UN ÊTRE HUMAIN EST BIEN PLUS QU’UN CORPS PHYSIQUE

Il est fondamental de s’ouvrir à l’idée que nous avons un corps physique fait de chair et de sang mais également un corps énergétique sensible aux informations. Si ce dernier est invisible aux yeux du plus grand nombre, il n’en est pas moins réel que notre corps physique. Le problème est que lorsque l’on ne voit pas une chose, on a tendance à l’ignorer voire à la nier, c’est pourquoi pendant tant d’années cette approche énergétique de notre monde a été dénigrée. L’absence de preuve n’était pourtant pas la preuve de l’absence.

Ce que nos cinq sens nous font appeler le vide est loin d’être le vide. Il s’avère que c’est un vaste réseau d’information et d’intelligence, un flot d’énergie dont tout émerge. Ignorer cette réalité est d’autant plus maladroit que dans le jeu quantique de nos vies ce qui est imperceptible a autant d’importance sinon plus que ce qui peut être mesuré. Vous pouvez travailler 15 heures par jour, si vous cultivez en permanence la vision de l’échec vous mettez en place les conditions de votre déconvenue.

Je savais que cela m’arriverait un jour !

Il est arrivé à la plupart d’entre nous se dire ou d’entendre dire par un proche : «  Je savais que cela m’arriverait un jour ! » à l’instant où survenait un événement important dans sa vie. L’histoire a donc commencé dans l’invisible. En fait, ce genre de situations démontre, s’il en était besoin, que nous participons à la création de notre réalité.

Une nouvelle compréhension doit définitivement diriger notre manière de penser et d’agir : la nature des choses qui nous entoure est vibratoire et nos pensées, nos émotions, nos croyances ont un caractère magnétique. Tout cela fait de nous des émetteurs-récepteurs contribuant ainsi à nous mettre en relation avec le champ d’énergie qui nous entoure.

Selon que la nature de l’énergie émise sera positive ou négative, cela va déterminer la connexion avec une catégorie de circonstances positives ou négatives en résonance venant ainsi matérialiser nos pensées.

SE CONCENTRER RÉGULIÈREMENT SUR LA NÉGATIVITÉ
AMÈNE A EN SUBIR LES CONSÉQUENCES LOGIQUES.

La personne qui redoute d’échouer à un examen, de perdre un emploi, d’être trahie va si elle persiste établir une connexion vibratoire avec sa peur. Le film est inconsciemment joué d’avance et c’est la raison pour laquelle des personnes très sensitives peuvent appréhender l’avenir et faire certaines prédictions avec grande justesse. Il est cependant toujours possible de renverser le cours des choses en changeant de pensées et de sentiments pour se relier à d’autres possibles.

LA VIE S’AVÈRE ÊTRE UN JEU QUI A SES RÈGLES
DANS LE MONDE VISIBLE MAIS AUSSI DANS LE MONDE INVISIBLE.

À l’instar de la réalité physique, la réalité subtile possède ses lois et ses principes. Rester dans l’ignorance de ces règles conduit à les découvrir tôt ou tard mais cela risque de se faire à nos dépens et souvent brutalement. La terre est une école mais parfois aussi une maison de correction. La seule observation des lois matérielles nous a amenés à penser que nous sommes dans un monde hostile, semblable à une jungle où règne la loi du plus fort.

La vie n’a nul besoin d’être une lutte. Considérer la vie comme un combat ne donne pas le contrôle des circonstances. Même en mettant tout en œuvre, on n’a pas toujours la certitude d’atteindre le succès, tout comme il est impossible de forcer une personne à nous aimer.

Apprendre à penser en termes de vibrations

À l’heure du modèle quantique, le moment est venu de comprendre l’intérêt d’aborder les circonstances en termes de niveaux de vibrations et non plus seulement en termes d’actions.

LA RICHESSE DE NOTRE VIE EST DIRECTEMENT LIÉE
À NOTRE CAPACITÉ D’ÉMETTRE UNE FRÉQUENCE POSITIVE.

Il est essentiel de comprendre que nous n’obtenons pas dans la vie ce que nous voulons mais la résonance de ce que nous émettons.

Des millions d’hommes et de femmes veulent la joie, l’amour et l’abondance et pourtant ils rencontrent l’inverse au quotidien parce qu’ils ne sont pas sur la bonne fréquence ; ils se laissent diriger par leurs émotions négatives et se concentrent sur leurs manques. Tant qu’ils n’adopteront pas un nouveau système de pensées tenant compte de la nature vibratoire de l’Univers et donc de leur capacité à changer d’énergie, ils resteront impuissants à se créer une existence pleine de satisfaction.

Le fondement de l’Univers se situe au niveau quantique

À la fois cause et substance, l’énergie forme l’essence de l’Univers reliant toutes choses. Elle est le point de départ de tout ce qui existe ou existera un jour.

Dès que nous prenons conscience que la matrice de notre monde ne se situe pas au niveau matériel mais dans un champ d’énergie doué d’une Intelligence Créatrice, nous entrons dans un extraordinaire domaine de possibilités. Il convient alors de se mettre à l’unisson des forces énergétiques de l’Univers pour faire de notre vie un extraordinaire jeu quantique où l’invisible précède le visible.

Rien n’est statique. Lorsque l’on étudie un objet matériel au microscope électronique, on se retrouve face à un tourbillon d’électrons. Seule l’illusion de nos cinq sens nous prive de la perception que la matière est aussi énergie. De la même manière, à cet instant précis où vous lisez ces lignes, vous avez peut-être la tête en bas ou bien alors ce sont d’autres hommes et femmes qui peuvent l’avoir puisque la terre tourne sur son axe mais à une si grande vitesse que nous n’en avons pas la moindre conscience.

Le champ d’énergie dans lequel nous vivons véhicule toute la force créatrice de la nature

Semblable à un grand bac à sable, il contient toutes les potentialités sous forme latente. Il suffit que notre conscience ou notre imagination les appelle pour qu’elles aient la faculté de se matérialiser. Ainsi, chacun d’entre nous, peut devenir un joueur capable de miracles s’il comprend les mécanismes de la création.

NOTRE MONDE CHANGE QUAND NOUS CHANGEONS

Nous évoluons parce que le monde change et que nous devons nous adapter mais il est beaucoup plus important de s’ouvrir à la perspective inverse : notre monde change quand nous changeons. Ce qui est extraordinaire avec la physique quantique, c’est qu’elle a démontré de manière irréfutable que nous influons sur ce que nous observons. Jusque-là, ce n’était qu’un ressenti pour certains d’entre nous. On sait aujourd’hui que des électrons n’ont pas le même comportement selon qu’il y ait un observateur ou non. Chose fascinante, si un observateur vient à porter son attention sur un électron, celui-ci va se comporter en particule. Ainsi tout ce qui est observé est affecté par l’observateur à tel point qu’il semble en devenir la source.

Le monde est tel qu’il est parce que nous le regardons d’une certaine manière. Une première conclusion évidente est que beaucoup de problèmes dans notre société auraient moins d’importance si l’on en parlait moins. Une clef du changement est par conséquent dans notre attention, dans notre manière de considérer les événements et non seulement dans la lutte.

AUSSITÔT QUE NOTRE CONSCIENCE SE TRANSFORME,
LES CIRCONSTANCES ÉVOLUENT À L’UNISSON.

Hélas, pour beaucoup de gens, le plus sûr moyen d’obtenir les choses reste encore de croire en la nécessité de grands efforts. Ils n’envisagent d’obtenir ce qu’ils veulent sans avoir à lutter et souvent pour longtemps. Certains vont toujours chercher à s’imposer quitte à devenir de véritables pitbulls. Or, ils se trompent car le succès, la guérison ne s’obtiennent pas de manière durable par la force. Et quand ils obtiennent ce qu’ils veulent si fort, ils restent souvent aussi insatisfaits que lorsqu’ils n’avaient rien s’ils sont incapables de gratitude. Envisager la vie comme un combat, rester sur la défensive est épuisant à long terme. Ce genre d’attitudes génère un cortège d’émotions négatives qui finissent par se matérialiser un jour ou l’autre.

Si un grand nombre agit avec maladresse, c’est parce qu’ils oublient ou ignorent totalement l’existence d’une manière d’être capable de les relier à ce champ d’énergie où leurs désirs sont à l’état latent.

Ne sachant que faire véritablement, ils voient le monde comme un endroit définitivement hostile avec le risque de se transformer en victimes. Une personne persuadée qu’elle sera toujours une « victime » fera inconsciemment tout pour s’attirer des expériences où elle aura effectivement le rôle de victime.

Certains gardent malgré tout un regard d’adolescent et entretiennent l’espoir d’une vie plus exaltante qui pourrait arriver par miracle. Mais, selon eux, ce bonheur soudain doit venir de l’extérieur, tomber du ciel sous forme de loterie ou d’un héritage inespéré. Cette attitude leur fait souvent oublier leur manque d’engagement à mettre en place des conditions propices à un futur plus épanouissant.

Découvrir la théorie quantique : un formidable instrument de liberté

La théorie quantique démontre que lorsqu’une chose en vient à exister dans le monde matériel, tout a commencé sous la forme d’une impulsion d’énergie. Cela peut prendre la forme d’une intention, d’un sentiment, d’un plan avant que l’énergie créatrice, cette force vitale invisible mais à l’origine de tout, ne s’en empare. Lorsque nous avons un manque dans notre vie, plutôt que de prendre l’extérieur pour cible ou de vouloir forcer les choses, il est bien plus utile de se rappeler que notre monde change quand nous changeons d’énergie.

Tout ce que nous avons à faire, c’est de nous propulser dans une vibration élevée en choisissant des comportements qui n’entrent pas en contradiction avec nos intentions et désirs.La manière puissante de transformer notre vie est bel et bien de changer notre niveau de conscience puisque nous n’attirons pas ce que nous voulons, malgré parfois une volonté farouche, mais plutôt le miroir de ce que nous sommes.

Supplier, implorer ne fait que traduire une inquiétude par rapport à ce que l’on demande. Ces deux émotions ne sont aucunement propices pour poser les bases d’une vie réussie, elles déconnectent d’une relation harmonieuse de l’Énergie Créatrice en maintenant dans une conscience de manque. Dès le moment où l’on s’applique à entretenir des pensées de nature aimante et positive, que l’on prend soin de diriger notre attention sur ce que l’on veut, l’évolution positive est inéluctable. Certains parleront de chance, alors qu’il ne s’agit que du résultat d’une certaine manière d’être.

NOTRE CONSCIENCE REPRÉSENTE LA SOMME DE NOS ACCEPTATIONS,
DE NOS CROYANCES CONSCIENTES MAIS AUSSI SUBCONSCIENTES.

Elle détermine pour une grande part la qualité de notre fréquence vibratoire et donc de notre lien à l’énergie créatrice qui anime l’Univers.

Une impatience très forte ne suffit donc pas pour voir nos désirs se réaliser. Les choses ne bougent pas non plus par notre simple volonté mais par correspondance vibratoire. Nous devrions toujours avoir à l’esprit que l’ensemble de l’Univers fonctionne sur un mode vibratoire. Lorsque nous émettons une nouvelle fréquence, nous influençons les événements qui de façon systématique, s’accordent à cette vibration comme un diapason.

Une crise : un appel à changer d’énergie

C’est le signal qu’il faut passer à l’action pour se mettre en harmonie avec les forces créatrices de l’Univers. Apprendre dans la souffrance est une tâche longue et pénible mais n’est pas une nécessité. Ce dont nous avons besoin pour évoluer constructivement, ce n’est pas de la souffrance mais d’une conscience inspirée. Les informaticiens ont une expression qui s’applique parfaitement à la nécessité de repartir sur de nouvelles bases, peu importe ce qui s’est passé avant, c’est le « reset » ou la remise à zéro.

La découverte de notre raison d’être : une étape essentielle

Si la vie est comparable à une pièce de théâtre dont nous sommes à la fois auteur, metteur en scène et acteur, alors se pose la question : sommes-nous des figurants, des seconds rôles ou bien avons-nous réussi à endosser notre meilleur rôle, celui où nous entrons en harmonie avec notre essence profonde ? Ou encore sommes-nous de simples spectateurs ?

Notre plus beau rôle est toujours celui qui nous permet d’aimer

Chacun a quelque chose à apporter au monde mais sans volonté d’être soi, sans liberté vis-à-vis du regard des autres, il est peu probable de suivre l’élan de son cœur et de prendre les risques nécessaires pour emprunter la voie qui lui est destinée. Il est possible bien entendu possible de passer sa vie sans réaliser cet objectif mais tout devient plus enthousiasmant dès l’instant où l’on sait répondre à l’appel de notre âme. Même un petit rôle a son importance dans le jeu quantique. Nos passions sont les premiers indices de notre satisfaction à exister. Qu’êtes-vous capable de faire sans compter le temps qui passe ?

L’amour de Soi, la clé de voûte d’un jeu quantique heureux

Que ce soit dans la vie amoureuse ou professionnelle, beaucoup de gens ont tendance à reproduire le même genre de conflits. En fait, les personnes mêlées à ces conflits ne sont là qu’en écho à une vibration de mal-être.

Aller vers l’autre sous l’emprise d’un manque d’estime personnelle, d’une peur, met en place les conditions d’un futur rejet. Dire ou penser « Je suis inutile » ou « Je n’intéresse personne » ne permet pas de développer une vibration positive. Il est fondamental dans ce cas de changer radicalement de discours intérieur si l’on veut s’engager dans une voie plus épanouissante.

PLUS NOUS PRENONS CONSCIENCE DU POUVOIR DES MOTS
SUR NOTRE CHAMP ÉNERGÉTIQUE,
PLUS NOUS DEVENONS ATTENTIFS À NOTRE MANIÈRE DE NOUS DÉFINIR

Lorsqu’une personne se met à dire : « Je suis appréciée » ou « Je mérite d’être aimée » peu importe, que dans l’instant, cela soit vrai ou non, elle se donne la possibilité de devenir ce qu’elle veut être : appréciée et aimée.

Changer de vibrations après un échec sentimental

L’estime de soi est souvent mise à mal après une déception amoureuse. Vouloir construire des relations épanouissantes sans se donner le temps de reconstruire une image positive de soi est un espoir très illusoire. Après un échec sentimental, le principal risque est de se précipiter dans une nouvelle relation avec une vibration identique à celle qui a favorisé les difficultés de la relation que l’on vient de quitter.

Plus une personne arrive bien à être bien avec elle-même, moins elle se heurte à ce genre d’expériences.

L’une des meilleures façons d’enrichir notre vie est d’adopter une définition valorisante concernant l’image que nous avons de nous-mêmes. Très souvent, la relation que nous entretenons avec nous-mêmes peut-être symbolisée par une métaphore ; par exemple, « Je suis un aimant qui attire la chance », répète sans arrêt cet homme qui incarne la joie de vivre. Le fait de modifier notre définition personnelle a une influence d’autant plus positive que l’on s’applique à entretenir l’attitude correspondante au niveau de notre posture (se tenir droit, être souriant, les mains détendues…).

Il existe une véritable gestuelle du bonheur

Une excellente stratégie pour faire front à des émotions négatives est d’apprendre à utiliser notre corps car l’interaction corps-esprit est totalement réciproque. Les modèles de comportement que nous choisissons dans notre vie ne sont pas anodins : Il faut être prudent dans le choix des personnages que l’on joue. La personne qui simule régulièrement des symptômes pour se dispenser de certaines obligations intimes, familiales ou professionnelles, développe un risque réel de présenter de véritables symptômes dans le futur.

Notre corps influence notre conscience

Le changement d’état émotionnel peut même être parfois instantané grâce au mouvement. Devenir conscient de cette influence directe du physique sur le mental incite à acquérir les gestes et les attitudes qui caractérisent classiquement une personne heureuse :

  • sourire beaucoup
  • veiller à avoir le buste droit et les épaules dégagées
  • parler avec assurance
  • privilégier le mouvement

L’importance que joue le rôle du corps explique souvent l’échec de l’autosuggestion pour changer un état intérieur. Tant que le corps n’a pas intégré l’émotion souhaitée, il n’y a pas de transformation à un niveau subtil.

Il est facile de se rendre compte si une personne est confiante ou non simplement en observant sa gestuelle. Une personne qui vous assure que tout va bien mais qui parle bas et ne vous regarde pas, ne dit pas ce qu’elle pense. Une nouvelle définition positive de vous-même doit s’exprimer à travers votre visage, votre maintien, vos gestes.

Un tremplin vers la joie et la liberté

C’est en apprenant à cultiver jour après jour cette connexion harmonieuse avec l’intelligence de l’Univers que chacun peut devenir confiant dans sa capacité à s’attirer les rencontres et les circonstances propres à son épanouissement.

La compréhension des règles du jeu quantique est aussi un fantastique moyen de mettre un terme au vieux mythe qui nous fait croire qu’on ne peut gagner qu’au dépens des autres. Le sentiment d’être « séparés » constitue un des obstacles majeurs à notre épanouissement. Notre nature profonde est amour et nous avons besoin d’alimenter cette nature. En apprenant à nous mettre en phase avec la force créatrice qui soutient l’univers nous pouvons matérialiser nos désirs sans oublier d’agir pour les autres.

L’heureux paradoxe, c’est qu’en agissant pour les autres, nous agissons aussi pour nous-mêmes puisque nous sommes tous reliés dans cet immense espace que l’on appelait le vide.

SOURCE : Christian Bourit Coach en développement personnel, auteur, conférencier

Site web : www.christian-bourit.com

Votre vie est un jeu quantique

de Christian Bourit – Éditions Quintessence – Préface de Marion Kaplan.
Abandonnez définitivement la croyance que la vie est une lutte et venez jouer avec l’invisible pour faire émerger vos désirs. Dans le jeu quantique, aucune frontière ne vous sépare de vos aspirations. Il suffit de vous mettre à l’unisson des forces énergétiques de l’Univers qui ne demandent qu’à se manifester de manière harmonieuse dans votre quotidien. Apprenez à cultiver, jour après jour, cette connexion et vous serez bientôt en mesure d’écrire un nouveau scénario de votre propre vie dans la joie et la liberté. C’est là tout le propos de cet ouvrage qui offre un accès immédiat et simple à la théorie quantique.

Faire la place à une Médecine communautaire

Une commune, c’est mettre en commun toutes nos énergies, tout notre argent, tout en un seul endroit, et elle prendra soin de tous. Les enfants appartiendront à la commune, il n’est donc pas question de patrimoine individuel.


Et c’est tellement plus économique …


J’ai vu dans ma commune: cinq mille personnes étaient là; cela veut dire que deux mille cinq cents cuisines auraient été nécessaires si elles vivaient séparément et que deux mille cinq cents femmes auraient perdu leur vie à faire la cuisine.


Il n’y avait qu’une seule cuisine pour cinq mille personnes, et seulement quinze personnes pour la faire fonctionner. Et rappelez-vous, chaque femme n’est pas une bonne cuisinière! En fait, les meilleurs cuisiniers sont souvent des hommes. La majorité des livres sur la cuisine sont écrits par des hommes, et dans tous les grands hôtels, la plupart des meilleurs cuisiniers sont des hommes.


Deux mille cinq cents personnes ne peuvent pas se permettre d’avoir séparément les meilleurs cuisiniers, mais une commune de cinq mille personnes peut se permettre les meilleurs cuisiniers, la meilleure nourriture. Cela peut aussi permettre aux médecins de vérifier si ce qu’ils mangent est de la malbouffe ou de la nourriture – la plupart des gens mangent de la malbouffe.

Pour que la nourriture soit la meilleure, elle doit être décidée médicalement. Dans ma commune, quinze personnes préparaient la nourriture, les médecins la contrôlaient, son hygiène, sa propreté et sa valeur nutritive. C’est la nutrition qui doit être valorisée. La saveur est une petite chose; elle peut être ajoutée à tout type de nourriture, pour avoir une bonne saveur. Vous n’avez pas besoin de manger de la malbouffe juste pour la saveur – et si vous mangez de la malbouffe, tôt ou tard, vous allez devenir comme un « junkie ». Il y a tellement de « junkies » tout autour! Si vous regardez dans leur tête, vous ne trouverez que de la malbouffe, rien d’autre…

Vous avez besoin d’un équilibre alimentaire très proportionné et calculé pour que tous vos besoins soient pleinement satisfaits, une nourriture qui aide à la croissance spirituelle, une nourriture qui vous rend plus aimant, plus paisible, une nourriture qui détruit votre colère, votre haine. C’est votre chimie que la nourriture change, et toutes ces choses – colère, haine, amour, compassion – sont liées à votre chimie. Il devrait y avoir un chimiste pour voir quel type de nourriture est donnée aux gens.
Si vous mettez en commun toutes vos énergies, tout votre argent et toutes vos ressources, chaque commune peut être riche et chaque commune peut jouir d’une vie égale.

Une fois que les individus grandiront et que les communes grandiront côte à côte, la société disparaîtra et avec la société tous les maux qu’elle a créés.


Je vais vous donner un exemple. En Chine, une étape extrêmement révolutionnaire a été prise il y a deux mille ans. Le médecin devait être payé par le patient tant que le patient restait en bonne santé; s’il tombait malade, le médecin ne devait pas être payé. Cela a l’air très étrange. Nous payons le médecin quand nous sommes malades, et il nous remet à nouveau en bonne santé. Mais cela est dangereux, car vous rendez le médecin dépendant de votre maladie. La maladie devient son intérêt: plus les gens tombent malades, plus il peut gagner. Son intérêt ne devient pas la santé, mais la maladie. Si tout le monde reste en bonne santé, alors le médecin sera le seul à être malade. Ils ont eu cette idée révolutionnaire, pratique, que chaque personne a son médecin, et tant qu’elle reste en bonne santé, elle doit payer le médecin chaque mois. C’est le devoir du médecin de la garder en bonne santé – et naturellement il la gardera en bonne santé parce qu’il est payé pour cela. Si elle tombe malade, il perd de l’argent. En cas d’épidémie, le médecin fait faillite.

En ce moment, c’est tout le contraire.


Le médecin – j’ai entendu cette histoire – est venu voir Mulla Nasruddin et a dit: « Vous n’avez pas payé et je reviens encore et encore pour vous rappeler que j’ai guéri votre enfant de la variole et que vous n’écoutez pas. »


Mulla a dit: «Vous feriez mieux d’écouter; sinon je vais vous poursuivre en justice. » Le médecin a dit: « C’est étrange … j’ai soigné votre enfant. »


Il a dit: «Oui, je le sais – mais qui a propagé l’épidémie dans toute la ville? Votre enfant – et tout l’argent que vous avez gagné, vous devez le partager avec moi. »


Il avait raison. Son enfant avait fait un excellent travail et depuis ce jour, le médecin n’est jamais revenu demander de l’argent pour le traitement qu’il avait donné à l’enfant. C’était vrai, l’argument de Mulla était correct. Le médecin avait suffisamment gagné avec l’épidémie.

Mais c’est un très mauvais système. La commune devrait payer le médecin pour garder la commune en bonne santé et si quelqu’un tombe malade dans la commune, le salaire du médecin est réduit. La santé est donc l’affaire du médecin, pas la maladie. Et vous pouvez voir la différence: en Occident, l’activité du médecin s’appelle la médecine, qui est liée à la maladie. En Orient, il est appelé ayurveda, ce qui signifie la science de la vie – pas de la maladie.


L’activité de base du médecin doit être que les gens vivent longtemps, vivent en bonne santé, entiers, et qu’il soit payé pour cela. Ainsi, chaque commune peut se permettre très facilement de garder le médecin, le plombier, l’ingénieur – tout ce dont on a besoin. C’est la responsabilité de la commune de s’en occuper – et les personnes qui participent à la commune doivent être en rotation afin qu’il n’y ait plus de pouvoir.


Le comité de la commune devrait être en rotation; chaque année, de nouvelles personnes entrent et des personnes âgées sortent, donc personne ne devient accro au pouvoir. Le pouvoir est la pire drogue dont les gens peuvent devenir dépendants; il doit être administré, mais en très petites doses et pas pour longtemps. Laissez l’individu grandir et la communauté grandir – et oubliez tout de la société; ne vous battez pas avec. Ne dites même pas: « Nous créons une société alternative … »

Nous n’avons rien à voir avec la société; laissez la société continuer comme elle est. Si elle veut vivre, elle devra changer son mode, sa forme, sa structure, et elle devra devenir une commune. Si elle veut mourir, laissez-la mourir. Il n’y a aucun mal. Le monde est surpeuplé; il n’a besoin que d’un quart de sa population. Ainsi, les vieilles têtes pourries qui ne peuvent rien concevoir de nouveau, qui sont absolument aveugles et qui ne peuvent pas voir que ce qu’elles font est nocif et toxique … si elles ont décidé de mourir, alors laissez-les mourir silencieusement. Ne les dérangez pas.

Je ne vous apprends pas à être rebelles et à être révolutionnaires. Je veux que vous soyez des transformateurs très silencieux, presque souterrains. Parce que toutes les révolutions ont échoué … maintenant, le seul moyen possible est de la faire si silencieusement et si pacifiquement que la révolution puisse se produire.


Il y a des choses qui n’arrivent qu’en silence. Par exemple, si vous aimez les arbres, vous ne devriez pas prendre le rosier tous les jours pour regarder ses racines; sinon vous le tuerez. Ces racines doivent rester cachées. Elles font silencieusement leur travail.

Les personnes qui sont avec moi doivent être comme des racines: continuer silencieusement à faire le travail, à se changer elles-mêmes, à changer toute personne intéressée; diffuser les méthodes qui peuvent changer; la création de petits hameaux, de petits groupes, de petites communes et, dans la mesure du possible, de plus grandes communes Mais que tout cela se passe très silencieusement, sans créer de bouleversement.

L’individu ne peut exister que si la société meurt; ils ne peuvent pas coexister. Il est temps pour la société de mourir, et nous trouverons de nouvelles façons de vivre ensemble qui ne seront pas formelles, qui viendront davantage du cœur. La famille l’empêche, la famille trace une frontière autour de chaque enfant. Elle dit: «Je suis ton père, alors aime-moi. Je suis ta mère, alors aime-moi. Voici ta famille. S’il y a un besoin, sacrifiez-vous pour la famille. »

La même idée est projetée à plus grande échelle en tant que nation: «C’est votre nation. Si elle a besoin de vous, sacrifiez-vous. » C’est la société, la famille, la nation … c’est la même idée qui devient de plus en plus grande.


Donc, mon attaque de base est contre la famille. La famille est à l’origine de tous nos problèmes. Notre pauvreté, notre maladie, notre folie, notre vide, notre manque d’amour – la famille est la cause. Et la famille est la cause de tous nos conditionnements, depuis le tout début. Cela commence à conditionner votre esprit: vous êtes juif, vous êtes chrétien, vous êtes hindou, vous êtes ceci et vous êtes cela – et le pauvre enfant ne sait pas de quelles bêtises vous parlez.

J’ai entendu parler d’un rabbin et d’un évêque …

Ils vivaient l’un en face de l’autre et, naturellement, ils rivalisaient continuellement sur tout. C’était une question de prestige de leur religion. Un matin, le rabbin a vu que l’évêque avait acheté une nouvelle voiture. Il a demandé: « Que faites-vous? » L’évêque versait de l’eau sur la voiture. Il a dit: «Je la baptise.

J’ai acheté une nouvelle voiture – une Cadillac. »
Le rabbin avait le cœur brisé. En voyant de ses propres yeux, devant sa propre porte d’entrée, la voiture est en train de devenir chrétienne! Le lendemain, quand l’évêque est sorti, il a été surpris. Il a demandé au rabbin: « Que faites-vous? » Une belle Rolls Royce se tenait là et le rabbin coupait le tuyau d’échappement. Il a dit: «Je circoncis ma Rolls Royce. Maintenant elle est juive!

C’est ce qu’ils font avec chaque enfant. Et chaque enfant est aussi innocent qu’une Cadillac et une Rolls Royce; il ne sait pas ce qui lui est fait. La famille est le fondement de tous les conditionnements; elle vous donne en héritage tout le passé et toute la charge, le fardeau de toutes ces choses qui se sont révélées fausses depuis des centaines d’années. Vous êtes chargé de toutes ces mauvaises choses, et votre esprit est fermé et bouché et il ne peut rien recevoir de nouveau qui va à l’encontre de cela. Votre esprit est simplement plein de toutes ces mauvaises choses.

Si les enfants sont entre les mains de la commune … J’ai expérimenté et j’ai trouvé ça extrêmement réussi. Les enfants sont beaucoup plus heureux car ils sont beaucoup plus libres. Aucun conditionnement n’est gravé sur eux; ils mûrissent plus tôt, et parce que personne n’essaye de les rendre dépendants, ils deviennent indépendants. Personne ne fait tout son possible pour les aider, ils doivent donc apprendre à s’aider eux-mêmes.

Cela apporte maturité, clarté, une certaine force. Et ils méditent tous: la méditation n’est pas un conditionnement; c’est simplement s’asseoir en silence, ne rien faire, juste profiter du silence – le silence de la nuit, le silence du petit matin … et lentement, lentement vous vous familiarisez avec le silence qui imprègne votre être intérieur. Puis, au moment où vous fermez les yeux, vous tombez dans la piscine d’un lac silencieux, qui est insondable. Et de ce silence, vous êtes rajeuni à chaque instant.

De ce silence vient votre amour, vient votre beauté; une profondeur spéciale pour vos yeux, une aura spéciale pour votre être, une force pour votre individualité et un respect de soi.

Extrait de « Socrates Poisoned Again After 25 Centuries (Talks in Greece) »
chapitre 13. Traduit de l’anglais par meditationfrance …. Pour en savoir plus sur Osho

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Les forces de guérison en présence

La souffrance, qu’elle soit psychique ou physique, ne devrait en aucun cas être envisagée comme une punition, une sanction, promulguées par une aveugle fatalité ou par un Dieu vengeur. Là réside l’essence même d’une saine réflexion ouvrant la porte à tout processus de guérison…

La prééminence de l’esprit sur le corps n’est aujourd’hui plus contestée. Le point essentiel dans toutes les maladies, c’est qu’elles débutent dans la sphère énergétique pour se manifester ensuite dans le corps. C’est ainsi que s’exprime Anne Schadde, médecin homéopathe et psychothérapeute dans « Les forces de guérison », ouvrage de témoignages recueillis par Anne Devillard et publié aux Éditions Albin Michel.

Une énergie bloquée qui a du sens

Plutôt que lutter contre le symptôme, il convient de prendre conscience que lorsqu’une énergie est bloquée pour une raison ou pour une autre, nous ne l’avons plus à disposition. Ce qui est malade, explique le psychologue analytique Carl Gustav Jung, ne peut pas être simplement éliminé comme un corps étranger sans qu’il y ait le danger de détruire en même temps quelque chose d’essentiel qui devrait aussi vivre. Pour que le principe de guérison se mette en place, il est donc important de donner sens à la mal a dit. Anne Schadde, en tant qu’homéopathe, rejoint le spécialiste de la psyché en assurant que la maladie représente une possibilité de réintégrer quelque chose qui s’est déséquilibré.

L’autoguérison, une faculté innée à stimuler

Le principe de guérison est inhérent à chaque être humain. Les médecins ont d’ailleurs l’habitude de dire, à la suite de Pasteur : Le microbe n’est rien, le terrain est tout. Le terrain ne se résume pas à une addition de molécules. Il est aussi travaillé, conditionné par le psychisme. Clemens Kuby, réalisateur de films documentaires, s’est sérieusement intéressé au processus d’autoguérison dont nous sommes tous bénéficiaires. Il s’étaye sur sa propre expérience et signale que les guérisons spontanées ne relèvent pas du miracle mais elles dépendent d’un travail concentré de la conscience…

L’autoguérison est une de nos facultés innées, continue-t-il. Tous les auteurs de la Pensée positive, depuis le pharmacien Émile Coué jusqu’au docteur Joseph Murphy, en passant par Norman Peale, ne renieraient certainement pas ces propos de Clemens Kuby affirmant l’importance d’un bon positionnement du psychisme pour stimuler cette faculté innée, toujours disponible au plus profond de nous-mêmes : La qualité de nos pensées, dit-il, relève de notre seule responsabilité. C’est pourquoi il faudrait toujours couper court aux pensées négatives dès qu’elles apparaissent…

Les voies multiples de la guérison


Il n’existe aucune recette de guérison unique pour tout un chacun, en dehorsévidemment des protocoles médicaux. Quoique ! En effet, on s’aperçoit que pour un même traitement d’une maladie identique, les patients réagissent avec des différences notables. C’est bien là encore la preuve que le terrain psychosomatique joue à au moins 50 %. De par cette unicité de l’être, la guérison passe parfois par des voies différentes bien que complémentaires. Le yoga du rire, par exemple, est intégré avec succès dans les hôpitaux indiens. Au vu de résultats objectifs, le mouvement gagne peu à peu l’Occident. 

Nous devrions utiliser davantage les stupéfiants que nous autoproduisons dans notre corps, explique Heiner Uber, auteur du « Principe du rire ». Dans le hasya yoga (yoga du rire), une demi-heure de rire intense suffit à activer les endorphines et la dopamine dans le système mésolimbique dopaminergique, une partie du système limbique qui régit les émotions comme la joie, l’euphorie, mais aussi l’agressivité et la peur. Ces neurotransmetteurs propagent les signaux de cellule nerveuse en cellule nerveuse, ce qui fait que nous commençons automatiquement à nous sentir bien…

Reconnexion et méditation

Il existe en chacun de nous une sphère que le moine bénédictin Willigis Jäger, spécialiste du Zen, qualifie comme étant la source ultime. Quand nous sommes de nouveau connectés avec notre être le plus profond, explique-t-il, nous sommes en contact direct avec les énergies organisatrices, harmonisantes et guérisseuses. Il n’y a pas de meilleure médecine que notre être profond… La pratique de la méditation, sous toutes ses formes, pour peu qu’elle nous relie à ce que nous sommes fondamentalement, constitue donc une voie de plus sur le chemin de la guérison…

SOURCE ; écrit par Jean Vivien pour le magazine en ligne SIGNES ET SENS

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POURQUOI DONNER SON POUVOIR de GUERISON À l’AUTRE

exploration…..

En réalité, avec les approches psycho analytiques habituelles, il est normal que les gens se rebutent à explorer cela. C’est comme vouloir s’aventurer dans les dédales d’un labyrinthe qu’on a soi-même fabriqué avec un soit disant expert pour nous montrer le chemin. Je considère que de donner son pouvoir à l’autre pour interpréter de façon cérébrale les faits que je verbalise, c’est encore utiliser le mental à outrance, c’est un cul-de-sac.

Je fais plutôt confiance à une rééducation de l’usage de la faculté mentale par des approches de conscientisation, comme le Reiki, qui permettent à l’individu de sortir de sa personnalité et de ses formes pensées envahissantes. Permettons-nous d’explorer nos habitudes de pensées denses et habituelles et d’entrer dans un espace plus vaste que le mental. Dans cet espace expansif de l’ouverture du cœur, il est alors possible de devenir un observateur et d’accéder à un continuum d’énergie et d’altérer sa perspective.

Les pensées sont toujours là, mais elles ne sont plus encombrantes, on devient plus sélectif et retrouvons le pouvoir de choisir. En fait, on ne jette jamais rien, mais plutôt on visite ce qui nous habite et l’accueille en tentant de décrypter le signal qu’il nous lance. Il y a là un entretien à faire afin de ne pas se laisser envahir par les fabrications souffrantes du mental. Le défi est de savoir reconnaître nos attachements à ses patterns intérieurs et lâcher prise lentement selon le degré auxquels on y tient.

La maladie, d’où vient-elle ?

Il est intéressant de constater qu’en règle générale, lorsqu’on parle de santé, les gens se réfèrent surtout aux maladies du corps alors qu’à mon avis la plupart des maladies sont liées à cette fonction mentale utilisée à tors et à travers. Tant que l’on reste au niveau du mental, les pièges se multiplient sans fin et, selon moi, cela est la cause principale de tous nos maux. Malheureusement c’est un sujet qu’on évite et qu’on aborde seulement quand la personnalité est en crise.

On accepte les multiples malaises physiques comme étant un processus « normal » alors qu’on est ignorant lorsqu’il s’agit de faire le bilan de sa santé mentale.

L’ego est nécessaire à notre personnalité

Je ne crois ni à l’annihilation de l’ego ni à une personnalité sans faille. En tant qu’individu, nous avons tous nos forces et nos lacunes de caractère. Cela peut autant nous servir que nous nuire. On peut continuer de raffiner sa personnalité mais cela peut demeurer une sorte de prison, une poursuite sans réelle satisfaction. À mon avis, tant qu’il n’y a pas une dimension d’amour, cela n’est pas nourrissant pour personne.

L’amour, un autre mot facile à dire mais pas aisément incarné. En général, nous aimons avec la tête, calculant ce qu’on peut bien retirer en aimant telle personne, projet ou entreprise. Et ainsi répondre à ses attentes, soit pour assouvir un besoin physique, émotionnel, ou augmenter notre pouvoir social. Je ne juge pas ce genre de comportement, puisque c’est le seul que nous connaissons; plaire pour arriver à nos fins ou simplement pour survivre. La société actuelle est basée sur ce principe. Nous sommes tous programmés à vivre et prendre des décisions dans les limites de notre véhicule mental pour combler nos « manques ».

Quand nous réalisons que la personnalité n’est pas notre nature essentielle et que les « autres » sont voilés par leur personnalité autant que nous le sommes, nous prenons conscience que le sentiment de séparation que nous éprouvons est une construction erronée qui nous maintien à l’étroit. Cette prise de conscience individuelle apporte une autre dimension à notre vie. Nous saisissons que sommes plus qu’un simple citoyen séparé des autres qui tente de survivre dans un schéma social restreint. Nous nous rendons compte que le seul véritable expert existe en soi.

L’ouverture du cœur

Envisager de vivre au niveau du cœur en tant que société, c’est vouloir franchir un autre pas, essayer d’ouvrir une fenêtre sur de nouveaux comportements sociaux au-delà de ce qu’on peut actuellement imaginer. Nous devinons le potentiel de créer une réalité nouvelle et comprenons les rouages qui nous restreignent. À mesure que la conscience grandit, cette réalité devient comme un vêtement trop petit que l’on continue de porter tant bien que mal.

C’est normal puisque nous sommes éduqués dans ce sens. Nous mettons beaucoup plus d’emphase sur nos différences que sur nos points communs. Et même quand nous prenons conscience de ses notions, nous sommes constamment confrontés dans notre incarnation à agir par la peur. C’est un processus qu’il faut accepter je crois.

L’ouverture du cœur n’est pas une simple notion mentale. Certaines approches aident à créer les conditions nécessaires à cette ouverture. Je crois que nous avons tous cette habilité à en faire l’expérience puisque c’est un état naturel.

SOURCE : Sylvie Drolet – Maître reiki-enseignante – Bromont (Québec) Canada Site web www.sylviedrolet.com

SYMBOLE DE LA GUERISON

La situation habituelle de nos sociétés, celle plus précisément de l’humanité, est celle de l’opposition, celle de la dualité dans sa version « opposition », celle de deux serpents, par terre, en train de s’affronter, en train de se battre. La situation de l’humanité est celle d’un énorme déficit d’Unité, dans la disharmonie et le déséquilibre.

La guérison de l’humanité suppose l’intervention de l’Unité. Si, d’une manière ou d’une autre, les humains réussissent à infuser cette Unité dans leur réalité ordinaire disharmonieuse, ils verront se réaliser cette guérison, ils verront leurs « serpents » cesser de se battre et trouver leur complémentarité tout en s’élevant, ils verront croître leur société dans toutes ses dimensions. Les humains ont le choix : ils peuvent vivre en opposition et en dysharmonie, ou en complémentarité et en harmonie. Tout dépend, en définitive, de la place qu’occupera l’Unité, cette réalité non ordinaire, dans leurs vies.

Les pratiques de vie intérieure mentionnées plus haut, et tout particulièrement la répétition du Mantra Universel OM, sont toutes destinées à permettre cette infusion de l’Unité dans la dualité problématique de la vie ordinaire et sa transformation harmonieuse et équilibrée. Et il ne peut pas y avoir de guérison véritable sans cette médecine qui s’appuie sur l’Unité.

Beaucoup d’adolescents portent sur eux des vêtements, des bracelets, des bagues décorés du symbole chinois du Yin / Yang, symbole de la dualité. Ils le portent comme un élément décoratif sans en comprendre vraiment le sens. Pourtant ils sont dans cette phase de leur vie où ils expérimentent en direct et avec toute l’intensité de la jeunesse, la dualité dans toute son exigence, son âpreté et ses risques : ils sont à la fois déjà adultes et encore enfants, déjà indépendants et toujours dépendants. Leur défi est d’apprendre à vivre cette période de la manière la plus agréable et la plus constructive possible. La clé leur en est donnée par ce symbole : dans le blanc, il y a toujours un petit peu de noir, et dans le noir, toujours un petit peu de blanc. Dans leur indépendance, qu’ils réclament souvent à grands cris, les adolescents trouveront une dépendance, et inversement dans leur dépendance à leurs parents et maîtres, ils reconnaîtront une liberté. Les Colombiens engagés dans des conflits sanglants pourraient de la même manière changer leur vision du monde en considérant le point noir en eux et le point blanc chez leurs adversaires.

 La dualité est la première de nos conditions d’existence : elle concerne notre réalité quotidienne, ordinaire. Mais il est une autre condition d’existence qui nous touche aussi : l’Unité. Cette Unité n’est pas aussi évidente que la première, la dualité, elle ne s’impose pas à tout le monde comme une évidence. L’Unité concerne la réalité non ordinaire de notre existence, une réalité beaucoup plus subtile et discrète, mais fondamentale. Elle suppose un effort, un travail, pour être perçue. Ce principe d’Unité a pouvoir sur la dualité. C’est ce principe d’Unité, qui, touchant la dualité, l’influençant, l’infiltrant, infusant en elle, la fait passer de son expression « opposition » à son expression « complémentarité ».

Su acción está simbolizada por el Caduceo, símbolo clásico de la curación. Se observa un bastón central en la cima del cual están las figuras de las alas del Espíritu; el conjunto representa la Unidad, atributo de lo Divino. Este tiene poder sobre las dos serpientes, la dualidad, y las obliga a ordenarse armoniosamente, a erigirse alrededor del eje que constituye y a expresar así la dualidad en su forma de « complementariedad ».

http://www.chorand.com

Son action est symbolisée par le Caducée, symbole classique de la guérison. On y voit un bâton central au sommet duquel sont figurées les ailes de l’Esprit, l’ensemble représentant l’Unité, attribut du Divin. Celui-ci a pouvoir sur les deux serpents, la dualité, et les oblige à s’ordonner harmonieusement et à s’élever autour de l’axe qu’il constitue et à exprimer ainsi la dualité dans sa forme « complémentarité ».

Publié dans LA GUERISON DE L’HUMANITE

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Qui sommes-nous pour juger de la souffrance des autres

Même une personne en bonne santé et qui a en apparence « tout pour être heureuse » peut ressentir chaque nuit d’horribles angoisses, être envahie de désespoir le matin au point de ne pas réussir à sortir de son lit, souffrir d’un manque d’amour, de solitude ou, plus profondément encore, d’un abîme dans son âme dont elle ne voit pas le fond. Sans savoir pourquoi, ni les causes profondes de son mal, elle est rongée par la souffrance et c’est une cruauté d’aller lui dire que sa vie n’est pas si dure.

La première chose que j’essaye de faire est vraiment de montrer avec des mots, des gestes, que non seulement je comprends cette douleur mais même que je la ressens moi aussi, au moins en partie.

Ce sentiment vient naturellement car c’est ainsi que nous sommes faits. Même devant la souffrance d’inconnus à la télévision, même dans des films où nous savons pourtant que ce sont des acteurs… notre gorge se noue, nos tripes se tordent, nous avons envie de faire quelque chose face à la douleur.

L’amour qui soigne

Et le miracle, c’est que cette envie procure déjà un soulagement à ceux qui souffrent. Un soulagement, et même parfois une joie et un début de guérison. Oui, je n’hésite pas à parler de miracle car cette chose est incroyable quand on y réfléchit, et pourtant elle nous est tellement familière.

Combien de fois ai-je vu mes enfants se faire mal et réellement souffrir, crier dans un torrent de pleurs. Leur maman accourt, ou moi-même. Nous faisons la grimace, nous poussons des « oh » et des « ah » devant ce genou écorché, l’enfant nous regarde à travers ses larmes, voit que nous souffrons pour lui… et déjà ses cris se changent en sanglots, ses larmes se tarissent… La douleur n’est plus aussi forte, la convalescence va bientôt commencer.

Il serait bien naïf, ou plutôt pessimiste, d’imaginer que la chose ne vaut pas aussi pour les adultes.

Ce n’est pas pour rien que, dès qu’il nous arrive malheur, nous appelons les personnes que nous aimons. Inconsciemment, nous savons que raconter notre malheur permet de partager notre douleur, au sens propre du mot « partager ». Nous « donnons » un petit peu de douleur à chaque personne autour de nous si bien que la nôtre s’atténue et devient plus supportable.

Et le soulagement peut aller très loin : les personnes qui ont connu de grandes épreuves et qui ont la chance d’avoir pu en faire un livre, un documentaire ou un film à succès, faisant ainsi connaître au monde entier leur souffrance, peuvent déclencher tant de compassion qu’elles-mêmes finissent par se réjouir du malheur qui les a affligés mais qui leur apporte tant de chaleur humaine.

C’est la force incroyable de la compassion.

D’où l’importance cruciale de veiller à exprimer autant que nous le pouvons notre compassion auprès des personnes souffrantes. Nous avons là entre nous, souvent sans le savoir, un bien inestimable, un trésor que nous pouvons distribuer à pleines mains, sans que cela ne nous retire quoi que ce soit, bien au contraire.

Ne pas se laisser impressionner par l’indifférence

Bien sûr, nous avons aussi une capacité d’imagination qui nous permet de nous « blinder » face à la douleur. Se blinder consiste à penser à autre chose pour se cacher à soi-même la douleur que l’on a sous les yeux, faire comme si elle n’existait pas. Ainsi par exemple des infirmiers transportant un grand brûlé peuvent-ils parler tout haut de leurs vacances, du dernier film, et même rire aux éclats.

Même si cela peut paraître choquant, il faut comprendre que cette indifférence apparente n’est possible que parce qu’ils font semblant d’ignorer la personne souffrante. S’ils devaient arrêter de parler et regarder « l’homme de douleur » droit dans les yeux, voir ses blessures, lui parler, alors il leur serait impossible de ne pas ressentir dans leur propre chair une partie de ses souffrances.

Les personnes qui travaillent dans les hôpitaux, les centres de soins palliatifs, les pompiers qui gèrent les accidents de la route et les soldats développent tous cette capacité de faire semblant, de s’abstraire (se tirer hors) de la réalité, dans une certaine mesure.

Sadiques et psychopathes

On parle beaucoup des « sadiques » qui prétendument tirent plaisir de la douleur des autres. En réalité, ce « plaisir » n’a rien à voir avec le plaisir vrai que vous éprouvez par exemple blotti dans les bras d’un être aimé devant un beau soleil couchant. Le plaisir du sadique est un plaisir paradoxal, issu de la douleur qu’il s’inflige à lui-même en regardant souffrir les autres.

Reste enfin le cas à part des « psychopathes », qui font les serial-killers. Ce sont des cas très particuliers de malades mentaux, bien identifiés par les psychiatres, à qui il manque une fonction cérébrale naturelle, exactement de la même façon qu’il peut manquer à quelqu’un la vision, la parole ou la mémoire.

Cette fonction qui leur manque est justement celle de la compassion, c’est-à-dire, étymologiquement, la capacité de souffrir avec les autres. Le psychopathe est capable, comme on le voit dans certains films horribles, de se faire un bon repas et de s’amuser franchement alors qu’il a juste à côté de lui une victime torturée. Mais ce n’est pas normal. C’est parce qu’il est malade.

Il faut se rassurer : le fait qu’existent des psychopathes ne prouve rien sur ce que sont les autres hommes. La psychopathie est une anomalie mentale. Elle ne touche que moins de 1 % des personnes.

Des expériences scientifiques ont montré que 99 % des gens souffrent en voyant quelqu’un d’autre souffrir. Cela a pu être observé grâce à l’IRM, une façon de scanner le cerveau pour observer les parties qui s’activent. On a pu montrer comment des images d’enfants qui souffrent, par exemple, « allument » automatiquement la zone de compassion dans le cerveau de la personne qui observe, déclenchant une souffrance morale.

Conserver notre humanité

Bien entendu, plus nous circulons dans tous les sens, plus nous croisons des masses de personnes que nous ne reverrons jamais, plus nous apprenons à faire semblant qu’elles ne sont pas là et à rester concentré sur nos pensées.

C’est un lieu commun de déplorer l’anonymat des grandes villes, la solitude au milieu de la foule, mais ces plaintes sont infantiles car c’est un phénomène normal. Il est normal de ne pas chercher à s’intéresser à chaque personne quand on frôle chaque jour des milliers de visages. Dans les villages où règne encore une certaine convivialité, les habitants n’ont pas plus de mérite que les citadins. Ils ne sont pas plus humains, généreux ou sensibles. C’est bien sûr parce qu’ils sont moins nombreux et retombent plus souvent sur les mêmes gens qu’ils ont l’occasion de se rencontrer, se parler, se connaître.

Cela n’empêche pas bien sûr qu’il faille nous efforcer d’être souriants, aimables et ouverts dans les grandes villes. Je trouve pour ma part détestable la pratique de se promener partout avec des écouteurs enfoncés dans les oreilles, interdisant aux autres la moindre tentative de communiquer. De même pour les capuchons, foulards, bonnets et mêmes grandes lunettes de soleil opaques visant à se dissimuler la tête ou le visage, qui créent une atmosphère d’indifférence voire de défiance insurmontables, même avec la meilleure volonté du monde.

Mais quoi qu’il arrive, tout cela ne change pas notre nature. Cela ne change rien à cette extraordinaire capacité de compassion que nous avons en nous, qui est une des plus belles manifestations de l’amour.

Faites bon usage de ce trésor,

À votre santé ! 

Ecrit par Jean-Marc Dupuis sur le site SOURCE : https://www.santenatureinnovation.com/lamour-medecin/

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Prescrire des médicaments pour le plaisir

Les médecins ne prescrivent jamais un médicament au hasard. Ils le sélectionnent parce qu’ils considèrent que, pour une personne donnée et généralement en face d’eux, cette prescription produira les meilleurs résultats. Dans ces conditions, comparer des patients traités par des médicaments différents présente une difficulté : compare-t-on des molécules ou les inclinations (conscientes ou non) des médecins ? Grâce au tirage au sort, le problème disparaît. Mieux encore, l’utilisation de placebos offre une pierre de touche idéale pour mesurer l’efficacité « absolue » d’un traitement.

Mais des remparts ont été érigés afin de protéger l’individu des considérations générales. D’une part, le credo officiel de la « médecine fondée sur des faits prouvés » affirme que, si la décision médicale repose sur des études statistiques, elle dépend également des préférences du patient et de l’expérience du clinicien. D’autre part, les déclarations internationales encadrant la recherche promeuvent des principes éthiques visant à placer la protection du patient et le respect de sa dignité au cœur des préoccupations. Le paragraphe 33 de la déclaration d’Helsinki, rédigée en 1964 par l’Association médicale mondiale (AMM), proclame ainsi : « Les bénéfices, les risques, les inconvénients, ainsi que l’efficacité d’une nouvelle intervention doivent être testés et comparés à ceux des meilleures interventions avérées. » Qu’importent les exigences des statisticiens et leur goût pour les placebos : la protection du patient impose de ne comparer les nouveaux traitements qu’aux meilleurs déjà disponibles.

En somme, selon l’AMM, l’intérêt individuel (la protection des personnes) primerait l’intérêt général (la quête des meilleures données statistiques) dans le domaine de la santé. Dans les faits, l’existence d’un marché mondial du médicament avoisinant les 1 000 milliards de dollars en 2012  dénature parfois le sens des déclarations humanistes…

L’industrie préfère les études versus placebo — on prend moins de risques à comparer ses trouvailles avec rien, plutôt qu’avec un autre médicament. Or, heureux hasard, l’exigence éthique de la comparaison face au meilleur traitement existant se contourne sans peine : il suffit de réaliser l’essai dans un pays où cette médication n’est pas disponible, car trop coûteuse. La société Johnson & Johnson a ainsi réalisé un essai versus placebo sur l’effet d’un antipsychotique en Inde, ce qui serait inconcevable en France.

Parfois, les autorités sanitaires imposent elles-mêmes des études reposant sur des comparaisons versus placebo, malgré l’existence d’un médicament efficace sur le marché.

En effet, les sociétés pharmaceutiques évaluent elles-mêmes les molécules qu’elles souhaitent mettre en vente. Une situation de conflit d’intérêts patente — et assumée — que les autorités désamorcent en exigeant de l’industrie qu’elle suive des protocoles spécifiques. Dans ce cas de figure, pas d’autre solution que le recours au placebo. Pourquoi ?

En général, les essais thérapeutiques visent à démontrer la supériorité d’un nouveau produit par rapport au meilleur produit existant. Toutefois, dans l’état actuel de la recherche, les médicaments s’améliorent moins par leurs performances brutes contre la maladie que par la réduction de leurs effets indésirables. Cet élément non négligeable pousse les autorités à modifier leurs exigences : les études n’auront plus comme objectif de démontrer une « supériorité », mais une « non-infériorité ». En d’autres termes, il s’agit de garantir que le nouveau produit n’est pas inférieur au meilleur produit de référence.

Objectif facile à atteindre : il suffit de mal réaliser l’étude comparative, ou de noyer les effets des médicaments évalués dans le « bruit » statistique (les inévitables entorses au protocole, les erreurs de mesure ou de saisie des données, etc.), pour obtenir un résultat de non-infériorité. On conçoit l’intérêt pour une entreprise pharmaceutique dont le chiffre d’affaires dépend de la mise sur le marché de nouvelles molécules de faire preuve d’une telle négligence. Les autorités sanitaires ont trouvé une solution : ajouter aux essais un groupe de patients sous placebo, obligeant ainsi les laboratoires à démontrer que les médicaments actifs sont plus efficaces qu’une absence de traitement. On dit alors que le groupe sous placebo « valide » l’essai.

Autrement dit, dans certains cas bien précis, on accepte de faire passer au second plan l’intérêt individuel (le droit des patients à recevoir soit la molécule testée, soit le meilleur médicament disponible), dès lors que sa défense a priori pourrait permettre à l’industrie de tromper la société. Le paragraphe précité de la déclaration d’Helsinki précise que le sujet d’essais cliniques bénéficiera des meilleurs traitements disponibles sauf « lorsque, pour des raisons de méthodologie incontournables et scientifiquement fondées, l’utilisation de toute intervention moins efficace que la meilleure éprouvée, l’utilisation d’un placebo, ou la non-intervention, est nécessaire afin de déterminer l’efficacité ou la sécurité d’une intervention ».

Général contre particulier. Dans les conditions actuelles de production des traitements, le monde de la médecine peine à dessiner une frontière étanche entre ces deux préoccupations. Le pourrait-il d’ailleurs seul, quand les comités d’éthique eux-mêmes échouent à identifier des principes immuables valables en toute situation ? Peut-être pas. Il reviendrait alors à la médecine de reconnaître la nature éminemment politique d’une partie de son activité et de se rapprocher des sciences humaines et sociales dont elle s’est sans doute trop longtemps éloignée.

Bruno Falissard

Professeur de biostatistique à la faculté de médecine de Paris-Sud.

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L’AMOUR, LA MÉDECINE ET LES MIRACLES

Ainsi le Dr Bernie Siegel titrait-il son besteller il y a une vingtaine d’années.

L’Amour, qui permet aux êtres vivants de vivre en unité sans conflit, est à la base de bien des miracles ou de guérisons spontanées en médecine.

L’Amour, c’est ce qui devrait animer les fabricants de médicaments et d’appareils de bien-être en tout genre car dans le cas contraire le patient n’est pas aidé à guérir mais utilisé comme un produit.

L’Amour devrait être le premier critère de sélection des futurs médecins afin qu’ils puissent faire preuve d’assertivité, d’empathie et de compassion.

Aujourd’hui, le fait est que le profit prime souvent sur l’Amour. Industriels pharmaceutiques et soignants souffrent de conflit d’intérêt. Le triste constat qui émerge est que, même si la médecine soigne de mieux en mieux, elle le fait de manière de plus en plus inégalitaire et onéreuse pour en fin de compte, trop souvent, ne pas guérir.

Le nombre de personnes qui souffrent d’une maladie chronique incurable et qui sont médiquées à vie ou à mort, étant donné les effets secondaires qu’ils finissent par présenter, est de plus en plus élevé.

Dieu merci, il y en a quand même certains qui guérissent spontanément et miraculeusement à tous les stades de la maladie et même en phase terminale.

De nombreux cas de guérisons spontanées sont répertoriés dans la littérature médicale sous le nom de « Rapports de guérisons inexplicables ». Les patients prennent eux aussi la plume et sont de plus en plus nombreux à témoigner de leur expérience de guérison à travers les médias. L’espoir d’innombrables personnes confrontées à la maladie se réveille. Chacun réalise que les guérisons spontanées ne sont pas tombées du ciel, que ce sont certes des miracles au vu des diagnostics qui avaient été prononcés mais que ces personnes souffrantes ont belle et bien posé des actes qui ont illuminé les zones sombres de leur vie.

Depuis le schisme entre la science et la religion, les médecins athées réfutent les miracles. Pourtant, l’illustre Ambroise Paré ne disait-il pas : « Je soigne, Dieu guérit » ?

Pourtant bien des croyants dans la médecine ou la religion meurent avec les meilleurs traitements préconisés par la science et leurs prières semblent rester sans réponse. Cela signifie-t-il que Dieu n’existe pas ? Ou que ce sont les médicaments qui sont inefficaces ?

Quoi qu’il en soit, il y a la Foi qui, elle, permet de dépasser bien des croyances du genre « foutu », incurable, impossible ». Et il y a l’Amour qui permet de faire le deuil de ce qui est douloureusement vécu jusqu’à ressentir le Pardon et pouvoir ainsi s’en remettre à la Grâce de nouveaux possibles, gages de Ré-union et du retour de la Lumière. Cette Lumière qui est en effet indispensable à notre vie, car c’est elle qui permet à chacun d’éclairer le côté obscur de la Force.

En faisant la lumière avec foi et amour sur les secrets occultés de notre généalogie, le vécu de nos parents pendant notre périnatalité et leur impact sur notre biographie, il nous devient possible de poser un autre regard sur notre maladie. Il nous devient possible de réaliser et de ressentir qu’elle n’est pas là pour nous faire souffrir et mourir, mais pour nous faire évoluer et nous permettre de vivre plus harmonieusement avec nous-mêmes.

Nous pouvons ainsi passer de l’inconscient mortifère à l’inconscient créateur et poser des actes de guérison.

La science préfère utiliser des termes comme effet placebo (je plais) ou nocebo (je nuis). Mais qu’est-ce que finalement l’effet placébo si ce n’est notre capacité à guérir, et le nocebo, à nous nuire.

Et si la clé de notre guérison spontanée résidait en fait dans la mise en lumière de ce que nous ressentons comme nuisible (nocebo) et dans notre capacité à changer notre image mentale de ces situations vécues douloureusement ? Si la clé était de transmuter nos émotions nocebo en placebo pour retrouver l’amour et l’unité avec toutes les créativités des règnes du vivant ? Nous arrêterions ainsi de nous tuer à petit feu et deviendrions capables de rajouter de la vivance à la vie qui coule en nous. Ces clés sont bien évidemment dans nos mains mais nous ne mettons pas toute notre énergie à les faire nôtres.

La foi ne se trouve que dans notre capacité à ressentir la magnificence de la vie. Connectés à ce ressenti, nous expérimentons la puissance créatrice présente en toute vie. Il nous est alors possible de déplacer des montagnes.

La sagesse mathématique hébraïque (Kabbale) nous donne peut-être aussi la clé des ingrédients essentiels à cultiver pour enrichir la foi et devenir puissant au-delà de toute limite. En effet, la valeur des mots Amour et Unité en hébreu est 13.


Si nous additionnons la valeur Amour et Unité, soit 13 + 13, nous obtenons 26. Et la valeur 26 en hébreu correspond au Nom de Dieu (Yod Hé Vav Hé). Est-ce un hasard ?

Le bestseller du Dr Bernie Siegel et de ses patients, même s’il a 20 ans d’âge n’a pas pris une ride. La recherche de l’amour et de l’unité au sein de la science et de nos existences reste l’unique voie du miracle, celle qui nous donne des ailes et signe ainsi notre réjouissance de la vie et d’être en vie. Qu’on se le dise !

EXTRAIT « L’amour, la médecine et les miracles » –  Dr Bernie Siegel – Ed Poche

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La médecine s’adressant aux pauvres

L’hygiène est la science qui enseigne le secret de nous préserver des maladies qui nous menacent ; c’est la conservation de la santé et la prolongation de la vie ; c’est donc aussi la prolongation du bonheur, puisque sans la santé, l’existence est pénible, la vie à charge. La santé qui est le plus précieux des biens est aussi le plus gaspillé des trésors.

L’art de conserver la santé consiste dans l’application des règles hygiéniques, et si chacun voulait utiliser nos conseils, il réussirait à maintenir ou à ramener facilement dans leur état normal les rouages de cette machine compliquée que nous appelons le corps et le soustrairait à bien des maladies que l’ignorance seule laisse souvent développer en nous au préjudice de notre santé de notre repos, de notre bourse et souvent même de notre vie.

On dit couramment qu’il vaut mieux prévenir le mal qu’avoir à le soigner et qu’il est plus agréable de payer son boulanger que son médecin.  Les propos sont parfaitement juste et peuvent se traduire en la formule suivante ; faites de l’hygiène pour prévenir les maladies, c’est à dire soignez vous avant d’être maladie. Or, se soigner ne veut pas dire avaler des drogues ; se soigner, c’est prendre soin de sa personne, et parmi les plus indispensables, la propreté tient le premier rang. Pour être propre, il ne suffit pas de se débarbouiller la figure et les mains tous les matins dans une petite cuvette qui contient la valeur d’un verre à ligueur d’eau ; la propreté, c’est quelque chose de plus compliqué.

Tous les matins, dans une large cuvette, bien profonde, bien remplie d’eau, vous puisez largement à l’aide d’une serviette, d’une serviette-éponge ou d’une éponge, le liquide nécessaire à vous débarbouiller à fond le visage, le cou et les épaules – n’épargnez pas le savon, puis rincez à grande eau. Après, c’est le tour des mains, des avant-bras et des bras.

Frottez, frottez toujours, c’est la santé du corps. Toutes les semaines, prenez un grand bain tiède toujours à grand renfort de savon ; ce qui ne vous empêchera pas de vous ablutionner dans votre tub tous les matins, si vous aimez l’eau froide, ou de prendre un bon bain de pieds.

Quand vous en avez fini avec la peau, nettoyez-vous les dents avec une brosse et un demi-verre d’eau bouillie dans laquelle vous ajouterez quelques gouttes d’un élixir antiseptique quelconque. Répétez cette opération après chaque repas, et vous vous en trouverez bien.

Est-ce tout ? Non. Faites vous les ongles ; lavez-vous les mains plusieurs fois par jour ; changez de linge pour la nuit ; changez souvent le linge qui touche directement vote corps. Voilà le minimum des soins de propreté que doit prendre toute personne ayant la prétention d’être propre.

Rédigé au début du XXè siècle par le docteur Beauvillard, Le Médecin des pauvres a connu plus de 40 éditions et un succès phénoménal.

Le tirage annuel du titre était de 500000 exemplaires. Il n’avait plus été réédité depuis es années 1940. Cet ouvrage propose une nouvelle édition augmentée et mise à jour, avec plus de 500 conseils et recettes pour éloigner le médecin et se soigner de manière naturelle !

A la fois manuel d’herboristerie répertoriant les plantes médicinales les plus utilisées et leur vertus, précis de médecine présentant l s maladies les plus communes et leurs remèdes naturels, cet ouvrage rend hommage aux recettes de nos aïeux et aux connaissances pratiques de ces derniers….

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Les savoirs des matrones

Dès les débuts du peuplement des trois îles, la médecine savante occidentale, ce qu’on appelle aujourd’hui la biomédecine ou médecine occidentale moderne, est présente, et son rapport avec les matrones, accoucheuses traditionnelles et concurrentes potentielles, est conflictuel. L’historien Jean Barassin note la présence de sages-femmes (diplômées et reconnues officiellement) à Saint-Denis de La Réunion au début du XVIIIe siècle.

Professionnelles de la santé diplômées, donc représentantes de la médecine savante occidentale, elles sont inscrites par un prêtre espagnol dans un registre paroissial rédigé en latin, où leur nom figure assorti de la mention « obstetrix probata » (Barassin, 1989 : 141). Les méthodes anticonceptionnelles d’alors étant souvent faillibles et les représentations de la vie sensiblement différentes de ce qu’elles sont aujourd’hui, les sages-femmes, dont la mission était influencée, à la fois, par l’Église et les réalités sociales du temps, avaient surtout pour rôle d’empêcher les avortements et les infanticides.

Outre les femmes elles-mêmes, suspectées de mettre fin à leur grossesse, ce sont à cette époque les matrones qui sont montrées du doigt et jugées responsables. D’autant plus qu’elles appartiennent le plus souvent à la catégorie des esclaves, et que le fait d’être en mesure de mettre les enfants au monde leur donne un statut et un pouvoir qui dérangent parfois les propriétaires des plantations. En effet, lors des accouchements de leurs compagnes, ceux-ci se retrouvent en situation de demande face à une femme qu’ils considèrent habituellement comme inférieure. Le 20 janvier 1715, à la suite de dénonciations, une ordonnance est promulguée à La Réunion qui enjoint aux « filles, veuves et femmes dont le mary serait absent » de déclarer leur grossesse. Dans le cas où celle-ci ne débouche pas sur une naissance et que « leur fruit ait disparu », les femmes, tant libres qu’esclaves, « seraient punies de mort ».

Bien que les diverses accusations n’aient eu aucune suite, tant dans les journaux de l’époque qu’auprès des médecins, les matrones étaient déjà, dans bien des cas, les coupables idéales.

Malgré ces attaques, du début du XVIIIe siècle à la fin des années 60, les matrones ont été bien souvent le seul et unique recours des parturientes. Aimée, Jacinthe et Lucie, trois anciennes matrones réunionnaises, racontent leur vécu des années 50

On choisissait diverses positions pour l’accouchement. La femme pouvait être couchée sur le dos dans son lit ou, comme le rapporte Jacinthe, sur un petit lit bas spécialement fabriqué pour la circonstance. Mais d’autres positions étaient souvent employées et les matrones expliquent qu’il était essentiel que les femmes mettent leur enfant au monde de la manière la plus confortable possible pour elles. Le choix d’une position n’était pas définitif, les matrones aidaient les femmes à en changer, parfois plusieurs fois avant l’expulsion de l’enfant. Ainsi, l’accouchement pouvait s’effectuer en position horizontale ou semi-horizontale, dans le lit, la femme se maintenant en position semi-horizontale grâce à des courroies passées sous le lit. Ou encore sur le côté, seule ; debout en appui contre le mur, en position horizontale soutenue par son mari ; assise sur un petit tabouret ou un petit banc, la femme étant alors soutenue – souvent par son mari ; à quatre pattes ou accroupie

Aimée ajoute que quand dans certains cas, pendant l’accouchement, les femmes avaient « mal aux reins », elle leur massait le bas du dos. Les accoucheuses traditionnelles semblent, pour la plupart, avoir possédé de réelles compétences obstétricales et les témoignages tendent à montrer que ces compétences étaient déterminantes pour la réputation d’une personne : une femme que la rumeur publique désignait comme incapable n’exerçait que peu de temps, par manque de sollicitations.

Les descriptions faites par les matrones réunionnaises et rodriguaises ou les dayi mauriciennes attestent d’un véritable suivi, prénatal (palpation, examen, toucher, massages, administration de tisanes, conseils prophylactiques) et postnatal (suivi des suites de couches, bains cicatrisants, soins au nouveau-né), en même temps que d’une grande disponibilité et d’une profonde conscience professionnelle. De plus, leurs récits d’accouchements mettent en évidence diverses techniques obstétricales particulièrement délicates, révélant de leur part un niveau de technicité élevé, comme les manœuvres destinées à faire rentrer le bébé dans le corps de sa mère en cas de mauvaise présentation ou à le retourner in utero pour le placer en bonne position. Dans la terminologie de la biomédecine, ces deux techniques sont respectivement nommées version par manœuvre externe et version par manœuvre interne.

Déjà décrite par Soranos d’Éphèse au IIe siècle de notre ère, « réinventée » durant la Renaissance par Ambroise Paré, la version par manœuvre interne fut fréquemment employée en obstétrique jusqu’au XXe siècle, avant que ses indications soient restreintes à des cas très spécifiques. En Europe, elle est toujours enseignée et pratiquée, notamment quand une césarienne s’avère impossible (Quereux, 1993 : 542).

Envisagée quand un enfant se présente en position transverse, comme dans le témoignage d’Aimée rapporté plus haut, elle requiert, ainsi que le précise Christian Quereux (1993 : 548), une grande maîtrise de l’art des accouchements en raison du risque élevé de décès de l’enfant. Cette technique faisait partie, racontent les anciennes matrones, des actes difficiles auxquels la novice qui accompagnait l’accoucheuse n’avait accès qu’après un long apprentissage, qui était fait d’observations multiples puis d’interventions dont la difficulté allait croissant, jusqu’à ce que la nouvelle fam-saj devienne autonome.

Une autre technique complexe était utilisée, disent les femmes interrogées, essentiellement quand, lors de l’examen, elles décelaient une mauvaise présentation de l’enfant, en particulier par le siège. À une époque où les césariennes étaient rares, exclusivement pratiquées dans les cas désespérés, il fallait agir sur le fœtus afin de l’amener à se retourner et à se placer correctement dans le bassin de sa mère. Afin de ne pas occasionner de souffrance fœtale, les gestes employés devaient être extrêmement doux et lents, comme le racontait Aimée.

Cette manœuvre, elle aussi connue de la médecine occidentale, toujours enseignée et pratiquée, est nommée version par manœuvre externe (Chabert, 1993 : 406). Vulgarisée en Europe par le célèbre médecin Auguste Pinard à la fin du XIXe siècle, elle fut « redécouverte » et améliorée par Frans Veldman au cours de la seconde moitié du siècle suivant dans le cadre de l’haptonomie. Enfin, les massages dont parlent Aimée à La Réunion, Raj à l’île Maurice et Catherine, sage-femme traditionnelle à Rodrigues, sont toujours couramment pratiqués par les sages-femmes durant la phase de travail qui précède la naissance :

Les massages des « reins » (plus précisément des vertèbres lombaires) de la parturiente sont entre autres nécessaires en cas de positionnement à droite du dos du fœtus dans le corps de la mère, quand un tel positionnement se présente, durant la rotation du bébé qui s’effectue pendant le travail. En effet, les vives douleurs que la pression effectuée par le fœtus provoque sur les lombaires de la mère sont susceptibles d’être soulagées par des massages…

EXTRAIT SOURCE INITIALE https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000191797

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