UN ÊTRE HUMAIN EST BIEN PLUS QU’UN CORPS PHYSIQUE

Il est fondamental de s’ouvrir à l’idée que nous avons un corps physique fait de chair et de sang mais également un corps énergétique sensible aux informations. Si ce dernier est invisible aux yeux du plus grand nombre, il n’en est pas moins réel que notre corps physique. Le problème est que lorsque l’on ne voit pas une chose, on a tendance à l’ignorer voire à la nier, c’est pourquoi pendant tant d’années cette approche énergétique de notre monde a été dénigrée. L’absence de preuve n’était pourtant pas la preuve de l’absence.

Ce que nos cinq sens nous font appeler le vide est loin d’être le vide. Il s’avère que c’est un vaste réseau d’information et d’intelligence, un flot d’énergie dont tout émerge. Ignorer cette réalité est d’autant plus maladroit que dans le jeu quantique de nos vies ce qui est imperceptible a autant d’importance sinon plus que ce qui peut être mesuré. Vous pouvez travailler 15 heures par jour, si vous cultivez en permanence la vision de l’échec vous mettez en place les conditions de votre déconvenue.

Je savais que cela m’arriverait un jour !

Il est arrivé à la plupart d’entre nous se dire ou d’entendre dire par un proche : «  Je savais que cela m’arriverait un jour ! » à l’instant où survenait un événement important dans sa vie. L’histoire a donc commencé dans l’invisible. En fait, ce genre de situations démontre, s’il en était besoin, que nous participons à la création de notre réalité.

Une nouvelle compréhension doit définitivement diriger notre manière de penser et d’agir : la nature des choses qui nous entoure est vibratoire et nos pensées, nos émotions, nos croyances ont un caractère magnétique. Tout cela fait de nous des émetteurs-récepteurs contribuant ainsi à nous mettre en relation avec le champ d’énergie qui nous entoure.

Selon que la nature de l’énergie émise sera positive ou négative, cela va déterminer la connexion avec une catégorie de circonstances positives ou négatives en résonance venant ainsi matérialiser nos pensées.

SE CONCENTRER RÉGULIÈREMENT SUR LA NÉGATIVITÉ
AMÈNE A EN SUBIR LES CONSÉQUENCES LOGIQUES.

La personne qui redoute d’échouer à un examen, de perdre un emploi, d’être trahie va si elle persiste établir une connexion vibratoire avec sa peur. Le film est inconsciemment joué d’avance et c’est la raison pour laquelle des personnes très sensitives peuvent appréhender l’avenir et faire certaines prédictions avec grande justesse. Il est cependant toujours possible de renverser le cours des choses en changeant de pensées et de sentiments pour se relier à d’autres possibles.

LA VIE S’AVÈRE ÊTRE UN JEU QUI A SES RÈGLES
DANS LE MONDE VISIBLE MAIS AUSSI DANS LE MONDE INVISIBLE.

À l’instar de la réalité physique, la réalité subtile possède ses lois et ses principes. Rester dans l’ignorance de ces règles conduit à les découvrir tôt ou tard mais cela risque de se faire à nos dépens et souvent brutalement. La terre est une école mais parfois aussi une maison de correction. La seule observation des lois matérielles nous a amenés à penser que nous sommes dans un monde hostile, semblable à une jungle où règne la loi du plus fort.

La vie n’a nul besoin d’être une lutte. Considérer la vie comme un combat ne donne pas le contrôle des circonstances. Même en mettant tout en œuvre, on n’a pas toujours la certitude d’atteindre le succès, tout comme il est impossible de forcer une personne à nous aimer.

Apprendre à penser en termes de vibrations

À l’heure du modèle quantique, le moment est venu de comprendre l’intérêt d’aborder les circonstances en termes de niveaux de vibrations et non plus seulement en termes d’actions.

LA RICHESSE DE NOTRE VIE EST DIRECTEMENT LIÉE
À NOTRE CAPACITÉ D’ÉMETTRE UNE FRÉQUENCE POSITIVE.

Il est essentiel de comprendre que nous n’obtenons pas dans la vie ce que nous voulons mais la résonance de ce que nous émettons.

Des millions d’hommes et de femmes veulent la joie, l’amour et l’abondance et pourtant ils rencontrent l’inverse au quotidien parce qu’ils ne sont pas sur la bonne fréquence ; ils se laissent diriger par leurs émotions négatives et se concentrent sur leurs manques. Tant qu’ils n’adopteront pas un nouveau système de pensées tenant compte de la nature vibratoire de l’Univers et donc de leur capacité à changer d’énergie, ils resteront impuissants à se créer une existence pleine de satisfaction.

Le fondement de l’Univers se situe au niveau quantique

À la fois cause et substance, l’énergie forme l’essence de l’Univers reliant toutes choses. Elle est le point de départ de tout ce qui existe ou existera un jour.

Dès que nous prenons conscience que la matrice de notre monde ne se situe pas au niveau matériel mais dans un champ d’énergie doué d’une Intelligence Créatrice, nous entrons dans un extraordinaire domaine de possibilités. Il convient alors de se mettre à l’unisson des forces énergétiques de l’Univers pour faire de notre vie un extraordinaire jeu quantique où l’invisible précède le visible.

Rien n’est statique. Lorsque l’on étudie un objet matériel au microscope électronique, on se retrouve face à un tourbillon d’électrons. Seule l’illusion de nos cinq sens nous prive de la perception que la matière est aussi énergie. De la même manière, à cet instant précis où vous lisez ces lignes, vous avez peut-être la tête en bas ou bien alors ce sont d’autres hommes et femmes qui peuvent l’avoir puisque la terre tourne sur son axe mais à une si grande vitesse que nous n’en avons pas la moindre conscience.

Le champ d’énergie dans lequel nous vivons véhicule toute la force créatrice de la nature

Semblable à un grand bac à sable, il contient toutes les potentialités sous forme latente. Il suffit que notre conscience ou notre imagination les appelle pour qu’elles aient la faculté de se matérialiser. Ainsi, chacun d’entre nous, peut devenir un joueur capable de miracles s’il comprend les mécanismes de la création.

NOTRE MONDE CHANGE QUAND NOUS CHANGEONS

Nous évoluons parce que le monde change et que nous devons nous adapter mais il est beaucoup plus important de s’ouvrir à la perspective inverse : notre monde change quand nous changeons. Ce qui est extraordinaire avec la physique quantique, c’est qu’elle a démontré de manière irréfutable que nous influons sur ce que nous observons. Jusque-là, ce n’était qu’un ressenti pour certains d’entre nous. On sait aujourd’hui que des électrons n’ont pas le même comportement selon qu’il y ait un observateur ou non. Chose fascinante, si un observateur vient à porter son attention sur un électron, celui-ci va se comporter en particule. Ainsi tout ce qui est observé est affecté par l’observateur à tel point qu’il semble en devenir la source.

Le monde est tel qu’il est parce que nous le regardons d’une certaine manière. Une première conclusion évidente est que beaucoup de problèmes dans notre société auraient moins d’importance si l’on en parlait moins. Une clef du changement est par conséquent dans notre attention, dans notre manière de considérer les événements et non seulement dans la lutte.

AUSSITÔT QUE NOTRE CONSCIENCE SE TRANSFORME,
LES CIRCONSTANCES ÉVOLUENT À L’UNISSON.

Hélas, pour beaucoup de gens, le plus sûr moyen d’obtenir les choses reste encore de croire en la nécessité de grands efforts. Ils n’envisagent d’obtenir ce qu’ils veulent sans avoir à lutter et souvent pour longtemps. Certains vont toujours chercher à s’imposer quitte à devenir de véritables pitbulls. Or, ils se trompent car le succès, la guérison ne s’obtiennent pas de manière durable par la force. Et quand ils obtiennent ce qu’ils veulent si fort, ils restent souvent aussi insatisfaits que lorsqu’ils n’avaient rien s’ils sont incapables de gratitude. Envisager la vie comme un combat, rester sur la défensive est épuisant à long terme. Ce genre d’attitudes génère un cortège d’émotions négatives qui finissent par se matérialiser un jour ou l’autre.

Si un grand nombre agit avec maladresse, c’est parce qu’ils oublient ou ignorent totalement l’existence d’une manière d’être capable de les relier à ce champ d’énergie où leurs désirs sont à l’état latent.

Ne sachant que faire véritablement, ils voient le monde comme un endroit définitivement hostile avec le risque de se transformer en victimes. Une personne persuadée qu’elle sera toujours une « victime » fera inconsciemment tout pour s’attirer des expériences où elle aura effectivement le rôle de victime.

Certains gardent malgré tout un regard d’adolescent et entretiennent l’espoir d’une vie plus exaltante qui pourrait arriver par miracle. Mais, selon eux, ce bonheur soudain doit venir de l’extérieur, tomber du ciel sous forme de loterie ou d’un héritage inespéré. Cette attitude leur fait souvent oublier leur manque d’engagement à mettre en place des conditions propices à un futur plus épanouissant.

Découvrir la théorie quantique : un formidable instrument de liberté

La théorie quantique démontre que lorsqu’une chose en vient à exister dans le monde matériel, tout a commencé sous la forme d’une impulsion d’énergie. Cela peut prendre la forme d’une intention, d’un sentiment, d’un plan avant que l’énergie créatrice, cette force vitale invisible mais à l’origine de tout, ne s’en empare. Lorsque nous avons un manque dans notre vie, plutôt que de prendre l’extérieur pour cible ou de vouloir forcer les choses, il est bien plus utile de se rappeler que notre monde change quand nous changeons d’énergie.

Tout ce que nous avons à faire, c’est de nous propulser dans une vibration élevée en choisissant des comportements qui n’entrent pas en contradiction avec nos intentions et désirs.La manière puissante de transformer notre vie est bel et bien de changer notre niveau de conscience puisque nous n’attirons pas ce que nous voulons, malgré parfois une volonté farouche, mais plutôt le miroir de ce que nous sommes.

Supplier, implorer ne fait que traduire une inquiétude par rapport à ce que l’on demande. Ces deux émotions ne sont aucunement propices pour poser les bases d’une vie réussie, elles déconnectent d’une relation harmonieuse de l’Énergie Créatrice en maintenant dans une conscience de manque. Dès le moment où l’on s’applique à entretenir des pensées de nature aimante et positive, que l’on prend soin de diriger notre attention sur ce que l’on veut, l’évolution positive est inéluctable. Certains parleront de chance, alors qu’il ne s’agit que du résultat d’une certaine manière d’être.

NOTRE CONSCIENCE REPRÉSENTE LA SOMME DE NOS ACCEPTATIONS,
DE NOS CROYANCES CONSCIENTES MAIS AUSSI SUBCONSCIENTES.

Elle détermine pour une grande part la qualité de notre fréquence vibratoire et donc de notre lien à l’énergie créatrice qui anime l’Univers.

Une impatience très forte ne suffit donc pas pour voir nos désirs se réaliser. Les choses ne bougent pas non plus par notre simple volonté mais par correspondance vibratoire. Nous devrions toujours avoir à l’esprit que l’ensemble de l’Univers fonctionne sur un mode vibratoire. Lorsque nous émettons une nouvelle fréquence, nous influençons les événements qui de façon systématique, s’accordent à cette vibration comme un diapason.

Une crise : un appel à changer d’énergie

C’est le signal qu’il faut passer à l’action pour se mettre en harmonie avec les forces créatrices de l’Univers. Apprendre dans la souffrance est une tâche longue et pénible mais n’est pas une nécessité. Ce dont nous avons besoin pour évoluer constructivement, ce n’est pas de la souffrance mais d’une conscience inspirée. Les informaticiens ont une expression qui s’applique parfaitement à la nécessité de repartir sur de nouvelles bases, peu importe ce qui s’est passé avant, c’est le « reset » ou la remise à zéro.

La découverte de notre raison d’être : une étape essentielle

Si la vie est comparable à une pièce de théâtre dont nous sommes à la fois auteur, metteur en scène et acteur, alors se pose la question : sommes-nous des figurants, des seconds rôles ou bien avons-nous réussi à endosser notre meilleur rôle, celui où nous entrons en harmonie avec notre essence profonde ? Ou encore sommes-nous de simples spectateurs ?

Notre plus beau rôle est toujours celui qui nous permet d’aimer

Chacun a quelque chose à apporter au monde mais sans volonté d’être soi, sans liberté vis-à-vis du regard des autres, il est peu probable de suivre l’élan de son cœur et de prendre les risques nécessaires pour emprunter la voie qui lui est destinée. Il est possible bien entendu possible de passer sa vie sans réaliser cet objectif mais tout devient plus enthousiasmant dès l’instant où l’on sait répondre à l’appel de notre âme. Même un petit rôle a son importance dans le jeu quantique. Nos passions sont les premiers indices de notre satisfaction à exister. Qu’êtes-vous capable de faire sans compter le temps qui passe ?

L’amour de Soi, la clé de voûte d’un jeu quantique heureux

Que ce soit dans la vie amoureuse ou professionnelle, beaucoup de gens ont tendance à reproduire le même genre de conflits. En fait, les personnes mêlées à ces conflits ne sont là qu’en écho à une vibration de mal-être.

Aller vers l’autre sous l’emprise d’un manque d’estime personnelle, d’une peur, met en place les conditions d’un futur rejet. Dire ou penser « Je suis inutile » ou « Je n’intéresse personne » ne permet pas de développer une vibration positive. Il est fondamental dans ce cas de changer radicalement de discours intérieur si l’on veut s’engager dans une voie plus épanouissante.

PLUS NOUS PRENONS CONSCIENCE DU POUVOIR DES MOTS
SUR NOTRE CHAMP ÉNERGÉTIQUE,
PLUS NOUS DEVENONS ATTENTIFS À NOTRE MANIÈRE DE NOUS DÉFINIR

Lorsqu’une personne se met à dire : « Je suis appréciée » ou « Je mérite d’être aimée » peu importe, que dans l’instant, cela soit vrai ou non, elle se donne la possibilité de devenir ce qu’elle veut être : appréciée et aimée.

Changer de vibrations après un échec sentimental

L’estime de soi est souvent mise à mal après une déception amoureuse. Vouloir construire des relations épanouissantes sans se donner le temps de reconstruire une image positive de soi est un espoir très illusoire. Après un échec sentimental, le principal risque est de se précipiter dans une nouvelle relation avec une vibration identique à celle qui a favorisé les difficultés de la relation que l’on vient de quitter.

Plus une personne arrive bien à être bien avec elle-même, moins elle se heurte à ce genre d’expériences.

L’une des meilleures façons d’enrichir notre vie est d’adopter une définition valorisante concernant l’image que nous avons de nous-mêmes. Très souvent, la relation que nous entretenons avec nous-mêmes peut-être symbolisée par une métaphore ; par exemple, « Je suis un aimant qui attire la chance », répète sans arrêt cet homme qui incarne la joie de vivre. Le fait de modifier notre définition personnelle a une influence d’autant plus positive que l’on s’applique à entretenir l’attitude correspondante au niveau de notre posture (se tenir droit, être souriant, les mains détendues…).

Il existe une véritable gestuelle du bonheur

Une excellente stratégie pour faire front à des émotions négatives est d’apprendre à utiliser notre corps car l’interaction corps-esprit est totalement réciproque. Les modèles de comportement que nous choisissons dans notre vie ne sont pas anodins : Il faut être prudent dans le choix des personnages que l’on joue. La personne qui simule régulièrement des symptômes pour se dispenser de certaines obligations intimes, familiales ou professionnelles, développe un risque réel de présenter de véritables symptômes dans le futur.

Notre corps influence notre conscience

Le changement d’état émotionnel peut même être parfois instantané grâce au mouvement. Devenir conscient de cette influence directe du physique sur le mental incite à acquérir les gestes et les attitudes qui caractérisent classiquement une personne heureuse :

  • sourire beaucoup
  • veiller à avoir le buste droit et les épaules dégagées
  • parler avec assurance
  • privilégier le mouvement

L’importance que joue le rôle du corps explique souvent l’échec de l’autosuggestion pour changer un état intérieur. Tant que le corps n’a pas intégré l’émotion souhaitée, il n’y a pas de transformation à un niveau subtil.

Il est facile de se rendre compte si une personne est confiante ou non simplement en observant sa gestuelle. Une personne qui vous assure que tout va bien mais qui parle bas et ne vous regarde pas, ne dit pas ce qu’elle pense. Une nouvelle définition positive de vous-même doit s’exprimer à travers votre visage, votre maintien, vos gestes.

Un tremplin vers la joie et la liberté

C’est en apprenant à cultiver jour après jour cette connexion harmonieuse avec l’intelligence de l’Univers que chacun peut devenir confiant dans sa capacité à s’attirer les rencontres et les circonstances propres à son épanouissement.

La compréhension des règles du jeu quantique est aussi un fantastique moyen de mettre un terme au vieux mythe qui nous fait croire qu’on ne peut gagner qu’au dépens des autres. Le sentiment d’être « séparés » constitue un des obstacles majeurs à notre épanouissement. Notre nature profonde est amour et nous avons besoin d’alimenter cette nature. En apprenant à nous mettre en phase avec la force créatrice qui soutient l’univers nous pouvons matérialiser nos désirs sans oublier d’agir pour les autres.

L’heureux paradoxe, c’est qu’en agissant pour les autres, nous agissons aussi pour nous-mêmes puisque nous sommes tous reliés dans cet immense espace que l’on appelait le vide.

SOURCE : Christian Bourit Coach en développement personnel, auteur, conférencier

Site web : www.christian-bourit.com

Votre vie est un jeu quantique

de Christian Bourit – Éditions Quintessence – Préface de Marion Kaplan.
Abandonnez définitivement la croyance que la vie est une lutte et venez jouer avec l’invisible pour faire émerger vos désirs. Dans le jeu quantique, aucune frontière ne vous sépare de vos aspirations. Il suffit de vous mettre à l’unisson des forces énergétiques de l’Univers qui ne demandent qu’à se manifester de manière harmonieuse dans votre quotidien. Apprenez à cultiver, jour après jour, cette connexion et vous serez bientôt en mesure d’écrire un nouveau scénario de votre propre vie dans la joie et la liberté. C’est là tout le propos de cet ouvrage qui offre un accès immédiat et simple à la théorie quantique.

Les forces de guérison en présence

La souffrance, qu’elle soit psychique ou physique, ne devrait en aucun cas être envisagée comme une punition, une sanction, promulguées par une aveugle fatalité ou par un Dieu vengeur. Là réside l’essence même d’une saine réflexion ouvrant la porte à tout processus de guérison…

La prééminence de l’esprit sur le corps n’est aujourd’hui plus contestée. Le point essentiel dans toutes les maladies, c’est qu’elles débutent dans la sphère énergétique pour se manifester ensuite dans le corps. C’est ainsi que s’exprime Anne Schadde, médecin homéopathe et psychothérapeute dans « Les forces de guérison », ouvrage de témoignages recueillis par Anne Devillard et publié aux Éditions Albin Michel.

Une énergie bloquée qui a du sens

Plutôt que lutter contre le symptôme, il convient de prendre conscience que lorsqu’une énergie est bloquée pour une raison ou pour une autre, nous ne l’avons plus à disposition. Ce qui est malade, explique le psychologue analytique Carl Gustav Jung, ne peut pas être simplement éliminé comme un corps étranger sans qu’il y ait le danger de détruire en même temps quelque chose d’essentiel qui devrait aussi vivre. Pour que le principe de guérison se mette en place, il est donc important de donner sens à la mal a dit. Anne Schadde, en tant qu’homéopathe, rejoint le spécialiste de la psyché en assurant que la maladie représente une possibilité de réintégrer quelque chose qui s’est déséquilibré.

L’autoguérison, une faculté innée à stimuler

Le principe de guérison est inhérent à chaque être humain. Les médecins ont d’ailleurs l’habitude de dire, à la suite de Pasteur : Le microbe n’est rien, le terrain est tout. Le terrain ne se résume pas à une addition de molécules. Il est aussi travaillé, conditionné par le psychisme. Clemens Kuby, réalisateur de films documentaires, s’est sérieusement intéressé au processus d’autoguérison dont nous sommes tous bénéficiaires. Il s’étaye sur sa propre expérience et signale que les guérisons spontanées ne relèvent pas du miracle mais elles dépendent d’un travail concentré de la conscience…

L’autoguérison est une de nos facultés innées, continue-t-il. Tous les auteurs de la Pensée positive, depuis le pharmacien Émile Coué jusqu’au docteur Joseph Murphy, en passant par Norman Peale, ne renieraient certainement pas ces propos de Clemens Kuby affirmant l’importance d’un bon positionnement du psychisme pour stimuler cette faculté innée, toujours disponible au plus profond de nous-mêmes : La qualité de nos pensées, dit-il, relève de notre seule responsabilité. C’est pourquoi il faudrait toujours couper court aux pensées négatives dès qu’elles apparaissent…

Les voies multiples de la guérison


Il n’existe aucune recette de guérison unique pour tout un chacun, en dehorsévidemment des protocoles médicaux. Quoique ! En effet, on s’aperçoit que pour un même traitement d’une maladie identique, les patients réagissent avec des différences notables. C’est bien là encore la preuve que le terrain psychosomatique joue à au moins 50 %. De par cette unicité de l’être, la guérison passe parfois par des voies différentes bien que complémentaires. Le yoga du rire, par exemple, est intégré avec succès dans les hôpitaux indiens. Au vu de résultats objectifs, le mouvement gagne peu à peu l’Occident. 

Nous devrions utiliser davantage les stupéfiants que nous autoproduisons dans notre corps, explique Heiner Uber, auteur du « Principe du rire ». Dans le hasya yoga (yoga du rire), une demi-heure de rire intense suffit à activer les endorphines et la dopamine dans le système mésolimbique dopaminergique, une partie du système limbique qui régit les émotions comme la joie, l’euphorie, mais aussi l’agressivité et la peur. Ces neurotransmetteurs propagent les signaux de cellule nerveuse en cellule nerveuse, ce qui fait que nous commençons automatiquement à nous sentir bien…

Reconnexion et méditation

Il existe en chacun de nous une sphère que le moine bénédictin Willigis Jäger, spécialiste du Zen, qualifie comme étant la source ultime. Quand nous sommes de nouveau connectés avec notre être le plus profond, explique-t-il, nous sommes en contact direct avec les énergies organisatrices, harmonisantes et guérisseuses. Il n’y a pas de meilleure médecine que notre être profond… La pratique de la méditation, sous toutes ses formes, pour peu qu’elle nous relie à ce que nous sommes fondamentalement, constitue donc une voie de plus sur le chemin de la guérison…

SOURCE ; écrit par Jean Vivien pour le magazine en ligne SIGNES ET SENS

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

SYMBOLE DE LA GUERISON

La situation habituelle de nos sociétés, celle plus précisément de l’humanité, est celle de l’opposition, celle de la dualité dans sa version « opposition », celle de deux serpents, par terre, en train de s’affronter, en train de se battre. La situation de l’humanité est celle d’un énorme déficit d’Unité, dans la disharmonie et le déséquilibre.

La guérison de l’humanité suppose l’intervention de l’Unité. Si, d’une manière ou d’une autre, les humains réussissent à infuser cette Unité dans leur réalité ordinaire disharmonieuse, ils verront se réaliser cette guérison, ils verront leurs « serpents » cesser de se battre et trouver leur complémentarité tout en s’élevant, ils verront croître leur société dans toutes ses dimensions. Les humains ont le choix : ils peuvent vivre en opposition et en dysharmonie, ou en complémentarité et en harmonie. Tout dépend, en définitive, de la place qu’occupera l’Unité, cette réalité non ordinaire, dans leurs vies.

Les pratiques de vie intérieure mentionnées plus haut, et tout particulièrement la répétition du Mantra Universel OM, sont toutes destinées à permettre cette infusion de l’Unité dans la dualité problématique de la vie ordinaire et sa transformation harmonieuse et équilibrée. Et il ne peut pas y avoir de guérison véritable sans cette médecine qui s’appuie sur l’Unité.

Beaucoup d’adolescents portent sur eux des vêtements, des bracelets, des bagues décorés du symbole chinois du Yin / Yang, symbole de la dualité. Ils le portent comme un élément décoratif sans en comprendre vraiment le sens. Pourtant ils sont dans cette phase de leur vie où ils expérimentent en direct et avec toute l’intensité de la jeunesse, la dualité dans toute son exigence, son âpreté et ses risques : ils sont à la fois déjà adultes et encore enfants, déjà indépendants et toujours dépendants. Leur défi est d’apprendre à vivre cette période de la manière la plus agréable et la plus constructive possible. La clé leur en est donnée par ce symbole : dans le blanc, il y a toujours un petit peu de noir, et dans le noir, toujours un petit peu de blanc. Dans leur indépendance, qu’ils réclament souvent à grands cris, les adolescents trouveront une dépendance, et inversement dans leur dépendance à leurs parents et maîtres, ils reconnaîtront une liberté. Les Colombiens engagés dans des conflits sanglants pourraient de la même manière changer leur vision du monde en considérant le point noir en eux et le point blanc chez leurs adversaires.

 La dualité est la première de nos conditions d’existence : elle concerne notre réalité quotidienne, ordinaire. Mais il est une autre condition d’existence qui nous touche aussi : l’Unité. Cette Unité n’est pas aussi évidente que la première, la dualité, elle ne s’impose pas à tout le monde comme une évidence. L’Unité concerne la réalité non ordinaire de notre existence, une réalité beaucoup plus subtile et discrète, mais fondamentale. Elle suppose un effort, un travail, pour être perçue. Ce principe d’Unité a pouvoir sur la dualité. C’est ce principe d’Unité, qui, touchant la dualité, l’influençant, l’infiltrant, infusant en elle, la fait passer de son expression « opposition » à son expression « complémentarité ».

Su acción está simbolizada por el Caduceo, símbolo clásico de la curación. Se observa un bastón central en la cima del cual están las figuras de las alas del Espíritu; el conjunto representa la Unidad, atributo de lo Divino. Este tiene poder sobre las dos serpientes, la dualidad, y las obliga a ordenarse armoniosamente, a erigirse alrededor del eje que constituye y a expresar así la dualidad en su forma de « complementariedad ».

http://www.chorand.com

Son action est symbolisée par le Caducée, symbole classique de la guérison. On y voit un bâton central au sommet duquel sont figurées les ailes de l’Esprit, l’ensemble représentant l’Unité, attribut du Divin. Celui-ci a pouvoir sur les deux serpents, la dualité, et les oblige à s’ordonner harmonieusement et à s’élever autour de l’axe qu’il constitue et à exprimer ainsi la dualité dans sa forme « complémentarité ».

Publié dans LA GUERISON DE L’HUMANITE

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Annoncer une mauvaise nouvelle

Annoncer une mauvaise nouvelle est toujours difficile, que l’on se place du côté du soignant qui reçoit un patient et doit la lui annoncer ou du côté du patient qui la reçoit. Cette annonce va changer radicalement le cours de la vie du patient et sa perception de l’avenir. La difficulté que les professionnels de santé peuvent ressentir pour l’annoncer est liée à cet état de fait, il est toujours difficile de dire à une personne que ses projets de vie sont remis en cause.

Il n’y a pas une annonce, mais une succession d’annonces, tout au long de la prise en charge, au rythme des patients, à laquelle participe chaque professionnel d’une équipe.

Qu’est-ce qu’une mauvaise nouvelle ? Une mauvaise nouvelle est « une nouvelle qui change radicalement et négativement l’idée que se fait le patient de son (…) être et de son (…) avenir».

Elle ne concerne pas uniquement un diagnostic, mais aussi les conséquences possibles de la maladie ou des traitements, à type, par exemple, de handicap ou de déficience. Elle peut être ressentie comme une condamnation à mort, mais aussi une condamnation à mal vivre. Elle peut être certaine ou possible, immédiate ou future. Elle peut également poser la question de la transmission génétique aux descendants, d’une probabilité d’atteinte d’autres membres de la famille, de la contamination d’autrui. Elle reste néanmoins subjective, intimement liée à l’histoire du patient. La perception de ce qu’est une mauvaise nouvelle peut donc être différente entre le médecin et le patient.

La perception qu’en a le médecin est parfois éloignée de celle qu’en a le patient : « Essentiellement individuelle, la réaction à la maladie est imprévisible et mouvante, à la fois dépendante et détachée de la sévérité de l’affection (…) l’histoire personnelle du sujet influence la façon dont la maladie est reçue, vécue, intégrée » . Si la mauvaise nouvelle concerne le patient par la modification radicale du cours de sa vie, les difficultés du médecin face à l’annonce d’une telle nouvelle doivent également être explorées. Il s’agit de la difficulté à dire pour le médecin. Il doit pouvoir proposer tout type d’aide au patient en élargissant le champ du strictement médical à l’ensemble de la sphère médico-sociale. II. Annoncer, informer pour quoi faire ?

Annoncer c’est « communiquer », « faire savoir » que quelque chose existe et/ou va se produire.

Ce n’est pas seulement informer, ni même « faire comprendre », mais c’est transmettre quelque chose de complexe et d‘élaboré. Les patients ne sont pas nécessairement familiers avec le savoir dont dispose le médecin. Annoncer, c’est cheminer avec un patient vers la connaissance qui le concerne. Les annonces, tout au long du processus d’accompagnement, doivent donc permettre aux professionnels de donner au patient les informations dont il a besoin. Le médecin a un rôle particulier dans ce processus puisqu’il est souvent le premier à annoncer le diagnostic.

L’annonce revient à définir une perspective pour le patient, elle a un effet structurant quand elle est adaptée. « Personne ne contestera que ce qui est terrible et connu vaut toujours mieux que ce qui est terrible et inconnu. Dans les vieilles formules magiques, le diable est souvent conjuré parce qu’il dit son nom.» L’annonce « met aussi un terme à une période d’incertitude, coupe court aux suppositions et interprétations erronées ». Elle permet de nommer la maladie. L’annonce a un effet fondateur de la relation médecin-malade. Le patient a besoin d’un référent. Il va le choisir comme la personne qui lui a donné les éléments de réponse dont il avait besoin. « La qualité des liens futurs entre les personnes concernées et le médecin dépend beaucoup de la communication qui s’établit lors de la consultation d’annonce.»

Souvent l’émotion est tellement forte lors de la première annonce que le patient n’entend qu’une petite partie de ce qui est dit. On parle alors de sidération. Lors de la consultation où est réalisée la première annonce, tout ne peut être abordé, le patient a besoin de temps. Les différentes étapes du processus d’acceptation de la perte ou du deuil ont été décrites comme : le choc, la colère, la dénégation voire le déni, le marchandage, la dépression, l’acceptation. Le déroulement de ce processus n’est pas uniforme, il varie selon les personnalités et les situations. Mais ce qui est constant chez le patient, c’est le besoin d’être entendu, compris et accompagné à son rythme. En fonction de son cheminement personnel, chaque patient a une aptitude particulière à intégrer les informations, c’est pourquoi elles devront lui être redonnées par les différents intervenants, à différents moments.

SOURCE : Service Evaluation des Pratiques – Février 2008 https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2008-10/mauvaisenouvelle_vf.pdf

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Prescrire des médicaments pour le plaisir

Les médecins ne prescrivent jamais un médicament au hasard. Ils le sélectionnent parce qu’ils considèrent que, pour une personne donnée et généralement en face d’eux, cette prescription produira les meilleurs résultats. Dans ces conditions, comparer des patients traités par des médicaments différents présente une difficulté : compare-t-on des molécules ou les inclinations (conscientes ou non) des médecins ? Grâce au tirage au sort, le problème disparaît. Mieux encore, l’utilisation de placebos offre une pierre de touche idéale pour mesurer l’efficacité « absolue » d’un traitement.

Mais des remparts ont été érigés afin de protéger l’individu des considérations générales. D’une part, le credo officiel de la « médecine fondée sur des faits prouvés » affirme que, si la décision médicale repose sur des études statistiques, elle dépend également des préférences du patient et de l’expérience du clinicien. D’autre part, les déclarations internationales encadrant la recherche promeuvent des principes éthiques visant à placer la protection du patient et le respect de sa dignité au cœur des préoccupations. Le paragraphe 33 de la déclaration d’Helsinki, rédigée en 1964 par l’Association médicale mondiale (AMM), proclame ainsi : « Les bénéfices, les risques, les inconvénients, ainsi que l’efficacité d’une nouvelle intervention doivent être testés et comparés à ceux des meilleures interventions avérées. » Qu’importent les exigences des statisticiens et leur goût pour les placebos : la protection du patient impose de ne comparer les nouveaux traitements qu’aux meilleurs déjà disponibles.

En somme, selon l’AMM, l’intérêt individuel (la protection des personnes) primerait l’intérêt général (la quête des meilleures données statistiques) dans le domaine de la santé. Dans les faits, l’existence d’un marché mondial du médicament avoisinant les 1 000 milliards de dollars en 2012  dénature parfois le sens des déclarations humanistes…

L’industrie préfère les études versus placebo — on prend moins de risques à comparer ses trouvailles avec rien, plutôt qu’avec un autre médicament. Or, heureux hasard, l’exigence éthique de la comparaison face au meilleur traitement existant se contourne sans peine : il suffit de réaliser l’essai dans un pays où cette médication n’est pas disponible, car trop coûteuse. La société Johnson & Johnson a ainsi réalisé un essai versus placebo sur l’effet d’un antipsychotique en Inde, ce qui serait inconcevable en France.

Parfois, les autorités sanitaires imposent elles-mêmes des études reposant sur des comparaisons versus placebo, malgré l’existence d’un médicament efficace sur le marché.

En effet, les sociétés pharmaceutiques évaluent elles-mêmes les molécules qu’elles souhaitent mettre en vente. Une situation de conflit d’intérêts patente — et assumée — que les autorités désamorcent en exigeant de l’industrie qu’elle suive des protocoles spécifiques. Dans ce cas de figure, pas d’autre solution que le recours au placebo. Pourquoi ?

En général, les essais thérapeutiques visent à démontrer la supériorité d’un nouveau produit par rapport au meilleur produit existant. Toutefois, dans l’état actuel de la recherche, les médicaments s’améliorent moins par leurs performances brutes contre la maladie que par la réduction de leurs effets indésirables. Cet élément non négligeable pousse les autorités à modifier leurs exigences : les études n’auront plus comme objectif de démontrer une « supériorité », mais une « non-infériorité ». En d’autres termes, il s’agit de garantir que le nouveau produit n’est pas inférieur au meilleur produit de référence.

Objectif facile à atteindre : il suffit de mal réaliser l’étude comparative, ou de noyer les effets des médicaments évalués dans le « bruit » statistique (les inévitables entorses au protocole, les erreurs de mesure ou de saisie des données, etc.), pour obtenir un résultat de non-infériorité. On conçoit l’intérêt pour une entreprise pharmaceutique dont le chiffre d’affaires dépend de la mise sur le marché de nouvelles molécules de faire preuve d’une telle négligence. Les autorités sanitaires ont trouvé une solution : ajouter aux essais un groupe de patients sous placebo, obligeant ainsi les laboratoires à démontrer que les médicaments actifs sont plus efficaces qu’une absence de traitement. On dit alors que le groupe sous placebo « valide » l’essai.

Autrement dit, dans certains cas bien précis, on accepte de faire passer au second plan l’intérêt individuel (le droit des patients à recevoir soit la molécule testée, soit le meilleur médicament disponible), dès lors que sa défense a priori pourrait permettre à l’industrie de tromper la société. Le paragraphe précité de la déclaration d’Helsinki précise que le sujet d’essais cliniques bénéficiera des meilleurs traitements disponibles sauf « lorsque, pour des raisons de méthodologie incontournables et scientifiquement fondées, l’utilisation de toute intervention moins efficace que la meilleure éprouvée, l’utilisation d’un placebo, ou la non-intervention, est nécessaire afin de déterminer l’efficacité ou la sécurité d’une intervention ».

Général contre particulier. Dans les conditions actuelles de production des traitements, le monde de la médecine peine à dessiner une frontière étanche entre ces deux préoccupations. Le pourrait-il d’ailleurs seul, quand les comités d’éthique eux-mêmes échouent à identifier des principes immuables valables en toute situation ? Peut-être pas. Il reviendrait alors à la médecine de reconnaître la nature éminemment politique d’une partie de son activité et de se rapprocher des sciences humaines et sociales dont elle s’est sans doute trop longtemps éloignée.

Bruno Falissard

Professeur de biostatistique à la faculté de médecine de Paris-Sud.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

L’AMOUR, LA MÉDECINE ET LES MIRACLES

Ainsi le Dr Bernie Siegel titrait-il son besteller il y a une vingtaine d’années.

L’Amour, qui permet aux êtres vivants de vivre en unité sans conflit, est à la base de bien des miracles ou de guérisons spontanées en médecine.

L’Amour, c’est ce qui devrait animer les fabricants de médicaments et d’appareils de bien-être en tout genre car dans le cas contraire le patient n’est pas aidé à guérir mais utilisé comme un produit.

L’Amour devrait être le premier critère de sélection des futurs médecins afin qu’ils puissent faire preuve d’assertivité, d’empathie et de compassion.

Aujourd’hui, le fait est que le profit prime souvent sur l’Amour. Industriels pharmaceutiques et soignants souffrent de conflit d’intérêt. Le triste constat qui émerge est que, même si la médecine soigne de mieux en mieux, elle le fait de manière de plus en plus inégalitaire et onéreuse pour en fin de compte, trop souvent, ne pas guérir.

Le nombre de personnes qui souffrent d’une maladie chronique incurable et qui sont médiquées à vie ou à mort, étant donné les effets secondaires qu’ils finissent par présenter, est de plus en plus élevé.

Dieu merci, il y en a quand même certains qui guérissent spontanément et miraculeusement à tous les stades de la maladie et même en phase terminale.

De nombreux cas de guérisons spontanées sont répertoriés dans la littérature médicale sous le nom de « Rapports de guérisons inexplicables ». Les patients prennent eux aussi la plume et sont de plus en plus nombreux à témoigner de leur expérience de guérison à travers les médias. L’espoir d’innombrables personnes confrontées à la maladie se réveille. Chacun réalise que les guérisons spontanées ne sont pas tombées du ciel, que ce sont certes des miracles au vu des diagnostics qui avaient été prononcés mais que ces personnes souffrantes ont belle et bien posé des actes qui ont illuminé les zones sombres de leur vie.

Depuis le schisme entre la science et la religion, les médecins athées réfutent les miracles. Pourtant, l’illustre Ambroise Paré ne disait-il pas : « Je soigne, Dieu guérit » ?

Pourtant bien des croyants dans la médecine ou la religion meurent avec les meilleurs traitements préconisés par la science et leurs prières semblent rester sans réponse. Cela signifie-t-il que Dieu n’existe pas ? Ou que ce sont les médicaments qui sont inefficaces ?

Quoi qu’il en soit, il y a la Foi qui, elle, permet de dépasser bien des croyances du genre « foutu », incurable, impossible ». Et il y a l’Amour qui permet de faire le deuil de ce qui est douloureusement vécu jusqu’à ressentir le Pardon et pouvoir ainsi s’en remettre à la Grâce de nouveaux possibles, gages de Ré-union et du retour de la Lumière. Cette Lumière qui est en effet indispensable à notre vie, car c’est elle qui permet à chacun d’éclairer le côté obscur de la Force.

En faisant la lumière avec foi et amour sur les secrets occultés de notre généalogie, le vécu de nos parents pendant notre périnatalité et leur impact sur notre biographie, il nous devient possible de poser un autre regard sur notre maladie. Il nous devient possible de réaliser et de ressentir qu’elle n’est pas là pour nous faire souffrir et mourir, mais pour nous faire évoluer et nous permettre de vivre plus harmonieusement avec nous-mêmes.

Nous pouvons ainsi passer de l’inconscient mortifère à l’inconscient créateur et poser des actes de guérison.

La science préfère utiliser des termes comme effet placebo (je plais) ou nocebo (je nuis). Mais qu’est-ce que finalement l’effet placébo si ce n’est notre capacité à guérir, et le nocebo, à nous nuire.

Et si la clé de notre guérison spontanée résidait en fait dans la mise en lumière de ce que nous ressentons comme nuisible (nocebo) et dans notre capacité à changer notre image mentale de ces situations vécues douloureusement ? Si la clé était de transmuter nos émotions nocebo en placebo pour retrouver l’amour et l’unité avec toutes les créativités des règnes du vivant ? Nous arrêterions ainsi de nous tuer à petit feu et deviendrions capables de rajouter de la vivance à la vie qui coule en nous. Ces clés sont bien évidemment dans nos mains mais nous ne mettons pas toute notre énergie à les faire nôtres.

La foi ne se trouve que dans notre capacité à ressentir la magnificence de la vie. Connectés à ce ressenti, nous expérimentons la puissance créatrice présente en toute vie. Il nous est alors possible de déplacer des montagnes.

La sagesse mathématique hébraïque (Kabbale) nous donne peut-être aussi la clé des ingrédients essentiels à cultiver pour enrichir la foi et devenir puissant au-delà de toute limite. En effet, la valeur des mots Amour et Unité en hébreu est 13.


Si nous additionnons la valeur Amour et Unité, soit 13 + 13, nous obtenons 26. Et la valeur 26 en hébreu correspond au Nom de Dieu (Yod Hé Vav Hé). Est-ce un hasard ?

Le bestseller du Dr Bernie Siegel et de ses patients, même s’il a 20 ans d’âge n’a pas pris une ride. La recherche de l’amour et de l’unité au sein de la science et de nos existences reste l’unique voie du miracle, celle qui nous donne des ailes et signe ainsi notre réjouissance de la vie et d’être en vie. Qu’on se le dise !

EXTRAIT « L’amour, la médecine et les miracles » –  Dr Bernie Siegel – Ed Poche

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

La médecine s’adressant aux pauvres

L’hygiène est la science qui enseigne le secret de nous préserver des maladies qui nous menacent ; c’est la conservation de la santé et la prolongation de la vie ; c’est donc aussi la prolongation du bonheur, puisque sans la santé, l’existence est pénible, la vie à charge. La santé qui est le plus précieux des biens est aussi le plus gaspillé des trésors.

L’art de conserver la santé consiste dans l’application des règles hygiéniques, et si chacun voulait utiliser nos conseils, il réussirait à maintenir ou à ramener facilement dans leur état normal les rouages de cette machine compliquée que nous appelons le corps et le soustrairait à bien des maladies que l’ignorance seule laisse souvent développer en nous au préjudice de notre santé de notre repos, de notre bourse et souvent même de notre vie.

On dit couramment qu’il vaut mieux prévenir le mal qu’avoir à le soigner et qu’il est plus agréable de payer son boulanger que son médecin.  Les propos sont parfaitement juste et peuvent se traduire en la formule suivante ; faites de l’hygiène pour prévenir les maladies, c’est à dire soignez vous avant d’être maladie. Or, se soigner ne veut pas dire avaler des drogues ; se soigner, c’est prendre soin de sa personne, et parmi les plus indispensables, la propreté tient le premier rang. Pour être propre, il ne suffit pas de se débarbouiller la figure et les mains tous les matins dans une petite cuvette qui contient la valeur d’un verre à ligueur d’eau ; la propreté, c’est quelque chose de plus compliqué.

Tous les matins, dans une large cuvette, bien profonde, bien remplie d’eau, vous puisez largement à l’aide d’une serviette, d’une serviette-éponge ou d’une éponge, le liquide nécessaire à vous débarbouiller à fond le visage, le cou et les épaules – n’épargnez pas le savon, puis rincez à grande eau. Après, c’est le tour des mains, des avant-bras et des bras.

Frottez, frottez toujours, c’est la santé du corps. Toutes les semaines, prenez un grand bain tiède toujours à grand renfort de savon ; ce qui ne vous empêchera pas de vous ablutionner dans votre tub tous les matins, si vous aimez l’eau froide, ou de prendre un bon bain de pieds.

Quand vous en avez fini avec la peau, nettoyez-vous les dents avec une brosse et un demi-verre d’eau bouillie dans laquelle vous ajouterez quelques gouttes d’un élixir antiseptique quelconque. Répétez cette opération après chaque repas, et vous vous en trouverez bien.

Est-ce tout ? Non. Faites vous les ongles ; lavez-vous les mains plusieurs fois par jour ; changez de linge pour la nuit ; changez souvent le linge qui touche directement vote corps. Voilà le minimum des soins de propreté que doit prendre toute personne ayant la prétention d’être propre.

Rédigé au début du XXè siècle par le docteur Beauvillard, Le Médecin des pauvres a connu plus de 40 éditions et un succès phénoménal.

Le tirage annuel du titre était de 500000 exemplaires. Il n’avait plus été réédité depuis es années 1940. Cet ouvrage propose une nouvelle édition augmentée et mise à jour, avec plus de 500 conseils et recettes pour éloigner le médecin et se soigner de manière naturelle !

A la fois manuel d’herboristerie répertoriant les plantes médicinales les plus utilisées et leur vertus, précis de médecine présentant l s maladies les plus communes et leurs remèdes naturels, cet ouvrage rend hommage aux recettes de nos aïeux et aux connaissances pratiques de ces derniers….

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Une médecine empirique avec Francesca

Chacune détient un rôle, des savoirs particuliers, de la femme enceinte qui prépare sa tisane rafraîchissante à la mère de famille qui fait bouillir la tizan tanbav, de la tisaneuse sollicitée afin de préparer un sirop contre la toux, parce que le médicament du docteur ne suffit pas, au dévinèr ou au traitèr qui sera consulté si, malheureusement, les symptômes persistent.

Un tel système pourrait sembler figé. Mais il n’en est rien. Diverses modifications et réinterprétations existent, liées aux transmissions culturelles et conséquences des apports exogènes. L’utilisation des plantes évolue, selon leur fréquence dans la nature 134 et leur efficacité observable. Ainsi, à Rodrigues, certainement influencées par l’excellent travail d’information fourni par la Mauritian Wildlife Foundation, plusieurs jeunes femmes nous ont dit ne plus utiliser certains végétaux, par exemple le café marron, végétal qu’elles remplacent, pour les recettes de tisanes, par un composant plus facile à trouver dans la nature et aux effets équivalents.

De nouvelles plantes sont « testées » par les tisaneurs.

 Noélla, tisaneuse et détentrice d’un don, ramasse en forêt et teste de nouvelles simples à partir des réactions des « mouches à miel » [abeilles] : si celles-ci se détournent d’une plante, c’est qu’elle est toxique, qu’il ne faut pas la ramasser ; si, au contraire, elles s’en approchent, c’est que le végétal est comestible. Il ne faut pas négliger non plus l’influence des modes, telles qu’elles sont notamment véhiculées par les médias, en particulier la télévision.

La mode de l’utilisation de l’aloès 137 dans les crèmes de beauté et dans les préparations pharmaceutiques a eu diverses répercussions dans la population : à Rodrigues, il y a parfois confusion entre le terme scientifique Aloe vera et le végétal correspondant au terme vernaculaire aloès 138. D’autres personnes, plus averties, font d’elles-mêmes une correspondance entre l’aloès de la pharmacie et le mazambron 139. On a signalé à Maurice de nombreux vols de pieds d’aloès dans les jardins, les végétaux dérobés étant revendus à la sauvette aux abords du marché de Port-Louis

De la maladie à traiter à la demande de grâce adressée à une divinité en cas de problème grave, la religion est omniprésente dans les données recueillies sur les trois îles des Mascareignes. Liée à l’interprétation de chaque événement, bénéfique ou maléfique, elle s’avère inséparable de l’ensemble des savoirs féminins, même lorsque ceux-ci semblent ne concerner que le rapport au corps, aux plantes ou à la préparation de tisanes.Chaque composante des conduites familiales et thérapeutiques peut en effet être associée à une autre qui voit se rejoindre les religions en présence.

L’hypothèse d’un système médical autonome issu des connaissances des anciens et commun aux îles est renforcée par l’existence de nombreuses « maladies-que-le-docteur-ne-connaît-pas » (ainsi que les nomment fréquemment diverses interlocutrices), nommées en anthropologie culture-bound syndrome (Yap, 1967)

Le terme tanbav 143 est généralement défini comme une maladie du petit enfant, inconnue des médecins, qui se caractérise par des problèmes intestinaux et digestifs (notamment des coliques) et de peau. Ce terme est absent de la nomenclature des pathologies biomédicales. Dans leur Dictionnaire malgache-français, Abinal et Malzac le définissent, sans plus de précisions, comme « une maladie des petits enfants, qu’on suppose venir de la mère » (en raison de l’étymologie du terme vavy, la femme, l’épouse) 144, le même terme désignant également le remède contre cette maladie – Mampisotro tambavy ny ankizy (faire boire le tambavy aux enfants) (1993 : 657). Il y a deux siècles, tambavy désignait à Madagascar, et de manière générique, les diarrhées vertes du nouveau-né 145. De nos jours, outre la maladie infantile tambavy, il désigne l’ensemble des remèdes et des tisanes vendues dans un but thérapeutique.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Une médecine villageoise influencée par la médecine ayurvédique

Les savoirs villageois qu’avaient apportés avec elles aux Mascareignes les femmes originaires de petits villages du sud de l’Inde étaient hérités d’une forme populaire de la médecine ayurvédique, qui est la médecine savante de l’Inde. Celle-ci est en fait peu éloignée de la médecine européenne des humeurs puisqu’elle comprend « trois humeurs : la bile, le flegme et le vent ou pneuma, entre lesquelles l’équilibre définit la santé » (Zimmermann, 1989 : 17).

Cet auteur précise que les maladies typiques de la côte de Malabar sont « la fièvre paludéenne et toute la rhumatologie, que les médecins ayurvédiques rangent sous la rubrique des maladies “dues au vent” », assez proches de l’ensemble des affections regroupées sous le terme générique de fréchèr (fraîcheur) à Rodrigues – ce qui, comme on le verra plus loin, ne signifie nullement que la nosologie populaire 66 en usage sur cette île soit directement liée à la médecine d’origine indienne. « Aux rhumatismes qui dominent dans cette région indienne de très fortes moussons, répondent les remèdes composés à base de cocktails d’épices. » (ibid., p. 15).

De ces savoirs originaires de l’Inde, les femmes des Mascareignes ont conservé de nombreux usages, dont celui de l’eau de riz contre la diarrhée, des épices, tel le safran 67, comme antiseptique ou dans les préparations contre la grippe ou la toux, des clous de girofle pour les maux de dents.

CULTURE DU BULBE DE SAFRAN

Lorsqu’on plante des bulbes de safran pour la première fois, il faut choisir une portion de terre vierge, sur laquelle aucun tubercule ou bulbes de safran n’a été planté auparavant, si possible (si non, au moins pas dans les dix dernières années). Avant de planter, il est conseillé de labourer le sol de 20 à 50 centimètres en profondeur pour que le sol où l’on va planter soit bien aéré, et d’incorporer du fertilisant naturel pendant le procédé. Le type de sol que l’on trouve en Espagne nécessite particulièrement cette préparation avant la plantation. Pour la culture du safran, il est idéal de planter les bulbes sur des lits surélevés pour faciliter l’irrigation et le drainage. L’irrigation doit être minimale une fois que des feuilles commencent à pousser sur les bulbes.

La plantation se fait en août et en septembre (mars/avril dans l’hémisphère sud), soit à la main, soit à la machine, et la récolte à la fin du mois d’octobre et mi-novembre, approximativement huit semaines après la plantation. Le safran crocus est une plante qui adore le soleil, elle préférera donc être plantée dans des champs secs et ouverts plutôt qu’à l’ombre.

En général, on plante les bulbes entre 7 et 15 centimètres de profondeur dans le sol. Plus ils sont plantés en profondeur, moins les bulbes vont se multiplier, la récolte sera moins importante, mais la qualité des fleurs produites sera meilleure.

Respectez le « système de rangées » lorsque vous plantez des bulbes. Chaque rangée est idéalement situé à 15-20 centimètres de distance de l’autre. Creusez la première rangée et la remplir avec bulbes de safran. Lorsque vous creusez la deuxième rangée, utilisez la terre que vous retirez, pour recouvrir les bulbes plantés dans la rangée précédente, et ainsi de suite. Maintenez les rangées surélevées pour le drainage et la ventilation. Formez un lit de terre et laissez suffisamment d’espace pour faire une allée sur laquelle on peut marcher entre chaque lit, de manière à ce qu’il soit facile d’accéder aux champs de crocus quand vous devrez vous occuper du désherbage, de l’arrosage, et plus tard, de la récolte.

Le rapport avec la médecine ayurvédique

L’Ayurdeva repose sur l’harmonie entre le corps et l’esprit, cette pratique offre de nombreux bienfaits comme la réduction du stress, l’élimination des toxines, l’amélioration de la circulation… Si les soins sont souvent des techniques de massages bien précises, l’Ayurveda propose aussi de réadapter son mode de vie afin d’être en meilleur harmonie et en meilleure santé.

L’Ayurveda est avant tout un système de médecine holistique et préventive.

Son rôle est d’apporter des connaissances et des pratiques ciblées de sorte que le corps et l’esprit puissent être en harmonie et en pleine forme.

L’Ayurveda nous enseigne que pour être en bonne santé nous avons besoin d’un bon fonctionnement corporel, mais que nous devons combiner la santé physique avec la santé mentale et émotionnelle. Ceci implique de comprendre le mode de vie qui nous convient le mieux en adaptant notre alimentation, notre sommeil, nos communications, nos interactions et bien plus encore.

L’Ayurveda est une des médecines traditionnelles reconnues et répertoriées par l’OMS comme étant un système de santé naturel, traditionnel et intégratif.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Guérisseuses et tisaneuses

Il est malaisé d’effectuer de façon nette la différence entre guérisseuse et tisaneuse.

Il semble que celle-ci réside dans le mode d’apprentissage de sa fonction par l’individu : les savoirs des tisaneuses sont transmis par le biais de canaux inter- ou transgénérationnels, par des pairs, des membres de la famille ou des proches. Il n’en va pas de même pour les guérisseuses. Celles-ci, qui sont souvent en même temps tisaneuses, déclarent avoir reçu leurs connaissances sous la forme d’un don, dont l’origine est fréquemment attribuée à un ancêtre (le don est alors transmis de génération à génération) ou à une divinité, que celle-ci soit chrétienne (la Vierge Marie, saint Michel, saint Expédit, sainte Rita) ou hindoue (Mariamen 56, Petiaye 57). Un don généralement vécu comme une charge, contraignant la personne qui en est dépositaire à soigner ses semblables et qui concerne la plupart du temps des affections comme les brûlures ou les dartres.

Des constantes se retrouvent aussi dans la manifestation et la découverte du don. Celui-ci survient d’ordinaire à la suite de prières destinées à demander la guérison, la future guérisseuse faisant le serment de rendre la grâce qui lui serait faite.

Les tisaneuses et les guérisseuses qui préparent les remèdes sont sollicitées par la population, hors du « circuit » classique de la médecine occidentale moderne, soit en amont, le recours au docteur étant envisagé quand le remède traditionnel s’avère inopérant, soit en aval quand le « docteur ne peut rien ». Les médecins ne sont pas tenus au courant des démarches des familles, en raison, disent les interlocutrices, de leur méconnaissance de certaines « maladies créoles » et de la peur du jugement qu’ils seraient susceptibles de porter.

À La Réunion, de nombreux tisaneurs (dont une majorité de femmes) sont présents tous les jours sur tous les marchés de l’île, ainsi qu’à certains emplacements connus de tous, comme au pied de l’horloge à eau de Bois-Court dans les Hauts du Tampon ou encore chez certains bazardiers.

 Les végétaux sont vendus soit bruts, sous forme de morceaux d’écorce ou de paquets de feuilles, soit déjà conditionnés et au poids. Il est à noter que, depuis quelques années, divers pharmaciens également herboristes ajoutent une caution scientifique à l’utilisation des végétaux en intégrant à leur rayon de parapharmacie un certain nombre de préparations traditionnelles. À Maurice, même si, de fait, ce sont souvent les femmes qui sélectionnent les végétaux, des tisaneurs hommes sont présents sur les marchés de Port-Louis et de Rose-Hill

Les préparations qu’ils vendent sont des compositions de plantes prêtes à utiliser et déjà dosées, la vente s’accompagnant de conseils thérapeutiques et de préparation. À Rodrigues, certains végétaux d’usage courant, comme la menthe 59, le petit basilic 60 ou l’ayapana 61, sont vendus sur le marché de Port-Mathurin. Cependant, il ne semble pas y avoir de tisaneur sur cette île, au sens qu’a ce terme à La Réunion ou à Maurice. Le mot de tisaneur (tisanèr), quand il est employé à Rodrigues, paraît devoir être assimilé à celui de remédyèr et désigner la catégorie ultime en termes de technicité, celle qui qualifie à la fois les tradipraticiens et les leveurs de sorts.

 La préparation de tisanes complexes est alors associée à un ensemble thérapeutique composé de remèdes à base de végétaux, de prières (catholiques essentiellement) et de passes 62. Il est à noter que, dans la société rodriguaise, fortement patriarcale, des femmes exercent cette fonction en raison de leurs savoirs liés aux plantes.Il est donc nécessaire de distinguer plusieurs catégories de détentrices de savoirs. À La Réunion, Annick exerce la fonction de guérisseuse 63. Atteinte il y a plusieurs années d’un cancer avec métastases, elle était condamnée par les médecins. Son mari partit au cimetière implorer ses propres parents, qui, de leur vivant, étaient guérisseurs, afin qu’ils rendent la santé à son épouse, en jurant de faire construire une chapelle si sa femme guérissait. Annick parle d’un rêve qu’elle a eu :

J’étais sortie de l’hôpital pour le week-end et on était partis au cimetière prendre des plantes sur la tombe de son papa. Le soir, un autre rêve, très fort, vint alors que j’avais l’impression de m’être juste endormie : je sentais quelqu’un en train de faire des passes sur mon ventre. Une femme. Pas des mains d’homme, des mains de femme. Et je me suis mise à penser à sa maman. Parce que sa maman, elle avait un don, elle faisait des passes, des passes de dartres. Je sentais une chaleur dans mon ventre, c’était incroyable. J’étais en train de dormir mais, pour moi, c’est comme si j’étais réveillée. Alors, j’ai fait deux rêves comme ça, mais ça n’a jamais été aussi fort. À partir de ce rêve-là, j’ai bu un peu de tisane, j’ai pris mon bain. Et puis, le lundi, je suis rentrée à l’hôpital et là, plus rien, comme si je n’avais rien eu. Le docteur m’a demandé ce qui s’était passé, où les taches, qui étaient, trois jours avant, visibles sur la radio, étaient passées. Il ne comprenait pas… Alors, je suis rentrée à la maison et la chapelle a été montée tout de suite. […] J’ai fait des contrôles, mais les années ont passé et je n’ai vraiment plus rien. Et pendant la maladie, j’ai aussi fait des neuvaines 64. J’ai été aidée par les docteurs, mais quelque chose qui était bien plus fort encore m’a aidée… Ce que j’ai vécu, je ne peux pas le raconter à tout le monde, je ne le raconte pas, sinon vous savez comment sont les gens..

Depuis cet épisode de guérison, Annick assiste son mari, Gilbert, devenu lui aussi guérisseur (il est, lors des cérémonies, possédé par l’esprit de son père défunt). Dans ce cas précis, c’est la mère de Gilbert, belle-mère d’Annick, qui semble, en étant intervenue pour accélérer sa guérison, lui avoir transmis un don de guérison.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/