Petites leçons d’animalité

 

 

Quel est donc le rapport entre l’humain et l’animal ?

Un tel rapport est une évidence mais parfois pas tout à fait consensuelle. Un véritable combat entre les deux entités a créé un abîme, où l’un domine l’autre en excluant toute possibilité d’équilibre. Dans cette relation de non-équilibre, on craint l’animal et lui fait subir la pire des choses. On projette sur lui tout le négatif de l’être humain: baleines «assassines», chiens «sauvages», etc. L’animal est alors considéré irrationnel et impulsif. En revanche, on songe à un état idéal où l’humain établirait une «alliance» avec l’animal. Par conséquent, les êtres humains deviendraient des animaux dans une «symbiose» parfaite, selon Deleuze et Guattari dans leur chapitre consacré au devenir-animal

(Mille plateaux, ).

plateauxDe l’Antiquité jusqu’à la Modernité, l’imaginaire collectif nous a donné de nombreux exemples de cette alliance, en nourrissant notre univers onirique et réel de centaures, de minotaures, de sirènes, de sphinx, d’hommes-jaguars, de loups-garous, d’hommes-chauves-souris, d’hommes-singes, etc. L’art, la littérature et plus tard le cinéma rendent compte de cela.

Cependant, avec le triomphe de la raison, cette alliance est remise en question. Dès lors, la communication entre l’humain et l’animal semble être brisée. Du fait de ce dialogue brisé, l’homme et l’animal essaient de rétablir ce qui a été perdu. On connaît l’un des derniers dialogues «impossibles» entre le philosophe Derrida et son chat (L’animal que donc je suis,.

Néanmoins, est-il possible d’établir un dialogue avec celui qui semble ne rien dire puisque dépourvu de pensée et par conséquent de voix ? Joseph Beuys nous a déjà montré, dans sa célèbre performance I Like America and America Likes Me , que cela était possible, car il considérait que nous avions beaucoup en commun avec la bête.

À l’époque, Nietzsche annonçait notre excès d’humanité avec son fameux titre Humain, trop humain. Cet excès, à l’inverse de la raison, semble ouvrir une porte vers la déraison et, par conséquent, l’animalité. Il remet en question notre idée d’humanité et ouvre une réflexion vers un autre horizon possible. C’est d’ailleurs la thèse développée par Nietzsche dans L’origine de la tragédie où l’animal, rapproché de l’esprit dionysiaque, dialogue de manière étroite avec l’esprit apollinien. De même, dans son ouvrage Ainsi parlait Zarathoustra se trouve un lien étroit entre le surhumain et l’animal: «Je vous enseigne le Surhumain. L’homme n’existe que pour être dépassé.

Qu’avez-vous fait pour le dépasser ?

Jusqu’à présent tous les êtres ont créé quelque chose qui les dépasse, et vous voudriez être le reflux de cette grande marée et retourner à la bête plutôt que de dépasser l’homme?  Le singe, qu’est-il pour l’homme?

Dérision ou honte douloureuse. Tel sera l’homme pour le Surhumain: dérision ou honte douloureuse. Vous avez fait le chemin qui va du ver à l’homme, et vous avez encore beaucoup du ver en vous. Jadis vous avez été singes, et même à présent l’homme est plus singe qu’aucun singe.»

En effet, comme l’annonce Nietzsche, le surhumain est «le sens de la terre». Cela ne veut pas dire qu’il serait une sorte d’être humain sublime, qui déborde toute matérialité vers un idéalisme et qui se situe au coeur même d’un humanisme qui le transforme en un être inhumain cette idée a par exemple nourri l’imaginaire nazi ; au contraire, le surhumain serait ce dépassement de l’humain vers un véritable retour à la terre. Or, on le sait, il n’y a plus de terre si ce n’est qu’en présence animale.

Et c’est précisément ce prophète qui annonce ce qui semblait inimaginable et impensable jusqu’à présent: l’homme est un pont entre l’animal et le surhomme. Il est une alliance parfaite qui se trouve brisée par un excès d’humanisme empêchant tout dialogue. Or, l’abîme consiste en une métaphore de l’incompréhension entre un extrême et l’autre : «L’homme est une corde tendue entre la bête et le Surhumain une corde au-dessus d’un abîme […]. Danger de franchir l’abîme danger d’être saisi d’effroi et de s’arrêter court! La grandeur de l’Homme, c’est qu’il est un pont et non un terme; ce que l’on peut aimer chez l’Homme, c’est qu’il est transition et perdition.» Dès lors, l’animalité  semble reprendre la place qu’elle avait perdue face à l’histoire. Avec la crise de l’humanitas, l’animalité devient une option parmi d’autres. Le devenir animal serait alors une stratégie de survie dans nos sociétés capitalistes.

préhistoireDepuis la préhistoire, l’histoire de l’art est traversée par de multiples références aux animaux. Les premiers « artistes » essaieront d’attirer les bisons, les cerfs, les mammouths et autres proies dans un rituel symbolique afin de les attraper avant la chasse. Les représentations préhispaniques en Amérique latine montrent des figures animales se confondant harmonieusement avec l’humain, comme le serpent à plumes au Mexique ou encore les figures chamaniques faisant naître l’homme-jaguar en Colombie.

Dans la Grèce antique, les représentations d’animaux comme celles de la porte des Lions en Crète, les figures  fabuleuses (Minotaure, Pegasus, sirènes, centaures, Chiron) ou les animaux mythologiques magnifiquement  représentés dans les sculptures, dessins et peintures nous donnent une idée juste de ce temps où il existait un lien essentiel et solide entre l’humain et l’animal.

En Extrême-Orient, les signes du dragon, le célèbre lion ailé de la tombe de Xiao Jing, les portes des temples persans ou encore les caractères du zodiac chinois trouvent également leur équivalence en Occident. L’Égypte ancienne est peuplée de figures colossales de démiurges, de sphinx et de dieux à tête de chien ainsi que d’oiseaux comme Râ, la divinité solaire à tête de faucon.

C’est pendant l’Empire romain que l’animalité se confronte à l’humanité_: les représentations de batailles, de combats et de chasses organisées par l’empereur montrent une grande variété d’animaux importés d’Afrique pour les fêtes sanglantes et le divertissement du peuple dans le Colisée, où les gladiateurs et les esclaves affrontaient des panthères, des éléphants et des lions. De même, dans la tradition catholique, la représentation du poisson, de la colombe et de l’agneau, symboles du christianisme, font office de sacrifices, et celle de l’homme-chèvre ou de l’homme-bouc représente le mal et incarne la figure du diable dans l’imaginaire chrétien. Ces images traverseront le Moyen-Âge.

Avec son triptyque Le jardin des délices, Jérôme Bosch montre de manière magistrale cette histoire de l’animalité.

tryptique

Dans le tableau de gauche, l’homme et la femme habitent en parfaite harmonie au sein d’un paradis où les humains sont loin des animaux, chacun à sa place. Lorsqu’un animal humanisé (le serpent-démon) offre à Ève le fruit de l’arbre de la sagesse, ils sont alors chassés du Paradis. Dans le tableau central, l’artiste démontre que les animaux et les humains commencent à se mélanger dans une sorte d’orgie pour finir dans le troisième tableau (l’Enfer) avec la  domination de l’animal sur l’humain où les animaux humanisés dévorent les corps humains. Leçon magistrale de l’histoire de la peinture servant le propos.

En Inde et en Afrique, différentes traces de ce dialogue sont également repérables. Ganesh, le dieu à tête d’éléphant, démontre aussi cette symbiose fondamentale. Bref, la liste serait longue, et tous ces exemples révèlent la grande route parcourue par les animaux dans l’histoire de l’image et l’imaginaire collectif de l’humanité.

animalité

L’art contemporain dénote aussi ce rapport très ancien, de Matthew Barney à Renata Schussheim, en passant par Joseph Beuys et Oleg Kulik. Ce dernier, complètement nu, se transforme en chien et sort dans la rue en aboyant sur  tous les passants. Dans sa performance Reservoir Dog, l’artiste devient un animal, réarmant cette idée faisant écho à la pensée de Nietzsche : «The animal thinks, therefore it exists.» Finalement, pensons aux oeuvres d’artistes contemporains telles que les sculptures en ballons gonflés à l’hélium de Je Koons (Rabit,, et Balloon Dog Rouge,  ou encore le monde animal (scorpion, lièvre, etc.) de l’artiste mexicaine Toledo.

L’art contemporain semble par ailleurs insister sur le fait qu’il ne s’agisse pas seulement d’accepter l’animal, mais aussi de prendre conscience de notre condition animale. Ce point de vue tend à le positionner sur le plan d’une certaine similitude, ressemblance. Comme l’énonce Deleuze et Guattari, le devenir-animal est une transformation radicale: ce n’est pas l’animal qui devient humain ; c’est l’être humain qui est animalisé, ou plutôt c’est lui qui prend conscience de son animalité en tant que condition nécessaire à l’équilibre existentielle.

NOTES

_ Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Flammarion, coll._«_Mille & une pages_», _ Ibid., Source :

Nexus 51 – Amour Clef Orgasme.pdf https://fr.scribd.com/document/49993925/Nexus-51-Amour-Clef-Orgasme

 

La parole animale ne sort pas d’un film de Walt Disney

 

Avec la communication animale, s’instaure une relation d’aide, mais aussi de partenariat, de coopération totalement nouvelle. Il s’agit de trouver le « tuning », la fréquence d’une intériorité qui n’est pas, comme la nôtre, saturée de discours mental, mais constituée de sensations, de sentiments et d’émotions… souvent douloureuses.

On savait que les animaux pouvaient ressentir envers nous une puissante empathie. Dans Ces animaux qui nous guérissent (2009), le vétérinaire Philippe de Wailly témoigne de ce que l’Américain Marty Goldstein a appelé « l’effet miroir » ou « de résonance » qui explique comment certains animaux développent des malades ou des troubles identiques à ceux de leurs maîtres.

L’empathie des bêtes est si forte qu’elles absorbent notre énergie comme des éponges, affirme Goldstein. Cette faculté est même cultivée en France dans des fermes de soins ouvertes aux patients souffrant de troubles psychiques et de handicaps.

Les messages traduits par les communicateurs témoignent largement de cette empathie, mais y ajoutent une dimension inattendue : le sentiment de responsabilité. L’animal se sent souvent investi d’une mission, au sein d’une famille, par exemple. Telle chienne considère être le ciment indispensable au sein d’une famille éclatée, tel chat se considère comme le protecteur de sa maîtresse… Même constat du côté des animaux sauvage s, pour lesquels la notion de mission s’élargit.

Anna Evans raconte avec émotion dans Rencontre avec le monde animal,  les messages recueillis en Afrique auprès des éléphants par exemple, qui se considèrent comme des anges gardiens de la planète, des protecteurs de la paix. La communicatrice Francine Guimond a recueilli les messages de dizaines d’animaux sauvages au zoo de Tampa, en Floride. Selon elle, le tigre blanc déclare vouloir « inspirer la dignité », le sanglier, hypersensible, se dit « là pour attendrir le cœur des hommes », l’hippopotame se prétend « accumulateur d’amour »….

Difficile bien sûr, de ne pas percevoir derrière ces « témoignages » un anthropomorphisme bien intentionné. On est loin des « données vérifiables revendiquées par Laila del Monte. Mais la récurrence de ce type de messages à travers le monde laisse rêveur. Seraient-ils l’expression de cet « esprit global » dont parle Manex Ibar ?

Il arrive aussi que des animaux expriment leur indifférence, voire leur hostilité à notre égard. Ainsi cette chatte citée par Anna Evans qui vit recluse dans un placard, non pas, comme le croit sa maîtresse, parce qu’elle a peur, mais parce qu’elle n’a aucune raison d’en sortir : « Je ne crois pas à l’amour des humains […] je ne veux pas entrer dans le cadre de ce qu’on attend de moi (dit la chatte de compagnie) ».

Souffrance animale

La réalité de la souffrance animale n’est plus à prouver.

De nombreux scientifiques, comme en France Boris Cyrulnik (si les lions pouvaient parler, Essai sur la condition animal,  1998), l’ont brillamment mise en évidence.  « J’ai pourtant été formé à l’idée que les animaux comme les enfants ne souffraient pas, se souvient-il. Lorsque j’ai passé mon année préparatoire à la médecine, nous devions disséquer les animaux vivants et lorsque ces derniers criaient et se débattaient, nos professeurs nous assuraient qu’ils ne souffraient pas, cherchant à nous convaincre qu’un vélo qui grince ne souffre pas« .  (voir : https://prendresoindenosenfantsquantiques.wordpress.com/2018/10/17/les-bebes-ont-ils-vraiment-mal/ )

On sait désormais que l’animal partage avec l’homme certains éléments de conscience, notamment une représentation mentale de ce qu’il fait et de ce qu’il a l’intention de faire […] Si cette conscience embryonnaire détermine l’aptitude à la souffrance, alors l’animal dispose de tous les éléments pour en faire l’expérience. Un animal souffre lorsqu’il n’arrive pas à exprimer le répertoire de son comportement naturel. Cette définition remet en cause tout le système de l’élevage industriel qui impose aux animaux des conditions de vie inadaptées à leur biologie… (Les Emotions, éd.POUF, 2002).

La communication animale confirme cette certitude, acquise par les scientifiques au gré d’observations et d’expérimentations autrement plus « invasives » : chaque animal dispose d’une conscience de son existence, et même de sa condition. Dans leurs messages, certains sont révoltés, beaucoup sont résignés, certains accusent, dénoncent, protestent, d’autres pardonnent, acceptent…

Amour des animaux

Beaucoup sont envahis de terreur et submergés par un sentiment d’impuissance.

Outres les souffrances physiques faites aux animaux, nombreux parmi eux ressentent de la confusion, de l’anxiété et de la peur, associées au fait de ne pas toujours comprendre ce qu’on attend d’eux. Le sentiment de ne pas être compris est aussi très fréquent. Une inquiétude chronique vis-à-vis de l’état émotionnel d’un cavalier par exemple, (que va-t-il se passer pour moi s’il/elle est de mauvaise humeur ?) est relatée dans de nombreux cas. Une tension anxieuse est ressentie, souvent résultant du désir intense de faire plaisir. Enfin, de nombreux cas de tristesse animale sont liés à la perte d’un animal voisin (mère ou poulain lors des sevrages, copain d’écurie ou de champ)…

On n’ose imaginer les messages qui nous parviendraient du fond des abattoirs ou des fermes industrielles…. Le traumatisme et la détresse des jeunes vaches que l’on mène à la traite le lendemain de la naissance de leur veau, alors que ce dernier est abandonné à sa solitude dans une cellule étroite…

Si elle apporte de l’eau au moulin des défenseurs des animaux et particulièrement à celui des militants antispécistes qui se battent pour l’égalité de tous les êtres sensibles, la communication animale constitue sans doute pour la majorité une atteinte à la sacrosainte suprématie humaine. Elle nous met surtout en face de l’une de nos plus cruelles contradictions. Comment continuer à chosifier des êtres aussi sensibles que nous à travers cette gigantesque barbarie que sont l’élevage industriel et toutes les autres formes d’exploitation ? La  question est d’actualité à l’heure où le best-seller de l’Américain Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux ?, commence à émouvoir le public français.

Il y a peu de temps encore, le corps médical niait la douleur des bébés au point de les opérer sans anesthésie générale. « Les médecins ont toujours su que les enfants avaient mal, mais ils ont longtemps refusé de l’admettre ». Tout aussi insoutenable, le sort réservé aux animaux procède du même déni ».

Les communicateurs vont-ils nous aider à en sortir ?

Inconscience devant la souffrance animale

 

Avec la communication animale, s’instaure une relation d’aide, mais aussi de partenariat, de coopération totalement nouvelle. Il s’agit de trouver le « tuning » ; la fréquence d’une intériorité qui n’est pas, comme la nôtre, saturée de discours mental, mais constituée de sensations, de sentiments et d’émotions… souvent douloureuses.

oracle-des-Licornes3On savait que les animaux pouvaient ressentir envers nous une puissante empathie. L’empathie des bêtes est si forte qu’elles absorbent notre énergie comme des éponges. Cette faculté est même cultivée en France dans des fermes de soins ouvertes aux patients souffrant de troubles psychiques et de handicap.

Les messages traduits par les  communicateurs témoignent largement de cette empathie, mais y ajoutent une dimension inattendue : le sentiment de responsabilité. L’animal se sent souvent investi d’une mission, au sein d’une famille, par exemple. Telle chienne considère être le ciment indispensable au sien d’une famille éclatée, tel chat se considère comme le protecteur de sa maîtresse… même constat du côté des animaux sauvages, pour lesquels la notion de mission s’élargit. Dans divers témoignages, on peut retenir par exemple que l’éléphant  qui se considère comme faisant partie des anges gardiens de la planète, les protecteurs de la paix. Le tigre blanc qui déclare vouloir « inspirer la dignité », le sanglier, hypersensible, qui se dit « là pour attendrir le cœur des hommes », l’hippopotame se prétendre « accumulateur d’amour »….

Difficile bien sûr de ne pas percevoir derrières ces témoignages un anthropomorphisme bien intentionné. On est loin des « données vérifiables » revendiquées par Laila del Monte. Mais la récurrence de ce type de messages à travers le monde laisse rêveur. Seraient-ils l’expression de cet « esprit global » dont parle Manex Ibar ?

Il arrive aussi que des animaux expriment leur indifférence, voir leur hostilité à notre égard. Ainsi cette chatte citée par Anna Evans qui vit recluse dans un placard, non pas, comme le croit sa maîtresse, parce qu’elle a peur, mais parce qu’elle n’a aucune raison d’en sortir ; « Je ne crois pas à l’amour des humains […] je ne veux pas entrer dans le cadre de ce qu’on attend de moi (dit la chatte de compagnie) ».

L’animal-machine de Descartes est-il bien mort et enterré ??

Théoriquement, la réalité de la souffrance animale n’est plus à prouver. De nombreux scientifiques comme en France Boris Cyrulnik, l’ont brillamment mise en évidence. « J’ai pourtant été formé à l’idée que les animaux comme les enfants ne souffraient pas, se souvient-il. Lorsque j’ai passé mon année préparatoire à la médecine, nous devions disséquer des animaux vivants et lorsque ces derniers criaient et se débattaient, nos professeurs nous assuraient qu’ils ne souffraient pas, cherchant à nous convaincre qu’un vélo qui grince ne souffre pas…

animaux enfants

On sait désormais que l’animal partage avec l’homme certains éléments de conscience, notamment une représentation mentale de ce qu’il fait et de ce qu’il a l’intention de faire […] Si cette conscience embryonnaire détermine l’aptitude à la souffrance, alors l’animal dispose de tous les éléments pour en faire l’expérience. Un animal souffre lorsqu’il n’arrive pas à exprimer le répertoire de son comportement naturel. Cette définition remet en cause tout le système de l’élevage industriel qui impose aux animaux des conditions de vie inadaptées à leur biologie (Les Emotions, éd. PUF, 2002).

Ca communication animale confirme cette certitude, acquise par les scientifiques au gré d’observations et d’expérimentations autrement plus « invasives » ; chaque animal dispose d’une conscience de son existence, et même de sa condition. Dans leurs massages, certains sont révoltés, beaucoup sont résignés, certains accusent, dénoncent, protestent, d’autres pardonnent, acceptent. Beaucoup sont envahis de terreur et submergés par un sentiment d’impuissance.

De nombreux animaux ressentent de la confusion, de l’anxiété et de la peur, associées au fait de ne pas toujours comprendre ce qu’on attend d’eux. Le sentiment de ne pas être compris est aussi très fréquent. Une inquiétude chronique vis-à-vis de l’état émotionnel du cavalier est relatée dans de nombreux cas. Une tension anxieuse est ressentie souvent, résultant du désir intense de faire plaisir. Enfin, de nombreux cas de tristesse liés à la perte d’un animal sont rapportés (mère ou poulain lors de sevrages, copain d’écurie ou de champ)

On n’ose imaginer les messages qui nous parviendraient du fond des abattoirs ou des fermes industrielles… dans son livre Emotions animales (éditions du Chêne), Karine Lou Matignon cite à ce sujet les travaux de  San Waery, professeur à l’université de Colombie-Britannique qui a mis en lumière : « Le traumatisme et la détresse des jeunes vaches que l’on mène à la traite le lendemain de la naissance de leur veau, alors que ce dernier est abandonné à sa solitude dans une cellule étroite… »

Si elle apporte de l’eau au moulin des défenseurs des animaux et particulièrement à celui des militants antispécistes qui se battent pour l’égalité de tous les êtres sensibles, la communication animale constitue sans doute pour la majorité une atteinte à la sacrosainte suprématie humaine. Elle nous met surtout en face de l’une de nos plus cruelles contradictions. Comment continuer à chosifier des êtres aussi sensibles que nous a travers cette gigantesque barbarie que sont l’élevage industriel et toutes les autres formes d’exploitation ? La question est d’actualité à l’heure où le best-seller de l’Américain Jonathan Safran foer, Faut-il manger les animaux ? commence à émouvoir le public français.

Il y a peu de temps encore, le corps médical niait la douleur des bébés au point de les opérer sans anesthésie générale,. Selon Annie Gauvain-Piquard et Michel Meignier (La Douleur de l’enfant, 1994), « les médecins ont toujours su que les enfants avaient mal, amis ils ont longtemps refusé de l’admettre ».

Tout aussi insoutenable, le sort réservé aux animaux procède du même déni. Les communicateurs vont-ils nous aider à en sortir ?

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site de Francesca :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

D’une histoire humaine à une histoire animale

 

L’histoire des relations entre les hommes et les animaux a été lentement constituée au xxe siècle, en priorité par des amateurs (au bon sens du terme) venus à ce sujet pour des raisons professionnelles ou d’intérêt personnel: des vétérinaires, des zootechniciens, des agronomes, des zoologues, des marins, des militaires, des chasseurs, des aficionados, etc., ont écrit sur les histoires de l’élevage, de la pêche, de la chasse, de la corrida, de la zoologie, de telles ou telles espèces, etc. Les historiens professionnels, d’abord rares et isolés, ont constitué ce chantier historique dans les années 1970-1980 sous l’impulsion des travaux du médiéviste Robert Delort, parallèlement à l’intérêt croissant des littéraires, des ethnologues puis des sociologues et des politologues pour le sujet « animal».

elevage

Qu’ils soient amateurs ou professionnels, les historiens se sont surtout penchés sur le versant humain des relations entre les hommes et les animaux, parce que les sources sont d’origine humaine, qu’elles parlent surtout des hommes, et parce que l’histoire nous semble ne concerner qu’eux. Les travaux se sont donc intéressés aux manières humaines d’utiliser les animaux, de les traiter, de les considérer, aux conceptions philosophiques, religieuses, scientifiques de l’animalité, aux représentations et aux imaginaires, aux peurs ou aux attirances de telle ou telle époque, de tel ou tel groupe social.

Cette focalisation sur un versant permet de dire beaucoup sur les hommes mais pas grand-chose sur les animaux réels, et bien qu’elle soit indispensable pour comprendre leur condition, en grande partie formatée par les hommes, elle ne suffit pas pour établir cette condition, si l’on veut bien s’intéresser à elle, ce que notre société tend de plus en plus à faire. La focalisation a aussi l’énorme inconvénient d’appauvrir le thème pourtant dialectique des hommes et des animaux, de le réduire en un domaine à pôle unique (les hommes) et à sens unique (des hommes vers/sur les animaux), en oubliant ou en écartant une bonne part de sa réalité et de sa complexité, en négligeant les influences des animaux sur les hommes.

Il est donc temps de s’intéresser au versant animal de cette histoire, de voir comment les animaux enrôlés et emportés dans les événements et les phénomènes historiques les ont vécus, comment ils ont subi, ressenti, réagi, agi. Il est ainsi possible d’écrire l’histoire des vaches emportées dans la révolution de l’élevage, des chiens enrôlés pour la compagnie, des bêtes engagées dans les guerres, des chevaux réquisitionnés pour la révolution industrielle. Il est aussi possible d’écrire des biographies animales, celles de la girafe de 1827, du chien Kiki au fort de Vaux, de la cosmonaute Laïka, du taureau Islero, etc.

 Pour cela, l’historien a besoin des sciences dites naturelles, physiologie, médecine vétérinaire, éthologie, de manière à comprendre et interpréter les indications qu’il trouve dans les sources, et qui montrent que les hommes savent voir les attitudes animales lorsqu’ils veulent bien les regarder. Les bêtes «parlent» à ceux qui les «écoutent». Or qui les «écoutent» en ressortent changés, car les influences des animaux sur les hommes sont nombreuses, rendent riches, complexes et passionnantes les relations entre les hommes et les animaux.

Le droit animalier et son évolution passent par la question essentielle du statut juridique de l’animal. Si l’évolution sociétale des relations entre l’homme et l’animal suggère un renforcement de la protection juridique de l’animal, celle-ci est soumise à la mise en cohérence des différents textes nationaux qui lui sont appliqués. Cette complexité se confronte par ailleurs à l’influence croissante du droit européen en ce domaine.

L’état du droit peut ainsi apparaître comme présentant une certaine rigidité par rapport à l’évolution sociale. Le droit français distingue deux statuts juridiques pour l’animal: «Respropria » pour les animaux domestiques dont la proximité avec l’homme induit une protection plus forte et «Resnullius » pour les animaux sauvages. Les premières évolutions du droit français animalier ont été marquées par l’adoption de lois renforçant progressivement la protection des animaux vis-à-vis des mauvais traitements ; la loi du 10 juillet 1976 est fondamentale dans cette évolution car elle donne la première définition de l’animal qualifié d’« être sensible ».

LION

 La réforme de 1994 du code pénal place les infractions à l’encontre des animaux en dehors des atteintes faites aux biens. Cependant, malgré un avant-projet de réforme du code civil, le législateur n’a pas, pour l’instant, modifié les statuts juridiques de bien (Respropria) ou de chose (Resnullius) qui définissent l’animal. Ce sujet est d’ailleurs compliqué par la dispersion des textes entre quatre codes : civil, pénal, rural, environnement. Les modifications du droit européen influeront sur la sortie du statu quo actuel. Les évolutions juridiques devront également intégrer des approches aussi diverses que les avancées scientifiques ou les pratiques sociales. 

Recherche et proximité génétique homme-animal 

Si les souris et d’autres rongeurs comme les rats et les hamsters, composent plus de 90 % des animaux utilisés dans la recherche biomédicale, du fait principalement de leur petite taille et de leur coût d’entretien modique, aujourd’hui d’autres espèces sont utilisées (chiens, chats, lapins, mouton, porcs, poissons, etc.). La contribution des animaux d’élevage, bien que quantitativement modeste, a permis des avancées majeures en immunologie, biologie du développement et en endocrinologie. Ils sont plus que jamais indispensables à l’émergence et au renforcement d’approches pluridisciplinaires au cœur des défis de la biologie humaine et de la recherche biomédicale.

Les animaux d’élevage, comme les êtres humains, constituent des populations organisées en familles et présentant une grande variabilité phénotypique. La connaissance de leurs cartes génétiques autorise l’analyse des associations génotype-phénotype. Ils trouvent alors une place cruciale dans les recherches en immunologie, cardiologie, oncologie et sur le développement embryonnaire et fœtal en lien avec l’environnement maternel sur la prévalence de pathologies postnatales et adultes. Le développement de la biologie intégrative et l’obtention d’animaux génétiquement modifiés ouvrent de nouvelles perspectives, notamment en matière de greffe tissulaire, avec des données validées chez la souris, par exemple, avant des études cliniques chez l’homme. Des modèles informatiques et des études tissulaires cellulaires sont utilisés en plus de la recherche animale pour découvrir de nouvelles approches.

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C’est par cette complexité des domaines, que sont abordés, aujourd’hui chez l’homme, le diabète, l’obésité, la maladie d’Alzheimer, la fibrose kystique ou la dystrophie musculaire. Un regard particulier sera porté sur cette nouvelle place de l’animal qui nous permet à la fois de viser une amélioration de la santé humaine et animale.

SOURCE : Corinne Cotinot, directrice de l’UMR INRA/École nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA) – Biologie du développement et Reproduction, Jouy-en-Josas

 

Rencontre avec le monde animal et l’Esprit

 

Anna Evans raconte….

A mes yeux, cette approche est un tremplin pour changer radicalement notre rapport aux autres formes de vie. A condition qu’on ne l’enferme pas dans une exploitation mercantile ou dogmatique. Collectivement, nous pouvons apprendre énormément des espèces qui nous sont antérieur. Mon outils, la Communication Intuitive, permet de les aborder sous un angle nouveau, complémentaire des approches plus matérialistes. J’ai rassemblé récemment dans un film, différents témoignages d’animaux à propos de la mort, qui peuvent nous faire évoluer vers une acceptation de cette réalité inévitable et qui nous fait peur.

communication animaleMon approche requiert une focalisation et une détente en même temps et ne correspond ni à une rêverie, ni à une confiance aveugle en des idées qui jaillissent à la conscience sans repère. Je dois d’abord clarifier mon intention, et présenter à l’animal un objectif précis. Par exemple, si un chat urine hors de sa caisse, je peux choisir de lui demander des raisons de son comportement. La seconde étape consiste à augmenter l’acuité de mes perceptions, car mon corps interagit « animalement » avec le félin. C’est à ce moment qu’intervient l’échange d’informations. Ensuite, il me reste à analyse le moyen d’utiliser cette information pour enfin observer les réponses comportementales de l’animal et vérifier la corrélation entre l’échange subtil et la situation concrète. Se relier à son animalité est nécessaire, mais il ne faut pas oublier de réinvestir nos aptitudes humaines si on veut que cet effort soit utile à l’animal. Des connaissances complémentaires comme l’éthologie peuvent être utiles pour valoriser l’information. La neutralité, un intellect actif et ouvert, ainsi qu’une observation attentive sont indispensables à la fiabilité du processus. C’est dans leur mise en œuvre que réside le secret d’une bonne communication.

A la question que vous ont appris les vaches, Anna Evans répond :

Au sujet de la souffrance que peuvent vivre les vaches, l’une d’elles m’a un jour expliqué que si les hommes sont des prédateurs pour les vaches, c’est parce qu’ils n’ont pas conscience de leur âme profonde. Selon elle, pour changer cela, la meilleure manière serait de nous relier à la nature et aux éléments. Cette vache m’a également précisé qu’elle était consciente et qu’elle acceptait le fait de nous nourrir, mais qu’elle aurait aimé en retour plus de reconnaissance et de respect pour le don de son corps… Je lui ai alors demandé si ses congénère s n’étaient pas révoltées d’être abattues pour être mangées. Elle m’a alors confié ceci : « Nous le pourrions et parfois certaines d’entre nous agissent avec violence dans l’espoir d’attirer l’attention sur nos conditions de vie. Le sort des animaux domestiques n’est pas toujours le plus enviable : beaucoup portent leur vie comme un fardeau. Regarde tous ces événements avec les yeux du cœur et avec ton intelligence, pas avec tes émotions. Qu’il s’agisse de vache de combat, de cheveux de course ou de chiens chouchoutés à l’extrême, c’est l’être humain qui doit être remis en question ».

Force est de constater que la communication animale donne accès à des informations inaccessibles par le biais de l’examen médial classique. Aussi pertinent soit-il, le communicateur n’a pas vocation à se substituer au vétérinaire. Pas question pour lui de poser un diagnostic. « la communication psychique permet de comprendre l’animal en direct, de se faire comprendre par lui, il s’agit d’une activité complémentaire à une thérapie ou à un diagnostic. Ressentir qu’un cheval souffre de l’estomac ne permet pas de savoir s’il a une indigestion ou un ulcère. Un examen médical doit être fait à l’animal.

Afin d’éviter toute dérive, la communication avec un animal doit être tangible et vérifiable et les données doivent être soigneusement recoupées. Mais si l’examen médical permet de valider les informations relatives à un problème physique, comment vérifier les données recueillies auprès d’un animal caractériel, d’un cheval qui refus de s’entraîner ou de s’alimenter, ou même d’un animal décédé ??

AMOUR

Une séance type de communication animale 

Préparation

Le communicateur se plonge dans un état d’esprit came et ouvert (certains parlent d’ondes alpha), à l’aide de la méditation ou de toute autre technique de relaxation.

Prise de contact

Si la communication s’établit en présence de l’animal, l’idéal est de rester proche de lui, à une distance où il se sente à l’aise. Si la relation se fait via une photo, le mieux est de la poser près du regard, de fermer les yeux et de se représenter l’animal en images (l’âge, sexe, nom, race, couleurs, qualités, etc). Il faut se sentir connecté à lui. Il est important de lui demander s’il souhaite communiquer avant de poser des questions. En cas de refus, ne pas hésiter à ajourner la rencontre.

Transmission du message

Le message transmis peut associer pensées, images, sensations et émotion. Il s’agit de proposer à l’animal une « forme-pensée » qui traduire en images l’objectif visé. Dans le cas d’un déménagement par exemple, on lui demandera s’il est d’accord, on se concentrera sur la demeure actuelle en la visualisant. Dans le cas d’un conflit entre animaux, on enverra un message d’entente gratifiante à laquelle l’animal pourra avoir envie d’adhérer. Dans le cas d’un trouble physique, on invite l’animal à montrer là où il a mal, ce qu’il ressent, depuis quand, comment la douleur est apparue, etc.

Réception de message

Le communicateur observe ses ressentis, pensées et perceptions, sans laisser le mental interférer. La réponse peut être fulgurante et se manifester comme un flash ou bien prendre plus de temps et se former tout doucement, parfois même quelques heures après la communication. L’échange d’informations peut nécessiter plusieurs rencontres et s’enrichir avec le temps.

Validation

C’est le « debriefing ». Les informations reçues sont retranscrites en mots et transmises au maître de l’animal qui évalue leur pertinence et, dans les jours qui suivent, observe les changements de comportement.

Source : https://fr.calameo.com/read/004684699142025f50048

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Pour que l’homme et l’animal puissent s’informer à distance

 

Le scénario est classique : le chien se précipite à la fenêtre alors que le maître vient justement de quitter son bureau pour rentrer chez lui, à quelques kilomètres de là. L’heure est inhabituelle, mais le chien « sait », il a reçu le message « je rentre à la maison ».

Des milliers de maîtres à travers le monde témoignent de ce « sixième sens » particulier au chien. C’est d’ailleurs ce qu’à choisi d’étudier le biologiste anglais Rupert Sheldrake.

coeur-chien

Objectif : déterminer si ce comportement relève du hasard, de performances auditives et olfactives extraordinaire s, ou bien de ce qu’il préfère appeler un « septième sens » de nature télépathique. Le scientifique rassemble plus de 500 témoignages d’éleveurs, de propriétaires et de dresseurs de chiens en Europe et aux Etats-Unis. Le constat est clair. Ces observations peuvent être reproduites dans un contexte où il est impossible pour l’animal de percevoir rune odeur ou un son provenant de son propriétaire si celui-ci rentre à un moment inhabituel.

Les chiens vont jusqu’à ressentir à distance la mort de leur maître. Le phénomène inverse serait également valable pour le maître lorsque son chien meurt.

PROPOS de RUPERT SHELDRAKE

« Je crois que la télépathie et une aptitude naturelle des communautés d’animaux pour communiquer ensemble. Je pense que ça existe. Ma théorie […] est que les membres d’un groupe ont ce que j’appelle un sens morphique qui les relie entre eux… des flopées d’oiseaux, des bancs de poissons. Je crois à un phénomène de champ. Les membres d’une communauté animale, lorsqu’ils sont séparés, restent connectés entre eux par ce champ qui s’étire au lieu de se briser… et chacun peut communiquer avec l’autre télépathiquement. Je pense que c’est un mode normal de communication animale. Pour finir, la nature de ce champ est, en réalité, assez proche d’un phénomène bien connu en physique quantique appelé « non-localité » où des particules faisant partie du même système quand elles s’éloignent gardent une connexion non locale…. Un changement chez l’un affecte instantanément l’autre indépendamment de la distance. Peu importe leur éloignement« .

Un fort lien émotionnel est nécessaire pour que l’homme et son animal puissent s’informer à distance de leurs ressentis.

Si ces approches rejoignent la conception des chamanes et les témoignages de nombreux communicateurs animaliers, la communauté scientifique n’est toujours pas prête à les prendre au sérieux.

En effet, bien que de nombreux communicateurs se disent prêts à collaborer avec des scientifiques, les chercheurs ne se bousculent pas pour les étudier, faute d’intérêt peut-être, de financements surtout. Car, au fond, à qui profiteraient ces recherches ??

Pour y répondre on peut mettre avant que l’être humain se coupe de ses capacités télépathiques dès son enfance, mais que bien que cette capacité soit éteinte, elle peut être réveillée. Ce langage sacré de la communication avec les animaux et la nature existe depuis des milliers d’années chez les anciens peuples…

MONSIEUR ZEN1

Le franco-Américain d’origine basque, Manex Ibar pratique les techniques de guérison issues du chamanisme et notamment celles qu’il a apprises auprès des Sioux Lakotas. Il explique qu’il en apprend plus vite sur ses patients quand ils viennent accompagnés de leur chat ou de leur chien car ces animaux lui transmettent des informations liées au comportement de leur maître. Manex explique que chaque animal a un esprit relié à un esprit global qui constitue en quelque sorte le « totem » de l’animal. L’ANIMAL TOTEM  se retrouve dans notre subconscient et symbolise des pouvoirs ou des facultés psychiques. Par exemple, l’aigle symbolise la vision et son totem peut être invoqué par développer un talent de visionnaire.

Un autre praticien, Shed Lay, explique que l’animal manifeste une conscience collective. Il raconte que cela vaut pour les insectes, et qu’il lui est arrivé de communiquer avec les abeilles. Il est d’ailleurs connu que les anciens apiculteurs d’Europe communiquaient avec leurs abeilles et que lorsqu’ils mouraient, il était coutume de faire une cérémonie pour apprendre la nouvelle aux abeilles.

Shed affirme communiquer également avec les arbres. Il raconte avoir entendu, un jour qu’il marchait dans la nature, la voix d’un acacia l’incitant à poser les mains sur son tronc. Sentant une épine le piquer, il s’est d’abord mis en colère, puis a entendu l’acacia parler en lui : « Je t’ai guéri, tu ne tousses plus ». Il a constaté en effet que sa toux avait disparu et, en discutant avec un acupuncteur, il s’est rendu compte que l’endroit touché par la piqûre était un point d’acupuncture relié au poumon !

Certains communicateurs animaliers évoquent, tout comme les chamanes, une communication avec les insectes, les végétaux et la nature en général. Magique ? alors si c’est magique, c’est tout simplement que la vie en elle-même est magique ! mais le plus merveilleux est que nous sommes tous capables de vivre cette magie.

A l’heure où le monde, gouverné par le mental humain, tourne au cauchemar, imaginons qu’une masse critique d’individus entraîne l’humanité entière vers le langage du cœur… décidément, la communication animale fait rêver…..

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où finit l’animal et où commence l’homme

 

Nos sens soudainement aiguisés, dilatés, perçoivent quelque chose de souple, une présence discrète, fugitive et néanmoins de plus en plus réelle. En ces fonds sous-marins pourtant, rien d’autre que des bancs d’algues accrochés à quelques blocs rocheux tourmentés ne paraît se mouvoir. Les colonies de poissons elles-mêmes ont totalement disparu derrière les multiples voiles de la lumière. On jugerait pourtant qu’une énergie cherche à entrer en contact… elle ressemble à une pensée presque tangible qui nous étudie tout en nous caressant délicatement l’âme.

musique au coeurEnfin, une forme apparaît et se rapproche… elle est ondoyante et bleue. Plus bleue et plus pétillante encore que l’eau du ruisseau, elle ressemble à un regard ou à un sourire vivant qui fuse dans notre direction, d’abord sans mot… Avec une souplesse inimaginable, l’Etre se met à tourner autour de nous, exactement comme s’il percevait nos contours, la forme est partout … l’Etre s’arrête, fait mine de se laisser porter par les eaux et s’immobilise enfin.

Un œil de Dauphin se met à nous scruter l’animal rit ou chante, nous ne savons pas vraiment… mais sa mystérieuse mélodie réveille dans nos cœurs comme un vieux souvenir, une présence familière qui fredonne… le Dauphin s’adresse alors à nous en ces termes… :

« …. Hommes… pourquoi tant de distance ? Pourquoi êtes-vous si proches et si lointains ? Parfois, il nous semble que vous vous sentez pleinement nos frères, que vous nous entendez… Et puis non, vous ne faites que nous écouter… vous ne gardez pas la joie que nous vous offrons, vous ne parvenez pas à vous souvenir. Ouvrez votre mémoire et laissez-moi dès maintenant, vous conter notre histoire, le récit de cet antique pacte qui unit notre peuple au vôtre. Ceci est ma tâche. Ecoutez…

Il y a de cela fort longtemps, ce monde commença à être visité par de grands êtres venus des confins de l’univers. Ils habitaient quelques-uns de ces points de lumière si minuscules au firmament, la nuit. Ils venaient sur cette Terre pour y insuffler la Vie, pour l’aider dans son expansion pure et juste, lumineuse et rayonnante. Ne riez pas, ceci n’est pas une fable, mais une réalité à laquelle vous goûterez à nouveau un jour proche.  Ces êtres n’étaient pas faits d’une matière semblables à celle que vous connaissez en ce monde. Elle était une clarté qui parvenait à peine à se densifier au contact du sol terrestre. Les humains de cette planète les virent comme des dieux… et en effet, ils l’étaient en regard d’eux, englués dans une matière pesante et toujours prêts à entamer une guerre pour assouvir leurs moindres désirs. Voyant cela, les êtres venus de la Lumière comprirent alors que leur tâche était de stimuler l’amour et la conscience chez ceux que la Vie le savait amenés à visiter. Pendant de longs millénaires, à de multiples reprises, ils tentèrent donc de leur apporter leur compréhension des choses, une partie de leur savoir… avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins de revers. Ceux qu’ils avaient résolu d’aider s’avéraient être, en effet, des rebelles à  la Force de Vie. Cependant, l’amour ne connaît pas de limites et la Terre, en ces temps reculés, était si belle… Elle était si belle et il y avait tant à y faire que l’on ne pouvait laisser l’Ombre commencer à s’y installer fermement.

C’est alors que certains des êtres de la Lumière se laissèrent  peu à peu prendre au piège de la matière terrestre. Ils résolurent de l’expérimenter plus pleinement. Ainsi, redécouvrirent-ils petit  à petit ce que sont le pouvoir et certains appétits physiques débridés. Certes, leur cœur demeurait pur et leur volonté d’aider toujours aussi inébranlable, mais une partie d’eux s’était souillée… En venant visiter la Terre, au fil des âges, ils avaient tenté d’y implanter des espèces végétales nouvelles, puis des animaux. Leur but était de parfaire l’évolution de ceux-ci, d’activer en eux le souffle afin d’accompagner la Nature dans sa tâche… C’est ce qui est demandé à toute conscience lorsqu’elle s’approche de l’esprit.

Lorsqu’ils s’aperçurent qu’ils s’étaient laissé prendre au piège de la Terre, les hommes de la Lumière comprirent qu’ils n’en sortiraient plus avant longtemps. Ils étaient devenus, plus pleinement qu’ils ne le croyaient, des fils de ce monde…. C’est alors que l’Esprit de Vie leur donna la possibilité d’aider les humains et leur Terre en ne demeurant plus totalement parmi eux. Il fallait pour cela que leurs âmes viennent habiter les corps d’une espèce de ces animaux qu’ils avaient implantée dans les mers terrestres. Oh, ne croyez pas qu’une Force les obligeait à faire cela. C’est eux-mêmes qui se l’imposèrent, voyant dans cette opportunité un moyen de retrouver une simplicité, une naïveté et une spontanéité qui s’étaient émoussées en eux ; ainsi pourraient-ils continuer à servir l’homme et sa planète tout en se purifiant eux-mêmes.

Je suis l’un de ceux-là, frères humains et c’est pour cette raison qu’avec tous ceux de mon espèce, de vie en vie, je tente d’entretenir le sceau de l’amitié entre nos deux peuples. La joie et la candeur sont nos ambassadrices. Ce sont les forces que notre esprit essaie de vous communiquer, de vous faire redécouvrir… car ce lieu d’où nous venons, cet état de l’être profond, nous y retournerons ensemble. Notre conscience participera au fait de vous y conduire.

Voilà notre histoire, frères humains. Voilà pourquoi nous ne sommes pas animaux au sens où vous l’entendez. Voilà pourquoi, aussi, quelque chose vous fascine en nous. Certes, de l’animal, nous possédons cette puérilité et cette confiance aveugle qui nous font tomber dans vos pièges. L’intelligence que nous avons développée et les facultés auxquelles nous avons accès ne vont pas tout à fait dans la même direction que celles choisies par la majorité de vos semblables. Nos corps nous limitent… Mais la Force de Vie appelle-t-elle cela défaut ou imperfections ? Seuls comptent pour nous bonheur et harmonie. Notre rêve est de vous les communiquer et nous y parviendrons à notre façon… en partageant avec vous une certaine coupe.

Regardez maintenant en dessous de vous, sur le sable et parmi les algues de cette mer. Vous voyez des reliefs, des pierres énormes et informes. Ce sont les débris de ce qui fut autrefois de riches demeures humaines. Elles datent d’un temps, proche encore, où notre histoire vous était connue et où vous acceptiez notre collaboration. Par le  langage de l’âme, vous parveniez à recueillir en nous des données qui vous faisaient progresser. Vous aviez fait de nous vos amis, vos  complices, au même titre que d’autres frères animaux vous accompagnent quotidiennement aujourd’hui. Et puis, une fois de plus vous avez chuté, par orgueil. Lorsque le Souffle divin qui sommeille en l’homme n’est pas assez rayonnant pour clamer sans ambigüité sa divinité, les barreaux de sa cage se renforcent souvent.  Les vestiges que vous voyez ici et qui sont dévorés par les eaux sont contemporains de cette Atlantide que vous avez réduite à l’état de mythe. Notre peuple sait fort bien que quelques-uns de ces rochers ou de ces pierres dont on entrevoit encore parfois la taille sont prêts à ressurgir par endroits. La Terre-mère va vous les retourner afin que vous commenciez à vous souvenir, sans possibilité de nier. Il faut que les certitudes de ceux qui tiennent l’ordre de votre monde, s’ébranlent, voyez-vous. L’orgueil de ceux qui fa briquent les opinions de vos frères humains s’apprête d’ores et déjà à être secoué sur ses bases.

Quelques-uns d’entre nous, dans les profondeurs marines, connaissent mieux votre Terre que vous ne sauriez l’imaginer. En vérité, l’univers des océans est mille fois plus riche que vous n’osez même le supposer. Il est une galaxie dans laquelle certains de mon peuple voyagent en conscience. Le fond des océans de cette Terre est analogue à la voûte céleste. Il abrite une supra-intelligence. Une forme de vie tout amour, dont vous n’avez pas la moindre idée. C’est une intelligence, une présence proche de nos cœurs et dont les étoiles sont les relais.

Il y a de la Lumière sur cette Terre. C’est tout ce que je puis vous dire… Et si l’Ombre s’y déchaîne aujourd’hui, en vos cœurs et hors de coeurs, c’est afin que son éclat en devient plus évident, plus rédempteur lorsque le jour en sera venu. Oui, les mers sont à l’image des cieux, frères humains. Elles vont vous renvoyer votre image, vous reconnecter à vos origines. Lorsque des séismes feront surgir de nouvelles île set que des bandes de terres seront à nouveau recouvertes par les eaux, voyez cela comme un clin d’oeil de votre passé. Notre mère et sœur la Terre  a fait vœu de nous porter tous jusqu’au point ultime où nos consciences pourront voler de leurs propres ailes. Elle sait ce qui est bon. Il faut donc accepter qu’elle secoue de temps en temps son échine et nous prodigue ainsi ses leçons ».

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…….. Illusion ou réalité, tout défile très vite, presque hors du temps…. Une minuscule plage et des récifs apparaissent que déjà nous sommes de retour notre esprit réintègre son véhicule, oui, nous sommes de retour auprès du petit ruisseau… celui qui nous a happé et entraîné à l’océan…. 

D’après Daniel Meurois du Peuple Animal

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