Lâcher prise nous aide à guérir


 

1.      Moins de douleur et de souffrance

Les humains ont tendance à s’accrocher aux choses, mais cet accrochage inutile, cet attachement, conduit le plus souvent à la douleur et à la souffrance. C’est parce que nous intériorisons des biens, des relations ou d’autres objets de désir. Laisse-moi expliquer. Supposons que j’ai accès à quelque chose ou à quelqu’un dont je tire du plaisir, du bonheur ou une forme de plaisir, puis, soudainement, cet accès est supprimé. Qu’est-ce qui arrive ? Si nous sommes attachés, nous souffrons; on a l’impression d’avoir été volés. Nous pensons que quelque chose qui était autrefois «le nôtre» n’est plus. Par conséquent, nous souffrons et éprouvons de la douleur.

2. Libération des États illusoires

L’esprit humain est un agrégat de conditions, de croyances, d’expériences et de perceptions. Nous commençons à construire des modèles mentaux de ce que les choses devraient être. Comme la plupart d’entre nous ne vivons pas dans le présent, nous nous accrochons à ces illusions qui n’existent que dans notre esprit. Lorsque survient quelque chose qui ne correspond pas à nos états mentaux illusoires, nous souffrons à nouveau et éprouvons à nouveau de la douleur. C’est parce que nous nous sommes attachés à un objet, une expérience ou un désir, que nous souhaitons posséder.

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3. Lâcher prise de l’ego et de l’identité

Nous nous attachons également à nos identités construites. L’ego est le Je, le moi, notre identité personnelle. C’est notre perception du soi, la séparation de nous-mêmes par rapport aux autres, notre attachement à qui nous pensons être. C’est une illusion que nous avons créée pour nous distraire de la vérité. Nous craignons de perdre notre identité, car cette identité nous donne quelque chose à quoi nous accrocher. De nombreuses personnes ont récemment connu cette perte d’identité avec la crise financière mondiale. Des emplois, des maisons et des relations ont été détruits. Notre attachement à ces objets physiques et à ces relations a laissé beaucoup de gens dans le vide et en peine pour trouver une forme d’identité.

4. L’attachement limite les nouvelles expériences et limite le potentiel

Le non-attachement et l’ouverture permettent à l’individu d’accepter des idées alternatives, des possibilités et des changements. Il facilite la culture de nouvelles idées, des opportunités, et favorise l’état d’ »être » au lieu de « faire ». Dans cette hypertechnologie moderne et permanente de surcharge sensorielle, il est souvent difficile de se détacher parce que nous sommes devenus trop occupés. Nous sommes occupés à être distraits et séduits par les réseaux sociaux, le prochain hit, le prochain gadget, la prochaine tendance.

5. Faites l’expérience de la liberté, de l’espace et du sens

Le non-attachement nous donne la liberté, l’espace et le temps nécessaires pour contempler le vrai sens de la vie, tandis que l’attachement nous distrait de la réalité. Cela influence nos perceptions et nos réactions envers notre monde quotidien, puisqu’un monde fait d’excès nous conduisent dans des montagnes russes qui sont faites de hauts et de bas. Mais cela ne nous motive qu’à ne rechercher que ces hauts moments de plaisir. Nous entrons dans un monde hédoniste de satisfaction des besoins, ce qui crée des difficultés supplémentaires pour essayer de se créer un bonheur durable.

6. Expérimenter vraiment ce que signifie aimer

Alors qu’au début, le concept de non-attachement dans les relations et l’amour semble presque contradictoire, cela prend tout son sens quand on considère la vraie nature de l’amour. Lorsque vous aimez sans condition (sans vouloir recevoir quelque chose en retour), vous aimez vraiment. L’amour est un état d’être.

Lorsque vous aimez quelqu’un et que vous attendez quelque chose en retour, cette relation est basée sur une condition. Lorsque vous aimez quelqu’un ou quelque chose sans vous préoccuper d’un résultat ou de la réciprocité, vous maîtrisez alors ce que signifie aimer. Abandonner cet état de désir en retour est véritablement puissant et constitue la forme la plus haute d’amour que nous puissions offrir, dans la mesure où il existe sans condition et sans crainte. C’est la liberté pure.

Publié dans Collective Evolution le 12 juillet 2016. (traduit de l’anglais par Meditationfrance)

La plupart des gens succombent à l’attachement, relique de la petite enfance parce qu’au départ vital pour la survie du nourrisson. L’attachement est défini comme lien que l’enfant, dépendant, établit avec sa mère au départ de sa vie dans le but d’être nourri dans ses besoins fondamentaux et de trouver en ce lien une « base de sécurité ». La qualité de l’attachement à la mère conditionne la sociabilité. En fonction de la réaction maternelle à son égard, l’enfant développe un modèle d’attachement qu’il intériorise et dont il se servira ultérieurement au cours de sa vie dans toutes ses relations affectives et sociales. Les troubles de l’attachement mènent à l’angoisse de séparation ou d’abandon et à divers troubles psychologiques et comportementaux.

Indispensable au début de la vie dépendante, l’attachement devient pathologique pour un adulte qui se voudrait autonome. Pour une espèce, la satisfaction des besoins fondamentaux conditionne la survie puis la vie en société. La préoccupation de ceux-ci est donc nécessaire mais l’attachement à eux est nettement préjudiciable et se fait terreau de toutes les souffrances sous toutes leurs formes.

L’attachement chez l’adulte.

L’attachement, qu’on nomme « tchac » en tibétain, est synonyme de convoitise et ramène exclusivement à soi. Il représente une saisie sur l’objet et c’est le corollaire de l’envie égocentrique. Contrairement au désir, l’envie est anxiogène et toujours accompagnée de force et de tension. On s’accroche. Lorsqu’un désir n’est pas assouvi, cela entraîne une frustration puis on passe à autre chose. Lorsqu’une envie n’est pas rassasiée, cela réveille un manque intolérable, un vide, une souffrance notable et souvent des réactions de violence relationnelle.

L’attachement consiste à vouloir, à orienter les choses, à se lier à l’objet de convoitise, à le conditionner, à ne pas vouloir le perdre et à s’attendre qu’il dure éternellement. L’attachement consiste à ne pas supporter que les choses soient différentes de la façon dont on les a imaginées. C’est donc une intolérance à la frustration. Il y a attachement lorsqu’il y a intérêt personnel, égocentrisme, anxiété, excès, maîtrise et contrôle, projection dans le futur et ignorance totale de l’impermanence.

Objets d’attachement

L’attachement se fixe sur ce qui nous sécurise, ce que nous savons de nous, nos attentes, nos valeurs, nos considérations, nos images mentales et notre petit moi. Il s’arrime à ceux qui nous étayent : nous reconnaissent, nous confirment et nous consolident tels que parents, amis, amours, conjoint, enfants… Il saisit des qualités qu’on aime et qui semblent nous revaloriser comme abnégation, amitié, amour, reconnaissance ou traits de personnalité. L’attachement offre seulement pour que les avantages lui reviennent plus nombreux en retour. Il s’accroche également sur des poisons auxquels on tient comme à de vieilles habitudes qui nous personnalisent, tels tristesse ou souffrance, jalousie, impulsivité, regard d’autrui, timidité, peurs et doutes, flegme, boulimie, sexe, tabac, alcool, maladie, etc.

aimer lacher prise

Il se lie aussi bien à des objets qu’à des actions : attachement à des biens matériels, à son patrimoine, à des personnes, protection des autres, envies de faire plaisir, engagement dans une cause humanitaire ou sociale, etc. En fait il se scelle aux besoins psychologiques fondamentaux : sécurité, plaisir des sens, communication, reconnaissance, opinions et valeurs, appartenance, superstitions et rituels, croyances, attachement à un soi. Or chacune de ces notions est contestable ou révisable. La sensation de sécurité diffère d’un individu à un autre, ce qui parait juste pour l’un ne l’est pas pour l’autre, les besoins de reconnaissance sont rapidement satisfaits pour les uns et jamais pour les autres et, d’une manière générale, on ne sait jamais bien pour chacun ou commencent et finissent ces notions.

On peut parler de quatre types d’attachement : sensuel, aux opinions ou aux conceptions erronées, attachement aux croyances et rituels, attachement à la personnalité ou à l’idée d’un moi.

Si je suis attaché à mes amours ou a mes enfants, ce n’est pas leur bien que je veux, mais le mien. Si je suis attaché à des concepts ou à des idées, cela pourra être source d’auto-souffrance et je pourrais être considéré comme personne psychorigide, sans dire que des événements pourront les démentir.

Si je suis attaché à ma santé, je ne supporterais pas les tensions, les symptômes ou les douleurs, je voudrais les fuir immédiatement et c’est le meilleur moyen de leur donner de l’importance ou de les renforcer. Si je refuse absolument ma tension douloureuse ou ma dépression, que je veux en sortir immédiatement, je ne suis pas prêt à voir ce qui se cache en dessous et qui l’amène.

Je peux être attaché à ma souffrance chronique pour au moins trois raisons. Soit j’y trouve bénéfice dans l’empathie et l’intérêt des autres à mon égard, soit elle me caractérise depuis de longues années et constitue véritablement un pan de ma personnalité. Or pour l’ego, rien n’est pire que l’inconnu et le changement. L’attachement à la souffrance peut être aussi une manière de me singulariser. Je peux bâtir toutes mes relations autour de cela : devenir bourreau ou terroriste, partir en croisade idéologique, me marier avec une infirmière, côtoyer médecins et sauveurs, œuvrer dans l’humanitaire, devenir psychologue… Lorsque je m’aperçois que c’est une sublimation qui cache des motivations égocentrées devenant conscientes, je peux tout chambouler y compris mon couple et mes relations. La conscientisation crée une prise de recul, on voit que ce n’était pas juste. Les conséquences font peut être souffrir les autres mais mettent de la justesse et de la clarté pour tout le monde.

Amour et attachement

On confond souvent amour (vers l’Autre) et attachement (vers soi). Dans les relations, l’attachement vient contaminer l’amour pour ces raisons. Il mène à la possessivité, à la perversion (déviation du but ou de l’objet) et à la jalousie. On ressent certaines personnes comme des aspirateurs d’énergie. On se sent aspiré, pénétré, bouffé par elles et notre premier réflexe nous mène à les fuir.

L’attachement est une énergie tournée vers soi, pas vers l’autre. Cela devient une énergie destinée à combler un manque, une envie de contrôle, de maîtrise sur les choses ou les gens, une envie de toute-puissance et, régulièrement, une recherche inconsciente de confirmation de l’échec et de sa nullité personnelle. Dans l’attachement, on aime seulement nos perceptions, nos envies et nos projections.

Conséquences.

L’attachement mène directement à la perte de liberté de soi et de l’autre. Saisir les choses condamne la liberté de mouvement. Lorsque je promène mon chien, je perds l’usage du bras qui est attaché à la laisse. Si on me confie une mallette de billets de banque, je ne vais plus penser qu’à elle et à sa sécurité, je vais donc perdre ma liberté de penser et d’agir. Problème d’accoutumance et de conditionnement, l’attachement est comme une drogue, il voile l’esprit et réalise un filtre sur la conscientisation.

respir

Le fait de s’attacher fixe, condamne les choses. Plus on saisit, plus on entrave le libre court naturel, plus les choses nous échappent. Tout change, tout est en perpétuel mouvement à l’instar des poussières qui volent dans le rai de lumière traversant une pièce. J’aime un être cher et suis attaché à cet amour, sans me rendre compte qu’il change, qu’il vieillit, qu’il se transforme. Nous changeons d’idées et de cellules à chaque seconde. Je finirai par m’apercevoir que cet amour n’a plus rien à voir avec celui du premier mois et l’attachement va cisailler carrément la relation. Notre attitude va toujours provoquer quelque chose chez l’autre. Je vais exiger qu’il reste ou redevienne comme avant, il va partir.

Qu’il se fixe sur poisons ou qualités, l’attachement nie le caractère impermanent des phénomènes et de la vie séquentielle, cache toujours au moins un voile de la conscience, une motivation plus ou moins égocentrique et une méconnaissance de soi qui finiront toujours par desservir de façon douloureuse ou désastreuse. S’attacher, c’est vivre avec des œillères, rivé sur son besoin et fermé à l’accueil du mouvement de tous les possibles.

Le corollaire de l’attachement est donc la souffrance, à ne pas confondre avec la douleur. La douleur est le fruit de la vie ; la souffrance est le fruit de l’ego. La souffrance à la séparation ou à la perte d’un objet ou d’une personne est à hauteur du degré d’attachement. L’attachement entraîne souffrance par l’anxiété de perdre et la force anxiogène qu’il suppose.

Comme un petit enfant, on s’attache toujours à quelque chose d’extérieur à soi car on l’assimile au bonheur. Nous sommes attachés à notre bonheur, conférant à la notion de propriété. Nous ne voyons absolument pas que le bonheur repose uniquement sur nous-mêmes, sur la façon dont nous utilisons notre cœur, notre corps et notre tête, aucunement sur les objets ou personnes extérieures.

En nous rivant au passé, l’attachement n’est qu’une chimère qui nous promet le bonheur futur mais qui nous guide inévitablement au malheur à court ou moyen terme. Vous vivez bien avec votre compagnon. Imaginez maintenant lui annoncer que vous partez en week-end sans lui, seul pour vous ressourcer, avec des amis ou en groupe. La vie avec lui change soudainement. Votre compagne (gnon) devient insupportable, fait son cirque en alternant reproches, moralité, jalousie, exigences et chantage.

Quand on est collé et que la personne dépendante est attachée tout va très bien, mais dès que le lien se distend rien ne va plus et se révèlent les vraies qualités d’Être. Envisagez une fin brutale avec la personne qui partage votre vie : l’attachement vous plonge dans la douleur. Dans ce cas, les voici à peine séparés que certains se précipitent dans nouveau coup de foudre destiné à combler leur vide. En cas de deuil, la souffrance est terrible. Lorsqu’on perd un être cher, on ne peut pas dire qu’on souffre pour lui. Cette souffrance est inutile et peut être contournée en travaillant les antidotes à l’attachement.

L’antidote

L’antidote à l’attachement est le renoncement et la générosité. L’essence de la générosité est le non-attachement qui confère aux notions de partage et de lâcher-prise. Dans le non-attachement il y a non attente, l’esprit est placé dans l’ici et maintenant, libre donc les possibilités d’ajustement à ce qui se passe sont multiples. Il ne s’agit pas d’être détaché ou indifférent, soumis ou résigné mais de quitter les attachements afin de redevenir libre et ce n’est pas la même chose. Dans la générosité, il y a l’empathie qui consiste à ressentir ce que l’autre ressent et la compassion qui réside en le désir d’aider ceux qui souffrent. Quand il n’y a plus d’attachement il y a éveil, on devient un(e) Saint(e) ou un(e) Bouddha, qualités qu’on détient tous en nous mais qui sont rapidement recouvertes par des tendances préjudiciables.

jean jacques

Qui ne possède pas ne perd rien mais jouit de tout.

 Plus on relâche l’attachement plus l’Amour est grandiose. La bonne nouvelle est qu’on peut changer. La mauvaise est que personne ne le fera à notre place et que faire à la place d’autrui est invalide. Vous saurez véritablement aimer lorsque vous serez autonome (Lire : L’autonomie), prêts à perdre l’objet ou l’être cher, ce qui est inévitable. A ce moment, vous pourrez prendre véritablement soin de la relation, et vous réjouir de chaque moment dans la plénitude de l’instant présent.

Jean-Jacques Eric Brabant, Gestalt-Thérapeute Transpersonnel à Toulouse (F). 06 76 48 89 40 – www.Eric-brabant.net

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Comprendre les messages de son corps

 


Lorsqu’un dysfonctionnement corporel survient, il est tout à fait légitime et même nécessaire d’y remédier par le biais d’une consultation médicale appropriée. Toutefois et au-delà de l’urgence, il convient d’interroger ces signes somatiques qui ne sont jamais le fruit du hasard…

Michel Odoul, spécialiste des techniques énergétiques chinoises et auteur de « Dis-moi où tu as mal et je te dirai pourquoi », questionne le sens de nos maux, de nos symptômes. Il émet l’hypothèse que ceux-ci sont des signaux d’alarme indiquant que quelque chose doit être compris pour induire, de fait, un changement salvateur de comportement. La douleur devient alors une chance plutôt qu’une punition…

message

Des phénomènes utiles

Les spécialistes des différentes médecines énergétiques ont tous en commun la certitude que les manifestations somatiques découlent d’un déséquilibre interne. La psychanalyse rejoint d’ailleurs cette idée, nommant somatisation l’extériorisation d’un conflit intrapsychique. Idem pour l’homéopathie qui reste très attentive au langage des symptômes. Dans « Les forces de guérison », Georges Vithoulkas, homéopathe et formateur, explique à la journaliste Anne Duvillard qu’un organisme soumis au stress manifeste, comme ultime défense, des symptômes qui cherchent à maintenir au maximum l’équilibre et l’ordre pour éviter de glisser vers la mort. Ces signes sont des phénomènes utiles qui aident l’organisme à se rétablir d’un état de stress. Ils ne sont rien d’autre qu’une tentative du corps de se guérir lui-même et nous informent du mauvais état général de notre organisme

Le sens caché

Le corps a donc des choses à nous dire. Associer, par exemple, une douleur dorsale à l’expression en avoir plein le dos n’étonne plus personne. De la même manière, une otite peut signifier qu’un évènement important a du mal à être entendu. À chacun de faire son introspection de manière à saisir le sens caché de son malaise physique. Être à l’écoute de son corps, c’est aussi être à l’écoute de son âme. Thorwald Dethlefsen et le docteur Rüdiger Dhalke, auteurs d’« Un chemin vers la santé, sens caché de la maladie et de ses différents symptômes », publié aux Éditions Ambre, affirment que tous les contenus de la conscience ont leur répondant dans le corps et inversement. Lorsque nous parlons de symptômes physiques et voulons nous référer au psychisme, ce n’est que pour essayer d’aider notre interlocuteur à porter son attention sur un domaine jusqu’ici ignoré et à lui reconnaître une réalité

message du corps

Des interrogations nécessaires

Il est bien évident que chaque individu étant unique, il ne peut exister un dictionnaire qui révèlerait une signification précise pour chaque affection. Cependant, Thorwald Dethlefsen propose quelques pistes. Ainsi, à propos des troubles digestifs, conseille-t-il de se poser les questions suivantes :

Qu’est-ce que je n’arrive pas à avaler ? Qu’est-ce que je préfère avaler plutôt que de l’extérioriser ? Qu’est-ce qui me rend amer ? Lors de migraines, les questions à soulever pourraient être : Sur quel sujet est-ce que je me casse la tête ? Suis-je têtu ? Est-ce que je fonce tête baissée ?

  Quant à la fracture d’un membre lors d’un accident, elle indique peut-être, toujours selon Dethlefsen, qu’il est urgent et nécessaire de mettre fin à quelque chose que nous n’avons pas vu ou voulu voir à temps. Le corps s’est trouvé contraint à prendre le relais

Article rédigé par Claire Giraud pour le magazine Signes et Sens

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Accueillir sa propre douleur en toute Conscience

 

Ce titre n’est pas une insulte destinée à tous ceux qui souffrent de leur corps. Sûrement pas. D’ailleurs, qui n’a jamais ressenti de migraines quasi invalidantes, de maux de dents épouvantables, de douleurs abdominales violentes, de dorsalgies plus ou moins DOULEUR&supportables ? L’être humain est ainsi rappelé à l’ordre par son propre contenant, ce véhicule performant qui peut tomber en panne et le martyriser sans crier gare, les causes des dommages corporels étant nombreuses, avec des conséquences souvent incontrôlables au début des manifestations symptomatiques. Pourtant, pour moins souffrir, il faut accueillir la douleur, la médecine qui a fait des progrès gigantesques en un siècle dans ce registre pouvant parfois n’y pas suffire.

Prenons en compte les témoignages de personnes atteintes d’un zona : même le traitement médical adéquat peut donner des résultats insuffisants, pendant des semaines, voire des mois, quant aux  » brûlures  » éprouvées par le malade… Quoi qu’il en soit, la douleur reste subjective dans la mesure où, en tant que signal, elle a des choses à nous dire. Le corps exprime à sa façon ce qui le blesse psychologiquement en premier lieu. Il a atteint ses limites. Lui aussi. Et il est bien évident que lorsque le soma n’en peut plus malgré les consultations et prescriptions médicales incontournables qui s’imposent toujours dans ces cas-là, il faut une solution d’urgence, solution toute personnelle qui se situe dans un accord/à-corps…

Quand la douleur atteint son paroxysme, un mauvais réflexe consiste à se mettre en position de défense : recroquevillé sur soi-même, souvent en position de foetus pour tenter inconsciemment de retrouver l’état paradisiaque de gestation où la protection maximum était assurée, le mal est à son apogée. En étant attentif, on constate cependant que son intensité fluctue, faiblit un peu, puis reprend plus aiguë, à l’image et à la mémoire des contractions utérines qui ont accompagné notre naissance, apparaissant, puis disparaissant pour réapparaître à nouveau pour que la naissance advienne. Mais, à ce stade de l’agression somatique liée à la maladie, il est donc absolument nécessaire d’adopter une attitude inverse de celle du repli physique sur soi.

Certes, la douleur va revenir à son plus haut degré d’intensité et on la redoute… Admettons alors tout de suite de principe qu’elle est un message sensoriel intime et que, de fait, elle est légitime pour soi. Elle arrive tel un bourreau ? Il faut la laisser se déployer. N’est-elle pas chez elle ? Attendue comme une conseillère possible, accueillie comme matrice évolutive, elle prend sa place et investit maintenant tous les réseaux neuropathiques.

Mais avec l’attention et le respect qu’on lui porte (ce n’est pas du masochisme), elle semble soudain et curieusement moins agressive car elle  » délivre  » et laisse un message à décrypter par l’intéressé. Elle devient intéressante. Elle prévient qu’il faut opérer un changement dans son existence. Quand elle aura complètement fini son travail, c’est-à-dire quand le psychisme aura compris et admis, elle s’en ira… ( rédigé par Carole Vallone)

Alors, Comment accepter l’inacceptable

souffrir


Voilà une question épineuse  qui en soulève bien d’autres : comment accepter ce qui ne peut – voire ce qui ne doit – être accepté ? Faut-il se résoudre à l’inaction ? La zen attitude se résume-t-elle à une soumission passive et béate ? Ces quelques interrogations, que tout un chacun est en droit de se poser, méritent quelques éclaircissements préalables avant d’envisager une quelconque méthode allant dans le sens d’une totale acceptation…

L’existence est vouée à la notion de dualité : l’inspiration et l’expiration, le oui et le non, le jour et la nuit, la vie et la mort, la santé et la maladie, l’union et la séparation, l’amour et la haine, le positif et le négatif… Cette première constatation constitue un point de départ réflexif intéressant car idéaliser de manière excessive ou, à l’inverse, dramatiser à outrance une situation relèvent de comportements erronés. La vie est en constant mouvement et ne saurait faire abstraction de ces couples d’opposés se succédant inlassablement. Ainsi, chaque fois qu’une souffrance, une difficulté, un empêchement se présentent, se dire qu’ils n’ont rien de définitif et d’absolu permet de ne pas y rester pathologiquement fixé.

L’effet miroir

Ce que chacun considère comme inacceptable varie d’un individu à l’autre. Ainsi, les propos d’un interlocuteur peuvent être jugés de la sorte selon une certaine décence liée à l’éducation, à la culture. Un licenciement peut être perçu comme abusif ou non, une trahison générer un sentiment de révolte ou, au contraire, de libération. Il est évident que les éventuelles réactions d’opposition qui en découlent n’ont rien de répréhensibles. Toutefois, l’erreur consisterait à rester focalisé sur une attitude négative sans possibilité d’ouverture. Toute plainte légitime devrait aboutir à un détachement salvateur et des passages à l’acte à la suite d’un effet miroir. Se sentir agressé verbalement convoque, par exemple, un changement quant à la sphère relationnelle : est peut-être venu le moment d’envisager de ne plus alimenter certaines fréquentations. Une mise au chômage oblige à reconsidérer ses habitudes professionnelles. Une rupture mal vécue interroge sur la nécessité de se prendre en charge…

L’acceptation de l’impermanence

La notion d’évolution, initiée par les travaux de Charles Darwin, reste un concept qui permet de saisir que rien n’est statique. Depuis la nuit des temps, l’être vivant fait preuve d’une formidable adaptabilité, délaissant une apparence pour en revêtir une autre. Ce qui est vrai au niveau physiologique l’est encore plus au niveau psychique. Le petit d’Homme évolue tout au long de son existence vers plus d’autonomie, lâchant peu à peu l’étayage parental. À force de traverser les situations que la vie dispose sur son chemin, l’adulte, quant à lui, a la possibilité d’aller vers plus de Sagesse.

Certes, ses facultés physiques déclinent inexorablement (le bouddhisme ici fait état de l’impermanence de toute manifestation matérielle), mais la conscience, elle, est en expansion. À condition toutefois d’accepter les lois de la vie. Or, il faut bien avouer que la tentation du jeunisme à outrance ne permet pas toujours une telle maturation psychologique puisqu’elle s’oppose à ce que Sigmund Freud a nommé le principe de réalité. D’où un conflit permanent entre ce qui est et une idéalisation fantasmatique. L’inéluctabilité de la mort reste le point d’achoppement. C’est pourtant en acceptant cette limite ultime que la vie prend tout son sens. Arnaud Desjardins dans « L’audace de vivre », d’avancer avec beaucoup d’à propos : Pourquoi les êtres humains ont-ils si peur de mourir ? Peut-être parce qu’ils n’ont pas vraiment vécu…

Au-delà du sens et du non-sens

Dans son ouvrage « Le centre de l’être », le psychothérapeute spirituel Karlfried Graf Dürckheim parle d’un Être essentiel. Il s’agit, selon lui, d’un centre de connaissance auquel chacun peut avoir accès. À condition de développer une certaine réceptivité. Réceptivité qui consiste à accueillir sereinement la peine comme la joie. Pas question toutefois de sombrer dans un quelconque délire mystique, cas auquel la réalité serait déniée. L’acceptation ne doit pas être synonyme de fuite.

douleur

Dürckheim préconise un travail méthodique sur l’inconscient, adhérant ainsi aux travaux de Carl Gustav Jung portant sur la nécessité d’apprivoiser nos angoisses. Quant au Zazen (assise en silence) et aux pratiques méditatives issues du Yoga, les exercices qu’ils proposent ont pour objectif de favoriser l’émergence d’une sérénité qui est déjà là. Les croyants l’appellent Dieu mais il n’est pas nécessaire d’adhérer intellectuellement à un dogme pour en faire l’expérience.

Pour Jean-Yves Leloup, prêtre orthodoxe auteur des « Écrits sur l’Hésychasme », publié dans la collection Spiritualités vivantes chez Albin Michel : Le corps doit être spiritualisé, devenir « un corps spirituel » selon l’expression de Saint Paul… Autrement dit, quelle que soit la méthode choisie, celle-ci vise à une transformation prenant toujours en compte le soma, le moi existentiel, afin qu’il puisse être relié à la source ultime de toute chose.

Article écrit par Georges Boudier pour le Magazine SIGNES et SENS

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Transformer la maladie et la souffrance

 

Comment transformer la maladie et la souffrance ?

En lâchant prise, car le Lâcher prise, c’est accepter intérieurement ce qui est sans réserve. Ce dont il est question ici, c’est de votre vie – en cet instant – et non des circonstances ou de ce que j’appelle vos conditions de vie.

La maladie fait partie de vos conditions de vie. Elle a un passé et un futur qui se perpétuent sans fin, sauf si l’instant présent, qui a le pouvoir de racheter, est activé par votre présence consciente. Comme vous le savez, derrière les diverses circonstances qui constituent vos conditions de vie – présentes dans le temps –, il y a quelque chose de plus profond, de plus essentiel : votre vie, votre Être même dans l’éternel présent.

Comme il n’y a aucun problème dans le moment présent, il n’y a pas de maladie non plus. Quand quelqu’un adopte une croyance vis-à-vis de votre état et vous colle ainsi une étiquette sur le dos, celle-ci amène l’état à s’installer pour de bon, lui donne du pouvoir et fait d’un déséquilibre temporaire une réalité apparemment immuable. La croyance confère non seulement réalité et consistance à la maladie, mais aussi une continuité temporelle qu’elle n’avait pas auparavant.

SANTE1

Lâcher prise, c’est accepter intérieurement ce qui est sans réserve. Ce dont il est question ici, c’est de votre vie – en cet instant – et non des circonstances ou de ce que j’appelle vos conditions de vie. Nous en avons déjà parlé.

C’est ce que cela veut dire en ce qui a trait à la maladie. La maladie fait partie de vos conditions de vie. Elle a un passé et un futur qui se perpétuent sans fin, sauf si l’instant présent, qui a le pouvoir de racheter, est activé par votre présence consciente. Comme vous le savez, derrière les diverses circonstances qui constituent vos conditions de vie – présentes dans le temps –, il y a quelque chose de plus profond, de plus essentiel : votre vie, votre Être même dans l’éternel présent.

Comme il n’y a aucun problème dans le moment présent, il n’y a pas de maladie non plus. Quand quelqu’un adopte une croyance vis-à-vis de votre état et vous colle ainsi une étiquette sur le dos, celle-ci amène l’état à s’installer pour de bon, lui donne du pouvoir et fait d’un déséquilibre temporaire une réalité apparemment immuable. La croyance confère non seulement réalité et consistance à la maladie, mais aussi une continuité temporelle qu’elle n’avait pas auparavant. En vous concentrant sur l’instant et en vous retenant de l’étiqueter mentalement, la maladie est réduite à un ou à plusieurs des facteurs suivants : la douleur physique, la faiblesse, l’inconfort ou l’invalidité. C’est ce face à quoi vous lâchez prise maintenant, et non pas à l’idée de la maladie. Permettez à la souffrance de vous ramener de force dans le « maintenant », dans un état d’intense et consciente présence. Utilisez-la pour arriver à l’éveil.

Le lâcher-prise ne transforme pas ce qui est, du moins pas directement. Il vous transforme, vous. Et quand vous êtes transformé, c’est tout votre monde qui l’est. Pourquoi ? Parce que le monde n’est qu’un reflet. Nous avons déjà parlé de cela.

Si vous regardiez dans un miroir sans aimer ce que vous y voyez, il faudrait que vous soyez fou pour vous attaquer à votre réflexion. Et c’est précisément ce que vous faites lorsque vous ne vous acceptez pas. Évidemment, si vous attaquez l’image, celle-ci vous le rend coup sur coup. Par contre, si vous l’acceptez quelle qu’elle soit, si vous vous montrez amical envers elle, elle ne peut que l’être envers vous. C’est la façon de changer le monde.

Le problème, ce n’est pas la maladie, c’est vous, aussi longtemps que le mental contrôle les choses. Lorsque vous êtes malade ou invalide, n’ayez pas le sentiment d’avoir échoué d’une manière ou d’une autre, ne vous sentez pas coupable. Ne reprochez pas à la vie de vous avoir traité injustement et ne vous faites pas non plus de réprimandes. Tout cela, c’est de la résistance. Si vous avez une maladie grave, servez-vous-en pour atteindre l’illumination. Tout ce qui peut arriver de « mal » dans votre vie doit vous amener vers cet état. Dissociez le temps de la maladie. Ne conférez ni pas-sé ni futur à la maladie. Laissez-la vous ramener de force dans l’intense conscience du moment présent et observez ce qui se passe.

Devenez un alchimiste. Transformez le vulgaire métal en or, la souffrance en conscience, le malheur en une occasion d’éveil.

Êtes-vous gravement malade et ce que je viens de dire vous met-il en colère ? Alors, c’est le signe flagrant que votre maladie a fini par faire partie du sens que vous avez de vous-même et que vous protégez votre identité, en même temps que vous protégez votre maladie. La circonstance qui porte l’étiquette « maladie » n’a rien à voir avec ce que vous êtes vraiment.

QUAND LE MALHEUR FRAPPE (voir exercice ci-dessous)

En ce qui a trait à la majorité encore inconsciente de gens, seule une situation extrême et critique a le potentiel de fendre la dure carapace de leur Ego et de les amener à – lâcher prise – et, par conséquent, vers un état de conscience supérieure. Une situation extrême survient lorsqu’un désastre, un bouleversement total, une perte importante ou une grande souffrance viennent faire voler votre monde en éclats et que plus rien n’a de sens. Il s’agit d’un face-à-face avec la mort, physique ou psychologique. Le mental et l’ego qui ont créé ce monde s’écroulent. Un monde nouveau peut dès lors naître des cendres du vieux monde.

Malade E

Bien sûr, il n’existe aucune garantie que même une situation extrême provoque ce changement, mais le potentiel est toujours là. Chez certaines personnes, dans une telle situation, la résistance à ce qui est s’intensifie et se transforme en une descente aux enfers. Chez d’autres, même si le lâcher-prise ne s’effectue que partiellement, il leur confère une profondeur et une sérénité qui n’étaient pas là avant. Des fragments de la carapace de l’ego s’effritent, permettant ainsi à la paix et au rayonnement qui existent au-delà du mental de transparaître un tant soit peu.

Les situations extrêmes sont à l’origine de nombreux miracles. Au cours des dernières heures de leur vie, des meurtriers condamnés à mort qui attendaient leur exécution ont connu un état dénué d’ego ainsi que la paix et la joie profondes qui l’accompagnent. La résistance face à la situation dans laquelle ils se trouvaient était si intense qu’elle créait une souffrance intolérable. Comme ils ne pouvaient rien faire ni s’enfuir nulle part pour y échapper, pas même se fabriquer mentalement un futur, ces meurtriers ont donc été forcés d’accepter totalement l’inacceptable. Ils ont été contraints de lâcher prise. Ainsi, ils ont pu entrer dans l’état de grâce par lequel arrive la rédemption et connaître un total détachement par rapport au passé. Bien sûr, ce n’est pas la situation extrême qui crée une ouverture laissant place au miracle de la grâce et de la rédemption, mais bien le lâcher-prise.

Alors, quand le malheur frappe ou que quelque chose va très « mal » – maladie, invalidité, perte d’un chez-soi, d’une fortune ou d’une identité sociale, rupture d’une relation intime, décès ou souffrance d’une personne chère, ou imminence de votre propre mort , sachez qu’il y a un revers à cette médaille, que vous n’êtes qu’à un pas de quelque chose d’incroyable, de la transformation alchimique totale du vulgaire métal de la douleur et de la souffrance en or. Et ce pas, c’est le lâcher-prise. Je ne dis pas que vous serez heureux dans une telle situation. Non, vous ne le serez pas. Par contre, la peur et la douleur se transformeront en cette paix et cette sérénité intérieures qui proviennent d’une profondeur insondable, du non-manifeste lui-même. Il s’agit de « la paix de Dieu, qui dépasse tout entendement ». Comparativement à elle, le bonheur est plutôt superficiel. Cette paix radieuse s’accompagne de la réalisation que vous êtes indestructible, immortel. Et cette réalisation s’effectue non pas sur le plan du mental mais au plus profond de votre être. Ce n’est pas une croyance ; c’est une certitude absolue qui n’exige aucune preuve extérieure.

COMMENT TRANSFORMER LA SOUFFRANCE EN PAIX (voir exercice ci-dessous)

Être coupé de ses émotions, ce n’est pas démontrer du lâcher-prise.Même dans certaines situations extrêmes, il vous sera peut-être toujours impossible d’accepter le présent. Mais pour le lâcher-prise, vous avez toujours une seconde chance.

Votre première chance, c’est de lâcher prise chaque instant devant la réalité du présent. Sachant que ce qui est ne peut être défait – puisque cela est déjà –, vous dites oui à ce qui est ou vous acceptez ce qui n’est pas. Ensuite, vous faites ce que vous avez à faire, selon les exigences de la situation. Si vous vous maintenez dans cet état d’acceptation, vous ne créez plus de négativité, de souffrance ou de tourment. Par conséquent, vous vivez dans un état de non-résistance, de grâce et de légèreté, libre de toute lutte intérieure. Quand vous ne réussissez pas à vivre ainsi, c’est-à-dire quand vous laissez passer cette première chance parce que la présence de votre conscience n’est pas suffisamment intense pour empêcher des schèmes de résistance automatiques et inconscients de se produire ou parce que les circonstances sont tellement extrêmes qu’elles vous sont totalement inacceptables, vous créez alors une forme quelconque de douleur ou de souffrance. Vous pouvez avoir l’impression que ce sont les circonstances qui créent la souffrance, alors que, en fin de compte, ce n’est pas le cas. En réalité, c’est votre résistance.

guérison

La seconde chance à votre portée pour lâcher prise, c’est d’accepter ce qui est en vous à défaut d’accepter ce qui est extérieur à vous. S’il vous est impossible d’admettre les circonstances extérieures, alors acceptez la situation intérieure. Autrement dit, vous ne devez pas résister à la souffrance. Donnez-lui la permission d’être là. Lâchez prise face au chagrin, au désespoir, à la peur, à la solitude ou à toute autre forme adoptée par la souffrance. Soyez-en le témoin sans l’étiqueter mentalement. Accueillez-la. Par la suite, observez la façon dont le miracle du lâcher-prise transforme la souffrance profonde en paix profonde. Cette situation est votre crucifixion. Laissez-la devenir votre résurrection et votre ascension.

Bien entendu, instinctivement, quand la souffrance est profonde, vous ressentez sans doute une forte pulsion à vouloir y échapper plutôt que de vouloir lâcher prise. Vous ne voulez pas sentir ce que vous sentez. Quoi de plus normal ? Mais il n’y a aucune échappatoire, aucune issue de secours. Il y a par contre de fausses échappatoires comme le travail, l’alcool, les drogues, la colère, les projections, la répression, etc. Mais celles-ci ne vous libèrent pas de la douleur. La souffrance ne diminue pas en intensité quand vous la rendez inconsciente. Quand vous niez la douleur émotionnelle, tout ce que vous entreprenez ou pensez est contaminé par elle. Même vos relations. Pour ainsi dire, vous diffusez cette vibration de souffrance par l’énergie qui émane de vous, et les autres la sentent intuitivement. S’ils sont dans l’inconscience, il se peut qu’ils se sentent poussés à vous agresser ou à vous blesser d’une manière ou d’une autre. Ou bien alors c’est vous qui les blesserez par une projection inconsciente de votre souffrance. Vous attirez vers vous tout ce qui peut correspondre à votre état intérieur.

Quand il n’y a plus moyen de s’en sortir, il y a toujours moyen de passer à travers. Alors, ne vous détournez pas de la souffrance. *Faites-lui face et sentez-la pleinement. Je dis bien de la sentir, non pas d’y réfléchir ! Exprimez-la si nécessaire, mais ne rédigez pas mentalement de scénario à son sujet. Accordez toute votre attention à l’émotion et non pas à la personne, à l’événement ou à la situation qui semble l’avoir déclenchée. Ne laissez pas le mental utiliser la souffrance pour en confectionner une identité de victime. Vous prendre en pitié et raconter votre histoire aux autres vous maintiendra dans la souffrance. Puisqu’il est impossible de se dissocier de l’émotion, la seule possibilité qui reste pour changer les choses, c’est de passer à travers la souffrance. Autrement, rien ne bougera. Alors, accordez toute votre attention à ce que vous sentez et retenez-vous de l’étiqueter mentalement. Soyez très vigilant quand vous plongez dans l’émotion. Tout d’abord, vous aurez peut-être l’impression d’être dans un lieu sombre et terrifiant. Et quand un besoin pressant se fera sentir de lui tourner le dos, restez là à l’observer sans passer à l’action. Continuez à maintenir votre attention sur la souffrance, à sentir le chagrin, la peur, la terreur, la solitude ou toute autre chose. Restez alerte et présent. Présent avec tout votre être, avec chacune des cellules de votre corps. En faisant cela, vous laissez entrer un peu de lumière dans toute cette obscurité. Vous y amenez la flamme de votre conscience.

A ce stade-là, vous n’avez plus besoin de vous préoccuper du lâcher-prise. Il s’est déjà produit. Comment ? Être totalement attentif, c’est accepter totalement. En accordant entièrement votre attention à ce qui est, vous recourez au pouvoir de l’instant présent, celui de votre propre présence. Aucune résistance cachée ne peut survivre à une telle présence, car celle-ci élimine le temps. Et sans le temps, aucune souffrance, aucune négativité, ne peut être.

Accepter la souffrance, c’est cheminer vers la mort. Faire face à la souffrance profonde, lui donner la permission d’être, lui accorder votre attention, c’est entrer consciemment dans la mort. Quand vous avez connu cette mort, vous prenez conscience que la mort n’existe pas et qu’il n’y a rien à craindre. Seul l’ego meurt. Imaginez qu’un rayon de soleil ait oublié qu’il fait inséparablement partie du soleil et qu’il se fasse des illusions en croyant devoir lutter pour survivre, devoir se façonner une identité autre que le soleil, et qu’il y tienne dur comme fer. Ne pensez-vous pas que la mort de cette illusion serait incroyablement libératrice ?

Voulez-vous une mort facile ? Préféreriez-vous mourir sans souffrir, sans agoniser ? Alors laissez le passé mourir à chaque instant et laissez la lumière de votre présence faire disparaître le moi lourd et pris dans le piège du temps que vous pensiez être « vous ».

LE CHEMIN DE CROIX (voir exercice ci-dessous)

Il existe de nombreux comptes rendus de gens disant avoir trouvé Dieu à travers leur profonde souffrance et il y a l’expression chrétienne « chemin de croix » qui, je le suppose, désigne la même chose.

C’est la seule chose qui nous intéresse ici.

À vrai dire, ils n’ont pas trouvé Dieu à travers leur souffrance, puisqu’elle sous-entend résistance. Ils ont trouvé Dieu par le lâcher-prise, par l’acceptation totale de ce qui est, vers laquelle leur intense souffrance les a amenés de force. Ils ont certainement réalisé que leur souffrance était une création de leur propre cru.

en croix

Comment arrivez-vous à assimiler le lâcher prise au fait de trouver Dieu ?

Étant donné que la résistance et le mental sont indissociables, le renoncement à la résistance – le lâcher-prise – met fin au règne du mental comme maître absolu, comme l’imposteur qui prétend être « vous », le faux Dieu. Tout jugement et toute négativité disparaissent. Le royaume de l’Être, qui était masqué par le mental, se révèle. Tout d’un coup, un grand calme naît en vous, une insondable sensation de paix. Et au coeur de cette paix, il y a une grande joie. Et au coeur de cette joie, il y a l’amour. Et au coeur de tout cela, il y a le sacré, l’incommensurable. Ce à quoi on ne peut attribuer de nom.

Je ne dirais pas que ceci signifie trouver Dieu, car comment pouvez-vous trouver ce qui n’a jamais été égaré, la vie même que vous êtes ? Le terme Dieu est limitatif non seulement en raison de milliers d’années de fausse perception et d’usage abusif, mais également parce qu’il sous-entend l’existence d’une entité autre que vous. Dieu est l’Être lui-même et non un être. Il ne peut y avoir ici de relation sujet-objet, ni de dualité, ni de vous et Dieu. La réalisation du divin en soi est la chose la plus naturelle qui soit. Le fait incompréhensible et ahurissant n’est pas que vous puissiez devenir conscient de Dieu mais plutôt que vous n’en soyez pas conscient.

Le chemin de croix que vous avez mentionné est l’ancienne façon d’arriver à la réalisation et jusqu’à récemment, c’était la seule. Mais ne l’écartez pas ou n’en sous-estimez pas l’efficacité. Cela fonctionne encore.

Le chemin de croix est un renversement total des choses. En d’autres termes, ce qu’il y a de pire dans votre vie, votre croix, s’avère la meilleure chose qui ait pu vous arriver dans la vie. C’est quelque chose qui vous contraint à lâcher prise, à « mourir », à devenir rien, à devenir Dieu, parce que Dieu est également le néant.

À cette époque-ci, et pour la majorité inconsciente des humains, le chemin de croix reste encore la seule voie. Ces humains ne pourront se réaliser qu’en connaissant davantage de souffrance, et il est prévisible que l’illumination, en tant que phénomène collectif, sera précédée d’immenses bouleversements. Ce déroulement des choses reflète le mécanisme de certaines lois universelles qui gouvernent le développement de la conscience, phénomène que certains visionnaires ont entrevu. On en trouve entre autres une description dans le Livre des révélations, ou l’Apocalypse, bien qu’il soit entouré d’un symbolisme obscur parfois impénétrable. Ce n’est pas Dieu qui inflige cette souf-france. Ce sont les humains qui se l’infligent à eux-mêmes et les uns aux autres. Et par la même occasion, la Terre la fait subir à son tour par certaines mesures de défense, car elle est un organisme vivant, intelligent qui cherchera à se protéger des assauts de la folie humaine.

Actuellement, il existe cependant un nombre croissant de gens dont la conscience est suffisamment développée et qui n’ont plus besoin de connaître la souffrance avant d’atteindre l’éveil. Vous êtes peut-être l’un d’eux.

Se réaliser par la souffrance – le chemin de croix – veut dire être forcé d’entrer dans le royaume des cieux à cor et à cri. Vous lâchez prise en fin de compte parce que vous ne pouvez plus supporter la souffrance, mais il se peut que la souffrance dure longtemps avant que cela ne se produise. Choisir consciemment l’éveil correspond à renoncer à l’attachement au passé et au futur et à faire du présent le point de mire principal de votre vie. Cela veut dire choisir de se maintenir dans l’état de présence plutôt que dans le temps. Cela signifie dire oui à ce qui est. Il n’est plus nécessaire alors de souffrir. De combien de temps pensez-vous avoir besoin encore avant de pouvoir affirmer : « Je ne créerai plus de douleur ou de souffrance » ? Jusqu’à quand vous faudra-t-il souffrir avant de pouvoir effectuer ce choix ?

Si vous pensez qu’il vous faut encore plus de temps, alors vous en aurez et vous aurez aussi plus de souffrance. Car le temps et la souffrance sont indissociables.

Choix

AVOIR LE POUVOIR DE CHOISIR (voir exercice ci-dessous)

Je sais que le mot choisir est le vocable de prédilection du Nouvel Âge, mais, dans ce contexte, il n’est pas tout à fait exact. Il est trompeur de dire que quelqu’un « choisit » une relation dysfonctionnelle ou toute autre situation négative. Pourquoi ? Parce que le choix sous-entend de la conscience, un degré élevé de conscience. Sans elle, vous n’avez pas de choix. Le choix existe à partir du moment où vous vous désidentifiez du mental et de ses schèmes de conditionnement, à partir du moment où vous devenez présent. Et avant d’atteindre ce moment, vous êtes inconscient, spirituellement parlant. Ceci veut dire que vous êtes contraint de penser, de sentir et d’agir en fonction du conditionnement de votre mental. Voilà pourquoi Jésus a dit : « Pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » Ceci ne fait pas référence à l’intelligence au sens conventionnel du terme. J’ai rencontré un grand nombre de personnes hautement intelligentes et éduquées qui étaient aussi complètement inconscientes, c’est-à-dire qu’elles étaient totalement identifiées à leur mental. En fait, si le développement du mental et l’accroissement des connaissances ne sont pas contrebalancés par une croissance correspondante de la conscience, le potentiel sur les plans du malheur et du désastre est très grand.

Votre amie est prisonnière d’une relation où le partenaire est violent, et ce n’est pas la première fois. Pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas le choix. Le mental, ainsi que le passé l’a conditionné, cherche toujours à recréer ce qu’il connaît et ce qui lui est familier. Même si c’est souffrant, c’est du connu. Le mental adhère toujours au connu. L’inconnu est dangereux pour lui parce qu’il n’a aucun contrôle dessus. C’est pour cela qu’il déteste et ignore tant le moment présent. La conscience du moment présent crée non seulement une interruption dans le flot des pensées, mais également dans l’enchaînement entre le passé et le futur. Rien de véritablement nouveau et créatif ne peut advenir en ce monde, sauf par l’intermédiaire de ce décalage, de cet espace dégagé qui ouvre sur d’infinies possibilités.

Votre amie, parce qu’elle est identifiée à son mental, répète probablement un schème comportemental appris dans le passé et dans lequel intimité et abus sont inséparablement liés. Ou encore, il est possible qu’elle manifeste ainsi un schème mental acquis au cours de la prime enfance selon lequel elle ne vaut rien et mérite d’être punie. Il est également possible qu’elle vive une grande partie de sa vie en fonction de son corps de souffrance, qui cherche constamment de la souffrance pour se sustenter. De son côté, son partenaire a ses propres comportements inconscients, complémentaires aux siens. Bien sûr, c’est elle qui a créé la situation, mais qui est le moi qui manifeste cette création ? Un scénario mental et émotionnel du passé, rien de plus. Pourquoi en faire un moi ? Si vous lui dites qu’elle a choisi cette situation, vous ne faites que renforcer son identification au mental. Mais ce scénario mental est-il ce qu’elle est ? Est-il son moi ? Sa véritable identité provient-elle du passé ? Apprenez à votre amie à devenir la présence qui, derrière les pensées et les émotions, observe. Parlez-lui du corps de souffrance et de la façon de s’en libérer. Enseignez-lui l’art de la conscientisation du corps énergétique. Faites-lui la démonstration de ce qu’est la présence. Dès qu’elle saura accéder au pouvoir de l’instant présent, et par conséquent dès qu’elle aura rompu avec le conditionnement de son passé, elle aura alors le choix.

Personne ne choisit le dysfonctionnement, le conflit ou la douleur. Personne ne choisit la folie. Ceux-ci adviennent parce qu’il n’y a pas suffisamment de présence en vous pour dissoudre le passé, pas assez de lumière pour dissiper l’obscurité. Vous n’êtes pas totalement ici. Vous n’êtes pas encore tout à fait éveillé. Et entre-temps, c’est le mental conditionné qui gère votre vie.

De la même façon, si vous êtes une de ces nombreuses personnes à avoir une problématique parentale, si vous ressassez encore du ressentiment envers vos parents pour quelque chose qu’ils ont fait ou n’ont pas fait, c’est que vous croyez encore qu’ils avaient le choix, qu’ils auraient pu agir différemment. On a toujours l’impression que les gens avaient le choix : c’est une illusion. Tant et aussi longtemps que votre mental et son conditionnement gèrent votre vie, aussi longtemps que vous êtes votre mental, quel choix avez-vous ? Aucun. Vous n’êtes même pas là. L’identification au mental est un état hautement dysfonctionnel. C’est une forme de démence. Presque tout le monde en souffre à des degrés variables. Dès l’instant où vous prenez conscience de cela, il ne peut plus y avoir de ressentiment. Comment pouvez-vous éprouver du ressentiment vis-à-vis de la maladie de quelqu’un ? La seule attitude possible est la compassion.

Cela veut donc dire que personne n’est responsable de ce qu’il fait ?

Si c’est votre mental qui mène votre vie, bien que vous n’ayez aucun choix, vous souffrirez encore des conséquences de votre inconscience et créerez davantage de souffrance. Vous aurez à porter le fardeau de la peur, du conflit, des problèmes et de la douleur. La souffrance ainsi créée vous forcera, à un moment ou à un autre, à sortir de votre état d’inconscience.

Ce que vous dites au sujet du choix vaut également pour le pardon, je suppose. Vous devez être totalement conscient et lâcher prise complètement avant de pouvoir pardonner ?

Le terme « pardon » est en usage depuis deux mille ans. Pourtant, la plupart des gens ont une idée très restreinte de sa signification. Vous ne pouvez pas vraiment vous pardonner, ainsi qu’aux autres, aussi longtemps que vous cherchez votre identité dans le passé. C’est seulement en accédant au pouvoir de l’instant présent, qui est votre pouvoir propre, qu’il peut y avoir un véritable pardon. Cela rend le passé impuissant et vous permet de réaliser profondément que rien de ce que vous avez fait ou de ce qu’on vous a fait n’a pu le moins du monde toucher l’essence radieuse de votre Être. Et dans cet esprit, le concept du pardon devient alors entièrement inutile.

Et comment puis-je arriver à cette réalisation ?

Lorsque vous lâchez prise face à ce qui est et que vous devenez donc totalement présent, le passé perd tout pouvoir. Vous n’en avez plus besoin. La présence est la clé. Le présent l’est aussi.

Comment savoir que j’ai lâché prise ?

Quand vous n’aurez plus besoin de poser cette question.

EXERCICES

En vous concentrant sur l’instant et en vous retenant de l’étiqueter mentalement, la maladie est réduite à un ou à plusieurs des facteurs suivants : la douleur physique, la faiblesse, l’inconfort ou l’invalidité. C’est ce face à quoi vous lâchez prise maintenant, et non pas à l’idée de la maladie.

Permettez à la souffrance de vous ramener de force dans le « maintenant », dans un état d’intense et consciente présence. Utilisez-la pour arriver à l’éveil.

Le lâcher-prise ne transforme pas ce qui est, du moins pas directement. Il vous transforme, vous. Et quand vous êtes transformé, c’est tout votre monde qui l’est. Pourquoi ? Parce que le monde n’est qu’un reflet.

Le problème, ce n’est pas la maladie, c’est vous, aussi longtemps que le mental contrôle les choses.

– LECTURE MÉDITATIVE –

Lorsque vous êtes malade ou invalide, n’ayez pas le sentiment d’avoir échoué d’une manière ou d’une autre, ne vous sentez pas coupable. Ne reprochez pas à la vie de vous avoir traité injustement et ne vous faites pas non plus de réprimandes. Tout cela, c’est de la résistance.

Si vous avez une maladie grave, servez-vous-en pour atteindre l’illumination. Tout ce qui peut arriver de « mal » dans votre vie doit vous amener vers cet état.

Dissociez le temps de la maladie. Ne conférez ni passé ni futur à la maladie. Laissez-la vous ramener de force dans l’intense conscience du moment présent et observez ce qui se passe.

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– LECTURE MÉDITATIVE –

Votre première chance, c’est de lâcher prise chaque instant devant la réalité du présent. Sachant que ce qui est ne peut être défait – puisque cela est déjà –, vous dites oui à ce qui est ou vous acceptez ce qui n’est pas.

Ensuite, vous faites ce que vous avez à faire, selon les exigences de la situation. Si vous vous maintenez dans cet état d’acceptation, vous ne créez plus de négativité, de souffrance ou de tourment. Par conséquent, vous vivez dans un état de non-résistance, de grâce et de légèreté, libre de toute lutte intérieure.

Quand vous ne réussissez pas à vivre ainsi, c’est-à-dire quand vous laissez passer cette première chance parce que la présence de votre conscience n’est pas suffisamment intense pour empêcher des schèmes de résistance automatiques et inconscients de se produire ou parce que les circonstances sont tellement extrêmes qu’elles vous sont totalement inacceptables, vous créez alors une forme quelconque de douleur ou de souffrance. Vous pouvez avoir l’impression que ce sont les circonstances qui créent la souffrance, alors que, en fin de compte, ce n’est pas le cas. En réalité, c’est votre résistance.

 

– EXERCICE –

La seconde chance à votre portée pour lâcher prise, c’est d’accepter ce qui est en vous à défaut d’accepter ce qui est extérieur à vous. S’il vous est impossible d’admettre les circonstances extérieures, alors acceptez la situation intérieure.

Autrement dit, vous ne devez pas résister à la souffrance. Donnez-lui la permission d’être là. Lâchez prise face au chagrin, au désespoir, à la peur, à la solitude ou à toute autre forme adoptée par la souffrance. Soyez-en le témoin sans l’étiqueter mentalement. Accueillez-la.

Par la suite, observez la façon dont le miracle du lâcher-prise transforme la souffrance profonde en paix profonde. Cette situation est votre crucifixion. LAISSEZ-LA DEVENIR VOTRE RÉSURRECTION ET VOTRE ASCENSION.

Quand la souffrance est profonde, tout discours de lâcher-prise vous semblera probablement futile et insignifiant de toute façon. Quand la souffrance est profonde, vous ressentez sans doute une forte pulsion à vouloir y échapper plutôt que de vouloir lâcher prise. Vous ne voulez pas sentir ce que vous sentez. Quoi de plus normal ? Mais il n’y a aucune échappatoire, aucune issue de secours.

Il y a par contre de fausses échappatoires comme le travail, l’alcool, les drogues, la colère, les projections, la répression, etc. Mais celles-ci ne vous libèrent pas de la douleur. La souffrance ne diminue pas en intensité quand vous la rendez inconsciente. Quand vous niez la douleur émotionnelle, tout ce que vous entreprenez ou pensez est contaminé par elle. Même vos relations. Pour ainsi dire, vous diffusez cette vibration de souffrance par l’énergie qui émane de vous, et les autres la sentent intuitivement. S’ils sont dans l’inconscience, il se peut qu’ils se sentent poussés à vous agresser ou à vous blesser d’une manière ou d’une autre. Ou bien alors c’est vous qui les blesserez par une projection inconsciente de votre souffrance. Vous attirez vers vous tout ce qui peut correspondre à votre état intérieur.

 

– EXERCICE –

Quand il n’y a plus moyen de s’en sortir, il y a toujours moyen de passer à travers. Alors, ne vous détournez pas de la souffrance. Faites-lui face et sentez-la pleinement. Je dis bien de la sentir, non pas d’y réfléchir ! Exprimez-la si nécessaire, mais ne rédigez pas mentalement de scénario à son sujet. Accordez toute votre attention à l’émotion et non pas à la personne, à l’événement ou à la situation qui semble l’avoir déclenchée.

Ne laissez pas le mental utiliser la souffrance pour en confectionner une identité de victime. Vous prendre en pitié et raconter votre histoire aux autres vous maintiendra dans la souffrance. Puisqu’il est impossible de se dissocier de l’émotion, la seule possibilité qui reste pour changer les choses, c’est de passer à travers la souffrance. Autrement, rien ne bougera.

Alors, accordez toute votre attention à ce que vous sentez et retenez-vous de l’étiqueter mentalement. Soyez très vigilant quand vous plongez dans l’émotion.

Tout d’abord, vous aurez peut-être l’impression d’être dans un lieu sombre et terrifiant. Et quand un besoin pressant se fera sentir de lui tourner le dos, restez là à l’observer sans passer à l’action. Continuez à maintenir votre attention sur la souffrance, à sentir le chagrin, la peur, la terreur, la solitude ou toute autre chose. Restez alerte et présent. Présent avec tout votre être, avec chacune des cellules de votre corps. En faisant cela, vous laissez entrer un peu de lumière dans toute cette obscurité. Vous y amenez la flamme de votre conscience.

A ce stade-là, vous n’avez plus besoin de vous préoccuper du lâcher-prise. Il s’est déjà produit. Comment ? Être totalement attentif, c’est accepter totalement. En accordant entièrement votre attention à ce qui est, vous recourez au pouvoir de l’instant présent, celui de votre propre présence.

Aucune résistance cachée ne peut survivre à une telle présence, car celle-ci élimine le temps. Et sans le temps, aucune souffrance, aucune négativité, ne peut être.

 

– LECTURE MÉDITATIVE –

Accepter la souffrance, c’est cheminer vers la mort. Faire face à la souffrance profonde, lui donner la permission d’être, lui accorder votre attention, c’est entrer consciemment dans la mort. Quand vous avez connu cette mort, vous prenez conscience que la mort n’existe pas et qu’il n’y a rien à craindre. Seul l’ego meurt.

Imaginez qu’un rayon de soleil ait oublié qu’il fait inséparablement partie du soleil et qu’il se fasse des illusions en croyant devoir lutter pour survivre, devoir se façonner une identité autre que le soleil, et qu’il y tienne dur comme fer. Ne pensez-vous pas que la mort de cette illusion serait incroyablement libératrice ?

 

– LECTURE MÉDITATIVE –

Voulez-vous une mort facile ?

Préféreriez-vous mourir sans souffrir, sans agoniser ? Alors laissez le passé mourir à chaque instant et laissez la lumière de votre présence faire disparaître le moi lourd et pris dans le piège du temps que vous pensiez être « vous ».

Le chemin de croix

Le chemin de croix que vous avez mentionné est l’ancienne façon d’arriver à la réalisation et jusqu’à récemment, c’était la seule. Mais ne l’écartez pas ou n’en sous-estimez pas l’efficacité. Cela fonctionne encore.

Le chemin de croix est un renversement total des choses. En d’autres termes, ce qu’il y a de pire dans votre vie, votre croix, s’avère la meilleure chose qui ait pu vous arriver dans la vie. C’est quelque chose qui vous contraint à lâcher prise, à « mourir », à devenir rien, à devenir Dieu, parce que Dieu est également le néant.

Se réaliser par la souffrance – le chemin de croix – veut dire être forcé d’entrer dans le royaume des cieux à cor et à cri. Vous lâchez prise en fin de compte parce que vous ne pouvez plus supporter la souffrance, mais il se peut que la souffrance dure longtemps avant que cela ne se produise.

– LECTURE MÉDITATIVE –

Choisir consciemment l’éveil correspond à renoncer à l’attachement au passé et au futur et à faire du présent le point de mire principal de votre vie. Cela veut dire choisir de se maintenir dans l’état de présence plutôt que dans le temps. Cela signifie dire oui à ce qui est. Il n’est plus nécessaire alors de souffrir.

De combien de temps pensez-vous avoir besoin encore avant de pouvoir affirmer : « Je ne créerai plus de douleur ou de souffrance » ? Jusqu’à quand vous faudra-t-il souffrir avant de pouvoir effectuer ce choix ?

Si vous pensez qu’il vous faut encore plus de temps, alors vous en aurez et vous aurez aussi plus de souffrance. Car le temps et la souffrance sont indissociables.

Avoir le pouvoir de choisir

le choix sous-entend de la conscience, un degré élevé de conscience. Sans elle, vous n’avez pas de choix. Le choix existe à partir du moment où vous vous désidentifiez du mental et de ses schèmes de conditionnement, à partir du moment où vous devenez présent.

Et avant d’atteindre ce moment, vous êtes inconscient, spirituellement parlant. Ceci veut dire que vous êtes contraint de penser, de sentir et d’agir en fonction du conditionnement de votre mental.

feu

Personne ne choisit le dysfonctionnement, le conflit ou la douleur. Personne ne choisit la folie. Ceux-ci adviennent parce qu’il n’y a pas suffisamment de présence en vous pour dissoudre le passé, pas assez de lumière pour dissiper l’obscurité. Vous n’êtes pas totalement ici. Vous n’êtes pas encore tout à fait éveillé. Et entre-temps, c’est le mental conditionné qui gère votre vie.

De la même façon, si vous êtes une de ces nombreuses personnes à avoir une problématique parentale, si vous ressassez encore du ressentiment envers vos parents pour quelque chose qu’ils ont fait ou n’ont pas fait, c’est que vous croyez encore qu’ils avaient le choix, qu’ils auraient pu agir différemment. On a toujours l’impression que les gens avaient le choix : c’est une illusion. Tant et aussi longtemps que votre mental et son conditionnement gèrent votre vie, aussi longtemps que vous êtes votre mental, quel choix avez-vous ? Aucun. Vous n’êtes même pas là. L’identification au mental est un état hautement dysfonctionnel. C’est une forme de démence.

Presque tout le monde en souffre à des degrés variables. Dès l’instant où vous prenez conscience de cela, il ne peut plus y avoir de ressentiment. Comment pouvez-vous éprouver du ressentiment vis-à-vis de la maladie de quelqu’un ? La seule attitude possible est la compassion.

Si c’est votre mental qui mène votre vie, bien que vous n’ayez aucun choix, vous souffrirez encore des conséquences de votre inconscience et créerez davantage de souffrance. Vous aurez à porter le fardeau de la peur, du conflit, des problèmes et de la douleur. La souffrance ainsi créée vous forcera, à un moment ou à un autre, à sortir de votre état d’inconscience.

– LECTURE MÉDITATIVE –

Vous ne pouvez pas vraiment vous pardonner, ainsi qu’aux autres, aussi longtemps que vous cherchez votre identité dans le passé. C’est seulement en accédant au pouvoir de l’instant présent, qui est votre pouvoir propre, qu’il peut y avoir un véritable pardon. Cela rend le passé impuissant et vous permet de réaliser profondément que rien de ce que vous avez fait ou de ce qu’on vous a fait n’a pu le moins du monde toucher l’essence radieuse de votre Être.

Et dans cet esprit, le concept du pardon devient alors entièrement inutile.

Lorsque vous lâchez prise face à ce qui est et que vous devenez donc totalement présent, le passé perd tout pouvoir. Vous n’en avez plus besoin.

LA PRÉSENCE EST LA CLÉ. LE PRÉSENT L’EST AUSSI.

Étant donné que la résistance et le mental sont indissociables, le renoncement à la résistance – le lâcher-prise – met fin au règne du mental comme maître absolu, comme l’imposteur qui prétend être « vous », le faux Dieu. Tout jugement et toute négativité disparaissent.

Le royaume de l’Être, qui était masqué par le mental, se révèle. Tout d’un coup, un grand calme naît en vous, une insondable sensation de paix.

Et au cœur de cette paix, il y a une grande joie.

Et au cœur de cette joie, il y a l’amour.

Et au cœur de tout cela, il y a le sacré, l’incommensurable. Ce à quoi on ne peut attribuer de nom.  

TOLLE

par Eckhart Tolle  , tiré du livre Le pouvoir du Moment présent

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Êtes-vous libre de toute maladie

 

 Il fut un temps où une personne pouvait se réveiller au chant du coq, admirer les Chemin1collines verdoyantes à distance, prendre une grande bouffée d’air frais et aller traire les vaches pour obtenir du bon lait frais. Cette même personne pouvait aussi cueillir les œufs frais de ses poules, prendre au passage quelques belles tomates rouges de son grand potager et humer la bonne odeur du pain fraîchement cuit. Le reste de la matinée pouvait être consacrée à exécuter des tâches physiques relevant de la moisson et de la récolte.

Le seul stress de la journée serait d’appréhender le moment où il devrait boire d’un seul coup sa dose d’huile de foie de morue. Défilons rapidement jusqu’au vingt et unième siècle… le réveille-matin vous crie à tue-tête les plus récents rapports de la circulation, vous avalez en vitesse un Pop-Tart et un café, vous subissez un trajet de 90 minutes jusqu’au bureau, vous supportez un patron qui rugit comme un lion et vous étanchez votre soif avec deux verres de martini à l’heure du dîner.

Même votre femme, qui est une fervente partisane de l’exercice et d’une alimentation saine, se démène pour transporter les sacs à provisions du supermarché. Le pauvre concombre qui gît dans votre assiette du souper a vu le jour dans un sol appauvri, a été génétiquement modifié pour résister aux ravages de la pulvérisation des pesticides et herbicides et, enfin, a voyagé en provenance d’une région éloignée durant trois semaines pour aboutir avec un poulet tout aussi disgracieux qui n’a jamais vu la lumière du jour. D’accord, il s’agit peut-être d’une exagération, mais le fait demeure que la grande majorité des Nord Américains ne consomment pas un nombre suffisant de nutriments essentiels à leur santé.

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Il est très rare que mes patients ingèrent l’apport requis en calcium et encore plus rare une consommation appropriée de portions de fruits et de légumes à tous les jours. Pour couronner le tout, jetons un coup d’œil plus attentif sur la façon dont ses « recommandations » sont déterminées. Selon la médecine traditionnelle, le mot « santé » est souvent défini comme une « absence de maladie ». Ce fait déplorable a, en quelque sorte, servi de déclaration de mission pour la médecine… ce qui est excellent pour combattre la maladie, mais très peu efficace pour l’amélioration de notre santé.

L’apport nutritionnel recommandé (ANR) a été conçu selon cette philosophie; à titre d’exemple, la dose de vitamine C a été déterminée selon la quantité requise pour prévenir la maladie du scorbut. La dose de vitamine B3 (niacine) est suffisante pour combattre la pellagre. Je suppose que tout va bien dans le meilleur des mondes, puisque je n’ai jamais diagnostiqué le cas de l’une de ces maladies depuis le début de ma carrière en médecine. En fait, nous pouvons faire beaucoup mieux pour nous-mêmes que d’éviter simplement le scorbut. De nos jours, de plus grands efforts sont déployés afin de rechercher une véritable santé et un meilleur mieux-être. Faire face au stress, éviter des habitudes néfastes, tel que le tabac, et faire suffisamment des exercices sont tous des facteurs que nous pouvons essayer de contrôler.

Par contre, il est plus difficile d’obtenir un apport optimal en nutriments de notre alimentation quotidienne. Comment peut-on s’assurer que les grains entiers contenus dans notre pain proviennent d’un sol entretenu avec soin et contenant suffisamment de sélénium? Quels types d’oligo-éléments sont présents dans l’avocat? Quelle est la teneur en calcium contenue dans une tranche de fromage? Ce sont des nutriments essentiels qui ont besoin d’être développés, non seulement pour la prévention de maladie mais également pour une certitude de mieux-être.

 Un plus grand nombre de médecins recommandent un supplément en calcium, de bonnes multi-vitamines, et plusieurs de mes confrères et consœurs consomment eux-mêmes des acides gras oméga-3. Ces éléments représentent la base d’une bonne nutrition et hélas, nous les oublions trop facilement dans notre société d’aujourd’hui. De la même façon que vous palpez attentivement un cantaloup ou que vous humez un bon pain frais, assurez-vous que la meilleure qualité soit de mise pour les suppléments que vous achetez. C’est-à-dire que le calcium soit hautement absorbable, la multivitamine comporte les plus récentes recommandations, les minéraux contiennent tous les oligo-éléments et les huiles oméga-3 proviennent de sources adéquates.

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Tel que nous l’avons constaté par nous-mêmes, la hausse du glutathion par le biais du HMS 90/Immunocal représente une pièce essentielle du casse-tête, mais il existe également d’autres pièces qui méritent notre considération. Il ne s’agit pas d’un pur hasard si l’équipe chez Immunotec a rassemblé la « Trousse des essentiels quotidiens » qui tient compte de tous ces enjeux à l’égard de la santé. Assurez-vous de procurer à votre organisme tout ce dont il a besoin pour survivre dans notre monde d’aujourd’hui. Prenez les mesures essentielles vers un mieux-être.

Par Lucette Laferrière Québec http://www.cheminement.com/content/archives/contenu/contart124.html   (69 of 86) [2009-03-11 20:25:19] Archives : Volume 12, numéro 4 / mars-avril 2009

 

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La Santé vue d’une autre planète

 

Nous allons parler ici des Pléiadiens… Ils n’ont pas, comme nous, de problèmes médicaux, car ils contrôlent la santé par l’équilibre psychique.

Les Pléiadiens sont bien plus âgés que nous en ce qui concerne le nombre de vies qu’ils ont menées, et ils vivent maintenant une vie plus spirituelle. Cela signifie qu’ils font l’expérience et apprennent davantage avec leurs sens spirituels qu’avec leurs sens matériels. Cette utilisation des capacités spirituelles pourrait être, en partie, la façon dont ils ont contribué à leur longue durée de vie de plus de 700 ans.

Ils pensent qu’ici sur Terre, tous nos problèmes médicaux sont causés par une pensée illogique. Lorsque nous créons des pensées, nous formons des bulles d’énergie qui ont un effet sur les cellules de notre corps. Ces énergies de pensée peuvent être mesurées en polarités, comme les charges positives ou négatives de l’électricité. Si nous poursuivons avec une pensée illogique, nous créons des charges d’énergie qui dépolarisent les cellules et qui ont un effet sur la performance des cellules individuelles, qui mène à la maladie.

planète

On sait depuis longtemps dans certaines sociétés sur Terre que nos pensées jouent un rôle important dans notre santé et peuvent contribuer à une vie plus longue, en particulier dans les cultures orientales où la méditation est pratiquée comme moyen de maîtriser la pensée. Ici, dans notre culture occidentale, nous n’essayons pas de prévenir la maladie en contrôlant nos pensées, mais plutôt d’attendre que la maladie soit évidente, puis nous la traitons avec des produits chimiques et des médicaments qui sont conçus non pas pour traiter la source, mais pour neutraliser les symptômes. C’est pourquoi nous avons si peu de traitements et de guérisons de la maladie.

Les Pléiadiens disent qu’ils ne sont pas surhumains avec les grands pouvoirs que nous pensons qu’ils possèdent. Ce sont des hommes et des femmes, comme nous, qui bénéficient de la connaissance de nombreuses vies. Ils ne sont ni enseignants ni missionnaires et ne viennent de la part d’aucun dieu pour nous donner la paix tant attendue, car la Création ne leur confère aucune obligation.

Ils comprennent notre droit de libre arbitre d’évoluer par nous-mêmes, et ils nous rappellent que la paix ne viendra que lorsque les habitants de la Terre prendront la responsabilité de leur propre avenir et apprendront à créer leur propre réalité. Le fait de compter sur quelqu’un d’autre ou de croire que quelqu’un d’autre ou une autre puissance apportera la paix ne permettra pas que cela se produise. Ils se sentent tenus d’aider les autres formes de vie, mais pas d’interférer.

Les Pléiadiens ne sont pas surhumains avec de grands pouvoirs. Ils sont des êtres humains tels que nous sommes et doivent constamment tendre vers la perfection.

Voir d’autres articles sur mon autre blog : http://francesca1.unblog.fr/category/pleiadiens/

 

 

 

Le pouvoir d’adopter nos maux

 

Ne plus vouloir admettre la maladie comme faisant partie intégrante de la vie humaine, la considérer comme une hérésie, une situation démodée, dénote à nos yeux un état maladif grave, un dérèglement complet de notre civilisation.

A côté de cet aveuglement si caractéristique pour la conscience moderne, les faits parlent un langage qui bientôt ne pourra plus être méconnu : nous pensons à la nouvelle médecine psychosomatique qui commence à reconnaître l’origine psychique de nombreuses maladies, surtout dans des cas où la trame est très apparente. Voici un exemple typique: Un employé est vertement critiqué par son chef en présence de ses collègues. Il se sent innocent, mais n’arrive pas à se faire comprendre et à convaincre. Il passe des nuits d’insomnie à rechercher comment il pourrait se réhabiliter ou se venger.

guéris

Comme il a charge de famille, il n’ose pas quitter son emploi, il doit donc << avaler>> l’injustice. Il n’arrive pas à se placer au niveau où il pourrait accepter le tort qui lui a été fait, où il pourrait se dire : certes, dans ce cas précis les remontrances de mon chef n’étaient pas fondées. Mais combien de fois mon travail n’a pas été tel qu’il aurait dû être, et je n’ai pas été critiqué. Et par ailleurs, je me connais tant de défauts que cet incident doit me servir de stimulant pour travailler à mon perfectionnement. Mais notre homme entend rester dans son sentiment offensé ; il cherche à oublier l’affront, il accepte des travaux supplémentaires pour se prouver à quel point il est un être de valeur. L’injustice non vaincue, non digérée, agit pourtant dans son organisme, elle continue à le brûler.

Bientôt il aura des aigreurs, il sentira des brûlures d’estomac et finalement il aura des ulcères qui nécessiteront l’intervention du médecin.

Cas typique d’un traumatisme psychique que l’intéressé ne peut pas réparer au niveau d’origine et qui « descend » d’abord dans les fonctions physiologiques pour se localiser ensuite dans un organe.

En réalité, l’inconscient de cet individu dit : « Je me sens trop faible et sans courage pour digérer l’injustice. A toi, mon estomac, de le faire à ma place, digère-la!» Des cas de ce genre sont légion et il ne peut faire de doute que l’on découvrira peu à peu des origines psychiques à presque toutes les maladies. Aux yeux de la psychologie analytique, la maladie apparaît ainsi comme un accident sur le chemin de la réalisation du Soi, autrement dit de sa totalité. Mais nous aurons l’occasion de montrer que le seul point de vue psychologique est insuffisant pour expliquer le phénomène de la maladie. Car, pour reprendre l’exemple de l’employé que nous venons de citer, la situation qui a conduit au traumatisme psychique fait déjà partie de sa destinée. Il faudrait donc remonter plus haut et plus loin pour la comprendre et l’accepter.

Mais avant de pouvoir aborder cet aspect si profond du problème, nous devons d’abord nous pencher sur une question tout à fait fondamentale : celle de la liberté.

Quoi qu’on dise et quels que soient  les raisonnements philosophiques les plus subtils, le fait de la liberté est une expérience immédiate de la conscience. L’homme le plus matérialiste ne peut pas croire qu’il soit conduit et dirigé comme une marionnette dans tout ce qu’il fait, ressent et pense. Nous arrivons ainsi à une contradiction insoluble par les seuls moyens de la logique. D’un côté, nous avons le sort inexorable qui semble nous être imposé, de l’autre la conviction de notre liberté.

Comment résoudre ces deux antithèses ?

De notre conscience claire, de cette conscience du moi qui est à la base de toute notre civilisation. Mais là nous sommes dans le domaine de la pensée et c’est dans la pensée seulement que nous découvrons le champ de notre liberté. L’homme peut constater que dans la pensée il est libre. Car nos pensées ne sont que des images qui ne peuvent pas contraindre.

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