INTENTION, RESPIRATION, MOUVEMENT


Le Qi gong (système Pinyin), aussi écrit Chi Kung (système Wade-Gilles) est une science qui permet de plonger profondément dans le corps et l’esprit humain et qui vise la découverte des secrets de jouvence. Il permet de manifester les pouvoirs humains et de découvrir la sagesse profonde.

Par ailleurs, le Qi Gong est un exercice médical et sanitaire dont l’histoire remonte à plusieurs milliers d’années en Chine. Cet art d’entraînement personnel, non seulement du corps et de l’âme mais également de projection de l’énergie, sert à prévenir et à guérir les maladies, ainsi qu’à protéger et à renforcer la santé pour vivre mieux et plus vieux. Le Qi Gong fait partie du patrimoine inestimable de la culture chinoise ainsi que des méthodes traditionnelles de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC).

le QI chez francesca

QI ou CHI veut dire air, prana, ÉNERGIE, orgone, éther, respiration…. et GONG ou KUNG, exercice, travail, MAÎTRISE, temps, réussite, fonction, accomplissement. La juxtaposition des deux idéogrammes donne le concept de «maîtrise consciente de l’énergie», «maîtrise du souffle». Le terme Qi Gong renvoie également à la notion de pulsions électriques, telles que transmises par le système nerveux, ainsi qu’à la notion du principe moteur se trouvant derrière toute chose dans l’univers (vide quantique). En Chine, il y a plus de 10 000 versions reconnues de Qi Gong, un grand nombre d’entre elles étant utilisées pour guérir les maladies lorsque les patients ne veulent pas prendre de médicaments. Par ailleurs, de nombreux hôpitaux chinois emploient des médecins spécialisés en Qi Gong.

Le Qi Gong a été découvert en Europe et en Amérique il y a seulement environ 25 ans. Pourquoi? Parce que, d’un côté et depuis longtemps, les maîtres de Qi Gong gardaient leurs connaissances secrètes et ne les transmettaient que verbalement. D’un autre côté, le gouvernement chinois a toujours interdit, jusqu’à récemment et légalement, que le Qi Gong soit enseigné aux étrangers. Depuis peu, il y a une relâche en ce sens et certains maîtres ont quitté la Chine pour aller enseigner à l’étranger. C’est ainsi que les connaissances se sont répandues et se répandent rapidement. De plus en plus de gens apprendront et apprécieront le Qi Gong, dont la valeur thérapeutique est inestimable.

concept

QI GONG ET MÉDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE

Généralités sur le Qi Gong
Le Qi Gong est un art d’entraînement personnel du corps et de l’esprit créé par les Chinois au cours des siècles et millénaires pour améliorer la qualité de la vie, prévenir ou guérir les maladies, protéger et améliorer la santé, ainsi que prolonger la vie. C’est un des grands trésors du patrimoine culturel chinois ainsi qu’une composante à part entière de la médecine chinoise.

Le Qi Gong a une longue histoire et provient de diverses écoles. Il y a très longtemps, on lui donnait différents noms comme «Xing Qi» (promotion et conduction du chi), «Fu Qi» (Prendre le chi), «Tuna» (Expiration et inspiration), «Dao Yin» (induction et conduction du chi), «Angio» (Massage), «Shushu» (Breath counting), «Zuochan» (méditation assise), «Shi Qi» (vivre du chi), «Jingzuo» (rester assis tranquillement) et «Wogong» (exercices couchés). Étant donné que le chi interne (Nei Qi) du Qi Gong et le chi externe (Wai Qi) émis par les maîtres de Qi Gong est invisible et inaudible pour les personnes ordinaires, le Qi Gong est habituellement considéré comme une pratique mystérieuse et insondable. Mais c’est un art qui prend pourtant ses racines dans le matériel corporel.

Le concept du Qi Gong
Le Qi Gong consiste en l’art et l’aptitude à gérer le chi. Pour être plus exact, c’est une méthode par laquelle le praticien effectue des exercices physiques et mentaux en faisant entrer en jeu son initiative subjective. Pour atteindre ce but, le praticien doit associer la fonction de l’intention mentale aux postures et à la respiration pour agir sur tout l’organisme. D’un côté, le Qi Gong auto-régule activement les activités fonctionnelles de l’organisme et maintient un équilibre dynamique. De l’autre côté, il permet au corps d’engendrer une réaction d’emmagasinage d’énergie en réduisant la consommation d’énergie et en augmentant l’accumulation de celle-ci. Il harmonise ainsi le Yin et le Yang, amène l’énergie dans les méridiens et autres vaisseaux énergétiques, et émet le chi externe.

Les fondements théoriques du Qi Gong

Les fondements théoriques du Qi Gong sont étroitement liés à la théorie du Yin et du Yang, à la théorie du Zang Fu (organes et viscères) et à la théorie des méridiens et des autres vaisseaux propres à la MTC. Tous ces éléments servent à la pratique du Qi Gong.

1. Qi Gong et Yin-Yang
La théorie du yin-yang est issue de la vieille pensée philosophique de la Chine d’autrefois en même temps qu’elle constitue le fondement théorique de la Médecine traditionnelle chinoise, sur laquelle le Qi Gong est également fondé.

Dans la respiration, le mouvement de l’expiration est de nature yang, alors que celui de l’inspiration est de nature yin. L’expiration est dispersion, alors que l’inspiration est tonification. L’ouvrage Treasured Mirror of Oriental Medicine souligne que « l’expiration amène le chi à l’extérieur, c’est-à-dire qu’il est l’ouverture du yang. L’inspiration amène le chi à l’intérieur, c’est-à-dire qu’il est la fermeture du yin». Ces théories revêtent une grande importance pour le Qi Gong. Par exemple, les gens qui sont hyperactifs, c’est-à-dire yang et en excès de feu, devraient mettre l’accent sur l’expiration dans les pratiques afin d’éliminer l’excès de feu. Par contre, ceux ayant une déficience de yang et un chi faible devraient mettre l’accent sur l’inspiration, vu que le yang est déjà trop bas, pour amener le chi à l’extérieur.

Par ailleurs, vu que les quatre saisons de l’année présentent des variations climatiques – la tiédeur du printemps, la chaleur de l’été, la fraîcheur de l’automne et le froid de l’hiver – les pratiques devraient se faire en fonction de ces variations. Le chapitre «Sur la régulation des activités mentales en fonction des quatre chi» dit : «le printemps et l’été nourrissent le yang, alors que l’automne et l’hiver nourrissent le yin.» C’est un principe que l’on doit également respecter en Qi Gong.

méridiens2. Le Qi Gong et les méridiens
Le Qi Gong a été développé en fonction de la théorie des méridiens propres à la MTC. Sa pratique régulière rend évidente l’existence de ces méridiens, ainsi que les directions, croisements et interrelations entre les divers méridiens.

Les mouvements et exercices de Qi Gong comme la «circulation du chi dans le circuit céleste» et «la montée, la descente, l’ouverture et la fermeture du chi» sont des techniques très importantes qui permettent au chi de circuler normalement. Une autre technique, «la circulation du chi dans le petit orbite» (orbite microcosmique) permet au chi de circuler le long des vaisseaux Conception et Gouverneur. Quant à la circulation du chi dans le grand orbite (orbite macrocosmique), elle permet au chi de circuler dans les douze principaux méridiens et les huit merveilleux vaisseaux.

Le Qi Gong et les organes internes
Le Cœur gouverne les activités mentales et les émotions. En Médecine traditionnelle chinoise, celles-ci correspondent à l’esprit, à la conscience et à la pensée (activités du système nerveux supérieur). Ces activités concernent les fonctions cérébrales. L’objectif du Qi Gong est de concentrer l’esprit et d’amener le cerveau dans un état de calme afin de pouvoir régulariser l’activité mentale et de la contrôler. Le Cœur gouverne également la circulation du sang et se manifeste extérieurement sur le visage. Le Qi Gong peut avoir un effet sur l’exubérance du chi du Cœur, effet qui se manifeste par un pouls régulier, net et doux, ainsi qu’un teint lustré et coloré.

La vie chez francesca

Les Poumons gouvernent le chi et sont responsables de la respiration. Les exercices de respiration permettent d’inspirer le chi céleste et terrestre et d’expirer le chi stagnant des organes et viscères. Le chi frais céleste et terrestre viennent non seulement enrichir le vrai chi, mais peuvent aussi directement promouvoir la circulation du chi et du sang afin que ces derniers circulent plus amplement dans tout le corps. Les cinq organes Zang (Reins, Foie, Cœur, Rate, Poumons) et les six viscères Fu (Vessie, Vésicule biliaire, Intestin grêle, Estomac, Gros intestin et Triple Réchauffeur), ainsi que tous les membres et les os, peuvent alors fonctionner normalement. Les Poumons envoient le chi inspiré vers les reins, qui le réceptionnent. Quand le praticien envoie le chi inspiré vers le Dan Tien grâce à une respiration abdominale longue, il peut davantage renforcer cette fonction des Poumons et la fonction de réceptivité des Reins. Le résultat, c’est que la respiration devient nasale, profonde, longue, calme et presque imperceptible, à un point tel «qu’une plume ne sera pas mue par le souffle». Ce qui se produit quand on inspire, c’est que le chi céleste descend et le chi terrestre monte pour aller rencontrer le chi ancestral (Jing) des Reins et se transformer en vrai chi du corps humain. Et ce vrai «chi» permet au chi interne et à la force interne du corps de se condenser et de se renforcer rapidement.

Les Reins sont situés dans la région des vertèbres lombaires, de part et d’autre de la colonne vertébrale, et ils conduisent à la porte de la vie» (Ming Men). Selon Xu Lingtai, la porte de la vie était juste le Dan Tien. Mais Zhang Jinghue fit remarquer que «la porte de la vie est le chi primordial, la résidence du feu et de l’eau. Le chi Yin et le chi Yang des cinq organes Zang ne peut monter sans lui.» C’est grâce à la respiration et à la concentration dans le Dan Tien que le Qi Gong amène suffisamment de feu à la porte de la vie. Ainsi, la terre de la Rate est réchauffée, les organes sont nourris, les nutriments et le chi sont transportés, le chi Yang monte et toute la constitution est renforcée.

Le Foie emmagasine le sang et est responsable de la pensée. Il préfère la jovialité et la magnanimité à la dépression et la tristesse. L’humeur maussade, la stagnation du chi du Foie ou la colère amènent une dispersion anormale de la fonction du Foie. Par contre, la relaxation et la détente avec le Qi Gong stabilisent l’humeur et permettent au Foie de retrouver sa fonction normale. Ceci permet donc au Yang hyperactif du Foie de rester bas et au feu du Foie de redescendre spontanément. Quand l’esprit se détend, tous les malaises disparaissent.

La Rate a comme fonction de transporter, de transformer et de distribuer les nutriments. La salive est l’excrétion du corps correspondant à la Rate. D’un côté, le Qi Gong peut directement renforcer la fonction de la Rate, l’effet le plus notable étant l’augmentation de la salive et de l’appétit. De l’autre côté, le Qi Gong travaille sur la respiration abdominale, renforçant ainsi le mouvement vertical du diaphragme et massant du même coup l’estomac et améliorant le mouvement péristaltique et les fonctions digestives.

RECHERCHES MODERNES SUR LE QI GONG

recherche moderne
1. Influence du Qi Gong sur le système neuro-musculaire

Avec la pratique du Qi Gong, les chercheurs ont découvert les éléments suivants dans les électroencéphalogrammes (EEG) : la fréquence haute diminue (en fonction des variations de temps), tout comme la fluctuation des pics. Il y a amélioration de la stabilité des EEG et les mouvements sont plus réguliers. Par ailleurs, le rythme du lobe frontal est renforcé, ce qui indique que le contrôle cérébral des activités des organes internes et des glandes est aussi renforcé. Quand le système se calme, les réactions aux stimuli sensoriels sont réduites.

Le potentiel électrodermique des points d’acupuncture Fei Shu (poumon shu, V 13) et Ming Men (porte de la vie, VG 4) diminue avec la pratique du Qi Gong. Par contre, le Dan Tien (champ d’élixir ou océan de chi) et d’autres zones de surface du corps voient leur température augmenter. Le rythme cardiaque ralentit et les vaisseaux des lobes des oreilles se gonflent de sang. Ces découvertes indiquent que le Qi Gong peut réduire l’excitabilité du système nerveux parasympathique. Quand le Qi Gong a induit un état de calme, le degré de détente des muscles augmente et l’électromyogramme présente un calme.

2. L’effet du Qi Gong sur le système respiratoire

Pendant la pratique de Qi Gong, la fréquence respiratoire diminue, la respiration s’approfondit, le volume de ventilation pulmonaire est réduit, la teneur en oxyde de carbone dans l’air expiré augmente et celui de l’oxygène baisse. Ceci indique bien que, pendant le Qi Gong, la respiration est de plus en plus approfondie et calme.

effet qui gong3. L’effet du Qi Gong sur le système digestif
La pratique du Qi Gong fait augmenter le mouvement péristaltique de l’estomac et des intestins, il renforce leur contraction et amène une hyperfonction du gargouillement intestinal, tout en intensifiant la sécrétion de sucs gastriques. Ces effets indiquent aussi que la pratique du Qi Gong amène le cortex dans un état particulier qui régularise le fonctionnement des nerfs végétatifs, ce qui se manifeste par l’augmentation de l’excitabilité du nerf vagus et par la réduction de l’excitabilité du nerf sympathique et, par conséquent, par la régulation du mouvement et de la sécrétion de l’estomac et des intestins. L’exercice respiratoire amène un mouvement du diaphragme et la respiration profonde et abdominale peut augmenter l’amplitude du mouvement du diaphragme de 3 à 4 fois. Ainsi, la pression intra-abdominale se transforme et le mouvement péristaltique est amélioré.

  1. L’effet du Qi Gong sur l’appareil circulatoire
    La pratique du Qi Gong peut réduire les problèmes de tension, aussi bien ceux d’hypertension que d’hypotension. En effet, comme le centre moteur cardio-vasculaire est régularisé par le Qi Gong, l’état d’excitation du nerf végétatif (celui qui régit le cœur et les vaisseaux sanguins) est diminué, ce qui fait que le rythme cardiaque baisse. La tension artérielle peut donc revenir à la normale en cas d’hypertension. C’est le contraire qui se passe en cas d’hypotension.

    métabolisme5. L’effet du Qi Gong sur le métabolisme et le système endocrinien

    Pendant la pratique du Qi Gong (surtout le Qi Gong statique), le rythme métabolique est encore plus bas que le rythme métabolique de base. Les recherches indiquent que le Qi Gong peut renforcer la synthèse du glycogène hépatique et en réduire la décomposition. Il s’ensuit par conséquent un processus d’accumulation d’énergie. Ceci résulte de l’augmentation de la fonction du système vago-insulin et de la réduction de la fonction du système adréno-sympathique et du système adréno-cortico-pituitaire.

    6. L’effet du Qi (chi) extérieur sur les bactéries et les animaux
    Les expériences faites sur les bactéries indiquent que le chi externe (Wai Chi) peut tuer ou multiplier les bactéries positives et négatives. Son taux de destruction peut atteindre 90%. Les expériences faites sur les animaux avec les émissions de chi indiquent que le chi externe (Wai Chi) a des effets régulateurs sur les animaux. Il peut en effet réduire la tension du sphincter d’Oddi chez les lapins domestiques et intensifier l’onde de la ventricule systolique ainsi que ralentir le rythme cardiaque des grenouilles. Ceci montre clairement que le chi externe a des effets régulateurs aussi bien sur les muscles lisses que sur les muscles cardiaques.

    basé sur le travail de ANNIE OLLIVIER  annie

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Bien manger : huit principes sur l’alimentation et la santé


L’alimentation peut substantiellement contrôler les effets adverses des substances chimiques nocives. 
Dans les quotidiens, on lit régulièrement des articles sur les produits chimiques qui causent le cancer. Dans des études expérimentales, tous les produits chimiques suivants ont été mis en lien avec le cancer : l’acrylamide, les édulcorants artificiels, les nitrosamines, les nitrites, l’Alar, les hétérocycliques aminés et l’aflatoxine.

Il existe une croyance largement répandue selon laquelle le cancer est causé par des substances chimiques insidieuses. Les gens invoquent par exemple des préoccupations d’ordre sanitaire pour justifier leur opposition à l’injection massive d’antibiotiques et d’hormones aux animaux de ferme. Pourquoi? Parce que selon eux, la viande est beaucoup plus sécuritaire à consommer si elle ne contient pas toutes ces substances chimiques. Cependant, pour la viande, le véritable danger, c’est le déséquilibre des nutriments, peu importe qu’il y ait ou pas des substances chimiques dedans. Bien avant que les produits chimiques modernes n’aient été introduits dans nos aliments, les gens avaient aussi plus de cancer et de maladies cardiaques lorsqu’ils se nourrissaient davantage d’aliments d’origine animale.

alimentationVoici un exemple flagrant de méprise en ce qui concerne les substances chimiques et leurs répercussions sur la santé publique. Il s’agit d’une étude très longue qui a coûté trente millions de dollars et dont l’objectif était d’étudier les taux de cancer légèrement plus élevés à Long Island (État de New-York) qu’ailleurs. Apparemment, les polluants provenant de certains sites industriels faisaient augmenter les risques de cancer du sein chez les femmes qui vivaient à proximité. Mais il s’est avéré que cette étude était sans fondement.

Autre préoccupation au sujet d’un autre carcinogène, l’acrylamide. Cette substance se trouve surtout dans les aliments frits ou transformés, entre autres les chips. Si on pouvait éliminer ce produit chimique des chips, celles-ci seraient hypothétiquement sans danger pour la santé, même si elles regorgent d’huile et de sel, ce qui les rend très malsaines. Tout le monde cherche donc un bouc émissaire et personne ne veut s’entendre dire que nos aliments préférés posent problèmes tout simplement en raison de leur contenu.

Dans une étude, les effets potentiels de l’aflatoxine, une substance réputée comme hautement toxique, ont totalement pu être contrôlés par l’alimentation. Même avec de fortes doses d’aflatoxine, les rats restaient quand même sains, actifs et sans cancer si on leur donnait des aliments à faible teneur en protéines. De minimes résultats peuvent aussi faire les manchettes chaque fois qu’il est question de cancer. Par exemple, si des animaux de laboratoire ont un taux de cancer plus élevé après avoir été exposés à des doses massives d’une substance chimique, on claironne partout que celle-ci est une cause de cancer, comme ça a été le cas pour la nitrosarcosine et les nitrites. Mais, à l’instar des gènes, les activités de ces carcinogènes dépendent surtout des nutriments alimentaires que nous ingérons.

Alors, que nous apprennent ces exemples ? En termes pratiques, que vous ne vous faites pas vraiment du bien en mangeant du bœuf biologique au lieu du bœuf ordinaire, qu’on a bourré de produits chimiques. Le bœuf biologique est peut-être marginalement plus sain, mais pas un choix sain. Les deux types de bœuf ont un profil nutritionnel similaire.

Il est utile de considérer ce principe sous un autre angle : une maladie chronique comme le cancer prend des années à se développer. Les substances chimiques qui déclenchent le cancer sont souvent celles qui font les manchettes. Mais ce qui ne fait pas les manchettes, cependant, c’est le fait que le processus de la maladie continue longtemps après l’initiation et qu’il peut être accéléré ou arrêté par l’alimentation au stade de la promotion. Autrement dit, c’est l’alimentation qui détermine fondamentalement si la maladie fera ses dommages ou pas.

PRINCIPE NUMÉRO 2

L’alimentation qui prévient la maladie dans ses premiers stades (avant le diagnostic) est aussi celle qui arrête ou inverse la maladie dans ses stades ultérieurs (après le diagnostic). Il est bon de répéter que les maladies chroniques prennent plusieurs années à se développer. Par exemple, on estime en général qu’un cancer du sein peut avoir une initiation à l’adolescence et ne devenir détectable qu’après la ménopause! Alors, il est fort possible que bien des femmes dans la cinquantaine se promènent avec un cancer du sein qui a commencé à l’adolescence et qui ne sera détecté qu’après la ménopause. Bien des gens déduisent fatalement de cela qu’il est impossible de faire quelque chose à ce moment-là. Est-ce que cela veut dire que ces femmes devraient se mettre à fumer et à manger du poulet frit à grande huile juste parce qu’elles semblent condamnées? Que faire vu que bien des gens abritent déjà dans leur corps une maladie chronique qui a été initiée mais ne se déclarera que dans des décennies?

médecine chez francesca

 

Un cancer qui est déjà initié et en progression chez des animaux de laboratoire peut être ralenti, arrêté ou même inversé par une bonne alimentation. Fort heureusement, il en va de même avec les humains, et ce, à tous les stades de la maladie. Chez les humains, une alimentation végétarienne faite d’aliments complets peut inverser le cours d’une maladie cardiaque, aider les gens obèses à perdre du poids et les diabétiques à laisser tomber leur médicament et à retrouver la vie normale qu’ils menaient avant le diabète. Les recherches ont aussi prouvé que le mélanome avancé, cette forme fatale de cancer de la peau, pouvait être atténué ou inversé par des modifications du mode de vie.

Il semble bien entendu que certaines maladies soient irréversibles. C’est pour cette raison que les maladies auto-immunes font le plus peur. En effet, dès que le corps se retourne contre lui-même, il semblerait qu’on ne puisse pas l’arrêter. Et pourtant, étonnamment, même certaines de ces maladies peuvent être ralenties ou atténuées par l’alimentation. Une recherche a signalé que même les gens atteints par le diabète de type I pouvaient réduire leurs médicaments en se nourrissant des bons aliments. Il y a aussi des preuves comme quoi la polyarthrite chronique et la sclérose en plaques peuvent être ralenties par l’alimentation.

Quelques grammes de prévention équivalent à quelques kilos de guérison. Et plus on mange les aliments justes tôt dans la vie, meilleure sera la santé. Mais que ceux déjà atteints d’une maladie n’oublient pas que l’alimentation peut encore jouer un rôle crucial!

PRINCIPE NUMÉRO 3

Une alimentation qui est vraiment bénéfique pour une maladie chronique sera bénéfique pour la santé en général. Toutes les maladies nommées ci-dessus ont des traits communs. En raison de ces points communs impressionnants, il tombe vraiment sous le sens qu’une seule et même alimentation saine engendre la santé et prévienne en général toutes les maladies. Même si une alimentation végétarienne à base d’aliments complets traite plus efficacement les maladies cardiaques que le cancer du cerveau, vous pouvez être certain que cette alimentation ne favorisera pas une maladie tout en en arrêtant une autre. Cette alimentation ne sera jamais « mauvaise » pour vous. Elle ne pourra donc que vous aider sur tous les fronts.

Alors, il n’existe par de formule différente et accrocheuse pour chaque maladie, seulement un type d’alimentation. Le rapport entre l’alimentation et la santé peut être très simple et cela aide à faire le ménage dans l’incroyable confusion publique. Cela revient simplement à dire que vous pouvez maximiser votre santé et contrôler les maladies quelles qu’elles soient avec une seule et même alimentation.

PRINCIPE NUMÉRO 4

Une bonne alimentation génère la santé dans tous les domaines de notre existence puisque tout est interconnecté dans la vie. On fait un grand battage ces temps-ci sur la « santé holistique ». Ce concept peut vouloir dire bien des choses différentes pour différentes personnes. Bien des gens regroupent tout ce qui est « médecines douces » sous ce concept. C’est pour cela que le terme holistique peut désigner l’acupression, l’acupuncture, les plantes médicinales, la méditation, les suppléments vitaminiques, la chiropraxie, le yoga, l’aromathérapie, le Feng Shui, le massage et même la thérapie par les sons.

santé holistique chez francesca

La santé holistique est un concept valide en autant qu’elle ne reste pas une expression accrocheuse qui désigne n’importe quelle discipline non conventionnelle et souvent non confirmée. L’alimentation et la nutrition, par exemple, sont de première importance pour notre santé. Manger est peut-être le contact le plus intime que nous ayons avec notre monde. C’est un processus au cours duquel ce que nous mangeons devient partie de notre corps. Mais d’autres éléments sont importants, entre autres l’exercice physique, la santé mentale et émotionnelle, et le bien-être de notre environnement. Il est important d’intégrer ces éléments à notre concept de santé vu qu’ils sont tous en corrélation. C’est cela un concept holistique.

Ces corrélations deviennent évidentes avec des expériences faites avec des animaux. Les rats nourris avec des aliments à faible teneur en protéines ont non seulement été épargnés par le cancer, mais ont également eu moins de cholestérol, plus d’énergie et faisaient spontanément deux fois plus d’exercice que les rats nourris avec des aliments à haute teneur en protéines. Pour ce qui est du niveau plus élevé d’énergie, les gens qui ont le plus d’énergie sont ceux qui mangent le mieux. Cette synergie entre l’alimentation et l’activité physique est extrêmement importante et prouve que ces deux éléments de la vie sont indissociables. Une bonne alimentation et de l’exercice régulier donnent plus sur le plan de la santé quand ils sont combinés que séparément.

Nous savons aussi que l’activité physique a un effet sur le bien-être physique et émotionnel. On a beaucoup parlé de l’effet de l’activité physique sur les diverses substances chimiques de notre corps, qui à leur tour affectent notre humeur et notre concentration. Et quand on se sent mieux émotionnellement et mentalement, on a la confiance et la motivation qui permettent de se nourrir très bien, ce qui vient boucler la boucle. Ceux qui se sentent bien à leur propre sujet sont probablement ceux qui respectent leur santé en s’alimentant bien.

Parfois, les gens essaient de faire jouer ces différentes parties de leur vie les unes contre les autres. Ils se demandent s’ils ne peuvent pas par exemple compenser leurs mauvaises habitudes alimentaires en faisant du jogging. La réponse est non. Les bienfaits et les risques inhérents à l’alimentation sont d’une importance cruciale et beaucoup plus mesurables que les bienfaits et les risques liés à toute autre activité. Par ailleurs, pourquoi voudrait-on essayer de contre-balancer risques et bienfaits si on peut n’avoir que des bienfaits? Les gens se demandent aussi si un bienfait pour la santé, tel qu’ils le perçoivent, est dû à l’exercice ou à une bonne alimentation. En bout de ligne, la question est simplement académique. Le fait est que ces deux sphères de notre vie sont intimement interdépendantes. Il est essentiel de retenir que tout fonctionne de concert pour déterminer si notre santé est bonne ou mauvaise.

Qui plus est, il s’avère que si nous mangeons ce qu’il y a de mieux pour notre santé, nous voyons en même temps à la santé de la planète. En nous nourrissant d’aliments complets d’origine végétale, nous utilisons moins d’eau, moins de terre, moins de ressources, nous produisons moins de pollution et occasionnons moins de souffrance aux animaux. John Robbins a fait plus que n’importe qui pour amener cette question à la conscience des Américains. Je vous recommande de lire son plus récent livre The Food Revolution.

Nos choix alimentaires ont un incroyable impact non seulement sur notre propre métabolisme, mais également sur l’initiation, la promotion et même le renversement des maladies, sur notre énergie, sur notre activité physique, sur notre bien-être émotionnel et mental, et sur notre environnement. Toutes ces sphères apparemment distinctes sont en fait intimement liées. La santé se tisse dans un incroyable canevas, des molécules aux gens, en passant par les autres animaux, les forêts, les océans et l’air que nous respirons. Et oui, c’est la nature qui est à l’œuvre, du microscopique au macroscopique.

Qu’est-ce que ça peut faire, de toutes façons?
Il ne faut pas sous-estimer l’applicabilité de ces huit principes, ni négliger leur capacité à réduire la confusion publique qui règne sur le lien entre l’alimentation et la santé. Les modes du jour, les dernières manchettes et les résultats des plus récentes études doivent être replacées dans un contexte utile. Point besoin de faire un bond chaque fois qu’une substance chimique cancérigène est découverte, qu’un nouveau livre de régime est mis en marché ou qu’un grand titre annonce à cors et à cris que l’on peut guérir les maladies avec la recherche génétique.

Disons-le simplement, nous pouvons relaxer, respirer à fond et nous caler dans notre fauteuil. Nous pouvons aussi mettre en œuvre la science de manière plus intelligente et poser de meilleures questions parce que nous disposons d’un cadre sensé qui établit un lien entre l’alimentation et la santé. Nous pouvons également interpréter les nouvelles découvertes en fonction d’un plus grand contexte. Et grâce à ces nouveaux résultats, nous pouvons améliorer ou modifier notre cadre de travail original et investir argent et ressources là où il faut pour améliorer la santé de la société. Les bienfaits inhérents à la compréhension de ces principes sont vastes et profonds, autant pour les individus que pour les sociétés, les animaux ou la planète.

livre chez francesca

Tiré de l’ouvrage de Colin Campbell intitulé :  LE RAPPORT CAMPBELL

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L’infusion et la décoction des plantes

 

Il est possible de faire infuser les plantes fraîches et sèches.

Si la plante est sèche, le dosage est de 1 cuillère à café pour une tasse (25 cl environ). Si la plante est fraîche, le dosage sera supérieur. En effet, la plante sèche débarrassée de son eau, a un poids moindre.

 Il y a donc des équivalences à faire entre 1 cuillère de plante sèche et son équivalent frais. La dose peut également être augmentée pour la plante sèche si l’infusion doit servir à un usage médicinal. Dans ce cas, il est conseillé de se référer à des spécialistes de la question (homéopathes, phytothérapeutes et médecins généralistes sensibles à la guérison par les plantes).

infusion décoction

Il existe trois méthodes pour infuser les plantes :

  1. a) infusion chaude sur base eau froide On met les plantes dans un récipient à chauffer avec de l’eau froide. Dès que l’eau frémit, on éteint, on couvre et on laisse infuser.
  2. b) infusion chaude sur base eau bouillante On fait bouillir l’eau, et on verse sur les plantes, on couvre et on laisse infuser.
  3. c) infusion froide sur base eau froide On met les plantes dans de l’eau fraîche, on couvre et on laisse la plante diffuser son parfum et ses actifs dans l’eau.

Pour les deux premières méthodes, il est conseillé de laisser infuser 5 à 10 minutes, sauf pour les plantes riches en huiles essentielles (lavande, thym), dans ce cas, l’infusion ne devrait pas dépasser les 3 minutes.

Pour la dernière méthode, on peut mettre 1 ou 2 branches de menthe dans une bouteille d’eau et laisser reposer. En été, cela permet de servir une eau fraîche et désaltérante, agréablement parfumée.

Pour sucrer les infusions, il est préférable d’utiliser du miel ou du sirop d’agave. Il est également possible de rajouter un trait de citron pour contrebalancer l’amertume. Il est également possible d’utiliser l’infusion en usage externe, par exemple pour un bain relaxant (plantes sèches) :

* 100g de houblon

* 100g de lavande

* 100g de tilleul

* 100g de pétales de fleurs d’orangers

Faire infuser dans 2 litres d’eau, filtrer et mettre dans l’eau du bain.

La décoction des plantes

Méthode utilisée pour les racines et les semences.

La dose est de 1 cuillère à café par tasse. Mettre dans de l’eau froide et faire bouillir 3 minutes, puis baisser le feu, laisser frémir quelques secondes et enfin, éteindre le feu, couvrir et laisser reposer environ 10 minutes.

Attention au mélange feuilles-racines, car les modes de préparation et les temps de repos sont différents. Il est toutefois possible de faire une décoction et de rajouter les feuilles après, durant le temps de repos pour ne pas trop agresser la plante.

En usage externe, il est possible d’utiliser la décoction pour faire des compresses. Dans ce cas, il faut tremper du linge dans la décoction et l’appliquer sur les endroits à soulager. Pour les yeux, on  fait une décoction de bleuet et on rajoute un peu de sel pour se rapprocher du sérum physiologique. Puis on plonge des disques de coton et on applique sur les yeux pour dégonfler et soulager.

La macération

Comme l’infusion, la macération peut être réalisée de trois façons : à froid ou sur base eau tiède ou bien dans l’huile

  1. a) macération à froid Cette méthode concerne les plantes à mucilage (rose trémière, mauve, guimauve, etc). Il s’agit de rechercher un breuvage qui va apporter de la douceur à la gorge ou aux intestins par exemple. On met la plante dans de l’eau froide, on laisse macérer pendant 1 heure et on récupère le dépôt qui se fait à la surface.
  2. b) macération dans de l’eau tiède Cette méthode peut servir pour extraire certains principes actifs, comme la vitamine C du cynorhodon. Il est également possible de l’utiliser sur la reine des prés qui contient des principes actifs similaires à l’aspirine.
  3. c) macération huileuse C’est un mode intéressant pour faire des huiles de massage ou soulager des problèmes de peau. Il faut mettre la plante dans une bouteille d’huile de première pression à froid, en verre et la mettre au soleil durant 3 semaines.

On filtre et on conserve le macérat à l’abri de la lumière par la suite. Il peut être conservé 12 à 18 mois.

Quelques exemples de macérats :

* pâquerette (pouvoir tensif)

* calendula (irritations de la peau)

* millepertuis (brûlures et douleurs articulaires) Attention, le millepertuis est réputé photosensibilisant.

Ne pas s’exposer au soleil après.

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Références bibliographiques : – 250 remèdes naturels à faire soi-même

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Confection de sachets magiques

 

Les sachets sont en effet trop souvent méconnus ou méprisés, car peut-être moins spectaculaires qu’un rituel à proprement parler. C’est pourtant une solution sur laquelle on peut compter dans de nombreux cas et qui possède de nombreux avantages : la simplicité quant à leur confection, la faible débauche d’énergie, et une bonne efficacité compte tenu du peu de moyens employés, etc. Les sachets magiques, comme vous pouvez l’imaginer, se présentent sous la forme de pochettes ficelées, renfermant des plantes et/ou des cristaux, et que l’on portera sur soi, ou que l’on placera chez soi, dans sa voiture, à son bureau, ou ailleurs encore selon l’objectif ciblé. Il est bien sûr très courant également, et très bénéfique, de les offrir à une personne que l’on souhaite protéger, aider ou séduire. Il existe vraisemblablement autant de méthodes pour confectionner des sachets magiques qu’il y a de pratiquants, mais puisque c’est moi-même qui écris cet article, je vous ferai part de ma propre méthode. À vous si vous le souhaitez de l’adapter et/ou de la modifier selon vos besoins, ce serait même l’idéal.

Sachets magiques

3 tutoriels

Il sera question ici, pour ce premier volet, de sachets concernant l’amour, l’amitié, et le relationnel en général. Deux autres tutoriels suivront lors des prochains numéros : le second sur la chance, l’argent et la vie professionnelle, le troisième et dernier sur la protection

Le matériel : L’un des nombreux avantages des sachets réside dans le peu de matériel que cela demande : il vous faudra donc un sachet (ou une pièce de tissu carrée que vous nouerez ensuite en sachet, c’est ce que je fais le plus souvent), de la ficelle (personnellement j’utilise du raphia, c’est naturel, bon marché, et ça marche bien, on peut trouver ça dans n’importe quelle jardinerie, ou même en grande surface), quelques plantes, et un ou deux cristaux.

Le sachet : Comme je l’évoquais plus haut, on peut tout aussi bien utiliser un sachet tout fait, qu’une pièce de tissu carrée que l’on rassemblera et nouera après y avoir mis les ingrédients. L’important réside plutôt dans la couleur. Pour ce qui nous préoccupe ici il faudra retenir les couleurs suivantes :

 – Amour : Rouge ou Rose, sachant qu’on aura plutôt tendance à utiliser le rouge pour un amour «passionné» et «charnel», et le rose pour quelque chose de plus «romantique». Si comme moi vous n’aimez pas faire la distinction entre les deux, choisissez indifféremment l’une des deux couleurs selon ce que vous aurez sous la main.

Amitié : Le Rose est également une excellente couleur pour des sachets d’amitié, mais le Jaune, voire le Bleu, feront aussi très bon emploi, avec tout de même entre les trois une préférence pour le Jaune (c’est mon avis).

Relations humaines en général : De ce côté là, le Jaune fait aussi des merveilles, mais le Bleu et l’Indigo sont également d’excellents choix (je mets encore mon grain de sel, j’ai une légère préférence pour le Bleu).

Les plantes : On rentre dans le vif du sujet. En effet, une fois que vous avez décidé du contenant, il vous faudra choisir le contenu. En règle générale, vous mettrez entre deux et quatre plantes différentes dans votre sachet (trois c’est pas mal, voire quatre).

 Voici les plantes que vous utiliserez pour les objectifs qui nous préoccupent. Bien entendu, ces plantes devront être chargées au préalable :

Amour : Rose, Lavande, Soucis (pour un amour romantique) ou Patchouli, Gingembre, Vanille, Cannelle (pour quelque chose de plus charnel). J’ajoute que le Jasmin et l’ylang-ylang font merveille dans les deux cas. On peut également citer le bois de Cèdre, le Cumin, le Ginseng, la Violette, la Verveine, le Basilic, la Pomme, le Romarin, le Poivre, le Piment, etc. le but n’est pas ici de faire une liste exhaustive.

Amitié : Vanille, Lavande, Tournesol, Orange, Citron (et tous les agrumes en général), Acacia, etc.

Relations humaines en général : Acacia, Jonquille, Verveine, Thym, Menthe, Bouleau, Tournesol, etc. Vous pouvez utiliser des plantes sous n’importe quelle forme : fraîches, séchées, broyées, etc.

Évidemment, l’idéal sera de disposer d’un jardin, ou de quelques pots dans lesquels on pourra prélever des plantes que l’on aura cultivées soi-même, mais tout le monde n’a pas cette chance, et des plantes achetées dans le commerce font largement l’affaire. Vous choisirez donc deux à quatre plantes différentes, préalablement chargées, que vous placerez dans votre sachet avant de passer à l’étape suivante.

Concernant les dosages, il est difficile pour moi de vous donner une indication ici étant donné que ça dépend en majeure partie du mélange choisi. Ceci dit, dans le doute, vous pouvez mettre une part de chaque plante, cela conviendra dans beaucoup de cas. Une autre solution consiste à mettre dans vos mélanges des parts plus importantes de la(les) plante(s) que vous considérez comme la(les) plus importante(s).

Les pierres :

Une fois que vous avez votre sachet en main et que vos plantes sont à l’intérieur, il ne vous reste plus qu’à y ajouter un petit cristal qui devra bien entendu être préalablement purifié et rechargé.

Voici une liste de quelques cristaux afin que vous choisissiez celui à ajouter à votre sachet (je n’en mets toujours qu’un seul). Sachez également qu’un petit quartz remplacera aisément n’importe quel cristal dans n’importe quel type de sachet, il aura en effet la faculté de démultiplier le pouvoir de vos plantes.

Mais si vous voulez quelque chose de plus orienté, voici une liste, bien entendu non exhaustive :

– Amour : Quartz rose, Tourmaline rose, Rhodochrosite (pour quelque chose de romantique toujours…), Hématite, Rubis, Grenat, Jaspe rouge (pour une orientation plus «physique»), etc. – Amitié : Quartz rose, Agate, Topaze, Turquoise, Émeraude, Lapis-lazuli, etc.

– Relations humaines en général : Topaze, Lapislazuli, Saphir, Citrine, Cornaline, etc.

Note 1 : Je ne suis pas véritablement convaincu quant à la division entre amour «romantique» et «charnel», mais j’ai tout de même fait cette division à titre indicatif. Vous pouvez cependant faire comme moi et faire votre «sauce» entre les deux, pour quelque chose de plus harmonieux.

Note 2 : Je rappelle que selon moi, n’importe laquelle des pierres citées plus haut peut-être remplacée par un quartz (j’entends quartz incolore/ blanc/translucide), tant que la pierre a été purifiée et rechargée, et que je ne mets jamais plus d’un cristal dans un sachet.

Finalisation du sachet : Eh bien voilà, vous avez vos plantes et votre pierre, il ne vous reste plus qu’à mettre tout ceci dans votre sachet/tissu et à le refermer avec la ficelle. Rien ne vous empêche pendant toute la préparation de brûler un encens en adéquation avec votre but, et de visualiser pendant la confection de votre sachet l’objectif que vous visez.

Utilisation : Pour les objectifs qui nous préoccupent ici, l’emploi du sachet variera principalement selon les buts à atteindre :

 – Pour un sachet visant à obtenir l’amour et/ou à susciter le désir chez une personne en particulier, il sera préférable de le lui offrir, ou si ce n’est pas possible pour des raisons évidentes, de le dissimuler chez elle ou à proximité. Idem pour l’amitié d’ailleurs, mais là il y aura sûrement moins de raison de se cacher.

– En revanche, pour stimuler, ou entretenir le désir, la passion ou même les sentiments au sein d’un couple déjà existant, le sachet pourra être placé dans la chambre à coucher, sous le lit ou sous l’oreiller.

 – Quant à un sachet visant à renforcer nos relations avec notre entourage, à augmenter notre charisme, ou tout autre but agissant sur le relationnel ou la sociabilisation en général, il sera préférable de le porter sur soi. J’ajoute qu’il faudra, selon moi, changer les plantes et purifier et recharger la pierre à nouveau tous les trois mois environ pour une efficacité optimale. Après, tout dépend de l’utilisation, mais trois mois me semblent être une moyenne raisonnable.

Une dernière chose, vous pouvez tout à fait (mais ce n’est pas du tout indispensable), invoquer certaines divinités lors de la création de votre sachet. Bien entendu, vous choisirez une divinité en rapport avec l’objectif souhaité :

– Ainsi, pour un sachet d’amour vous pourrez éventuellement invoquer Vénus, Aphrodite, Héra, Freya, Isis, Astarté, Habondia, Eros, Shiva et bien d’autres encore selon votre panthéon de prédilection. – Pour un sachet d’amitié, il y a Apollon, Aphrodite, Artémis, Freya, Vénus, etc.

 – Pour la communication et les relations humaines en général, les divinités à appeler sont approximativement les mêmes (je fais simple, il ne m’est pas possible ici de tout développer), mais ne vous fiez pas nécessairement à ma liste plus que légère, il en existe une foule que je n’ai pas cité, fiez vous davantage à vos croyances.

magie

Enfin, vous pouvez également, afin d’augmenter la puissance de votre sachet, le confectionner à un moment bien précis, vous choisirez pour cela un jour et une heure planétaire qui correspondent à l’objectif visé :

– Si vous désirez confectionner un sachet d’amour, un vendredi à l’heure de Vénus me semble l’idéal. – Pour un sachet d’amitié, vous pouvez également rester sur un vendredi à l’heure de vénus (ça me parait être le mieux), le mercredi et le dimanche, et l’heure de mercure et du soleil peuvent être envisagés.

– Pour renforcer la communication et les relations humaines en général, on préférera le mercredi ou le dimanche, et l’heure de mercure ou du soleil. J’ai rajouté après coup quelques indications sur les divinités éventuelles que l’on peut invoquer, et les correspondances possibles quant au jour et à l’heure les mieux adaptés à la création du sachet, mais sachez que ces deux derniers éléments ne sont pas du tout indispensables. Je vous les ai soumis à titre indicatif, mais l’on peut tout à fait réaliser des sachets très efficaces n’importe quel jour de la semaine, et sans nécessairement faire appel à un dieu ou à une déesse en particulier.

 Ce tutoriel touche à sa fin, je souhaiterais simplement vous rappeler ici qu’il s’agit de ma propre méthode de confection des sachets magiques, et que nombre de personnes procèdent autrement, ceci dit, ça a plutôt bien marché jusqu’à présent dans mon cas. Je ne peux cependant que vous encourager à développer vous-même tout ceci selon vos besoins.

Sur les bons conseils de Shaël – Magazine Lune Bleue

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Du lever au coucher, une journée parfaite

Peut-on faire de chaque jour un acte sacré, une offrande emplie de sens et de dignité, une prière vivante ? Pouvons-nous emplir d’âme notre journée plutôt  que de la vivre comme une succession de pensées, de gestes, d’actes dispersés sans véritable ligne directrice, sur lesquels nous avons peu d’emprise et de maîtrise ?

Devenir un acteur conscient et éveillé de sa vie est l’acte de transformation le plus précieux et la plus grande source de bonheur. Quelles que soient nos habitudes, nos contraintes, notre réalité, nos croyances, nos valeurs, nous avons un pouvoir de création entre les mains beaucoup plus puissant que ce que nous croyons. Transformer le monde autour de soi à travers les plus petits gestes, c’est honorer ce don à l’intérieur de nous, ne plus attendre de l’extérieur un changement de réalité.

Holistique

Notre quotidien est habituellement bien rempli. Les occupations ne manquent pas. Notre journée se rythme de petites choses essentielles : prendre soin de nous-mêmes ou des autres, travailler, faire face aux événements, préparer les repas, vivre les rencontres, les moments plus calmes et plus intérieurs, les actes posés, les décisions à prendre…

Du matin au soir un rythme s’instaure avec des repères, une part de prévu et d’imprévu…

Par ailleurs, lorsque l’on marche sur un chemin d’éveil intérieur, on se réserve souvent des moments consacrés à soi, à la méditation, à la lecture, ou à l’accomplissement de rituels sacrés, d’une discipline gestuelle ou de postures, quelles qu’ils soient. Et il nous semble souvent que seuls ces moments en dehors de tous les actes du quotidien sont privilégiés, précieux. On en vient même à penser que le calme, la sérénité, la conscience et la capacité de transformer notre vie ne peuvent provenir que de ces moments-là.

Pourtant notre journée entière nous offre une multitude d’occasions de nous rapprocher de cet état intérieur de bien-être et de maîtrise de soi, de vivre d’une façon consciente l’acte sacré d’être en vie dans notre corps, afin d’accomplir une mission, une œuvre pleine d’âme et de sens.

La magie ou le moment où « l’âme agit »

La magie peut être continuellement présente, vivante, vivifiée, si l’âme agit à travers chaque acte du quotidien. Alors notre journée entière peut être consacrée à un haut idéal, peut devenir une offrande, une prière, une plénitude et une joie.

Prendre sa vie en mains ne signifie pas uniquement : réserver une petite partie de soi pour sa vie spirituelle, un petit moment empli du divin de temps en temps. Il s’agit plutôt de faire de chaque jour, de notre réalité, de nos obligations, de nos engagements, un acte d’amour, une offrande à la sagesse, à la dignité, à la beauté. Ainsi, ces vertus nobles peuvent-elles être nourries, honorées, vivifiées.

Emplir chaque moment de notre vie de sens et de grandeur au travers du plus petit geste du quotidien, c’est vivre réellement comme un être éveillé, conscient, c’est se tourner vers la noblesse. Une force peut alors naître et grandir en nous. Une transformation en profondeur de notre regard, de nos pensées, de nos actes, peut se mettre en place, jusqu’à ce que nous devenions réellement les acteurs conscients de notre propre réalité.

Celle-ci peut alors prendre une autre dimension, s’emplir de sens, d’âme, de profondeur et engendrer une existence totalement nouvelle. Progressivement, nous apprenons à ne plus attendre de l’extérieur la plénitude de quelques moments de bonheur, mais nous nous appliquons plutôt à faire de chaque instant une prière, un ravissement – et cela même devant l’épreuve, devant la difficulté, devant la contrainte – car c’est la partie la plus noble de nous-mêmes qui peut se manifester, prendre le gouvernail de notre vie et créer notre nouvelle réalité. Cette Lumière à laquelle nous aspirons, qui nous semble bien souvent loin de nous et inaccessible, peut s’approcher de nous, émaner de nous et apporter le meilleur à notre entourage. Notre plus haute aspiration, notre idéal de vie peut ainsi se concrétiser.

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Exercices et pratiques quotidiennes

Fais grandir ce qui est vrai et pur, et à travers tout cela, élève toi vers l’immensité avec ton âme. Michaël, 95 :38

  1. L’art du lever

Que dès ton réveil, ta première pensée soit pour le monde divin et mystérieux d’où tu reviens. Imagine une Lumière diamant (transparente et scintillante)  provenant du Royaume de l’Esprit animer à nouveau ton corps et ta conscience. Cette Lumière émane d’un monde lointain, qui se situe au-delà des rêves.

Ensuite, lève-toi, assieds-toi sur le bord de ton lit en posant le pied droit sur le sol afin de t’unir consciemment au côté positif et créateur de la vie.

L’expression populaire « se lever du pied gauche » est en réalité emplie de sens. Car le pied droit est le pied de l’acte conscient, créateur, qui te permet d’aller de l’avant.

    Éprouve alors un sentiment de reconnaissance envers le don de la vie et pour la capacité qui t’est offerte de participer aux trésors du monde.

Prononce consciemment ta première parole de la journée. Qu’elle soit toujours un rappel du rayon de ton être véritable et une bénédiction pour tous les êtres :

« Par le rayon de mon être véritable Je-Suis, je bénis la Terre et tous les êtres qui la peuplent. Que chacun reçoive la Lumière nécessaire pour s’épanouir vers l’être bon et vrai. »

  1. Les repères essentiels d’une journée parfaite

La gratitude est une attitude fondamentale à préserver dès ton lever et à cultiver tout le long de ta journée afin d’attirer à toi les meilleures influences. Combien de fois sommes-nous à courir dès le réveil pour accomplir tout ce que notre quotidien nous apporte comme occupations, sans même nous soucier de remercier la Vie…Vivre est un cadeau précieux, un miracle, un privilège. Vivre est un don d’un monde supérieur, un cadeau, une promesse d’accomplissement. Chaque matin, remercie. Remercie pour ton corps en parfaite santé, remercie la Mère pour son socle qui te porte, sa beauté, sa sagesse, pour son air précieux, son eau qui coule, remercie l’intelligence, la lumière et la sagesse du soleil qui fait tout pousser et donne vie à toutes les formes que tu vois, remercie l’univers pour sa grandeur et la chance que tu as de te tenir au cœur de ce grand mystère de la Vie. Remercie pour la lumière de l’intelligence qui s’approche de toi, que tu peux honorer et servir. Trouve ton rythme, tes mots, tes propres prières, ton moment, ton lieu sacré afin  d’orienter ta journée dans la joie et la gratitude…

Ecrit par Olivier Manitara

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Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°33 – avril-mai-juin 2017

La performance et le manque d’amour

La compétitivité est à l’honneur dans notre société, ce qui encourage la dualité. Les nombreux combats qu’elle entraîne minent notre énergie. Empêtrés dans les exigences de la performance, il nous est plus facile de laisser le mental l’emporter. Nous avons pourtant besoin de beaucoup d’amour pour passer à travers la vie. Beaucoup trop de gens ne pensent jamais à en donner, occupés qu’ils sont à remplir leurs obligations, à gagner un salaire qui, souvent, ne suffit plus à leur subsistance. La vie que l’on mène a fait de nous des machines. En effet, les sentiments, la vulnérabilité et les limites humaines ont peu de place dans la course au profit.

Nous déployons d’immenses efforts dans notre recherche d’amour, mais celui-ci est bien souvent un substitut à la satisfaction d’un besoin intrinsèque de reconnaissance.

L’amour se camoufle sous de nombreuses couches de protection.

Résultat, on ne sait plus vraiment comment le ressentir, ni comment le partager. Socialement parlant, le manque d’amour a légué à de nombreuses générations de mal-aimés plusieurs traits communs, tels que la rudesse, l’extrême indépendance (en effet, ils n’ont pas besoin d’aide), une attitude contrôlante, la peur du manque, un grand désir de se démarquer, d’être reconnu par la performance, et l’esprit de compétition. Et puis on confond tout : l’amour et l’affection, l’amour et le sexe, le plaisir et l’amour. On a oublié que l’amour et la joie vont bien ensemble.

Un jour, il nous faudra redécouvrir les bases de l’expression de l’amour sous des formes plus ouvertes, moins égoïstes, et apprendre à collaborer. Pourquoi ne pas oser remettre en question nos croyances si nous sommes à ce point insatisfaits de notre vie ?

La cause animale : Entrer en contact avec des forces de l’Univers insoupçonnées

Une chaleur intime se dégage au niveau précis du cœur et l’image d’une sorte de diaphragme qui se dilate en son centre s’impose à nous, balayant tout, pour laisser place à une vague de paix…. Maître-Lièvre s’adresse alors à nous en ces termes :

le lièvre« Vous voici donc enfin, frères humains ! Il y a longtemps, si longtemps que mon poitrail et mon peuple espèrent cette heure. Recueillez, je vous prie, mes pensées…. Elles sont les messagères de toute ma race qui s’adresse à la vôtre. Elles sont un appel à l’écoute, à vous qui si souvent nous croyez aveugle set stupides, inconscients et irréfléchis.  Elles sont aussi un présent pour l’apaisement, un présent pour vous tous que mon peuple craint.

Je sais que l’homme n’est pas uniquement cruauté et mépris. Je sais que certains d’entre vous ont un poitrail qui ressemble au nôtre avec mille flammes roses et blanches qui s’en échappent. Nous vous observons dans les fourrés, lorsque vous parcourez les monts et les champs, et au premier pas que vous faites, vous dévoilez votre être tout entier. Si je vous offre ma demeure (terrier), c’est pour que ceux d’entre vous qui ne respirent pas la cruauté et le mépris rejoignent en pensée les miens durant ces terribles jours de l’année où l’homme déverse le tonnerre sur eux.

Ceci n’est pas la supplique d’un peuple de faibles face à une race de dieux qui maîtrise le feu et cent mille autres choses. C’est l’appel à la simple raison qu’un peuple pacifique lance à un autre peuple qui, croyant dominer le monde, amoindrit chaque jour un peu plus son propre souffle et abîme son corps.

Lorsque, avec vos armes crachant le feu, vous parcourez les garrigues et que vous nous traquez jusque dans nos abris, vous ignorez à quel point nous pleurons sur ce qui vous habite. Ne croyez pas que ce soient nos corps qui tremblent. C’est ce quelque chose en nous sachant capter et lire la flamme qui, en vos yeux, vous consume. Cette dernière n’est pas la flamme de celui qui doit vivre mais celle de celui qui a enraciné en lui le besoin de détruire. Se hausse-t-on en abaissant autrui ? Je vous le dis au nom de mon peuple. En vérité, c’est moins nous que vous faites saigner que cette Force au-dedans de vous dont vous semblez tout ignorer.

Lorsque par les bois et entre les rochers marchent des hommes nimbés d’une coquille de lumière où la grisaille et les rouges paraissent eux-mêmes se livrer un combat, je sais la souffrance que ces hommes portent en eux, au-delà même de celle qu’ils nous infligent. Car j’enseigne à mon peuple que celui qui tue et se repaît de son emprise sur l’autre, a d’abord entrepris de se détruire, d’abîmer son propre poitrail. Avant de faire les victimes que l’on voit, la souffrance ravage celui qui la génère, à son propre insu. J’ai trop bien vu, frères humains, que cette souffrance coule dans les veines de votre race. Aujourd’hui, le signe que je vous adresse au nom de mon peuple est motivé par un espoir, celui de générer un sursaut de paix chez le plus grand nombre de vos semblables. Non seulement pour le genre dont je suis issu, mais pour l’ensemble des êtres non-humains de ce monde.

Cette graine de paix, je suis conscient qu’elle ne pourra pleinement germer que si le souvenir d’un certain Soleil de l’âme est ravivé dans le cœur humain. Elle ne peut en effet venir à maturation si elle est alimentée par la pitié. L’univers de mes frères animaux ne veut pas de la pitié des hommes. Nous avons trop bien qu’un tel sentiment n’a jamais élevé un seul être parce qu’il se gorge en silence des notions d’infériorité et de supériorité.

La pitié n’a jamais été la compassion… et c’est peut-être nous, animaux, qui étrangement en ces jours, visitons plus que l’homme le monde de la compassion… car nous voyons à quel point votre semblable est pris au piège d’un filet de mépris et d’ignorance. Frères de la terre que nous partageons, entendez dans mes paroles une douleur répondant comme un écho à votre propre douleur.

Même si les mots par lesquels mon âme communique avec les vôtres vous semblent parfois teintés de fiel, n’y voyez aucune condamnation, aucun jugement dont je serais l’interprète au nom des miens. Le peuple animal est incapable d’un jugement au sens où le pense le peuple humain. Il ne juge pas. Simplement, il ne comprend pas ce qui, en l’homme, s’acharne à contredire l’ordre supérieur des choses. Alors il fuit ou tente de se défendre pour rétablir l’équilibre qu’il voit menacé. Cette notion d’équilibre est présente en tout cœur animal, voyez-vous. Elle en constitue sans doute le pivot. Elle est une façon de traduire la présence de l’Esprit  universel qui entend prolonger Sa vie à travers lui. Ainsi, elle dépasse infiniment ce que vous appelez vie et mort. C’est par elle que nous acceptons pleinement les deux visages de la Force, lorsque ceux-ci s’inscrivent dans la loi d’harmonie.

le lièvreLa tâche me revient donc de raviver votre mémoire, frères humains. Il me faut ramener celle-ci jusqu’en un temps si lointain que ce monde où nous vivons offrait un autre visage, d’autres courbes, d’autres couleurs. C’était un monde infiniment chaud, un monde où les brumes étendaient souvent leurs bras sur des immensités car, constamment, le Soleil rencontrait l’Eau… Et son rayonnement était tel que la mémoire animale le décrit comme forçant presque les êtres à une incroyable croissance. Ecoutez bien maintenant ce qui était en ces temps… »

Pendant un court instant, nous avons presque envie de dire… « Est-ce bien toi, frère Lièvre, qui t’exprime ainsi ou est-ce un maître de sagesse qui emprunte ta forme » ? quoi qu’il en soit, Maître-Lièvre nous répond :

« Votre question a-t-elle un sens ? La Sagesse n’a pas d’âge, pas de forme. Elle est sœur de la Connaissance et voyage ainsi de moule en moule, d’apparence en apparence. Défaites-vous de cette idée que l’âme animale n’expérimente la Vie qu’en ses manifestations et ses réflexes primaires. Vous n’avez fait que pénétrer sur son seuil… Ainsi, laissez-moi maintenant vous amener dans notre passé commun, si lointain que presque tous en ont perdu la trace consciente…. En ces temps de Soleil et d’Eau, nos deux peuples se côtoyaient sans peur ni agression. Nos apparences respectives étaient autres qu’aujourd’hui. Vos corps étaient plus forts, plus grands et les nôtres se montraient également infiniment plus développés. Une sorte de spontanéité et de simplicité vous habitaient et que, depuis, vous avez perdues. Celles-ci faisaient que vous pouviez plonger en notre conscience et que la vôtre nous était beaucoup plus proche qu’aujourd’hui.

Vous nous saviez issus de la même Force que vous et la réalité de notre âme vous était évidente. En rêve ou tout au moins ce que vous appelez rêve, vous consultiez les plus sages d’entre nous. Car, voyez-vous, de tous temps, le peuple animal dans son ensemble a eu pour mission d’incarner sur Terre, à travers ses capacités, certains grands principes issus de l’Esprit Universel. Ainsi donc, nombre d’entre nous sont des attributs, des représentations de qualités divines qui viennent s’offrir au monde des hommes. Voilà pourquoi votre frère l’animal a souvent été porteur d’un message venu de l’Infini.

Les hommes et les femmes que vous étiez en ce temps-là le savaient. Il en résultait un respect et une complicité mutuels. Parfois, lorsqu’il arrivait que nos âmes ne puissent communiquer, nous nous croisions simplement, sans autre désir que celui de laisser l’autre aller là où il le voulait, sans intention de le dominer ou d’en tirer profit. Et puis, quelque chose se passe… Quelque chose que nous ne vîmes pas arriver mais qui changea la flamme de votre regard. Alors, tous les guides-animaux de ce monde s’assemblèrent dans cet Univers du milieu où l’âme est libre de toute entrave. Partout, leur constat était le même ; un poison lent mais terrible semblait vouloir faner le cœur de l’homme. Ce poison le coupait non seulement d’eaux mais aussi d’avec ses semblables. Il se montrait si subtil, si pernicieux qu’il paraissait ne pas vouloir se contenter de couler dans les veines humaines mais se répandre beaucoup plus loin. Nous ne savions quel visage lui donner… orgueil, envie, jalousie… Et à chaque fois que nous lui en trouvions un possible, c’était comme si son concept prenait naissance en nous et nous fanait aussi un peu. Nous comprîmes vite que toute la race de l’homme était malade et que sa maladie pouvait gagner le monde aussi rapidement que le vent se déplace. C’était une onde toxique qui embrumait le poitrail et qui faisait que rares devenaient les êtres conservant dans leur regard ne fût-ce qu’une étincelle de ce qu’ils avaient été.

Alors, les hommes commencèrent de semer la mort partout où ils posaient le pied… et les guides de nos peuples comprirent qu’il n’y avait que la fuite pour toute réponse. C’est ainsi que le fossé entre ce qui devait devenir deux mondes différents se creusa jour après jour. Lorsque la violence et l’agression sont semées, hélas, on ne les retient pas dans le périmètre d’un champ. Leurs graines s’envolent et s’implantent en chacun. Voilà pourquoi à notre tour, nous fûmes touchés par la maladie. Nous apprîmes les lois de la violence et d’emprise sur autrui, tout d’abord en nous défendant, puis par une sorte d’imitation car il y avait une pulsion qui voyageait d’âme en âme et qu’aucun ne pouvait stopper.

Agencement du monde chez francesca

Un nouvel agencement du monde se mettait en place où chacun se retranchait derrière d’invisibles mais effrayantes barrières. Ce fut le temps où l’humain commença à découvrir qu’il pouvait aimer la chair et en tirer une force insoupçonnée. Alors, son corps et son cœur entrèrent définitivement en mutation, préférant l’amnésie à la lucidité. Il y avait l’homme d’un côté et l’univers de l’autre, qu’il sentait hostile à force de le nourrir de sa propre agressivité. Tout ceci n’est pas un conte, frères humains, et c’est un peu comme cela que demeure en vous une vieille, vieille nostalgie qui vous fait souffrir. Il y a si longtemps que vous êtes pris au collet que vous avez tendu et que vous êtes ligotés dans vos propres pensées… Voilà pourquoi il vous faut maintenant beaucoup de simplicité et d’humilité pour réapprendre à écoute r, à voir, à parler.

Pourtant, sachez-le par ma voix, mon peuple ne cherche pas à donner de leçon au vôtre. S’il le redoute toujours, il en connaît aussi toute la richesse et c’est en cette puissance-là, en celle qui est étouffée, qu’il veut croire malgré tout. La pureté ne disparaît jamais… elle peut juste se laisser recouvrir d’écailles. Ainsi, vous n’accomplirez pas un retour vers votre propre source sans accepter de retrouver en nous les compagnons de route d’autrefois… car nous sommes une des clé par lesquelles votre cœur s’ouvrira ».

…… « Laissez-moi vous dire encore… fait la conscience de l’animal. Laissez-moi vous dire que depuis fort longtemps l’âme animale a compris que tout ce parcours n’est pas une erreur au sens où vous l’entendez. Une chute n’est ni totalement une erreur, ni réellement le fruit d’un oubli de quelque chose. Elle ressemble à un chemin de traverse cahotant ; elle est un méandre de l’âme qui expérimente sa liberté. Vous vous êtes brûlés mais essayons de voir ensemble au-delà de cette brûlure.. En elle, en sa douleur, se cache un maître de sagesse. Et celui-là vous enseigne, nous enseigne, bon gré, mal gré ! Il parle et répète sans cesse sa leçon jusqu’à ce que nous en intégrions les joyaux, les uns après les autres, durant des temps infinis s’il le faut. Avec bon nombre de mes frères, je vois trop bien que si vous êtes les artisans du mal qui asphyxie ce monde, vous pouvez également en devenir les rédempteurs. A chaque fois que l’un de nous meurt sous les coups de l’homme ou est écrasé par son mépris, l’homme lui-même se retranche de la Nature et, ce faisant, se coupe un peu plus de son essence… car la race humaine, voyez-vous est simplement un élément de cette Nature… parmi d’autres.

Que diriez-vous de votre main si, sans cesse, celle-ci frappait et blessait le corps qui l’a générée ?

Apprenez à nous aimer

Elle serait l’instrument d’un lent mais permanent suicide.  Si je vous dis « apprenez à nous aimer« , c’est aussi une manière de vous dire « apprenez à vous aimer« . De vous à nous, de nous à la Création et de la Création à vous il n’y a qu’un pas que le cœur franchit allègrement. Vous vouliez prouver ou vous prouver que vous êtes les maîtres de ce monde. Voilà qui est fait d’une certaine manière. La liberté vous en a été donnée durant des millions d’années. Mais de quelle maitrise s’agit-il ? A chaque fois que votre doigt presse une détente ou qu’un scalpel nous dépèce dans un laboratoire, ce n’est pas de maîtrise dont il est question, mais d’esclavage, car i si la soif de pouvoir est à ce point inextinguible en vous, elle ressemble bien à ce boulet que vous tirez.

Sans doute êtes-vous surpris que l’âme d’un lièvre, au fond de son terrier, puisse ainsi s’exprimer. Dans doute placera-t-on la réalité de mes paroles au rang des fantaisies. En effet, comment un animal pourrait-il à ce point connaître l’univers et le cœur des humains ? Par le seul fait que la Vie n’a pas tout dit à travers votre peuple… et par le fait également que l’Amour fait fleurir une intelligence dont vous n’avez pas idée. Cette intelligence ne nous rendra jamais hommes, certes. Elle fait mieux que cela. Elle transforme notre souffle et lui apprend à être tout simplement… Humain ».

En vérité, l’âme qui vit dans le corps de ce lièvre est en fait une âme humaine. C’est l’âme d’un grand Etre, celle d’un homme qui, parmi les siens, a déjà parcouru un très très long chemin. Les Orientaux diraient qu’elle est celle d’un Boddhisatva, c’est à dire d’un homme qui, libéré des entraves de l’ego, a choisi de demeurer un temps encore sur cette Terre, plutôt que de poursuivre son ascension vers des sphères de Vie plus lumineuses. Cela pour aider ses semblables. Et ses semblables… une âme peut les trouver chez ses plus jeunes frères. C’est une des plus belles preuves d’amour et d’abnégation que l’on puisse imaginer, l’offrande d’une vie pour que toute une espèce croisse un peu plus rapidement.  Cependant, amis humains, n’en déduisez pas que tous les animaux qui sont les guides de leur peuple soient pour autant des Boddihisatvas. Loin s’en faut. Il en est juste quelques centaines de par ce monde. Cela demeure exceptionnel, car jamais une âme humaine, si elle n’est investie d’une semblable mission d’éveil, ne se réincarne dans un corps animal. Dans ces rares cas, le souvenir de son passé humain lui est alors partiellement estompé. Elle se sent animale, porteuse souvent nostalgique de toute la lumière d’un azur incrusté en elle et c’est ainsi, par son intermédiaire, qu’un peuple s’éveille davantage. Mais… dites-moi, lorsque votre grand Frère, à vous les hommes, celui que l’on nomme le Christ, est venu adombrer un corps de chair, il y a quelque deux mille années, n’a-t-il pas agit selon la même loi d’amour ? La conscience de l’homme, dites-moi, n’est-elle pas aujourd’hui encore… animale, face à un tel Etre ? L’Amour absolu fait parfois accepter une prison afin d’ne écarter les barreaux… pour autrui » !  

 Passages du livre : Le peuple animal aux Editions Ada ! Daniel Meurois et Anne Givaudan ont abordé la question d’une manière peu commune. 

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LA VIE EN CONTINUITE

paix et amourIl est important, excessivement important que vous appreniez de plus en plus à ne jamais dissocier vos actions, vos occupations, vos motivations en de petits compartiments séparés, bien clos et bien inutiles. Tout doit toujours être parfaitement relié.

Vous pouvez être, ou ces voyageurs conscients, au courant de ce qu’ils vont faire, de ce qu’ils sont venus faire, ou ces voyageurs égarés pris dans une fissure entre deux facettes d’un même univers.

Chaque incarnation constitue un pas à peine. Vous ne posez pas le pied sur cette

Terre; vous ne posez en fait, si vous réfléchissez, qu’un tout petit morceau de votre semelle, ou la pointe ou le talon; mais lorsque le pied l’est tout entier sur un sol ferme, ce n’est pas sur la Terre qu’il est posé, c’est dans le véritable royaume de l’homme, qu’on l’appelle espace, univers, astral, que sais-je encore.

Vous parlez de cet univers sous-jacent comme d’un monde qui est invisible. Savez-vous qu’il n’est invisible que pour la faible partie des incarnés ?

L’incarnation coupe la vision de beaucoup de choses. Vous prenez pour tangible l’ombre de la réalité et lui donnez toute une importance qui n’est pas la meilleure.

Certes il est important de s’être incarné, de travailler dans la matière, il est important de s’évoluer, il est important de vivre, il est important de s’attacher à chaque chose pour en extraire la quintessence, mais cela ne peut être véritablement valable que rattaché à la totalité.

Qu’est-ce qui vous semble dans le cours d’une journée Terrestre, sur ce plan de matière, le plus important? Vaquer à vos occupations certes oui, mais le reste, ce que vous ne voyez pas, ce qui ne vient pas à votre conscient, est-il pour autant moindre ? A t-il réellement moins de valeur ? Passe t-il en second ? En fait, il n’y a pas de second, il n’y a pas de premier plan non plus; il y a une globalité dont chaque parcelle est à vivre selon la nuance qui lui revient.

Chaque chose doit être remise à sa place.

Une chose qui à vos yeux peut avoir une importance capitale la perdra tout à fait parce qu’elle est mal vécue, je veux dire aussi qu’elle n’aura pas l’importance que vous lui prêtez; elle sera capitale certes, mais pas du tout comme vous l’entendez.

Qu’est-ce qui est important de vous en fait, le vêtement que vous portez ou ce que vous êtes derrière le vêtement ? Le vêtement ne sert qu’à une chose, vous rendre reconnaissable aux autres incarnés, vous permettre une expérience qui développera au fond ce que vous êtes, mais le vêtement par lui-même, il n’est rien. Que chaque instant ne soit pas séparé des autres en un espace bien clos. Arrêtez, finissez-en avec les petits compartiments. Vous n’êtes pas séparés de nous, sauf par votre comportement, sauf en votre conscience. Vous êtes exactement conçus comme nous et votre finalité est exactement la même. Ne coupez pas les apparences de ce qu’il y a derrière, ou alors les apparences ne sont rien d’autre qu’une ombre. Vous pouvez les rendre différentes. Si vous leur donnez une importance qu’elles n’ont pas elles vous tuent. Si vous leur rendez leur véritable rôle, elles vous élèvent.

Bien sûr que sur ce plan il faut y vivre, bien sûr que sur ce plan il faut s’intégrer, bien sûr qu’il y a ici même des obligations mais si vous leur enlevez leurs racines, il ne reste que du vide. Associez tous les éléments de votre vie, laissez surgir à l’orée de votre conscience ce qui est encore en vous, ce que vous faites, sans y prendre garde, ce que vous pensez à votre insu.

Laissez jaillir à l’orée de votre conscience tout ce que vous êtes en réalité. Alors vous serez vraiment vivants, vous nous contacterez à chaque instant, vous saurez ce que vous devez faire, vous n’aurez pas ces interrogations qui vous laissent sans force.

Vous posez des questions et nous y répondons, et cependant nous sommes persuadés que vous ne comprenez que ce que vous voulez bien comprendre. En fait quelque chose, (ce quelque chose implique la totalité de la réponse) vous gêne quelque part, vous fait peur. Vous avez peur de vous trouver prisonniers d’une façon d’être nouvelle, vous avez peur de vous trouver coupés de vos habitudes, coupés de vos préférences, vous avez peur d’être déshumanisés, vous avez peur d’être mis en marge, de ce qui vous semble si prépondérant. Oui bien sûr la spiritualité, oui bien sûr la recherche, oui bien sûr l’aide aux autres, mais il faut bien vivre avec son temps, mais nous sommes dans une société et il faut faire avec, mais… il y en a des tas comme cela de mais! Si je les énumérais, nous y passerions le reste de la soirée et peut-être une partie de la nuit n’est-il pas vrai ?

Cela ne veut pas dire qu’il faille vous isoler sur le haut d’un rocher ou dans le fond d’une crypte secrète, cela veut dire tout simplement qu’il faut remettre (j’insiste une fois de plus), les choses juste, tout juste à leur place.

Vous verrez que tout est possible, que tout peut être fait, mais alors chaque chose prend une valeur que vous ne lui connaissiez pas. Les moments privilégiés se multiplient sans se ressembler jamais. Chaque chose qui était répétitive, même les instants les plus secrets de l’être, d’un couple, de la famille, de l’isolement même au sein de la nature, deviennent d’une richesse incroyable, exactement comme si l’on regardait un paysage avec un regard tout grand ouvert pour la première fois.

Rien n’est jamais pareil, rien ne se ressemble, tout se renouvelle, mais tout se renouvelle sans rupture, tout s’approfondit. Vous savez alors que tout ce qui doit être fait s’accomplit selon la loi de l’accroissement de la Lumière. Ce que je veux réellement, c’est ce que je fais; alors il ne faut pas être en disharmonie avec soi-même. Qu’est-ce que je veux profondément, honnêtement et qu’est-ce que je fais ?

C’est  là qu’il faut se poser des questions, et c’est là qu’il faut savoir répondre, et cela nul ne peut se mettre à votre place pour le faire. Je dis cela pour l’ensemble de l’humanité et pour que chacun mette les choses à leur place. Il n’y a pas un instant pour une vie Terrestre, un instant pour une vie spirituelle. Il y a l’esprit derrière toute chose, toute action. Toute réalité est faite de deux aspects, sa Lumière et sa manifestation. Alors vous êtes en prise directe avec nous-mêmes.

chemin d'évolution

Nous-mêmes cela veut dire quoi ? L’espace ? Non. L’espace qu’est-ce que c’est ?

Si nous vous disons « l’espace », actuellement dans vos esprits nous voyons de grandes étendues, de grandes distances, nous voyons une notion de séparation, une notion d’étrangeté. Non, nous-mêmes c’est vous, vous, presque sur un autre plan, vous, tels que vous devez être, tels que vous êtes et tel que vous l’ignorez. Vous n’osez pas le voir, vous n’osez pas le prendre.

Vous croyez être attachés à vos valeurs, en fait vos valeurs vous les laissez glisser, vous les laissez filer, vous n’en prenez qu’une apparence. En prenant la totalité vous ne perdrez rien du tout. Vos vies individuelles ne seront pas tronquées. Il n’a jamais été demandé à quiconque en spiritualité de rejeter, d’abandonner, sinon des apparences. On ne vous demande pas de rejeter, on ne vous demande pas d’abandonner, bien au contraire, on vous demande de prendre, mais la totalité. La totalité d’un être, la totalité d’un moment, la totalité d’une action et la totalité de votre propre désir à être, à vivre, à être heureux, à bien faire.

Vous, vous coupez toujours. Il faut dès à présent que vous appreniez à tout regrouper, à tout refondre en une seule et même chose, autrement vous n’y arriverez pas, autrement vous aurez toujours des difficultés, des incompréhensions, des dissensions.

Il n’y a rien de spirituel « et » de matériel; il y a autre chose. Cet autre chose nous l’appellerons Vie. Voilà, il y a la vie telle qu’elle doit être en continuité, en fusion de chaque instant les uns avec les autres, en fusion de chaque aspect les uns avec les autres. Alors, à ce moment-là, aussi peu que vous en saisirez, tout autour de vous sera réellement changé. Vous aurez une autre énergie, je veux dire une énergie plus forte, et ce que vous voulez faire vous le ferez vraiment. Cela concerne tout le monde cette façon de vivre, mais il semble que dans vos esprits cela soit mal saisi, cela semble brumeux et pourtant cela est très concret, en fait, seulement c’est une nouvelle façon de réaliser la vie, une nouvelle façon de penser, une nouvelle façon d’agir.

Il faut savoir si vous voulez faire ce pas en avant dont vous parlez tous, qui vous préoccupe tant, ou si vous voulez attendre encore un peu. Vous êtes libres. Si vous voulez attendre encore un peu ce sera plus difficile, vous aurez toujours des moments de passage à vide.

Qu’est-ce que l’épreuve ? L’épreuve c’est le grand saut que l’on doit faire, de rocher en rocher, pour gravir la montagne, mais si elle est donnée cette épreuve, c’est qu’elle peut-être domptée, réussie.

On ne saute pas avant de savoir en soi que l’on peut sauter; et puisque vous parlez tous tellement de vouloir avancer, nous vous disons tout simplement, nous vous disons comment le faire. A vous de prendre ou de laisser. Vous avez eu de toutes les façons possibles les éléments nécessaires pour arriver jusque-là, éléments que vous allez transmettre à votre tour; c’est ce qui vous fera avancer d’ailleurs. Souvenez-vous, il faut lâcher son bagage pour pouvoir prendre la suite. Etes-vous vraiment prêts à le faire ou hésitez-vous encore?

Ce message a l’air abstrait. Vous le réécouterez, vous le relirez, vous le méditerez souvent et vous verrez que rien n’est plus simple; seulement il faut que vous le preniez dans cette nouvelle compréhension. Il sera pour vous une aide, une référence, pas un mode d’emploi, surtout pas une ordonnance, surtout pas une recette, une fiche de cuisine bien faite. Il n’en est pas question; vous n’en ferez rien avec; vous rateriez là tous vos plats. Simplement une référence dans laquelle vous pourrez puiser des notions importantes, chacun peut-être avec sa compréhension individuelle et personnelle, parce que chacun a une approche différente, mais non pas en opposition, en unité.

Lorsqu’il y a opposition, lorsqu’il y a friction en fait ou recul apparent, c’est qu’il y a défense. Il y a défense parce qu’on a peur de perdre ce à quoi l’on tenait; on a peur de se retrouver tout seul, tout nu comme des ascètes en haut d’une montagne. La vie, elle est bien bonne à prendre! Oui c’est vrai; encore faudrait-il que vous la preniez en totalité. Si vous saviez, si vous pouviez percevoir, ne  serait-ce qu’une brève seconde tout ce que vous perdez ainsi en ne prenant qu’un seul aspect! Vous n’avez pas idée des joies, vous n’avez pas idée du plaisir, vous n’avez pas idée de la profondeur que vous laissez passer ainsi.

La compréhension entre les êtres, la beauté d’un décor, la douceur d’un  après-midi, l’inégalable plaisir à travailler et à manipuler les objets, à se nourrir, à se laver, à se vêtir. Vous n’en saisissez pas le millionième de la réalité. Alors qu’est-ce que ce serait si vous la connaissiez!

Il s’agit pour vous d’oser; alors là tout vous sera facile car vous libérerez en vous une somme fabuleuse d’énergie qui se renouvellera au fur et à mesure de votre mouvoir et vous verrez la différence, vous verrez la puissance avec laquelle vous parviendront les messages, la clarté des enseignements, la clarté de vos compréhensions et la facilité avec laquelle vous pourrez répandre ce que vous aurez vécu.

Il n’y a pas un nombre exact de plans, de dimensions, il y a une succession infinie de prises de consciences successives sur ce monde de la Terre. Selon certains, je suis sur le 5e plan, selon d’autres sur le 7e, selon d’autres, sur le 12e, etc. C’est une affaire d’interprétation. Rien n’est faux, rien n’est vrai: Là où nous nous tenons, nous ne faisons plus de différences, nous avons la totalité. Nous ne sommes pas sur le 5e, 6e, 7e ou 12e plan ou même le 9e, nous sommes là où il n’existe plus de séparativité. Il y a autant de plans que de consciences en activité, autant de nuances. Il est facile, il est pratique même, pour raison de simplification d’en dénombrer quelques-uns mais ce n’est jamais que pour se repérer.

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Croyez-vous vraiment que la Conscience Universelle se soit coupée en tranches? Il y a des consciences qui commencent à naître, ou à renaître, d’autres qui commencent à voir à peine, d’autres qui voient un peu plus, d’autres qui s’étendent davantage, d’autres qui vont embraser tout l’horizon mais l’horizon lui-même recule au fur et à mesure que l’on avance. Il y a autant de dimensions, autant de plans de conscience qu’il y a d’étincelles lancées dans la création.

Messages de la Confédération Intergalactique – A travers le canal d’Oriane

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