A la recherche de plantes magiques

 

 « Je mets un marron dans ma poche pour les rhumatismes ».

Voici une remarque que chacun peut toujours entendre aujourd’hui au cours d’une conversation. Une femme avoue même qu’elle en dépose simplement dans la boîte à Médecin0gants de sa voiture pour cette même fonction. En référence aux données actuelles des scientifiques, il paraît bien difficile d’expliquer le lien entre cette utilisation du marron (fruit d’Aesculus hippocastanum L.) et la guérison ou la protection des rhumatismes. Le marron peut dans ce cas être défini comme une plante magique, même si un individu rationnel évoquera un effet placebo pouvant expliquer une diminution de la douleur ressentie par le souffrant. Le caractère magique se réfère donc à un phénomène inexplicable.

Même si ce seul critère ne suffit pas à classer une plante dans le domaine du magique. De même, dans beaucoup de régions, il est connu que frotter des verrues avec des haricots ou des petits pois et les jeter ensuite dans un puits peut permettre de les faire disparaître miraculeusement …

  1. Ce résultat paraît effectivement étonnant pour le scientifique qui, cependant, recherchera une explication soit dans l’étude d’une substance contenue dans ces graines, soit dans ce fameux effet placebo qui clôt souvent le débat sur l’utilisation des plantes magiques. Pourtant, la médecine populaire magique ne doit pas se résumer à cette voie d’approche, car elle possède des conceptions comparables dans de nombreux rituels qui modélisent sa propre cohérence. Dans ce rituel de guérison, il est admis que la verrue est transférée sur le haricot qui lui-même va pourrir dans l’eau du puits, ce qui permettra de faire disparaître définitivement la lésion. Il est donc important de bien connaître les principes et le langage du monde magique qui existent depuis longtemps et qui perdurent dans une époque où la science semble gérer nos vies.

Parmi ces 175 personnes dont la majorité concerne des anciens paysans, nous pouvons noter l’interrogation de 6 vétérinaires retraités, un technicien d’élevage, 2 forgerons, 3 prêtres, un moine et la rencontre de 20 personnes susceptibles de guérir magiquement. Parmi ces 20 personnes, nous pouvons dénombrer 13 guérisseurs (3 pour les vers, 1 pour les yeux, 1 pour la peur, 5 pour les brûlures, 3 pour la peau), 2 rebouteux, 4 magnétiseurs, une désenvoûteuse.

 Parmi ces 215 entretiens, une centaine de personnes a été interrogée en basse Bretagne dont 39 d’entre eux ont apporté des informations sur le thème de la sorcellerie et des guérisseurs et 7 personnes sont elles-mêmes guérisseuses. Les enquêtes dirigées par un questionnaire ont cessé lors de la soutenance de ma thèse d’université sur la météorologie populaire en 2008 (Auray). En parallèle, j’ai débuté l’exercice de mon métier de vétérinaire dans la campagne autour de Plumelec (Morbihan) qui m’a permis, pendant cette période, d’assister à 3 situations d’envoûtements dans la clientèle.

plantes et divinités

DES PLANTES, DES HOMMES ET DES DIVINITES

Le guérisseur est un individu ayant reçu un don particulier pour guérir une maladie précise. Ce don est acquis à la naissance (né à un jour particulier ou dans des conditions particulières), ou bien il est découvert au cours de l’existence : rencontre avec un autre guérisseur qui révèle ses capacités (« Tu as le sang plus fort que moi ! », entendons-nous souvent de nos jours) ou qui transmet un secret de guérison (geste à pratiquer, utilisation d’une plante, oraison à réciter). Ce dernier mode de transmission est souvent appliqué pour les plantes magiques utilisées par les guérisseurs. Ces derniers sont donc les gardiens d’une tradition dite ancestrale qui varie peu d’une génération à l’autre, mais rien n’empêche le guérisseur d’ajouter des données au rituel venant de sa propre expérience.

Les maladies soignées aujourd’hui par ces guérisseurs sont principalement les maladies de peau (dartres, verrues, brûlures, zona) et aussi le parasitisme (les vers tels qu’ils sont décrits par la tradition populaire). Les plantes sont bien loin d’être systématiquement présentes dans leur rituel. Lorsqu’elles sont employées, la guérison est souvent impossible si le rituel n’est pas exactement respecté. Contrairement à un simple remède populaire, la connaissance précise des plantes et du rituel à effectuer ne suffit pas à accéder à la guérison. Une guérisseuse de la peur6 dans le Morbihan nous le prouve en nous expliquant actuellement que son rituel comporte l’utilisation de 7 plantes, un don qu’elle a reçu de sa mère.

Nature maronnier

Sa sœur, qui connaissait les modalités du rituel, mais qui n’a pas été désignée dans la succession de ce don, a essayé pourtant de le pratiquer. Elle a très vite abandonné à cause de la déception des malades qui venaient la voir. D’autres thérapeutes gravitent autour de cette sphère de la médecine populaire comme les magnétiseurs ou encore les rebouteux. L’utilisation des plantes est souvent secondaire dans leur intervention et se rapproche plus du remède populaire que de l’utilisation magique d’une plante comme ce rebouteux qui conseille parfois d’appliquer la raclure de la racine de tamier (Tamus communis L.) sur le membre douloureux ou encore cet autre rebouteux exerçant de nos jours qui utilise souvent la feuille de chou (Brassica oleracea L) en application sur les tendinites.

EXTRAITS : Mr christophe Auray Docteur vétérinaire, Docteur en histoire des sciences et des techniques La Ville es Menais, 56200 Saint-Martin-sur-Oust christophe.auray@gmail.com

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La santé ne s’achète pas, elle se mérite

 

À cette fin, il faut utiliser les facteurs de santé reconnus depuis toujours : alimen­tation, exercice, air, eau, soleil, repos, hygiène et pensée positive. À cette liste, vient se greffer la réflexologie. L’objectif de cette discipline est de rétablir l’équilibre de l’énergie vitale Santé 7-1dans le corps par ces « boutons magiques » que sont les points réflexes. Cette approche douce, préventive et holistique, est un moyen simple, rapide et efficace de soulager nos maux et d’améliorer la santé de nos systèmes nerveux, cardiovasculaire, respiratoire, etc., en complément de la médecine traditionnelle.

Cette technique mérite donc vraiment de retenir l’attention de tous ceux et celles qui sont désireux de conserver ou d’améliorer leur capital santé.

Les scientifiques réussissent à prouver de plus en plus la justesse des croyances solidement ancrées depuis des siècles, chez les Orientaux. C’est ainsi que les Russes, avec les photographies du couple Kirlian, se sont lancés sur de nou­velles voies de recherches révolutionnant la biologie et la patho­logie. En effet, en 1939, le couple Kirlian est parvenu à visualiser, grâce à la photographie à haute fréquence, un halo lumineux autour d’objets ou d’êtres vivants.

S’il a été avancé depuis que l’obtention de telles auras lumineuses est liée à l’effet corona (nom donné à un phénomène de décharge électrique partielle provoquée par l’ionisation d’un milieu qui entoure un conduc­teur), de telles photographies viennent prouver selon nous le concept chinois d’une énergie vitale circulant à travers le corps, sur des parcours bien définis appelés méridiens.

Cette énergie vitale fait surface sur la peau en plus de sept cent points différents. Le docteur Mikhail Kuzmich Gaikin, un chirurgien de Saint-Pétersbourg, croit fermement qu’il y a une relation entre les canaux de lumière (voies par lesquelles « sort » l’énergie lumineuse sur les photographies) des photographies du couple Kirlian et les méridiens distributeurs de l’énergie vitale, décrits par les anciens Chinois.

S’il n’existe aucun consensus sur la notion d’énergie vitale, celle-ci pouvant être, selon les praticiens, aussi bien terrestre, divine, qu’électroma­gnétique, nous assistons aujourd’hui à un grand foisonnement de pratiques à caractère thérapeutique recourant à une telle notion (le reiki, la lithothérapie, la magnétothérapie, etc.), ce qui tend là aussi à appuyer l’ancienne sagesse chinoise.

santé mentale 2

De tous les étranges phénomènes révélés par les Kirlian, la possibilité de prévenir la maladie s’est avérée très importante. Car, à l’instar des réflexologues, les acupuncteurs tentent aussi de prévenir la maladie en rééquilibrant l’énergie vitale du corps. Dans l’ancienne Chine, les gens payaient le médecin acupunc­teur pour se garder en bonne santé ; s’ils devenaient malades, c’était le médecin qui payait.

Qu’est-ce que la réflexologie ?

La réflexologie est le massage de points bien précis situés sur votre corps. Ces boutons magiques attendent patiemment que vous les pressiez afin de vous donner de l’énergie physique en abondance, une santé radieuse, un corps exempt de douleur et une jeunesse se continuant très longtemps, comme le veut le plan du Créateur.

La réflexologie, qui est à la fois un savoir et une pratique, vise donc, en stimulant certains points réflexes de votre corps, à mieux distribuer l’énergie qui le parcourt et, ce faisant, à rééquilibrer les organes correspondants. Ainsi, en vous permettant de presser des boutons réflexes situés principalement sur vos pieds, vos mains et votre visage, la réflexologie agit sur la distribution d’énergie vitale à toutes vos glandes, vos organes et à votre système nerveux. Cette méthode permet, comme l’acupuncture, de prévenir les problèmes, car, longtemps avant que la douleur irradie d’un organe précis, les terminaisons nerveuses, correspondant à cet organe, sont douloureuses. De plus, cette méthode consistant à ramener le corps vers l’équilibre ne coûte rien, n’implique pas l’usage de médicaments chimiques et n’exige pas d’équipement spécial (1. NBP : La pratique de la réflexologie est complémentaire à la médecine générale et ne saurait se substituer à la consultation d’un médecin pour tout problème de santé.).

Santé numérique

Cette simple technique du massage des zones réflexes peut s’appliquer n’importe quand et pratiquement n’importe où. En plus de prévenir l’aggravation des problèmes physiques, elle permet de diminuer ou soigner, voire éliminer complètement des douleurs aiguës, relaxer la tension nerveuse et améliorer la circulation de votre corps.

Par Madeleine Turgeon –  L’art de la réflexologie – EXTRAIT de l’article du magazine ESSENTIEL : – Quand et comment appliquer la réflexologie ?La suite dans le n°45, en vente ici en version ebook   –   https://magazine-essentiel.com/produit/magazine-essentiel-n45-ebook-pdf/

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Les 4 étapes pour ETRE Pleinement vivant

 

VIVANT Qu’est-ce qui pousse un individu à changer, de façon positive et radicale, pour s’éveiller à une conscience plus élevée ? À quel moment survient ce besoin de changement, d’évolution ? Quelles sont les conséquences sur la vie quotidienne ?

Joëlle Maurel a mené une enquête sur ce qui conduit l’être humain à s’engager dans un processus de transformation intérieure lui permettant de renouer avec qui il est véritablement et de vivre pleinement sa vie.

Cette démarche permet à chacun d’entrevoir les étapes du processus d’éveil et de comprendre où il en est lui-même, tout en restant conscient que le chemin est différent et unique pour chacun. Elle peut également permettre à ceux qui ne sont pas encore engagés dans cette voie de transformation de comprendre ce que sont l’éveil, le sens de la vie et de faire leurs premiers pas vers eux-mêmes.

Une personne m’a demandé récemment : « Qu’est-ce que la réalisation de soi ? »

Pour moi, la réalisation de soi est une quête du sens de la vie qui nous pousse à nous accomplir, à actualiser nos potentiels les plus élevés pour nous libérer de nos névroses, de nos conditionnements, de nos peurs, de nos croyances afin d’accéder à l’essence de notre être. La réalisation de soi, dans mes propos, ne concernera jamais la réussite sociale, mais une réussite à « être plus vivant, plus vrai, plus authentique ».

Être réalisé, c’est renouer avec son âme, avec le Soi qui est au plus profond de nous-mêmes. C’est un cheminement qui requiert une ouverture vers une conscience plus élevée nous conduisant vers l’expérience du divin, du sacré et de notre reliance au monde, aux autres et à l’univers tout entier.

Les 4 étapes de la réalisation de Soi

Il y a une vingtaine d’années, j’ai effectué un travail de recherche théorique sur les processus d’ouverture de la conscience et les processus de transformation intérieure menant vers la réalisation de soi. Pour effectuer cette recherche, j’ai étudié la vie de grands sages tels que Krishnamurti, Sri Aurobindo Ghose, Carl Gustav Jung, le Bouddha, Jésus, Socrate, maître Eckhart… et je me suis appuyée sur de nombreuses lectures de la philosophie du yoga, du bouddhisme, du taoïsme, sur le christianisme, le schisme, le chamanisme, sur la psychologie des profondeurs et sur les écrits concernant les processus d’ouverture de la conscience de Krishnamurti, de C.G. Jung et de Sri Aurobindo.

NATURE VIVANTE

À partir de mon travail, j’ai dégagé quatre grandes étapes dans le cheminement vers la réalisation de soi. Ces quatre grandes étapes peuvent être définies comme suit :

La première étape est la construction de la conscience personnelle, de l’ego. Elle correspond à la socialisation, à l’intégration au sein d’une famille et d’un environnement socioculturel.

Cette construction du Moi et de l’identité permet de sortir de l’état premier d’indifférenciation et de prendre conscience de soi. Pendant cette période – qui peut durer toute la vie – la personne accumule des connaissances, du savoir-faire, des habitudes, des conditionnements, des croyances, elle perd le contact avec ce que je nomme « le réel » et s’identifie à la réalité construite.

Cette construction du Moi conduit, la plupart du temps, à une perte de contact avec l’âme, entraînant l’ignorance, la répétition, la peur, la fragmentation de l’être, des conflits intérieurs et de la souffrance. Ce niveau de conscience s’enracine dans la dualité.

L’homme moderne est conditionné par la société où il vit. Il s’identifie complètement à son corps et s’applique à acquérir toujours plus de connaissances, d’objets matériels ou d’expériences de toutes sortes. Il pense que c’est dans l’accumulation qu’il trouvera le bonheur. L’homme actuel a très peu de contact avec son âme, il pense qu’il est conscient et maître de lui-même. Il a besoin d’explications rationnelles, scientifiques pour comprendre le monde et l’homme.

Je nomme cette première étape de la construction du Moi :  l’homme endormi, ou la conscience endormie.

Par Joëlle Maurel

La deuxième étape… EXTRAIT de l’article du magazine ESSENTIEL : –

La suite dans le n°45 en vente ici en version ebook

 https://magazine-essentiel.com/produit/magazine-essentiel-n45-ebook-pdf/

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Les tempéraments et la santé

 

Un traitement unique peut produire des effets très différents suivant le patient à qui il est appliqué. Pour un même problème de santé, une plante médicinale donnée, agira avec succès sur certaines personnes alors que sur d’autres, elle n’aura qu’un effet faible ou nul. Il en va de même des traitements à l’acupuncture, à l’homéopathie ou par hydrothérapie, qui ont une efficacité variable selon les malades. Pourquoi un traitement efficace sur un grand nombre de malades, ne l’est-il pas sur tous ? La maladie étant la même, le remède ou le traitement ne devrait-il pas également être le même ? Les recherches effectuées pour découvrir ce qui différenciait les malades qui réagissaient bien à un traitement de ceux sur qui il agissait moins bien, ont contribué à la découverte des tempéraments, c’est-à-dire l’existence de quatre grands groupes d’êtres humains qui, parce qu’ils possèdent des caractéristiques physiques communes, réagissent de manière similaire aux mêmes stimulis.

Qu’est-ce qu’un tempérament ?

 Le corps humain est construit avec quatre systèmes organiques : le système digestif, le système nerveux, le système ostéo-musculaire et le système cardio-respiratoire. Ces différents systèmes sont de forces inégales chez un même individu. L’un prédomine sur les autres. Il est dès lors tout naturel qu’il marque d’avantage de son empreinte la construction du corps. Par exemple, quelqu’un dont le système digestif dépasse en force les autres systèmes, aura des organes digestifs plus développés. Ceux-ci occuperont par conséquent d’avantage de place dans l’édifice corporel, ce qui lui donnera un abdomen plus long et plus large que la moyenne des gens.

La prééminence d’un système organique sur les autres est donc à la base des tempéraments. Dans le tempérament lymphatique c’est le tube digestif qui prédomine, chez les mélancoliques le système nerveux et le cerveau, chez les colériques le squelette et chez les sanguins le cœur et les poumons.

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La supériorité d’un système organique ne suffit cependant pas pour définir la notion de tempérament, car ce dernier possède aussi une composante psychique. Lorsqu’on parle de tempéraments, on ne désigne pas de simples types morphologiques, mais une relation entre une constitution physique et une manière d’agir, la première conditionnant la deuxième.

Cela s’explique logiquement. Une personne dont le système musculaire et osseux est plus développé que les autres systèmes sera, par la force des choses, quelqu’un d’actif, volontaire, sportif, entreprenant. Les organes nécessaires à l’action et au mouvement étant les plus développés chez elles, c’est aussi ceux qu’elle utilisera le plus, puisqu’il est plus facile pour elle d’agir avec eux qu’avec les autres. Grâce à leur force, c’est aussi avec eux qu’elle réussit le mieux ce qu’elle entreprend. Etant les plus employés, ce sont eux aussi qu’elle surmènera d’abord et qui tomberont malades en premier. Bien sûr, une personne du tempérament colérique mange, respire et pense également, mais chez elle l’élément moteur prédomine et conditionne le reste.

Les tempéraments divisent ainsi l’humanité en quatre grands groupes de personnes qui, parce qu’elles sont de constitutions similaires, ont une manière d’agir et de vivre semblables, tombent malade pour les mêmes genres de raisons et réagissent de manière similaire aux mêmes traitements.

Les quatre tempéraments

 Chaque tempérament ayant ses caractéristiques propres, il est possible de les distinguer clairement les uns des autres. Les descriptions qui vont suivre sont un peu caricaturales. Dans la réalité, les tempéraments ne se trouvent jamais sous une forme pure. Chacun de nous est formé d’un mélange des quatre tempéraments, mélange dans lequel un ou deux d’entre eux prédomine sur les autres.

Le tempérament sanguin

 Les personnes de tempérament sanguin possèdent un cœur et des poumons volumineux et puissants. La partie de leur corps la plus développée est par conséquent le thorax. Celui-ci est large et épais. Il tend à prendre la forme d’une sphère. Ce sont généralement des gens trapus. Leurs bras et jambes sont courts. L’aspect général de leur corps se retrouve dans les différentes partie de leur organisme : leur tête, comme leurs mains, sont plus larges que longues. Ils ont de fortes pommettes et la peau du visage bien colorée (rose ou rouge).

Le cœur et les poumons sont des organes toujours en mouvement et destinés à favoriser les échanges d’air et de sang. Tout comme eux, les gens de tempérament sanguin sont très mobiles, animés, ouverts et sociaux. Bons vivants, voire exubérants, ils aiment communiquer avec leurs semblables, se déplacer et se livrer à toutes sortes d’activités qui sollicitent et stimulent leur circulation et leur respiration.

L’amour des contacts sociaux et de la convivialité à table, les conduit à manger et à boire trop, surtout des aliments stimulants comme la viande rouge, la charcuterie, l’alcool. Les troubles de santé qui résultent de leurs abus tombent sur le côté sanguin et respiratoire qui les caractérise. Le sang s’épaissit et circule mal. Il engendre des troubles cardio-vasculaires (varices, embolies, phlébite, hypertension, infarctus,…) et respiratoires (congestion des poumons, asthme).

Le tempérament mélancolique

 Ce sont le système nerveux et le cerveau qui prédominent chez les gens de tempérament mélancolique. N’étant forts ni du tube digestif, ni des poumons et pas d’avantage des muscles, ils n’ont pas de rondeurs. Ils sont longs et minces. Leur tronc est fluet, leurs membres frêles et leurs articulations saillantes. Seul leur tête est large, surtout dans sa partie supérieure, celle où réside le cerveau.

La prédominance du cerveau et du système nerveux les poussent à réfléchir, soupeser, analyser. Cela leur donne un air fermé, sombre … mélancolique. Ils sont également très sensibles nerveusement, impressionnables, changeants, vite énervés, angoissés et stressés. Plus agités que moteur, leurs mains et leurs pieds sont toujours en mouvements. Ils vivent sur les nerfs et pour cela, recourent facilement à des stimulants. Ceux-ci pourront être psychiques (vie agitée et trépidante faites de sorties, de spectacles, de grandes discussions, etc) ou physiques (café, thé, tabac, plats épicés et forts).

Etant faibles digestivement, ils mangent peu à la fois, mais souvent et de manière irrégulière. Ils ont tendance à abuser d’excitants. Le surmenage qu’ils imposent à leurs nerfs les conduit à toute la gamme des troubles nerveux : nervosité, angoisses, stress, dépression, névrite, névralgie, migraine, insomnie.

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Le tempérament colérique

 Les personnes de tempérament colérique ont un système musculaire et osseux bien développé qui leur donne une stature athlétique. La forme de leur corps et de leur visage est rectangulaire. Leurs sourcils sont droits et leur regard perçant. Leur voix, leur manière de se tenir transmettent une impression de force et de solidité.

De nature ardente, les colériques sont toujours en action, en mouvement. Ce sont de grands sportifs. Ils aiment dépenser leurs forces dans des activités physiques. Elles sont pour eux un plaisir et un défi, et pas du tout une corvée. Très moteurs, ils réagissent rapidement et préfèrent l’action à la réflexion. Quand les choses vont trop lentement ou qu’on les empêche d’agir, ils s’impatientent rapidement et, comme leur nom le laisse entendre, se mettent en colère.

Pour aider leur corps à soutenir les efforts qu’ils lui imposent, ils ont tendance à abuser d’aliments riches et forts (viandes, charcuteries, céréales, sucre, graisses) et à stimuler leurs forces défaillantes avec des excitants (alcool, café, tabac,…)

Leur tendance à exagérer dans les dépenses physiques et dans les activités motrices les prédisposent aux affections des muscles (déchirure), des os (fracture), des tendons (tendinite) et des articulations (luxation, rhumatisme, arthrose). Les abus alimentaires auxquels ils se livrent engendrent principalement des troubles bilieux (congestion et infection du foie et de la vésicule) d’où la dénomination ancienne de tempérament bilieux pour les désigner.

Le tempérament lymphatique

 La prédominance du tube digestif chez les personnes de tempérament lymphatique, leur donne un abdomen très long et massif. Elles aiment manger mais étant peu moteurs et plutôt lentes, elles brûlent mal ce qu’elles consomment. Elles prennent par conséquent facilement du poids, d’autant plus qu’elles ont une grande facilité à mettre en réserve les graisses. Leurs chairs sont donc volumineuses, grasses et molles. Bien que plutôt allongés, leurs membres sont épais, car les muscles sont entourés de graisses.

Comme la désignation de leur tempérament l’indique, le système lymphatique est également une partie du corps très développée chez elles. L’abondance de lymphe contribue à leur donner leur volume corporel et l’aspect spongieux de leurs tissus.

Si l’excès de sang donne un teint rouge aux sanguins, la prédominance de la lymphe chez les lymphatiques leur confère un teint pâle et blanc.

Peu actifs, les lymphatiques sont des gens calmes, pacifiques et patients. Ils ne se livrent pas volontiers à des activités physiques, préférant une vie sédentaire.

Le tube digestif étant le système organique le plus fort chez eux, ils aiment manger. Pour eux, l’aspect quantitatif prédomine sur le qualitatif. Des plats volumineux, remplissants et aqueux (sauces grasses, purées épaisses et riches en farineux,…) leur plaît par-dessus tout.

L’abus de nourriture cependant les conduit à épuiser leurs glandes digestives (insuffisance hépatique, pancréatique,…), à dilater les poches digestives (ptose de l’estomac et de la vésicule, mégacolon et constipation). Les affections du système lymphatique (adénite, végétation, angine, cellulite, …) sont les autres troubles qui les menacent le plus.

ELEMENTAUX 2019

Les tempéraments et les quatre éléments

 Chaque tempérament est régie par un des quatre éléments que sont l’air, la terre, le feu et l’eau. Les sanguins sont mobiles et libres comme l’air, les mélancoliques sont renfermés et lourds comme la terre, les colériques sont vifs et actifs comme le feu et les lymphatiques paisibles et calmes comme une étendue d’eau.

Etre régi par un élément signifie non seulement posséder les mêmes caractéristiques que lui, mais également être en affinité avec ce qui provient de lui. Ceci, en conformité avec la loi de la nature appelée loi de l’affinité qui fait que les semblables s’attirent ou vont bien ensemble.

Les personnes de tempérament lymphatique sont en affinité avec l’eau. Elles se plaisent au bord des rivières, des lacs et de la mer. L’hydrothérapie, les bains thermaux et les bains de mer (thalassothérapie) leur font beaucoup de bien. Exercice physique qu’elles préfèrent est la natation. Elles aiment les aliments liquides (soupe, purée, sauce,…) et les boissons. Les plantes médicinales sous forme de tisanes leur réussissent mieux que sous forme sèche (comprimés). De toutes les différentes sortes de massage, c’est le drainage lymphatique qui leur réussit le mieux car il agit sur leur élément prédominant : la lymphe. Les produits marins : poissons, algues, … leur sont favorables : l’iode qu’ils contiennent stimule la thyroïde et par là leurs métabolismes généralement trop lents.

Les colériques sont régis par le feu. Ils n’aiment pas spécialement l’eau, mais sont attiré par ce qui est chaud et sec comme leur élément. La chaleur que leur procure l’exercice physique est ce qu’ils préfèrent. En thérapie, l’héliothérapie (thérapie par le soleil), les bains d’air chaud (sauna), les cataplasmes chauds, l’emploi de révulsifs (farine de moutarde), … leur sont favorables.

Les plantes médicinales prises sous forme de poudre sèches (comprimés, gélules) sont plus actives sur eux que sous une forme liquide. Ils consomment volontiers des épices fortes et des aliments secs et concentrés (grillade plutôt que pot-au-feu, pain plutôt que soupe de céréale, etc.). Etant donné que ce sont les muscles qui prédominent chez eux, ce sont bien sûr les massages musculaires qui leur font le plus de bien.

Tout ce qui en rapport avec l’air convient spécialement bien aux gens de tempérament sanguin. Ce qui peut le leur procurer est donc le bienvenu : promenade, marche, déplacements à pied et à vélo, activités en plein air. Les cures d’air à la campagne, en région boisée ou au bord de la mer, surtout si le vent souffle, leur réussissent beaucoup mieux que les bains de soleil ou l’hydrothérapie. Les exercices respiratoires sont un plaisir pour eux. Les plantes médicinales sous forme d’inhalation ou de fumigation leur sont spécialement recommandées. Les sanguins peuvent se contenter de peu de nourriture et être très sobres s’ils reçoivent assez de « l’aliment » air par leurs activités, sinon ils compensent en se suralimentant.

Les mélancoliques sont en affinité avec l’élément terre et réagissent bien aux bains de boue, de terre volcanique et aux cataplasmes d’argile. Leur alimentation doit être riche en sels minéraux. La poudre de plantes médicinales en comprimés ou gélules est la forme la plus efficace pour eux de suivre un traitement phytothérapeutique. Le système nerveux étant celui qui prédomine, le massage des zones réflexes (réflexologie plantaire) leur est spécialement recommandé, tout comme les méthodes de relaxation. Ils ont besoin de suffisamment de sommeil. Ils supportent mal l’exercice physique calme et répétitif, comme la culture physique avec petits haltères, mais ne dédaignent pas les sports mouvementés et variés qui les stimulent : tennis, jeu d’équipes.

La présentation un peu schématique qui vient d’être faite doit être nuancée. Une thérapie par l’eau, comme l’hydrothérapie, ne convient pas uniquement aux lymphatiques. En adoptant cette thérapie aux caractéristiques des différemment tempéraments ceux-ci peuvent également en profiter. Si une immersion complète dans l’eau (bain de mer) fera le plus grand bien aux lymphatiques, une application sous forme moins liquide (douche) conviendra mieux aux sanguins, une application encore moins humide comme des compresses, aux mélancoliques, et une application très peu liquide, par exemple, sous forme de vapeur dans un sauna, aux colériques.

Autre point important : si la loi de l’attraction des affinités fait que les semblables s’attirent, elle fait également que les contraires se repoussent. En thérapie, il faut par conséquence éviter d’imposer de manière trop extrême des mesures exactement opposées à celle du tempérament du malade. Par exemple priver de contacts et d’échanges un sanguin en le confinant dans sa chambre, immobiliser un colérique en lui supprimant tout exercice physique (séjour prolongé au lit), brusquer un lymphatique avec des sports ou des massages trop violents et ôter toute stimulation aux mélancoliques (privation de lecture, de loisirs, de sorties). Agir de cette manière est le plus sûr moyen de les faire décliner.

loi enfant

L’existence d’affinités entre les tempéraments et les différentes sortes de modes de vie, médicaments, thérapies,… permet de comprendre pourquoi les traitements ne sont pas uniformément efficaces sur l’ensemble des malades. Des plantes médicinales « chaudes et sèches » comme le romarin et le thym réussissent mieux sur le tempérament chaud et sec du colérique, mais moins sur le tempérament chaud et humide du sanguin, et très peu ou pas sur les tempéraments froids des mélancoliques et des lymphatiques. A cause de la relation d’affinité qui existe entre l’eau et les lymphatiques, un séjour au bord de la mer sera excellent pour eux, mais moins pour les nerveux, que l’abus d’iode excite. A l’inverse, la raréfaction de l’oxygène en altitude est bénéfique aux colériques et aux nerveux qu’elle ralentit, mais contre-indiquée aux lymphatiques, car elle les calme trop.

* * *

La connaissance des tempéraments n’est plus tellement utilisée de nos jours. Elle serait pourtant d’une grande aide en thérapie, mais également pour mieux se comprendre soi-même, et, par là, mieux se diriger dans la vie.

Article basé sur les connaissances du Message du Graal –  Ecrit par Christopher Vasey

Les explications données dans cet article sont basées sur les connaissances de l’œuvre « Dans la Lumière de la Vérité, Message du Graal »  http://messagedugraal.org     

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Le Café des Malades

Le Café des Malades servant des boissons de santé, selon Joseph Méry

Ami d’Honoré de Balzac, de Victor Hugo ou encore d’Alexandre Dumas qui le considérait (Impressions de voyage) comme « une de ces créatures à part que Dieu a faites en souriant, et dans laquelle il a mis tout ce qu’il y a de bon, d’élevé et de spirituel dans les autres hommes », l’auteur marseillais Joseph Méry confia un jour à un sien ami gastronome combien il aurait aimé qu’il existât un pittoresque « Café des Malades »

Auteur dramatique, journaliste et romancier, Joseph Méry, né à Marseille en 1797, allait rarement au café. Et à Charles Monselet, l’un des premiers journalistes gastronomiques et surnommé de son temps le « roi des gastronomes », qui lui en demandait un jour la raison, il répondit :

— Que voulez-vous, me répondit-il ; rien de ce qu’on boit dans les cafés ne saurait me convenir. Vous savez que je suis malade.

— Vous ? s’écria avec étonnement Monselet.

café des malades

Et il continua :

— Ah ! si les cafés entendaient mieux leurs affaires ! Si, au lieu de breuvages excitants et destructeurs, on y débitait des cordiaux salutaires et des philtres apaisants ! Si, régénéré par une direction exclusivement médicale, le café, tout en conservant ses avantages de distraction, pouvait devenir une succursale du foyer domestique ! Ce serait charmant ! Quelle idée honnête et riante que la fondation d’un Café des Malades !

Charles Monselet rapporte avoir alors flairé une de ces boutades comme il en échappait au spirituel Marseillais.

— Un Café des Malades ! Allons donc ! S’écria-t-il en vrai compère de comédie.

— Oui, oui, un Café des Malades ! répliqua Méry ; ce n’est pas d’aujourd’hui que j’y pense. Il est tout bâti dans ma tête. Le Café des Malades serait aussi grand que les autres, plus grand peut-être. Comme les autres, il aurait vingt billards, trente billards. Le gaz y serait remplacé par la bougie, qui donnerait une lueur plus douce, inodore, et mieux appropriée au caractère discret de rétablissement. L’usage du tabac y serait rigoureusement proscrit. Sauf ces légères différences, tout se passerait au Café des Malades absolument comme dans les autres cafés.

Méry était lancé ; il n’y avait plus qu’à le laisser aller.

— Bravo ! lui dit Monselet.

Méry s’arrêta sur le trottoir et lui saisit le bras.

— Voyez-vous d’ici l’aspect animé des tables du grand Café des Malades ? Entendez-vous les interpellations qui se croisent et s’entrechoquent : « Garçon ! — Voilà ! voilà ! — Eh bien ! mon infusion de tilleul ? — Elle va bien, monsieur ; vous allez l’avoir dans une minute. — Mon bouillon d’herbes, garçon ? — On vous l’apporte. » Et les dominos de s’agiter et de grincer ; et les dés de rouler dans la boîte du jacquet ; et les pièces des échecs de s’ajuster en rang de bataille. « Je vous joue une bouteille d’eau de Sedlitz. — En combien ? »

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Un tousseur dit à un autre : « Faisons-nous une boîte de jujubes en trente carambolages ? » Les rentiers réservés, les bourses modestes se contentent de jouer la moindre des choses, un morceau de réglisse ou un petit pot de miel rosat. Quelques instants avant la fermeture, qui a toujours lieu vers dix heures, pas plus tard, les consommateurs se groupent, s’échangent. « Vous avez perdu trois camomilles, je vous les joue contre ma graine de moutarde. » — « Garçon, vous mettrez à mon compte deux sirops de limaçons. » Un autre s’approche galamment de la dame du comptoir et lui dit, la bouche en cœur : « Les pilules de M. Frémont sont pour moi ! »

                                                                                                                                                                    (D’après « Gastronomie : récits de table », édition de 1874)

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Le radis bon pour la santé


Le radis, joli crucifère, fait partie des légumes un peu délaissés. C’est dommage car, outre la fraîcheur qu’il dégage quand on le croque et qui réveille nos papilles gustatives, il contient des antioxydants.

D’après de nombreuses études épidémiologiques, les légumes qui appartiennent à la famille des crucifères, en raison de leurs antioxydants, auraient un rôle protecteur quant aux maladies cardiovasculaires et à certains types de cancers (poumons, reins, ovaires).

Le radis, grâce à ses propres antioxydants, n’est donc pas à négliger, tout comme d’ailleurs le chou, le chou-fleur, le chou-rave, le navet, le brocoli. Précisons que les antioxydants combattent les radicaux libres néfastes pour l’organisme. Notons aussi que le radis présente une belle concentration de vitamine C, d’oligoéléments et de minéraux. Un autre facteur appréciable intervient dans le choix de la consommation de ce légume-racine : une vingtaine de radis équivaut à une portion de légumes.

De mars à juillet, les radis peuvent s’inviter à table comme un hors-d’oeuvre amusant, notamment pour les enfants qui joueront aux grands en les habillant d’un peu de beurre et de sel… Une agréable façon de les habituer très jeunes et déjà aux plaisirs sains du palais. (Carole Vallone)

  • Probablement originaire d’Asie Mineure, le radis faisait déjà partie du menu des Babyloniens et des Égyptiens il y a 4 000 ans.
  • Chez les Grecs, le radis était dédié à Apollon. Le dieu recevait parfois des radis en or comme offrandes.
  • Charlemagne, dans ses fameux capitulaires, recommandait à ses sujets la culture de l’excellente racine.
  • Déjà consommé « croque au sel », le radis du Moyen Âge n’avait probablement pas grand-chose à voir avec les variétés que nous consommons aujourd’hui.
  • Le radis noirn’est arrivé en France qu’au XVIe siècle : il ne sera consommé que 200 ans plus tard !
  • Le petit radis rouge, tout rond, n’a fait son apparition qu’au XVIIIesiècle.

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 Mais c’est du latin «radix» (racine) que le radis «Raphanus Sativus» tire son nom commun. Les Romains, qui en cultivaient de nombreuses variétés, rondes ou allongées, vont répandre le radis à travers tout leur empire. Plus tard, dans ses Capitulaires, Charlemagne recommandera aux régisseurs de ses terres la culture de cette excellente racine. Au Moyen Age, les radis étaient volontiers proposés à la croque au sel… mais les radis de cette époque étaient probablement assez éloignés de ceux que nous connaissons aujourd’hui.

Croisements et sélections ont permis d’obtenir, depuis quelques décennies, ces excellentes variétés fraîches et croquantes que nous dégustons à présent. Il faut attendre le 16ème siècle pour découvrir le radis noir en France et encore 200 ans pour commencer à le consommer. Il faudra attendre le XVIIIème siècle avant que n’apparaisse le petit radis rond et rouge que l’on connaît aujourd’hui; ceux que l’on mangeait couramment étaient généralement blancs ou noirs, beaucoup plus gros et de forme allongée.

Le radis a été introduit en Amérique dès les premières années de la colonisation et n’a jamais perdu sa popularité depuis, bien qu’on en consomme beaucoup moins que nos ancêtres et que le choix de variétés soit aujourd’hui relativement restreint. En effet, au XIXème siècle, on cultivait dans les potagers du Canada et des États-Unis le radis noir, le daikon, divers types de radis chinois, ainsi qu’une variété dite «radis de Madras» ou «radis-serpent», qui a pour particularité de monter rapidement en graines et de former des gousses comestibles. On produisait également un radis à chair jaune, dont on ne trouve plus trace aujourd’hui, ainsi qu’un très gros radis fourrager que l’on donnait à pâturer au bétail.

On classe généralement les radis en trois grands groupes :

– Les «petits radis» qui sont encore appelés «radis de tous les mois».
– Les «gros radis» qui ne sont plus guère aujourd’hui représenté que par le radis noir, long et trapu. Celui-ci a toujours de nombreux adeptes. Mais on peut encore trouver, sur certains marchés locaux, quelques une de ces variétés de radis en cours de disparition : « vale de Munich» à racine blanche, «Jaune d’or ovale» en forme de toupie…

– Le radis japonais (ou «daïkon») qui devient de plus en plus fréquent sur nos étals. Sa longue racine (si on la laissait croître, elle pourrait atteindre 1 m et peser plus d’un kg ! ), blanche et conique, est bien souvent commercialisée sous la dénomination de navet. En Asie, d’où ce radis est originaire, il est énormément apprécié : on en raffole, finement tranché en rondelles, mises en saumure ou confites dans de la sauce de soja.

Légendes et croyances :
Chez les anciens Grecs, les radis étaient réputés efficaces pour calmer la toux et arrêter les hémorragies. Au XIIIème siècle, Albert le Grand, célèbre alchimiste, déclarait que le mélange de jus de radis, de blanc d’œuf et de graines de psyllium pulvérisées rendait insensible au feu et permettait de saisir à mains nues le fer chauffé au rouge… Enfin, les croyances populaires déclarent les radis souverains pour lutter contre la nervosité, fortifier les dents, les ongles et les cheveux.

Une réputation sulfureuse

Henri Leclerc, éminent phytothérapeute du début du siècle dernier, dont je recommande la lecture de son ouvrage Les légumes de France tant les descriptions de nos chères plantes potagères peuvent être féroces et drôles, raconte qu’un de ses professeurs s’adressant à un nouvel élève de son service avait coutume de lancer cette boutade « Ta physionomie est comme le radis, elle me revient ! »Effectivement, on ne peut nier cette évidence !

Même consommé frais, tranquillement mâché comme avalé à toute vitesse : rien n’y fait, le radis revient ! Les coupables de ces petits désagréments que nos anciens, à l’exemple de Dioscoride, appelaient sans fausse pudeur d’impitoyables éructations, sont les sénevols qu’il contient. Ce sont ces principes souffrés et piquants, qui provoquent cet indiscutable, mais à mes yeux bien pardonnable, défaut. D’autant que les radis d’hiver, si ils sont une des rares racines à contenir beaucoup d’eau, sont indiscutablement riches en vitamines B et C.

carte vitale
De la table à « l’ordonnance »

Si nous avons vu que les grecs l’offrait sur un plat d’or, qu’il figure sur les hiéroglyphes de l’Egypte ancienne, que les romains en faisait grand cas, nos « anciens » du Moyen-Âge, jamais à l’abri d’un paradoxe, le délaissent pourtant en tant qu’aliment. Il faut dire que le radis, outre les problèmes digestifs qu’il peut poser, a le mauvais goût de pousser sous terre ! Ce qui le condamne aussi sûrement que si il avait été hautement toxique. Seule la plèbe peut s’abaisser à fouir la terre comme des animaux pour trouver son alimentation.

Ce sont ses indications thérapeutiques indiscutables qui le sauvent de l’opprobre. Pour citer Henri Leclerc de nouveau « Sous le nom de raffane, de rafle, de raïz, de ravenet, de raifort, c’est un des simples qui figurent le plus souvent dans les pharmacopées du moyen-âge et de la renaissance. » D’Hippocrate lui-même, à Sainte Hildegarde en passant par Dioscoride, les avis sont unanimes : le radis est une panacée. Encore très employé maintenant en phytothérapie moderne, il est particulièrement indiqué pour la coqueluche et toutes les toux rebelles. Bref, avec ce légume il n’y a pas si longtemps encore décrié, la notion « d’alicament » prend tout son sens.

Véritable panacée : le jus de radis noir

Souverain contre les toux persistantes je vous conseille d’essayer ce remède miracle. Cependant, déontologie obligeant, je me dois de prévenir ceux qui ne connaissent pas encore : le breuvage est dur à avaler. Henri Leclerc, notre cher phytothérapeute, prétend même que l’efficacité du traitement ne tiendrait en réalité qu’au fait qu’un patient normalement constitué préfèrerait guérir plutôt que se voir infliger cette mixture de nouveau ! Pour ce faire, épluchez un gros radis noir puis creusez une petite cavité à l’intérieur dans laquelle vous glissez 1 à 2 cuillères à soupe de sucre. Laissez reposer quelques temps puis râpez l’ensemble. Disposez le tout ensuite dans un torchon que vous presserez fortement, récupérez le « sirop » et…bon courage !

« Hypoco quoi ? » 
Bien que considéré comme un légume racine, ce n’est pourtant pas exactement la racine du radis que nous consommons. Il s’agit en fait de l’hypocotyle, un renflement de tige situé sous les cotylédons. La racine et ses radicelles partent d’en dessous et prolongent cet hypocotyle.

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LE SAVIEZ-VOUS ?

  • Le nom « radis » vient du latin radix, qui désigne tout simplement une racine. En ancien français, on utilisait le mot « raïz ». Ce terme a donné le « raifort », la racine forte.
  • Les Grecs de l’Antiquité pensaient le radis capable d’arrêter les hémorragies et de calmer la toux.
  • Albert le Grand, célèbre alchimiste du XIIIesiècle a déclaré que le jus de radis, mélangé à des graines de psyllium et du blanc d’œuf, rendait insensible au feu…Inutile d’essayer chez vous !
  • En argot, le radis désigne aussi bien un orteil que de l’argent dans l’expression « n’avoir plus un radis ».

 

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SANTE ou MALADIE : nous déterminons notre vie

 

Qu’y a-t-il pour déjeuner? Que me réserve la vie?

Vous reconnaîtrez sans doute que vous créez quotidiennement votre vie, et ce, d’innombrables façons. Lorsque le réveille-matin se met à sonner, vous décidez si vous allez vous lever ou non. Vous choisissez ensuite les vêtements vous allez porter, ce que vous allez manger au petit déjeuner, ou vous décidez peut-être même de ne rien manger.

Puis, chaque fois que vous croisez quelqu’un durant la journée, que ce soit à la maison, au travail ou sur l’autoroute, vous décidez comment vous allez vous comporter envers cette personne. Vos intentions pour la journée – ou votre décision de ne pas avoir d’intentions précises, mais de vous laisser simplement flotter au gré de vos envies et des événements – influent sur ce que vous faites et sur ce qui vous arrive. D’un point de vue plus large, la trajectoire de toute votre existence est déterminée par vos choix.

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Mais la question demeure: dans quelle mesure tout cela contribue-t-il à façonner votre existence? La rencontre fortuite avec la femme de vos rêves est-elle due à vos choix? Avez-vous vraiment choisi d’avoir un patron tyrannique? Est-ce grâce à vous-même si vous avez gagné à la loterie? Et, au fait, vous façonnez la vie de qui au juste? La question peut sembler idiote, mais il est intéressant de se demander qui est exactement ce  » je  » lorsque vous dites: « Je crée ma propre réalité. » La réponse à cette fascinante question jettera un peu de lumière sur tout ce sujet de la création. Qui suis-je? Revenons aux grandes questions.

ramanaLe sage indien Ramana Maharshi a construit tout son enseignement autour de celle-là. Selon lui, un examen minutieux de cette question peut mener directement à l’illumination. Mais laissons de côté l’illumination pour l’instant et limitons-nous à l’acte de création. Selon Fred Alan Wolf, « ce qu’il faut tout d’abord réaliser, c’est que l’idée que nous créons notre propre réalité est probablement erronée si nous entendons par ce « nous » cette personne égotiste qui, en nous, pensons-nous, mène le bal. Ce n’est sans doute pas cet aspect de nous qui crée la réalité « .

Mais cela soulève une autre question:  » Alors, qui l’a créé?  » Assurément, lorsque vous commandez votre première tasse de café, le matin, il est assez évident que c’est votre personnalité égotiste qui a décidé de prendre ce double cappucino, et non votre moi transcendant et immortel. Et quand un arbre atterrit sur votre rutilante voiture neuve, votre personnalité n’y est absolument pour rien. La plupart des gens rejettent l’idée qu’ils sont responsables de la création de leur réalité lorsque survient dans leur vie quelque chose qu’ils n’auraient jamais voulu voir se produire. « Jamais je ne créerais une pareille chose! » C’est vrai; jamais leur personnalité ne le ferait.

Mais, ainsi que l’affirment toutes les traditions spirituelles, notre être comporte plusieurs dimensions. Cette schizophrénie divine porte de nombreuses étiquettes: l’ego versus le véritable moi, la personnalité versus la divinité intérieure, le fils de l’homme versus le fils de Dieu, le corps mortel versus l’âme immortelle; mais, essentiellement, elle implique qu’il existe différents niveaux d’être à partir desquels vous pouvez créer. Le but de l’illumination est de dissiper cette fragmentation du moi et de créer à partir d’une unique source. Il s’agit donc d’élargir notre conscience jusqu’à ce que nous soyons pleinement conscients de toutes nos créations. Accepter la responsabilité de ce que nous créons constitue un outil extraordinaire pour faciliter cette expansion de la conscience, car, si cette responsabilité existe, c’est une partie de nousmêmes que nous rejetons ou nions chaque fois que nous refusons d’admettre le rôle que nous jouons dans la création de la réalité. Alors, la fragmentation continue.

 En fait, selon les sages illuminés, la partie spirituelle de notre être crée ces réalités dans le seul but de devenir complète. Pour évoluer, nous devons faire l’expérience de certaines choses qui ne sont pas nécessairement le premier choix de notre ego/personnalité.

C’est ce qui s’appelle le karma: nous avons créé, dans un passé récent ou lointain, toutes les conditions auxquelles nous faisons face dans cette vie-ci. Mais de quelle façon les karmas de toutes les personnes vivant dans le monde sont-ils en interaction? Comment tout cela s’harmonise-t-il? Comment sont orchestrées toutes ces « coïncidences » heureuses (ou malheureuses) qui sont des signes avant-coureurs d’un nouveau monde? Qui fait fonctionner l’ordinateur qui gère tout cela pour plus de six milliards d’humains?

Comment cela fonctionne-t-il ? C’est l’univers lui-même qui est l’ordinateur. Voilà la non-dualité. Tout est interconnecté et enchevêtré de telle sorte que tout est raccroché à tout et est créé à partir de tout ce qui est. L’univers ne réagit pas à nous; il est nous. Selon le modèle dualiste du karma, si je frappe quelqu’un, quelqu’un d’autre me frappera en retour.

Cette manière de concevoir le phénomène est entièrement fondée sur le modèle newtonien de cause et d’effet. Mais si l’on aborde la chose à partir du modèle non dualiste de l’enchevêtrement de tout, on aura une vision fort différente du karma. On comprendra alors que l’idée d’une action ou d’une pensée (qui sont la même « chose ») surgit dans une partie de ma conscience et qu’une certaine fréquence ou vibration y est associée. En accomplissant l’action, j’adhère à cette réalité, de sorte que je suis désormais relié à l’univers par cette fréquence ou cette vibration. Tout ce qui vibre à cette même fréquence dans l’univers y répondra et se reflétera ensuite dans ma réalité.

boule de lumière

[ C’est le principe sur lequel sont fondées la transmission et la réception d’ondes radio, rendues possibles lorsque le transmetteur et le récepteur syntonisent la même fréquence. ] Il s’ensuit que tout ce qui se trouve dans notre vie – les gens, les lieux, les époques et les événements – n’est rien d’autre que le reflet de notre signature vibratoire. Selon Ramtha, « tout ce qui existe dans votre vie est en résonance spécifique avec qui vous êtes ». Par conséquent, si vous voulez connaître la réponse à la question « Qui suis-je? », il vous suffit de regarder autour de vous.

L’univers vous la fournit constamment. L’ennui, c’est que les parties cachées et refoulées de notre être sont également reflétées, et nous les refoulons parce que nous ne les aimons pas. Ce sont ces reflets qui nous font dire: « Jamais je ne créerais une telle chose. » Et c’est ce qui nous est reflété encore et encore jusqu’à ce que nous le comprenions. C’est la roue du karma, le grand manège de la vie. Ou encore, ainsi qu’un professeur de philosophie l’a déjà affirmé: « La vie est un sandwich à la merde et chaque jour nous en prenons une bouchée. » Voilà le langage des vraies victimes.

Se percevoir comme une victime, c’est peut-être la pire forme de refus de l’idée que nous créons notre propre réalité. Et cela arrive constamment. Ainsi, la victime dira: « Cette situation-là m’est tombée dessus. C’est injuste et injustifié. » Comme corollaires, elle ajoutera : « Pauvre de moi. L’univers est injuste. Le karma s’applique de façon arbitraire et aléatoire. » Le désavantage, c’est que l’on souscrit alors à l’idée que nous ne créons pas notre réalité (nous renonçons donc à ce pouvoir), et la leçon nous sera répétée à maintes et maintes reprises. Cela entraîne aussi une fragmentation de la réalité, puisque nous éliminons alors de la création le créateur.

Au lieu de demander à l’univers de vous prouver que c’est bien vous qui créez la réalité, afin de pouvoir rester assis entre deux chaises et d’accepter ou de rejeter ce qui se passe, vous considérez comme allant de soi que vous créez vous-même votre vie et ses événements, et vous cherchez à comprendre ce qu’ils vous réflètent.

Voilà en quoi consiste le revirement. Il ne s’agit pas de chercher à comprendre le sens philosophique ou cosmique de tel ou tel événement, mais plutôt de chercher à saisir ce qu’il révèle sur vous-même, sur votre création ou sur ce que vous niez dans votre vie. Désirez-vous changer des choses dans votre existence? Effectuez ce revirement et observez bien toutes les transformations qui se produiront « Les gens attribuent toujours aux circonstances de leur vie ce qu’ils sont devenus, affirme le dramaturge britannique George Bernard Shaw. Je ne crois pas qu’elles soient en cause. Les gens qui réussissent tout en ce monde sont ceux qui recherchent les circonstances qu’ils désirent et qui les créent eux-mêmes s’ils n’ont pu les trouver. »

Autrement dit, au lieu de dicter toutes les étapes du changement de pH de l’eau, comme le réarrangement des liens chimiques, l’échange d’ions et ainsi de suite, les méditateurs impliqués dans les expériences du docteur Tiller se sont focalisés sur le résultat souhaité et ont laissé toute la latitude à l’univers en ce qui concerne les détails.

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Le docteur Goswami compare les possibilités offertes dans la vie d’un individu aux ondes de probabilité d’un électron qui se dispersent. Cela signifie que les options de votre vie sont aussi « réelles » que les ondes prédites par l’équation de Schrodinger.

 Stuart Hameroff pousse ce concept un peu plus loin: Chaque pensée consciente peut être considérée comme un choix, une superposition quantique s’effondrant pour devenir un choix donné. Supposons, par exemple, que vous regardez le menu d’un restaurant en essayant de décider si vous prendrez des crevettes, des pâtes ou bien du thon. Imaginez que vous avez une superposition quantique de toutes ces possibilités coexistant simultanément. Vous pouvez même vous projeter en pensée dans l’avenir quelques instants afin de goûter à ces différents mets. Ensuite vous décidez: « Ah! Je vais prendre du spaghetti. »

Extraits de livre : QUE SAIT-ON VRAIMENT DE LA RÉALITÉ, p. 108-117. Editions Ariane, 2006.

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