Transcription de la Voix-Guide d’un Âne  

 

« La finalité de la Divinité est de rendre divin par le partage de sa propre perfection. La Divinité est Amour… et l’Amour, voyez-vous n’est vraiment lui-même que s’il s’offre et se partage. Voilà pourquoi le Divinité communie sans cesse avec sa Création et s’expanse en elle… »  par Daniel Meurois

C’est la voix-guide qui nous confie ces mots.

« … Ainsi, poursuit-elle, tout est Divinité, même ce qui n’a pas conscience de soi et de ce trésor sans cesse renouvelé en soi… C’est cela notre vision du monde…

Avez-vous donc tout oublié de ce que vous savez ? Attendez encore un peu ! Croyez-vous que je vous aie fait venir ici pour que vous assistiez à la déchéance d’un animal sur le bord d’une route ? Il y a une auberge non loin de ce lieu. La conscience-groupe en a murmuré l’existence à celui-ci. Regardez,  vous pouvez déjà en a percevoir les quelques lampadaires allumés ».

« Les lieux qui vivent depuis fort longtemps attirent toujours vos frères animaux, affirme la voix-guide. Ils sont auréolés d’une lumière subtile que l’on voit parfois de très loin. La vie humaine exerce une fascination sur vos frères. Plus ceux-ci sont proches de vous, plus leur conscience les fait s’exprimer par eux-mêmes et plus vos points de repère deviennent les leurs.

âne

A chaque fois que vous vous déplacez, vous laissez des traces derrière vous. Ne croyez pas que le peuple animal y soit insensible. Il tente, par une sorte d’automatisme, de les récolter. Cela génère un puzzle qui pour lui, acquiert petit à petit une signification. Ainsi, l’histoire récente d’un lieu lui est-elle beaucoup plus familières qu’à vous. L’âme animale lit toutes les empreintes de la vie, au niveau où les habitudes et les émotions le sont créées. Cette vision, cette appréhension du monde fait partie de son univers proche. Regardez ce vieux porche à peine restauré qui mène à l’arrière du bâtiment en direction du vivier. C’est vers lui, très explicitement que le chien se dirige. Il y est en quelque sorte aimanté. Devinez-vous pourquoi ?

Allons, approchez-vous encore un peu et regardez mieux. Ne tentez pas de vous reconstruire des yeux physiques ; laissez plutôt ceux de votre âme mieux pénétrer l’espace et le temps. Oui, c’est cela, fait la voix… l’anneau »

« Vous connaissez ce phénomène, reprend aussitôt la Présence. Ceci est l’empreinte éthérique d’une jument qui resta attachée ici plusieurs heures par jour, voilà quelques décennies. C’est la répétition de ses attentes en ce lieu qui a laissé dans le monde vital le sceau de son circuit énergétique de base. Celui-ci teinte encore les lieux et tant qu’il y demeurera, il générera une ambiance… quelque chose de très subtil que seule l’âme capte inconsciemment, une sorte d’écho qui vient du passé. Nombreux sont les lieux qui conservent de telles traces. Vos frères aiment ces cartes de visite que la nature d’un endroit leur propose parfois. Ils les recherchent aussi… sauf… sauf quand ceux-ci hurlent d’angoisse…

 » oui d’angoisse… car n’y a-t-il pas des lieux où l’on abat les animaux par centaines et par milliers chaque année ? n’y a-t-il pas des lieux où l’homme a assassiné l’homme par centaines et par milliers aussi ? De tels endroits demeurent empoisonnés pour longtemps, tant que toutes les consciences qui y ont connu la souffrance n’ont pas trouvé la paix totale dans leur cœur. Les différents corps de la Terre, voyez-vous, leurs réalités éthériques, émotionnelles, mentales et au-delà encore, sont totalement analogues à une glaise où tout s’imprime. Il n’y a là rien de mystérieux ; c’est l’effet d’une mécanique dont vous ignorez seulement les rouages. Vos frères animaux ignorent également ceux-ci, mais ils en sont imprégnés.

Comparativement au vôtre, leur univers est magique parce que l’accès aux différents mondes ne leur pose aucun problème. Aucun niveau de leur être n’y oppose d’argument. Dès lors, pour eux, tout est normal, tout est possible, tout a une incidence sur tout et tout a la fonction d’un grand livre ouvert… « 

« L’empreinte éthérique de cette jument va donc parler en quelque sorte à ce chien »

« Peut-être n’a-t-elle rien de particulier à lui faire sentir. Peut-être transpire-t-elle simplement le parfum d’un bonheur sans histoire… mais elle intéresse ce chien parce qu’elle l’aide à dresser une sorte de plan émotionnel des lieux en participant à son ambiance. Vos amis sont tout émotion ne l’oubliez pas. Ce que vous, vous tentez de maîtriser, voire de combattre, leur sert quant à eux de ciment. Ils en ont besoin. Seuls l’eau et le feu lavent la mémoire vitale de la Terre. Ils sont l’expression matérielle de la Force divine aux deux visages ; l’un féminin, l’autre masculin.

« Le peuple des animaux ne sait pas tout cela. Il en connaît la réalité ; ce qui est très différent. Voyez-vous, vous les hommes, vous avez une conception bien arrêtée et à vrai dire bien confuse d e l’Intelligence. Vous confondez souvent celle-ci avec la culture, l’éducation et l’instruction, bref avec la capacité de rentrer aisément dans un certain moule et d’en utiliser les concepts puis le vocabulaire. Pas un instant vous  n’émettez l’hypothèse que l’Intelligence au sens pur du terme puisse être tout à fait autre chose. Croyez-vous qu’on approche la Divinité par un Doctorat de théologie ? Non, l’Intelligence ressemble à un courant d’eau pure que toute forme de Vie parvient à laisser passer plus ou moins à travers elle et qui n’a rien à voir avec un acquis, fruit d’une civilisation quelconque. L’Intelligence, c’est la Connaissance, c’est-à-dire la faculté de puiser à volonté, dans l’Esprit de Vie lui-même, tout ce qui est nécessaire à l’harmonie de l’instant présent. Elle ne se projette pas dans le futur parce qu’elle en connaît l’illusion. Elle est donc la perfection à travers la simplicité puisque la notion de problème à résoudre n’existe pas pour elle.

Ane sauvage

Vos frères animaux la possèdent, potentiellement, embryonnairement, au même titre que vous. Ils en développent une facette différente de la vôtre, certes, mais qui n’a rien à vous envier… dans le sens où celle que l’humain cultive et développe génère toutes sortes de maux.

A quoi songez-vous donc lorsque vous foulez la Terre ? au but que vous voulez atteindre ou à ce que vous allez faire dans l’heure qui suit… Eh bien, pour ceux de mon peuple, cet automatisme n’existe pas. La manifestation de l’Intelligence qui s’exprime à travers eux s’occupe tout aussi bien de ressentir ce qui se passe sous leurs pattes. Continuez d’observer ce chien… Voyez à quel point il emprunte un itinéraire apparemment illogique sur la pelouse qui s’étend le long du vivier. Il revient sans cesse sur une même zone, en contourne systématiquement une autre. Ne croyez pas que seul son odorat, toujours en quête de la trace d’autres animaux, lui dicte un tel parcours. Les réseaux telluriques signifient en effet quelque chose pour lui. Physiologiquement son axe dorsal qui demeure horizontal s’y prête particulièrement car il est continuellement traversé de bout en bout par les courants qui circulent à la surface de la planète.

Ainsi que tous ses frères, il aime, lorsqu’il le peut, se laisser capter par leur rayonnement. Il en suit l’invisible tracé le plus possible. Il en perçoit intuitivement les noeuds, c’est à dire les endroits qui vont perturber son équilibre ou au contraire le régénérer ou susciter en lui des rêves ».

« Vous ne pouvez pas calquer votre attitude sur la leur car la polarité de vos corps n’est pas toujours analogue à celle dont la nature le sa dotés. Loin s’en faut. Vos frères les chats par exemple, aiment plutôt à sommeiller, lorsqu’ils sont seuls, sur les lieux où l’humain aurait, quant à lui, tendance à se décharger en vitalité ».

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Une VOIX-GUIDE du peuple des Eaux nous apprend à entrer en contact avec la nature 

 

Amis, êtres humains s’adresse à nous la VOIX-GUIDE ANIMALE : « Mieux vaut que vous vous glissiez vers le ruisseau, au pied du mur. Vous allez comprendre… Je veux que vous entriez en contact avec le monde de l’eau. L’avez-vous jamais exploré ? Je sais, ce n’est pas aisé. On a parfois la sensation que les corps même les plus subtils s’y dissolvent et que notre identité s’y émousse. Ce n’est pas tout à fait faux…

D’après LE PEUPLE ANIMAL de Daniel Meurois…. 

nature essentielle

L’eau dans sa réalité éthérée, est à la fois le sang de la Terre et la base de tout organisme. Lorsqu’un corps matériel ou immatériel y plonge, il se met en contact avec la mémoire, non seulement de ses propres origines, mais aussi de celles du monde. Chaque molécule d’eau véhicule une myriade d’informations sur tous les plans vibratoires. D’un certain point de vue bien que cela puisse sembler être une aberration, ce que nous appelons Terre n’est autre que de l’eau densifiée, contractée, de l’Eau qui a subi une transmutation. Mais peu importe que vous compreniez cela ou non pour l’instant. Ce qu’il vous faut savoir c’est que l’élément Eau, à tous ses degrés de manifestation, peut amener l’âme à voyager au-delà de sa personnalité temporelle, temporaire et, de ce fait, réduite il vous propose donc une plongée au cœur de vous-même et plus généralement du monde. Les consciences qui vivent dans l’Eau ont ainsi, depuis des temps immémoriaux, une vision et une compréhension du Tout qui en font des matrices colossales pour les univers à venir.

Alors, approchez-vous de ces herbes et laissez le corps de votre âme frôler la surface dansante du ruisseau. Il y a une grosse pierre à demi-couverte d’algues, la voyez-vous tout au fond ? Laissez-vous appeler par elle, sans résistance, et ne songez plus autre chose »…

Sous la grosse pierre, une présence nous observe. Nous voit-elle réellement ? Nous l’ignorons mais nous sentons qu’elle nous sait là tout comme nous avons qu’elle existe sans même l’avoir discernée clairement…. puis la présence s’adresse à nous :

« On m’a dit que vous viendriez… Je savais qu’une conscience humaine pénétrerait mon monde… Le temps du rapprochement arrive, c’est pour cela  que je puis vous parler. Pourtant, je ne vois qu’une petite boule de lumière face à moi… Est-ce bien à elle que je dois m’adresser ? »

« Ah oui… fait simplement en nous la présence du poisson. Il faut donc que je vous enseigne mon monde…. Mon monde… oui, je comprends ce qui vous surprend ! Eh bien oui, je règne sur quelques ruisseaux de cette Terre. Ma tâche est de tout y ordonner, d’y réguler l’expansion de la Vie. Pouvez-vous entrevoir cela ? Au-delà, je ne sais pas, l’eau n’est plus mienne. L’Esprit de Vie ne m’en donne pas l’accès.

Pourquoi venez-vous ici ? Est-ce de votre propre volonté ? Je n’ai appris qu’à me méfier de l’homme et à éduquer les miens dans cette attitude. Toutefois mon peuple demeure passif, il me semble toujours ‘offrir en sacrifice à ceux de l’air… Tous ceux de l’air nous ignorent… aussi est-ce une joie de communiquer avec votre présence. Oui, j’ai appris ce qu’est la joie… ou plutôt j’ai appris à avoir conscience de l’état de joie. Cet état, mon peuple le vit sans savoir ce qu’il est, sans le différencier d’autre chose… Puisqu’il ignore ce qu’est cet autre chose. J’œuvre donc dans l’espoir de lui enseigner la vigilance, parfois la méfiance. Mon peuple vit dans l’Unité, voyez-vous… mais l’Esprit de Vie m’a fait comprendre que les miens ne maîtrisent pas cette Unité, ils n’en connaissent ni la valeur ni la signification car ils ne l’ont pas découverte. Mon peuple est immergé dedans… il est victime de sa propre perfection parce que celle-ci est une bulle qui n’a jamais éclaté. Ainsi, je tente de lui enseigner ce qui est double, ce qui séparé, ce qui fait éclore le doute. Je l’accouche de sa conscience. Je suscite l’ombre afin qu’il goûte à la lumière en sachant qu’elle est la lumière. Chacun me craint ici, non parce que n’ai pas d’amour en moi, mais parce que c’est par la crainte que je fais jaillir les réactions, que je génère le mouvement et les étincelles de conscience…

Ne dites pas que mon peuple est stupide car je l’aime et parce que la stupidité n’a de signification que lorsque le savoir a commencé à prendre place dans un être. Ici, nous sommes encore dans l’univers de la Connaissance non maîtrisée, de la fusion involontaire. Il n’y a ni bien ni mal, juste le fait d’exister… L’Esprit de Vie est pleinement en nous. Il me dit seulement qu’il doit nous faire nous expanser hors de nous-mêmes et que toutes les péripéties de la vie sont bonnes pour cela. Alors, j’enseigne… j’enseigne en stimulant des réactions, en provoquant des déplacements dans mes ruisseaux et ma rivière. J’active ce que vous appelez l’instinct, je sers de relais à la Force de Vie… et aujourd’hui, je reçois la présence des humains, la présence de l’incompréhensible, celle qui me fait grandir encore pour que grandisse mon peuple ».

« Frère,… d’où tiens-tu ta connaissance » ? 

« De l’eau… car je sais ce qu’est mon eau, car je sais aussi ce qu’est votre eau, celle que vous respirez depuis que je l’ai visité en esprit.

… Mon eau… l’eau… c’est la mémoire. J’y vois la vie de toute la Terre. Les paroles et les actes y circulent, ceux de toutes les créatures. Elle me raconte l’autre bout du monde, les pestilences qui y sont déversées, les déplacements de mes frères inconnus, ses expansions et ses retraits. Tout cela parle en elle à chaque instant car elle est un seul corps, un seul être. Et puis aussi, elle exprime un peu de la mémoire des hommes, ceux qu’aucun de nous n’est encore parvenu à comprendre parce qu’ils sont de l’autre côté du ciel ».

Plus encore qu’auparavant, nous éprouvons la très nette et troublante sensation que nos corps subtils se sont dissous dans cette immensité aquatique.  Il nous semble vivre intensément au cœur d’un être, ou plutôt d’un prodigieux cerveau dont tout est issu.

« … Oui, oui, c’est à peu près cela, fait doucement la voix-guide, se rappelant alors à nous… L’eau, les rivières, les mers, les océans, forment un seul et même corps, une conscience unique qui agit telle une matrice. Ainsi que l’éther, elle constitue une plaque sensible de l’univers terrestre. L’histoire de votre monde se trouve condensée en elle. Du petit ruisseau, j’ai voulu vous emmener jusque dans les fonds marins… parce que la mémoire aquatique y est plus vive. Lorsque l’eau renferme le sel, l’iode et cent autres éléments subtils, la conscience y est davantage présente, plus tonique.

Voilà pourquoi tout le peuple animal qui vit dans les eaux des mers acquiert une perception de la vie plus fine, plus dynamique que celui qui évolue en eau douce. Son individualisation s’effectue plus rapidement parce que le monde des émotions prend plus vite place ne lui. Il le laboure très tôt. Regardez la multitude des formes et des couleurs que la mer engendre. N’y voyez-vous pas un creuset ? Où finit la plante et où commence l’animal ? Il ne suffit pas d’apposer une appellation scientifique sur telle ou telle espèce pour résoudre cette question. Il faut s’enfoncer dans les profondeurs de la Vie elle-même… là où le mystique prend le pas sur le scientifique, là où le scientifique s’aperçoit que sa science se résume à une leçon d’amour, là où, enfin, toute appellation n’a plus cours.

Vos frères des fonds marins sont d’ores et déjà vos frères des temps à venir. Leurs âmes expérimentent la vie physique par le canal où celle-ci stimule le plus rapidement la naissance des sentiments, de la sensibilité. Ainsi, nombre d’âmes-groupe prennent pleinement conscience d’elles et croissent en ces zones de l’univers matériel. Elles apprennent d’abord leur tâche en guidant les êtres dont le sang est froid et, lorsqu’elles ont-elles-mêmes grandi à travers les espèces dont elles avaient la charge… au bout de quelques millions d’années, elles font muter celles-ci jusqu’à ce que leur conscience se déplace et vienne générer des êtres à sang chaud.

Ce que le Souffle de Vie appelle conscience, voyez-vous, c’est à dire cette force qui peut éprouver des sentiments, des émotions, entreprendre une réflexion, des actions et porter par la suite un regard sur soi, est présente avec davantage d’intensité dans tous les organismes dont le sang est considéré comme chaud. La chaleur est toujours un signe de l’implantation plus tangible de l’ego, la trace de la marque solaire indispensable à la maturation. Souvenez-vous… Je vous ai rappelé le passage obligatoire de la Vie par le stade égotique. C’est une transition difficile mais nécessaire. Cette distinction entre le sang froid et le sang chaud est importante. Elle vous permet de comprendre pourquoi certains d’entre vous, qui se disent végétariens, parviennent malgré tout à absorber la chair du poisson. Intuitivement, ils savent que l’ego, donc la conscience de soi, est moins incarnée dans le poisson. Laissez-moi maintenant vous dire que si cette position s’explique et se comprend, elle ne dispense aucunement du respect que l’humain doit à toute forme de vie, même aquatique. En tant que conscience globale reliée à des milliers d’autres consciences collectives, je puis vous dire, amis humains, que le peuple des eaux souffre comme les autres de l’actuelle présence humaine sur Terre. Même si la conscience individuelle est moins développée en lui, elle y est néanmoins présente, elle observe, elle mémorise des cicatrices et a besoin de votre amour pour vivre.

Imaginez-vous que c’est l’eau et tout l’univers que celle-ci porte en son sein qui va participer majoritairement à la vie de votre espèce dans l’Ere qui s’ouvre aujourd’hui. Le grand calendrier cosmique le veut ainsi. Cela correspond à une loi, juste, bien qu’incompréhensible à votre niveau, qui veut qu’à chaque Ere qui s’ouvre on immole ou on se nourrisse de l’être-symbole de l’Ere précédente. Ceci a toujours eu lieu, soit sur le plan symbolique, soit au niveau concret.  Ainsi donc, soyez bien certains qu’avec cette ultime fin de l’Ere des Poissons débute le temps où les hommes vont ingérer une quantité croissante de nourriture issue des mers. Etudiez l’histoire de vos peuples, de vos traditions et vous comprendrez mieux. Ce que vous appelez aujourd’hui tauromachie par exemple, n’est autre que le résidu inutile et décadent d’un rituel né à la fin de l’Ere du Taureau, et qui s’est poursuivi durant toute l’époque du Poisson. Il n’est plus lieu d’être car il ne revêt plus la même valeur symbolique que la conscience de certains peuples réclamait en un temps précis de l’humanité.

DAUPHINS

Ne croyez pas que j’éprouve une douleur pour ce que subit un élément de mon peuple.  Je ressens surtout une peine à l’égard de la race humaine car c’est elle qui se blesse en dénaturant un passé révolu et en s’enlisant en lui. Lorsque vos semblables croient verser le sang autour d’eux, c’est d’abord sur eux qu’ils le répandent. C’est par de tels mécanismes et leurs répétitions que vous gravez en vous un certain goût de la souffrance et de la mort. Tournez la page, frères humains !

Toutes les forces de la Création vous le demandent car ce qui s’exclut du flot naturel de la Vie se condamne de lui-même à l’asphyxie.

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Bonjour nous sommes le peuple ours !

Nous sommes les êtres de la grande constellation « URSUS » et nous nous sommes incarnés sur terre il y a bien longtemps. À l’origine, nous avions une apparence un peu différente de celle que nous avons actuellement (par exemple, notre nez était plus allongé et notre corps parfois plus gros que celui d’un Grizzly!) mais l’ours a toujours été reconnu à travers l’histoire. Parfois jouant les bons, parfois jouant les méchants dans la grande mythologie humaine… mais nous ne sommes ni l’un, ni l’autre; nous sommes. Les cadeaux que nous apportons à l’humanité sont multiples mais nul n’est aussi important que notre capacité à dormir/rêver/méditer.

OURSE

N’est-ce pas étrange de parler de sommeil dans un monde aussi occupé, soit disant réveillé.

L’activité humaine sur la planète terre est tellement intense qu’elle produit un son tout à fait distinct. C’est une sorte de vibration continu et plutôt sourde que nous reconnaissons de loin et la plupart d’entre-nous, à moins d’avoir bien faim, n’oserons pas s’en approcher! Car voyez-vous, ce bruit nous rend agressifs et changent notre comportement normal. Nous ne sommes pas naturellement agressifs. Le manque de nourriture, le manque d’espace et la peur que nous ressentons lorsque nous entendons les  sons disharmonieux, nous rends agressifs et à ce titre, les humains et les ours ont beaucoup en commun…

Pourquoi dormir, rêver, méditer. À quoi cela peut-il bien servir dans un monde ou l’activité est considérée comme primordiale?… Cela est essentiel!!! Et heureusement que nous sommes là pour maintenir cette énergie car vous faites erreurs si vous pensez que la vie est réelle. C’est elle qui est un songe et votre vie est la résultante de ce que vous avez créé dans votre Esprit! N’est-ce pas là toute une clé que nous vous donnons?! Si vous voulez transformer votre vie, vous devez d’abord la rêver car, ne vous y méprenez pas, tout est à créer. La partie prédestinée de votre existence est plutôt mince comparée à tout ce qui vous revient de droit, à créer! Dormez, dormez, dormez.

Créez, créez, créez. Laissez-vous descendre dans votre inconscient, afin de maîtriser les forces de l’ombre et de la lumière, qui dansent dans vos vies. Sans ces deux contrastes, vous ne pourriez exister dans votre forme actuelle mais pourtant, la véritable vie se situe entre ces deux polarités!

Mon confrère le lézard, est lui aussi un excellent rêveur. Moi, je rêve pendant quelques mois et lui, il le fait à longueur de journée! Je voudrais vous faire observer que plusieurs animaux sur cette terre, incarnent des forces, des énergies similaires mais le font dans des environnements différents. Le lézard et moi ne partageons certes pas le même environnement et nos corps, nos véhicules, sont fait pour vivre à des endroits spécifiques. Il en est de même pour d’autres de mes frères animaux, tels le Condor et le rat musqué, qui diffusent un sur terre l’autre dans les airs, les qualités de vidangeur et transmuteurs  par excellence! L’important, bien sûr, est de maintenir l’équilibre dans les diverses éléments terrestres.

OURS

Mais plusieurs diront comment pouvons-nous rêver et créer ? 

Nous ne sommes pas conscients, lorsque nous dormons! C’est là que nous, les ours, pouvons vous aider, si vous le désirez bien sûr. Voici donc la clé du rêve éveillé : elle s’appelle la méditation. La méditation est un pont entre le monde du rêve et le monde de ce que vous appelez la réalité. 

Lorsque l’hiver arrive, nous descendons dans un endroit noir et fermé, afin d’entrer en contact avec l’inconscient de notre mère terre et de méditer, afin de créer une nouvelle réalité. La saison hivernale est donc utilisée pour rétablir l’équilibre et guérir les blessures (multiples) subis par notre planète. Nous ne dormons pas vraiment, nous voyageons sur une onde alpha qui permet à notre corps de survivre malgré l’absence de nourriture physique. Notre nourriture, puisée dans la méditation, nous permet de faire notre travail spirituel avec un minimum de dommage sur notre corps physique! Vos scientifiques en savent plus long sur nous qu’ils ne vous laissent penser. Cela ne vous semble-t-il pas fascinant, que nous puissions vivre aussi longtemps sans manger ou boire?…

À quoi rêvent les ours? Mais à l’été bien sûr! Car l’été représente l’héritage naturel des êtres de cette planète. C’est une saison de rivières fraîches, de fleurs odorantes, de gibiers, de plantes, de fruits délicieux et de jeux interminables. C’est la saison de l’insouciance à nouveau retrouvée et c’est la saison des nouveaux-nés. Que d’abondance! Nous les ours savons bien l’apprécier! Notre gratitude s’inscrit dans tous nos gestes quotidiens, notre célébration de la vie qui, nous le savons bien, va s’éteindre dans les mois à venir. Ne serait-ce pas une bonne idée pour vous aussi de vivre ainsi, plus en harmonie? Bien sûr, nous savons que votre rythme est différent du nôtre mais si nous pourrions nous permettre de vous suggérer, essayez tout de même de prendre plus de temps pour rêver/méditer et par la suite, jouir de votre travail spirituelle! Pour nous les ours, il est clair que nous créons l’été, par notre travail de transmutation hivernale. Peut-être pourriez-vous faire de même pour les problèmes qui vous accablent tant…

Lorsque nous voyons des humains approcher, nous sommes toujours fascinés par la quantité de « formes pensées » d’inquiétudes et de peurs qui s’en émanent. Chers humains, vous avez de toutes évidences perdus le contrôle de vos pensées qui tournent en orbites autours de votre corps physique! Et n’allez pas vous imaginer que les pensées n’ont pas d’effets, simplement parce que vous ne pouvez les voir. Elles sont parfois comme les insectes qui vous poursuivent sans relâche… D’ailleurs, plus vous avez des pensées de peurs, plus vous attirez des insectes à vous et plus vous en serez incommodés! Les insectes sont ainsi le miroir de votre organe de pensée, totalement hors de contrôle et déstabilisée! Nous vivons aussi avec beaucoup d’insectes mais notre relation à eux est bien différente et nous vous disons ceci : apprenez à maîtriser votre organe de pensée et le peuple des insectes diminuera considérablement !

Il ne restera que ce qui est nécessaire pour nourrir les êtres qui s’en nourrissent et qui sont destinés à rester sur cette planète.

Vous savez, la relaxation est aussi une clef que nous désirons partagée… Avez-vous déjà observé un Ours? Nous sommes des êtres puissants, rapides, souple, ludique; et nous sommes en perpétuelle état de relaxation. Cet état nous permet d’être très agiles dans des corps assez volumineux. La relaxation nous permet de faire tout ce que nous faisons avec plus de précisions et moins d’effort. Cet état serait définitivement un atout pour vous afin de faire face à vos multiples « soucis ». La relaxation permet d’être dans le moment présent et de réagir adéquatement à tout ce qui se présente à vous. Elle permet aussi aux inquiétudes de se transformer; elle crée l’espace nécessaire à la transformation. Nous les ours sommes des êtres d’espaces et de silence. C’est pourquoi nous souffrons beaucoup lorsque l’espace que nous occupons est menacée. Notre besoin d’espace physique est le reflet de notre espace intérieure. Nous sommes passés maître dans l’art du vide intérieur et c’est ce qui nous donne tant de facilité à « hiberner », comme vous dîtes.

Nous ne le dirons jamais assez : l’être humain doit apprendre à rêver sa vie avant d’essayer de la contrôler par des moyens extérieurs. Toute création, donc toute vie, passe d’abord par l’intérieur avant de s’actualiser à l’extérieur. Plus c’est confus, inconscient et chaotique en-dedans, plus l’extérieur reflètera cette état. L’inverse est aussi vrai : plus vous créerez la joie, la paix et la vision consciente de ce que vous désirez en vous, plus votre monde se transformera, par moment, sous vos yeux.

OURSON

Frères humains, laissez-nous vous demander : À quoi ressemble votre été ? Quand allez-vous prendre le temps de vous arrêter pour rêver, créer, transmuter ?

Prenez le temps de déterminer quel est votre rythme, votre cycle. Si vous n’êtes pas sûr, vous pouvez toujours vous fier aux saisons, elles ne mentent pas…Les prochaines années seront très importantes pour tous les êtres de cette planète et vous, frères humains, sera appelés à changer toutes les destinés car vous êtes ceux qui ont rêvés, bien inconsciemment, le chaos que beaucoup d’Êtres vivent actuellement. Le temps est venu pour vous de prendre vos véritables responsabilités. Pas celles qui vous paralysent dans la peur et la culpabilité. Mais bien votre responsabilité de rêveur/créateur. Nous les ours savons que nous créons, chaque année, le retour du printemps et de l’été. Nous savons que notre transmutation est vitale pour notre terre-mère car nous sommes tous UN. Frères humains, savez-vous seulement à quel point vous êtes puissants? Il ne vous reste qu’à ouvrir votre coeur et votre esprit à cette incroyable vérité et vous pourrez transformer le rêve que vous appelez « réalité »…

Nous des ours sommes toujours là pour vous guider, en toute sécurité, à l’intérieur de vous, là où tout est possible, dans le grand vide. Nous des ours vous invitons à rêver/méditer/créer l’été que nous désirons tous/toutes au plus profond de nous.

Merci de nous avoir entendus.

Extrait trouvé sur  http://communication-animal.net

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Que penser du suicide chez les animaux

 

 En vérité, ce ne sont pas réellement des suicides, mais des dons à la Terre en tant qu’organisme vivant équilibré et conscient nous dit Daniel Meurois dans son livre « Le Peuple Animal ». 

L’esprit-Groupe de certaines espèces d’animaux se sait au service de cet équilibre et se perçoit comme une partie de ce tout. Il sait notamment que l’offrande biologique de milliers ou de millions de corps par lesquels il se manifeste, peut constituer un apport nutritif important à l’équilibre écologique à un moment donné et en un lieu donné d’un élément de la nature comme l’eau ou la terre. Il ne s’agit donc aucunement d’un acte de désespoir mais bel et bien d’un don afin que certains principes chimiques faisant défaut en un lieu soient rétablis. Le rapport à la mort chez ces animaux est bien sûr totalement différent du nôtre. 

Il faut par exemple apporter quelques précisions au sujet de certains dauphins dont on dit que lorsqu’ils sont en captivité ils se suicident. Car lorsqu’un être humain évoque le suicide, c’est généralement par révolte, par désespoir ou par épuisement et cela peut se traduire par un acte de volonté. Chez les dauphins, il n’y pas de volonté de suicide. La mort devient pour eux inévitable dans certains cas parce que, privés de la joie qui est leur moteur, ils ne peuvent que se faner et tomber comme des feuilles qui se détachent d’un arbre. Leur âme se rétracte de leur corps. Elle ne peut faire autrement puisque la lumière qui l’habitait ne l’alimente plus. Ce n’est donc pas un dégoût, une peur, un rejet violent de certaines situations qui les fait partir, mais plutôt une lassitude, une immense tristesse.

suicide animaux 

 

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Les animaux seraient-ils si différents de nous

 

Quelque part, parmi les étals d’un angle de la place du marché, des plumes volent dans la clarté des rayons du soleil… nous devinons quelques cages et leurs poules entassées sans ménagement. Cependant nous découvrons un chien apeuré, au milieu de sacs plastique, la plupart éventrés, qui semblent attendre pitoyablement les services de la voirie. Sans attendre, le chien  y avait fourré le museau persuadé d’y découvrir quelque délice mystérieusement oubliés par l’homme. Mais il n’était pourtant que paralysé par l’image de ce pied humain et ce pantalon trop sombre… sans doute ceux de l’homme qui l’a chassé, près des poules tout à l’heure. Pourquoi ? Il voulait juste leur demander… Et puis, il y a ce regard qui le hante. Il est doux et toujours il revient en lui avec le contour d’une maison dont la façade est blanche…. Mais ce temps est loin !

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Innombrables sont les animaux qui éprouvent ce que savent éprouver dans leur cœur, les humains. L’attachement, l’amour, tout cela n’est pas réservé à nos semblables. La fidélité, la parole donnée, le don de soi sont des réalités qui ne leurs sont pas non plus étrangères. Cela vous surprend peut-être….

Leurs concepts sont autres, cela est vrai. Leur vision de la vie, de l’univers, peut radicalement différer de la nôtre, cela est juste aussi puisque leur approche de l’espace, du temps et de cent autres choses se démarque de ce nous connaissons. Néanmoins, un sentiment demeure un sentiment. L’amour reste toujours l’amour et l’indifférence évoque toujours la même chose, dans quelque monde que ce soit. Sans doute y a-t-il des degrés dans la révélation, la manifestation d’un sentiment, mais la racine de celui-ci, sa flamme, reste identique à elle-même quel que soit l’univers. Il y a, à ce propos des niveaux de manifestation différents chez eux, tout comme chez les nôtres. L’amour animal est aussi vrai, aussi noble que l’amour humain. Peut-être même est-il souvent plus authentique en ce qu’il est absolu, en ce qu’il est cousin de la dévotion, en ce qu’il est parfaitement don, sans malice, et  sans calcul.

Chez la plupart de ceux du peuple animal, le sentiment d’amour n’est pas directement relié à l’acte physique, comme celui des humains, il en est même souvent totalement dissocié. L’acte demeure, pour une majorité d’entre eux  ce que l’Esprit de Vie imprime afin de perpétuer les corps dont ils ont besoin pour parfaire leur âme. Sans doute cela paraît-il bestial ou primaire, mais pour eux, cela correspond à une logique élémentaire qui n’a rien de répréhensible. Cela tient d’un rapport entre l’âme et le corps qui est très différent chez les peuples humains. Tous deux ont raison. Les civilisations respectives n’ont pas appris tout cela par hasard…. mais plutôt inculqué ce qui est bon pour la floraison de leur conscience. L’univers est amorale, seule la notion de morale est humaine et encore varie-t-elle d’une contrée à l’autre, d’une époque à l’autre. L’univers ne connaît que la nécessité lumineuse de grandir. Celle qui se situe au-delà même du Bien et du Mal. Celle qui est le Juste à l’état pur parce qu’avant tout génératrice de Félicité.

Les humains prêtent aisément à la Divinité des traits humanoïdes…. Si nous faisions l’effort d’y songer, nous la ressentirions volontiers sous l’aspect d’un animal. Pourtant, elle n’est rien de tout cela. Ni les uns ni les autres nous ne sommes dans la vérité absolue… Le Vrai rayonne au-delà de ces conceptions… nous  n’y avons pas encore accès… nous tentons seulement de le deviner… et c’est parce que notre conscience mentale s’éloigne du jeu qu’est la Devinette Suprême que notre être se tourmente en s’inventant des questions. N’est-ce pas ainsi que naissent nos dogmes ? On a besoin de règlements dès que l’on commence à marcher loin des Lois.

CHEZ FRANCESCA

Ainsi, la fidélité, le don de soi, sont pour le peuple animal une affaire d’âme. Elles ne concernent que l’âme et cela est juste pour eux car leurs civilisations ne connaissent pas d’interdits en rapport avec le corps physique. Les interdits, commencent à naître lorsque l’être prend conscience de lui en tant qu’individu isolé des autres et de la Création. Ils témoignent d’une phase nécessaire et obligatoire qui s’effacera néanmoins un jour pour laisser place à une merveilleuse logique dont nul n’a idée, aussi lumineuse qu’un soleil.  Il existe une multitude de niveaux de conscience. Toutes les formes du sentiment d’amour nous visitent et aucune ne les étonne.

Le peuple animal, lui, ignore la perversité et c’est cela qui le maintient dans sa pureté. Son âme ne s’est pas encore heurtée aux obstacles des élaborations mentales propres à l’humanité. Jusqu’au jour où elle devient par trop humaine à force de vivre en contact intime avec eux, elle est l’authenticité même, sans la moindre faille.

Passages du livre : Le peuple animal 

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La colonie des rats ont leur histoire à nous raconter 

 

Soudain, un jeune chien fait un bond sur le côté et s’immobilise, une patte avant à demi levée. Au ras du sol, une masse grisâtre a jailli de derrière les roues de la poubelle et l’observe, à moitié dressée sur le train arrière. Un rat !  Tout se fige, les deux animaux se toisent… puis la petite boule sombre à la queue charnue s’enfonce dans les herbes sèches aux pieds des sacs plastiques renversés à terre….

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Une bouffée d’amour nous envahit avant même que nous ayons eu le temps de réaliser ce qui arrive. Les replis de la terre elle-même, ce que nous foulons quotidiennement du pied, nous révèlent une vie et une étrangeté d’une beauté telle que nous comprenons le pourquoi de la demande impérative à laquelle il nous est demandé de suivre… car c’est lui qu’il nous faut suivre….

Ceci est le monde de nos frères animaux. Avez-vous  jamais songé à regarder à la loupe quelques centimètres carrés d’herbe et de terre ? Ce que vous vivez en cet instant équivaut à cela. Vous découvrez une jungle, une savane, un désert, l’immensité d’un continent où d’autres frères, inconnus de vous, apprennent la vie. Vous ne les voyez pas, vous les ignorez… ou vous préférez les ignorer, c’est tellement plus commode… pourtant ils sont les germes d’univers à venir, à la fois un peu et totalement cette Divinité par et pour laquelle vous dites vivre. La Terre est un gigantesque temple, frères humains, et il n’y a pas une seule de ses dimensions qui ne soit chargée de vie et de promesses, pas une seule de ses demeures qui ne demande de la tendresse.  Par Daniel Meurois 

Cet insecte rouge que votre âme vient de croiser, croyez-vous qu’il soit anodin ? Certes, il ne vous dira pas « je » ou « moi » comme le ferait le chien, mais la Conscience dont il est l’une des innombrables expressions peut, quant à elle, souffrir et grandir et aimer et offrir. Ne l’oubliez jamais, le ridiculement petit, aux yeux des hommes, est tout aussi chargé d’espérance et de splendeur que l’extraordinairement grand. Sans doute cette constatation ressemblera-t-elle à une banalité pour ceux qui découvriront mes paroles… mais parfois il est bon qu’une banalité soit parée d’un habit lumineux car le vrai miracle de la Vie, celui qui nous apprend à fleur, est si souvent à portée de main qu’on ne le cueille jamais.

Les herbes et les broussailles, les papiers abandonnés défilent en effet sous nous et autour de nous à une vitesse accrue, échappant à notre volonté, exigeant de nous une confiance plus totale encore.  Puis, brusquement, plus rien d’autre qu’une étendue couleur de cendre, sèche, chaude mais comme privée de vie… un trottoir… puis un trou, presque un ravin, le caniveau… Le rat se trouve là, devant nous. Il nous tourne le dos tout en trottinant, la queue bien musclée, bien horizontale et frôlant le sol. Voilà maintenant qu’il disparaît, absorbé, semble-t-il, par la terre elle-même en un centième de seconde, comme s’il n’avait jamais existé.

« Oui, les égouts… fait une voix en nous. Tout un peuple y vit qui ne doit pas nous effrayer. Il fait partie intégrante de cette vie qui demande à être respectée. Défaites-vous des vieilles images, de ces antiques schémas qui véhiculent la méfiance, la peur, la répulsion et avancez… Je vous le demande, je vous en prie au nom de tous vos frères méprisés ».

Le rat est toujours là, pataugeant dans l’eau presque stagnante. Sait-il que quelque chose se passe, qu’il est observé ? Il fit un bond et commence alors une course folle à travers un dédale de canalisations plus ou moins obturées… il nous faut surmonter le dégoût. Enfin, dans une courbe, un amas de pierres et de terre, ruisselant, vient à apparaître. Le rat s’y arrête, se perche à son sommet… et c’est alors que dans l’étrange clarté surgissent une à une d’autres formes grouillantes… toute une famille de rats. Les petits cris frénétiques de la colonie résonnent avec force dans ces lieux. Notre conscience qui s’expanse de plus en plus à ce contact nous donne l’occasion d’entrer en communication avec l’animal … et nous pouvons entendre :

« Approchez-vous, amis humains… ne craignez rien et écoutez-moi puisqu’il m’est permis de parler de mon peuple. Je suis la conscience qui anime la colonie de tous les rats de ce lieu. Je vous ai amenés ici sur l’appel d’une autre conscience propre à ma race et qui me guide lorsqu’il en est besoin… Car notre peuple est ainsi, la pensée, la connaissance qui nous font agir voyagent de relais en relais. Le relais qui vous a permis de venir dans cette zone obscure de la terre, tient dans le corps de ce rat que vous avez osé suivre. Il vous appelait. A travers lui, je suis un flambeau pour le peuple que j’enseigne, le porte-parole d’une conscience encore supérieure à la mienne et qui s’étend sur d’immenses territoires… et je sais encore, amis humains, que cette conscience elle-même en traduit une autre infiniment plus vaste…

Passages du livre : Le Peuple Animal p. 188

les rats

Tandis que ces phrases se déversent dans notre esprit et s’y gravent, un mot surgit au plus profond de nous-mêmes… « hiérarchie »

« Hiérarchie… c’est cela, reprend la présence animale du rat. J’ai lu ce mot en vous et je vois comme il sonne juste. Mon peuple apprend le sens de la hiérarchie. Il vit sur cette Terre pour structurer sa conscience, sa réflexion… Vous pouvez l’appeler mental si vous le souhaitez, je sais fort bien que mon peuple n’inspire au vôtre que de la répulsion, pourtant vous devez comprendre qu’il est beaucoup plus proche de vous que vous ne le supposez. Sa présence sur cette Terre lui permettra de développer une intelligence analytique et d’organiser une civilisation très… hiérarchisée, ainsi que vous l’avez senti. Le désordre de notre vie n’est qu’apparent. Il résulte d’une activité intense qui est due quant à elle à un besoin d’échange constant. En fait, communiquer est la raison majeure de notre vie. Nous ne pouvons concevoir notre existence quotidienne autrement qu’en faisant circuler des informations entre nous ».

Mais quelles informations ?

« Une multitude d’informations. La plupart proviennent du monde des hommes. Nous les comprenons rarement. Elles nous traversent comme des éclairs ou des images. La plupart sont chargées de peurs, d’angoisses, de colère, mais aussi fort heureusement il en est de joie, de volonté, d’amour. Il nous semble que nous les absorbons, que nous les unifions et que ce sont elles qui nous rassemblent là où les hommes sont nombreux et souffrent. La nourriture n’est qu’un moteur second pour nous… ce qui nous attire, ce sont les idées des hommes. Elles sont une énergie… comme des lumières multicolores qui nous fascinent et qui nous donnent une partie de notre intelligence.

Elles viennent nous visiter en permanence et chacun de nous éprouve le besoin de les communiquer à son tour. C’est pour cela que nous vous ressemblons, que nous sommes proches de vous, que peut-être aussi, vous nous craignez souvent. Je sais qu’il y a quelque chose d’insaisissable en nous… et que ce quelque chose vient de vous. Ce qu’il nous faut apprendre, ce que j’enseigne moi-même à mon peuple, en ces lieux… c’est à fixer notre pensée sur une chose précise, l’empêcher de capter mille informations à la fois pour s’immobiliser progressivement sue chacune d’elles. Il nous faut aller au-delà du vacarme intérieur qui nous assaille et transformer… transformer. Je crois que nous sommes malades… comme vous… notre conscience est le miroir de la vôtre. Aidons-nous, amis… »

Semblable à une flamme qui s’éteint, la voix disparaît au-dedans de nous.

Il est très difficile pour le peuple des rats de s’exprimer plus clairement que par les termes que vous avez pu recueillir ici. Ce peuple, même si cela vous trouble, est par de nombreux côtés, le double du vôtre. C’est un peuple mental, fortement psychique aussi. Traversé constamment par de multiples influences, il souffre de ne pouvoir aisément fixer sa conscience sur des réflexions précises. Il ne parvient pas dans son ensemble à immobiliser son être intérieur autour d’un concept stable. C’est ainsi qu’il est pris dans une ronde continuelle très analogue à celle que connaissent vos sociétés. Songez-y, frères humains, combien d’entre vous sur cette Terre sont-ils capables de faire silence ne eux et d’analyser clairement les idées qui les visitent, les situations qu’ils vivent, tout cela afin de maîtriser l’instant présent et leur destinée ?

Vos frères les rats sont le reflet de votre agitation mentale. Ils captent tous les désordres, toutes les pulsions qui vous assaillent quotidiennement. Ils captent aussi, fort heureusement, ce qu’il y a de meilleur en vous. Ainsi donc, ils bâtissent leur civilisation sur les ondes subtiles générées par la vôtre. Ce faisant, ils équilibrent votre monde à leur façon, voyez-vous. Oh, ils ne le font pas consciemment car c’est en partie le rôle qui leur a été assigné pendant un temps par l’Esprit de Vie. Ils agissent ainsi parce qu’ils sont ainsi, selon une spécificité dont l’Intelligence Ultime les a dotés. Les tâche est donc d’assimiler le sondes psychiques humaines et en quelque sorte de les digérer, de tenter d’en désamorcer la toxicité. La conscience globale qui les anime joue exactement le rôle d’un filtre, d’un purificateur ou d’un éboueur si vous préférez. En fait, elle essaie d’amoindrir le sondes nocives issues de la pensée de l’homme et, ce faisant, elle les étudie, en assimile les leçons, se structure afin d’élaborer déjà l’humanité à venir dot elle sera l’un des éléments moteurs.

La conscience des rats, voyez-vous est équilibrante par rapport au monde pulsionnel humain et à l’univers mental inférieur. Là où vos frères les rats se regroupent spontanément, ou aimeraient se regrouper, règne généralement un grand désordre intérieur chez vos semblables, un désarroi.

rats petis

L’insalubrité que l’on incrimine toujours, demeure une cause de surface. Elle est le reflet exact d’une autre pollution, moins palpable, une forme d’angoisse. En réalité, la pauvreté matérielle ne suffit pas à la générer seule. C’est l’abandon par le cœur d’un grand principe de vie, qui permet son implantation. Elle est le fruit d’une perte de l’espoir. Ne croyez pas, amis, que le peuple des rats se complaise là où règne la saleté, pas davantage d’ailleurs que le peuple des porcs. L’un et l’autre sont revêtus d’une fonction qui ne les prive d’aucune noblesse. Ils sont des éboueurs, des fossoyeurs de vos déchets, à tous les niveaux de la vie. En étant les filtres de vos imperfections, ils sèment des graines pour les mondes à venir….. Et s’il leur arrive de générer des maladies, sachez que celles-ci sont vos propres maladies. Les épidémies déclenchées parfois par vos frères rats ne sont rien d’autre que la matérialisation de vos déchets psychiques, de vos insuffisances, tout cela collecté au niveau planétaire. Les rats sont une voie, un canal de plus par lequel la Nature vous enseigne… Comprenez-vous ? Saurez-vous les aimer pour cela ? Il ne peut y avoir de paris dans l’immensité de la Vie ! A celui qui ne peut admettre une telle vérité, il manque un pétale majeur à cette rose dont il dit se parer le cœur. Vous ne pouvez affirmer « les animaux sont nos frères, je les aime » et continuer à mépriser le serpent qui traverse le chemin devant vous ou encore commander un homard au restaurant tout en sachant qu’il sera plongé dans l’eau bouillante dans la minute qui suit… L’Amour est un tout qui se vit, pas un concept philosophique que l’on arrange à sa guise.

… Laissez-moi maintenant vous dire quelque chose de capital… par rapport aux rats et à tous les animaux que l’on rejette d’emblée ! car si le peuple des égouts s’agite aujourd’hui plus qu’il ne l’a jamais fait, si sa conscience collective se trouve gorgée d’informations et de pulsions, c’est qu’il se passe quelque chose en votre monde qui devient incontrôlable. Ce quelque chose n’est autre qu’une profusion de pensées perverses et cruelles. Vos frères rats n’en peuvent plus d’être confrontés à ce phénomène, ils ne parviennent plus à assurer leur rôle d’éboueurs de la basse psyché humaine. … Pouvez-vous imaginer ce que cela signifie à court terme ? tout simplement une implosion de votre monde.

Mon rôle n’est pas de vous effrayer ni de vous enseigner à ce propos, mais de vous adresser une mise en garde de plus. Celle-ci vient tout droit de vos frères dits inférieurs. La Terre et toutes les formes de vie appelées dans on sein ne demandent pas la pitié mais la simple justice, celle qui repose sur la raison la plus élémentaire. … un autre temps vient, celui où, par la crainte, par le doute, par un amour naissant, une autre qualité d’écoute commence à émerger en lui. Toute  votre aventure déroutante aux côtés de l’animal, et invraisemblable pour la majorité de vos contemporains, a pour but de précipiter cette émergence. Vous savez, quant à vous, que vous ne la rêvez pas et d’autres, chaque jour plus nombreux, comprendront aussi sa réalité »

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Expérimentations animales : justifiables ou pas 

Il n’est réellement pas juste de considérer l’expérimentation sur les animaux comme étude indispensable…. C’est un acte de barbarie pure !

L’expérimentation animale est l’expression de la bestialité inassouvie de certains êtres que l’on dit cependant humains. Les découvertes dues à ce type d’expérimentation sont désormais si minimes… et à des fins généralement si purement mercantiles que plus rien ne les justifie. Il existe bien d’autres moyens d’investigation afin que la recherche progresse. Comme pour le végétarisme par exemple, il faut changer le mode de pensée et cesser de faire de l’homme le maître incontesté de la Création. En légitimant tous ses actes, on le conforte dans son comportement tyrannique.

souris

L’espèce humaine s’est constituée, notamment durant ces dernières décennies, un karma pesant envers le monde animal. Le problème n’est pas de modifier notre attitude par crainte de ce karma car la peur n’ouvre pas le cœur. Le problème est plutôt d’apprendre le respect des animaux et de désamorcer tout germe de cruauté dans les consciences qui se prétendent humaines.

La notion d’humanité n’est certes pas liée à une forme ni à un ensemble de données biologiques mais à une attitude générale de l’esprit, à une ouverture de l’âme à la Lumière, c’est à dire, globalement  à ce qui rend meilleur. A ce titre, un certain nombre d’animaux se montrent depuis longtemps plus humains que beaucoup d’hommes et de femmes. La simple observation de notre monde peut nous en fournir la preuve constante. D’une manière générale, les souffrances et les tortures infligées à l’animal ainsi que les conditions de détention de celui-ci (élevage en batterie par exemple) laissent un impact très douloureux sur l’ensemble de son espèce et une plaie à vif sur sa conscience collective.

Il est à prévoir que dans les siècles et les millénaires à venir, de plus en plus d’humains arrivés à un stade d’évolution et de compassion avancé voudront s’incarner dans des corps animaux à la façon de ce que l’Orient appelle les Boddhisatvas de façon à faire un don à l’espèce animale et à épurer le karma de l’humanité. 

Pire inconscience que celle de la recherche sur l’ADN qui pousse certains chercheurs à créer des races transgénétiques…. 

En effet, cette vague d’individus ne tient compte que d’un savoir strictement matériel et matérialiste, elle ignore totalement les réalités subtiles qui font que le corps physique et ses lois sont le produit de l’âme et donc sa contrepartie densifiée. En générant des races transgénétiques, on mélange inconsidérément des manifestations issues de réalités d’ordre vibratoire différent. Les barrières naturelles entre les espèces, qu’elles soient physiques ou psychiques, ont leur raison d’être. Le fait de les violer, de vouloir les déplacer, va tout simplement provoquer des fissures importantes dans le système immunitaire des animaux et de l’homme avec l’apparition rapide de maladies et de malformations graves. De telles expériences ont déjà été réalisées il y a des millénaires sur cette Terre, par des civilisations qui se sont auto-détruites.

veau

Tout se passe aujourd’hui comme si l’égrégore de ces aberrations passées venait visiter certains « savants » afin d’attiser et d’instruire leur besoin de domination… déguisé en volonté de servir la Vie. Ces considérations ne signifient nullement qu’il faille abandonner les recherches en génétique. La Nature, parfaite en essence, est cependant perfectible dans ses manifestations et il appartient à l’homme de l’explorer, de favoriser le développement, l’expansion de ses lois. Il faut seulement ne jamais perdre de vue que toute recherche, si elle n’est pas habitée par le sens du Sacré, ne demeure qu’une manipulation de la Création, un jeu de l’ego qui se met en marge de la grande Force Universelle qu’est la Divinité et donc s’empoisonne à très court terme.

Essentiellement le chaminisme est un souvenir de l’antique pacte qui liait les animaux et les hommes dans un passé très reculé de notre planète. Il est en ce sens, un moyen de communication infiniment respectable. Cependant, le pont qu’il représente nécessite chez celui qui l’emprunte une grande maîtrise de son propre ego. En effet, le développement des capacités psychiques qu’il sous-entend met le chaman face à la notion de pouvoir.

Le véritable chaman n‘est pas un homme de pouvoir au sens égotique du terme lui, il est au Service de la Vie avant tout, puisqu’il connaît le code d’accès à certains de ses rouages intimes.  Bien compris, bien pratiqué, ce qui est sans doute plus rare qu’on ne le croit, le chamanisme est un chemin qui doit mener à une prise de conscience christique au sens universel du terme car il favorise la communion entre les espèces et rend le Sacré omniprésent.

Propos de Daniel Meurois

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