LES ANIMAUX NOUS ENSEIGNENT

 

Les puces qui envahissent le grenier, un moustique qui annonce bruyamment son atterrissage, l’éléphant qui est présent dans votre vie depuis votre enfance, le rouge gorge qui vous a visité ce matin, … oiseauvotre chien briard ou jack-russel, votre chat Sacré de Birmanie ou  Européen, votre cheval Arabe ou Lusitanien, ou vos canaris,…

L’Animal sauvage ou domestique, compagnon d’un jour ou de toujours, se révèle par son espèce, sa race, ses origines, son identité, son  histoire, sa corporalité, ses attitudes, ses comportements, ses goûts, ses dysfonctionnements. Connaître leur message pour nous, permet de répondre au plus juste aux besoins des animaux, de comprendre leur place et leur rôle dans  notre vie pour ensuite, vivre ce compagnonnage au quotidien.

Ouverture au monde des sens et des perceptions

Par ce qu’ils vivent dans le monde des sens et de la perception, les animaux ouvrent l’accès aux Hommes à un autre mode d’être au monde, en relation avec la nature, la vie et l’univers. C’est dans l’expérience vécue de la rencontre avec l’animal que l’homme se relie au monde vivant de la fourmi, au cosmos. Expérimenter ce mode d’être au monde est très aidant dans notre vie personnelle et sociale (professionnels de la relation d’aide, de  l’éducation notamment) et dans nos relations entre humains et avec l’ensemble du monde vivant.

Se retrouver dans le monde des émotions

L’émotion, c’est ce qui nous fait bondir de joie comme le faon dans la clairière, courir de peur pour traverser la rue comme un lapin devant le renard, ce qui nous fait rougir de colère comme la lionne rugit pour défendre ses lionceaux, nous laisse… sans voix comme le rossignol qui  s’est arrêté de chanter, triste du départ de sa compagne à la fin de la saison des amours printaniers. De la rencontre avec les animaux émergent nos émotions, tranquillement. Les animaux nous offrent l’occasion d’identifier nos émotions, de les explorer et de les enraciner dans la réalité biologique pour vivre notre animalité sereinement dans notre quotidien.

Quand la mort les emporte

Maladie, vieillissement, accidents, la mort d’un animal est un moment précieux entre lui et nous. La séparation, la perte d’un animal est bien souvent enfouie, parfois depuis l’enfance et perturbe la relation aux autres animaux et à la vie. Revisiter le temps partagé avec l’animal décédé, accompagner l’animal au départ est riche d’enseignement pour nous.

L’approche Animots-à-mi-mots vous propose d’explorer toutes ces dimensions des animaux et du monde animal

Il ne s’agit pas ici de personnalisation des animaux, ni de limiter l’Homme à sa seule composante animale, mais de respecter les spécificités  de chacun et d’aller à la rencontre de l’animal dans son monde, en évitant les écueils de l’anthropocentrisme et de l’anthropomorphisme. Au plaisir de vous retrouver autour des Animaux.

chat

Marie-Christine FAVÉ :

Vétérinaire de formation elle accompagne depuis plus de 20 ans les éleveurs et particuliers à construire l’équilibre de leurs animaux, à  clarifier et à faciliter la relation entre l’Homme & les Animaux sauvages et domestiques. Son approche Animots-a-mimots  allie des connaissances fondamentales reconnues, des savoirs traditionnels et des approches sensorielles et sensibles du vivant.

ANIMOTS A MI MOTS marie-christine.fave@wanadoo.fr

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Messages du Peuple Animal : Esprit-Guide

 

Tout à l’heure, lorsque la voix-guide est venue nous chercher pour la quatrième fois, elle n’a rien articulé de plus en notre cœur qu’un énigmatique « êtes-vous prêtes ? »

animal

Confiants et aimants, nous l’avons aussitôt suivie, délaissant l’un après l’autre, au tout petit matin, nos vêtements de chair. Bientôt notre vue paraît s’étendre à trois cent soixante degrés, comme si nous étions réduits à un point au centre d’un cercle. Quelques secondes s’écoulent encore avant que nous ne réalisions parfaitement ce qui se passe…. Nos deux âmes : celle de Daniel Meurois et de Anne Givaudan se sont projetées au fin fond d’un terrier, aux côtés d’un lièvre. Sous lui, ce ne sont que feuilles mortes et touffes de poils mêlées à la terre, une terre âcre et sèche… puis soudain nous entendons – D’après « LE PEUPLE ANIMAL »   :

« Non, je vous le demande, ne bougez pas, ne cherchez pas à sortir d’ici ». Murmure soudain la voix-guide dont nous souhaitions ardemment le retour… : « vous ne seriez pas en ce lieu si vous n’y étiez pas invités, croyez-le. L’âme de la terre sait fermer ses portes, ou les ouvrir lorsqu’il le faut. Elle entretient de profondes relations avec la Conscience animale, et si ce terrier  vous accueille c’est bien parce qu’une intelligence autre qu’humaine l’a voulu.

Regardez ce lièvre à la robe si rousse, avec son museau qui remue maintenant fébrilement comme pour recueillir l’impalpable, il vous paraît certainement identique à mille autres. Il n’en est rien pourtant. C’est assurément lui qui vous a attirés ici, éclairé en cela par la conscience-groupe de son espèce. Il est un guide de sa race, un guide incarné, dont le but est d’éveiller un peu plus toutes les petites âmes des environs, analogues à  la science. Il les enseigne à sa façon, vous le verrez ! Cela vous surprend ? Il faut pourtant vous y habituer. Les animaux eux aussi ont leurs guides, leurs maîtres à penser, à évoluer, leurs grands initiés. Pourquoi donc cela serait-il réservé au genre humain ? Cela vous a toujours été dit, le Divin emprunte tous les corps et tous les niveaux de la conscience pour visiter l’univers, et ses langages sont si multiples qu’aucun esprit ne peut en concevoir la totalité.

Contrairement aux humains, vos frères animaux savent toujours lequel parmi eux est à considérer comme un guide, un maître de sagesse… Oui, je dis bien sagesse, car une telle notion ne leur échappe pas. Certes, ils ne peuvent en discourir ainsi que vous le faites… mais la sagesse se ressent et s’exprime pour eux par une simple qualité de rayonnement qui inspire un nécessaire respect. Elle ne peut être une valeur subjective, elle ne peut reposer, dans leur monde, sur des éléments qui se discutent ou qui oscillent d’une espèce à l’autre. Elle est, voilà tout ; elle impose doucement son rayonnement là où elle apparaît. Elle n’a rien à prouver parce qu’elle est nécessairement un reflet de l’Esprit Universel ».

L’Esprit Universel… les animaux ont donc également cette notion ?

« Les espèces les plus individualisées la possèdent parfaitement. La notion de Divinité est innée en elles. Une telle Présence non plus ne se discute pas. Elle n’a pas besoin qu’on la part d’un nom ou qu’on lui consacre un culte. Les noms et les cultes ne servent après tout qu’à raviver la mémoire, à entretenir le souvenir. La réalité du Divin est permanente dans la conscience de vos jeunes frères. Elle n’appartient donc pas au domaine du souvenir. Si vous ne parvenez pas souvent à la percevoir au fond de leurs prunelles ou dans leurs attitudes, c’est parce que vos références sont différentes et que vous ne possédez pas les clés de leurs sociétés.

MONSIEUR ZEN1

Croyez-vous que, pour un être… à la réalisation angélique, le comportement humain reflète souvent une conscience tournée vers l’Ordre divin ? Voyez l’analogie et ne la perdez jamais de vue. Ainsi donc, si vos frères, dont j’ai partiellement la charge, sont effectivement plus jeunes que vous sur le chemin qui conduit à l’ineffable Soleil, ils n’en sont pas moins proches de Lui, pas moins purs non plus. Cela vous a déjà été enseigné. Un enfant est-il moins qu’un adolescent et un adolescent moins qu’un adulte ? Leur essence, leurs potentiels sont identiques. L’enfant est quelque part adulte au fond de son âme et l’adulte oublie de se rappeler qu’il demeure aussi toujours enfant. Le seul problème consiste à savoir réellement ce que signifie ce mot, adulte.

Mais apprenez plutôt à vivre quelques instants au rythme de ce terrier. Cherchez dans la quiétude de votre cœur à respirer à l’unisson avec sa matière, ses feuilles mortes et ses racines. Laissez-vous ensuite accueillir par l’âme qui vous y a invités. Elle a un dépôt à vous confier. Pour elle aussi, la venue de consciences humaines en ce lieu représente une initiation, un bonheur » !

Avec ces mots qui s’éteignent au-dedans de nous, la voix-guide a laissé place au silence…..

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

PRECIEUSES REPONSES A DES QUESTIONS ESSENTIELLES QUE LES HUMAINS QUI AIMENT LES ANIMAUX SE POSENT


Puissent ces lignes être accueillies avec le même bonheur que celui qu’elles ont fait naître en nous, en se précipitant sous notre plume…. D’après le livre de Daniel Meurois : le Peuple animal ….

« Amis, dont j’ignore tout, voici quelque temps que je vous devine à mes côtés. Parfois … lorsque je suis seul et lorsque le vent dirige mes pas vers une direction nouvelle, je vous sens. Il y a peu de jours encore, je ne savais si vous étiez de mon peuple ou de celui des hommes. Au fond de mon sommeil je percevais deux boules de feu qui venaient me visiter. Les âmes de mon peuple parties avant les autres vers le Centre de l’Univers agissent parfois de la sorte. J’ai pensé à elles et j’ai cru que mon départ était proche car la terre que je foule ne me semble pas totalement mienne. Elle ne nourrit pas mon âme selon ses besoins. Je ne sais pas y puiser la force qu’y trouvent mes semblables. Elle ne me parle plus de la même façon qu’à eux. Alors j’attends quelque chose de l’homme mais trop de choses se cachent derrière ses yeux et que je ne comprends pas.

cause animaleAujourd’hui, je sais un peu plus qui vous êtes car une lumière m’a montré vos visages et a chassé toute crainte. C’est elle qui me fait m’adresser à vous du fond de mon sommeil. Elle me murmure des images que j’ignore parfois et des sensations que vous seuls comprenez… Je ne vous vois pas mais je vous devine proches. Je sais que vous m’entendez et aussi qu’il faut que  je vous parle de mon peuple, peut-être de moi également. Mon peuple… quel est-il au juste ? Peut-être tout ce qui n’a pas visage d’homme… car tout me parle, car j’entends tout me murmurer la Vie. Tout sauf l’homme, l’homme qui pourtant m’attire, qui me comprend si peu, si me veut mais en même temps me refuse.

Au coeur de mon peuple, chez ceux qui volent, ceux qui rampent et parfois aussi ceux qui nagent, on dit beaucoup de choses de l’homme. Ce qu’on raconte de lui, ce qu’on voit de lui est si multiple, si contradictoire que nul ne sait. Alors, parmi nous, il y a un peu… les fidèles, ceux qui craignent l’humain… et les traîtres, ceux qui, comme moi, espèrent en lui et font confiance.

Ceux-là, je peux vous le dire, sont mal en ce monde car toute leur vie est un pari, un espoir souvent déçu. Je n’ai pas choisi le camp dans lequel je me trouve aujourd’hui. Aucun de nous ne l’a choisi. Je me souviens de la grande cage dans laquelle je suis né. Dès que des mains humaines y apparaissaient, il fallait que je me glisse vers elles dont j’ignorais même la provenance. Quel était le corps dont elles étaient le prolongement, le regard qui les animait ? Tout cela était tellement lointain pour moi ! Elles étaient juste quelque chose qui pouvait me tirer vers le haut et que je devais rechercher. Bien après, j’ai vu qu’elles appartenaient à une âme qui avait de la beauté. C’est cela qui importe pour nous, pour tous ceux de mon espèce… la grandeur de l’âme. Le reste, nous ne le percevons pas, nous l’ignorons. La dimension d’un corps, son apparence, tout cela en réalité nous échappent la plupart du temps. Ce sont les dégagements lumineux d’une présence qui comptent… qu’ils proviennent d’un humain, d’un de nos semblables, d’un arbre ou même d’un endroit du sol.

Ainsi, chez nous, lorsqu’il y a un combat, la taille de l’adversaire intervient peu. Seule parvient à nous effrayer la force du rayon lumineux qui jaillit en avant de sa poitrine et qu’une odeur confirme. Cette odeur-là raconte les intentions de l’autre, son histoire et le but qu’il s’est fixé. Ce but est comme une qualité à développer et contre laquelle nul ne peut rien. Ce peut être la qualité patience, la qualité observation, garde, domination, méfiance, don, tendresse et bien d’autres encore. Pouvez-vous comprendre cela ?

animaux chez francescaNous ne dissocions pas ce que nous voyons du monde et ce que nous n’en voyons pas. Nous sommes comme cela. Il n’y a pas de frontières. Peut-être est-ce cela qui nous rend parfois si stupide à vos yeux. Nous ne sommes pas dupes des opinions que vous portez sur nous et du peu de chances que vous nous laissez pour comprendre les situations… vos situations. La famille dans laquelle je vivais était unie et bonne envers ses membres, mais pour elle je n’étais qu’un chien… et j’ai très vite su qu’un chien, un chat ou un hamster était avant tout un jouet pour les enfants, un objet que l’on pouvait ranger au garage dès que l ‘on en avait assez, qui n’avait pas souvent froid et jamais sommeil. Humilité. C’est ce qui vient en ce moment à travers moi.

Une vieille chatte a vécu dans notre maison pendant quelque temps ; je ne saisissais pas toujours le sens de ce qu’elle me disait mais nous avions de longs contacts par les yeux. Pendant  ceux-ci, elle inscrivait en moi des images de sa race. Un jour, je l’ai trouvée allongée dans le ruisseau, non loin de la maison. La vie qui l’avait habitée était encore là, tout près. Elle m’a demandé de rentrer dans notre jardinet et d’aller dormir dans un coin tranquille. Il est facile pour nous de dormir lorsque nous le décidons. Nous savons le faire très souvent, lorsque nous avons mal ou lorsque nous sommes tristes. Moi, je n’étais pas triste, mais j’ai obéi à la chatte. Dès que mes yeux se sont fermés, elle est venue me rejoindre dans la lumière où je l’avais aperçue l’instant auparavant. Alors, elle m’a emmené avec elle. Il y a eu un vent de clarté et j’ai reconnu le pays du rêve où j’allais souvent. Tout y était vrai, je sentais toutes les herbes que je voulais. Il n’y avait pas d’hommes, seulement ceux de notre peuple dont beaucoup que je ne connaissais pas. Tout me paraissait si naturel… peut-être n’avais-je jamais habité ailleurs que dans cet endroit avec sa lumière rose… Peut-être que j’imaginais l’existence de l’homme et que celui-ci n’avait jamais eu de consistance.

Soudain, tout cela a disparu… il n’y a plus eu de lumière. Quelque chose est venu me frapper la tête. C’était un ballon avec lequel jouaient les enfants. Alors j’ai fait un bond et j’ai voulu moi aussi jouer avec eux. Tout est simple pour nous. Depuis, j’ai bien appris que cela ne l’était pas pour les hommes. Pour eux, le jeu se mesure…

La chatte est revenue me voir plusieurs fois pendant que je dormais. Elle ne disait rien mais je voyais que tout était bien parce que ses yeux pétillaient été qu’elle voulait se frotter contre moi… comme autrefois. Le jour où les hommes ont mis sa forme dans la terre du jardin, les enfants ont pleuré. Je n’ai pas compris du tout. Depuis, il me semble deviner ce que pensent les humains dans ces moments-là. Il y a de la division dans leur cœur. Peut-être ne savent-ils pas qui ils sont… Une âme-oiseau m’a dit qu’ils avaient besoin d’aide, que c’était ce qui se racontait à travers tout notre peuple et que celui-ci était partagé quant à l’attitude à adopter à son égard. Cette compréhension mûrit en moi depuis que je vis seul. Je vois tant d’hommes différents et presque tous ont un visage de souffrance. Parfois, je crains même de capturer cette souffrance en mon cœur et de ne plus m’en défaire. Manque d’amour… C’est une maladie. La maladie de ceux qui se croient plus forts, plus intelligents. J’ai rencontré un de mes frères qui essaie de soigner cela. L’Esprit de Vie lui a dit que c’était son rôle. Il habite avec un homme qui n’aime pas ses semblables. Il est venu à ses côtés pour que son cœur ne se dessèche pas et que la lumière continue de s’en écouler un peu.

C’est lui, l’Esprit de Vie qui m’a appris que nous avions souvent une tâche à remplir auprès de vous, humains, mais qu’il était difficile que vous l’admettiez. Aujourd’hui, je sais que ma sœur la chatte s’en est allée pour qu’une souffrance ne s’abatte pas sur un des enfants de la famille. Son départ était un des buts de sa vie. On me dit que vous pouvez comprendre tout ceci.

Lorsqu’un choc, une douleur doivent survenir quelque part, nous le savons toujours quelque temps à l’avance. Nous voyons une lumière sombre se former en un lieu. Nous ignorons souvent d’où elle vient mais les plus anciens d’entre nous enseignent qu’elle sort de l’être qui doit subir le choc et qu’elle va empoissonner un endroit précis. Elle est semblable à une colère de l’être envers lui-même. Dans notre peuple, nous ne savons pas bien ce que cela peut signifier, mais nous le constatons pour les hommes. L’Esprit de Vie peut parfois nous demander de prendre sur nous la Lumière Sombre destinée à un humain que nous aimons. Nous acceptons alors que le choc soit reporté sur nous et que la force vitale abandonne notre forme. Ce n’est pas un devoir, mais un amour qui nous pousse à faire cela. Vous vous en rendez si peu compte… et cela nous peine. Une voix me murmure que vous ignorez les liens qui vous unissent à nous, que nous revenons vous voir sous des formes différents de vie ne vie… et même plusieurs fois dans la même vie.

Il n’y a pas de mystère à cela. Seulement une logique. Je sais que si vous nous appelez vraiment, nous revenons et qu’alors il faut juste apprendre à nous reconnaître.

Aucun d’entre nous n’est exactement semblables à un autre, savez-vous. Lorsque j’étais encore avec ma mère, pour moi aussi tous les humains étaient identiques. Tout ce qui, pour vous, est important et vous différencie ne comptait pas à mes yeux. Ce que vous mettez sur votre forme, ou ce que vous accrochez à vos oreilles par exemple capte très peu notre attention. C’est comme si nous voyions au travers et il y a toujours un temps de notre vie où nous essayons d’apprendre vos points de différence. On m’a dit que vous ignorez que vous projetez beaucoup de choses autour de vous. Est-ce vrai ? Pourtant, toutes ces projections sont pour nous le moyen le plus sûr de vous reconnaître… avec votre voix. C’est cela qui se grave chez la majorité d’entre nous, une certaine qualité de lumière et le son, souvent même des sons que vous paraissez ne pas entendre. Des sons qui circulent dans le sol ou que les plantes nous transmettent.

Si l’un de nous ou même  un homme a peur ou souffre quelque part, il n’est pas rare que les arbres ou les fleurs le disent, parfois loin, autour d’eux. Car les arbres savent frémir et crier. Je sais maintenant que jamais ils ne sont indifférents à la souffrance, que celle-ci soit issue de leur peuple ou d’un autre. Toute douleur, toute crainte se propage par leurs veines et leurs feuilles à la surface de la terre et mange un peu de leur force. C’est quelque fois pour cette raison que vous nous entendez pleurer ou adopter une attitude qui vous semble illogique. C’est parce que vous n’avez appris ni à écouter ni à regarder. Cela aussi pour nous est une maladie et nombreux sont ceux qui m’ont averti : plus je vivrais avec l’homme plus cette maladie me gagnerait. Ceux-là m’ont appris qu’il existe quelque part d’immenses terres où mes frères animaux refusent violemment tout contact pacifique avec l’humain. Ils le font à cause de cette maladie et aussi en raison d’un vieux souvenir que je n’ai pas compris. De ce fait, ils considèrent tout le peuple des hommes comme un peuple de créatures inférieures, dangereuses, et dont il faut fuir même les plus paisibles. Je sais qu’il y a parmi eux de jeunes frères, mais aussi de beaucoup plus vieux ressemblant à des rochers qui ne bougent jamais. Ceux-là veulent garder l’ancienne culture de leur race. Ils le doivent… car en parlant aisément à la terre et aux plantes, ils entretiennent… un équilibre dont j’ignore tout moi-même.

esprit de vieL’Esprit de Vie qui les habite circule sans cesse entre leur cœur et celui du sol. Il se renforce depuis si longtemps que l’on dit qu’il donnera peut-être un jour naissance à un peuple très fort et à une terre très pure. Mais c’est un monde différent du mien. Ce sont les âmes-oiseaux qui colportent ces choses. Je crois qu’elles peuvent entendre et parler beaucoup de langues-images de ce monde. Souvent, elles viennent jouer avec nous au-dessus des maisons et elles nous disent ainsi ce qu’elles savent. Lorsque l’une commence par une image, la seconde continue par une autre et ainsi de suite.

Chacune d’elles est détentrice, de la même histoire mais toutes obéissent à une volonté commune. Je les sais très organisées e telles nous apprennent plus de choses qu’aucun de nos autres frères. C’est vers elles que je me tourne souvent lorsque  je ne sais plus où ma route est inscrite. Elles savent toujours où sont l’eau et la nourriture, même à de très longues distances. Tout cela est écrit en elles. Elles connaissent les routes que racontent la couleur des arbres et les lumières qui montent de la terre. Seules ces routes-là comptent pour elles.

J’ignore où la mienne va me mener. J’ai seulement deux regards ou trois inscrits en moi. Ils sont présents depuis toujours et il faut que je les rejoigne. Je crois que près d’eux il y a beaucoup d’eau. Mes frères et moi vivons tous de cette façon… maintenant, nous comprenons les notions de hier et de demain même si notre existence n’est pas dirigée par elles. Nous sommes habitués par les idées, des situations, des êtres, des formes qu’il nous faut rejoindre et que nous devons reconnaître quelque part. Demain n’est pas important. Ce qui l’est, c’est la fore que nous donnent ces idées, ces situations, ces présences. Nous vivons avec elles et elles sont notre chemin. Si elles donnent l’amour, alors demain ou hier ne signifient plus rien. Nous en perdons le sens car tout devient pleinement un jeu. Dès cet instant, nous oublions toute tristesse et toute souffrance car la notion, sans doute humaine, du temps s’enfuit immédiatement de nous. Il n’y a plus de désir donc plus de peur… La peur naît souvent d’un désir inassouvi de maîtriser la seconde et l’heure qui viennent. Vous nous asservissez lorsque vous nous apprenez le temps et vous nous l’apprenez dès que nous vous approchons, dès que nous absorbons vos odeurs.  Souvent, nous percevons en celles-ci des inquiétudes, comme de fortes pluies ou de violents orages prêts à s’abattre sur vous. Pour moi, cela demeure un mystère. Comment peut-on régner sur ce monde et émettre de telles odeurs de crainte et de peine ? Les âmes-oiseaux disent que notre peuple est parfait en ce qu’il est, tandis que le vôtre ne l’est toujours pas. Elles disent qu’il ne peut pas l’être parce qu’il ne sait pas jouer. Je crois qu’elles disent vrai car j’ai souvent vu que dans les yeux humains tout paraît grave et pesé.

Peut-être ignorez-vous que la forme que vous habitez est un jeu proposé par votre âme ? On me dit de vous poser la question clairement. Simplicité. Si l’intelligence est dans la complexité qui vous habite, peut-être n’est-elle pas l’intelligence…. Peut-être y a-t-il un autre nom à découvrir.

Parfois, l’Esprit de Vie qui nous anime nous dit de prendre un peu de votre tristesse et de cet étrange poids qui vous charge. Cela, nous n’avons pas toujours besoin de le décider. C’est une sorte de porte qui s’ouvre en nous, un réflexe de partage… et nous absorbons un peu de ce qui est lourd pour votre âme. Alors vous vous étonnez d’une fièvre qui nous abat, de terribles démangeaisons qui nous tourmentent et du pelage que nous perdons. Dans ces moments-là, il y a comme une boue grise, un peu collante, qui se développe à la surface de notre échine. Nous n’y pouvons rien, il y a quelque chose dans notre cœur qui trouve une logique à cela.

oiseau volLes âmes-oiseaux qui vivent près de vous, dans vos maisons, acceptent aussi cette souffrance, mais le plus souvent elles ne peuvent demeurer dans leur corps… Seuls nos frères les chats, voyez-vous, savent se guérir de ceux de vos maux qu’ils absorbent. Il y a dans leur salive une lumière dissolvante pour la matière poisseuse qui se colle sur leur pelage. Vous les voyez sans cesse se laver… Cela en est la raison principale. Ils savent faire fondre les déchets issus de l’angoisse de votre monde. C’est leur secret. C’est aussi une partie d leur force. Très peu dans l’ensemble de notre peuple partagent cette connaissance. Ceux qui la possèdent en sont très fiers. Ma sœur la chatte, pourtant si proche de mon cœur, portait également en elle-même cette fierté. Cela la rendait parfois inaccessible. Je la voyais alors habitée par une sorte de clarté qui la mettait… en dehors du monde, au-delà du peuple des hommes, mais aussi au-delà du peuple animal. C’était une étrange supériorité.

Les humains, je crois, voient en cela un mépris. Cependant ce n’en est pas un. C’est un jeu. Un jeu qui permet de voir le monde de très loin, de ne pas tomber dans ses filets et dans la maladie des hommes. Parfois, ce jeu nous fait peur à nous aussi parce que nos frères les chats ne se déplacent pas suivant les mêmes lois que les nôtres. Ils ne vont pas d’un point à un autre au gré des perceptions de leur âme, mais selon les nécessités d’un autre monde dans lequel ils vivent tout autant que sur Terre. Je sais qu’ils se rendent sans cesse dans ce pays au Centre de l’Univers que nous rejoignons après notre départ de ce monde. Ils y vivent autant que sur cette Terre Exil. C’est la notion qui jaillit en moi. C’est celle que mon amie la chatte essayait de m’expliquer. Elle racontait que son peuple était là contre son gré parce que l’Esprit de Vie avait obscurci sa conscience pour une raison très ancienne que l’on ignorait… mais qu’il fallait accepter car c’était pour l’Amour. Le peuple chat, disait-elle, devait aider le peuple humain à son insu et apprendre lui-même la compassion. Certains chats refusent cela et ne parlent qu’aux arbres. Ils sont alors très durs et très puissants. L’ensemble de mon peuple ne les aime pas car on les dit rebelles à l’ordre du monde. Ceux-là font du tort à leur race car leur orgueil s’étend sur leurs semblables.

parler aux arbres

Moi aussi je parle aux arbres parfois. J’ai mis longtemps à comprendre que vous ignoriez une chose aussi naturelle. Il n’y a rien à expliquer pourtant ; cela se fait tout seul. Ce sont les battements de leur cœur qui s’expriment en nous. Ils nous communiquent des idées, des images de lumière qui viennent de très loin. Souvent, il y a un seul cœur pour plusieurs arbres tandis que d’autres en possèdent un pour eux seuls. Alors, ce sont toujours de très gros arbres et chaque chose autour d’eux paraît leur obéir, les aimer et être aimée d’eux. Dans mon peuple, nous les recherchons toujours parce que la terre qui se trouve à leur pied nous guérit de beaucoup de maux. Elle est si forte que parfois nous nous échappons et nous nous battons pour y être seuls, nous y allonger, nous y rouler et nous y endormir. Il y a toujours quelque chose pour jouer près de ces arbres. J’y ai souvent vu de petites boules velues courir sur l’herbe avec moi. Elles parlent tellement vite que je ne les comprends pas. Elles aiment se cacher dans la mousse et aussi dans les racines. Parfois, elles arrivent tant à leur ressembler qu’elles disparaissent. Alors, seule l’odeur qu’elles dégagent permet de les retrouver. C’est une odeur qui stimule notre aboiement.

Il vous arrive, à vous les hommes, d’éprouver une irrésistible envie de chanter, c’est la même chose que nous vivons dans ce cas. Il faut que nous communiquions quelque chose au monde, à la nature, parce que notre jeu devient alors très beau, très sacré. Dans ces instants-là, c’est une joie profonde qui nous gagne et il nous est difficile d’accepter que vous ne la compreniez pas, parce que tout, autour de vous, bondit de plaisir sans que vous le voyiez.

On m’a dit que, de temps à autre, vous tentez de retrouver l’Esprit de Vie dans de grandes maisons faites pour cela. Comment cela se peut-il ? Cet Esprit est présent dans le jeu, au fond des forêts, près des arbres et sur la terre sèche des montagnes. C’est là que tous mes frères animaux le trouvent. Pourquoi donc ne l’y sentez-vous pas ? Il parle dans le vent.. C’est si facile. Mon amie la chatte disait que vous emplissez trop votre cœur de vos propres paroles, que vous n’y laissez pas de place pour le chant du vent et pour les étincelles de Vie qui se déplacent partout sur les rochers et dans les buissons. Je crois qu’elle avait raison. Peut-être est-ce là ce qui vous rend si malheureux… car aucun de mes frères ne parvient à vous voir libres de tout fardeau.

Comment se fait-il que nous vous sentions si grands, si puissants ? Vous faites naître chez ceux qui vous observent un étrange sentiment d’amour et de répulsion. Une voix en moi affirme que vous n’avez pas encore choisi votre route. Simplicité et humilité. Peut-être vous faut-il un peu du contenu de notre cœur… On me dit aussi que c’est pour cela que je vous parle. Etre soi, cela est-il si difficile ?

Lorsqu’il y a de la bonté quelque part, je la sens. Nous la sentons tous, même si elle est dissimulée par beaucoup de choses. Alors, nous ne pouvons nous empêcher d’y répondre, bien qu’elle ne nous soit pas adressée et qu’elle continue de se cacher. Souvent, cela nous rend plus faibles à vos yeux parce que plus naïfs quant à vos intentions du moment. Cette notion est nouvelle pour moi. Je découvre que le mensonge peut exister à travers l’homme et que c’est pour cela aussi que la majorité de mes frères animaux vous fuient. Nous voyons de la bonté dans la plupart des cœurs mais celle-ci parvient rarement jusqu’au bout des mains. C’est une énigme qui s’est révélée à moi il y a peu de temps et qui me tourmente. Elle extrait de moi un sentiment nouveau. Méfiance… mais la méfiance ne me va pas puisqu’il faut que je m’approche des hommes, puisque c’est inscrit en moi.

Nous sommes nombreux à vouloir tenter le rapprochement, de plus en plus nombreux… et cela fait naître une division qui n’avait jamais existé dans tout notre peuple. Vous nous offrez le doute… le choix. Probablement est-ce l’Esprit de Vie qui le veut ainsi. Veut-il que nous vous ressemblions ? Veut-il que nous apprenions le calcul et la dissimulation ?

Tout au long de mon chemin, près de vos habitations, il m’est arrivé à deux reprises de découvrir de grandes maisons où vous semblez gardez prisonniers des milliers d’âmes de mon peuple. Je dis mon peuple, car tout ce qui n’est pas homme nous paraît être du même sang, bien qu’il  ait des inimitiés et des luttes. Il y avait un nuage gris au-dessus de ces maisons. C’est lui qui m’a attiré… mais c’est lui aussi qui me disait de partir car il dégageait une odeur de souffrance. C’était une odeur nouvelle pour moi. Il fallait que je comprenne… Derrière les murs j’ai vu alors une multitude de poules dans des espaces si petits que je n’ai pas su tout de suite ce que cela signifiait. Tout était si lourd qu’il me semblait que leurs âmes n’étaient pas là. Tout se brouillait. Des images de peur, inconnues, se précipitaient derrière mes yeux. Je n’ai pu demeurer à là longtemps car on m’a chassé avec des cailloux, mais j’ai suffisamment vu comment l’homme savait  tuer l’amour, comment il savait faire sortir la vie des corps. Ceux de mon espèce ont peu de contacts avec la race des poules mais ils la respectent même s’ils s’en nourrissent parfois, car chacun sait que l’Esprit de Vie n’a pas de visage et qu’il se glisse partout. Nous pouvons manger un corps mais nous savons que nous ne mangeons pas une âme. J’ai donc vu que le peuple humain cherche parfois à manger les âmes animales. Je ne peux comprendre autrement ce que j’ai vu. L’homme ne répugne pas à manger la douleur de l’âme animale. Il ne voit que des formes que l’on peut attacher, que l’on peut prendre et laisser. Lorsque l’image de ces grandes maison revient me visiter je ne peux m’en libérer facilement. Alors, je n’entends plus le langage de la terre, des plantes et des rochers, tout se ternit en moi.

Une force me dit, dans ces moments-là, de trouver de la voue et de m’y rouler. Cela nous donne toujours de la vigueur et cela nous lave aussi des poids douloureux qui viennent parfois nous habiter. Dès que la terre se met à vivre sur nous, nous redevenons un peu plus nous-mêmes, plus fort s, plus loin du doute. Lorsque j’avais des maîtres, j’ai rapidement compris que ce contact avec la terre ne leur plaisait pas. Aujourd’hui, il me semble qu’on attendait de mi une sorte de honte ou de repentir à chaque fois que je m’enduisais l’échine d’un peu de boue… mais la honte de quoi ?

C’est un sentiment que nous ignorons si vous ne nous l’enseignez pas ! Nous sommes habités par une dignité dont les rouages vous sont étrangers. Elle n’est basée ni sur vos règles, ni sur vos conceptions, car nous sommes entiers et vrais dans ce que nous montrons de nous. Nous n’avons pas d’écailles à enlever ou à mettre pour paraître dignes puisque notre fierté réside simplement dans le fait d’être ce que nous sommes.

Ni la maladie, ni ce qui vous paraît être la saleté ne nous en prive aux yeux de nos semblables. Quant à la beauté et à la laideur, je commence seulement à deviner ce que cela signifie pour vous. Les âmes-oiseaux m’ont aidé à pénétrer ces notions. A vrai dire, de telles notions sont étrangères à la majorité des membres de notre peuple. Nous ne parvenons à distinguer clairement que la douceur ou la rudesse d’une âme par l’odeur et la lumière qu’elle dégage. Quant au reste, je sens seulement ce que cela veut peut-être dire pour vous et cela m’étonne. Il y a des formes, des apparences qui nous surprennent, qui nous inquiètent parfois, mais guère plus. Ce sont celles qui ne sont pas conformes à nos habitudes, qui dispersent nos points de repère. Ce qui nous fait peur, c’est ce dont nous ne comprenons pas la raison. Nous avons besoin de nos habitudes. Chacun fonctionne ainsi dans mon peuple. Cela nous renforce.

oiseau vol« Organisation », disent les âmes-oiseaux, cela construit notre âme.

Aujourd’hui, je n’ai pas d’homme pour traverser ma vie, pour me donner des habitudes, alors quelque force en moi me suggère une routine comme si ce besoin était inscrit très profondément dans mon cœur par exemple, il faut que je me réveille chaque jour avant le soleil et que je gratte le sol ; il faut aussi que je recueille le parfum de certaines plantes et que j’essaie de le garder sur moi. Cela me renforce et me sécurise parfois, lorsque ma route ne s’inscrit plus nettement sous mes pattes. Ainsi, j’arrive mieux à la retrouver, à m’en souvenir. Il faut que tout soit simple. C’est comme cela que nous vivons… »

La communication avec l’Ame-Guide a cessé brusquement !

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La cause animale : Entrer en contact avec des forces de l’Univers insoupçonnées

Une chaleur intime se dégage au niveau précis du cœur et l’image d’une sorte de diaphragme qui se dilate en son centre s’impose à nous, balayant tout, pour laisser place à une vague de paix…. Maître-Lièvre s’adresse alors à nous en ces termes :

le lièvre« Vous voici donc enfin, frères humains ! Il y a longtemps, si longtemps que mon poitrail et mon peuple espèrent cette heure. Recueillez, je vous prie, mes pensées…. Elles sont les messagères de toute ma race qui s’adresse à la vôtre. Elles sont un appel à l’écoute, à vous qui si souvent nous croyez aveugle set stupides, inconscients et irréfléchis.  Elles sont aussi un présent pour l’apaisement, un présent pour vous tous que mon peuple craint.

Je sais que l’homme n’est pas uniquement cruauté et mépris. Je sais que certains d’entre vous ont un poitrail qui ressemble au nôtre avec mille flammes roses et blanches qui s’en échappent. Nous vous observons dans les fourrés, lorsque vous parcourez les monts et les champs, et au premier pas que vous faites, vous dévoilez votre être tout entier. Si je vous offre ma demeure (terrier), c’est pour que ceux d’entre vous qui ne respirent pas la cruauté et le mépris rejoignent en pensée les miens durant ces terribles jours de l’année où l’homme déverse le tonnerre sur eux.

Ceci n’est pas la supplique d’un peuple de faibles face à une race de dieux qui maîtrise le feu et cent mille autres choses. C’est l’appel à la simple raison qu’un peuple pacifique lance à un autre peuple qui, croyant dominer le monde, amoindrit chaque jour un peu plus son propre souffle et abîme son corps.

Lorsque, avec vos armes crachant le feu, vous parcourez les garrigues et que vous nous traquez jusque dans nos abris, vous ignorez à quel point nous pleurons sur ce qui vous habite. Ne croyez pas que ce soient nos corps qui tremblent. C’est ce quelque chose en nous sachant capter et lire la flamme qui, en vos yeux, vous consume. Cette dernière n’est pas la flamme de celui qui doit vivre mais celle de celui qui a enraciné en lui le besoin de détruire. Se hausse-t-on en abaissant autrui ? Je vous le dis au nom de mon peuple. En vérité, c’est moins nous que vous faites saigner que cette Force au-dedans de vous dont vous semblez tout ignorer.

Lorsque par les bois et entre les rochers marchent des hommes nimbés d’une coquille de lumière où la grisaille et les rouges paraissent eux-mêmes se livrer un combat, je sais la souffrance que ces hommes portent en eux, au-delà même de celle qu’ils nous infligent. Car j’enseigne à mon peuple que celui qui tue et se repaît de son emprise sur l’autre, a d’abord entrepris de se détruire, d’abîmer son propre poitrail. Avant de faire les victimes que l’on voit, la souffrance ravage celui qui la génère, à son propre insu. J’ai trop bien vu, frères humains, que cette souffrance coule dans les veines de votre race. Aujourd’hui, le signe que je vous adresse au nom de mon peuple est motivé par un espoir, celui de générer un sursaut de paix chez le plus grand nombre de vos semblables. Non seulement pour le genre dont je suis issu, mais pour l’ensemble des êtres non-humains de ce monde.

Cette graine de paix, je suis conscient qu’elle ne pourra pleinement germer que si le souvenir d’un certain Soleil de l’âme est ravivé dans le cœur humain. Elle ne peut en effet venir à maturation si elle est alimentée par la pitié. L’univers de mes frères animaux ne veut pas de la pitié des hommes. Nous avons trop bien qu’un tel sentiment n’a jamais élevé un seul être parce qu’il se gorge en silence des notions d’infériorité et de supériorité.

La pitié n’a jamais été la compassion… et c’est peut-être nous, animaux, qui étrangement en ces jours, visitons plus que l’homme le monde de la compassion… car nous voyons à quel point votre semblable est pris au piège d’un filet de mépris et d’ignorance. Frères de la terre que nous partageons, entendez dans mes paroles une douleur répondant comme un écho à votre propre douleur.

Même si les mots par lesquels mon âme communique avec les vôtres vous semblent parfois teintés de fiel, n’y voyez aucune condamnation, aucun jugement dont je serais l’interprète au nom des miens. Le peuple animal est incapable d’un jugement au sens où le pense le peuple humain. Il ne juge pas. Simplement, il ne comprend pas ce qui, en l’homme, s’acharne à contredire l’ordre supérieur des choses. Alors il fuit ou tente de se défendre pour rétablir l’équilibre qu’il voit menacé. Cette notion d’équilibre est présente en tout cœur animal, voyez-vous. Elle en constitue sans doute le pivot. Elle est une façon de traduire la présence de l’Esprit  universel qui entend prolonger Sa vie à travers lui. Ainsi, elle dépasse infiniment ce que vous appelez vie et mort. C’est par elle que nous acceptons pleinement les deux visages de la Force, lorsque ceux-ci s’inscrivent dans la loi d’harmonie.

le lièvreLa tâche me revient donc de raviver votre mémoire, frères humains. Il me faut ramener celle-ci jusqu’en un temps si lointain que ce monde où nous vivons offrait un autre visage, d’autres courbes, d’autres couleurs. C’était un monde infiniment chaud, un monde où les brumes étendaient souvent leurs bras sur des immensités car, constamment, le Soleil rencontrait l’Eau… Et son rayonnement était tel que la mémoire animale le décrit comme forçant presque les êtres à une incroyable croissance. Ecoutez bien maintenant ce qui était en ces temps… »

Pendant un court instant, nous avons presque envie de dire… « Est-ce bien toi, frère Lièvre, qui t’exprime ainsi ou est-ce un maître de sagesse qui emprunte ta forme » ? quoi qu’il en soit, Maître-Lièvre nous répond :

« Votre question a-t-elle un sens ? La Sagesse n’a pas d’âge, pas de forme. Elle est sœur de la Connaissance et voyage ainsi de moule en moule, d’apparence en apparence. Défaites-vous de cette idée que l’âme animale n’expérimente la Vie qu’en ses manifestations et ses réflexes primaires. Vous n’avez fait que pénétrer sur son seuil… Ainsi, laissez-moi maintenant vous amener dans notre passé commun, si lointain que presque tous en ont perdu la trace consciente…. En ces temps de Soleil et d’Eau, nos deux peuples se côtoyaient sans peur ni agression. Nos apparences respectives étaient autres qu’aujourd’hui. Vos corps étaient plus forts, plus grands et les nôtres se montraient également infiniment plus développés. Une sorte de spontanéité et de simplicité vous habitaient et que, depuis, vous avez perdues. Celles-ci faisaient que vous pouviez plonger en notre conscience et que la vôtre nous était beaucoup plus proche qu’aujourd’hui.

Vous nous saviez issus de la même Force que vous et la réalité de notre âme vous était évidente. En rêve ou tout au moins ce que vous appelez rêve, vous consultiez les plus sages d’entre nous. Car, voyez-vous, de tous temps, le peuple animal dans son ensemble a eu pour mission d’incarner sur Terre, à travers ses capacités, certains grands principes issus de l’Esprit Universel. Ainsi donc, nombre d’entre nous sont des attributs, des représentations de qualités divines qui viennent s’offrir au monde des hommes. Voilà pourquoi votre frère l’animal a souvent été porteur d’un message venu de l’Infini.

Les hommes et les femmes que vous étiez en ce temps-là le savaient. Il en résultait un respect et une complicité mutuels. Parfois, lorsqu’il arrivait que nos âmes ne puissent communiquer, nous nous croisions simplement, sans autre désir que celui de laisser l’autre aller là où il le voulait, sans intention de le dominer ou d’en tirer profit. Et puis, quelque chose se passe… Quelque chose que nous ne vîmes pas arriver mais qui changea la flamme de votre regard. Alors, tous les guides-animaux de ce monde s’assemblèrent dans cet Univers du milieu où l’âme est libre de toute entrave. Partout, leur constat était le même ; un poison lent mais terrible semblait vouloir faner le cœur de l’homme. Ce poison le coupait non seulement d’eaux mais aussi d’avec ses semblables. Il se montrait si subtil, si pernicieux qu’il paraissait ne pas vouloir se contenter de couler dans les veines humaines mais se répandre beaucoup plus loin. Nous ne savions quel visage lui donner… orgueil, envie, jalousie… Et à chaque fois que nous lui en trouvions un possible, c’était comme si son concept prenait naissance en nous et nous fanait aussi un peu. Nous comprîmes vite que toute la race de l’homme était malade et que sa maladie pouvait gagner le monde aussi rapidement que le vent se déplace. C’était une onde toxique qui embrumait le poitrail et qui faisait que rares devenaient les êtres conservant dans leur regard ne fût-ce qu’une étincelle de ce qu’ils avaient été.

Alors, les hommes commencèrent de semer la mort partout où ils posaient le pied… et les guides de nos peuples comprirent qu’il n’y avait que la fuite pour toute réponse. C’est ainsi que le fossé entre ce qui devait devenir deux mondes différents se creusa jour après jour. Lorsque la violence et l’agression sont semées, hélas, on ne les retient pas dans le périmètre d’un champ. Leurs graines s’envolent et s’implantent en chacun. Voilà pourquoi à notre tour, nous fûmes touchés par la maladie. Nous apprîmes les lois de la violence et d’emprise sur autrui, tout d’abord en nous défendant, puis par une sorte d’imitation car il y avait une pulsion qui voyageait d’âme en âme et qu’aucun ne pouvait stopper.

Agencement du monde chez francesca

Un nouvel agencement du monde se mettait en place où chacun se retranchait derrière d’invisibles mais effrayantes barrières. Ce fut le temps où l’humain commença à découvrir qu’il pouvait aimer la chair et en tirer une force insoupçonnée. Alors, son corps et son cœur entrèrent définitivement en mutation, préférant l’amnésie à la lucidité. Il y avait l’homme d’un côté et l’univers de l’autre, qu’il sentait hostile à force de le nourrir de sa propre agressivité. Tout ceci n’est pas un conte, frères humains, et c’est un peu comme cela que demeure en vous une vieille, vieille nostalgie qui vous fait souffrir. Il y a si longtemps que vous êtes pris au collet que vous avez tendu et que vous êtes ligotés dans vos propres pensées… Voilà pourquoi il vous faut maintenant beaucoup de simplicité et d’humilité pour réapprendre à écoute r, à voir, à parler.

Pourtant, sachez-le par ma voix, mon peuple ne cherche pas à donner de leçon au vôtre. S’il le redoute toujours, il en connaît aussi toute la richesse et c’est en cette puissance-là, en celle qui est étouffée, qu’il veut croire malgré tout. La pureté ne disparaît jamais… elle peut juste se laisser recouvrir d’écailles. Ainsi, vous n’accomplirez pas un retour vers votre propre source sans accepter de retrouver en nous les compagnons de route d’autrefois… car nous sommes une des clé par lesquelles votre cœur s’ouvrira ».

…… « Laissez-moi vous dire encore… fait la conscience de l’animal. Laissez-moi vous dire que depuis fort longtemps l’âme animale a compris que tout ce parcours n’est pas une erreur au sens où vous l’entendez. Une chute n’est ni totalement une erreur, ni réellement le fruit d’un oubli de quelque chose. Elle ressemble à un chemin de traverse cahotant ; elle est un méandre de l’âme qui expérimente sa liberté. Vous vous êtes brûlés mais essayons de voir ensemble au-delà de cette brûlure.. En elle, en sa douleur, se cache un maître de sagesse. Et celui-là vous enseigne, nous enseigne, bon gré, mal gré ! Il parle et répète sans cesse sa leçon jusqu’à ce que nous en intégrions les joyaux, les uns après les autres, durant des temps infinis s’il le faut. Avec bon nombre de mes frères, je vois trop bien que si vous êtes les artisans du mal qui asphyxie ce monde, vous pouvez également en devenir les rédempteurs. A chaque fois que l’un de nous meurt sous les coups de l’homme ou est écrasé par son mépris, l’homme lui-même se retranche de la Nature et, ce faisant, se coupe un peu plus de son essence… car la race humaine, voyez-vous est simplement un élément de cette Nature… parmi d’autres.

Que diriez-vous de votre main si, sans cesse, celle-ci frappait et blessait le corps qui l’a générée ?

Apprenez à nous aimer

Elle serait l’instrument d’un lent mais permanent suicide.  Si je vous dis « apprenez à nous aimer« , c’est aussi une manière de vous dire « apprenez à vous aimer« . De vous à nous, de nous à la Création et de la Création à vous il n’y a qu’un pas que le cœur franchit allègrement. Vous vouliez prouver ou vous prouver que vous êtes les maîtres de ce monde. Voilà qui est fait d’une certaine manière. La liberté vous en a été donnée durant des millions d’années. Mais de quelle maitrise s’agit-il ? A chaque fois que votre doigt presse une détente ou qu’un scalpel nous dépèce dans un laboratoire, ce n’est pas de maîtrise dont il est question, mais d’esclavage, car i si la soif de pouvoir est à ce point inextinguible en vous, elle ressemble bien à ce boulet que vous tirez.

Sans doute êtes-vous surpris que l’âme d’un lièvre, au fond de son terrier, puisse ainsi s’exprimer. Dans doute placera-t-on la réalité de mes paroles au rang des fantaisies. En effet, comment un animal pourrait-il à ce point connaître l’univers et le cœur des humains ? Par le seul fait que la Vie n’a pas tout dit à travers votre peuple… et par le fait également que l’Amour fait fleurir une intelligence dont vous n’avez pas idée. Cette intelligence ne nous rendra jamais hommes, certes. Elle fait mieux que cela. Elle transforme notre souffle et lui apprend à être tout simplement… Humain ».

En vérité, l’âme qui vit dans le corps de ce lièvre est en fait une âme humaine. C’est l’âme d’un grand Etre, celle d’un homme qui, parmi les siens, a déjà parcouru un très très long chemin. Les Orientaux diraient qu’elle est celle d’un Boddhisatva, c’est à dire d’un homme qui, libéré des entraves de l’ego, a choisi de demeurer un temps encore sur cette Terre, plutôt que de poursuivre son ascension vers des sphères de Vie plus lumineuses. Cela pour aider ses semblables. Et ses semblables… une âme peut les trouver chez ses plus jeunes frères. C’est une des plus belles preuves d’amour et d’abnégation que l’on puisse imaginer, l’offrande d’une vie pour que toute une espèce croisse un peu plus rapidement.  Cependant, amis humains, n’en déduisez pas que tous les animaux qui sont les guides de leur peuple soient pour autant des Boddihisatvas. Loin s’en faut. Il en est juste quelques centaines de par ce monde. Cela demeure exceptionnel, car jamais une âme humaine, si elle n’est investie d’une semblable mission d’éveil, ne se réincarne dans un corps animal. Dans ces rares cas, le souvenir de son passé humain lui est alors partiellement estompé. Elle se sent animale, porteuse souvent nostalgique de toute la lumière d’un azur incrusté en elle et c’est ainsi, par son intermédiaire, qu’un peuple s’éveille davantage. Mais… dites-moi, lorsque votre grand Frère, à vous les hommes, celui que l’on nomme le Christ, est venu adombrer un corps de chair, il y a quelque deux mille années, n’a-t-il pas agit selon la même loi d’amour ? La conscience de l’homme, dites-moi, n’est-elle pas aujourd’hui encore… animale, face à un tel Etre ? L’Amour absolu fait parfois accepter une prison afin d’ne écarter les barreaux… pour autrui » !  

 Passages du livre : Le peuple animal aux Editions Ada ! Daniel Meurois et Anne Givaudan ont abordé la question d’une manière peu commune. 

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Où finit la Plante – où commence l’Animal

Et puis… où finit l’animal et où l’homme commence-t-il ?

D’après Daniel Meurois du Peuple Animal :

« Nos sens soudainement aiguisés, dilatés, perçoivent quelque chose de souple, une présence discrète, fugitive et néanmoins de plus en plus réelle. En ces fonds sous-marins pourtant, rien d’autre que des bancs d’algues accrochés à quelques blocs rocheux tourmentés ne paraît se mouvoir. Les colonies de poissons elles-mêmes ont totalement disparu derrière les multiples voiles de la lumière. On jugerait pourtant qu’une énergie cherche à entrer en contact… elle ressemble à une pensée presque tangible qui nous étudie tout en nous caressant délicatement l’âme. »

chatons

Enfin, une forme apparaît et se rapproche… elle est ondoyante et bleue. Plus bleue et plus pétillante encore que l’eau du ruisseau, elle ressemble à un regard ou à un sourire vivant qui fuse dans notre direction, d’abord sans mot… Avec une souplesse inimaginable, l’Etre se met à tourner autour de nous, exactement comme s’il percevait nos contours, la forme est partout … l’Etre s’arrête, fait mine de se laisser porter par les eaux et s’immobilise enfin.

Un œil de Dauphin se met à nous scruter l’animal rit ou chante, nous ne savons pas vraiment… mais sa mystérieuse mélodie réveille dans nos cœurs comme un vieux souvenir, une présence familière qui fredonne… le Dauphin s’adresse alors à nous en ces termes… :

« …. Hommes… pourquoi tant de distance ? Pourquoi êtes-vous si proches et si lointains ? Parfois, il nous semble que vous vous sentez pleinement nos frères, que vous nous entendez… Et puis non, vous ne faites que nous écouter… vous ne gardez pas la joie que nous vous offrons, vous ne parvenez pas à vous souvenir. Ouvrez votre mémoire et laissez-moi dès maintenant, vous conter notre histoire, le récit de cet antique pacte qui unit notre peuple au vôtre. Ceci est ma tâche. Ecoutez…

Il y a de cela fort longtemps, ce monde commença à être visité par de grands êtres venus des confins de l’univers. Ils habitaient quelques-uns de ces points de lumière si minuscules au firmament, la nuit. Ils venaient sur cette Terre pour y insuffler la Vie, pour l’aider dans son expansion pure et juste, lumineuse et rayonnante. Ne riez pas, ceci n’est pas une fable, mais une réalité à laquelle vous goûterez à nouveau un jour proche.  Ces êtres n’étaient pas faits d’une matière semblables à celle que vous connaissez en ce monde. Elle était une clarté qui parvenait à peine à se densifier au contact du sol terrestre. Les humains de cette planète les virent comme des dieux… et en effet, ils l’étaient en regard d’eux, englués dans une matière pesante et toujours prêts à entamer une guerre pour assouvir leurs moindres désirs. Voyant cela, les êtres venus de la Lumière comprirent alors que leur tâche était de stimuler l’amour et la conscience chez ceux que la Vie le savait amenés à visiter. Pendant de longs millénaires, à de multiples reprises, ils tentèrent donc de leur apporter leur compréhension des choses, une partie de leur savoir… avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins de revers. Ceux qu’ils avaient résolu d’aider s’avéraient être, en effet, des rebelles à  la Force de Vie. Cependant, l’amour ne connaît pas de limites et la Terre, en ces temps reculés, était si belle… Elle était si belle et il y avait tant à y faire que l’on ne pouvait laisser l’Ombre commencer à s’y installer fermement.

C’est alors que certains des êtres de la Lumière se laissèrent  peu à peu prendre au piège de la matière terrestre. Ils résolurent de l’expérimenter plus pleinement. Ainsi, redécouvrirent-ils petit  à petit ce que sont le pouvoir et certains appétits physiques débridés. Certes, leur cœur demeurait pur et leur volonté d’aider toujours aussi inébranlable, mais une partie d’eux s’était souillée… En venant visiter la Terre, au fil des âges, ils avaient tenté d’y implanter des espèces végétales nouvelles, puis des animaux. Leur but était de parfaire l’évolution de ceux-ci, d’activer en eux le souffle afin d’accompagner la Nature dans sa tâche… C’est ce qui est demandé à toute conscience lorsqu’elle s’approche de l’esprit.

Lorsqu’ils s’aperçurent qu’ils s’étaient laissé prendre au piège de la Terre, les hommes de la Lumière comprirent qu’ils n’en sortiraient plus avant longtemps. Ils étaient devenus, plus pleinement qu’ils ne le croyaient, des fils de ce monde…. C’est alors que l’Esprit de Vie leur donna la possibilité d’aider les humains et leur Terre en ne demeurant plus totalement parmi eux. Il fallait pour cela que leurs âmes viennent habiter les corps d’une espèce de ces animaux qu’ils avaient implantée dans les mers terrestres. Oh, ne croyez pas qu’une Force les obligeait à faire cela. C’est eux-mêmes qui se l’imposèrent, voyant dans cette opportunité un moyen de retrouver une simplicité, une naïveté et une spontanéité qui s’étaient émoussées en eux ; ainsi pourraient-ils continuer à servir l’homme et sa planète tout en se purifiant eux-mêmes.

Je suis l’un de ceux-là, frères humains et c’est pour cette raison qu’avec tous ceux de mon espèce, de vie en vie, je tente d’entretenir le sceau de l’amitié entre nos deux peuples. La joie et la candeur sont nos ambassadrices. Ce sont les forces que notre esprit essaie de vous communiquer, de vous faire redécouvrir… car ce lieu d’où nous venons, cet état de l’être profond, nous y retournerons ensemble. Notre conscience participera au fait de vous y conduire.

cheval

Voilà notre histoire, frères humains. Voilà pourquoi nous ne sommes pas animaux au sens où vous l’entendez. Voilà pourquoi, aussi, quelque chose vous fascine en nous. Certes, de l’animal, nous possédons cette puérilité et cette confiance aveugle qui nous font tomber dans vos pièges. L’intelligence que nous avons développée et les facultés auxquelles nous avons accès ne vont pas tout à fait dans la même direction que celles choisies par la majorité de vos semblables. Nos corps nous limitent… Mais la Force de Vie appelle-t-elle cela défaut ou imperfections ? Seuls comptent pour nous bonheur et harmonie. Notre rêve est de vous les communiquer et nous y parviendrons à notre façon… en partageant avec vous une certaine coupe.

Regardez maintenant en dessous de vous, sur le sable et parmi les algues de cette mer. Vous voyez des reliefs, des pierres énormes et informes. Ce sont les débris de ce qui fut autrefois de riches demeures humaines. Elles datent d’un temps, proche encore, où notre histoire vous était connue et où vous acceptiez notre collaboration. Par le  langage de l’âme, vous parveniez à recueillir en nous des données qui vous faisaient progresser. Vous aviez fait de nous vos amis, vos  complices, au même titre que d’autres frères animaux vous accompagnent quotidiennement aujourd’hui. Et puis, une fois de plus vous avez chuté, par orgueil. Lorsque le Souffle divin qui sommeille en l’homme n’est pas assez rayonnant pour clamer sans ambigüité sa divinité, les barreaux de sa cage se renforcent souvent.  Les vestiges que vous voyez ici et qui sont dévorés par les eaux sont contemporains de cette Atlantide que vous avez réduite à l’état de mythe. Notre peuple sait fort bien que quelques-uns de ces rochers ou de ces pierres dont on entrevoit encore parfois la taille sont prêts à ressurgir par endroits. La Terre-mère va vous les retourner afin que vous commenciez à vous souvenir, sans possibilité de nier. Il faut que les certitudes de ceux qui tiennent l’ordre de votre monde, s’ébranlent, voyez-vous. L’orgueil de ceux qui fa briquent les opinions de vos frères humains s’apprête d’ores et déjà à être secoué sur ses bases.

Quelques-uns d’entre nous, dans les profondeurs marines, connaissent mieux votre Terre que vous ne sauriez l’imaginer. En vérité, l’univers des océans est mille fois plus riche que vous n’osez même le supposer. Il est une galaxie dans laquelle certains de mon peuple voyagent en conscience. Le fond des océans de cette Terre est analogue à la voûte céleste. Il abrite une supra-intelligence. Une forme de vie tout amour, dont vous n’avez pas la moindre idée. C’est une intelligence, une présence proche de nos cœurs et dont les étoiles sont les relais.

Il y a de la Lumière sur cette Terre. C’est tout ce que je puis vous dire… Et si l’Ombre s’y déchaîne aujourd’hui, en vos cœurs et hors de coeurs, c’est afin que son éclat en devient plus évident, plus rédempteur lorsque le jour en sera venu. Oui, les mers sont à l’image des cieux, frères humains. Elles vont vous renvoyer votre image, vous reconnecter à vos origines. Lorsque des séismes feront surgir de nouvelles île set que des bandes de terres seront à nouveau recouvertes par les eaux, voyez cela comme un clin d’oeil de votre passé. Notre mère et sœur la Terre  a fait vœu de nous porter tous jusqu’au point ultime où nos consciences pourront voler de leurs propres ailes. Elle sait ce qui est bon. Il faut donc accepter qu’elle secoue de temps en temps son échine et nous prodigue ainsi ses leçons ».

…….. Illusion ou réalité, tout défile très vite, presque hors du temps…. Une minuscule plage et des récifs apparaissent que déjà nous sommes de retour notre esprit réintègre son véhicule, oui, nous sommes de retour auprès du petit ruisseau… celui qui nous a happé et entraîné à l’océan…. 

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TEMOINS D’UNE CONVERSATION ENTRE ANIMAUX

 

Sensibles depuis toujours au monde animal, Daniel Meurois et Anne Givaudan ont abordé la question d’une manière peu commune. Ils ont eu la possibilité pendant de longs mois d’entrer en contact étroit avec des forces directrices de l’univers animal, des âmes-groupes, des dévas et des animaux eux-mêmes. Et parmi ceux-ci, voici le récit d’une communication engagée entre un chien et une chouette…. Voyez-vous-même !

En effet, c’est bien Tomy le chien que la chouette regarde.

Avec les yeux de l’âme, nous percevons un étrange ballet de formes lumineuses qui circulent doucement entre les deux animaux. Celles-ci sont d’une blancheur assurée et semblent être des émanations de leur sauras respectives, en tous points analogues à celles que produisent les humains lorsqu’ils conversent…. L’âme-guide s’adresse alors à nous !

Animaux chez francesca

« Pourquoi donc un chien, un chat, un cheval, un oiseau ou tout autre animal ne feraient-ils que se croiser ? Quelle étrange idée avez-vous, vous les hommes, de ce que peuvent être les échanges entre les êtres ! Il faut voir bien au-delà de la forme que prend la pensée. Parfois celle-ci s’habille de mots… mais souvent elle n’en a que faire. Elle sait se déverser d’une conscience à l’autre, y faire naître des concepts, des éclairs de compréhension. Les phrases sont des vêtements, voyez-vous. Lorsque vous changez de contrée, elles ne sont plus adaptées. Voilà pourquoi les animaux échangent leur sensibilité, leur énergie et tout ce qui traduit l’Universel en eux ».

« Oui, reprend la voix-guide… les animaux, surtout lorsqu’ils appartiennent à des familles par trop différentes, échangent réellement leur sensibilité et leur énergie. Ils savent faire voyager, d’une conscience à l’autre, des impressions, des émotions issues de situations vécues, des images de lieux précis. Et tout cela constitue une connaissance, une véritable mémoire dans laquelle chacun peut puiser pour mieux se gouverner parmi les écueils quotidiens. Une mémoire ne trahit pas ainsi qu’un mot peut le faire. Cette connaissance représente également un échange énergétique. Lorsque le besoin s’en manifeste, il arrive même aux plus évolués de vos frères animaux de se faire un don de force vitale et psychique.

Il s’agit alors d’une véritable thérapie, d’un souffle qui se communique. Ainsi, la loi du « chacun pour soi » ne se vérifie pas davantage dans le monde animal que dans le monde humain. Elle n’a aucun sens partout où il y a de vieilles âmes. Je vous dirai seulement à ce propos que l’animal à  la différence de l’homme ne sait pas mentir. Il est intégralement lui-même dans ce qu’il accomplit. Il ne fera jamais mine d’offrir dans un quelconque intérêt ou pour paraître autrement que ce qu’il est. S’il offre son énergie à l’un de ses semblables… ou même à un humain, c’est dans l’amour et la gratuité totale. Il ignore le calcul à ce niveau-là de son être ».

« La loi de la jungle, telle que vous l’appelez est une réalité là où l’équilibre de l’espèce conserve la primauté sur l’individu. Là où chaque animal, simple cellules d’un tout, s’efface devant une autre cellule plus dynamique, plus résistante qu’elle, la conscience-groupe d’une espèce gère tout, voyez-vous. Comprenez surtout qu’il n’est nullement question de cruauté au sens où vous l’entendez. Les notions de bien et de mal oscillent souvent d’un univers à l’autre, leurs limites ne sont pas perçues par tous au même degré. Seule la sagesse véritable permet de distinguer une finalité lumineuse derrière ces apprentissages successifs. Ainsi donc, si une conscience collective permet la manifestation de ce que les hommes conçoivent en tant que cruauté ou réflexe primaire, c’est parce qu’elle évolue et s’exprime avec ce regard, cette orientation.  Contrairement à l’animal isolé, elle st douée d’une vision à très très long terme, infiniment plus pénétrante et patiente que celle de l’homme ».

« Approchez-vous maintenant de votre sœur la chouette….

Non, ne faites pas se mouvoir la forme lumineuse de votre âme. Je veux dire … modifiez votre attitude intérieure par rapport à elle, immobile sur sa branche. Ne la regardez pas comme des humains qui observent un oiseau, pas même si votre regard est aimant. Souvenez-vous, il y a un instant, j’ai bien précisé « votre soeur la chouette ». C’est à dire que vous devez en apprivoiser le cœur, d’égal à égal. Is vous voulez recevoir un animal dans votre intimité, si vous voulez approcher la sienne, il n’y a guère d’autre solution. Il vous faut devenir un peu de lui-même, en quelque sorte vous acclimater à sa vibration la plus subtile. Avec les chouettes, c’est tout à fait aisé.

CHEZ FRANCESCAIl n’y a pas de hasard au fait qu’elles aient été choisies par les hommes en tant qu’emblème de la Sagesse. On vous dit que c’est parce qu’elles savent voler dans l’obscurité ou parce que leur regard impassible paraît tout englober ; mais derrière le symbole, il existe une réalité infiniment plus profonde. Elles sont dotées d’importantes capacités psychiques qui leur font facilement pénétrer la nature des choses et des êtres.

Croyez-vous donc que celle-ci, en haut de cet arbre, ignore votre existence ? Elle vous sait là et si elle ne réagit pas à votre vue c’est parce qu’il n’y a rien de plus normal pour elle. L’univers qui lui importe et dans lequel elle se déplace n’est pas uniquement physique. Le contact avec l’immatériel fait partie de son quotidien. Elle est aérienne, voyez-vous, dans tous les sens du terme. Et de ce point de vue… le chat est d’une certaine façon son frère jumeau ».

« vous voyez, reprend la voix, le sentiment de fraternité n’est pas une invention humaine. L’entraide existe chez vos frères animaux. Ce que vous avez pu capter de cette chouette, Tomy le chien, l’a également vécu et enregistré. Il attend encore dans l’espoir de recueillir davantage de cet oiseau. Pourtant, plus rien ne viendra. La conscience de sa sœur la chouette a déjà regagné celle de son espèce. Elle s’adresse déjà aux siens. Avec les vibrations de son chant, elle témoigne de ce qu’elle a communiqué, elle témoigne de cette parenthèse dans sa vie où elle a donné un peu d’amour à un chien. Et là… ce sont presque des mots qu’elle utilise, des mots que comprennent seuls ceux de sa race et qui sont proches d’elle…. Car il existe plusieurs langages, chez les animaux d’une même espèce.

La chouette fait voyager sa pensée par le biais d’images comme le fait Tomy et vous venez d’en faire l’expérience. De cette façon, elle parviendrait à dire par exemple : « Evitez cette route, prenez le gros arbre comme point de repère. Là-bas, il y a un bâtiment où l’on torture ceux de notre espèce. On n’y respecte pas la vie. Contournez… allez plus loin. Il y a de l’eau, c’est beau« . Mais quant aux cris issus de sa gorge, ils ne serviraient à rien. A l’intérieur d’une même espèce, il existe des dialectes et cela est particulièrement vrai chez vos frères les oiseaux. Si un cri correspond à une situation, à un sentiment pour un groupe d’âmes, il peut être totalement étranger à un autre groupe pourtant en apparence identique au premier. Sur ce plan, la tour de Babel n’est pas qu’humaine, voyez-vous. Ces différences chez vos frères ont essentiellement été générées par le tellurisme des lieux. Celui-ci laisse toujours une empreinte dans la chair. Ce que ce tellurisme parvient à manifester visiblement chez un minéral, en donnant à une pierre ou à des cristaux une direction, un sens d’expansion par exemple, pourquoi ne l’accomplirait-il pas tout aussi bien dans un corps animé comme celui de l’animal ou de l’homme ? La mémoire de tous les lieux que nous traversons, a fortiori celle de ceux où nous vivons, reste inscrite à jamais dans notre chair et notre être. Elle parle d’elle-même par tous nos pores, bien qu’il y ait encore peu d’oreilles pour la recueillir.

La conscience de tout ceci demeure très forte chez vos frères animaux. Elle oriente une partie de leur vie, de leurs réactions. Aussi, lorsqu’ils viennent à se rencontrer, qu’ils soient issus ou non de la même famille, ce n’est jamais un « qui es-tu » ? qui est exprimé mais « d’où viens-tu » ? C’est à dire, « qu’est-ce que la Terre, qu’est-ce que le Ciel ont inscrit en toi » ? Alors, la mémoire de chacun s’exprime par un échange d’images, d’odeurs et de radiances subtiles. Ainsi, il ne saurait y avoir de mensonge.

Dès lors, amis, comprenez que lorsqu’il y a inimitié, antipathie et combat pour un territoire, ce n’est pas seulement pour une question de nourriture. C’est aussi pour assimiler, englober la mémoire du lieu convoité, parce que cette mémoire, par l’autorité et le rayonnement qu’elle procure, participe à accroître le niveau de conscience de l’animal. Elle enrichit ses capacités de compréhension et, ce faisant, elle affine l’éventail des perceptions de vos frères dans le monde des émotions et des sentiments. N’oubliez pas que c’est par ce biais, celui des émotions et des sentiments, que l’ensemble du peuple animal grandit d’époque en époque. Il est un des ferments de l’ego qui doit absolument apprendre à s’exprimer plus pleinement. Ainsi, souvenez-vous et répétez-le par amour et pour l’Amour, souvenez-vous que bon nombre de vos plus jeunes frères dont j’ai la charge sur cette Terre éprouvent de plus en plus pleinement des sentiments que vous qualifieriez d’humains ».

Moment de silence, puis la Voix-Guide reprend :

« L’anthropomorphisme… certes, je vous ai dit cela car derrière un bec il n’y a jamais une bouche avec deux lèvres… mais ce que l’homme doit effacer de sa conscience c’est une terrible et paralysante tendance au nombrilisme. Pourquoi l’amour, la reconnaissance, la compassion, le don, la crainte, l’angoisse, la recherche du beau et tant d’autres choses encore seraient-ils l’apanage exclusif du peuple humain ? Au nom de quel orgueil ?

Oui, vos frères peuvent éprouver l’amour et la peur, le beau et le bon, tout comme vous, n’en déplaise à ceux d’entre les hommes pour lesquels la perception de ces sentiments est assujettie à un intellect et à une raison identiques aux leurs ».

monde organisé chez francesca

« Un monde aussi organisé que le vôtre… L’univers des insectes est un monde d’apprentissage pour les formes de vie animées et nouvellement venues sur la planète. Celles-ci expérimentent la notion de mobilité. Elles apprennent ainsi une sorte d’autonomie, bien que toutes soient reliées à une âme-groupe toute puissante qui elle-même essaye de se structurer. La plupart des insectes proviennent, en essence, des échelons les plus avancés de l’univers végétal.

Lorsque la conscience d’une variété de plantes a tout expérimenté dans son règne, lorsqu’elle a offert à la Terre tout ce qu’il lui était possible d’offrir par sa présence subtile et son action chimique, pourquoi n’accéderait-elle pas, elle aussi, à une autre réalité ? L’Esprit Universel lui ouvre alors progressivement les portes du monde animal. Ainsi apparaissent les plantes sensitives, puis carnivores, ultimes formes de vie végétale, avant l’entrée dans le peuple des insectes. Chaque variété d’insecte, voyez-vous, est donc une âme à part entière. Une âme jeune certes, mais qui mérite tout autant de respect qu’une autre puisque son origine et son devenir sont les mêmes que ceux que la Divinité a inscrits dans votre poitrine. Chacune de ces âmes a pour mission de croître, bien sûr, mais aussi tout en nourrissant la terre à sa façon, de développer une fonction vitale propre au monde des formes. Ainsi, telle famille d’insectes apprend par exemple la fonction foie, telle autre la fonction rate ou rein ou encore telle fonction infiniment plus spécialisée, comme la fonction suc digestif ou encore celle d’un enzyme… Car il y a de l’intelligence en tout, ne l’oubliez pas.

La découverte de la grande merveille qu’est la Vie réside justement dans cette prise de conscience capitale. L’amour du Tout en est à la fois le point de départ et la résultante. Une seule fois dans votre vie, avez-vous songé à stopper toute activité durant cinq minutes, pour laisser naître une telle expansion de conscience ? Cinq petites minutes pour percevoir le lien d’amour et l’extraordinaire chaîne de vie qui unissent cet apparemment rien ou ce si peu que l’on voit à peine sur le sol et vous… les hommes, vous et aussi ceux qui vous précèdent sur le chemin de la croissance. Oh, mes amis, je lis déjà dans votre esprit une sorte d’inquiétude qui soulève des interrogations, des objections. Mais alors, vous dites-vous, quel tourment s’il faut prendre conscience, à chaque pas posé sur le sol, que l’on brise peut-être le cours d’une vie. Sachez-le, ce n’est pas une telle attitude que la Force Universelle attend de vous. Il y a infiniment plus de conscience dans le bœuf dont l’homme fait son repas quotidien que dans la puce dont il débarrasse son chien ou dans le capricorne qui ronge la charpente de son habitation.

Respecter la Vie ne signifie pas brider la circulation de celle-ci en soi. A chaque seconde de votre existence physique, vous interrompez sans le savoir des milliers d’autres formes d’existences à la surface de votre peau. La vie se nourrit de mort… ou si vous préférez la formation se nourrit de transformation. Voilà pourquoi il est des morts que vous ne pourrez éviter… de la même façon que votre mère la Terre ne peut s’empêcher de vous engloutir lorsque son corps gronde. Préservez la vie là où vous la voyez en danger et faites en sorte, avec l’œil du cœur, qu’elle soit le moins possible en péril, en souffrance. Voilà ce qui vous est demandé ; un respect aimant et attentif. Certes pas une crispation. Une bûche que l’on porte à la cheminée cache peut-être dans ses interstices la petite présence d’un cloporte. Quelques secondes d’attention, c’est à dire un peu d’amour, suffisent alors à prolonger le cours de sa vie… C’est en ce sens que vous pouvez intervenir aisément lorsque au-dessus de vos gestes quotidiens vous laissez s’inscrire un regard simple, vigilant, aimant et fluide.

Maintenant … maintenant laissez-moi vous parler de l’action humaine sur l’univers des insectes, ou plutôt de l’interférence humaine. Il y a bien longtemps, disparut de la surface de cette Terre une civilisation d’hommes et de femmes dévorés par leur propre orgueil. Cette civilisation avait, selon votre langage, développé une très haute technologie. Elle avait notamment favorisé ses recherches dans le domaine de la génétique… plus loin encore que vos scientifiques ne l’ont fait aujourd’hui. Permettez-moi de ne pas employer le terme de savants, car le Savoir véritable est une chose si sacrée que bien peu de vos scientifiques peuvent prétendre y avoir accès. Ce véritable Savoir s’appelle Connaissance et il s’exprime par une vision, une recherche justes et harmonieuses de la pénétration de la Vie à l’intérieur de toute forme puis au-delà de celle-ci.  C’est précisément ce qui a fait défaut aux hommes, il y a des milliers et des milliers d’années. En leurs laboratoires, certains d’entre eux voulurent créer une forme de vie, un peu par jeu, surtout par vanité. Ils connaissaient la réalité des égrégores, c’est à dire des potentiels d’énergie issus de la pensée et qui sont capables d’influer sur la matière. Forts de ce savoir, leur but était d’alimenter des cellules issues du monde animal au moyen d’un de ces égrégores. Celui-ci en constituerait la batterie, non pas l’âme, certes, mais la contrepartie, le support éthérique. Il l’animerait. Encore fallait-il trouver un égrégore actif, résistant, constamment alimenté. Celui-ci devait aisément se fixer à un constituant fondamental de la matière, à une mémoire : le sang.

Hélas, dans leur quête d’un égrégore, ces hommes n’eurent que l’embarras du choix. La pensée humaine, individuelle et collective, dans ce qu’elle a de moins noble sait fort bien produire des énergies toxiques constamment entretenues. Ce peut être le goût de la violence, la peur ou cent autres choses. C’est d’un tel choix, d’une telle manipulation qu’est donc née cette forme de vie si résistante et si primaire que vous appelez aujourd’hui la tique.

tique chez francescaLa Nature, par le jeu de ses lois, génère parfois d’elle-même de semblables mécanismes. Ainsi, nombre de virus, facteurs épidémies, sont à leur origine première suscités par des égrégores humains à bas taux vibratoire. L’apparition d’une épidémie révèle toujours une période où un groupe humain manifeste un fort remaniement ou déséquilibre psychique ».

« Vous savez les amis, mourir n’est pas mourir pour un animal. C’est juste partir un peu. Et ce départ, il le voit se profiler de loin, de très loin. Il sait qu’un jour il s’en ira pour le Centre de l’Univers et que ceux que le vent emporte avant lui sont tous ses parents. Il sait que ceux-là deviennent alors des dieux auxquels il peut se confier… se confier afin qu’ils lui épargnent toute souffrance… Car la souffrance, voyez-vous, ce n’est ni la vie, ni la mort. Voilà ce qui se dit de cœur animal à cœur animal ». 

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Transcription de la Voix-Guide d’un Âne  

 

« La finalité de la Divinité est de rendre divin par le partage de sa propre perfection. La Divinité est Amour… et l’Amour, voyez-vous n’est vraiment lui-même que s’il s’offre et se partage. Voilà pourquoi le Divinité communie sans cesse avec sa Création et s’expanse en elle… »  par Daniel Meurois

C’est la voix-guide qui nous confie ces mots.

« … Ainsi, poursuit-elle, tout est Divinité, même ce qui n’a pas conscience de soi et de ce trésor sans cesse renouvelé en soi… C’est cela notre vision du monde…

Avez-vous donc tout oublié de ce que vous savez ? Attendez encore un peu ! Croyez-vous que je vous aie fait venir ici pour que vous assistiez à la déchéance d’un animal sur le bord d’une route ? Il y a une auberge non loin de ce lieu. La conscience-groupe en a murmuré l’existence à celui-ci. Regardez,  vous pouvez déjà en a percevoir les quelques lampadaires allumés ».

« Les lieux qui vivent depuis fort longtemps attirent toujours vos frères animaux, affirme la voix-guide. Ils sont auréolés d’une lumière subtile que l’on voit parfois de très loin. La vie humaine exerce une fascination sur vos frères. Plus ceux-ci sont proches de vous, plus leur conscience les fait s’exprimer par eux-mêmes et plus vos points de repère deviennent les leurs.

âne

A chaque fois que vous vous déplacez, vous laissez des traces derrière vous. Ne croyez pas que le peuple animal y soit insensible. Il tente, par une sorte d’automatisme, de les récolter. Cela génère un puzzle qui pour lui, acquiert petit à petit une signification. Ainsi, l’histoire récente d’un lieu lui est-elle beaucoup plus familières qu’à vous. L’âme animale lit toutes les empreintes de la vie, au niveau où les habitudes et les émotions le sont créées. Cette vision, cette appréhension du monde fait partie de son univers proche. Regardez ce vieux porche à peine restauré qui mène à l’arrière du bâtiment en direction du vivier. C’est vers lui, très explicitement que le chien se dirige. Il y est en quelque sorte aimanté. Devinez-vous pourquoi ?

Allons, approchez-vous encore un peu et regardez mieux. Ne tentez pas de vous reconstruire des yeux physiques ; laissez plutôt ceux de votre âme mieux pénétrer l’espace et le temps. Oui, c’est cela, fait la voix… l’anneau »

« Vous connaissez ce phénomène, reprend aussitôt la Présence. Ceci est l’empreinte éthérique d’une jument qui resta attachée ici plusieurs heures par jour, voilà quelques décennies. C’est la répétition de ses attentes en ce lieu qui a laissé dans le monde vital le sceau de son circuit énergétique de base. Celui-ci teinte encore les lieux et tant qu’il y demeurera, il générera une ambiance… quelque chose de très subtil que seule l’âme capte inconsciemment, une sorte d’écho qui vient du passé. Nombreux sont les lieux qui conservent de telles traces. Vos frères aiment ces cartes de visite que la nature d’un endroit leur propose parfois. Ils les recherchent aussi… sauf… sauf quand ceux-ci hurlent d’angoisse…

 » oui d’angoisse… car n’y a-t-il pas des lieux où l’on abat les animaux par centaines et par milliers chaque année ? n’y a-t-il pas des lieux où l’homme a assassiné l’homme par centaines et par milliers aussi ? De tels endroits demeurent empoisonnés pour longtemps, tant que toutes les consciences qui y ont connu la souffrance n’ont pas trouvé la paix totale dans leur cœur. Les différents corps de la Terre, voyez-vous, leurs réalités éthériques, émotionnelles, mentales et au-delà encore, sont totalement analogues à une glaise où tout s’imprime. Il n’y a là rien de mystérieux ; c’est l’effet d’une mécanique dont vous ignorez seulement les rouages. Vos frères animaux ignorent également ceux-ci, mais ils en sont imprégnés.

Comparativement au vôtre, leur univers est magique parce que l’accès aux différents mondes ne leur pose aucun problème. Aucun niveau de leur être n’y oppose d’argument. Dès lors, pour eux, tout est normal, tout est possible, tout a une incidence sur tout et tout a la fonction d’un grand livre ouvert… « 

« L’empreinte éthérique de cette jument va donc parler en quelque sorte à ce chien »

« Peut-être n’a-t-elle rien de particulier à lui faire sentir. Peut-être transpire-t-elle simplement le parfum d’un bonheur sans histoire… mais elle intéresse ce chien parce qu’elle l’aide à dresser une sorte de plan émotionnel des lieux en participant à son ambiance. Vos amis sont tout émotion ne l’oubliez pas. Ce que vous, vous tentez de maîtriser, voire de combattre, leur sert quant à eux de ciment. Ils en ont besoin. Seuls l’eau et le feu lavent la mémoire vitale de la Terre. Ils sont l’expression matérielle de la Force divine aux deux visages ; l’un féminin, l’autre masculin.

« Le peuple des animaux ne sait pas tout cela. Il en connaît la réalité ; ce qui est très différent. Voyez-vous, vous les hommes, vous avez une conception bien arrêtée et à vrai dire bien confuse d e l’Intelligence. Vous confondez souvent celle-ci avec la culture, l’éducation et l’instruction, bref avec la capacité de rentrer aisément dans un certain moule et d’en utiliser les concepts puis le vocabulaire. Pas un instant vous  n’émettez l’hypothèse que l’Intelligence au sens pur du terme puisse être tout à fait autre chose. Croyez-vous qu’on approche la Divinité par un Doctorat de théologie ? Non, l’Intelligence ressemble à un courant d’eau pure que toute forme de Vie parvient à laisser passer plus ou moins à travers elle et qui n’a rien à voir avec un acquis, fruit d’une civilisation quelconque. L’Intelligence, c’est la Connaissance, c’est-à-dire la faculté de puiser à volonté, dans l’Esprit de Vie lui-même, tout ce qui est nécessaire à l’harmonie de l’instant présent. Elle ne se projette pas dans le futur parce qu’elle en connaît l’illusion. Elle est donc la perfection à travers la simplicité puisque la notion de problème à résoudre n’existe pas pour elle.

Ane sauvage

Vos frères animaux la possèdent, potentiellement, embryonnairement, au même titre que vous. Ils en développent une facette différente de la vôtre, certes, mais qui n’a rien à vous envier… dans le sens où celle que l’humain cultive et développe génère toutes sortes de maux.

A quoi songez-vous donc lorsque vous foulez la Terre ? au but que vous voulez atteindre ou à ce que vous allez faire dans l’heure qui suit… Eh bien, pour ceux de mon peuple, cet automatisme n’existe pas. La manifestation de l’Intelligence qui s’exprime à travers eux s’occupe tout aussi bien de ressentir ce qui se passe sous leurs pattes. Continuez d’observer ce chien… Voyez à quel point il emprunte un itinéraire apparemment illogique sur la pelouse qui s’étend le long du vivier. Il revient sans cesse sur une même zone, en contourne systématiquement une autre. Ne croyez pas que seul son odorat, toujours en quête de la trace d’autres animaux, lui dicte un tel parcours. Les réseaux telluriques signifient en effet quelque chose pour lui. Physiologiquement son axe dorsal qui demeure horizontal s’y prête particulièrement car il est continuellement traversé de bout en bout par les courants qui circulent à la surface de la planète.

Ainsi que tous ses frères, il aime, lorsqu’il le peut, se laisser capter par leur rayonnement. Il en suit l’invisible tracé le plus possible. Il en perçoit intuitivement les noeuds, c’est à dire les endroits qui vont perturber son équilibre ou au contraire le régénérer ou susciter en lui des rêves ».

« Vous ne pouvez pas calquer votre attitude sur la leur car la polarité de vos corps n’est pas toujours analogue à celle dont la nature le sa dotés. Loin s’en faut. Vos frères les chats par exemple, aiment plutôt à sommeiller, lorsqu’ils sont seuls, sur les lieux où l’humain aurait, quant à lui, tendance à se décharger en vitalité ».

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