La ferme pharmaceutique

 

 Nous avons généralement en tête une image des vaches d’antan, et il est difficile de croire à quel point l’industrie actuelle de la viande repose sur les produits chimiques, les hormones, les antibiotiques et une pléthore d’autres drogues. Il s’agit d’une affaire et d’une affaire de haute concurrence. Les petits éleveurs s’empressent eux aussi d’utiliser tout ce qui, aux dires des sociétés pharmaceutiques, pourra faire engraisser leurs animaux plus vite, ou masquera les signes flagrants de maladie et de stress chez leurs animaux, de façon à leur obtenir une meilleure place sur le marché. J’ai demandé au bouvier Herb Silverman ce qu’il pensait des quantités importantes de drogues qu’on administre aux animaux. Il m’a répondu :

« Ce n’est pas bon. Au lieu d’améliorer les pratiques d’élevage, ce qui donnerait des animaux en meilleure santé, on ne fait que les bourrer de drogues. C’est moins cher de cette façon. Parce qu’il s’agit d’une affaire où la concurrence est très forte, je suis forcé de le faire moi aussi. Mais le grand public commence à comprendre ce qui se passe et à craindre que des résidus se retrouvent dans la viande. Laissez-moi vous dire que je les comprends ! »

vaches

 L’utilisation massive de drogues est apparue au cours des 20 à 30 dernières années, ce qui coïncide avec le virage, pris dans les méthodes de production, des grands pâturages aux lots d’engraissement. Avant 1950, la presque totalité des bovins des États-Unis passaient leur vie à paître pour trouver leur nourriture dans les grands espaces qui représentent pour nous le « pays des bovins ». Ce n’est plus le cas maintenant. Dès le début des années soixante-dix, les trois quarts des bovins aux États-Unis étaient envoyés par camion pour aller passer le reste de leur vie dans des lots d’engraissement.

Certains des lots d’engraissement les plus importants peuvent compter jusqu’à 100 000 « unités ». Ici, les animaux reçoivent une alimentation conçue dans un seul but — les faire engraisser au prix le plus bas possible. Au menu, on trouve une série de mets parfois très délicats comme de la sciure de bois relevée d’ammoniac et de plumes, du papier journal déchiqueté (offert avec toutes les couleurs d’encre toxique des bandes dessinées de l’édition du samedi) et des circulaires publicitaires, de la paille synthétique, des vidanges recyclées, du suif et de la graisse non comestibles, des détritus de volaille, de la poussière de ciment et des retailles de carton, sans parler des insecticides, des antibiotiques et des hormones. On y ajoute des arômes et des saveurs artificiels pour amener par la ruse les pauvres animaux à manger.

Pendant ce temps, les scientifiques de l’université de l’Arizona étudient les processus biologiques qui aiguisent l’appétit de la vache. Leurs motifs ?

« Il est évident que si l’on arrivait à découvrir ce qui détourne un bovin de sa mangeoire et qu’on puisse y remédier, cela voudrait dire beaucoup. »

 Cela voudrait dire beaucoup en effet, car tout l’intérêt de la chose est de les rendre aussi gras que possible pour le moins cher possible. Les énormes conglomérats agro-industriels qui possèdent les lots d’engraissement sont très excités à l’idée de pouvoir utiliser des substances chimiques qui donneraient à ces animaux placides des appétits insatiables. L’industrie reconnaît que de graves problèmes de santé résultent de la façon dont les bovins sont nourris. Mais que l’animal soit malade leur importe peu, même si la maladie est si grave qu’il est au bord d’en mourir. Du moment qu’il peut être maintenu en vie par des drogues assez longtemps pour être abattu et vendu au consommateur…

histoire du boeuf

DU LAIT DE VACHES « SATISFAITES »

La vie dans les lots d’engraissement n’est pas ce qu’il y a de plus enviable. Il serait difficile de penser que la condition des vaches est meilleure dans les usines laitières modernes.

Le problème semble venir de l’insistance de la vache moderne à revendiquer sa nature fondamentale. Elle désire toujours faire ce que les vaches ont toujours fait : se consacrer à leurs petits, savourer le fourrage, ruminer tranquillement et vivre patiemment en harmonie avec la

Terre. Bien entendu, des idées aussi démodées vont à rencontre des objectifs de l’industrie pour qui l’animal n’est — ni plus ni moins — qu’une pompe à lait sur quatre pattes, une machine qui doit fournir du lait en vertu d’un profit. Elle est élevée, nourrie, traitée avec des médicaments, inséminée et manipulée dans un seul but : une production maximale de lait à un coût minimal.

L’industrie est fière aujourd’hui d’attirer notre attention sur le fait que la vache commerciale moyenne donne maintenant au moins trois fois plus de lait dans une année que ses ancêtres bucoliques. Elle ne fait aucunement mention de son pis si gros que ses veaux auraient beaucoup de difficulté à la téter et pourraient facilement la blesser si on leur permettait d’essayer. Elle ne fait pas non plus mention des conditions naturelles qui auraient donné une espérance de vie de 20 à 25 ans à cette bonne vieille Bessie. Dans le monde incroyablement stressant de nos usines laitières modernes, on l’exploite à un point tel qu’avec beaucoup de chance, elle réussira peut-être à vivre 4 ans.

Extrait du livre : Se nourrir sans faire souffrir

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

Le problème complexe des remboursements médicaux


La ligue nationale contre le cancer a permis de soulever cette année ce qui, pour certains, est un véritable scandale : les femmes, atteintes d’un cancer du sein, se retrouvent – mastectomisées ou pas – avec des frais, pouvant être considérés comme incontournables, à leur charge, tels l’achat d’une perruque, de crèmes de soin hydratantes et cicatrisantes, d’un soutien-gorge spécifique…

médecin chez fran

À première vue, le plus choquant reste que la très grande majorité de ces malades ont cotisé parfois pendant de nombreuses années, continuent à le faire, et que cet argent était et est censé alimenter les caisses de la Sécurité sociale ! En outre, les cotisations assurance maladie d’assurés bien-portants sont destinées a priori (!) à permettre de pallier des sommes insuffisantes pour couvrir des dépenses sanitaires importantes… Ce dysfonctionnement étatique a donc de quoi mettre en colère, et à juste titre, l’ensemble de la population française.

Un second regard sur cette ineptie (apparente ?) est très différent et beaucoup moins complaisant : il s’agit de celui de la psychanalyse.

Effectivement, Sigmund Freud a largement postulé du fait que nous n’étions pas atteints d’une pathologie, quelle qu’elle soit, par hasard. C’est d’ailleurs en ce sens qu’il a fini par supprimer la gratuité des cures. Ce scientifique a démontré que pour guérir de nos maux, encore fallait-il un engagement pécuniaire personnel, l’argent représentant – selon ses travaux – la pulsion de mort, touchant ainsi au moi sacrificiel. Pour lui, l’acceptation du réglement financier de chaque séance s’avère indispensable pour qu’une prise de conscience du coût permette l’arrêt de toute forme de masochisme. Ainsi a-t-il parlé de  » l’influence correctrice du paiement « .

Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, on assiste – reconnaissons-le – à une banalisation de l’acte médical. La  » Carte vitale « , mise en place depuis 1998, n’y est pas pour rien de son côté dans la mesure où le savoir du praticien est totalement dévalorisé par voie de conséquence. Le résultat est que les consultations médicales se déroulent souvent dans un climat proche de l’indifférence, durent de moins en moins longtemps et que le patient comprend vite qu’il n’a pas intérêt à s’étendre sur ce qu’il serait cependant essentiel qu’il communique de ses douleurs et autres angoisses… La plupart des médecins prennent beaucoup de vacances annuellement et les urgences affichent des files d’attente invraisemblables, dans des conditions aussi déshumanisées que discutables…

Le cercle vicieux est désormais installé et, quant à le désinstaller, il n’apparaît guère raisonnable de l’envisager rapidement ! Je ne voudrais pas afficher un pessimisme affligeant mais, malheureusement, je pense que ce triste constat est facilement vérifiable, comme une sorte de contamination qui s’infiltre pernicieusement dans le lien transférentiel médecin/malade et vice-versa… Mais y a-t-il un remède ?

Personnellement, je ne le crois pas et, paradoxalement, cette idée ne me désespère pas ! Je peux en souffrir basiquement comme tout un chacun, je peux m’interroger mais, à la réflexion, je pense que nous assistons ici, dans ce domaine spécifique et complexe de la prise en charge des déficiences psychiques, organiques et corporelles, à une mutation inévitable de la société. Pour le saisir, il me semble qu’il est absolument nécessaire de resituer la médecine d’aujourd’hui dans un contexte économique global, victime de l’héritage facile des  » Trente Glorieuses « . Cette belle époque a modifié les mentalités jusqu’à des exigences démoniaques en matière d’assistanat.

carte vitale

L’Hexagone ne peut plus avancer sur cette cadence, et encore moins évoluer de cette façon-là. Depuis plus d’un siècle, le darwinisme nous demande de nous adapter en souplesse aux changements progressifs de l’humanité qui a pour particularité de revendiquer sa liberté. Profitons alors de la possible mauvaise utilisation de nos impôts pour nous responsabiliser davantage encore, ce qui équivaut à nous engager à être acteur de notre vie et de l’Univers…  » La vérité n’a pas d’heure, elle est de tous les temps, précisément lorsqu’elle nous apparaît inopportune « , assurait le docteur Albert Schweitzer…

propos de Carole Vallone

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site de Francesca  :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

 

 

 

 

Les forces de guérison


La souffrance, qu’elle soit psychique ou physique, ne devrait en aucun cas être envisagée comme une punition, une sanction, promulguées par une aveugle fatalité ou par un Dieu vengeur. Là réside l’essence même d’une saine réflexion ouvrant la porte à tout processus de guérison…

La prééminence de l’esprit sur le corps n’est aujourd’hui plus contestée. Le point essentiel dans toutes les maladies, c’est qu’elles débutent dans la sphère énergétique pour se manifester ensuite dans le corps. C’est ainsi que s’exprime Anne Schadde, médecin homéopathe et psychothérapeute dans « Les forces de guérison », ouvrage de témoignages recueillis par Anne Devillard et publié aux Éditions Albin Michel.

energie

Une énergie bloquée qui a du sens

Plutôt que lutter contre le symptôme, il convient de prendre conscience que lorsqu’une énergie est bloquée pour une raison ou pour une autre, nous ne l’avons plus à disposition. Ce qui est malade, explique le psychologue analytique Carl Gustav Jung, ne peut pas être simplement éliminé comme un corps étranger sans qu’il y ait le danger de détruire en même temps quelque chose d’essentiel qui devrait aussi vivre. Pour que le principe de guérison se mette en place, il est donc important de donner sens à la mal a dit. Anne Schadde, en tant qu’homéopathe, rejoint le spécialiste de la psyché en assurant que la maladie représente une possibilité de réintégrer quelque chose qui s’est déséquilibré.

L’autoguérison, une faculté innée à stimuler

Le principe de guérison est inhérent à chaque être humain. Les médecins ont d’ailleurs l’habitude de dire, à la suite de Pasteur : Le microbe n’est rien, le terrain est tout. Le terrain ne se résume pas à une addition de molécules. Il est aussi travaillé, conditionné par le psychisme. Clemens Kuby, réalisateur de films documentaires, s’est sérieusement intéressé au processus d’autoguérison dont nous sommes tous bénéficiaires. Il s’étaye sur sa propre expérience et signale que les guérisons spontanées ne relèvent pas du miracle mais elles dépendent d’un travail concentré de la conscience…

L’autoguérison est une de nos facultés innées, continue-t-il. Tous les auteurs de la Pensée positive, depuis le pharmacien Émile Coué jusqu’au docteur Joseph Murphy, en passant par Norman Peale, ne renieraient certainement pas ces propos de Clemens Kuby affirmant l’importance d’un bon positionnement du psychisme pour stimuler cette faculté innée, toujours disponible au plus profond de nous-mêmes : La qualité de nos pensées, dit-il, relève de notre seule responsabilité. C’est pourquoi il faudrait toujours couper court aux pensées négatives dès qu’elles apparaissent…

Les voies multiples de la guérison

Il n’existe aucune recette de guérison unique pour tout un chacun, en dehors évidemment des protocoles médicaux. Quoique ! En effet, on s’aperçoit que pour un même traitement d’une maladie identique, les patients réagissent avec des différences notables. C’est bien là encore la preuve que le terrain psychosomatique joue à au moins 50 %. De par cette unicité de l’être, la guérison passe parfois par des voies différentes bien que complémentaires. Le yoga du rire, par exemple, est intégré avec succès dans les hôpitaux indiens. Au vu de résultats objectifs, le mouvement gagne peu à peu l’Occident.

force de guérison

Nous devrions utiliser davantage les stupéfiants que nous autoproduisons dans notre corps, explique Heiner Uber, auteur du « Principe du rire ». Dans le hasya yoga (yoga du rire), une demi-heure de rire intense suffit à activer les endorphines et la dopamine dans le système mésolimbique dopaminergique, une partie du système limbique qui régit les émotions comme la joie, l’euphorie, mais aussi l’agressivité et la peur. Ces neurotransmetteurs propagent les signaux de cellule nerveuse en cellule nerveuse, ce qui fait que nous commençons automatiquement à nous sentir bien…

Reconnexion et méditation

Il existe en chacun de nous une sphère que le moine bénédictin Willigis Jäger, spécialiste du Zen, qualifie comme étant la source ultime. Quand nous sommes de nouveau connectés avec notre être le plus profond, explique-t-il, nous sommes en contact direct avec les énergies organisatrices, harmonisantes et guérisseuses. Il n’y a pas de meilleure médecine que notre être profond… La pratique de la méditation, sous toutes ses formes, pour peu qu’elle nous relie à ce que nous sommes fondamentalement, constitue donc une voie de plus sur le chemin de la guérison…

Propos de Jean Vivien pour le magazine Signes et Sens

 

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site de Francesca  :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

 

 

 

 

 

Le pouvoir d’Auto-guérison est en nous

 

Rose RougeLes cellules de notre corps ont des propriétés étonnantes. Celle d’assurer la vie en se multipliant est bien connue. S’y ajoutent des fonctions d’organisation, d’auto-équilibrage et d’auto-réparation, bref des fonctions d’auto-guérison.

Le mot « auto-guérison » fait peur tellement il est mal compris. Cependant, il s’agit tout simplement de notre capacité de nous réparer à mesure que nous vieillissons. La cicatrisation est sans doute l’exemple le plus facile à comprendre et celui qui l’illustre le mieux. Si elle n’existait pas, nous serions tous déjà morts au bout de notre sang. Nous pouvons la favoriser en lavant la plaie, en mettant un bandage ou en appliquant un cataplasme d’argile. Nous ne pouvons pas produire la cicatrisation ; c’est la nature qui le fait. Ce que nous pouvons faire essentiellement, c’est la faciliter en constituant un environnement propice à la réparation.

Nous préférons souvent confier notre guérison à des « mécaniciens éclairés », en quelque sorte, et les blâmer s’ils échouent. Cela est injuste, car les médecins font partie d’un tout où nous avons un rôle à jouer. Ils appartiennent à cet environnement soignant dont nous avons absolument besoin pour mettre toutes les chances de notre côté, comme on dit, pour guérir.

Pour celles et ceux qui doutent de leur pouvoir d’auto-guérison, j’illustrerai ce phénomène en expliquant ce qui se passe lors d’une fracture du tibia. Dans un tel cas, une personne pourrait rester alitée pendant huit semaines et ses os se ressouderaient, car ils sont programmés pour cela. Par contre, dans les premiers temps, chaque mouvement serait intolérable, elle aurait besoin de beaucoup d’aide pour accomplir ses activités quotidiennes. Bien sûr, la pose d’un plâtre peut faciliter la guérison et aider la personne à marcher plus rapidement, mais si, en plus, cette dernière stimule l’énergie au site de la fracture, elle accélère alors le processus naturel de guérison. Dans cet exemple, ce n’est ni le plâtre ni le soin énergétique qui font en sorte que les os se soudent ; ils ne sont que des facilitateurs, car les os savent naturellement quoi faire pour se ressouder.

pierre

Voilà le pouvoir d’auto-guérison, l’intelligence des cellules. Il en est de même pour tout déséquilibre, le corps sachant quoi faire pour rétablir son équilibre, mais est-ce que le terrain (nourritures, émotions, environnement, peurs) favorise ce rétablissement ? (Dre Sylvie Morin)

Retrouver la santé est à la fois simple et complexe. Simple parce que la majorité des personnes savent ce qu’il faut faire pour être en bonne santé. Complexe parce qu’une multitude d’obstacles les empêchent de mettre ce savoir en pratique.

 Très souvent, la santé est associée uniquement à l’aspect physique. Pourtant, je suis d’avis que les différents aspects de la santé sont indissociables et intimement inter-reliés. En fait, j’ai la conviction que l’on ne peut parler de santé physique sans parler des autres aspects de la santé et vice-versa : la santé physique et la santé psychique (donc émotionnelle et mentale), la santé énergétique et spirituelle.

Si la médecine a évolué et connaît de mieux en mieux une multitude de pathologies, les nouvelles maladies dont les sources et les effets sont totalement inconnus pullulent, et plusieurs sont classées sous la rubrique des maladies auto-immunes. La médecine énergétique se veut alors un compagnon précieux dans le processus d’auto-guérison pour soulager la douleur, stimuler le système immunitaire et l’énergie ou faire ressortir les sources psychiques du malaise. A souligner que le parcours d’auto-guérison et le maintien de la santé impliquent un apport de toutes les médecines et non pas leur rejet. En ce sens, je préconise l’union des médecines (conventionnelle, alternative ou naturelle, énergétique), car chacune peut offrir un apport important tout au long du parcours vers la santé.

Aussi, je suis conscient que le terme « auto-guérison » fait réagir plusieurs personnes. Précisons d’abord ceci : s’auto-guérir ne signifie pas  écarter les médecins diplômés des facultés de médecine reconnues, ni poser des diagnostics ou faire des pronostics. La personne qui vit un processus d’auto-guérison fait appel aux intervenants qui l’aideront selon son déséquilibre, sans toutefois s’en remettre entièrement aux autres dans ce processus. Elle conserve une part active dans son cheminement.

Autrement dit, l’auto-guérison exige de reprendre sa vie en mains. Elle est une démarche pierre lessardvisant à retrouver son équilibre, son harmonie et sa santé physique et psychique. Elle invite à une écoute de soi pour articuler les transformations nécessaires en soi, en bénéficiant de l’éclairage ou de l’accompagnement de spécialistes en santé physique ou psychique, selon le cas.

Être en bonne santé, dans cette optique, signifie que tout en soi, tant mentalement qu’émotionnellement et physiquement, fonctionne bien.

Je vous souhaite de belles découvertes au coeur de vous-mêmes !

Pierre Lessard a écrit : Eveillez Votre Pouvoir De Guérison  que je vous propose de lire…..

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Comment faire appel aux Saints, aux Archanges et aux Anges pour notre guérison

 

 Le pouvoir de la prière peut être immense, et dans notre monde matériel nous avons trop souvent tendance à négliger cet état de fait. Une prière puissante de guérison, vous permettra d’ouvrir une porte sur les rouages et les principes du monde céleste à travers plusieurs chapitres consacrés aux Saints, aux Archanges, et aux Anges.

Avertissement et appel au bon sens…

Il est évident que si vous ou un de vos proches souffrez d’un trouble il est nécessaire de consulter votre médecin afin qu’il prescrive les examens et les traitements nécessaires. Faites appel à votre bon sens, la prière est un support puissant, mais elle doit rester complémentaire quoi qu’il en soit !

auto guérison

La prière, l’aide des Saints des Archanges et des Anges sont en mesure de changer notre vie, de manière miraculeuse et très positive. Que ce soit du point de vue de votre vie professionnelle, de votre vie familiale et amoureuse, de votre santé et même lorsqu’il s’agit de régler un problème financier, vous pouvez sans réserve leur demander de l’aide.

Ne craigniez surtout pas de demander de petites choses car dans l’autre dimension (là où les vibrations deviennent subtiles et où la notion de temps et d’espace n’existe pas) les Anges et les Archanges peuvent être à des milliers d’endroits en même temps, ils aiment nous rendre service et  s’assurent que nous soyons bien. Ce qui leurs importe est le bonheur de l’humanité, n’ayez donc pas de crainte si par exemple vous demandez au ciel de vous trouver une place de stationnement tout près de l’entrée du magasin car le temps est mauvais et vous avez peur de tomber malade. Vous ne mobiliserez pas les forces célestes pour une petite demande empêchant ainsi à d’autres personnes dont la situation est beaucoup plus préoccupante d’être aidées, car ils peuvent être avec ces personnes et avec vous aussi.

« Grâce à la prière et à la réalité de ces expériences, c’est un monde nouveau qui s’offre à vous, ou plutôt la vision réelle de la vie et non plus son illusion matérielle et superficielle… ».

 Bien plus qu’une simple demande, la prière vibre et fait appel à des puissances d’amour Divines et célestes, vous n’avez pas idée à quel point ces êtres sont puissance et Amour ! Au fur et à mesure de vos expériences, vous apprendrez si vous le souhaitez, à affiner vos perceptions et vous pourrez apprendre à sentir vos anges et à communiquer avec eux de façon concrète…

Apprendre à écouter les messages que les anges vous offrent en réponse à vos prières est à la portée de tous, ce n’est qu’à force de pratique que vous y parviendrez. En premier lieu, je dirais qu’il faut apprendre à reconnaître les petits signes que le ciel vous envoi lorsqu’il s’agit de faire le bon choix et vous guider vers la bonne direction, et cela peut concerner tout les domaines de votre vie…

Il faut savoir aussi que même si les Anges nous apportent leurs conseils les plus sages, il n’y a bien entendu aucune obligation de les suivre, nous restons totalement libre de nos actes et de nos décisions ; mais (oui, il y a un mais…) avec le recul on se rend toujours compte que leur conseils sont les plus justes et les plus sages.

Nos anges sont plein de bon sens, ils nous connaissent mieux que quiconque, et ils savent ce qui est bon pour nous.

guérisseur

La prière et la santé :

C’est le domaine qui nous intéresse tout particulièrement dans cet d’ouvrage. La prière peut être utilisée à des fins de guérison nous le savons tous, mais il faut savoir que parfois la prière ne suffit pas même si elle est très puissante et qu’elle accomplit de nombreux miracles, je vais vous expliquer pour quelle raison.

Si nos corps subtils sont abîmés ou déséquilibrés, au bout d’un certain temps, notre énergie vitale peut s’affaiblir considérablement; dans ce cas notre corps ne possède plus suffisamment de ressources nécessaires pour activer sa propre auto-guérison : C’est ce qui explique que nous ne sommes pas systématiquement en mesure de recevoir la guérison uniquement par la prière, et c’est ici qu’est en mesure d’intervenir le guérisseur et c’est pourquoi l’action de nos mains est salutaire en complément de la prière.

Plus une personne sera affaiblie par sa maladie (ou ses blessures physiques et morales) depuis longtemps, plus il faudra de temps et d’énergie pour aider cette personne à se régénérer, il lui faudra du temps avant d’assimiler et de conserver ce nouveau magnétisme. Plus les énergies  sont équilibrées, en bonne qualité et en bonne quantité, et mieux le corps peu fonctionner de façon harmonieuse.

Voilà pourquoi certaines personnes repartent guéries après la première séance et que d’autre ont besoin de venir pendant plusieurs mois. Toutes vos prières sont entendues. Vous avez en votre compagnie au moins un ange (gardien) qui veille sur vous à chaque instant de votre vie, de votre naissance jusqu’à votre mort physique. Anges signifie « messager de Dieu ». Ils sont notre lien avec Dieu, ce sont eux qui se chargent de veiller sur nous et d’emporter nos prières à destination.

Tout est déjà guéri

Tout est déjà guéri excepté dans l’illusion de la maladie. Vous devez voir au delà de l’illusion. Il s’agit ici de la première loi métaphysique : tout ce sur quoi nous nous focalisons grandi, il faut donc focaliser sur le résultat positif et faire appel a la perfection de Dieu, ceci replacera l’énergie vitale dans sa direction naturelle.

Considérez donc la situation comme étant déjà résolue, acceptez-la dans votre coeur sans vous préoccuper de la logique, des aspects matériels ou des contraintes de temps.

Faites Confiance aussi à la loi de l’attraction !

prier1

EXEMPLE DE PRIERE DE GUERISON

Prière à Jésus (pour toute maladie) Guérisons au pays de Gennésaret…

«Ayant achevé la traversée, ils touchèrent la terre à Gennésaret. Les gens de l’endroit, l’ayant reconnu, mandèrent la nouvelle à tout le voisinage, et on lui présenta tous les malades : on le priait de les laisser simplement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui touchèrent furent sauvés. » (Evangile selon Saint Matthieu).

 Jésus enseigne et guérit…

« Il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur parmi le peuple. Sa renommée gagna toute la Syrie, et on lui présenta tous les malades atteints de divers maux et tourments, des démoniaques, des lunatiques, des  paralytiques, et il les guérit. » (Evangile selon Saint Matthieu). 

Il ne faut pas hésiter à invoquer Jésus pour demander toute sorte de guérison…

Jésus, toi qui est si souvent invoqué pour obtenir la guérison de toute sorte de maladie, je t’implore aujourd’hui de me faire cette grâce, merci de guérir … (Prénom et nom de la personne) de … (dire le nom de la maladie). 

Reçois en offrande cinq Notre Père (dire cinq Pater).

auteur

Pour aller plus loin : Cours d’initiation au magnétisme curatif, cours de méditation et formations professionnelles : http://www.laure-guerisseurmagnetiseur.fr/formation-guerisseur.htm

 

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

La Guérison spirituelle par le jeûne

Dans le passé, les traditions préconisaient le jeûne avant tout pour que l’individu atteigne un état intérieur qui le rapproche du monde spirituel.

On pouvait alors jeûner 40 jours pour atteindre ce but…
Certes, les bienfaits biologiques du jeûne étaient aussi reconnus : purge du corps après l’hiver (le carême), nettoyage des organes encrassés, régénération des cellules, amélioration de la santé en cas de maladie (le jeûne « réveille » nos systèmes naturels de défense), etc. De même, le jeûne permet d’explorer et de nettoyer de vieilles mémoires psycho-émotionnelles qui se libèrent notamment sous forme de cauchemars ou de rêves symboliques, de tensions physiques qui apparaissent puis s’éloignent…

Mais au-delà du nettoyage physique, émotionnel et psychique, le jeûne permet de constater d’autres bienfaits :

  •  l’esprit est plus aiguisé et les pensées deviennent plus claires ;
  • du coup, la conscience s’éveille à des facteurs jusque là ignorés ;
  • le taux vibratoire augmente considérablement pour une période durable (les bienfaits d’un jeûne de 7 jours peuvent se prolonger pendant des mois) ;
  • le sentiment d’exister – par cette présence vibrante – augmente dans les mêmes proportions : tout ce que l’on pense, ressent, fait, est plus « vivant ».

jeune

Bref, au final, l’individu a la sensation d’être pleinement relié corps, âme, esprit !

C’est pourquoi nous avons mis en place depuis plus de 20 ans une forme particulière de jeûne, que nous nommons « jeûne et lieux sacrés ».

Ici, le but n’est pas de rechercher uniquement une meilleure santé, mais de s’occuper aussi de la part spirituelle !

Les séjours, quelque soit leur durée, visent avant tout à faciliter :

  • un réel travail sur soi, afin de voir en face l’ego qui nous « empoisonne » la vie ;
  • une prise en compte du lien qui unit toutes nos problématiques (même si les choses semblent n’avoir aucun rapport, tout ce qui nous dérange a souvent une seule origine) ;
  • une exploration de notre « Temple Intérieur », le centre de notre intimité représentant notre part Divine, notre âme.

Pour atteindre cet objectif, le jeûne est accompagné d’activités qui favorisent :

  • une libération corporelle (qi-gong ou gymnastique douce, marche) ;
  • une libération de l’expression (cercles de parole, échanges en groupe) ;
  • une analyse de ce qui se passe (rêves, synchronicités).

Pour augmenter encore notre taux vibratoire et pour décrocher en profondeur nos vieux schémas, nous allons à la rencontre de l’esprit de lieux sacrés qui sont réputés pour leur action de guérison tant au niveau physique, qu’au niveau psychique.

Cette  approche se fait en conscience, guidée par des baguettes coudées. Nous ajoutons ainsi une « guérison spirituelle » aux autres bienfaits du jeûne ! Car dans cette vie, chacun rêve d’atteindre cette forme de plénitude : un esprit libre, l’âme en paix, dans un corps sain.

Plus d’infos : Rose et Gilles GANDY  www.medecinesymbolique.com

« Et si on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps »
La nouvelle édition du best-seller de Bernard Clavière vient de paraître !

Victime de son succès lors de sa sortie en 2008, le livre sur le jeûne de Bernard Clavière, spécialiste de la santé au naturel, était indisponible depuis longtemps. Une nouvelle édition, mise à jour et enrichie, vient de paraître aux éditions Nature & Partage.

Dans cet essai décapant, Bernard Clavière porte un regard lucide et non dénué d’humour sur notre addiction à la nourriture et sur l’interruption temporaire de l’alimentation, moyen thérapeutique irremplaçable. Après une enfance marquée par les problèmes de santé, Bernard Clavière décide, à l’âge de 18 ans, qu’il ne verra plus jamais un médecin. Aujourd’hui, quelques dizaines d’années plus tard, il a toujours le poids de sa jeunesse, une santé rayonnante, et n’a plus jamais consulté.

Bernard Clavière pratique régulièrement le jeûne depuis trente-cinq ans. Il a créé et organisé, deux années consécutives, la Croisade pour la Santé – une marche de 500 km sur 2 semaines -, afin de promouvoir cette pratique de santé ancestrale. Auteur et conférencier, Bernard Clavière travaille parallèlement à la promotion de moyens naturels de santé efficaces et peu coûteux. Il a notamment été le premier à importer en France le tégument de psyllium blond, dont les bienfaits sont remarquables sur de nombreuses pathologies intestinales.

jeu chez francesca

Nature et Partage, la structure qu’il a créée en 2007, commercialise désormais une gamme élargie de produits – psyllium, herbe de blé, jus d’aloé vera, sulfate de magnésium (Sel d’Epsom), acide malique… – et outils naturels de santé tels que la planche Colon-Net.

Dans son livre « Et si on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps », Bernard Clavière dévoile les formidables perspectives offertes par le jeûne, moyen de santé irremplaçable, le plus ancien, le plus simple et le plus efficace.

A partir de faits historiques et scientifiques, il nous propose des arguments forts pour commencer à jeûner, ainsi que de nombreux conseils pratiques qu’il a expérimentés personnellement. Les spécialistes trouveront dans ce livre de quoi satisfaire leur soif de connaissances et d’informations, et les néophytes seront rassurés : oui, ils peuvent s’arrêter (un peu) de manger sans crainte, et en retirer les plus grands bienfaits !

« Et si on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps » Bernard Clavière 256 pages Prix : 19,50 € Disponible auprès des éditions Nature & Partage

AUTRE PISTE DE LECTURE INFORMATIVE :  http://devantsoi.forumgratuit.org/t80-le-jeune-une-nouvelle-therapie#346

 

Les aventures de Thierry CASASNOVAS – Ces avis et opinions ne consistent pas davantage en une consultation médicale, mais en un message citoyen portant sur la forme, la santé ou le bon fonctionnement de l’organisme, les auteurs souhaitant partager leur expérience et compréhension personnelles.

Les auteurs ne sont donc en aucun cas responsables de l’utilisation qui pourrait être faite de ces informations.  MERCI !

 

 

 

Accueillir sa propre douleur en toute Conscience

 

Ce titre n’est pas une insulte destinée à tous ceux qui souffrent de leur corps. Sûrement pas. D’ailleurs, qui n’a jamais ressenti de migraines quasi invalidantes, de maux de dents épouvantables, de douleurs abdominales violentes, de dorsalgies plus ou moins DOULEUR&supportables ? L’être humain est ainsi rappelé à l’ordre par son propre contenant, ce véhicule performant qui peut tomber en panne et le martyriser sans crier gare, les causes des dommages corporels étant nombreuses, avec des conséquences souvent incontrôlables au début des manifestations symptomatiques. Pourtant, pour moins souffrir, il faut accueillir la douleur, la médecine qui a fait des progrès gigantesques en un siècle dans ce registre pouvant parfois n’y pas suffire.

Prenons en compte les témoignages de personnes atteintes d’un zona : même le traitement médical adéquat peut donner des résultats insuffisants, pendant des semaines, voire des mois, quant aux  » brûlures  » éprouvées par le malade… Quoi qu’il en soit, la douleur reste subjective dans la mesure où, en tant que signal, elle a des choses à nous dire. Le corps exprime à sa façon ce qui le blesse psychologiquement en premier lieu. Il a atteint ses limites. Lui aussi. Et il est bien évident que lorsque le soma n’en peut plus malgré les consultations et prescriptions médicales incontournables qui s’imposent toujours dans ces cas-là, il faut une solution d’urgence, solution toute personnelle qui se situe dans un accord/à-corps…

Quand la douleur atteint son paroxysme, un mauvais réflexe consiste à se mettre en position de défense : recroquevillé sur soi-même, souvent en position de foetus pour tenter inconsciemment de retrouver l’état paradisiaque de gestation où la protection maximum était assurée, le mal est à son apogée. En étant attentif, on constate cependant que son intensité fluctue, faiblit un peu, puis reprend plus aiguë, à l’image et à la mémoire des contractions utérines qui ont accompagné notre naissance, apparaissant, puis disparaissant pour réapparaître à nouveau pour que la naissance advienne. Mais, à ce stade de l’agression somatique liée à la maladie, il est donc absolument nécessaire d’adopter une attitude inverse de celle du repli physique sur soi.

Certes, la douleur va revenir à son plus haut degré d’intensité et on la redoute… Admettons alors tout de suite de principe qu’elle est un message sensoriel intime et que, de fait, elle est légitime pour soi. Elle arrive tel un bourreau ? Il faut la laisser se déployer. N’est-elle pas chez elle ? Attendue comme une conseillère possible, accueillie comme matrice évolutive, elle prend sa place et investit maintenant tous les réseaux neuropathiques.

Mais avec l’attention et le respect qu’on lui porte (ce n’est pas du masochisme), elle semble soudain et curieusement moins agressive car elle  » délivre  » et laisse un message à décrypter par l’intéressé. Elle devient intéressante. Elle prévient qu’il faut opérer un changement dans son existence. Quand elle aura complètement fini son travail, c’est-à-dire quand le psychisme aura compris et admis, elle s’en ira… ( rédigé par Carole Vallone)

Alors, Comment accepter l’inacceptable

souffrir


Voilà une question épineuse  qui en soulève bien d’autres : comment accepter ce qui ne peut – voire ce qui ne doit – être accepté ? Faut-il se résoudre à l’inaction ? La zen attitude se résume-t-elle à une soumission passive et béate ? Ces quelques interrogations, que tout un chacun est en droit de se poser, méritent quelques éclaircissements préalables avant d’envisager une quelconque méthode allant dans le sens d’une totale acceptation…

L’existence est vouée à la notion de dualité : l’inspiration et l’expiration, le oui et le non, le jour et la nuit, la vie et la mort, la santé et la maladie, l’union et la séparation, l’amour et la haine, le positif et le négatif… Cette première constatation constitue un point de départ réflexif intéressant car idéaliser de manière excessive ou, à l’inverse, dramatiser à outrance une situation relèvent de comportements erronés. La vie est en constant mouvement et ne saurait faire abstraction de ces couples d’opposés se succédant inlassablement. Ainsi, chaque fois qu’une souffrance, une difficulté, un empêchement se présentent, se dire qu’ils n’ont rien de définitif et d’absolu permet de ne pas y rester pathologiquement fixé.

L’effet miroir

Ce que chacun considère comme inacceptable varie d’un individu à l’autre. Ainsi, les propos d’un interlocuteur peuvent être jugés de la sorte selon une certaine décence liée à l’éducation, à la culture. Un licenciement peut être perçu comme abusif ou non, une trahison générer un sentiment de révolte ou, au contraire, de libération. Il est évident que les éventuelles réactions d’opposition qui en découlent n’ont rien de répréhensibles. Toutefois, l’erreur consisterait à rester focalisé sur une attitude négative sans possibilité d’ouverture. Toute plainte légitime devrait aboutir à un détachement salvateur et des passages à l’acte à la suite d’un effet miroir. Se sentir agressé verbalement convoque, par exemple, un changement quant à la sphère relationnelle : est peut-être venu le moment d’envisager de ne plus alimenter certaines fréquentations. Une mise au chômage oblige à reconsidérer ses habitudes professionnelles. Une rupture mal vécue interroge sur la nécessité de se prendre en charge…

L’acceptation de l’impermanence

La notion d’évolution, initiée par les travaux de Charles Darwin, reste un concept qui permet de saisir que rien n’est statique. Depuis la nuit des temps, l’être vivant fait preuve d’une formidable adaptabilité, délaissant une apparence pour en revêtir une autre. Ce qui est vrai au niveau physiologique l’est encore plus au niveau psychique. Le petit d’Homme évolue tout au long de son existence vers plus d’autonomie, lâchant peu à peu l’étayage parental. À force de traverser les situations que la vie dispose sur son chemin, l’adulte, quant à lui, a la possibilité d’aller vers plus de Sagesse.

Certes, ses facultés physiques déclinent inexorablement (le bouddhisme ici fait état de l’impermanence de toute manifestation matérielle), mais la conscience, elle, est en expansion. À condition toutefois d’accepter les lois de la vie. Or, il faut bien avouer que la tentation du jeunisme à outrance ne permet pas toujours une telle maturation psychologique puisqu’elle s’oppose à ce que Sigmund Freud a nommé le principe de réalité. D’où un conflit permanent entre ce qui est et une idéalisation fantasmatique. L’inéluctabilité de la mort reste le point d’achoppement. C’est pourtant en acceptant cette limite ultime que la vie prend tout son sens. Arnaud Desjardins dans « L’audace de vivre », d’avancer avec beaucoup d’à propos : Pourquoi les êtres humains ont-ils si peur de mourir ? Peut-être parce qu’ils n’ont pas vraiment vécu…

Au-delà du sens et du non-sens

Dans son ouvrage « Le centre de l’être », le psychothérapeute spirituel Karlfried Graf Dürckheim parle d’un Être essentiel. Il s’agit, selon lui, d’un centre de connaissance auquel chacun peut avoir accès. À condition de développer une certaine réceptivité. Réceptivité qui consiste à accueillir sereinement la peine comme la joie. Pas question toutefois de sombrer dans un quelconque délire mystique, cas auquel la réalité serait déniée. L’acceptation ne doit pas être synonyme de fuite.

douleur

Dürckheim préconise un travail méthodique sur l’inconscient, adhérant ainsi aux travaux de Carl Gustav Jung portant sur la nécessité d’apprivoiser nos angoisses. Quant au Zazen (assise en silence) et aux pratiques méditatives issues du Yoga, les exercices qu’ils proposent ont pour objectif de favoriser l’émergence d’une sérénité qui est déjà là. Les croyants l’appellent Dieu mais il n’est pas nécessaire d’adhérer intellectuellement à un dogme pour en faire l’expérience.

Pour Jean-Yves Leloup, prêtre orthodoxe auteur des « Écrits sur l’Hésychasme », publié dans la collection Spiritualités vivantes chez Albin Michel : Le corps doit être spiritualisé, devenir « un corps spirituel » selon l’expression de Saint Paul… Autrement dit, quelle que soit la méthode choisie, celle-ci vise à une transformation prenant toujours en compte le soma, le moi existentiel, afin qu’il puisse être relié à la source ultime de toute chose.

Article écrit par Georges Boudier pour le Magazine SIGNES et SENS

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site de Francesca :  https://medecinehistorique.wordpress.com/