerranéen assez commun dans les garrigues du midi, son bois fut longtemps utilisé en fumigation pour éloigner les insectes et assainir les hospices, car la fumée de cade est un excellent bactéricide. Elle aide également à contrôler les addictions et l’anxiété.

fumigation

Côté pratique, les herbes et plantes aromatiques pouvant être fumigées se trouvent généralement sous forme de cônes, de bâtonnets, de poudre ou de brins conditionnés en petits fagots (appelés « smudge ») à consumer sur un support adapté ‒ coupelle de terre cuite, coquillage épais…

Il existe de nombreux autres produits et assemblages à faire brûler vendus sous le vocable d’encens, mais intégrant des composants synthétiques qui peuvent se révéler dangereux.Dans ce cas, ce n’est guère plus recommandable que les sprays destructeurs d’odeurs et autres diffuseurs de parfums totalement synthétiques vantés sur le petit écran.

Quoi qu’il en soit, pour tirer les bénéfices d’une authentique fumigation tout en évitant ses inconvénients, veillez à ce que ceux que vous choisirez soient exclusivement composés d’ingrédients naturels. Une fois la fumigation terminée, aérez quelques instants. Idéalement, passez un coup de chiffon à poussière humecté et lavez le sol pour débarrasser la pièce des derniers miasmes neutralisés par la fumée.

1. Division of Plant-Microbe Interactions, National Botanical Research Institute, Rana Pratap Marg, Lucknow 226001, India

Source : https://www.plantes-et-sante.fr

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