La ferme pharmaceutique

 

 Nous avons généralement en tête une image des vaches d’antan, et il est difficile de croire à quel point l’industrie actuelle de la viande repose sur les produits chimiques, les hormones, les antibiotiques et une pléthore d’autres drogues. Il s’agit d’une affaire et d’une affaire de haute concurrence. Les petits éleveurs s’empressent eux aussi d’utiliser tout ce qui, aux dires des sociétés pharmaceutiques, pourra faire engraisser leurs animaux plus vite, ou masquera les signes flagrants de maladie et de stress chez leurs animaux, de façon à leur obtenir une meilleure place sur le marché. J’ai demandé au bouvier Herb Silverman ce qu’il pensait des quantités importantes de drogues qu’on administre aux animaux. Il m’a répondu :

« Ce n’est pas bon. Au lieu d’améliorer les pratiques d’élevage, ce qui donnerait des animaux en meilleure santé, on ne fait que les bourrer de drogues. C’est moins cher de cette façon. Parce qu’il s’agit d’une affaire où la concurrence est très forte, je suis forcé de le faire moi aussi. Mais le grand public commence à comprendre ce qui se passe et à craindre que des résidus se retrouvent dans la viande. Laissez-moi vous dire que je les comprends ! »

vaches

 L’utilisation massive de drogues est apparue au cours des 20 à 30 dernières années, ce qui coïncide avec le virage, pris dans les méthodes de production, des grands pâturages aux lots d’engraissement. Avant 1950, la presque totalité des bovins des États-Unis passaient leur vie à paître pour trouver leur nourriture dans les grands espaces qui représentent pour nous le « pays des bovins ». Ce n’est plus le cas maintenant. Dès le début des années soixante-dix, les trois quarts des bovins aux États-Unis étaient envoyés par camion pour aller passer le reste de leur vie dans des lots d’engraissement.

Certains des lots d’engraissement les plus importants peuvent compter jusqu’à 100 000 « unités ». Ici, les animaux reçoivent une alimentation conçue dans un seul but — les faire engraisser au prix le plus bas possible. Au menu, on trouve une série de mets parfois très délicats comme de la sciure de bois relevée d’ammoniac et de plumes, du papier journal déchiqueté (offert avec toutes les couleurs d’encre toxique des bandes dessinées de l’édition du samedi) et des circulaires publicitaires, de la paille synthétique, des vidanges recyclées, du suif et de la graisse non comestibles, des détritus de volaille, de la poussière de ciment et des retailles de carton, sans parler des insecticides, des antibiotiques et des hormones. On y ajoute des arômes et des saveurs artificiels pour amener par la ruse les pauvres animaux à manger.

Pendant ce temps, les scientifiques de l’université de l’Arizona étudient les processus biologiques qui aiguisent l’appétit de la vache. Leurs motifs ?

« Il est évident que si l’on arrivait à découvrir ce qui détourne un bovin de sa mangeoire et qu’on puisse y remédier, cela voudrait dire beaucoup. »

 Cela voudrait dire beaucoup en effet, car tout l’intérêt de la chose est de les rendre aussi gras que possible pour le moins cher possible. Les énormes conglomérats agro-industriels qui possèdent les lots d’engraissement sont très excités à l’idée de pouvoir utiliser des substances chimiques qui donneraient à ces animaux placides des appétits insatiables. L’industrie reconnaît que de graves problèmes de santé résultent de la façon dont les bovins sont nourris. Mais que l’animal soit malade leur importe peu, même si la maladie est si grave qu’il est au bord d’en mourir. Du moment qu’il peut être maintenu en vie par des drogues assez longtemps pour être abattu et vendu au consommateur…

histoire du boeuf

DU LAIT DE VACHES « SATISFAITES »

La vie dans les lots d’engraissement n’est pas ce qu’il y a de plus enviable. Il serait difficile de penser que la condition des vaches est meilleure dans les usines laitières modernes.

Le problème semble venir de l’insistance de la vache moderne à revendiquer sa nature fondamentale. Elle désire toujours faire ce que les vaches ont toujours fait : se consacrer à leurs petits, savourer le fourrage, ruminer tranquillement et vivre patiemment en harmonie avec la

Terre. Bien entendu, des idées aussi démodées vont à rencontre des objectifs de l’industrie pour qui l’animal n’est — ni plus ni moins — qu’une pompe à lait sur quatre pattes, une machine qui doit fournir du lait en vertu d’un profit. Elle est élevée, nourrie, traitée avec des médicaments, inséminée et manipulée dans un seul but : une production maximale de lait à un coût minimal.

L’industrie est fière aujourd’hui d’attirer notre attention sur le fait que la vache commerciale moyenne donne maintenant au moins trois fois plus de lait dans une année que ses ancêtres bucoliques. Elle ne fait aucunement mention de son pis si gros que ses veaux auraient beaucoup de difficulté à la téter et pourraient facilement la blesser si on leur permettait d’essayer. Elle ne fait pas non plus mention des conditions naturelles qui auraient donné une espérance de vie de 20 à 25 ans à cette bonne vieille Bessie. Dans le monde incroyablement stressant de nos usines laitières modernes, on l’exploite à un point tel qu’avec beaucoup de chance, elle réussira peut-être à vivre 4 ans.

Extrait du livre : Se nourrir sans faire souffrir

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Chaque humain est hanté par l’animal qu’il a avalé

 

Plus grande est ma connaissance du traitement infligé aux animaux de boucherie, plus grande est ma détresse. S’il est vrai que notre société fait montre de compassion et de respect pour la vie, comment permettre qu’on maltraite à ce point des êtres doués de sensations ?

2 vachesLe problème est que les puissants oppresseurs qui dominent l’agro-industrie moderne cherchent le profit sans aucun égard moral pour les animaux dont ils s’occupent. À l’heure actuelle, il n’y a presque aucune loi réprimant la cruauté envers les animaux de boucherie.

J’attends avec impatience le jour où l’on aura remédié à cette situation, où notre société sera en paix avec sa conscience puisqu’elle revendique une harmonie avec toutes les formes de vie. Il me tarde de voir entrer en vigueur des lois interdisant une telle cruauté envers les animaux, des lois qui amèneront l’humanité à agir de sorte à témoigner de sa gratitude envers la Création et de son respect pour la vie des créatures qui nous entourent. Bien que les outrages infligés aux animaux innocents m’aient rendu furieux, je sais que nombre de nos fermiers sont des êtres humains foncièrement respectables piégés dans le cercle vicieux du besoin économique, contraints d’emboîter le pas aux conglomérats agrochimiques multinationaux.

Les lois dont nous avons besoin pour restreindre ceux qui, par leur manque total de sensibilité, maltraiteraient les animaux ne doivent pas être le fruit d’une rancune dirigée contre ceux qui sont devenus les instruments d’une telle cruauté. La vraie justice ne punit jamais pour le seul plaisir de punir. Elle cherche plutôt à susciter des expériences qui serviront à éduquer et réformer. Puisque le vrai problème est qu’ils sont insensibles à la nature, notre intention ne devrait pas être de blâmer, mais de guider ces malheureux afin qu’ils prennent conscience de la vie et des besoins des autres créatures vivantes, qu’ils apprennent à vivre en relation morale avec les autres formes de vie.

Déroutés au point de maltraiter d’autres êtres vivants, ils ont besoin de connaître mieux le respect pour la vie et pour eux-mêmes, un sens plus profond de leurs propres valeurs et intégrité. Il nous faut des lois interdisant la cruauté envers les animaux et pas seulement pour le bien des animaux.

Rappelons qu’en un temps reculé ce genre de justice a effectivement prévalu. Les Anciens cherchaient à vivre en accord avec les lois de la Création. Résultat : Lorsque des conflits éclataient, le recours était souvent remarquable.

Voici un exemple tiré de l’Ancienne Égypte. Les temps ont changé, mais le message est resté le même. Il s’agit d’un jeune homme de 15 ans dont la cruauté envers les animaux lui attirait continuellement des ennuis. En dépit des châtiments répétés que lui infligeait son père, celui-ci persistait toujours. Les voisins en appelèrent finalement au juge qui décréta que le garçon devait être surveillé à son insu. Le garçon est alors vu en train d’enterrer un chat vivant. Lorsque confronté à son geste, le garçon ne montre ni honte ni remord et lance, la voix pleine de défi : « Vous pouvez me battre, ça m’est égal. J’ai l’habitude de me faire battre. Mais vous n’arriverez jamais à me faire hurler ! » Il retire sa chemise et présente son dos portant les marques profondes des coups administrés par son père. Il se vante au conseiller du nombre d’animaux qu’il a torturés et de toute la souffrance qu’on lui a infligée en retour. Le juge a sur les bras une affaire plutôt délicate.

aliment

Heureusement, se trouve un voyant capable d’examiner la psyché du garçon et de trouver ce qui est à l’origine de ses gestes. Le voyant comprend le modèle de comportement duquel le garçon est prisonnier. Il comprend que, dans l’esprit troublé du garçon, sa cruauté envers les animaux fait en réalité partie d’un effort pour expier la culpabilité qu’il ressent envers sa mère morte en le mettant au monde, une chose que son père ne lui a jamais permis d’oublier. Il est clair pour le voyant qu’il ne servirait à rien de punir le garçon, car ce faisant, on ne ferait que renforcer la culpabilité à la base de son comportement.

Le voyant décide alors de prendre les grands moyens.

Le lendemain, dans la nourriture du garçon, se trouve mélangé un purgatif violent. Dès que les crampes le prennent, on lui dit qu’il est atteint d’une maladie rare et dangereuse et qu’à moins d’être courageux et obéissant, il mourra vraisemblablement. Dans les jours qui suivent, on lui administre d’autres décoctions, lesquelles assurent une douleur intermittente et le maintiennent suffisamment faible pour l’empêcher d’avoir quelque désir que ce soit d’exercer son indépendance et de reconstruire l’image qu’il a toujours eue de lui-même. Tout comme s’il souffrait réellement d’une maladie très grave, il reçoit les soins d’une personne formée pour devenir une vraie guérisseuse, une jeune femme de 20 ans à la fois belle et compatissante. Elle lui tient la main pour l’aider à supporter la douleur et lui caresse le front jusqu’à ce qu’il s’endorme. Elle le lave et le nourrit comme un bébé et, lorsqu’il reprend des forces, elle lui raconte des histoires de paix et d’amour.

À mesure qu’il se remet de sa maladie, le garçon conçoit une gratitude et un attachement profonds pour celle qui le soigne et il demande qu’on lui permette de la servir en dépit de ses modestes capacités. Elle lui dit que l’une de ses tâches est de veiller sur les oies, que les oies lui sont très chères et qu’il lui serait d’un grand secours en acceptant de l’aider. Les paroles de la jeune femme  rappellent au garçon ses nombreuses cruautés. Il se met à pleurer amèrement et dit qu’il n’ose pas faire ce qu’elle demande car, parfois presque contre son gré, il est cruel envers les animaux et, par conséquent, il craint fort de s’en prendre peut-être un jour à ses oies, un geste qui, à ses yeux maintenant, reviendrait à causer du tort à sa bienfaitrice.

Elle lui répond :

« Tu étais si malade que tu aurais pu en mourir. J’ai demandé aux dieux de te faire renaître; ils ont entendu ma prière et tu t’es rétabli. La cruauté que tu as naguère infligée, la douleur dont tu as souffert, sont comme si elles n’avaient jamais été. Elles sont mortes et tu es vivant. Grâce au lien qui nous unit, tu n’oublieras plus jamais le lien qui t’unit à tes frères et soeurs les animaux. »

1 veau a mettre sur FCLe garçon est rempli d’espoir mais, cependant, ne la croit pas entièrement. Elle lui apporte un chaton, mais il proteste en disant qu’on ne peut pas lui faire confiance. Elle sourit et lui enseigne à gratter le cou et les oreilles du chaton, lui fait remarquer comme il ronronne fort : ‘Il t’aime bien, lui dit-elle. Il sait qu’on peut te faire confiance et je le sais aussi, alors je te laisse seul avec le chaton maintenant. » Le garçon ne sait que penser et proteste mais elle se contente de sourire et lui donne un baiser sur le front.

Lorsqu’elle revient, au bout de plusieurs heures, elle trouve le garçon endormi avec le chaton roulé en boule, tout contre lui, et qui ronronne. Le garçon devint finalement l’un des meilleurs vétérinaires du pays. Sa bonté et sa douceur envers les animaux étaient telles que même les animaux les plus terrifiés et les plus gravement blessés savaient d’instinct lui faire confiance.

J’ai l’impression que bon nombre des personnes qui maltraitent les animaux élevés pour leur chair et leurs oeufs ne sont pas si différentes de ce garçon. Elles ont désespérément besoin d’une aide judicieuse et compatissante. L’indifférence dont elles font preuve à l’égard des animaux dont elles ont la garde vient de leur aliénation et non d’une cruauté innée. Les blâmer et les délester n’y changeront rien. Notre but devrait être de les aider à apprendre à agir avec un respect authentique des autres créatures car, ce faisant, elles pourraient en arriver à éprouver un sentiment d’appartenance à la vie et à considérer leur propre valeur comme partie de la Création. Nous avons un besoin urgent de lois pour les guider dans cette direction.

Bien entendu, certains cas peuvent exiger un remède drastique. Parfois, seul un correctif sévère peut susciter l’empathie chez une personne qui, sans cela, resterait indifférente à la souffrance des autres créatures. Voici un autre exemple tiré de l’histoire ancienne. On accuse un homme de maltraiter ses boeufs. Le juge examine les animaux et voit qu’ils sont effectivement en mauvais état. Leurs épaules portent des marques profondes causées par un joug mal ajusté. Le juge prévient le propriétaire, pensant peut-être que cet homme était ignorant ou stupide et qu’il n’avait pas vu le mal fait aux animaux. Mais l’homme, sur la défensive, proteste en disant que ses boeufs sont maigres parce qu’ils sont trop paresseux pour manger, qu’un enfant pourrait faire le travail qu’ils font dans les champs et qu’il envie aux boeufs leur contentement.

Le juge répond :

« Vous n’aurez plus à les envier désormais car vous aurez la chance de partager leur contentement en faisant vous-même ce travail que vous qualifiez de jeu d’enfant. Demain, vous serez attelé à la charrue et la tirerez dans un sens puis dans l’autre sous le soleil brûlant jusqu’à ce que le champ soit labouré. »

 Le juge donne les boeufs de cet homme à un voisin dont les animaux sont bien soignés et dit à l’homme qu’il pourra récupérer ses boeufs une fois terminé le labourage de son champ. En outre, ses boeufs seront examinés par la suite. Tout mauvais traitement infligé aux boeufs le sera également à l’homme qui les aura maltraités. Mais s’il apparaît que l’homme a bien traité ses boeufs, on saura que l’on peut lui en confier et on augmentera son troupeau. Si une personne persiste à refuser de se mettre à la place d’une autre créature, parfois le seul remède pouvant susciter son empathie est de la mettre physiquement à la place de cette créature.

1 vache à mettre sur FCDans certains cas, les conditions endurées par les animaux de boucherie n’existent que parce que la cupidité a fermé les yeux des responsables, inaptes à voir la souffrance des créatures qui les entourent. En pareil cas, la meilleure justice serait probablement que le mal fait soit réparé, mais aussi qu’on ouvre les yeux aux bourreaux. Voici encore un autre exemple de la sagesse des Anciens qui illustre à merveille ce qu’est la cupidité. Dans un village se trouvent deux hommes qui se disputent la propriété d’un âne sauvage. Tous deux en réclament la propriété au titre de l’avoir vu en premier. L’un d’eux est plus prospère que l’autre et déplore pourtant sa pauvreté, le nombre de ses enfants et la pauvreté de ses champs. Il proteste, disant que l’âne devrait lui revenir, à lui dont le besoin est si grand. Un juge averti lui dit :

« Vous me dites que votre besoin est le plus grand car vous êtes pauvre, que cet homme est beaucoup plus riche que vous. Lorsqu’il affirme être le plus pauvre, vous dites qu’il ment. Par conséquent, je vais rendre un jugement qui réparera le tort qu’il vous fait. Vous, qui êtes le plus pauvre, aurez l’âne sauvage. De plus, vous et cet autre homme échangerez tous vos avoirs. »

 Apitoyé sur lui-même, notre homme affirme maintenant à grands cris qu’on l’a volé. À cela, le juge fait mine d’être surpris. « Volé alors que je vous ai rendu plus riche que vous ne fêtiez ? Vous ne croyez pas votre voisin lorsqu’il déclare que ses possessions sont maigres. Vous m’avez vous-même assuré qu’il mentait, que ses avoirs étaient considérables. En homme honnête, vous devez admettre que l’échange sera nettement en votre faveur. »

Extrait du livre : Se nourrir sans faire souffrir de John Robbins

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Lâcher prise nous aide à guérir


 

1.      Moins de douleur et de souffrance

Les humains ont tendance à s’accrocher aux choses, mais cet accrochage inutile, cet attachement, conduit le plus souvent à la douleur et à la souffrance. C’est parce que nous intériorisons des biens, des relations ou d’autres objets de désir. Laisse-moi expliquer. Supposons que j’ai accès à quelque chose ou à quelqu’un dont je tire du plaisir, du bonheur ou une forme de plaisir, puis, soudainement, cet accès est supprimé. Qu’est-ce qui arrive ? Si nous sommes attachés, nous souffrons; on a l’impression d’avoir été volés. Nous pensons que quelque chose qui était autrefois «le nôtre» n’est plus. Par conséquent, nous souffrons et éprouvons de la douleur.

2. Libération des États illusoires

L’esprit humain est un agrégat de conditions, de croyances, d’expériences et de perceptions. Nous commençons à construire des modèles mentaux de ce que les choses devraient être. Comme la plupart d’entre nous ne vivons pas dans le présent, nous nous accrochons à ces illusions qui n’existent que dans notre esprit. Lorsque survient quelque chose qui ne correspond pas à nos états mentaux illusoires, nous souffrons à nouveau et éprouvons à nouveau de la douleur. C’est parce que nous nous sommes attachés à un objet, une expérience ou un désir, que nous souhaitons posséder.

lacher prise chez francesca

3. Lâcher prise de l’ego et de l’identité

Nous nous attachons également à nos identités construites. L’ego est le Je, le moi, notre identité personnelle. C’est notre perception du soi, la séparation de nous-mêmes par rapport aux autres, notre attachement à qui nous pensons être. C’est une illusion que nous avons créée pour nous distraire de la vérité. Nous craignons de perdre notre identité, car cette identité nous donne quelque chose à quoi nous accrocher. De nombreuses personnes ont récemment connu cette perte d’identité avec la crise financière mondiale. Des emplois, des maisons et des relations ont été détruits. Notre attachement à ces objets physiques et à ces relations a laissé beaucoup de gens dans le vide et en peine pour trouver une forme d’identité.

4. L’attachement limite les nouvelles expériences et limite le potentiel

Le non-attachement et l’ouverture permettent à l’individu d’accepter des idées alternatives, des possibilités et des changements. Il facilite la culture de nouvelles idées, des opportunités, et favorise l’état d’ »être » au lieu de « faire ». Dans cette hypertechnologie moderne et permanente de surcharge sensorielle, il est souvent difficile de se détacher parce que nous sommes devenus trop occupés. Nous sommes occupés à être distraits et séduits par les réseaux sociaux, le prochain hit, le prochain gadget, la prochaine tendance.

5. Faites l’expérience de la liberté, de l’espace et du sens

Le non-attachement nous donne la liberté, l’espace et le temps nécessaires pour contempler le vrai sens de la vie, tandis que l’attachement nous distrait de la réalité. Cela influence nos perceptions et nos réactions envers notre monde quotidien, puisqu’un monde fait d’excès nous conduisent dans des montagnes russes qui sont faites de hauts et de bas. Mais cela ne nous motive qu’à ne rechercher que ces hauts moments de plaisir. Nous entrons dans un monde hédoniste de satisfaction des besoins, ce qui crée des difficultés supplémentaires pour essayer de se créer un bonheur durable.

6. Expérimenter vraiment ce que signifie aimer

Alors qu’au début, le concept de non-attachement dans les relations et l’amour semble presque contradictoire, cela prend tout son sens quand on considère la vraie nature de l’amour. Lorsque vous aimez sans condition (sans vouloir recevoir quelque chose en retour), vous aimez vraiment. L’amour est un état d’être.

Lorsque vous aimez quelqu’un et que vous attendez quelque chose en retour, cette relation est basée sur une condition. Lorsque vous aimez quelqu’un ou quelque chose sans vous préoccuper d’un résultat ou de la réciprocité, vous maîtrisez alors ce que signifie aimer. Abandonner cet état de désir en retour est véritablement puissant et constitue la forme la plus haute d’amour que nous puissions offrir, dans la mesure où il existe sans condition et sans crainte. C’est la liberté pure.

Publié dans Collective Evolution le 12 juillet 2016. (traduit de l’anglais par Meditationfrance)

La plupart des gens succombent à l’attachement, relique de la petite enfance parce qu’au départ vital pour la survie du nourrisson. L’attachement est défini comme lien que l’enfant, dépendant, établit avec sa mère au départ de sa vie dans le but d’être nourri dans ses besoins fondamentaux et de trouver en ce lien une « base de sécurité ». La qualité de l’attachement à la mère conditionne la sociabilité. En fonction de la réaction maternelle à son égard, l’enfant développe un modèle d’attachement qu’il intériorise et dont il se servira ultérieurement au cours de sa vie dans toutes ses relations affectives et sociales. Les troubles de l’attachement mènent à l’angoisse de séparation ou d’abandon et à divers troubles psychologiques et comportementaux.

Indispensable au début de la vie dépendante, l’attachement devient pathologique pour un adulte qui se voudrait autonome. Pour une espèce, la satisfaction des besoins fondamentaux conditionne la survie puis la vie en société. La préoccupation de ceux-ci est donc nécessaire mais l’attachement à eux est nettement préjudiciable et se fait terreau de toutes les souffrances sous toutes leurs formes.

L’attachement chez l’adulte.

L’attachement, qu’on nomme « tchac » en tibétain, est synonyme de convoitise et ramène exclusivement à soi. Il représente une saisie sur l’objet et c’est le corollaire de l’envie égocentrique. Contrairement au désir, l’envie est anxiogène et toujours accompagnée de force et de tension. On s’accroche. Lorsqu’un désir n’est pas assouvi, cela entraîne une frustration puis on passe à autre chose. Lorsqu’une envie n’est pas rassasiée, cela réveille un manque intolérable, un vide, une souffrance notable et souvent des réactions de violence relationnelle.

L’attachement consiste à vouloir, à orienter les choses, à se lier à l’objet de convoitise, à le conditionner, à ne pas vouloir le perdre et à s’attendre qu’il dure éternellement. L’attachement consiste à ne pas supporter que les choses soient différentes de la façon dont on les a imaginées. C’est donc une intolérance à la frustration. Il y a attachement lorsqu’il y a intérêt personnel, égocentrisme, anxiété, excès, maîtrise et contrôle, projection dans le futur et ignorance totale de l’impermanence.

Objets d’attachement

L’attachement se fixe sur ce qui nous sécurise, ce que nous savons de nous, nos attentes, nos valeurs, nos considérations, nos images mentales et notre petit moi. Il s’arrime à ceux qui nous étayent : nous reconnaissent, nous confirment et nous consolident tels que parents, amis, amours, conjoint, enfants… Il saisit des qualités qu’on aime et qui semblent nous revaloriser comme abnégation, amitié, amour, reconnaissance ou traits de personnalité. L’attachement offre seulement pour que les avantages lui reviennent plus nombreux en retour. Il s’accroche également sur des poisons auxquels on tient comme à de vieilles habitudes qui nous personnalisent, tels tristesse ou souffrance, jalousie, impulsivité, regard d’autrui, timidité, peurs et doutes, flegme, boulimie, sexe, tabac, alcool, maladie, etc.

aimer lacher prise

Il se lie aussi bien à des objets qu’à des actions : attachement à des biens matériels, à son patrimoine, à des personnes, protection des autres, envies de faire plaisir, engagement dans une cause humanitaire ou sociale, etc. En fait il se scelle aux besoins psychologiques fondamentaux : sécurité, plaisir des sens, communication, reconnaissance, opinions et valeurs, appartenance, superstitions et rituels, croyances, attachement à un soi. Or chacune de ces notions est contestable ou révisable. La sensation de sécurité diffère d’un individu à un autre, ce qui parait juste pour l’un ne l’est pas pour l’autre, les besoins de reconnaissance sont rapidement satisfaits pour les uns et jamais pour les autres et, d’une manière générale, on ne sait jamais bien pour chacun ou commencent et finissent ces notions.

On peut parler de quatre types d’attachement : sensuel, aux opinions ou aux conceptions erronées, attachement aux croyances et rituels, attachement à la personnalité ou à l’idée d’un moi.

Si je suis attaché à mes amours ou a mes enfants, ce n’est pas leur bien que je veux, mais le mien. Si je suis attaché à des concepts ou à des idées, cela pourra être source d’auto-souffrance et je pourrais être considéré comme personne psychorigide, sans dire que des événements pourront les démentir.

Si je suis attaché à ma santé, je ne supporterais pas les tensions, les symptômes ou les douleurs, je voudrais les fuir immédiatement et c’est le meilleur moyen de leur donner de l’importance ou de les renforcer. Si je refuse absolument ma tension douloureuse ou ma dépression, que je veux en sortir immédiatement, je ne suis pas prêt à voir ce qui se cache en dessous et qui l’amène.

Je peux être attaché à ma souffrance chronique pour au moins trois raisons. Soit j’y trouve bénéfice dans l’empathie et l’intérêt des autres à mon égard, soit elle me caractérise depuis de longues années et constitue véritablement un pan de ma personnalité. Or pour l’ego, rien n’est pire que l’inconnu et le changement. L’attachement à la souffrance peut être aussi une manière de me singulariser. Je peux bâtir toutes mes relations autour de cela : devenir bourreau ou terroriste, partir en croisade idéologique, me marier avec une infirmière, côtoyer médecins et sauveurs, œuvrer dans l’humanitaire, devenir psychologue… Lorsque je m’aperçois que c’est une sublimation qui cache des motivations égocentrées devenant conscientes, je peux tout chambouler y compris mon couple et mes relations. La conscientisation crée une prise de recul, on voit que ce n’était pas juste. Les conséquences font peut être souffrir les autres mais mettent de la justesse et de la clarté pour tout le monde.

Amour et attachement

On confond souvent amour (vers l’Autre) et attachement (vers soi). Dans les relations, l’attachement vient contaminer l’amour pour ces raisons. Il mène à la possessivité, à la perversion (déviation du but ou de l’objet) et à la jalousie. On ressent certaines personnes comme des aspirateurs d’énergie. On se sent aspiré, pénétré, bouffé par elles et notre premier réflexe nous mène à les fuir.

L’attachement est une énergie tournée vers soi, pas vers l’autre. Cela devient une énergie destinée à combler un manque, une envie de contrôle, de maîtrise sur les choses ou les gens, une envie de toute-puissance et, régulièrement, une recherche inconsciente de confirmation de l’échec et de sa nullité personnelle. Dans l’attachement, on aime seulement nos perceptions, nos envies et nos projections.

Conséquences.

L’attachement mène directement à la perte de liberté de soi et de l’autre. Saisir les choses condamne la liberté de mouvement. Lorsque je promène mon chien, je perds l’usage du bras qui est attaché à la laisse. Si on me confie une mallette de billets de banque, je ne vais plus penser qu’à elle et à sa sécurité, je vais donc perdre ma liberté de penser et d’agir. Problème d’accoutumance et de conditionnement, l’attachement est comme une drogue, il voile l’esprit et réalise un filtre sur la conscientisation.

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Le fait de s’attacher fixe, condamne les choses. Plus on saisit, plus on entrave le libre court naturel, plus les choses nous échappent. Tout change, tout est en perpétuel mouvement à l’instar des poussières qui volent dans le rai de lumière traversant une pièce. J’aime un être cher et suis attaché à cet amour, sans me rendre compte qu’il change, qu’il vieillit, qu’il se transforme. Nous changeons d’idées et de cellules à chaque seconde. Je finirai par m’apercevoir que cet amour n’a plus rien à voir avec celui du premier mois et l’attachement va cisailler carrément la relation. Notre attitude va toujours provoquer quelque chose chez l’autre. Je vais exiger qu’il reste ou redevienne comme avant, il va partir.

Qu’il se fixe sur poisons ou qualités, l’attachement nie le caractère impermanent des phénomènes et de la vie séquentielle, cache toujours au moins un voile de la conscience, une motivation plus ou moins égocentrique et une méconnaissance de soi qui finiront toujours par desservir de façon douloureuse ou désastreuse. S’attacher, c’est vivre avec des œillères, rivé sur son besoin et fermé à l’accueil du mouvement de tous les possibles.

Le corollaire de l’attachement est donc la souffrance, à ne pas confondre avec la douleur. La douleur est le fruit de la vie ; la souffrance est le fruit de l’ego. La souffrance à la séparation ou à la perte d’un objet ou d’une personne est à hauteur du degré d’attachement. L’attachement entraîne souffrance par l’anxiété de perdre et la force anxiogène qu’il suppose.

Comme un petit enfant, on s’attache toujours à quelque chose d’extérieur à soi car on l’assimile au bonheur. Nous sommes attachés à notre bonheur, conférant à la notion de propriété. Nous ne voyons absolument pas que le bonheur repose uniquement sur nous-mêmes, sur la façon dont nous utilisons notre cœur, notre corps et notre tête, aucunement sur les objets ou personnes extérieures.

En nous rivant au passé, l’attachement n’est qu’une chimère qui nous promet le bonheur futur mais qui nous guide inévitablement au malheur à court ou moyen terme. Vous vivez bien avec votre compagnon. Imaginez maintenant lui annoncer que vous partez en week-end sans lui, seul pour vous ressourcer, avec des amis ou en groupe. La vie avec lui change soudainement. Votre compagne (gnon) devient insupportable, fait son cirque en alternant reproches, moralité, jalousie, exigences et chantage.

Quand on est collé et que la personne dépendante est attachée tout va très bien, mais dès que le lien se distend rien ne va plus et se révèlent les vraies qualités d’Être. Envisagez une fin brutale avec la personne qui partage votre vie : l’attachement vous plonge dans la douleur. Dans ce cas, les voici à peine séparés que certains se précipitent dans nouveau coup de foudre destiné à combler leur vide. En cas de deuil, la souffrance est terrible. Lorsqu’on perd un être cher, on ne peut pas dire qu’on souffre pour lui. Cette souffrance est inutile et peut être contournée en travaillant les antidotes à l’attachement.

L’antidote

L’antidote à l’attachement est le renoncement et la générosité. L’essence de la générosité est le non-attachement qui confère aux notions de partage et de lâcher-prise. Dans le non-attachement il y a non attente, l’esprit est placé dans l’ici et maintenant, libre donc les possibilités d’ajustement à ce qui se passe sont multiples. Il ne s’agit pas d’être détaché ou indifférent, soumis ou résigné mais de quitter les attachements afin de redevenir libre et ce n’est pas la même chose. Dans la générosité, il y a l’empathie qui consiste à ressentir ce que l’autre ressent et la compassion qui réside en le désir d’aider ceux qui souffrent. Quand il n’y a plus d’attachement il y a éveil, on devient un(e) Saint(e) ou un(e) Bouddha, qualités qu’on détient tous en nous mais qui sont rapidement recouvertes par des tendances préjudiciables.

jean jacques

Qui ne possède pas ne perd rien mais jouit de tout.

 Plus on relâche l’attachement plus l’Amour est grandiose. La bonne nouvelle est qu’on peut changer. La mauvaise est que personne ne le fera à notre place et que faire à la place d’autrui est invalide. Vous saurez véritablement aimer lorsque vous serez autonome (Lire : L’autonomie), prêts à perdre l’objet ou l’être cher, ce qui est inévitable. A ce moment, vous pourrez prendre véritablement soin de la relation, et vous réjouir de chaque moment dans la plénitude de l’instant présent.

Jean-Jacques Eric Brabant, Gestalt-Thérapeute Transpersonnel à Toulouse (F). 06 76 48 89 40 – www.Eric-brabant.net

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 Voir au-delà des sens

Prendre conscience : le premier pas vers la gai-rison… Par Marjolaine Watelle

La prise de conscience est cette petite étincelle qui nous permet, souvent en un instant, de prendre le recul nécessaire et d’ouvrir les yeux sur ce qui se passe à l’intérieur de nous. La conscience qui guérit !

La première prise de conscience survient souvent suite à une lecture, ou à une rencontre… Il y a cette conversation qui arrive au bon  moment et cet interlocuteur qui a une façon si singulière de voir les situations…. Et le miracle se passe : l’être alors se détache, il se décolle de sa propre histoire, et dans un mouvement de désidentification arrive à la lucidité. Fini la victime, la situation extérieure devient ce qu’elle est depuis toujours : miroir de notre intériorité…

On découvre alors cet univers que nous portons en nous ; il deviendra, au mieux le sujet d’étude de notre vie, notre plus belle oeuvre, au pire on s’assiéra dessus, manquant cruellement d’énergie pour entamer ce chemin vers la découverte intérieure…

au dela

Et l’ inconscient devient conscient

Rendre conscient ce qui était inconscient, c’est -entre autre- mettre du sens à des actions que nous « pensions » faire machinalement. C’est apporter de la présence dans le quotidien. C’est donner toute sa puissance à chaque geste effectué : marcher ses pas en conscience, parler en conscience, respirer en conscience, cuisiner en conscience, rêver en conscience, manger en conscience, faire l’amour en conscience… chaque instant de notre vie peut être transformé par la prise de conscience de lui-même.

Mes grandes prises de conscience et le grand tournant de ma vie ont eu lieu quand j’avais 20 ans et que je commençais à étudier l’astrologie humaniste avec Marie-Hélène Zoppi. Sa vision élargie des situations, ses questionnements, son non jugement m’ont totalement aidée à ouvrir les yeux. Me permettant de passer de la victime à la responsable. N’attendant plus de l’extérieur que les choses arrivent.

J’ai ensuite continué à nourrir mon esprit par des rencontres, et surtout par la pratique du chamanisme. Cette ouverture au monde végétal m’a permis de prendre conscience de ce qui se jouait à l’intérieur de moi.

Et qui était ce « moi ». Qui est ce « moi » qui dit « je » ? Quelle source se cache derrière chaque identification ?

Il en faut du courage

Il en faut de la force pour sortir de sa zone de confort, cette zone de l’enfance où l’on se laissait porter. Il en faut de la force car la prise de conscience va bouleverser tout l’équilibre établi dans le clan. Par exemple, disons que je suis connue pour ma bonté et ma gentillesse. C’est donc toujours moi qui reçois à la maison, pour Noël, pour Pâques, je reçois aussi mes neveux pendant les vacances scolaires et mes oncles et tantes parfois pendant 10 jours. Plus personne ne me demande mon avis.

Pourtant j’ai 40 ans, un mari et trois enfants, ma maison est petite, mais cela personne ne s’en soucie. Je suis restée aux yeux de tous : LA GENTILLE FILLE.

Et cette situation me pèse. Chaque repas est pour moi un fardeau car bien sûr je dois rester là, à écouter les doléances de chacun. Car bien  évidemment, des  personnes qui entretiennent ce type de relations sont aussi dans la critique et le jugement. Ce sont des vampires énergétiques qui déversent leur venin à côté de moi, sans aucune conscience. Comme je n’arrive pas à me protéger, j’ai des maux de tête, des nausées, des migraines. Je me sens mal à l’intérieur de moi, toutes ces  obligations finissent par m’affaiblir. Je ne me sens pas respectée puisque je ne me respecte pas. Il va falloir apprendre à dire non. Mes  maux de têtes sont des signaux qui m’indiquent que les situations ne me conviennent pas. Et comme je continue, les maux sont de plus en plus violents. Il va falloir dire stop.

Je vais me détacher peu à peu des attentes de mon clan, je dois apprendre à dire non. Cela devient de la survie ! Un « non » adulte qui sera le reflet de ma maturité, de ma prise de conscience de la situation. Que ce « non » soit correctement accueilli ou qu’il perturbe les membres de la famille, ce n’est plus mon problème, c’est le leur.

COURANT

Car grandir en conscience et soigner sa vie c’est aussi se détacher des liens qui nous limitent. C’est aussi reconnaitre que l’autre est responsable de ses propres blessures et réactions.

Se faire accompagner

Lors d’une psychothérapie, l’aspect le plus important du processus de guérison consiste à réussir ceci : faire en sorte que la personne prenne conscience des véritables problèmes qui causent sa souffrance.

Quand une personne consulte un psy, elle sait généralement très bien quelles sont les sources « extérieures » de son mal-être : incompréhension dans le couple, sexualité frustrante, soucis d’argent, travail non valorisant, gros conflit familial….

Il faut du temps pour atteindre ce que la Gestalt thérapie nomme « awareness » (se rendre compte de quelque chose). Il s’agit, comme nous pouvons le voir, d’un voyage intérieur semblable à celui qu’à défini Platon dans le mythe de la caverne. Cela signifie de passer de cet univers des sensations, de la réalité faussée, des ombres à une sphère beaucoup plus haute, libre et authentique.

Réveil et reconstruction

Prendre conscience de son propre dysfonctionnement ou du dysfonctionnement d’une relation nous permet de modifier les choses. Cela nous permet de faire dorénavant différemment, d’agir selon un nouveau code. Il s’agit du code qui est aligné dans l’instant avec notre Être, et ce code peut donc changer à tout moment, suivant alors nos propres mouvements intérieurs.

Aujourd’hui j’ai conscience que ceci est bon pour moi, demain est un autre jour.
Je deviens chaque jour un peu plus qui je suis. Et plus j’avance dans la connaissance de mon intériorité, plus je me sens petit et humble face à l’immense pouvoir de la conscience.

Retrouvez tous ses écrits et enseignements sur :
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VOTRE CLÉ PERSONNELLE DE SANTÉ

 

Ce parcours très concret vous aidera à redécouvrir, en explorant diverses voies et pratiques, ce que j’appelle votre « clé personnelle de santé ». Cette clé est unique à chacun, à l’image de notre individualité.

En effet, quoique la biologie de chaque être humain semble être quasi identique, notre corps fonctionne selon un rythme très précis. Il s’agit de notre fréquence individuelle unique et celle-ci assure notre équilibre physique, psychique et énergétique. Cette fréquence correspond à notre clé personnelle de santé. Concevons l’être humain comme un ensemble énergétique, soit une masse d’énergie composée d’une multitude de cellules. Les cellules se regroupent pour composer un tissu : tissu organique, tissu sanguin, tissu osseux, tissu musculaire.

Chaque cellule et le tissu dont elle fait partie vibrent à une certaine fréquence dans un rythme régulier, comme un coeur, par exemple. Ce dernier vibre à une certaine fréquence, la fréquence cardiaque, et son rythme est plus ou moins régulier. Lorsque chaque cellule vibre à sa fréquence naturelle, le tissu peut alors accomplir ses fonctions. Par exemple, lorsque les cellules d’un organe vibrent à leur fréquence naturelle, l’organe est en bonne santé.

Lorsque la fréquence diminue de façon considérable, les fonctions ne s’exécutent plus parfaitement ; il y a alors déséquilibre. Ce dernier est souvent exprimé par un malaise ou une douleur. Lorsqu’un aspect de l’être humain ne vibre pas à son rythme naturel, que l’énergie ne circule pas normalement en soi (pour diverses raisons), des signaux de déséquilibre se manifestent. Ces derniers sont des indications, voire une invitation, à retrouver la bonne fréquence. Comment rétablir la bonne fréquence pour retrouver la santé ?

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Ce livre vous indique différents chemins pour y parvenir. Le parcours d’auto-guérison permettra un rééquilibre des structures énergétiques et des courants d’énergie à l’intérieur de soi. Les déséquilibres invitent l’individu qui en souffre à explorer leurs sources par l’introspection. Ne faisons pas de liens trop faciles menant à des évaluations toutes faites. Il ne serait pas indiqué de généraliser que tel type de problème physique signifie nécessairement tel type de difficultés émotionnelles, mentales ou mémorielles.

Je vous propose de découvrir ces différents niveaux de déséquilibre sans apporter de jugements et sans cataloguer quoi que ce soit ou qui que ce soit. En côtoyant tous ces gens qui avaient différents problèmes de santé, je me suis rendu compte que les cas sont tous différents les uns des autres. La différence entre chacun de nous est aussi ce qui fait la beauté du monde. C’est ce qui fait en sorte qu’on a besoin de s’arrêter pour observer, écouter, ressentir plutôt que d’évaluer et établir un diagnostic sur le problème.

Les sources profondes de tous les déséquilibres proviennent d’une difficulté dans la relation de l’être à lui-même, à sa vie et à la vie. C’est pourquoi la dimension de notre parcours est non seulement physique et psychique, mais aussi spirituelle. Beaucoup de gens associent spiritualité et religion. Personnellement, je dissocie vraiment l’aspect spirituel de celui de la religion. J’entends, par dimension spirituelle, la relation avec l’âme et l’esprit1. Cette relation se manifeste par mon choix de vivre ici, maintenant, à chaque instant dans la conscience et l’amour de qui je suis, et me permet de donner un sens à ma vie. Celui-ci orientera mon parcours d’auto-guérison, s’il y a lieu.

LES TROIS PHASES DU PARCOURS

Dans un parcours d’auto-guérison, je conçois trois grandes phases :

  1. L’intimité avec soi
  2. La réparation
  3. La maintenance

Je parle souvent de l’Âme et de l’Esprit. Depuis toujours, philosophes, sages et penseurs tentent de définir ce qu’est l’Âme et ce qu’est l’Esprit. Il y a une polémique et chacun est convaincu de sa définition. Dans ce livre, vous pourrez inverser âme et esprit si cela vous convient mieux.

Les trois phases sont simultanées et non pas consécutives, comme la logique nous l’indiquerait. Théoriquement, chacune se succéderait ; toutefois, le fonctionnement plus organique de la vie et de l’humain nous démontre que tout se joue simultanément.

  1. L’intimité avec soi et le retour à soi

Bien que les déséquilibres soient similaires d’un individu à l’autre, leurs sources relèvent de la relation de l’être avec lui- même : pensées, émotions complexes, peurs, croyances sont toutes au rendez-vous avec les blessures et les souffrances qu’elles génèrent. L’intimité avec soi est un rapport amoureux et bienveillant que l’individu doit absolument entretenir pour oser se révéler à lui-même et ressentir ce qu’il lui faut transformer. Le véritable parcours d’auto-guérison débute au moment même où vous vous rendez très disponible au dialogue intérieur pur et humble.

  1. La réparation

Lorsqu’un déséquilibre se manifeste soit par un malaise, la douleur ou un mal fonctionnement, il indique qu’un aspect de vous (physique, psychique ou énergétique) ne fonctionne plus à son rythme naturel. Il est en difficulté et nécessite une réparation. Celle-ci se précisera selon le déséquilibre et ses sources, et sera nécessairement reliée à une ou à plusieurs transformations de votre façon d’être et de vivre. S’il est vrai que tous souhaitent venir à bout de leurs difficultés, seuls certains sont disposés à changer réellement… La réparation se doit d’être concrète et profonde. Elle n’est pas un bandage sur une plaie ni un cachet pour camoufler un symptôme ; elle est une modification qui permet tout autant de renouveler ce qui est altéré que de dissoudre les sources de malaises.

  1. La maintenance

Se maintenir en santé devrait être plus facile que de réparer ce qui est altéré. La maintenance s’exprime par un ensemble de choix cohérents au quotidien. Ceux-ci seront éclairés par une écoute active des signaux corporels et psychiques. Il s’agira donc de s’assurer que les transformations et les mesures ayant permis la réparation soient intégrées. Si certaines de ces mesures peuvent être temporaires jusqu’à la guérison, par exemple un exercice énergétique, d’autres comme l’écoute de son corps devront s’inscrire dans une façon de vivre.

Le parcours que je vous présente s’organise selon des thématiques dont chacune favorise la relation à soi et à la vie. Les voies et les outils proposés intègrent les trois éléments : intimité, réparation et maintenance. Ensemble, ils constituent un parcours de vie ; cela signifie que je vous propose de l’utiliser pour favoriser votre auto-guérison et par la suite de continuer à le vivre pour assurer le maintien de votre équilibre et de votre harmonie. Chaque chapitre de cet ouvrage aurait pu faire l’objet d’un livre en soi.

J’ai choisi de les réunir afin de montrer leur fonction ou leur impact dans le parcours d’auto-guérison pour mieux vous guider dans cet univers complexe.

oct 2019

LES BUTS DU PARCOURS

Évidemment, le premier but du parcours d’auto-guérison est de retrouver sa clé personnelle de santé. Il s’agit donc de l’éveil des facultés naturelles d’autoréparation. Cet éveil signifie un retour à l’unité corps-âme- esprit qui peut être ressentie au plus profond de chaque être humain.

Le deuxième but est de retrouver son autonomie par rapport à sa santé, c’est-à-dire de faire en sorte que sa santé ne dépende pas de quelqu’un ou de quelque chose ou même d’un lieu, mais qu’elle soit l’expression d’états personnels. Votre façon de vivre et tous vos outils pour être présent à vous-même, réparer et maintenir votre santé, doivent être applicables où que vous soyez de façon autonome. Ce parcours vise à éveiller en chacun son propre guérisseur, guidé de l’intérieur par ses sensations, sans pour autant se priver du recours à différentes médecines. Retrouver ses facultés, c’est aussi retrouver ses pouvoirs et s’affranchir de la dépendance. En somme, je souhaite que les processus, techniques, outils et exercices proposés dans ce livre soient transposables au quotidien et puissent vous guider vers votre clé de santé.

Le troisième but aurait pu être le premier, puisqu’il correspond à la recherche naturelle du bonheur pour tout être humain. Encore faut-il définir le bonheur. Ce faisant, nous découvrirons qu’assez unanimement, c’est le fait d’« aimer et être aimé » qui représente le bonheur pour les êtres humains. Puis, chacun y ajoute la note qui orientera sa quête personnelle. Le souhait de vivre dans la joie profonde pose un dilemme fort intéressant : est-ce que la santé vous rendra heureux et créera la joie en vous, ou est-ce votre joie qui recréera votre santé ?

 Je vous propose comme l’un des buts de votre parcours d’auto-guérison de pouvoir répondre à ce questionnement existentiel et de ressentir cette réponse au plus profond de vous-même…

Pour ma part, toutes mes expériences, observations et inspirations m’indiquent que la joie profonde est le premier facteur de la guérison…

DES OUTILS CONCRETS ET SUBTILS

 Pour vivre votre parcours, vous aurez à utiliser des outils concrets et subtils de différentes catégories. Beaucoup de personnes utilisent le terme « méditation » pour représenter toutes les différentes activités intérieures. Bien que celle-ci soit de plus en plus reconnue dans le domaine médical pour favoriser la guérison, nous avons avantage à la distinguer des autres outils afin de les comprendre tous mieux et d’en tirer profit.

L’intériorisation

 L’intériorisation consiste à se recueillir à l’intérieur de soi pour observer, ressentir, réfléchir, comprendre, analyser ou choisir des aspects de soi (sentiments, émotions, pensées, etc.) ou des aspects extérieurs à soi  (relations, conflits, gestes, comportements). Elle favorise donc la relation avec un ou plusieurs aspects de soi ou de la vie (sans être distrait par autre chose) et l’accueil de ses sensations. Elle sera très utilisée dans votre pratique d’auto-guérison. La respiration profonde facilite l’intériorisation. Toute posture peut être adéquate. Si la posture allongée permet de s’abandonner plus facilement, notez qu’elle induit soit le sommeil, soit un état altéré de conscience. Je vous propose la posture assise.

L’imagerie mentale ou la visualisation créatrice

L’imagerie mentale consiste à faire appel à l’esprit et à l’imagination pour reproduire intérieurement des images connues de l’inconscient. Quoique parfois imprécises, ces images correspondent à votre réalité. La visualisation créatrice consiste à créer intérieurement des images précises selon votre choix conscient. Nous les considérerons indépendamment très souvent pour entrer en relation de façon agréable avec un aspect de soi, pour favoriser la détente, le mieux-être et pour faire une inscription positive en soi (programmation).

médecine clé

Nous allons éviter de glisser dans l’interprétation du pouvoir magique de la visualisation. Il ne s’agit pas de donner votre pouvoir à des images, mais d’utiliser votre pouvoir à partir d’une bande d’images vibrantes et révélatrices pour orienter un mouvement ou un comportement. De nos jours, l’entraînement mental de nombreux sportifs comporte des exercices de visualisation créatrice.

Plusieurs athlètes comme le skieur Alexandre Bilodeau, double médaillé d’or olympique, et le plongeur Alexandre Despatie, triple champion du monde et médaillé olympique, ont utilisé la visualisation au coeur de leur entraînement pour :

  • programmer leur corps à accomplir les mouvements souhaités naturellement ;
  • intensifier leur niveau d’énergie ;
  • modifier des programmations corporelles inadéquates ;
  • modifier ou améliorer un mouvement ou une technique ;
  • dissoudre des croyances, des blocages qui ne peuvent l’être que par le mental ;
  • se détendre, maîtriser la douleur musculaire et accélérer la guérison d’une blessure.

Je vous invite à considérer votre parcours d’auto-guérison comme l’entraînement d’un sportif. Votre sport est l’accomplissement de l’ensemble des cinq voies et des cinq outils proposés, et votre but est la santé.

Vous vous imaginerez accomplissant le parcours et atteignant votre but.

Parfois, la maladie ou les douleurs rendent difficiles certains exercices ou processus. Plusieurs pourraient alors vivre une sensation d’échec ou d’impuissance. La visualisation vous permettra de les faire quand même intérieurement sans souffrir et de viser les mêmes buts sans douter de votre implication dans le parcours.

pierre lessard

Passage extrait du livre de Pierre LESSARD : Eveillez Votre Pouvoir De Guérison  Votre parcours individuel d’autoguérison • 17

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Le pouvoir d’Auto-guérison est en nous

 

Rose RougeLes cellules de notre corps ont des propriétés étonnantes. Celle d’assurer la vie en se multipliant est bien connue. S’y ajoutent des fonctions d’organisation, d’auto-équilibrage et d’auto-réparation, bref des fonctions d’auto-guérison.

Le mot « auto-guérison » fait peur tellement il est mal compris. Cependant, il s’agit tout simplement de notre capacité de nous réparer à mesure que nous vieillissons. La cicatrisation est sans doute l’exemple le plus facile à comprendre et celui qui l’illustre le mieux. Si elle n’existait pas, nous serions tous déjà morts au bout de notre sang. Nous pouvons la favoriser en lavant la plaie, en mettant un bandage ou en appliquant un cataplasme d’argile. Nous ne pouvons pas produire la cicatrisation ; c’est la nature qui le fait. Ce que nous pouvons faire essentiellement, c’est la faciliter en constituant un environnement propice à la réparation.

Nous préférons souvent confier notre guérison à des « mécaniciens éclairés », en quelque sorte, et les blâmer s’ils échouent. Cela est injuste, car les médecins font partie d’un tout où nous avons un rôle à jouer. Ils appartiennent à cet environnement soignant dont nous avons absolument besoin pour mettre toutes les chances de notre côté, comme on dit, pour guérir.

Pour celles et ceux qui doutent de leur pouvoir d’auto-guérison, j’illustrerai ce phénomène en expliquant ce qui se passe lors d’une fracture du tibia. Dans un tel cas, une personne pourrait rester alitée pendant huit semaines et ses os se ressouderaient, car ils sont programmés pour cela. Par contre, dans les premiers temps, chaque mouvement serait intolérable, elle aurait besoin de beaucoup d’aide pour accomplir ses activités quotidiennes. Bien sûr, la pose d’un plâtre peut faciliter la guérison et aider la personne à marcher plus rapidement, mais si, en plus, cette dernière stimule l’énergie au site de la fracture, elle accélère alors le processus naturel de guérison. Dans cet exemple, ce n’est ni le plâtre ni le soin énergétique qui font en sorte que les os se soudent ; ils ne sont que des facilitateurs, car les os savent naturellement quoi faire pour se ressouder.

pierre

Voilà le pouvoir d’auto-guérison, l’intelligence des cellules. Il en est de même pour tout déséquilibre, le corps sachant quoi faire pour rétablir son équilibre, mais est-ce que le terrain (nourritures, émotions, environnement, peurs) favorise ce rétablissement ? (Dre Sylvie Morin)

Retrouver la santé est à la fois simple et complexe. Simple parce que la majorité des personnes savent ce qu’il faut faire pour être en bonne santé. Complexe parce qu’une multitude d’obstacles les empêchent de mettre ce savoir en pratique.

 Très souvent, la santé est associée uniquement à l’aspect physique. Pourtant, je suis d’avis que les différents aspects de la santé sont indissociables et intimement inter-reliés. En fait, j’ai la conviction que l’on ne peut parler de santé physique sans parler des autres aspects de la santé et vice-versa : la santé physique et la santé psychique (donc émotionnelle et mentale), la santé énergétique et spirituelle.

Si la médecine a évolué et connaît de mieux en mieux une multitude de pathologies, les nouvelles maladies dont les sources et les effets sont totalement inconnus pullulent, et plusieurs sont classées sous la rubrique des maladies auto-immunes. La médecine énergétique se veut alors un compagnon précieux dans le processus d’auto-guérison pour soulager la douleur, stimuler le système immunitaire et l’énergie ou faire ressortir les sources psychiques du malaise. A souligner que le parcours d’auto-guérison et le maintien de la santé impliquent un apport de toutes les médecines et non pas leur rejet. En ce sens, je préconise l’union des médecines (conventionnelle, alternative ou naturelle, énergétique), car chacune peut offrir un apport important tout au long du parcours vers la santé.

Aussi, je suis conscient que le terme « auto-guérison » fait réagir plusieurs personnes. Précisons d’abord ceci : s’auto-guérir ne signifie pas  écarter les médecins diplômés des facultés de médecine reconnues, ni poser des diagnostics ou faire des pronostics. La personne qui vit un processus d’auto-guérison fait appel aux intervenants qui l’aideront selon son déséquilibre, sans toutefois s’en remettre entièrement aux autres dans ce processus. Elle conserve une part active dans son cheminement.

Autrement dit, l’auto-guérison exige de reprendre sa vie en mains. Elle est une démarche pierre lessardvisant à retrouver son équilibre, son harmonie et sa santé physique et psychique. Elle invite à une écoute de soi pour articuler les transformations nécessaires en soi, en bénéficiant de l’éclairage ou de l’accompagnement de spécialistes en santé physique ou psychique, selon le cas.

Être en bonne santé, dans cette optique, signifie que tout en soi, tant mentalement qu’émotionnellement et physiquement, fonctionne bien.

Je vous souhaite de belles découvertes au coeur de vous-mêmes !

Pierre Lessard a écrit : Eveillez Votre Pouvoir De Guérison  que je vous propose de lire…..

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Comprendre les messages de son corps

 


Lorsqu’un dysfonctionnement corporel survient, il est tout à fait légitime et même nécessaire d’y remédier par le biais d’une consultation médicale appropriée. Toutefois et au-delà de l’urgence, il convient d’interroger ces signes somatiques qui ne sont jamais le fruit du hasard…

Michel Odoul, spécialiste des techniques énergétiques chinoises et auteur de « Dis-moi où tu as mal et je te dirai pourquoi », questionne le sens de nos maux, de nos symptômes. Il émet l’hypothèse que ceux-ci sont des signaux d’alarme indiquant que quelque chose doit être compris pour induire, de fait, un changement salvateur de comportement. La douleur devient alors une chance plutôt qu’une punition…

message

Des phénomènes utiles

Les spécialistes des différentes médecines énergétiques ont tous en commun la certitude que les manifestations somatiques découlent d’un déséquilibre interne. La psychanalyse rejoint d’ailleurs cette idée, nommant somatisation l’extériorisation d’un conflit intrapsychique. Idem pour l’homéopathie qui reste très attentive au langage des symptômes. Dans « Les forces de guérison », Georges Vithoulkas, homéopathe et formateur, explique à la journaliste Anne Duvillard qu’un organisme soumis au stress manifeste, comme ultime défense, des symptômes qui cherchent à maintenir au maximum l’équilibre et l’ordre pour éviter de glisser vers la mort. Ces signes sont des phénomènes utiles qui aident l’organisme à se rétablir d’un état de stress. Ils ne sont rien d’autre qu’une tentative du corps de se guérir lui-même et nous informent du mauvais état général de notre organisme

Le sens caché

Le corps a donc des choses à nous dire. Associer, par exemple, une douleur dorsale à l’expression en avoir plein le dos n’étonne plus personne. De la même manière, une otite peut signifier qu’un évènement important a du mal à être entendu. À chacun de faire son introspection de manière à saisir le sens caché de son malaise physique. Être à l’écoute de son corps, c’est aussi être à l’écoute de son âme. Thorwald Dethlefsen et le docteur Rüdiger Dhalke, auteurs d’« Un chemin vers la santé, sens caché de la maladie et de ses différents symptômes », publié aux Éditions Ambre, affirment que tous les contenus de la conscience ont leur répondant dans le corps et inversement. Lorsque nous parlons de symptômes physiques et voulons nous référer au psychisme, ce n’est que pour essayer d’aider notre interlocuteur à porter son attention sur un domaine jusqu’ici ignoré et à lui reconnaître une réalité

message du corps

Des interrogations nécessaires

Il est bien évident que chaque individu étant unique, il ne peut exister un dictionnaire qui révèlerait une signification précise pour chaque affection. Cependant, Thorwald Dethlefsen propose quelques pistes. Ainsi, à propos des troubles digestifs, conseille-t-il de se poser les questions suivantes :

Qu’est-ce que je n’arrive pas à avaler ? Qu’est-ce que je préfère avaler plutôt que de l’extérioriser ? Qu’est-ce qui me rend amer ? Lors de migraines, les questions à soulever pourraient être : Sur quel sujet est-ce que je me casse la tête ? Suis-je têtu ? Est-ce que je fonce tête baissée ?

  Quant à la fracture d’un membre lors d’un accident, elle indique peut-être, toujours selon Dethlefsen, qu’il est urgent et nécessaire de mettre fin à quelque chose que nous n’avons pas vu ou voulu voir à temps. Le corps s’est trouvé contraint à prendre le relais

Article rédigé par Claire Giraud pour le magazine Signes et Sens

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