POURQUOI DONNER SON POUVOIR de GUERISON À l’AUTRE

exploration…..

En réalité, avec les approches psycho analytiques habituelles, il est normal que les gens se rebutent à explorer cela. C’est comme vouloir s’aventurer dans les dédales d’un labyrinthe qu’on a soi-même fabriqué avec un soit disant expert pour nous montrer le chemin. Je considère que de donner son pouvoir à l’autre pour interpréter de façon cérébrale les faits que je verbalise, c’est encore utiliser le mental à outrance, c’est un cul-de-sac.

Je fais plutôt confiance à une rééducation de l’usage de la faculté mentale par des approches de conscientisation, comme le Reiki, qui permettent à l’individu de sortir de sa personnalité et de ses formes pensées envahissantes. Permettons-nous d’explorer nos habitudes de pensées denses et habituelles et d’entrer dans un espace plus vaste que le mental. Dans cet espace expansif de l’ouverture du cœur, il est alors possible de devenir un observateur et d’accéder à un continuum d’énergie et d’altérer sa perspective.

Les pensées sont toujours là, mais elles ne sont plus encombrantes, on devient plus sélectif et retrouvons le pouvoir de choisir. En fait, on ne jette jamais rien, mais plutôt on visite ce qui nous habite et l’accueille en tentant de décrypter le signal qu’il nous lance. Il y a là un entretien à faire afin de ne pas se laisser envahir par les fabrications souffrantes du mental. Le défi est de savoir reconnaître nos attachements à ses patterns intérieurs et lâcher prise lentement selon le degré auxquels on y tient.

La maladie, d’où vient-elle ?

Il est intéressant de constater qu’en règle générale, lorsqu’on parle de santé, les gens se réfèrent surtout aux maladies du corps alors qu’à mon avis la plupart des maladies sont liées à cette fonction mentale utilisée à tors et à travers. Tant que l’on reste au niveau du mental, les pièges se multiplient sans fin et, selon moi, cela est la cause principale de tous nos maux. Malheureusement c’est un sujet qu’on évite et qu’on aborde seulement quand la personnalité est en crise.

On accepte les multiples malaises physiques comme étant un processus « normal » alors qu’on est ignorant lorsqu’il s’agit de faire le bilan de sa santé mentale.

L’ego est nécessaire à notre personnalité

Je ne crois ni à l’annihilation de l’ego ni à une personnalité sans faille. En tant qu’individu, nous avons tous nos forces et nos lacunes de caractère. Cela peut autant nous servir que nous nuire. On peut continuer de raffiner sa personnalité mais cela peut demeurer une sorte de prison, une poursuite sans réelle satisfaction. À mon avis, tant qu’il n’y a pas une dimension d’amour, cela n’est pas nourrissant pour personne.

L’amour, un autre mot facile à dire mais pas aisément incarné. En général, nous aimons avec la tête, calculant ce qu’on peut bien retirer en aimant telle personne, projet ou entreprise. Et ainsi répondre à ses attentes, soit pour assouvir un besoin physique, émotionnel, ou augmenter notre pouvoir social. Je ne juge pas ce genre de comportement, puisque c’est le seul que nous connaissons; plaire pour arriver à nos fins ou simplement pour survivre. La société actuelle est basée sur ce principe. Nous sommes tous programmés à vivre et prendre des décisions dans les limites de notre véhicule mental pour combler nos « manques ».

Quand nous réalisons que la personnalité n’est pas notre nature essentielle et que les « autres » sont voilés par leur personnalité autant que nous le sommes, nous prenons conscience que le sentiment de séparation que nous éprouvons est une construction erronée qui nous maintien à l’étroit. Cette prise de conscience individuelle apporte une autre dimension à notre vie. Nous saisissons que sommes plus qu’un simple citoyen séparé des autres qui tente de survivre dans un schéma social restreint. Nous nous rendons compte que le seul véritable expert existe en soi.

L’ouverture du cœur

Envisager de vivre au niveau du cœur en tant que société, c’est vouloir franchir un autre pas, essayer d’ouvrir une fenêtre sur de nouveaux comportements sociaux au-delà de ce qu’on peut actuellement imaginer. Nous devinons le potentiel de créer une réalité nouvelle et comprenons les rouages qui nous restreignent. À mesure que la conscience grandit, cette réalité devient comme un vêtement trop petit que l’on continue de porter tant bien que mal.

C’est normal puisque nous sommes éduqués dans ce sens. Nous mettons beaucoup plus d’emphase sur nos différences que sur nos points communs. Et même quand nous prenons conscience de ses notions, nous sommes constamment confrontés dans notre incarnation à agir par la peur. C’est un processus qu’il faut accepter je crois.

L’ouverture du cœur n’est pas une simple notion mentale. Certaines approches aident à créer les conditions nécessaires à cette ouverture. Je crois que nous avons tous cette habilité à en faire l’expérience puisque c’est un état naturel.

SOURCE : Sylvie Drolet – Maître reiki-enseignante – Bromont (Québec) Canada Site web www.sylviedrolet.com

Annoncer une mauvaise nouvelle

Annoncer une mauvaise nouvelle est toujours difficile, que l’on se place du côté du soignant qui reçoit un patient et doit la lui annoncer ou du côté du patient qui la reçoit. Cette annonce va changer radicalement le cours de la vie du patient et sa perception de l’avenir. La difficulté que les professionnels de santé peuvent ressentir pour l’annoncer est liée à cet état de fait, il est toujours difficile de dire à une personne que ses projets de vie sont remis en cause.

Il n’y a pas une annonce, mais une succession d’annonces, tout au long de la prise en charge, au rythme des patients, à laquelle participe chaque professionnel d’une équipe.

Qu’est-ce qu’une mauvaise nouvelle ? Une mauvaise nouvelle est « une nouvelle qui change radicalement et négativement l’idée que se fait le patient de son (…) être et de son (…) avenir».

Elle ne concerne pas uniquement un diagnostic, mais aussi les conséquences possibles de la maladie ou des traitements, à type, par exemple, de handicap ou de déficience. Elle peut être ressentie comme une condamnation à mort, mais aussi une condamnation à mal vivre. Elle peut être certaine ou possible, immédiate ou future. Elle peut également poser la question de la transmission génétique aux descendants, d’une probabilité d’atteinte d’autres membres de la famille, de la contamination d’autrui. Elle reste néanmoins subjective, intimement liée à l’histoire du patient. La perception de ce qu’est une mauvaise nouvelle peut donc être différente entre le médecin et le patient.

La perception qu’en a le médecin est parfois éloignée de celle qu’en a le patient : « Essentiellement individuelle, la réaction à la maladie est imprévisible et mouvante, à la fois dépendante et détachée de la sévérité de l’affection (…) l’histoire personnelle du sujet influence la façon dont la maladie est reçue, vécue, intégrée » . Si la mauvaise nouvelle concerne le patient par la modification radicale du cours de sa vie, les difficultés du médecin face à l’annonce d’une telle nouvelle doivent également être explorées. Il s’agit de la difficulté à dire pour le médecin. Il doit pouvoir proposer tout type d’aide au patient en élargissant le champ du strictement médical à l’ensemble de la sphère médico-sociale. II. Annoncer, informer pour quoi faire ?

Annoncer c’est « communiquer », « faire savoir » que quelque chose existe et/ou va se produire.

Ce n’est pas seulement informer, ni même « faire comprendre », mais c’est transmettre quelque chose de complexe et d‘élaboré. Les patients ne sont pas nécessairement familiers avec le savoir dont dispose le médecin. Annoncer, c’est cheminer avec un patient vers la connaissance qui le concerne. Les annonces, tout au long du processus d’accompagnement, doivent donc permettre aux professionnels de donner au patient les informations dont il a besoin. Le médecin a un rôle particulier dans ce processus puisqu’il est souvent le premier à annoncer le diagnostic.

L’annonce revient à définir une perspective pour le patient, elle a un effet structurant quand elle est adaptée. « Personne ne contestera que ce qui est terrible et connu vaut toujours mieux que ce qui est terrible et inconnu. Dans les vieilles formules magiques, le diable est souvent conjuré parce qu’il dit son nom.» L’annonce « met aussi un terme à une période d’incertitude, coupe court aux suppositions et interprétations erronées ». Elle permet de nommer la maladie. L’annonce a un effet fondateur de la relation médecin-malade. Le patient a besoin d’un référent. Il va le choisir comme la personne qui lui a donné les éléments de réponse dont il avait besoin. « La qualité des liens futurs entre les personnes concernées et le médecin dépend beaucoup de la communication qui s’établit lors de la consultation d’annonce.»

Souvent l’émotion est tellement forte lors de la première annonce que le patient n’entend qu’une petite partie de ce qui est dit. On parle alors de sidération. Lors de la consultation où est réalisée la première annonce, tout ne peut être abordé, le patient a besoin de temps. Les différentes étapes du processus d’acceptation de la perte ou du deuil ont été décrites comme : le choc, la colère, la dénégation voire le déni, le marchandage, la dépression, l’acceptation. Le déroulement de ce processus n’est pas uniforme, il varie selon les personnalités et les situations. Mais ce qui est constant chez le patient, c’est le besoin d’être entendu, compris et accompagné à son rythme. En fonction de son cheminement personnel, chaque patient a une aptitude particulière à intégrer les informations, c’est pourquoi elles devront lui être redonnées par les différents intervenants, à différents moments.

SOURCE : Service Evaluation des Pratiques – Février 2008 https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2008-10/mauvaisenouvelle_vf.pdf

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L’AMOUR, LA MÉDECINE ET LES MIRACLES

Ainsi le Dr Bernie Siegel titrait-il son besteller il y a une vingtaine d’années.

L’Amour, qui permet aux êtres vivants de vivre en unité sans conflit, est à la base de bien des miracles ou de guérisons spontanées en médecine.

L’Amour, c’est ce qui devrait animer les fabricants de médicaments et d’appareils de bien-être en tout genre car dans le cas contraire le patient n’est pas aidé à guérir mais utilisé comme un produit.

L’Amour devrait être le premier critère de sélection des futurs médecins afin qu’ils puissent faire preuve d’assertivité, d’empathie et de compassion.

Aujourd’hui, le fait est que le profit prime souvent sur l’Amour. Industriels pharmaceutiques et soignants souffrent de conflit d’intérêt. Le triste constat qui émerge est que, même si la médecine soigne de mieux en mieux, elle le fait de manière de plus en plus inégalitaire et onéreuse pour en fin de compte, trop souvent, ne pas guérir.

Le nombre de personnes qui souffrent d’une maladie chronique incurable et qui sont médiquées à vie ou à mort, étant donné les effets secondaires qu’ils finissent par présenter, est de plus en plus élevé.

Dieu merci, il y en a quand même certains qui guérissent spontanément et miraculeusement à tous les stades de la maladie et même en phase terminale.

De nombreux cas de guérisons spontanées sont répertoriés dans la littérature médicale sous le nom de « Rapports de guérisons inexplicables ». Les patients prennent eux aussi la plume et sont de plus en plus nombreux à témoigner de leur expérience de guérison à travers les médias. L’espoir d’innombrables personnes confrontées à la maladie se réveille. Chacun réalise que les guérisons spontanées ne sont pas tombées du ciel, que ce sont certes des miracles au vu des diagnostics qui avaient été prononcés mais que ces personnes souffrantes ont belle et bien posé des actes qui ont illuminé les zones sombres de leur vie.

Depuis le schisme entre la science et la religion, les médecins athées réfutent les miracles. Pourtant, l’illustre Ambroise Paré ne disait-il pas : « Je soigne, Dieu guérit » ?

Pourtant bien des croyants dans la médecine ou la religion meurent avec les meilleurs traitements préconisés par la science et leurs prières semblent rester sans réponse. Cela signifie-t-il que Dieu n’existe pas ? Ou que ce sont les médicaments qui sont inefficaces ?

Quoi qu’il en soit, il y a la Foi qui, elle, permet de dépasser bien des croyances du genre « foutu », incurable, impossible ». Et il y a l’Amour qui permet de faire le deuil de ce qui est douloureusement vécu jusqu’à ressentir le Pardon et pouvoir ainsi s’en remettre à la Grâce de nouveaux possibles, gages de Ré-union et du retour de la Lumière. Cette Lumière qui est en effet indispensable à notre vie, car c’est elle qui permet à chacun d’éclairer le côté obscur de la Force.

En faisant la lumière avec foi et amour sur les secrets occultés de notre généalogie, le vécu de nos parents pendant notre périnatalité et leur impact sur notre biographie, il nous devient possible de poser un autre regard sur notre maladie. Il nous devient possible de réaliser et de ressentir qu’elle n’est pas là pour nous faire souffrir et mourir, mais pour nous faire évoluer et nous permettre de vivre plus harmonieusement avec nous-mêmes.

Nous pouvons ainsi passer de l’inconscient mortifère à l’inconscient créateur et poser des actes de guérison.

La science préfère utiliser des termes comme effet placebo (je plais) ou nocebo (je nuis). Mais qu’est-ce que finalement l’effet placébo si ce n’est notre capacité à guérir, et le nocebo, à nous nuire.

Et si la clé de notre guérison spontanée résidait en fait dans la mise en lumière de ce que nous ressentons comme nuisible (nocebo) et dans notre capacité à changer notre image mentale de ces situations vécues douloureusement ? Si la clé était de transmuter nos émotions nocebo en placebo pour retrouver l’amour et l’unité avec toutes les créativités des règnes du vivant ? Nous arrêterions ainsi de nous tuer à petit feu et deviendrions capables de rajouter de la vivance à la vie qui coule en nous. Ces clés sont bien évidemment dans nos mains mais nous ne mettons pas toute notre énergie à les faire nôtres.

La foi ne se trouve que dans notre capacité à ressentir la magnificence de la vie. Connectés à ce ressenti, nous expérimentons la puissance créatrice présente en toute vie. Il nous est alors possible de déplacer des montagnes.

La sagesse mathématique hébraïque (Kabbale) nous donne peut-être aussi la clé des ingrédients essentiels à cultiver pour enrichir la foi et devenir puissant au-delà de toute limite. En effet, la valeur des mots Amour et Unité en hébreu est 13.


Si nous additionnons la valeur Amour et Unité, soit 13 + 13, nous obtenons 26. Et la valeur 26 en hébreu correspond au Nom de Dieu (Yod Hé Vav Hé). Est-ce un hasard ?

Le bestseller du Dr Bernie Siegel et de ses patients, même s’il a 20 ans d’âge n’a pas pris une ride. La recherche de l’amour et de l’unité au sein de la science et de nos existences reste l’unique voie du miracle, celle qui nous donne des ailes et signe ainsi notre réjouissance de la vie et d’être en vie. Qu’on se le dise !

EXTRAIT « L’amour, la médecine et les miracles » –  Dr Bernie Siegel – Ed Poche

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Une médecine empirique avec Francesca

Chacune détient un rôle, des savoirs particuliers, de la femme enceinte qui prépare sa tisane rafraîchissante à la mère de famille qui fait bouillir la tizan tanbav, de la tisaneuse sollicitée afin de préparer un sirop contre la toux, parce que le médicament du docteur ne suffit pas, au dévinèr ou au traitèr qui sera consulté si, malheureusement, les symptômes persistent.

Un tel système pourrait sembler figé. Mais il n’en est rien. Diverses modifications et réinterprétations existent, liées aux transmissions culturelles et conséquences des apports exogènes. L’utilisation des plantes évolue, selon leur fréquence dans la nature 134 et leur efficacité observable. Ainsi, à Rodrigues, certainement influencées par l’excellent travail d’information fourni par la Mauritian Wildlife Foundation, plusieurs jeunes femmes nous ont dit ne plus utiliser certains végétaux, par exemple le café marron, végétal qu’elles remplacent, pour les recettes de tisanes, par un composant plus facile à trouver dans la nature et aux effets équivalents.

De nouvelles plantes sont « testées » par les tisaneurs.

 Noélla, tisaneuse et détentrice d’un don, ramasse en forêt et teste de nouvelles simples à partir des réactions des « mouches à miel » [abeilles] : si celles-ci se détournent d’une plante, c’est qu’elle est toxique, qu’il ne faut pas la ramasser ; si, au contraire, elles s’en approchent, c’est que le végétal est comestible. Il ne faut pas négliger non plus l’influence des modes, telles qu’elles sont notamment véhiculées par les médias, en particulier la télévision.

La mode de l’utilisation de l’aloès 137 dans les crèmes de beauté et dans les préparations pharmaceutiques a eu diverses répercussions dans la population : à Rodrigues, il y a parfois confusion entre le terme scientifique Aloe vera et le végétal correspondant au terme vernaculaire aloès 138. D’autres personnes, plus averties, font d’elles-mêmes une correspondance entre l’aloès de la pharmacie et le mazambron 139. On a signalé à Maurice de nombreux vols de pieds d’aloès dans les jardins, les végétaux dérobés étant revendus à la sauvette aux abords du marché de Port-Louis

De la maladie à traiter à la demande de grâce adressée à une divinité en cas de problème grave, la religion est omniprésente dans les données recueillies sur les trois îles des Mascareignes. Liée à l’interprétation de chaque événement, bénéfique ou maléfique, elle s’avère inséparable de l’ensemble des savoirs féminins, même lorsque ceux-ci semblent ne concerner que le rapport au corps, aux plantes ou à la préparation de tisanes.Chaque composante des conduites familiales et thérapeutiques peut en effet être associée à une autre qui voit se rejoindre les religions en présence.

L’hypothèse d’un système médical autonome issu des connaissances des anciens et commun aux îles est renforcée par l’existence de nombreuses « maladies-que-le-docteur-ne-connaît-pas » (ainsi que les nomment fréquemment diverses interlocutrices), nommées en anthropologie culture-bound syndrome (Yap, 1967)

Le terme tanbav 143 est généralement défini comme une maladie du petit enfant, inconnue des médecins, qui se caractérise par des problèmes intestinaux et digestifs (notamment des coliques) et de peau. Ce terme est absent de la nomenclature des pathologies biomédicales. Dans leur Dictionnaire malgache-français, Abinal et Malzac le définissent, sans plus de précisions, comme « une maladie des petits enfants, qu’on suppose venir de la mère » (en raison de l’étymologie du terme vavy, la femme, l’épouse) 144, le même terme désignant également le remède contre cette maladie – Mampisotro tambavy ny ankizy (faire boire le tambavy aux enfants) (1993 : 657). Il y a deux siècles, tambavy désignait à Madagascar, et de manière générique, les diarrhées vertes du nouveau-né 145. De nos jours, outre la maladie infantile tambavy, il désigne l’ensemble des remèdes et des tisanes vendues dans un but thérapeutique.

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Une médecine villageoise influencée par la médecine ayurvédique

Les savoirs villageois qu’avaient apportés avec elles aux Mascareignes les femmes originaires de petits villages du sud de l’Inde étaient hérités d’une forme populaire de la médecine ayurvédique, qui est la médecine savante de l’Inde. Celle-ci est en fait peu éloignée de la médecine européenne des humeurs puisqu’elle comprend « trois humeurs : la bile, le flegme et le vent ou pneuma, entre lesquelles l’équilibre définit la santé » (Zimmermann, 1989 : 17).

Cet auteur précise que les maladies typiques de la côte de Malabar sont « la fièvre paludéenne et toute la rhumatologie, que les médecins ayurvédiques rangent sous la rubrique des maladies “dues au vent” », assez proches de l’ensemble des affections regroupées sous le terme générique de fréchèr (fraîcheur) à Rodrigues – ce qui, comme on le verra plus loin, ne signifie nullement que la nosologie populaire 66 en usage sur cette île soit directement liée à la médecine d’origine indienne. « Aux rhumatismes qui dominent dans cette région indienne de très fortes moussons, répondent les remèdes composés à base de cocktails d’épices. » (ibid., p. 15).

De ces savoirs originaires de l’Inde, les femmes des Mascareignes ont conservé de nombreux usages, dont celui de l’eau de riz contre la diarrhée, des épices, tel le safran 67, comme antiseptique ou dans les préparations contre la grippe ou la toux, des clous de girofle pour les maux de dents.

CULTURE DU BULBE DE SAFRAN

Lorsqu’on plante des bulbes de safran pour la première fois, il faut choisir une portion de terre vierge, sur laquelle aucun tubercule ou bulbes de safran n’a été planté auparavant, si possible (si non, au moins pas dans les dix dernières années). Avant de planter, il est conseillé de labourer le sol de 20 à 50 centimètres en profondeur pour que le sol où l’on va planter soit bien aéré, et d’incorporer du fertilisant naturel pendant le procédé. Le type de sol que l’on trouve en Espagne nécessite particulièrement cette préparation avant la plantation. Pour la culture du safran, il est idéal de planter les bulbes sur des lits surélevés pour faciliter l’irrigation et le drainage. L’irrigation doit être minimale une fois que des feuilles commencent à pousser sur les bulbes.

La plantation se fait en août et en septembre (mars/avril dans l’hémisphère sud), soit à la main, soit à la machine, et la récolte à la fin du mois d’octobre et mi-novembre, approximativement huit semaines après la plantation. Le safran crocus est une plante qui adore le soleil, elle préférera donc être plantée dans des champs secs et ouverts plutôt qu’à l’ombre.

En général, on plante les bulbes entre 7 et 15 centimètres de profondeur dans le sol. Plus ils sont plantés en profondeur, moins les bulbes vont se multiplier, la récolte sera moins importante, mais la qualité des fleurs produites sera meilleure.

Respectez le « système de rangées » lorsque vous plantez des bulbes. Chaque rangée est idéalement situé à 15-20 centimètres de distance de l’autre. Creusez la première rangée et la remplir avec bulbes de safran. Lorsque vous creusez la deuxième rangée, utilisez la terre que vous retirez, pour recouvrir les bulbes plantés dans la rangée précédente, et ainsi de suite. Maintenez les rangées surélevées pour le drainage et la ventilation. Formez un lit de terre et laissez suffisamment d’espace pour faire une allée sur laquelle on peut marcher entre chaque lit, de manière à ce qu’il soit facile d’accéder aux champs de crocus quand vous devrez vous occuper du désherbage, de l’arrosage, et plus tard, de la récolte.

Le rapport avec la médecine ayurvédique

L’Ayurdeva repose sur l’harmonie entre le corps et l’esprit, cette pratique offre de nombreux bienfaits comme la réduction du stress, l’élimination des toxines, l’amélioration de la circulation… Si les soins sont souvent des techniques de massages bien précises, l’Ayurveda propose aussi de réadapter son mode de vie afin d’être en meilleur harmonie et en meilleure santé.

L’Ayurveda est avant tout un système de médecine holistique et préventive.

Son rôle est d’apporter des connaissances et des pratiques ciblées de sorte que le corps et l’esprit puissent être en harmonie et en pleine forme.

L’Ayurveda nous enseigne que pour être en bonne santé nous avons besoin d’un bon fonctionnement corporel, mais que nous devons combiner la santé physique avec la santé mentale et émotionnelle. Ceci implique de comprendre le mode de vie qui nous convient le mieux en adaptant notre alimentation, notre sommeil, nos communications, nos interactions et bien plus encore.

L’Ayurveda est une des médecines traditionnelles reconnues et répertoriées par l’OMS comme étant un système de santé naturel, traditionnel et intégratif.

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Les savoirs des matrones

Dès les débuts du peuplement des trois îles, la médecine savante occidentale, ce qu’on appelle aujourd’hui la biomédecine ou médecine occidentale moderne, est présente, et son rapport avec les matrones, accoucheuses traditionnelles et concurrentes potentielles, est conflictuel. L’historien Jean Barassin note la présence de sages-femmes (diplômées et reconnues officiellement) à Saint-Denis de La Réunion au début du XVIIIe siècle.

Professionnelles de la santé diplômées, donc représentantes de la médecine savante occidentale, elles sont inscrites par un prêtre espagnol dans un registre paroissial rédigé en latin, où leur nom figure assorti de la mention « obstetrix probata » (Barassin, 1989 : 141). Les méthodes anticonceptionnelles d’alors étant souvent faillibles et les représentations de la vie sensiblement différentes de ce qu’elles sont aujourd’hui, les sages-femmes, dont la mission était influencée, à la fois, par l’Église et les réalités sociales du temps, avaient surtout pour rôle d’empêcher les avortements et les infanticides.

Outre les femmes elles-mêmes, suspectées de mettre fin à leur grossesse, ce sont à cette époque les matrones qui sont montrées du doigt et jugées responsables. D’autant plus qu’elles appartiennent le plus souvent à la catégorie des esclaves, et que le fait d’être en mesure de mettre les enfants au monde leur donne un statut et un pouvoir qui dérangent parfois les propriétaires des plantations. En effet, lors des accouchements de leurs compagnes, ceux-ci se retrouvent en situation de demande face à une femme qu’ils considèrent habituellement comme inférieure. Le 20 janvier 1715, à la suite de dénonciations, une ordonnance est promulguée à La Réunion qui enjoint aux « filles, veuves et femmes dont le mary serait absent » de déclarer leur grossesse. Dans le cas où celle-ci ne débouche pas sur une naissance et que « leur fruit ait disparu », les femmes, tant libres qu’esclaves, « seraient punies de mort ».

Bien que les diverses accusations n’aient eu aucune suite, tant dans les journaux de l’époque qu’auprès des médecins, les matrones étaient déjà, dans bien des cas, les coupables idéales.

Malgré ces attaques, du début du XVIIIe siècle à la fin des années 60, les matrones ont été bien souvent le seul et unique recours des parturientes. Aimée, Jacinthe et Lucie, trois anciennes matrones réunionnaises, racontent leur vécu des années 50

On choisissait diverses positions pour l’accouchement. La femme pouvait être couchée sur le dos dans son lit ou, comme le rapporte Jacinthe, sur un petit lit bas spécialement fabriqué pour la circonstance. Mais d’autres positions étaient souvent employées et les matrones expliquent qu’il était essentiel que les femmes mettent leur enfant au monde de la manière la plus confortable possible pour elles. Le choix d’une position n’était pas définitif, les matrones aidaient les femmes à en changer, parfois plusieurs fois avant l’expulsion de l’enfant. Ainsi, l’accouchement pouvait s’effectuer en position horizontale ou semi-horizontale, dans le lit, la femme se maintenant en position semi-horizontale grâce à des courroies passées sous le lit. Ou encore sur le côté, seule ; debout en appui contre le mur, en position horizontale soutenue par son mari ; assise sur un petit tabouret ou un petit banc, la femme étant alors soutenue – souvent par son mari ; à quatre pattes ou accroupie

Aimée ajoute que quand dans certains cas, pendant l’accouchement, les femmes avaient « mal aux reins », elle leur massait le bas du dos. Les accoucheuses traditionnelles semblent, pour la plupart, avoir possédé de réelles compétences obstétricales et les témoignages tendent à montrer que ces compétences étaient déterminantes pour la réputation d’une personne : une femme que la rumeur publique désignait comme incapable n’exerçait que peu de temps, par manque de sollicitations.

Les descriptions faites par les matrones réunionnaises et rodriguaises ou les dayi mauriciennes attestent d’un véritable suivi, prénatal (palpation, examen, toucher, massages, administration de tisanes, conseils prophylactiques) et postnatal (suivi des suites de couches, bains cicatrisants, soins au nouveau-né), en même temps que d’une grande disponibilité et d’une profonde conscience professionnelle. De plus, leurs récits d’accouchements mettent en évidence diverses techniques obstétricales particulièrement délicates, révélant de leur part un niveau de technicité élevé, comme les manœuvres destinées à faire rentrer le bébé dans le corps de sa mère en cas de mauvaise présentation ou à le retourner in utero pour le placer en bonne position. Dans la terminologie de la biomédecine, ces deux techniques sont respectivement nommées version par manœuvre externe et version par manœuvre interne.

Déjà décrite par Soranos d’Éphèse au IIe siècle de notre ère, « réinventée » durant la Renaissance par Ambroise Paré, la version par manœuvre interne fut fréquemment employée en obstétrique jusqu’au XXe siècle, avant que ses indications soient restreintes à des cas très spécifiques. En Europe, elle est toujours enseignée et pratiquée, notamment quand une césarienne s’avère impossible (Quereux, 1993 : 542).

Envisagée quand un enfant se présente en position transverse, comme dans le témoignage d’Aimée rapporté plus haut, elle requiert, ainsi que le précise Christian Quereux (1993 : 548), une grande maîtrise de l’art des accouchements en raison du risque élevé de décès de l’enfant. Cette technique faisait partie, racontent les anciennes matrones, des actes difficiles auxquels la novice qui accompagnait l’accoucheuse n’avait accès qu’après un long apprentissage, qui était fait d’observations multiples puis d’interventions dont la difficulté allait croissant, jusqu’à ce que la nouvelle fam-saj devienne autonome.

Une autre technique complexe était utilisée, disent les femmes interrogées, essentiellement quand, lors de l’examen, elles décelaient une mauvaise présentation de l’enfant, en particulier par le siège. À une époque où les césariennes étaient rares, exclusivement pratiquées dans les cas désespérés, il fallait agir sur le fœtus afin de l’amener à se retourner et à se placer correctement dans le bassin de sa mère. Afin de ne pas occasionner de souffrance fœtale, les gestes employés devaient être extrêmement doux et lents, comme le racontait Aimée.

Cette manœuvre, elle aussi connue de la médecine occidentale, toujours enseignée et pratiquée, est nommée version par manœuvre externe (Chabert, 1993 : 406). Vulgarisée en Europe par le célèbre médecin Auguste Pinard à la fin du XIXe siècle, elle fut « redécouverte » et améliorée par Frans Veldman au cours de la seconde moitié du siècle suivant dans le cadre de l’haptonomie. Enfin, les massages dont parlent Aimée à La Réunion, Raj à l’île Maurice et Catherine, sage-femme traditionnelle à Rodrigues, sont toujours couramment pratiqués par les sages-femmes durant la phase de travail qui précède la naissance :

Les massages des « reins » (plus précisément des vertèbres lombaires) de la parturiente sont entre autres nécessaires en cas de positionnement à droite du dos du fœtus dans le corps de la mère, quand un tel positionnement se présente, durant la rotation du bébé qui s’effectue pendant le travail. En effet, les vives douleurs que la pression effectuée par le fœtus provoque sur les lombaires de la mère sont susceptibles d’être soulagées par des massages…

EXTRAIT SOURCE INITIALE https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000191797

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La croix des rituels de guérison

 La croix correspond à un symbole suffisamment présent dans la vie quotidienne de la société du XIXe et du début du XXe siècle : lors des cérémonies religieuses, chacun est amené à se signer, c’est également cette même croix qui est dessinée sur le pain avec son couteau avant de l’entamer. La disposition dans un lieu évoque le symbole du barrage : quatre brins de blé vert sont plantés aux quatre coins d’un tas de fumier pour assurer la guérison des verrues en Haute-Bretagne. Dans le monde végétal, feuilles ou tiges sont disposées en croix pour soigner les maladies de peau.

Pour les dartres, malades ou guérisseurs fabriquent des croix d’églantier, de bourgeons de ronce ou de sureau qui sont suspendues en Bretagne. Pour les plaies, deux brins d’herbe en croix sont appliqués sur la lésion. Deux brins de paille en croix sont apposés dans le dos pour arrêter une hémorragie nasale, deux feuilles de laurier en croix sont déposées sur un abcès pour le faire mûrir.

La croix se retrouve aussi largement dans les rituels de guérison des fièvres qui s’accompagnent d’oraisons ou de pratiques dans des chapelles. Ainsi, à Magny-le-Désert en Basse-Normandie, des croix de noisetier intervenaient dans un rituel à la chapelle Saint-Antoine.

De même, une croix de laurier est déposée sur la poitrine du fiévreux en Bretagne. Bien d’autres maladies font intervenir la croix dans les rituels : jonc en croix pour les aphtes en Franche-Comté, pour le chancre dans les Vosges, le mal de jambes, du bas des reins en Lorraine ou les ophtalmies en Aquitaine. Aujourd’hui, dans le Morbihan, une guérisseuse soigne les sensations de peur avec une plote d’herbes : Je les pile, je fais une boule, je fais cinq croix sur le front, le ventre, le dos, les mains et les pieds.

Puis le malade le fait une fois par jour pendant deux jours, il arrête une journée et reprend pendant trois jours. Plus généralement, la croix fait barrage aux sortilèges et aux maladies. Elles étaient disposées aux portes des habitations et du logement des animaux de la ferme : croix de joubarbe en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, croix bénites de lavande en Languedoc-Roussillon le matin de la Saint-Roch, croix d’immortelles en Aquitaine, croix d’épis de blé à la Saint-Jean en Aquitaine.

EXTRAIT du livre : L’herbier des paysans, des guérisseurs et des sorciers

LA SANTÉ ET LES MALADIES DANS LES RÊVES

Avez-vous déjà rêvé que vous étiez malade alors que dans la réalité, vous étiez pourtant en bonne santé ? Pire, avez-vous déjà rêvé que vous aviez une maladie incurable, comme le cancer ?

Ne prenez surtout pas ces rêves au sens littéral ! Non, vous n’allez pas tomber malade. Ces scénarios sont avant tout symboliques.

Ceci est un article de Marielle Laheurte – Formatrice interprète de rêves, thérapie par les rêves, praticienne psycho-énergétique, soins énergétiques, auteure, conférencière – Paris – SITE WEB : www.mariellelaheurte.com paru au magazine https://energie-sante.net/

Les rêves diagnostiquent votre état de santé psychique et physique

 

Si vous êtes malade en rêve, c’est votre état psychique qui a besoin de soin. Peut-être que vous êtes envahi par des idées négatives, ce qui pourrait être symbolisé en rêve par un cancer : la prolifération incontrôlable de « mauvaises » cellules. Ou bien vous pouvez rêver que vous avez une inflammation aux genoux, ce serait alors l’image par exemple d’une colère qui vous enflammerait au point de vous faire perdre toute souplesse et capacité à « plier », peut-être au niveau de la relation à l’autre aussi (Je / Nous).

Le rêve peut ainsi utiliser des symboles de maladies ou de problèmes physiques pour vous décrire de manière la plus appropriée ce qui se passe dans votre état intérieur. Sachant que le corps et l’esprit étant étroitement liés, si vous êtes réellement malade ou si vous souffrez de problèmes physiques, ce sont les reflets probables d’un « déséquilibre » mental ou émotionnel.

Avec les rêves, vous saurez pourquoi vous avez cette maladie, et comment la soulager, voire la guérir. En général, c’est en changeant vos pensées, ou votre perception sur vous-même et la réalité que vous pourrez améliorer votre état physique.

Ainsi, pour vous parler de votre état psychique, le rêve peut souvent utiliser des symboles de maladies ou de problèmes corporels. En revanche, pour vous parler de votre maladie réelle, il utilisera plutôt d’autres types de symboles, comme une voiture en panne, un arbre malade, ou encore une maison abîmée.

Le rêve qui est d’une sagesse et d’une intelligence infinie, choisit toujours le symbole le plus approprié pour parler de votre situation.

Voyons tout de suite un exemple.

Voici un rêve qui a été reçu par Nicole : elle souffrait de sinusites chroniques et d’allergies depuis des années et elle avait demandé la veille à ses rêves des conseils pour s’en débarrasser enfin. (Oui, vous pouvez poser des questions à vos rêves, ils vous répondent !).

Rêve : Une fuite dans le toit

Je suis chez moi. Il y a une fuite importante dans le toit. Il pleut fort et l’eau entre à flots par la partie du toit abîmée. Il faudra absolument que je fasse réparer cette fuite. 

Interprétation :

 

Il existe évidemment un lien entre la fuite du toit et les écoulements du nez de Nicole. Mais allons plus loin avec l’interprétation symbolique.

La maison représente ici la rêveuse, autant son monde intérieur, sa façon de vivre, ses sentiments, ses pensées, que son corps physique. Nous pouvons tout de suite comprendre qu’il y a un problème qu’elle doit absolument réparer.

Le plafond, le toit, représentent le mental, la tête, les idées, les pensées, puisque la localisation est « en haut », espace relié à l’air. Donc, le rêve montre que le toit n’est pas suffisamment étanche. Symboliquement, donc, le mental de Nicole n’est pas assez « étanche », pas assez protégé des aléas du monde extérieur.

Nicole confirme l’ interprétation de Marielle Laheurte.


Elle est ultra-sensible depuis toujours. Elle se laisse facilement perturber par ce que pensent les autres, ce que ses proches vivent, leurs états d’âme, leurs humeurs. Une critique, une agression verbale, la tristesse d’un proche et la voilà en train de pleurer ou de se sentir mal. Elle peut même être touchée par les mauvaises nouvelles de l’actualité…

Nous savons que les pensées négatives créent des effets biochimiques dans le corps, qui, se croyant menacé, devient plus fragile. En même temps que Nicole se laisse envahir par des idées négatives et les humeurs des uns et des autres, le corps de Nicole se laisse envahir par des virus et des bactéries. Le rêve décrit ce processus avec la fuite dans le toit qui laisse passer l’eau, symbole des émotions : submergée, saturée, elle ne peut plus gérer ses émotions et son corps, dans son intelligence infinie, finit par rejeter au dehors ce trop-plein, en créant des allergies et des sinusites chroniques.

Relions le rêve à la vie concrète de Nicole

Que se passe-t-il dans la vie de Nicole au moment du rêve ?
Elle avait une nouvelle sinusite, et aussi elle avait eu une discussion avec son mari.  C’est un homme négatif, qui a tendance à se plaindre, surtout de son travail et qui déversait volontiers sur sa femme ce qui le contrariait. Lors de cette discussion, comme à chaque fois, elle s’est sentie particulièrement impuissante et inquiète face à l’humeur de son mari. Elle l’a écouté sans remettre en cause ses points de vue, absorbant ses émotions négatives, sans arriver à stopper la conversation. Comme dans le rêve, elle ne savait pas comment stopper la fuite de sa maison.

Impressionnant, non ? Quel médecin aurait pu clarifier aussi bien la cause de son problème physique ? 

Le rêve montre le problème, sa cause et sa solution

Quel est le conseil du rêve pour aider Nicole à guérir ?
Les rêves donnent toujours un conseil, même s’il n’est pas clair au premier abord. Pour le découvrir, il suffit de faire preuve de bon sens. Cette question vous y aidera : Que faire quand un toit fuit ? Eh bien, c’est logique, n’est-ce pas ? Vous appelleriez un réparateur pour réparer le toit.

Symboliquement, cela signifie que Nicole doit se faire aider pour être plus « étanche », imperméable aux humeurs des autres, de son mari en particulier, et de toutes les émotions ou informations négatives qui viennent du monde extérieur.

Le rêve est thérapeutique

Nicole m’a demandé de l’accompagner dans sa guérison, me choisissant ainsi comme « le réparateur ».

Marielle Laheurte l’a aidée à mieux gérer ses émotions, à se détacher des émotions envahissantes des autres, à oser dire « non » et « stop » notamment à son mari quand sa négativité était trop envahissante. Elle a aussi éliminé les croyances limitantes sur elle-même, pour retrouver peu à peu la confiance en elle. Elle sait maintenant s’écouter, trier les informations extérieures, sans se laisser submerger. Cerise sur le gâteau, son mari est devenu plus positif, car l’écoute empathique de sa femme l’encourageait finalement à rester négatif…

La santé de Nicole s’est améliorée, et quelques mois après, ses sinusites chroniques et ses allergies ont disparu définitivement !

A LIRE …… 50 exercices pour interpréter vos rêves de Marielle Laheurte, aux Éditions Hachette.

Ce livre est-il fait pour vous ?
Parmi les propositions ci-dessous, cochez celles qui vous correspondent.

  • Certains de vos rêves vous poursuivent et affectent votre humeur pendant plusieurs jours.
  • Vous êtes persuadé que vos rêves recèlent une sagesse.
  • Vous rêvez souvent d’un être cher disparu il y a quelques années.
  • Vous croyez ne jamais rêver et vous vous sentez déconnecté de vos émotions profondes.
  • On rêve toujours de soi dit-on. D’accord, mais qu’est-ce que cela signifie ?
  • Vous tenez un journal de vos rêves.
  • Vous faites régulièrement le même cauchemar dont vous souhaiteriez vous débarrasser.
  • Parfois vos rêves se désintègrent au réveil.
  • La chute est un élément récurrent de vos rêves.
  • « Un rêve non interprété est comme une lettre non lue » dit le Talmud.

Moins de 2 réponses : ce livre ne vous concerne pas.
2 à 5 réponses : vous êtes seul à pouvoir décrypter vos rêves. Ce livre vous fournira les outils d’une interprétation approfondie et personnalisée des symboles, figures et schémas présents dans vos rêves.


6 à 10 réponses : en 50 exercices vous apprendrez à programmer vos rêves, à renouer avec votre vie intérieure pour cerner vos aspirations et effectuer de meilleurs choix de vie.

La magnétothérapie = Harmoniser l’énergie vitale

Franz Messmer, un médecin de la fin du XVIIIème siècle, théorise pour la première fois l’existence d’un transfert énergétique entre tout objet animé et inanimé. Il nomme ce phénomène « magnétisme animal »…

Selon le mesmérisme, le magnétisme réside en la capacité à soulager certains maux grâce à un fluide naturel diffusé par l’intermédiaire de passes dites « mesmériennes ». En 1831, le professeur Husson, médecin chef de l’Hôtel Dieu, reconnaît officiellement – devant l’Académie des sciences – la réalité de la plupart des phénomènes observés.

Quant à l’hypnose, utilisée par le neurologue Jean-Martin Charcot dès 1878, elle prend aussi sa source dans les travaux sur le magnétisme. Aujourd’hui, certaines médecines douces emploient les termes de polarité, énergie vitale ou électromagnétisme, pour expliquer que le corps et l’esprit réagissent positivement à une approche énergétique du soin.

Son principe


Pour le magnétisme, chaque être vivant est un véritable aimant qui répond à des lois d’attraction. Ainsi, un déséquilibre énergétique peut s’installer et perturber certaines fonctions de l’organisme, voire de la psyché. La pratique du magnétisme permet de rétablir cet équilibre. Si chacun peut potentiellement devenir magnétiseur, certaines personnes possèdent plus d’acuité pour ressentir l’énergie dégagée par leur corps et celui d’autrui, donc sont plus enclines à la réguler.

Des études scientifiques


On sait aujourd’hui photographier l’aura d’un être humain. Les photos Kirlian, du nom du technicien russe Semyon Kirlian et de sa femme Valentina, prises en 1938, montrent objectivement un halo lumineux autour du corps physique. Ainsi, le domaine de la parapsychologie s’étaye sur des expériences sérieuses et intéresse de plus en plus les chercheurs. Grâce à des appareils sophistiqués, les scientifiques parviennent maintenant à observer que ce rayonnement possède une couleur, une épaisseur, et se modifie selon l’environnement.

Les atouts de la magnétothérapie


Un magnétiseur est un praticien qui, après avoir établi une relation de confiance, pose simplement ses mains au-dessus du corps afin d’harmoniser l’énergie vitale (appelée aussi chi en énergétique chinoise) de manière à débloquer certaines zones conflictuelles. Le patient, mis en état de réceptivité, ressent alors, sans qu’on le touche, les effets bénéfiques de ces « passes ». Migraines, douleurs musculaires, maux de dos, sont ainsi grandement soulagés au point que certains services hospitaliers font appel aux magnétiseurs. Quelques minutes suffisent parfois pour atténuer une brûlure et favoriser tout traitement médical. Des bébés et des enfants agités sont calmés grâce à une simple imposition des mains. Certains professionnels, tels les acupuncteurs et les massothérapeutes, prônent les bienfaits d’une telle pratique.

La magnétothérapie


Basée sur les mêmes principes que le magnétisme, la magnétothérapie a recours à des aimants spécifiques. Ils prennent parfois la forme de bijoux. Le cuivre, par exemple, est utilisé depuis l’antiquité pour ses effets anti-inflammatoires et antirhumatismaux. Un placage d’argent permet d’éviter l’oxydation. La magnétothérapie, ainsi associée au cuivre, atténue efficacement les douleurs articulaires et apaise le stress. On trouve sur les sites spécialisés un vaste choix de produits comportant des aimants, tels que des semelles, des oreillers et autres objets d’utilisation journalière.

Article rédigé par Mr. Marc Vivet pour le magazine SIGNES ET SENS https://www.signesetsens.com

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site de Francesca :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Enfin, on souffle

Depuis la nuit des temps, l’Homme souffle au propre comme au figuré. Les expressions ne manquent pas dans ce domaine: être à bout de souffle, en avoir le souffle coupé, le second souffle… Mais qu’en est-il exactement de la physiologie du souffle ?

Les poumons constituent notre appareil respiratoire et comportent deux lobes à gauche et trois lobes à droite. Leur fonction est d’apporter de l’oxygène au sang lors de l’inspiration et de rejeter du gaz carbonique lors de l’expiration. Lorsque nous inspirons, le thorax se gonfle, l’air rentre dans les poumons et gagne, par le réseau des bronches, les alvéoles pulmonaires, lieu des échanges gazeux ; lorsque nous expirons le thorax diminue en volume et l’air est expulsé.

Je cours et je souffle


Accessibles à tous, les sports d’endurance permettent de développer et d’augmenter les capacités respiratoires : jogging, vélo, ski de fond… Le travail sur le souffle est primordial car il assure une bonne oxygénation du sang et un bon fonctionnement des muscles. Classique, le point de côté survient à l’effort lorsque l’expiration insuffisante entraîne une élévation du taux de gaz carbonique dans le sang. Il convient alors de ralentir son rythme, en surveillant sa respiration pour retrouver un juste équilibre en inspirant par le nez et en soufflant par la bouche. Le point de côté disparaît alors en quelques minutes. Après au minimum 30 minutes d’effort, le plaisir est au rendez-vous car les endorphines, sources d’un état de bien-être mais liées à l’intensité et surtout à la durée de l’exercice, sont sécrétées en grande quantité par le cerveau.

Des champions olympiques asthmatiques !

Il est aujourd’hui tout à fait établi qu’une personne asthmatique, bien équilibrée par son traitement, en dehors des pics de pollution ou d’infection broncho-pulmonaire, peut pratiquer de nombreux sports, exception faite de la plongée sous-marine. Plusieurs champions olympiques étaient asthmatiques : en attestent Mark Spitz, athlète américain qui a remporté 7 médailles d’or en 1972 aux Jeux Olympiques de Munich en natation et Miguel Indurain, athlète espagnol, qui a remporté 5 fois le tour de France. L’entraînement sportif se doit d’être personnalisé, adapté au sujet, en prenant en compte des allergènes potentiels pour le choix de l’activité sportive (comme l’équitation par exemple) et des facteurs climatiques, dont l’humidité. Le sport présente de nombreux avantages pour un asthmatique car il le protège d’un éventuel bronchospasme post-exercice, lui permet de retrouver du souffle, de s’autonomiser et d’augmenter progressivement son aptitude physique. Moins de crises, mieux gérées pour une qualité de vie améliorée.

Un décrassage pulmonaire


Gilbert, gros fumeur, a stoppé la cigarette depuis deux mois maintenant. Il se trouvait de plus en plus essoufflé sur des gestes quotidiens de la vie : en montant des escaliers, lors d’une marche un peu rapide pour attraper son car le matin ! Il avait alors consulté son médecin : la mesure de son souffle effectuée par la spirométrie avait confirmé l’atteinte de sa fonction respiratoire. Ancien sportif, Gilbert, en parallèle du sevrage, a repris le jogging. Très lentement au début, 10 à 15 mn, en crachant ses poumons mais soulagé par cette sensation de grand nettoyage pulmonaire. Progressivement son souffle est revenu, différent, purifié comme une renaissance.

La respiration, un mode de relaxation

La respiration intervient dans toutes les techniques de relaxation. Un souffle lent et profond apaise. Plus généralement, les exercices sur le souffle se retrouvent au centre de nombreuses pratiques de travail sur soi : sophrologie, chi-gong, tai chi, yoga… Elles s’inscrivent comme une gymnastique de bien-être mais également une méthode de travail énergétique et d’harmonisation. Bernard, homme actif et stressé par sa vie professionnelle, étouffe littéralement. Sur les conseils d’une amie, celui-ci s’est tourné vers le yoga/nidra, ou yoga du sommeil, pour diminuer ses tensions et retrouver un équilibre de vie. Le yoga/nidra est une méthode de relaxation profonde alliant un travail sur les postures, sur l’éveil des sens, essentiellement de la respiration, du souffle. Guidé par son maître de yoga, celui-ci a appris peu à peu à se détendre, à lâcher prise et à pratiquer des techniques de méditation pour accéder à plus de spiritualité. Une rencontre avec lui, une énergie nouvelle tant sur le plan physique que psychique et émotionnel.

ARTICLE REDIGE par le Docteur Laurence Pescay pour le magazine SIGNES ET SENS https://www.signesetsens.com

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