L’alimentation : qui est-ce qui mange?

Pour les Taoïstes, l’alimentation n’est pas uniquement axée sur le plaisir des sens, mais surtout sur la prévention des maladies, l’amélioration et le maintien de la santé, et par conséquent la longévité.

 alimentation

 Les Chinois ont donc toujours considérés les aliments, ainsi que leur mode de cuisson, comme des médicaments. Autrefois en Chine, les gens consultaient le médecin quand ils ne se sentaient pas bien et pour retrouver leur équilibre (yin-yang). En cas de déséquilibre, le médecin prescrivait tout d’abord la prise d’aliments particuliers avant de recommander des herbes.

Ensuite, toujours pour les Taoïstes, ce qui importe, ce n’est pas tant ce que les gens mangent, mais avant tout qui sont les gens qui mangent. En effet, la constitution physique (cinq éléments) et le tempérament (six énergies) de chacun sont les éléments dont le praticien chinois tient compte (après observation de la langue, de la peau, des mains, des pieds, du visage, de la physionomie, etc.) pour prescrire des aliments. Nous sommes donc loin de la conception de la diététique européenne où l’accent est avant tout mis sur les aliments et ce que l’on ingère sans tenir compte de l’état physiologique et énergétique réel de la personne qui consulte. Résultat : bien des personnes de constitution physique et de tempérament différents se retrouveront avec les mêmes régimes alimentaires de tous acabits, qu’ils soient carnés, végétariens, végétaliens, Sheltoniste, Aktiniste, Montignaquiste, Weight Watcheriste, Zéroiste, etc. Pas étonnant qu’il y ait tant de problématiques liées à l’alimentation.

Les médecins chinois ne parlent donc pas de glucides, protides, lipides, vitamines, minéraux ou calories dans leur démarche thérapeutique. Ils parlent plutôt des divers impacts des divers aliments sur les divers organes et viscères grâce entre autres à leur nature intrinsèque respective, leurs saveurs, leurs températures et leurs couleurs. Ils parlent aussi des modes de cuisson comme moyens de tonifier davantage les organes. Ainsi divers modes de cuisson (bouilli, étuvé, sauté, frit et mijoté) correspondent au besoin énergétique de divers organes (Poumons, Reins, Foie, Cœur et Rate). Ils parlent des saisons durant lesquelles les gens s’alimentent : on ne mange pas selon les mêmes modes de cuisson en été qu’en hiver, et pas les mêmes choses. Ils parlent de la constitution et du tempérament de la personne : une personne yang (chaud) aura intérêt à manger yin (froid) pour équilibrer son système, et vice-versa.

La médecine traditionnelle chinoise s’attarde donc avant tout sur l’état réel de la personne pour prescrire les éléments, entre autres les aliments, qui viendront rétablir le déséquilibre que des agents intérieurs ou extérieurs auront causé. Ce qui est magnifique, c’est qu’ils considèrent les aliments comme des médicaments. Des médicaments qui poussent au cours de certaines saisons, captent les diverses et différentes vibrations de l’univers d’une saison à l’autre.

Ainsi, l’énergie (chi qui provient de certaines planètes du cosmos) qui parvient sur la Terre à la fin de l’été vibre en fonction d’un taux vibratoire qui lui est particulier et vient se condenser dans certains légumes et fruits qui eux aussi vibrent en fonction de ce même taux. Les carottes, les panais, les betteraves et tous les légumes-racine et qui courent sur la terre (courges) appartiennent à cette catégorie. Beaucoup d’entre eux sont de couleur jaune ou orange et ils tonifient un organe interne (yin) dont le taux vibratoire correspond lui aussi à cette couleur, cette saison, cette planète. Dans le cas de la saison que les Chinois considèrent comme la cinquième saison (fin de l’été), il s’agit de la Rate.

Donc, une personne présentant des symptômes de déficience de la Rate (envie de sucreries, métrorragie, diarrhée, pensées obsessionnelles, soucis, inquiétudes, fermeture d’esprit, etc.) se verra prescrire par le médecin chinois des aliments (carottes, panais, lentilles corail, betteraves, datte, raisin, etc.) qui viendront tonifier cet organe déficient en l’énergie qui le caractérise. À cela, il fera des recommandations concernant le mode de cuisson, le moment de consommation pour davantage tonifier cet organe ou pour en tonifier d’autres.

C’est donc toute cette approche médicinale qui peut expliquer la variété des aliments chinois (légumes, poissons, viandes, fruits) ainsi que la variété de leur mode de cuisson, évidemment selon les saisons et les lieux.

Transparaît sous tout cela la notion de responsabilisation, depuis des millénaires, d’un peuple qui ne se nourrit non pas pour le plaisir uniquement, mais pour la santé. Et ces notions sont ancrées dans les mœurs et les gens savent tous ce qui est bon pour eux. Pour les médecins chinois, et maintenant aussi pour certains spécialistes occidentaux (Colin Campbell dont j’ai traduit le livre qui s’intitulera en français Le rapport Campbell ), les habitudes alimentaires peuvent donc guérir toutes sortes de maux, y compris les maladies dégénératives comme le cancer.

Vous serez peut-être intéressés de savoir que je suis en ce moment en train de préparer, en collaboration avec mon compagnon Walter, un livre sur l’alimentation qui comprendra des recettes végétariennes et qui ira dans le sens de la Médecine traditionnelle chinoise tout en apportant la passion de l’alimentation méditerranéenne. Notre objectif est de permettre aux lecteurs de justement davantage s’alimenter en fonction de leurs besoins vrais et aussi pour leur plaisir.

Ce domaine me passionne et j’espère avoir éveillé cette passion en vous, passion qui ne pourra qu’aller dans le sens d’une santé optimale.

Annie

Annie Ollivier – MEDITATION 

  1. Visualisez et sentez vos organes internes

Prenez une position assise sur une chaise (pieds à plat sur le sol, dos droit, menton un peu rentré). Visualisez et sentez l’emplacement de chacun de vos organes internes. Servez-vous de vos mains pour les tâter, lorsque c’est possible. Commencez paR l’organe le plus facile à sentir, l’intestin grêle (dans la zone du nombril). Ensuite, allez vers le foie (sur le côté droit de la cage thoracique), puis à l’estomac, au pancréas et à la rate (tous situés plus ou moins sur le côté gauche de la cage thoracique). Puis, allez sentir votre gros intestin (qui part en bas du côté droit près de l’os iliaque, monte jusque sous le foie, dévie vers la gauche et traverse l’avant du corps entre le sternum et le nombril, dévie ensuite vers le bas sur le côté gauche du corps et descend près de l’os iliaque gauche pour finir à l’anus). Amenez maintenant votre attention sur votre cœur (plus ou moins au centre de la poitrine), vos poumons (de chaque côté du cœur) et vos reins (un peu plus haut que le niveau de la taille de chaque côté de la colonne vertébrale, en avant des côtes). Pendant que vous touchez délicatement ces zones avec vos mains, sentez les muscles et les tissus autour de ces organes relaxer. Passez un minimum de quelques minutes à sentir chaque zone.

méditation

 

  1. Sentez les mouvements extérieurs de votre respiration

Ensuite, mettez vos mains sur vos côtes en avant de sorte que leur bord externe soit aligné sur le bord des côtes et que les bouts des majeurs se touchent en bas du sternum. C’est la zone où l’avant du diaphragme est rattaché aux côtes. La partie centrale du diaphragme est en fait plus haute et se situe environ au niveau des mamelons. Observez votre respiration. Voyez si vous pouvez sentir dans quelle direction le diaphragme bouge quand vous inspirez et vous expirez. Ne forcez pas et n’essayez pas de changer quoi que ce soit. Contentez-vous d’observer et de sentir.

Ensuite, mettez vos mains sur votre nombril. Sentez-vous un mouvement quelconque dans votre ventre lorsque vous inspirez et expirez? Mettez maintenant vos mains sur vos côtes en bas et en avant de votre cage thoracique. Quels mouvements pouvez-vous sentir à l’inspiration ? À l’expiration ? Ensuite, déplacez vos mains sur les côtés de votre cage thoracique. Que se produit-il quand vous inspirez? Quand vous expirez? Mettez maintenant vos mains dans votre dos de chaque côté de la colonne au niveau des reins (légèrement au-dessus de la taille, au niveau de la seconde ou de la troisième vertèbre lombaire). Mettez ensuite vos mains en haut de la poitrine. Ici encore, observez si vous sentez un mouvement pendant que vous inspirez et expirez. Assurez-vous de prendre conscience de toute tension et de toute restriction dans la respiration. Accordez un minimum de deux à trois minutes à chaque position de mains.

  1. Approfondissez le senti

Vous allez faire la même chose, mais cette fois, laissez votre attention se concentrer davantage sur votre senti. Tout en percevant les mouvements de votre respiration, permettez-vous de sentir de quelle façon vos organes internes sont influencés par votre respiration. Mettez vos mains au milieu de votre poitrine comme vous l’avez fait un peu plus tôt. Sentez-vous votre diaphragme faire pression sur un ou plusieurs de vos organes quand vous inspirez? Lequel ou lesquels? Que se passe-t-il quand vous expirez? Mettez maintenant vos mains sur le nombril. Que se passe-t-il dans la zone de l’intestin grêle quand vous inspirez et expirez? Ensuite, mettez vos mains sur le bas de votre cage thoracique en avant. Sentez ce qui se passe dans la zone de votre foie, de votre estomac et de votre pancréas. Continuez ainsi en suivant la même séquence que dans l’exercice précédent.

  1. Faites place à vos émotions

Recommencez l’exercice tout en incluant maintenant les sensations de chaleur, fraîcheur, froideur, sécheresse ou humidité que vous pourriez sentir dans vos organes ou autour d’eux. En même temps, notez les émotions qui y sont peut-être présentes. Prêtez attention à ne pas vous y attarder, ne pas les analyser et ne pas les juger. Contentez-vous de les intégrer à votre champ de perception pendant que vous vous sentez de l’intérieur. Ce senti intérieur par la conscience organique, c’est un peu comme si vous preniez des clichés internes de vous à travers le grand angle de votre senti.

Il s’agit ici d’une pratique de base, à laquelle vous devriez revenir chaque jour. Plus tard, une fois que vous aurez acquis de la dextérité à prendre de tels clichés intérieurs de vous dans des conditions de quiétude, vous découvrirez que vous pouvez aussi le faire spontanément quand vous êtes en présence d’autres personnes. Il s’agit d’être patient. Quand vous apprenez à observer par le senti les rapports qui existent entre votre respiration, vos tissus, vos organes et vos émotions, vous faites un pas de géant sur le chemin de l’auto-guérison et de l’intégralité. Non seulement vous devenez plus conscient des attitudes inconscientes qui génèrent du stress dans votre vie, mais vous vous en libérez.

Bonne pratique!

Le Blog   https://medecinehistorique.wordpress.com/

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