La ferme pharmaceutique

 

 Nous avons généralement en tête une image des vaches d’antan, et il est difficile de croire à quel point l’industrie actuelle de la viande repose sur les produits chimiques, les hormones, les antibiotiques et une pléthore d’autres drogues. Il s’agit d’une affaire et d’une affaire de haute concurrence. Les petits éleveurs s’empressent eux aussi d’utiliser tout ce qui, aux dires des sociétés pharmaceutiques, pourra faire engraisser leurs animaux plus vite, ou masquera les signes flagrants de maladie et de stress chez leurs animaux, de façon à leur obtenir une meilleure place sur le marché. J’ai demandé au bouvier Herb Silverman ce qu’il pensait des quantités importantes de drogues qu’on administre aux animaux. Il m’a répondu :

« Ce n’est pas bon. Au lieu d’améliorer les pratiques d’élevage, ce qui donnerait des animaux en meilleure santé, on ne fait que les bourrer de drogues. C’est moins cher de cette façon. Parce qu’il s’agit d’une affaire où la concurrence est très forte, je suis forcé de le faire moi aussi. Mais le grand public commence à comprendre ce qui se passe et à craindre que des résidus se retrouvent dans la viande. Laissez-moi vous dire que je les comprends ! »

vaches

 L’utilisation massive de drogues est apparue au cours des 20 à 30 dernières années, ce qui coïncide avec le virage, pris dans les méthodes de production, des grands pâturages aux lots d’engraissement. Avant 1950, la presque totalité des bovins des États-Unis passaient leur vie à paître pour trouver leur nourriture dans les grands espaces qui représentent pour nous le « pays des bovins ». Ce n’est plus le cas maintenant. Dès le début des années soixante-dix, les trois quarts des bovins aux États-Unis étaient envoyés par camion pour aller passer le reste de leur vie dans des lots d’engraissement.

Certains des lots d’engraissement les plus importants peuvent compter jusqu’à 100 000 « unités ». Ici, les animaux reçoivent une alimentation conçue dans un seul but — les faire engraisser au prix le plus bas possible. Au menu, on trouve une série de mets parfois très délicats comme de la sciure de bois relevée d’ammoniac et de plumes, du papier journal déchiqueté (offert avec toutes les couleurs d’encre toxique des bandes dessinées de l’édition du samedi) et des circulaires publicitaires, de la paille synthétique, des vidanges recyclées, du suif et de la graisse non comestibles, des détritus de volaille, de la poussière de ciment et des retailles de carton, sans parler des insecticides, des antibiotiques et des hormones. On y ajoute des arômes et des saveurs artificiels pour amener par la ruse les pauvres animaux à manger.

Pendant ce temps, les scientifiques de l’université de l’Arizona étudient les processus biologiques qui aiguisent l’appétit de la vache. Leurs motifs ?

« Il est évident que si l’on arrivait à découvrir ce qui détourne un bovin de sa mangeoire et qu’on puisse y remédier, cela voudrait dire beaucoup. »

 Cela voudrait dire beaucoup en effet, car tout l’intérêt de la chose est de les rendre aussi gras que possible pour le moins cher possible. Les énormes conglomérats agro-industriels qui possèdent les lots d’engraissement sont très excités à l’idée de pouvoir utiliser des substances chimiques qui donneraient à ces animaux placides des appétits insatiables. L’industrie reconnaît que de graves problèmes de santé résultent de la façon dont les bovins sont nourris. Mais que l’animal soit malade leur importe peu, même si la maladie est si grave qu’il est au bord d’en mourir. Du moment qu’il peut être maintenu en vie par des drogues assez longtemps pour être abattu et vendu au consommateur…

histoire du boeuf

DU LAIT DE VACHES « SATISFAITES »

La vie dans les lots d’engraissement n’est pas ce qu’il y a de plus enviable. Il serait difficile de penser que la condition des vaches est meilleure dans les usines laitières modernes.

Le problème semble venir de l’insistance de la vache moderne à revendiquer sa nature fondamentale. Elle désire toujours faire ce que les vaches ont toujours fait : se consacrer à leurs petits, savourer le fourrage, ruminer tranquillement et vivre patiemment en harmonie avec la

Terre. Bien entendu, des idées aussi démodées vont à rencontre des objectifs de l’industrie pour qui l’animal n’est — ni plus ni moins — qu’une pompe à lait sur quatre pattes, une machine qui doit fournir du lait en vertu d’un profit. Elle est élevée, nourrie, traitée avec des médicaments, inséminée et manipulée dans un seul but : une production maximale de lait à un coût minimal.

L’industrie est fière aujourd’hui d’attirer notre attention sur le fait que la vache commerciale moyenne donne maintenant au moins trois fois plus de lait dans une année que ses ancêtres bucoliques. Elle ne fait aucunement mention de son pis si gros que ses veaux auraient beaucoup de difficulté à la téter et pourraient facilement la blesser si on leur permettait d’essayer. Elle ne fait pas non plus mention des conditions naturelles qui auraient donné une espérance de vie de 20 à 25 ans à cette bonne vieille Bessie. Dans le monde incroyablement stressant de nos usines laitières modernes, on l’exploite à un point tel qu’avec beaucoup de chance, elle réussira peut-être à vivre 4 ans.

Extrait du livre : Se nourrir sans faire souffrir

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Chaque humain est hanté par l’animal qu’il a avalé

 

Plus grande est ma connaissance du traitement infligé aux animaux de boucherie, plus grande est ma détresse. S’il est vrai que notre société fait montre de compassion et de respect pour la vie, comment permettre qu’on maltraite à ce point des êtres doués de sensations ?

2 vachesLe problème est que les puissants oppresseurs qui dominent l’agro-industrie moderne cherchent le profit sans aucun égard moral pour les animaux dont ils s’occupent. À l’heure actuelle, il n’y a presque aucune loi réprimant la cruauté envers les animaux de boucherie.

J’attends avec impatience le jour où l’on aura remédié à cette situation, où notre société sera en paix avec sa conscience puisqu’elle revendique une harmonie avec toutes les formes de vie. Il me tarde de voir entrer en vigueur des lois interdisant une telle cruauté envers les animaux, des lois qui amèneront l’humanité à agir de sorte à témoigner de sa gratitude envers la Création et de son respect pour la vie des créatures qui nous entourent. Bien que les outrages infligés aux animaux innocents m’aient rendu furieux, je sais que nombre de nos fermiers sont des êtres humains foncièrement respectables piégés dans le cercle vicieux du besoin économique, contraints d’emboîter le pas aux conglomérats agrochimiques multinationaux.

Les lois dont nous avons besoin pour restreindre ceux qui, par leur manque total de sensibilité, maltraiteraient les animaux ne doivent pas être le fruit d’une rancune dirigée contre ceux qui sont devenus les instruments d’une telle cruauté. La vraie justice ne punit jamais pour le seul plaisir de punir. Elle cherche plutôt à susciter des expériences qui serviront à éduquer et réformer. Puisque le vrai problème est qu’ils sont insensibles à la nature, notre intention ne devrait pas être de blâmer, mais de guider ces malheureux afin qu’ils prennent conscience de la vie et des besoins des autres créatures vivantes, qu’ils apprennent à vivre en relation morale avec les autres formes de vie.

Déroutés au point de maltraiter d’autres êtres vivants, ils ont besoin de connaître mieux le respect pour la vie et pour eux-mêmes, un sens plus profond de leurs propres valeurs et intégrité. Il nous faut des lois interdisant la cruauté envers les animaux et pas seulement pour le bien des animaux.

Rappelons qu’en un temps reculé ce genre de justice a effectivement prévalu. Les Anciens cherchaient à vivre en accord avec les lois de la Création. Résultat : Lorsque des conflits éclataient, le recours était souvent remarquable.

Voici un exemple tiré de l’Ancienne Égypte. Les temps ont changé, mais le message est resté le même. Il s’agit d’un jeune homme de 15 ans dont la cruauté envers les animaux lui attirait continuellement des ennuis. En dépit des châtiments répétés que lui infligeait son père, celui-ci persistait toujours. Les voisins en appelèrent finalement au juge qui décréta que le garçon devait être surveillé à son insu. Le garçon est alors vu en train d’enterrer un chat vivant. Lorsque confronté à son geste, le garçon ne montre ni honte ni remord et lance, la voix pleine de défi : « Vous pouvez me battre, ça m’est égal. J’ai l’habitude de me faire battre. Mais vous n’arriverez jamais à me faire hurler ! » Il retire sa chemise et présente son dos portant les marques profondes des coups administrés par son père. Il se vante au conseiller du nombre d’animaux qu’il a torturés et de toute la souffrance qu’on lui a infligée en retour. Le juge a sur les bras une affaire plutôt délicate.

aliment

Heureusement, se trouve un voyant capable d’examiner la psyché du garçon et de trouver ce qui est à l’origine de ses gestes. Le voyant comprend le modèle de comportement duquel le garçon est prisonnier. Il comprend que, dans l’esprit troublé du garçon, sa cruauté envers les animaux fait en réalité partie d’un effort pour expier la culpabilité qu’il ressent envers sa mère morte en le mettant au monde, une chose que son père ne lui a jamais permis d’oublier. Il est clair pour le voyant qu’il ne servirait à rien de punir le garçon, car ce faisant, on ne ferait que renforcer la culpabilité à la base de son comportement.

Le voyant décide alors de prendre les grands moyens.

Le lendemain, dans la nourriture du garçon, se trouve mélangé un purgatif violent. Dès que les crampes le prennent, on lui dit qu’il est atteint d’une maladie rare et dangereuse et qu’à moins d’être courageux et obéissant, il mourra vraisemblablement. Dans les jours qui suivent, on lui administre d’autres décoctions, lesquelles assurent une douleur intermittente et le maintiennent suffisamment faible pour l’empêcher d’avoir quelque désir que ce soit d’exercer son indépendance et de reconstruire l’image qu’il a toujours eue de lui-même. Tout comme s’il souffrait réellement d’une maladie très grave, il reçoit les soins d’une personne formée pour devenir une vraie guérisseuse, une jeune femme de 20 ans à la fois belle et compatissante. Elle lui tient la main pour l’aider à supporter la douleur et lui caresse le front jusqu’à ce qu’il s’endorme. Elle le lave et le nourrit comme un bébé et, lorsqu’il reprend des forces, elle lui raconte des histoires de paix et d’amour.

À mesure qu’il se remet de sa maladie, le garçon conçoit une gratitude et un attachement profonds pour celle qui le soigne et il demande qu’on lui permette de la servir en dépit de ses modestes capacités. Elle lui dit que l’une de ses tâches est de veiller sur les oies, que les oies lui sont très chères et qu’il lui serait d’un grand secours en acceptant de l’aider. Les paroles de la jeune femme  rappellent au garçon ses nombreuses cruautés. Il se met à pleurer amèrement et dit qu’il n’ose pas faire ce qu’elle demande car, parfois presque contre son gré, il est cruel envers les animaux et, par conséquent, il craint fort de s’en prendre peut-être un jour à ses oies, un geste qui, à ses yeux maintenant, reviendrait à causer du tort à sa bienfaitrice.

Elle lui répond :

« Tu étais si malade que tu aurais pu en mourir. J’ai demandé aux dieux de te faire renaître; ils ont entendu ma prière et tu t’es rétabli. La cruauté que tu as naguère infligée, la douleur dont tu as souffert, sont comme si elles n’avaient jamais été. Elles sont mortes et tu es vivant. Grâce au lien qui nous unit, tu n’oublieras plus jamais le lien qui t’unit à tes frères et soeurs les animaux. »

1 veau a mettre sur FCLe garçon est rempli d’espoir mais, cependant, ne la croit pas entièrement. Elle lui apporte un chaton, mais il proteste en disant qu’on ne peut pas lui faire confiance. Elle sourit et lui enseigne à gratter le cou et les oreilles du chaton, lui fait remarquer comme il ronronne fort : ‘Il t’aime bien, lui dit-elle. Il sait qu’on peut te faire confiance et je le sais aussi, alors je te laisse seul avec le chaton maintenant. » Le garçon ne sait que penser et proteste mais elle se contente de sourire et lui donne un baiser sur le front.

Lorsqu’elle revient, au bout de plusieurs heures, elle trouve le garçon endormi avec le chaton roulé en boule, tout contre lui, et qui ronronne. Le garçon devint finalement l’un des meilleurs vétérinaires du pays. Sa bonté et sa douceur envers les animaux étaient telles que même les animaux les plus terrifiés et les plus gravement blessés savaient d’instinct lui faire confiance.

J’ai l’impression que bon nombre des personnes qui maltraitent les animaux élevés pour leur chair et leurs oeufs ne sont pas si différentes de ce garçon. Elles ont désespérément besoin d’une aide judicieuse et compatissante. L’indifférence dont elles font preuve à l’égard des animaux dont elles ont la garde vient de leur aliénation et non d’une cruauté innée. Les blâmer et les délester n’y changeront rien. Notre but devrait être de les aider à apprendre à agir avec un respect authentique des autres créatures car, ce faisant, elles pourraient en arriver à éprouver un sentiment d’appartenance à la vie et à considérer leur propre valeur comme partie de la Création. Nous avons un besoin urgent de lois pour les guider dans cette direction.

Bien entendu, certains cas peuvent exiger un remède drastique. Parfois, seul un correctif sévère peut susciter l’empathie chez une personne qui, sans cela, resterait indifférente à la souffrance des autres créatures. Voici un autre exemple tiré de l’histoire ancienne. On accuse un homme de maltraiter ses boeufs. Le juge examine les animaux et voit qu’ils sont effectivement en mauvais état. Leurs épaules portent des marques profondes causées par un joug mal ajusté. Le juge prévient le propriétaire, pensant peut-être que cet homme était ignorant ou stupide et qu’il n’avait pas vu le mal fait aux animaux. Mais l’homme, sur la défensive, proteste en disant que ses boeufs sont maigres parce qu’ils sont trop paresseux pour manger, qu’un enfant pourrait faire le travail qu’ils font dans les champs et qu’il envie aux boeufs leur contentement.

Le juge répond :

« Vous n’aurez plus à les envier désormais car vous aurez la chance de partager leur contentement en faisant vous-même ce travail que vous qualifiez de jeu d’enfant. Demain, vous serez attelé à la charrue et la tirerez dans un sens puis dans l’autre sous le soleil brûlant jusqu’à ce que le champ soit labouré. »

 Le juge donne les boeufs de cet homme à un voisin dont les animaux sont bien soignés et dit à l’homme qu’il pourra récupérer ses boeufs une fois terminé le labourage de son champ. En outre, ses boeufs seront examinés par la suite. Tout mauvais traitement infligé aux boeufs le sera également à l’homme qui les aura maltraités. Mais s’il apparaît que l’homme a bien traité ses boeufs, on saura que l’on peut lui en confier et on augmentera son troupeau. Si une personne persiste à refuser de se mettre à la place d’une autre créature, parfois le seul remède pouvant susciter son empathie est de la mettre physiquement à la place de cette créature.

1 vache à mettre sur FCDans certains cas, les conditions endurées par les animaux de boucherie n’existent que parce que la cupidité a fermé les yeux des responsables, inaptes à voir la souffrance des créatures qui les entourent. En pareil cas, la meilleure justice serait probablement que le mal fait soit réparé, mais aussi qu’on ouvre les yeux aux bourreaux. Voici encore un autre exemple de la sagesse des Anciens qui illustre à merveille ce qu’est la cupidité. Dans un village se trouvent deux hommes qui se disputent la propriété d’un âne sauvage. Tous deux en réclament la propriété au titre de l’avoir vu en premier. L’un d’eux est plus prospère que l’autre et déplore pourtant sa pauvreté, le nombre de ses enfants et la pauvreté de ses champs. Il proteste, disant que l’âne devrait lui revenir, à lui dont le besoin est si grand. Un juge averti lui dit :

« Vous me dites que votre besoin est le plus grand car vous êtes pauvre, que cet homme est beaucoup plus riche que vous. Lorsqu’il affirme être le plus pauvre, vous dites qu’il ment. Par conséquent, je vais rendre un jugement qui réparera le tort qu’il vous fait. Vous, qui êtes le plus pauvre, aurez l’âne sauvage. De plus, vous et cet autre homme échangerez tous vos avoirs. »

 Apitoyé sur lui-même, notre homme affirme maintenant à grands cris qu’on l’a volé. À cela, le juge fait mine d’être surpris. « Volé alors que je vous ai rendu plus riche que vous ne fêtiez ? Vous ne croyez pas votre voisin lorsqu’il déclare que ses possessions sont maigres. Vous m’avez vous-même assuré qu’il mentait, que ses avoirs étaient considérables. En homme honnête, vous devez admettre que l’échange sera nettement en votre faveur. »

Extrait du livre : Se nourrir sans faire souffrir de John Robbins

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Le problème complexe des remboursements médicaux


La ligue nationale contre le cancer a permis de soulever cette année ce qui, pour certains, est un véritable scandale : les femmes, atteintes d’un cancer du sein, se retrouvent – mastectomisées ou pas – avec des frais, pouvant être considérés comme incontournables, à leur charge, tels l’achat d’une perruque, de crèmes de soin hydratantes et cicatrisantes, d’un soutien-gorge spécifique…

médecin chez fran

À première vue, le plus choquant reste que la très grande majorité de ces malades ont cotisé parfois pendant de nombreuses années, continuent à le faire, et que cet argent était et est censé alimenter les caisses de la Sécurité sociale ! En outre, les cotisations assurance maladie d’assurés bien-portants sont destinées a priori (!) à permettre de pallier des sommes insuffisantes pour couvrir des dépenses sanitaires importantes… Ce dysfonctionnement étatique a donc de quoi mettre en colère, et à juste titre, l’ensemble de la population française.

Un second regard sur cette ineptie (apparente ?) est très différent et beaucoup moins complaisant : il s’agit de celui de la psychanalyse.

Effectivement, Sigmund Freud a largement postulé du fait que nous n’étions pas atteints d’une pathologie, quelle qu’elle soit, par hasard. C’est d’ailleurs en ce sens qu’il a fini par supprimer la gratuité des cures. Ce scientifique a démontré que pour guérir de nos maux, encore fallait-il un engagement pécuniaire personnel, l’argent représentant – selon ses travaux – la pulsion de mort, touchant ainsi au moi sacrificiel. Pour lui, l’acceptation du réglement financier de chaque séance s’avère indispensable pour qu’une prise de conscience du coût permette l’arrêt de toute forme de masochisme. Ainsi a-t-il parlé de  » l’influence correctrice du paiement « .

Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, on assiste – reconnaissons-le – à une banalisation de l’acte médical. La  » Carte vitale « , mise en place depuis 1998, n’y est pas pour rien de son côté dans la mesure où le savoir du praticien est totalement dévalorisé par voie de conséquence. Le résultat est que les consultations médicales se déroulent souvent dans un climat proche de l’indifférence, durent de moins en moins longtemps et que le patient comprend vite qu’il n’a pas intérêt à s’étendre sur ce qu’il serait cependant essentiel qu’il communique de ses douleurs et autres angoisses… La plupart des médecins prennent beaucoup de vacances annuellement et les urgences affichent des files d’attente invraisemblables, dans des conditions aussi déshumanisées que discutables…

Le cercle vicieux est désormais installé et, quant à le désinstaller, il n’apparaît guère raisonnable de l’envisager rapidement ! Je ne voudrais pas afficher un pessimisme affligeant mais, malheureusement, je pense que ce triste constat est facilement vérifiable, comme une sorte de contamination qui s’infiltre pernicieusement dans le lien transférentiel médecin/malade et vice-versa… Mais y a-t-il un remède ?

Personnellement, je ne le crois pas et, paradoxalement, cette idée ne me désespère pas ! Je peux en souffrir basiquement comme tout un chacun, je peux m’interroger mais, à la réflexion, je pense que nous assistons ici, dans ce domaine spécifique et complexe de la prise en charge des déficiences psychiques, organiques et corporelles, à une mutation inévitable de la société. Pour le saisir, il me semble qu’il est absolument nécessaire de resituer la médecine d’aujourd’hui dans un contexte économique global, victime de l’héritage facile des  » Trente Glorieuses « . Cette belle époque a modifié les mentalités jusqu’à des exigences démoniaques en matière d’assistanat.

carte vitale

L’Hexagone ne peut plus avancer sur cette cadence, et encore moins évoluer de cette façon-là. Depuis plus d’un siècle, le darwinisme nous demande de nous adapter en souplesse aux changements progressifs de l’humanité qui a pour particularité de revendiquer sa liberté. Profitons alors de la possible mauvaise utilisation de nos impôts pour nous responsabiliser davantage encore, ce qui équivaut à nous engager à être acteur de notre vie et de l’Univers…  » La vérité n’a pas d’heure, elle est de tous les temps, précisément lorsqu’elle nous apparaît inopportune « , assurait le docteur Albert Schweitzer…

propos de Carole Vallone

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 Voir au-delà des sens

Prendre conscience : le premier pas vers la gai-rison… Par Marjolaine Watelle

La prise de conscience est cette petite étincelle qui nous permet, souvent en un instant, de prendre le recul nécessaire et d’ouvrir les yeux sur ce qui se passe à l’intérieur de nous. La conscience qui guérit !

La première prise de conscience survient souvent suite à une lecture, ou à une rencontre… Il y a cette conversation qui arrive au bon  moment et cet interlocuteur qui a une façon si singulière de voir les situations…. Et le miracle se passe : l’être alors se détache, il se décolle de sa propre histoire, et dans un mouvement de désidentification arrive à la lucidité. Fini la victime, la situation extérieure devient ce qu’elle est depuis toujours : miroir de notre intériorité…

On découvre alors cet univers que nous portons en nous ; il deviendra, au mieux le sujet d’étude de notre vie, notre plus belle oeuvre, au pire on s’assiéra dessus, manquant cruellement d’énergie pour entamer ce chemin vers la découverte intérieure…

au dela

Et l’ inconscient devient conscient

Rendre conscient ce qui était inconscient, c’est -entre autre- mettre du sens à des actions que nous « pensions » faire machinalement. C’est apporter de la présence dans le quotidien. C’est donner toute sa puissance à chaque geste effectué : marcher ses pas en conscience, parler en conscience, respirer en conscience, cuisiner en conscience, rêver en conscience, manger en conscience, faire l’amour en conscience… chaque instant de notre vie peut être transformé par la prise de conscience de lui-même.

Mes grandes prises de conscience et le grand tournant de ma vie ont eu lieu quand j’avais 20 ans et que je commençais à étudier l’astrologie humaniste avec Marie-Hélène Zoppi. Sa vision élargie des situations, ses questionnements, son non jugement m’ont totalement aidée à ouvrir les yeux. Me permettant de passer de la victime à la responsable. N’attendant plus de l’extérieur que les choses arrivent.

J’ai ensuite continué à nourrir mon esprit par des rencontres, et surtout par la pratique du chamanisme. Cette ouverture au monde végétal m’a permis de prendre conscience de ce qui se jouait à l’intérieur de moi.

Et qui était ce « moi ». Qui est ce « moi » qui dit « je » ? Quelle source se cache derrière chaque identification ?

Il en faut du courage

Il en faut de la force pour sortir de sa zone de confort, cette zone de l’enfance où l’on se laissait porter. Il en faut de la force car la prise de conscience va bouleverser tout l’équilibre établi dans le clan. Par exemple, disons que je suis connue pour ma bonté et ma gentillesse. C’est donc toujours moi qui reçois à la maison, pour Noël, pour Pâques, je reçois aussi mes neveux pendant les vacances scolaires et mes oncles et tantes parfois pendant 10 jours. Plus personne ne me demande mon avis.

Pourtant j’ai 40 ans, un mari et trois enfants, ma maison est petite, mais cela personne ne s’en soucie. Je suis restée aux yeux de tous : LA GENTILLE FILLE.

Et cette situation me pèse. Chaque repas est pour moi un fardeau car bien sûr je dois rester là, à écouter les doléances de chacun. Car bien  évidemment, des  personnes qui entretiennent ce type de relations sont aussi dans la critique et le jugement. Ce sont des vampires énergétiques qui déversent leur venin à côté de moi, sans aucune conscience. Comme je n’arrive pas à me protéger, j’ai des maux de tête, des nausées, des migraines. Je me sens mal à l’intérieur de moi, toutes ces  obligations finissent par m’affaiblir. Je ne me sens pas respectée puisque je ne me respecte pas. Il va falloir apprendre à dire non. Mes  maux de têtes sont des signaux qui m’indiquent que les situations ne me conviennent pas. Et comme je continue, les maux sont de plus en plus violents. Il va falloir dire stop.

Je vais me détacher peu à peu des attentes de mon clan, je dois apprendre à dire non. Cela devient de la survie ! Un « non » adulte qui sera le reflet de ma maturité, de ma prise de conscience de la situation. Que ce « non » soit correctement accueilli ou qu’il perturbe les membres de la famille, ce n’est plus mon problème, c’est le leur.

COURANT

Car grandir en conscience et soigner sa vie c’est aussi se détacher des liens qui nous limitent. C’est aussi reconnaitre que l’autre est responsable de ses propres blessures et réactions.

Se faire accompagner

Lors d’une psychothérapie, l’aspect le plus important du processus de guérison consiste à réussir ceci : faire en sorte que la personne prenne conscience des véritables problèmes qui causent sa souffrance.

Quand une personne consulte un psy, elle sait généralement très bien quelles sont les sources « extérieures » de son mal-être : incompréhension dans le couple, sexualité frustrante, soucis d’argent, travail non valorisant, gros conflit familial….

Il faut du temps pour atteindre ce que la Gestalt thérapie nomme « awareness » (se rendre compte de quelque chose). Il s’agit, comme nous pouvons le voir, d’un voyage intérieur semblable à celui qu’à défini Platon dans le mythe de la caverne. Cela signifie de passer de cet univers des sensations, de la réalité faussée, des ombres à une sphère beaucoup plus haute, libre et authentique.

Réveil et reconstruction

Prendre conscience de son propre dysfonctionnement ou du dysfonctionnement d’une relation nous permet de modifier les choses. Cela nous permet de faire dorénavant différemment, d’agir selon un nouveau code. Il s’agit du code qui est aligné dans l’instant avec notre Être, et ce code peut donc changer à tout moment, suivant alors nos propres mouvements intérieurs.

Aujourd’hui j’ai conscience que ceci est bon pour moi, demain est un autre jour.
Je deviens chaque jour un peu plus qui je suis. Et plus j’avance dans la connaissance de mon intériorité, plus je me sens petit et humble face à l’immense pouvoir de la conscience.

Retrouvez tous ses écrits et enseignements sur :
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Opération de cataracte au 14è siècle

 

Dans ses Annales, Gilles le Muisit raconte la double opération de cataracte qu’il subit avec succès, vers l’âge de 80 ans, l’année 1351. Probablement originaire de Tournai, il vécut de 1272 à 1352. Pendant plus de soixante ans il fut moine à l’abbaye de Saint-Martin de Tournai, dont il avait été élu abbé en 1331.

L’éditeur Henri Lemaître, qui rassembla dans un même ouvrage la Chronique et les Annales de cet abbé pour les publier en 1905, rapporte que ce fut vers 1345 que Gilles, qui jusqu’alors avait toujours joui d’une excellente santé, sentit sa vue baisser ; il ne pouvait plus lire ni écrire, ni distinguer les monnaies ; bref, il était atteint de la cataracte. Force lui fut de renoncer à la vie active ; c’est alors que, pour occuper son temps et se distraire il composa sa Chronique, ses Annales, ses Poésies.

abbaye st martin de tournai

Si du point de vue purement médical, le récit de Gilles le Muisit n’offre qu’un fort médiocre intérêt — les détails sur le mode opératoire et les conditions dans lesquelles fut pratiquée l’opération font à peu près complètement défaut —, il est accompagné, dans le manuscrit original de Bruxelles, d’une curieuse miniature — reproduite ci-dessus — représentant la scène même de l’opération. Encore que cette miniature ne fournisse elle-même, au point de vue technique, qu’une documentation imprécise, elle montre pourtant assez nettement quelles étaient, en pareil cas, les attitudes respectives du patient, du chirurgien et de son aide.

Elle mérite d’ailleurs d’autant plus de retenir l’attention que les documents de cette nature sont fort rares, au moins pour cette époque, et que celui-ci semble bien avoir été pris sur le vif. En effet, le manuscrit d’où cette miniature est tirée a été très vraisemblablement calligraphié sous la dictée même de Gilles le Muisit, en sorte qu’il est permis de supposer que le scribe avait personnellement assisté à l’opération ou, tout au moins, qu’il en avait connu tous les détails. Voici en quels termes Gilles le Muisit parle, vers la fin du livre de ses Annales, de sa maladie et de son opération. Le texte cité est traduit du récit rédigé en latin, fort négligé d’ailleurs :

« Il est certain, dit-il, que moi Gilles, abbé susdit, ayant eu plus de cinquante ans à traiter les affaires de l’Église, soit avec les Supérieurs ecclésiastiques, soit avec les Abbés mes prédécesseurs, soit pendant que j’étais moi-même à la tête de ce monastère, je me suis extrêmement fatigué à écrire. Aussi arriva-t-il qu’en devenant vieux ma vue commença à faiblir, de sorte qu’en dernier lieu je ne pouvais ni lire, ni écrire facilement.

« L’année 1348, la veille et le jour de l’Assomption de la Glorieuse Vierge, je pus encore célébrer une messe privée, mais je dus bientôt reconnaître que cela même me devenait impossible, parce que l’état de mes yeux ne faisait qu’empirer et que je n’y voyais presque plus. Dès lors, je m’abstins de dire la messe, jusqu’au jour où je recouvrai la vue. C’est à ce moment que je devins tout à fait aveugle, supportant, grâce à Dieu, avec résignation cette épreuve qu’il m’envoyait.

« Pour échapper à l’oisiveté et éloigner tout motif d’impatience, je consacrai mes loisirs à faire enregistrer, tant en Latin qu’en Français, une foule d’événements. Beaucoup de personnes s’émerveillaient de ma patience et, de fait, je conservai tout le temps ma gaieté et ma bonne humeur, sans cesser, grâce à Dieu, de faire tous mes efforts pour ne pas tomber dans le vice.

« Et maintenant, que ceux qui viendront après moi sachent qu’un certain Maître, originaire d’Allemagne, vint à Tournai et qu’ayant examiné mes yeux il promit, avec l’aide de Dieu, de me guérir. Après avoir bien réfléchi à tout ce qu’il me dit, et malgré l’avis de mes proches et de mes amis, je finis par me rendre à ses raisons. Je lui permis donc d’exercer son art sur mes yeux, le dimanche après l’Exaltation de la Sainte-Croix pour le premier œil et cinq jours après pour l’autre [les 18 et 22 septembre 1351].

opération

Opération de la cataracte. Enluminure anglaise du XIIe siècle

« L’opération fut à peine douloureuse et consista à introduire dans l’œil un certain instrument en forme d’aiguille pour déchirer le voile qui obstruait mes yeux. Je recouvrai la vue, non certes comme elle était pendant ma jeunesse, mais comme il convenait à mon âge, car j’étais déjà octogénaire. Je voyais le ciel, le soleil, la lune, les étoiles, mais je ne pouvais reconnaître les gens. Je pouvais cependant pourvoir à tous mes besoins, excepté qu’il m’était impossible de lire ou d’écrire. Je pense que ce fut une grâce de Dieu ; que son nom soit bénit et qu’il me conserve en cet état jusqu’à ce qu’il lui plaise de me rappeler à lui. Je fus aveugle trois ans ou environ ».

Dans une de ses poésies, écrites en français, Gilles le Muisit donne le nom de l’opérateur et nous apprend que l’aiguille dont il se servit était une aiguille d’argent. Voici ce passage — dans sa version originale, en vieux français — qui sert de prologue à une longue pièce de vers composée en reconnaissance de sa guérison :

« C’est, dit-il, li loenge et li regrasciemens l’abbet Gillion le Muysit à Dieu, à le Virgène Marie, à Saint Martin, à tous Sains et à toutes Saintes, de chou que lie veue li est recouvrée, qui avoit estet aveules trois ans et plus, et n’avoit célébret, ne rien veut fors un pau d’air, et avoit estet environ siscante-deus ans abbés esleus, se fu aidiés par un maistre nommet Jehan de Meence, qui ouvra en ses yeuls d’un instrument d’argent, à manière d’aguille, sans peler, a pau d’angousce et tot passée, et fu faite cheste cure et vey des deus yeuls selon son eage souffiscamment, l’an de grâce MCCCLI (1351), environ le fieste Saint Remi. »

Qui était ce Jean de Mayence ? Probablement un de ces périodeutes, à la fois oculistes et lithotomistes, si nombreux alors, qui avaient la spécialité de soigner les maladies des yeux et d’extraire les pierres de la vessie. Quoi qu’il en soit, son intervention fut couronnée de succès, dans la mesure au moins où cela était possible à l’âge de Gilles le Muisit, et surtout avec la technique opératoire alors en usage.

La miniature que nous avons mentionnée donne une idée assez exacte de la façon dont se pratiquaient ces opérations de cataracte. Au milieu, on voit le patient assis sur un siège, aux bras duquel il appuie ses mains. La gauche semble se cramponner au siège, en prévision sans doute de la douleur prochaine. La tête est inclinée à droite, pour que l’œil gauche à opérer soit bien à la portée du chirurgien. Celui-ci soutient, de la main gauche, le menton de son malade, tandis qu’il se dispose à introduire dans l’œil gauche l’aiguille qu’il tient de la main droite. Signalons enfin, un jeune aide (le discipulus) qui, de son bras droit, soutient le bras de l’opéré en même temps qu’avec le bras gauche il immobilise sa tête. À droite, on aperçoit des moines qui assistent en curieux à l’opération.

L’attitude et la position respective des divers personnages sont d’ailleurs, en tout point, conformes à ce que les anciens médecins, et en particulier Celse, recommandent en pareil cas : « Le malade, dit Celse, sera assis sur un siège placé au-devant de l’opérateur, dans un lieu bien éclairé et face au jour, de façon que le médecin soit placé un peu plus haut que lui. Derrière l’opéré, se tiendra un aide pour lui soutenir la tête et en assurer l’immobilité, car le plus léger mouvement pourrait lui faire perdre la vue pour toujours… L’œil gauche sera opéré de la main droite et l’œil droit de la main gauche. » (De re medica)

opération

Opération de la cataracte. Enluminure anglaise de 1190

On sait que cette méthode d’opérer la cataracte consistait à introduire une aiguille de fer ou d’argent dans la conjonctive et à la faire pénétrer jusqu’au niveau de la pupille ; à ce moment, l’opérateur s’efforçait d’abaisser le cristallin jusqu’au bas de l’œil pour dégager la pupille du corps opaque qui empêchait l’arrivée des rayons lumineux sur la rétine.

Au Moyen Age, l’oculistique est monopolisée par trois classes de praticiens de valeur différente : le Judeus (Juif), le Rusticus (l’équivalent de nos rebouteux), et le Chirurgus expertus in oculis (un chirurgien expérimenté). À laquelle de ces trois catégories appartenait notre Jean de Mayence ? Certainement pas à la seconde, car les opérateurs de ce genre ne sortaient guère de leur pays d’origine et n’exerçaient leur art que dans un rayon de peu d’étendue. D’autre part, Gilles le Muisit était un trop grand personnage pour se mettre entre les mains d’un oculiste de cette trempe ; l’eût-il voulu, d’ailleurs, que son entourage s’y fût certainement opposé. Il reste donc que Jean de Mayence fut un véritable chirurgien, Chirurgus expertus in oculis, ou un Juif, cette dernière hypothèse étant la plus crédible pour les raisons suivantes.

Il semble bien qu’au XIIIe siècle, et même au XIVe siècle, les chirurgiens diplômés, les doctores chirurgici, comme les appelle Arnauld de Villeneuve, sortis des Écoles de Salerne ou de Montpellier, ne se soient pas beaucoup occupé d’oculistique. Le célèbre Lanfranc (1296) décrit bien l’opération de la cataracte et celle du chalazion, mais il en parle comme quelqu’un qui ne les a jamais faites, ni même vu faire. En revanche, Guillaume de Salicet (1276) décrit l’opération de la cataracte d’après une méthode qui lui était personnelle et qui paraît être le fruit d’une grande pratique.

Il est probable qu’il avait appris la chirurgie oculaire en suivant quelque praticien ignoré de son époque, car il répète à plusieurs reprises que la chirurgie oculaire, et spécialement l’opération de la cataracte, ne peut s’apprendre qu’en voyant opérer un chirurgien exercé dans cet art : « cette opération, dit-il, ne pourra être comprise par l’élève que s’il l’a vue faire de ses propres yeux par quelqu’un d’expert et d’habitué à la pratique oculaire. »

Au XIVe siècle, Jean de Gaddesden déclare que l’opération de la cataracte n’est à la portée ni des médecins, ni des chirurgiens et que s’ils veulent l’entreprendre ils doivent d’abord s’essayer sur des yeux de chien, de coq, ou de tout autre animal. L’oculistique est donc généralement exercée par des périodeutes, praticiens ambulants qui se transmettaient de père en fils les secrets de leur art, comme c’était aussi le cas pour l’opération de la taille. Ce sont ceux dont Jean de Tournemire (1329-1410) constate la malhonnêteté habituelle : Medici carsores curant interdum albuginem cum sit cicatrisa magna et fugiunt habita pecunia.

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Instrument utilisé lors de l’opération de la cataracte. Gravure extraite de
Ophthalmodulea. Das ist Augendienst de Georg Bartisch, paru en 1583

Aussi, ne faut-il pas s’étonner outre mesure que Valescus dissuade les chirurgiens de se livrer aux opérations sur les yeux. « On rencontre, dit-il, un grand nombre de médecins ambulants qui se font forts de guérir la cataracte avec une aiguille ; ils promettent beaucoup plus qu’ils ne sauraient tenir et beaucoup d’entre eux n’ont d’autre but que d’extorquer de l’argent aux malades. Les médecins honnêtes se gardent bien d’agir de la sorte, car ils tiennent à conserver intact leur honneur. La cure de la cataracte par l’aiguille sera donc laissée à ces jeunes apprentis qui courent de droite et de gauche. »

« L’oculistique, remarque le Dr Pansier, est d’ailleurs généralement entre les mains de praticiens juifs. En 1468, lorsque le roi Jean d’Aragon est atteint de la cataracte, c’est Abi-Abor, rabbin de Lérida, qui l’opère, le 12 septembre de cette année ; il est assez heureux pour rendre la vue à son royal patient. ».

Dans ses Variétés chirurgicales, Alfred Franklin observe que « dès le quatorzième siècle, on rencontre les chirurgiens ambulants parcourant les provinces, cheminant un bâton à la main par monts et par vaux, narguant les chirurgiens qu’ils qualifient d’ignorants et, non sans raison, de poltrons. Eux, les vrais précurseurs de nos chirurgiens actuels, rien ne les effraye, rien ne les étonne, rien ne les arrête… Ils réduisent les hernies, abaissent les cataractes, extraient les pierres de la vessie, châtrent les animaux et les hommes, appliquent le trépan, incisent les fistules. Ils osent tout, et le succès vient souvent couronner leur audace. »

C’est probablement à cette catégorie de chirurgiens qu’appartenait Jean de Mayence ; peut-être même joignait-il à l’art d’abaisser les cataractes celui non moins lucratif d’inciseur de vessie ou de lithotomiste. Quoi qu’il en soit, il semble bien démontré que ce n’était ni un médecin, ni un chirurgien diplômé. Ce n’est guère, en effet, que vers la fin du XVIIe siècle, en 1699, qu’on exige des oculistes, comme aussi des rhabilleurs et des lithotomistes, une légère épreuve subie en présence des chirurgiens officiels de Saint-Côme, nous apprend encore Franklin.

Quelle était l’issue ordinaire de ces opérations de cataracte ? Arnauld de Villeneuve nous dit que s’il a vu souvent des spécialistes abattre la cataracte, il a rarement pu constater que cette opération ait donné d’heureux résultats. Cependant, d’autre part, Jean de Gaddesden affirme, précisément à propos de la cataracte, qu’il a vu des chirurgiens, opérant avec l’aiguille, faire des choses surprenantes et acquérir de ce chef beaucoup de gloire, de sorte qu’une seule de ces opérations leur rapportait plus d’argent que dix pratiquées sur d’autres membres par un chirurgien ordinaire.

Toujours est-il que l’opération pratiquée par Jean de Mayence sur les deux yeux de Gilles le Muisit, et à cinq jours seulement d’intervalle, fut, en partie au moins, couronnée de succès. Le vénérable abbé de Saint-Martin ne recouvra pas, il est vrai, complètement la vue puisqu’il ne pouvait reconnaître les gens, ni lire, ni écrire ; mais il voyait le soleil, la lune et les étoiles ; de plus, il pouvait se conduire lui-même et suffire à tous ses besoins. En somme, il est satisfait du résultat et trouve que, pour son âge, il n’y a pas lieu d’être plus exigeant. Jean de Mayence dut donc avoir une bonne rétribution et se faire de ce succès une forte réclame.

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Opération de la cataracte. Gravure extraite de Ophthalmodulea. Das ist Augendienst de Georg Bartisch, paru en 1583

Pourtant il y a bien quelque ombre au tableau. Tout en remerciant Dieu d’avoir recouvré la vue, le bon abbé ne laisse pas que de laisser échapper quelques regrets qui prouvent, tout au moins, qu’il avait su, durant sa cécité et sans doute pour s’en consoler, mener joyeuse vie et faire de copieuses libations. N’était-il pas naturel qu’on vînt le distraire de ses ennuis, égayer sa solitude, bavarder et festoyer avec ce pauvre infirme. De là à se laisser aller à quelques excès, bien innocents d’ailleurs, il n’y avait qu’un pas ; puis, le malade ne se croyait-il pas condamné à rester aveugle pour le reste de sa vie ! Pourquoi, dans ces conditions, se serait-il privé ? Ainsi écrit-il dans ses Poésies :

Or sachent tous et toutes, quant aveules iestoye
Dou fort vin sans temprer a men plaisir buvoie ;
D’aus, d’ougnons et d’airun, de rien ne me wardoye,
Car pour homme perdut, sachiés, je me tenois.

 Mais, après l’opération, si l’on ne veut pas en perdre le bénéfice, un régime sévère s’impose ; il faut changer de vie : les yeux sont sensibles, redoutant le vent et le froid :

J’ay les ioez diffamés, un pau s’en suy honteus,
Et le temps m’est contraire, quant frois est et venteux.

 Adieu aussi le bon vin et l’ail,.adieu les longues veilles et les copieuses beuveries :

Il me convient warder dou vent et de l’orage,
D’airuns et de fors vins, dont j’avoie l’usage,
Et, pour chou que je voie, contrefaire le sage,
Mes coutumes cangier et muer me corage.
Jay les deus ioex moult tenres, se me nuyroit lumière,
Ayl, vins taster et veiller, fèves, feux et fumière,
Se me convient warder ou revenir arrière
En lestat prumerain et cangier me manière.

 Malheureusement pour lui, le bonhomme ne jouit pas longtemps de sa demi-guérison et n’eut pas à « contrefaire le sage » pendant de longues années. Il mourut l’année suivante, le 15 octobre 1352.

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Opération de la cataracte pratiquée sur Gilles le Muisit en 1351 par Jean de Mayence.
Miniature extraite du Manuscrit des Annales de Gilles le Muisit, conservé à la Bibliothèque royale de Belgique

En 1351, Gilles le Muisit, abbé de l’abbaye de Saint-Martin, chroniqueur et poète, âgé de près de 80 ans et privé de la vue depuis 4 ans, accepta, en dépit des réticences de ses proches, une opération de cataracte qui, si elle ne lui permit pas d’écrire et de lire de nouveau, lui conféra de nouveau une certaine autonomie, la contrepartie étant d’observer un régime alimentaire plus strict que celui auquel il s’était adonné lorsqu’il s’était cru aveugle pour le restant de son existence…

Article D’après « La France médicale », paru en 1907 sur France Pittoresque

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LA NATURE N’AIME PAS LE VIDE

 

Lorsque l’usage de désherbants puissants était encore autorisé, j’ai maintes fois constaté qu’après avoir éradiqué les mauvaises herbes (ou prétendues telles), d’autres plantes se développaient sur l’endroit devenu vacant… Celles-ci étaient destinées à rééquilibrer le terrain dégradé.

C’est ainsi que je me pose la question de savoir si la lutte engagée par la médecine (et l’OMS) contre les infections avec les vaccins, les antibiotiques et autres, n’est pas utopique. Car depuis que certaines infections ont été maitrisées par ces procédés, d’autres sont apparues comme le Zika, les grippes aviaire ou porcine, l’Ebola, le Sida sans parler des nouvelles maladies comme la fatigue chronique, la fibromyalgie, la maladie d’Alzheimer… La nature n’aime pas le vide. Alors je m’interroge pour savoir si nous ne sommes pas en train de troquer des maladies connues contre d’autres plus redoutables dont nous ne connaissons rien ?

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Les bactéries et les virus existaient avec l’homme. Elles sont présentes dans des endroits où toute vie normale ne peut se développer : dans la lave, sous la pression des glace polaire, dans les grands profondeurs des océans… Ce sont les bactéries extrêmophiles. Ainsi, les germes peuvent vivre sans l’homme alors que celui-ci ne peut pas vivre sans eux. Les flores intestinales, buccales et vaginales sont des exemples de leurs actions bénéfiques sur le fonctionnement de nos organismes. Nous serions fait de 10 fois plus de germes que de cellules !

Quelle serait alors la solution pour éviter les maladies infectieuses ? Il faut revenir à l’essentiel : le germe n’est rien et le terrain est tout. Ce n’est pas en combattant ces micro-organismes que nous gagnerons, mais c’est en renforçant nos organismes. Si nous donnions par exemple des conditions de vie normales aux Africains : habitats, hygiène, soins, alimentation, eau potable, sécurité… il est certain que les infections fondraient là-bas comme la neige au soleil. Sur le même principe, savez-vous qu’un SDF en France qui souffre d’un manque d’hygiène, de conditions de vie déplorables et de malnutrition, présente une espérance de vie qui n’excède pas 50 ans ? Dans la population générale de nos pays, ce sont le stress, les peurs et la fatigue qui sont les grands responsables de l’affaiblissement de nos organismes, à cela s’ajoutent la pollution et la malbouffe. Les nombreux décès de la tristement célèbre grippe espagnole proviennent essentiellement des conditions de l’époque : peurs, angoisses, malnutrition… liées à la guerre.

Il faut savoir que les germes possèdent aussi une certaine intelligence. Ainsi, les virus se passent le mot, pour arrêter leur développement au sein d’une cellule lorsque celui-ci risque de la détruire, ce qui détruirait du même coup l’hôte dans lequel ils évoluent. Des études réalisées dans l’eau du Gange ont montré que celle-ci ne contenait pas davantage de germes qu’un autre fleuve malgré l’insalubrité de l’environnement. L’explication est qu’un certain équilibre est organisé par les populations bactériennes afin de limiter une surpopulation préjudiciable.

bodinIl convient donc de changer notre regard sur ces micro-organismes parce qu’ils sont légions et en perpétuelle mutation. Comme nous ne pouvons pas les contrôler alors apprenons à développer le pouvoir de notre terrain… des défenses de notre organisme afin de vivre en harmonie avec eux.


Extrait des Ateliers du Docteur
 Luc BODIN n°27 – Novembre 2019

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Que sera le médecin de demain

 

D’abord c’est dans l’université qu’il faut changer la médecine. Ce n’est pas véritablement en changeant le médecin, mais en changeant le programme d’étude.

Nous parlons là, d’une médecine qui aura lieu dans bien, bien longtemps, avant que le programme lui-même ne soit changé. Il faut que l’homme ait encore beaucoup souffert, sans trouver les solutions, pour enfin admettre les connaissances ésotériques et occultes à propos de la nature de la vie. Il faudra endurer de nombreux échecs, que surviennent des maladies insurmontables et que se développent encore plus de guérisseurs. C’est par la venue de guérisseurs de plus en plus nombreux qu’aura lieu le déséquilibre afin que l’équilibre ait lieu.

Ainsi, la médecine étant assaillie par de nombreuses maladies nouvelles, des  mutations de virus, des dépressions, nouveaux cas de folie, qu’elle n’arrivera pas à contrôler, n’ayant aucun recours, mais voyant que les guérisseurs se multipliant arrivent à des solutions et des guérisons, alors il y aura un point d’entente et de recherche en commun.

C’est cela qui déclenchera ce que vous appelez la nouvelle médecine. Si vous voulez faire des recherches à propos de cette nouvelle médecine, allez puiser auprès des guérisseurs, c’est beaucoup mieux que de créer d’autres fondements à la médecine, car vous ne pouvez pas, à cause des temps qui ne sont pas encore là. Tout ce que vous pouvez, c’est, à la manière d’un guérisseur, apporter une autre façon de faire, amener un élargissement à propos de la façon de voir, de vivre la maladie, et instruire, aux moyens de vos connaissances ésotériques, à propos des différentes sources de la maladie, mêmes si vous ne pouvez en avoir véritablement la preuve, puisque, pour beaucoup, vous n’êtes pas guérisseur.

Les guérisseurs vont augmenter en nombre, en qualité naturellement, et chacun va se trouver spécialisé dans un mode d’action, ce qui va permettre à la médecine d’étudier les différents aspects occultes de l’homme.

Voyant qu’un guérisseur détenant un certain type d’énergie est concerné par un certain type de maladie, la médecine aura de quoi étudier. Ce n’est  plus l’acte de foi du guérisseur qui accepte les yeux fermés, mais des actes de guérisseurs véritablement spécialisés. En même temps qu’il y aura ces recherches, les gens de la médecine traditionnelle vont aller happer le savoir, et immanquablement ils seront obligés, sans le savoir, de se transformer. Même si au début, leur désir n’est que d’être des voleurs de feu, peu à peu ils seront séduits.

guérisseur

Celui qui détient déjà un branchement et de la connaissance en médecine traditionnelle, doit développer son propre potentiel initiatique, son potentiel de guérisseur en fait. C’est-à-dire qu’en plus de toute la connaissance mentale, va se développer une perception à propos de la maladie.

Ce qui fait que, même sans clairvoyance, sans voyance, ou sans intuition, il y aura perception du cas de la personne, et cela se développe. Pour cela, il faut méditer, se concentrer sur le rayon de la guérison, sur la part de la hiérarchie qui s’occupe de la guérison, et sur les anges guérisseurs.

Il faut faire un véritable branchement sur cette zone concernant le savoir de la guérison, et sur tous les êtres qui s’en occupent. Faire chaque jour un travail de visualisation avec cette part de la hiérarchie, et demander une collaboration.

Cela ne va pas être évident les premiers temps. Mais il faut que l’individu continue cette démarche, continue ce branchement, tout en développant de plus en plus le côté disciple de sa personne. Il ne peut pas y avoir véritablement guérison du type miraculeux, des découvertes miraculeuses, si l’individu ne possède pas potentiellement un degré suffisant de disciple. Il le faut absolument.

Donc, pour toutes les sciences cachées, c’est le côté disciple qui ouvre les portes. Plus l’individu se raccorde à la hiérarchie de la guérison, plus il a une mentalité de disciple, des vibrations de disciple, et plus il est investi par ces êtres qui opèrent littéralement à travers lui, quelle que soit sa disponibilité, que ce soit un être qui mentalement reste éveillé constamment, ou qui se mette dans un certain état d’ouverture à l’occasion.

Ce qui compte c’est développer ce branchement. Il en est de même pour toutes les sciences et pour tout ce que vous voulez faire, que ce soit pour découvrir les secrets de la nature, ou les secrets d’une autre science. Il faut d’abord se raccorder à la part de la hiérarchie, au rayon qui la concerne et s’envelopper de la couleur du rayon concerné.

Par exemple, le rayon de la science a une couleur spécifique que vous devez trouver, des écrits traitent ce sujet. Lorsque vous faites vos méditations, étant donné qu’il s’agit pour vous de vous brancher sur ce rayon, d’entrer en contact avec les êtres de ce rayon, il faut vous visualiser dans la couleur de ce rayon, et visualiser que cette couleur vous pénètre jusque dans votre sang, que toutes les cellules sont imbibées par ce rayon. Vous incarnez le rayon.

Ainsi, dans la mesure où vous devenez de plus en plus disciples, donc de plus en plus perceptifs, ouverts, toute la hiérarchie qui constitue ce rayon se déverse à travers vous, et vous pouvez faire alors des découvertes fantastiques.

C’est comme cela depuis toujours, il n’y a pas eu un guide qui s’est matérialisé à un moment donné pour dévoiler quelque chose à son disciple. Les guides ont parfois mille choses à faire en même temps, mais par contre si le disciple lui, se canalise complètement dans le rayon de son Maître, automatiquement et inconsciemment de la part du Maître comme de la part du disciple, c’est comme si leurs mémoires s’échangeaient les données.

Le disciple monte avec sa mémoire vierge et propre, et à cette mémoire, donc à cette coupe, vient se placer la mémoire du Maître qui contient toutes les informations sur le sujet demandé. Il y a osmose et le disciple a la révélation. Il cherche deux trois minutes, et il a une compréhension. Il marche dans son jardin, il réfléchit et il a un déclic, en dormant il a le rêve qui lui apporte la solution consciente ou inconsciente. Si elle est inconsciente elle lui sera révélée dans ses démarches.

Tout peut avoir lieu dans la mesure où l’individu se branche psychiquement avec la gamme vibratoire qui correspond à sa recherche. Là, est le secret de tout, pour faire le bien, comme pour faire le mal. Car ceux qui pratiquent la magie noire, utilisent exactement le même procédé, mais dans la gamme vibratoire inverse, descendante. Là, il s’agit de créer le branchement avec la gamme ascendante. Naturellement, il est plus facile de créer un branchement avec une gamme vibratoire descendante, c’est clair, c’est net. C’est pour cela, que l’homme doit faire l’effort de devenir un petit peu plus disciple, par rapport à son état normal, pour pouvoir obtenir un branchement avec les guides et les Maîtres.

Donc, quel que soit le rayon que vous avez choisi, étudiez la couleur qui lui correspond, mettez-vous dans cette couleur, prenez le Maître qui lui correspond, et demandez la collaboration.

Naturellement, ce n’est pas véritablement le Maître qui va collaborer, mais toute sa hiérarchie, et quelque part, ce sera l’essence du Maître, et ce sera aussi fort que s’il s’agissait de sa présence.

Pour être un guérisseur du nouveau monde, un chercheur du nouveau monde, il faut être disciple. C’est immanquable. Pour être quoique ce soit qui appartienne au nouveau monde, il faut être disciple. La connaissance, la science de ce nouveau monde va intégrer si totalement tout l’aspect énergétique, qu’il faut absolument être disciple pour pouvoir le comprendre, le ressentir et pouvoir travailler avec. Si vous ne faites que l’étudier, vous n’allez pas forcément le ressentir et vous ne pourrez pas travailler avec cette énergie.

Les hommes qui vivront l’ère future, seront les terrains mêmes de la mutation, de l’alchimie en quelque sorte. Quand ils voudront appeler tel ou tel rayon, ce ne sera pas un procédé magique, comme cela l’est actuellement, mais l’homme sera véritablement investi par le rayon. Cela veut dire qu’il pourra le supporter et qu’il en sera digne.

À l’heure actuelle, la plupart des guérisons, qui concernent la grande manipulation d’énergie, passent par des actes plus ou moins magiques, parce que l’homme n’est pas suffisamment évolué pour contenir le rayon et le renvoyer pour qu’il puisse œuvrer. L’homme n’est pas le relais. Dans l’invisible, des êtres servent de relais, et l’homme n’est qu’un exécutant de la dernière phase de cette énergie arrivant dans le physique. Si l’homme pouvait être le canal total et intégral de cette énergie, cette énergie pourrait agir encore plus miraculeusement. Mais pour que l’être humain ne soit pas dérangé, perturbé, brûlé, le relais filtre, et lorsque l’énergie arrive, elle n’est plus aussi miraculeuse que ce qu’elle devrait l’être.
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guérir FRANC’est pour cela, qui que vous soyez, médecin, guérisseur, chercheur, ce qu’il faut développer avant tout, avant même de penser à votre don, c’est de développer votre état de disciple. Plus vous le développez plus votre don sera multiplié, pas seulement par deux ou par trois, mais je parle de cinq, six, même dix fois. Plus vous vous épurez, plus vous augmentez votre vibration, et plus vous devenez alchimique vis-à-vis des autres. Vous pourrez prendre leur karma,  cela ne vous dérangera pas. Vous pourrez brûler leur cancer, il n’y aura pas de problème, leur rendre la vie, comme a fait ce grand frère en Palestine, et il n’y aura aucun problème. Tout dépend de ce que l’homme est capable de transmettre en énergie, là est le secret.

Mais naturellement pour transmettre, donc pour être le terrain de mutation de toutes ces énergies, il faut développer votre propre terrain énergétique. À ce moment-là, vous représentez ce qu’est l’ampoule dans une pièce à éclairer. Si le Maître juge que vous, petite ampoule, n’êtes pas assez forte, il va créer des filtres qui diminuent l’intensité du courant à passer.

Ce qui fait que, selon l’ampoule, l’envergure de l’ampoule, la pièce va être plus ou moins éclairée, la découverte va être plus ou moins complète, la guérison va être plus ou moins totale. C’est pourquoi il faut absolument développer votre propre ampérage en quelque sorte, car tout se passe par transmission d’énergie. Nous, nous voudrions bien, à cause de l’état dans lequel se trouve l’humanité, transmettre à tous les médecins, à tous les guérisseurs, les voyants, les magnétiseurs, un pouvoir absolu de guérison totale. C’est ce qui nous arrangerait, vous pensez bien. Mais si on faisait cela, vous seriez les premiers à mourir, de la même manière que si on envoyait la pleine intensité d’électricité dans l’ampoule, elle serait grillée.

Donc, c’est à vous d’augmenter votre capacité vibratoire. Plus vous êtes dépositaire de l’énergie universelle, moins vous le serez d’une énergie dérivée. C’est l’énergie universelle qui arrive à donner la révélation de tous les mystères, la guérison miraculeuse de toutes les maladies, et de toutes les possessions. Vous savez très bien, que ce n’est pas d’ici un an, même dix ans que vous arriverez à être Jésus Christ. Peu importe, mais en  essayant de faire cet éveil en vous, vous arriverez en une seule vie peut-être à doubler, tripler ou quadrupler votre propre potentiel.

Comment procéder ?

Être un disciple ce n’est pas compliqué, mais en même temps cela réclame une certaine discipline. Il faut que la démarche soit sincère. Tout repose dans la continuité de la discipline, sur la sincérité, l’authenticité du cœur qui fait la démarche en fait. Si c’est simplement pour développer quelque chose, mais on ne sait pas trop quoi, si c’est pour être mieux, alors que l’on ne se sent pas bien, il ne faut pas envisager d’être disciple. Il faut, avant tout, vous occuper de vos problèmes, les vieux problèmes avec les voisins, avec le passé, avec les traumatismes etc., les régler et ensuite penser à devenir disciple.

Pour faire ce balayage, toutes les méthodes existent à l’heure actuelle. Utilisez aussi les méthodes de respiration pour vous libérer de vos problèmes  ou de certains petits défauts. Vous pouvez par le respir vous libérer, nettoyer l’inconscient, mais il faut participer pleinement. S’il vous manque de la participation, le respir ne sert pas, il vous faut passer à d’autres techniques plus axées sur la relaxation.

Une fois que ce nettoyage est fait, passez véritablement à la discipline, ce qui ne veut pas dire, qu’elle soit extrême  et stricte. Cela doit se faire naturellement, vous n’avez même pas à vous forcer. Le simple fait, de faire la démarche et d’être véritablement authentique, fait que la discipline devient naturelle, devient, en quelque sorte, votre vraie nature.

À partir de ce moment-là, envoyez chacune des pensées dans un accomplissement de bien, aussi bien pour l’humanité que pour vous-même, et vivez en étroite relation avec la hiérarchie, ce que nous appelons et ce que vous appelez la hiérarchie. C’est un symbole très pratique.

ère future

Comment développer justement cette intimité, cette relation quotidienne ?

Certains pourraient employer la persuasion : je suis en contact avec la hiérarchie, le croire, se forcer à le croire, et puis sentir que, finalement, il n’y a pas de résonance. Ce n’est pas avec la persuasion que l’on crée cette relation.
C’est d’abord avec une démarche authentique, je le répète, et ensuite par une mise en pratique quotidienne de ce que vous savez ou ce que vous êtes déjà, si vous possédez un don ou une activité qui puisse aider les hommes.

Chaque matin, à force de visualiser intentionnellement votre branchement avec la hiérarchie qui vous convient, de demander l’assistance, la collaboration, d’essayer de vous anoblir et d’œuvrer, c’est comme une roue à aube qui se met à tourner. Automatiquement, l’énergie que vous avez appelée, par visualisation le matin, descend sur vous, et en même temps qu’elle descend pour servir aux autres, en passant à travers vous, elle vous initie davantage.

C’est pour cela qu’en fait, le serviteur est le premier servi, le disciple est le premier à être initié, parce qu’en fonctionnant, il est le terrain de l’échange de l’énergie. Ses chakras sont ouverts, et intuitivement, ou de manière impromptue, les choses, les renseignements, les gens viennent vers vous, ou vous allez vers eux de manière naturelle. S’il vous faut alors une nouvelle méthode de méditation, découvrez-la dans un livre, ou créez-la vous-même par intuition, ou rencontrez quelqu’un qui vous la donne. Mais ce qu’il faut avant tout c’est créer le branchement. L’homme de demain sera un homme vivant.

Quelle est la différence entre un homme mort et un homme vivant ?

Un homme vivant, c’est un homme qui vit véritablement son concept cosmique d’homme. Un homme vivant, c’est un homme qui est relié avec sa source première d’énergie, avec son âme en fait. Alors naturellement, les degrés de relation avec l’âme vont être différents selon votre capacité momentanée présente, mais cette capacité ne dépend que de votre effort d’aller toujours plus loin à chaque instant. Lorsque les hommes viennent vers nous, que ce soit par l’esprit, par leurs prières, ou par leurs colères, ils ne comprennent pas, qu’avant toute chose, ils doivent être branchés avec la hiérarchie.

Quelle que soit votre activité, faites-le, cela apporte la vie aussi bien à l’âme qu’à l’esprit, cela fait tomber sur vous l’eau qui va développer davantage votre préparation énergétique avec laquelle vous êtes nés, cela va initier votre esprit à voir les choses, chaque fois plus grandes.

Mais si pour beaucoup vous avez déjà une démarche spirituelle, souvent, il vous manque quand même le branchement avec la hiérarchie, qui ne signifie pas forcément avoir un don. Lorsque je parle de branchement psychique, je parle en fait de ce branchement vibratoire, qui fait que, consciemment, ou intuitionnellement, l’individu perçoit qu’en lui, vibre quelque chose de vivant.

Dès que vous vous sentez être vivant, vous ne pouvez plus douter: vous êtes branchés avec la hiérarchie. Et à ce moment-là, la force et la puissance viennent en vous et sur vous, quel que soit votre caractère, timide, enfantin, peureux. Tout est transformé, et la conviction de l’acte s’installe, une grande force s’installe en vous. Ce n’est pas votre force, mais elle devient votre force. Je vous en prie, avant tout, branchez-vous avec la hiérarchie.

Comment vous brancher ?

Faites chaque matin un petit rituel, que chacun ensuite prolongera à sa manière, selon sa méthode de relaxation ou de méditation, ou suivant ce qu’il découvrira par intuition ou, par la suite, par connaissance .

Prenez trois bougies que vous disposez en triangle la pointe tournée vers l’Est. Au centre du triangle mettez une bougie plus grosse dans une coupe remplie d’eau et déposez autour des fleurs, des éléments selon votre propre perception. Au centre vous ferez en fait selon votre propre rayon.

Récitez la grande invocation.

invocationQuand vous énoncez la première phrase de la grande invocation, allumez la première bougie pointée vers l’Est, afin que cette flamme porte et soit la manifestation de cette première strophe.

Quand vous récitez la deuxième strophe, allumez la bougie de gauche.
Pour la troisième strophe, allumez la bougie de droite.
Pour la quatrième strophe la bougie du centre.
Ensuite, avec les derniers mots de la grande invocation, vous repassez sur chaque bougie et vous faites un signe de Croix pour consacrer le tout avec le signe cosmique du Christ.

En faisant ce rituel, pensez que tout votre être se canalise et monte comme un tube de lumière, vers la hiérarchie, que vous pouvez imaginer comme un énorme soleil ou comme un grand temple qui émet des sons, des mantras. Peu importe, faites selon votre ressenti. Installez-vous en méditation et visualisez le branchement.

Il faut ensuite vous aligner sur les trois points.

Vous imaginez un filet de lumière qui réunit le centre du cœur, le troisième œil et le chakra coronal et qui monte en grand tube vers cette hiérarchie. Vous maintenez cette visualisation autant que vous le désirez, selon que vous êtes un être à faire de la visualisation, ou un être de type passif, et ensuite, vous faites ce qui vous plaît. Lorsque vous terminez la méditation, vous éteignez chaque bougie en répétant, chaque strophe de la grande invocation et vous renvoyez toute l’énergie avec vos mains vers le ciel, vers la hiérarchie, et vous saluez. Car il faut toujours saluer, non pas pour reconnaître que les êtres invoqués ou que le rituel effectué soit quelque chose de royal qu’il faut saluer, mais dans le fait de saluer, l’homme rejoint, ramène, tous ses courants vers la terre.

Tout le surplus d’énergie, qui risquerait quelque part de l’échauffer, ou pire de le perturber, retourne vers la terre, et de ce fait, il devient un être en grand équilibre. Ce qui lui manque en énergie il va le garder, n’est renvoyé que le surplus. Donc il faut saluer de façon que le chakra de la tête soit face au sol pour qu’il déverse son surplus.

Faites cela tous les jours, peu importe le temps que vous y passerez, dix minutes pour ceux qui n’ont pas plus de patience, ou qui sont de nature nerveuse, ou une demie heure pour ceux qui sont un peu plus passifs. Il faut respecter sa nature, attention il ne faut pas se tromper, se leurrer sur soi-même. Il ne faut pas se dire « si je médite une demie heure, j’aurai bonne conscience, et je serai un bon disciple. » Soyez authentique avec vous-même.

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Si vous ne supportez pas plus de dix minutes n’accélérez pas, c’est à force de méditer uniquement dix minutes, que cela va développer en vous la capacité de le faire ensuite plus longtemps. Soyez honnête à la base, véritable en quelque sorte, comme un cristal. Alors les cieux pourront se refléter en vous.

Plus vous développez ce branchement, plus vous allez avoir de révélations, plus vous allez rencontrer les personnes qui vont vous guider pour obtenir ces révélations, ou vont vous les faire. Vous irez plus loin dans votre intuition, vous aiguiserez vos capacités mentales.

Comment prétendre faire des recherches, si, les énergies mentales de l’individu sont quelque peu sclérosées à cause du mode de vie, ou qu’elles plafonnent à cause du degré initiatique atteint?

Il faut toujours renouveler les capacités énergétiques du mental. Le mental est un des corps les plus subtils de l’homme, l’intellect est la forme extérieure. La méditation apporte une grande intelligence, et permet un développement supérieur de la découverte, parce que cela grandit, subtilise le corps mental, là où  passent tous les échanges en vérité. Ensuite, ce n’est plus qu’une projection dans l’intellect. Ce qui compte, avant tout, c’est de développer ce corps mental, de l’alimenter, de le rendre très vibrant, très réceptif.

En développant ce que je viens de vous dire, vous allez d’une certaine manière activer, mais tranquillement, sans danger, la pinéale, qui correspond directement au plan mental. C’est en quelque sorte la voie de l’âme, la pensée de l’âme. Si la pinéale est activée par le moyen de la méditation ou les exercices du souffle et d’une certaine manière une nature de disciple, la voie de l’Âme descend dans ce réceptacle qu’est la pinéale et rayonne dans toutes les autres glandes, dans tout le système nerveux qui aiguise vos perceptions, car l’homme capte par son système nerveux.

Le don lui-même dépend du taux vibratoire du système nerveux, ce qui ne veut pas dire que les nerveux ont des dons, il ne s’agit pas du même taux vibratoire. Plus le système nerveux est aiguisé et plus l’individu va posséder un don performant, car la perception est équivalente.

Donc, il faut, en vous, aiguiser toutes les perceptions, toutes les zones réceptives comme la pinéale, la thyroïde, chacun des chakras. Tout ceci se gagne en développant vos vibrations, votre taux vibratoire, donc en étant disciple. Il n’y a pas de secret.

SOURCE  http://www.conscienceuniverselle.fr/medecine-de-demain/

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