Un certain médecin pour les fous

Pair of Human Hands Checking the Blood Pressure of a Patient Au début du XXe siècle, le hasard d’un déménagement exhuma de sous un monceau de papiers à trier appartenant aux Archives départementales du Cantal un cahier de 18 pages in-folio, où se suivent, dans un ordre à peu près chronologique, de 1761 à 1781, 31 copies de lettres, annonces, certificats, attestations, tous documents à la gloire de Martin Degimard, docteur en médecine de Bort, inventeur d’un merveilleux spécifique contre la folie et les aliénations de l’esprit

Sur Martin Degimard, les renseignements que nous possédons se réduisent à bien peu de chose. Il fit ses études et obtint le titre de docteur à la célèbre Faculté de Médecine de Montpellier et, natif de Bort, il se fixa dans sa ville natale. Une pièce de procédure nous montre que la renommée que lui acquit sa découverte permit à Martin Degimard, quoique appartenant à une famille bourgeoise, de s’allier à la famille noble de Quinson. Nous devons donc nous borner à présenter une simple publication de textes.

Quoi que, à l’état de copies, l’authenticité de ces documents paraît hors de cause. Le dossier est, en effet, terminé par des attestations de Bernard Chasteau, « avocat en Parlement, bailli, juge civil, criminel et de police de la présente ville de Bort » et de Charles-Antoine Guirbail, bailli pour le duc de Castries, dans ses terres de Granges et Tauves, qui certifient que lesdites « copies de lettres missives et certificats ont été extraites mot à mot sur les originaux représentés par le sieur Martin Degimard et que foi doit y être ajoutée ».

La première pièce est une lettre d’envoi, signée de la marquise de Salvert de Montrognon, « de l’approbation de Messieurs les quatre premiers médecins de la Cour, pour un malade de la première distinction, affecté de plusieurs maladies sérieuses, sans aliénation d’esprit » :

« Voilà, Monsieur, la consultation que j’ai fait faire ; elle est de tout ce qu’il y a de plus habile dans le royaume, puisque c’est de Monsieur de Sénac, premier médecin du Roy, de M. de Lanove, médecin de la Reine, de M. de Bouillac, médecin de Madame la Dauphine, et rédigée par M. Petit, médecin de Monseigneur le duc d’Orléans. Vous voyez que votre conduite a été approuvée, il n’y a plus qu’à continuer de même. Je vous suis gré de votre zèle pour nos intérêts ; continuez, je vous en prie, et recommandez aussi l’ordre dans la maison si vous le pouvez.  Donnez-moi de temps en temps des nouvelles du malade : vous voyez que je lui rends le bien pour le mal ; je pratique une religion qui me l’ordonne.

Ma santé n’est pas bonne depuis longtemps.  J’ai l’honneur d’être, Monsieur, plus que personne, votre très humble et très obéissante servante.

Signé : LA MARQUISE DE SALVERT DE MONTROGNON. De Paris, le 12 novembre 1761 ». Et, au-dessus, est écrit à M. Martin Degimard, docteur en médecine, à Bort.

fou

Un aliéné

Le nom de la marquise de Salvert, célèbre dans la chronique galante de l’époque, vaut qu’on s’y arrête un moment. Jeanne-Marie de Méallet de Farges avait épousé en 1738 Guillaume de Salvert de Montrognon, seigneur de la Rodde, de Marse, lieutenant-général des armées du roi. Tous deux offrirent un parfait exemple de ces ménages si fréquents au XVIIIe siècle. Le marquis fut interdit et même enfermé pour dettes en 1748. Quant à sa femme, sa liaison avec son cousin germain, le baron de Lavaur, dura plus de trente ans, et ne cessa qu’à la mort du baron, en 1773. Cette belle et constante passion n’était, d’ailleurs, rien moins que désintéressée ; la marquise de Salvert sut profiter de l’état de décrépitude intellectuelle de son amant pour lui arracher in extremis un testament qui la faisait son héritière universelle au détriment des propres neveux du baron de Lavaur, les enfants de La Ronade. Ceux-ci attaquèrent le testament, et un procès en captation d’héritage se plaida en Parlement.

Quel était ce personnage « de la première distinction », à qui la marquise de Salvert déclarait rendre le bien pour le mal ? Peut-être le marquis de Salvert lui-même. La lettre est, en effet, du 12 novembre 1761, et nous savons que le marquis mourut en 1762. Le ton de cette lettre confirmerait d’ailleurs notre opinion. Comme bon nombre de personnes dont la conduite n’est pas à l’abri de toute critique, la marquise savait employer les mots de devoir et de religion, qui vont si bien dans la bouche des victimes innocentes et des épouses irréprochables. Cette première lettre, on le voit, ne fait pas mention du remède contre la folie inventé par Martin Degimard ; il y est même dit que le malade « de la première distinction » n’est pas atteint « d’aliénation d’esprit ». Au contraire, la seconde lettre de notre dossier, postérieure à la première de près de huit ans, parle précisément du fameux remède. Il semble bien que l’on en puisse placer la découverte durant ces huit années, de 1761 à 1769, et cette présomption devient fort vraisemblable, si l’on se rapporte aux termes mêmes de l’annonce du spécifique que nous citons plus loin. Cette annonce, du 8 août 1771, dit, entre autres choses, qu’après avoir guéri en 1761 diverses personnes « attaquées de maladies très sérieuses sans aliénation d’esprit », le sieur Degimard a fait « depuis quelque temps la découverte d’un spécifique, etc. ».

Le 6 mai 1769, Turgot, alors intendant de la province du Limousin, écrivait à M. Chasteau, subdélégué à Bort : « Je vous envoie, Monsieur, la copie d’un mémoire qui m’a été remis, par lequel on annonce que le sr Martin Degimard, docteur en médecine, demeurant à Bort, a un remède spécifique pour le traitement et la guérison des maladies de la folie, des vapeurs et la consomption. Je vous serai obligé de me mander s’il est vrai que le sieur Martin Degimard demeure à Bort, et quel degré de confiance vous pensez qu’on puisse avoir dans ses traitements. J’ai l’honneur d’être… Signé : TURGOT. La réponse du subdélégué sur la réalité de ces guérisons dut confirmer les termes du mémoire dont parlait Turgot, à en juger par les lettres et certificats qui, depuis lors, ne cessèrent d’arriver à Bort, non seulement de tous les points de la France, mais aussi de l’étranger.

C’est ainsi que Me Jean Ternat, prieur et curé de Salins, Pierre Bruny, marchand, Jean Delpeux, Gérard Mauria, Pierre Griffol, Dussol, licencié en droit, et Forestier, chirurgien juré, « tous notables habitants » du village de Fageoles, attestent « que le nominé Jacques Dauzet, fils à Guillaume, laboureur, habitant dudit village, attaqué depuis treize ans de folie héréditaire, a été guéri par le sieur Martin Degimard qui a employé à sa guérison le remède spécifique de sa composition, lequel a été administré par le sr Antoine Forestier, chirurgien du bourg de Saignes, à qui ledit sieur Martin avait donné sa confiance… A Salins, le 14 janvier 1770 ».

De même, un certificat de Jean Dominique de Monclard, chevalier, seigneur et baron de Monclard, Montbrun et Longuevergne, Georges Lescurier, bourgeois, seigneur de Fournols, François Lescurier, seigneur des Peyrières, Antoine Faucher, notaire royal, Jacques Lapeyre, Paul Lapeyre, marchands, et Pierre Delsuc, déclare que Martin Degimard a « traité, guéri et rendu bien tranquille, sans aucune aliénation d’esprit, le sieur Jacques Robert, marchand, habitant du bourg d’Anglards attaqué depuis environ treize ans d’une folie héréditaire… Le 29 juillet 1770 ».

Enfin, un M. Bérenger, habitant à « Mongiens » en Piémont, annonçait en ces termes l’amélioration de l’état de son frère, le 27 mars 1770 : « Monsieur, mon frère me charge de mettre de l’argent au courrier pour avoir encore vingt-six prises de votre remède spécifique ; vous recevrez en conséquence soixante-dix-huit livres. Au reste, l’effet de votre remède s’est manifesté depuis quelque temps ; il y a mieux dans l’état de mon frère, aussi se flatte-t-il qu’il achèvera de lui rendre cette tranquillité d’esprit dont il jouissait avant sa cruelle maladie. J’ai l’honneur… ». Le même confirmait, le 3 avril 1773, les heureux effets du remède :

 « Le courrier qui vous porte celle-ci vous remettra soixante livres pour avoir encore de vos pilules ; je vous prie de m’en expédier quelques-unes courrier par courrier, en cas que vous n’en ayez pas le nombre complet. Votre spécifique mérite assurément toutes sortes d’éloges, puisque mon frère n’éprouve de soulagement que dans l’usage de celui-là seul, aussi en a-t-il un besoin pressant. Nous nous proposons de le lui faire continuer toute la vie s’il le faut, espérant que vous voudrez bien faire quelque léger sacrifice, vu que c’est une des bonnes pratiques que vous ayez ».

Citons aussi cette lettre, de M. Auzier de Laplaux, notaire royal dans la vallée d’Oust en Couserans (Ariège), annonçant la complète guérison de son fils et datée du 17 février 1781.

Elle donne sur le cours de la maladie et de la guérison des détails assez minutieux qui ne sont pas sans intérêt.

« Vers le commencement d’octobre, j’eus l’honneur de vous écrire l’état de mon fils qui se trouvait alors pour la seconde fois dans une espèce d’assoupissement léthargique qui lui dura exactement quinze jours, au bout desquels il commença à donner quelque signe de vie en répondant par monosyllabes, et prenant lui-même le bouillon, pale, maigre et défait. Il se leva insensiblement de son lit, et recouvra peu à peu ses forces, se contentant de répondre par oui ou par non, ne sortant jamais de sa maison et se cachant avec soin lorsque nos amis venaient le voir. Ce ne fut qu’aux fêtes de la Noel que je pus obtenir de lui de sortir ; il commença pour lors de parler, il fit ses visites, et depuis, il se produit au dehors et se comporte toujours avec discrétion, raison et prudence. Il a beaucoup engraissé et je l’occupe parfois à l’écriture ; souvent il dort toute la nuit, et jamais plus il n’avait été si tranquille qu’il l’est à présent. J’ai donc lieu de le croire parfaitement guéri ».

Il ne faut pas croire que Martin Degimard reçut seulement de bonnes paroles et des remerciements, voire même des demandes de « quelque léger sacrifice ». La reconnaissance de ceux qu’il avait guéris se manifestait par des marques plus solides. Par acte du 14 janvier 1770, passé à Mauriac par devant notaire, Guillaume Dauzet, père de Jacques Dauzet, dont nous avons vu le prieur de Salins attester la guérison, lui faisait don d’une somme de 600 livres, « avec convention expresse dudit sieur Martin Degimard, qu’au cas que cette maladie reprendrait ledit Jacques Dauzet pendant un an à compter de ce jour, il promet et s’oblige de lui faire les remèdes nécessaires et convenables pour lui remettre la tranquillité dans sa maladie, le tout aux frais et dépens dudit sieur Martin, à la charge néanmoins d’être nourri, et son cheval, lorsqu’il sera obligé de faire des voyages audit village de Fageoles ».

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Turgot

Voici encore une « Lettre de Cette en Languedoc, petite ville et port de mer, pour un jeune homme attaqué depuis dix-huit ans de manie et traité par Messieurs les Professeurs de Montpellier, de Paris et autres médecins célèbres, que le sr Martin a guéri sans le voir et dont le père a fait une pension audit sieur Martin Degimard de la somme de 600 livres » :

« De Cette, le 3 mars 1776.

Monsieur,

j’ai bien reçu les cent pilules que vous m’avez fait passer par l’honneur de votre lettre du douze de ce mois, et le malade est charmé de votre nouvelle assurance d’une parfaite guérison ; il suivra exactement le régime que vous lui avez prescrit, et prendra son café tous les matins à la barbe des Esculapes. Il est trop persuadé de vos lumières, de votre conscience, bonne foi et talents, malgré la modestie qui règne dans toutes vos lettres, pour ne pas renoncer aux ordonnances de ceux qui se croient médecins de la première classe. Les bons effets qu’il éprouve de votre remède sont infiniment plus convaincants que tous les arguments frivoles de ces messieurs qui méritent à juste titre le nom de charlatans, puisqu’ils ne sont capables de rien produire de bon. 

« Le malade s’inquiète seulement de l’opiniâtreté de sa maladie.

Comme il a passé quelques jours sans votre remède, sa provision ayant fini, il a eu un petit retour de souffrance et vous supplie de ne pas lui laisser manquer de remèdes. Vous savez qu’il lui en faut tous les vingt-cinq à trente jours cent prises ; de grâce, ne mettez que trente jours d’un envoi à l’autre. Les dartres ont entièrement disparu depuis quinze jours ; il y a plus de dix-huit ans qu’il est attaqué. Pour la première fois, il ne fera plus usage d’aucune préparation d’opium, puisque vous le défendez comme favorisant le délire et l’aliénation. J’ai l’honneur d’être sans réserve… Signé Charles, Frédéric, Ferbert. Permettez, s’il vous plaît, pour éviter la peine d’affranchir chaque fois les lettres, je vous envoie vingt-quatre livres pour vous dédommager des ports ».

Ces guérisons avaient attiré l’attention de l’intendant de la province ; et, en 1771, Martin Degimard, ayant été nommé collecteur d’impôts, obtint, « en considération des services qu’il rend journellement à un grand nombre de malades de la campagne », d’être déchargé de cette absorbante et parfois onéreuse fonction. « Madame, écrivait, le 12 août, Turgot à la baronne de Murat, j’ai reçu, avec la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, la requête par laquelle le sieur Martin Degimard, médecin à Bort, demande la décharge de la collecte à laquelle il a été nommé. Je me ferai, Madame, représenter sa requête au département prochain et je lui rendrai avec plaisir la justice qui lui sera due ».

La « sensibilité » de Turgot, comme on disait au XVIIIe siècle, l’inclinait à se préoccuper du parti à tirer de la découverte du médecin de Bort pour la guérison ou le soulagement des aliénés de l’hôpital de Limoges. Il ajoutait : « Comme il parait que ce médecin a le secret d’un remède qu’il a employé avec succès à la guérison des personnes qui ont l’esprit aliéné, je serais fort aise qu’il en fît l’essai sous mes yeux, et, s’il voulait se rendre à Limoges, je le chargerais volontiers du traitement de quelques malheureux qui sont renfermés à la maison de force pour cause de folie. Je vous serai obligé, Madame, de le lui proposer. Je suis, avec respect… ».

L’offre fut acceptée, car, le 17 août 1772, Turgot s’informait, auprès de Degimard lui-même, des dépenses qu’entraîneraient le séjour du guérisseur et la cure des malades. « Je consens volontiers, Monsieur, que vous fassiez sous mes yeux l’essai de votre remède sur les particuliers attaqués de démence qui sont renfermés dans la maison de force établie en cette ville, mais je vous serai obligé de me mander, avant vous rendre ici, quel est, non seulement le traitement que vous demandez, mais encore l’objet de la dépense qu’il y a lieu de faire pour la cure de chaque particulier. Je suis… »

Les conditions proposées par Degimard, à savoir « cent livres pour la guérison de chaque particulier » plus sa pension, furent agréées, et Turgot lui donna rendez-vous à Limoges pour la fin d’octobre 1772. Mais un contretemps inattendu empêcha au dernier moment la réalisation de ce projet. Le 12 octobre, Turgot envoyait à Degimard ce court billet : « Je viens, Monsieur, de recevoir une lettre de la Cour, par laquelle on me marque de me rendre incessamment à Paris, ce qui dérange entièrement notre projet. Il faudra, en conséquence, remettre au printemps prochain le traitement que nous avions proposé, ou, du moins, à mon retour de Paris ». Cette lettre est suivie de ces mots : « Pour lors, Monsieur Turgot entre au ministère ; en conséquence, le sr Martin ne fut pas mandé ». Il y a là une erreur. Ce n’est, en effet, que deux ans plus tard, le 20 juillet 1774, que Turgot prit possession du ministère de la Marine. Ne possédant aucun document susceptible d’apporter un élément de contrôle ou de comparaison, nous ne pouvons que signaler cette erreur, imputable très probablement à l’inattention du copiste, sans pouvoir préciser si elle porte sur le commentaire dudit copiste ou sur la date même des lettres.

Quoi qu’il en soit, le projet de Turgot ne fut pas repris et Degimard ne put procéder à une cure « officielle ». Son spécifique n’en continua pas moins à faire merveille, à en juger par les remerciements et les certificats dont la transcription deviendrait monotone et que nous nous bornons à résumer. Dom Palis, bénédictin à Saint-Pè, près de Tarbes en Bigorre, après avoir pris douze pilules purgatives ou de longue vie qui l’ont bien purgé et quarante pilules raisonnables « éprouve une différence considérable dans tout son être, n’ayant plus cette tension dans les nerfs ; les idées ne sont plus confuses et ne causent plus de suffocation, ni ces tiraillements énormes, ces mouvements convulsifs involontaires et ces tremblements de tous les membres » (Lettre du 12 décembre 1772).

  1. Alberty, docteur piémontais, médecin de la marquise de Ricei, à Nice, certifie que l’oncle de celle-ci a éprouvé, après les premières pilules, « un soulagement marqué, n’ayant plus ces mouvements convulsifs que, depuis longtemps, il souffrait aux yeux » (Lettre du 4 janvier 1774).

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L’Aliéné. Peinture de Théodore Géricault

D’une lettre du docteur Audibert, chirurgien de la marquise de Gantes au Puget-lès-Fréjus en Provence, nous extrayons ce curieux passage : « Il serait bien temps que je vous donne des nouvelles de notre malade, qu’un excès de dévotion avait jeté dans des accès de manie singulière… Le soir même de la réception de vos remèdes jusqu’à la fin d’iceux, nous eûmes la satisfaction de voir que notre aimable dolente avançait journellement vers la santé par degrés bien marqués, de façon que vers la mi-novembre, elle eut recouvré la santé et la raison… Grâce à vos remèdes, elle jouit aujourd’hui de la plus parfaite santé, pratiquant ses exercices de dévotion sans donner dans aucun excès… »

L’abbé Faugières, vicaire de la ville de Sarlat, le sieur François Chaussade, natif de Chamblat, paroisse de Trizac et le sieur Jean Brugières, ancien vicaire de Giat en Auvergne, retrouvèrent également la santé et le calme de l’esprit. Le sieur Chaussade « fut fait prêtre sur la parole dudit sieur Martin Degimard après sa guérison d’une manie extravagante héréditaire… ; depuis ce temps-là, il a été vicaire à Orcines, près le Puy-de-Dôme, et est actuellement vicaire en Bourbonnois ». Quant à Jean reste comme efficacité à ses pilules :

« Le sieur Martin Degimard, docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, résidant à Bort, ville du Limouzin, par une longue expérience et une pratique solide qui lui ont mérité la confiance du public, et, en 1761, l’approbation de MM. les quatre premiers médecins de la Cour, pour la guérison de plusieurs personnes de la première distinction, et nombre d’autres attaquées de maladies très sérieuses sans aliénation, a fait depuis quelque temps la découverte d’un spécifique assuré contre la manie, la folie, la stupidité, la mélancolie, les vapeurs, la consomption, les convulsions, coliques, vomissements, migraines, diarrhées, dysenteries, aliénation d’esprit et toutes les maladies du genre nerveux. Il peut produire les certificats de guérison de plusieurs maniaques furieux, que l’honneur des familles l’empêche de rendre publics, dont les deux derniers, attaqués de folie héréditaire, ont été guéris l’année dernière en très peu de temps.

« Ce remède prodigieux, annoncé dans le Mercure de France et cette Gazette, lui a procuré des lettres d’Allemagne, du Piémont et autres royaumes de l’Europe, comme des principales villes de France, avec mille applaudissements. Son remède est aisé à prendre et opère en toute saison, ne donne aucun dégoût, ne fait aucun effet violent, et le régime en est doux, n’excluant que le salé et les liqueurs spiritueuses. Il s’envoie dans une lettre, et le sieur Martin Degimard ne demande de l’argent à ceux qui se rendent chez lui qu’après la guérison, et offre de le rembourser à ceux qui lui prouveront le mauvais effet de son remède, pourvu qu’on le prenne en suffisante quantité et avec les précautions qu’il indique en l’envoyant. Il n’use point de bains froids, dont il connaît les effets pernicieux. On trouve auprès de lui toute sorte de satisfactions ; il travaille à d’autres remèdes utiles au public. Le prix de ses consultations est de six livres, franc de port avec la lettre, si l’on veut une réponse. Son remède purifie aussi le sang et arrête l’effet des poisons. Le prix est de trente sols pour les riches et vingt sols pour les pauvres. Son adresse est à Bort, en Limouzin, par Paris et Clermont en Auvergne ». Les mots en italiques ne se trouvent que dans l’annonce de La Gazette de France, postérieure d’un an à celle du Courrier de Monaco.

D’après « Revue de la Haute-Auvergne » paru en 1904

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

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Les 8 plus gros mensonges sur l’alimentation

C’est malheureux, mais les recommandations des nutritionnistes « officiels » sont souvent à mille lieues des enseignements de la science et du bon sens.

Pourquoi ? Parce que l’alimentation est au cœur d’intérêts politiques, industriels et financiers puissants !

Voyez plutôt les 8 énormes mensonges qu’on entend quotidiennement dans les grands médias… et qui nuisent gravement à votre santé.

univers

Mensonge n°1 : Buvez un bon jus d’orange le matin !

La plupart des gens s’imaginent que les jus de fruit sont bons pour la santé.

Et le très officiel Programme National Nutrition Santé (PNNS) les conforte dans cette erreur. Pour ces « experts », un verre de jus « compte » comme une portion de fruit.

Ce n’est pas seulement faux: c’est dangereux.

Car un verre de jus d’orange contient autant de sucre qu’un Coca Cola, avec les mêmes effets désastreux sur votre santé.

Pour les chercheurs de l’Université de Harvard, les boissons sucrées (sodas ET jus de fruits) sont responsables de 133 000 décès par diabète, 44 000 décès par maladie cardio-vasculaire et 6 000 décès par cancer .

Car le sucre est l’ennemi numéro 1 de votre santé.

Les Français consomment 17 fois plus de sucre aujourd’hui qu’au 19ème siècle. Et comme par hasard, cette nouveauté a coïncidé un peu partout avec une augmentation vertigineuse de l’obésité, du diabète et de la quasi-totalité des maladies modernes.

Le pire est le fructose ajouté, que l’on trouve dans les pâtisseries mais aussi la plupart des produits industriels, sous forme de « sirop de maïs » ou « sirop de fructose-glucose ».

Quant au sucre de table, composé à 50 % de fructose et à 50 % de glucose, il faut savoir qu’il est la nourriture privilégiée des… cellules cancéreuses ! Plus vous consommez de sucre, plus vous risquez de déclencher un cancer… et de l’alimenter.

Voilà pourquoi il est si important de réduire au maximum sa consommation de sucre, y compris celui des jus de fruit, même s’ils ont été soigneusement pressés par vos soins.

Et ne croyez surtout pas que manger un fruit entier équivaut à boire du jus de fruit.

D’abord parce que le jus empêche de vous rendre compte de la quantité de sucre que vous avalez. Saviez-vous qu’un seul verre de jus contenait le sucre de deux oranges ? Et que pour produire 1 seul litre de jus, il faut 2 à 3 kilos d’orange ?

Et surtout, les fibres du fruit ont l’avantage de « ralentir » le passage du sucre dans le sang. Lorsque le fruit est réduit en jus, sans les fibres, il augmente brutalement votre taux de sucre sanguin et force votre pancréas à injecter une dose massive d’insuline pour rétablir la situation.

Résultat : au bout de deux heures, c’est l’hypoglycémie. C’est la fameuse fringale de 10-11h, après un petit-déjeuner sucré. Au bout de quelques mois, c’est la prise de poids… Et au bout de quelques années, c’est l’ensemble de vos cellules que vous endommagez.

Voilà l’effet que les sucres « rapides » produisent sur votre organisme… Et le pain n’y fait pas exception :

pain

Mensonge n°2 : Le pain complet est la base d’une alimentation santé

Ah, le pain complet, les céréales complètes, voilà qui sonne « sain », n’est-ce pas ?

Malheureusement, les choses ne sont pas si simples.

Les nutritionnistes recommandent le pain complet car il contient une dose correcte de fibres et des vitamines (contrairement au pain blanc, très pauvre nutritionnellement).

Mais c’est loin d’être un aliment irreprochable.

Le pain complet contient beaucoup de gluten, de sel et de pesticides (lorsqu’il n’est pas bio).

Et contrairement à ce qu’on croit trop souvent, c’est un « sucre rapide ».

On le sait grâce à la mesure de son « index glycémique », qui reflète la rapidité avec laquelle les aliments augmentent votre taux de sucre sanguin.

Eh bien l’indice glycémique du pain (blanc ou complet) est très élevé (71), et même légèrement supérieur à celui du sucre de table (67)  !

Lorsque vous mangez du pain, votre taux de sucre dans votre sang augmente brutalement, et comme on l’a vu avec le jus d’orange, cela finit par dérégler votre appétit, favoriser le surpoids et accélérer le vieillissement de vos cellules.

Choisir des aliments à indice glycémique bas est donc un des gestes les plus importants que vous pouvez faire pour votre santé… et votre tour de taille.

Si vous tenez à votre pain quotidien, préférez le pain complet au levain (bio), qui a l’avantage d’avoir un indice glycémique un peu plus bas.

Mais ne croyez surtout pas que le pain complet, ou les céréales complètes en général, sont des aliments indispensables à une alimentation « santé ». Vous trouverez davantage de bonnes fibres et de vitamines dans les légumes

herbe animée

Mensonge n°3 : Il faut manger « un peu de tout »

Combien de fois ai-je dû supporter cette vieille rengaine ? « Manger équilibré » ce serait tout simplement « manger un peu de tout ».

Si l’on suit cette logique, cela voudrait dire qu’il faudrait manger « un peu de frites », « un peu de charcuterie », « un peu de viennoiseries industrielles », « un peu de pain blanc », « un peu d’huile de tournesol », « un peu de glace », boire « un peu de coca-cola ».

Vous voyez le problème…

Manger « de tout » était un bon conseil quand toutes ces cochonneries n’existaient pas. Il était alors utile de varier les plaisirs au sein du cercle des aliments bons pour la santé (fruits, légumes, viandes, poissons, œufs, noix).

Mais dans la jungle alimentaire que nous connaissons aujourd’hui, s’il y a une règle à suivre, c’est de manger le plus possible de bonnes choses, et le moins possible de mauvaises.

Manger « de tout » est d’autant plus inadapté qu’il existe des catégories d’aliments qui ne conviennent absolument pas à certaines personnes.

Par exemple, les féculents sont bons pour les sportifs… mais désastreux pour les diabétiques. Le lait et le blé peuvent être consommés avec modération par ceux qui les tolèrent, mais doivent être évités à tout prix par ceux qui les digèrent mal.

Ces derniers ne mangeront donc pas de « tout »… mais cela n’a aucune importance !

Car le lait ou les céréales ne contiennent aucun nutriment qu’on ne peut retrouver dans d’autres aliments (certaines variétés de choux contiennent plus de calcium que le lait).

Même les fruits peuvent être évités sans dommage pour la santé – du moment que vous consommez un maximum de légumes variés.

Quant au régime végétarien, sans viande ni poisson, il est plus compliqué à équilibrer, mais pas impossible si vous avez une excellente connaissance de la nutrition !

OEUFS

Mensonge n° 4 : Surtout pas plus de trois œufs par semaine !

« Les œufs sont pleins de cholestérol ! Limitez-les au maximum, pour le bien de votre cœur et de vos artères ! »

Et voilà comment un slogan sorti des années 1970 a privé inutilement des millions de personnes d’un des aliments les plus sains de la planète.

Car cela fait maintenant des années qu’on le sait : le cholestérol contenu dans les aliments n’a aucune influence négative sur votre cholestérol.

La raison est simple : c’est le foie qui produit l’essentiel du cholestérol de votre organisme.

Lorsque vous avalez du cholestérol contenu dans les aliments, le foie réduit d’autant sa propre « production ». C’est pourquoi vous pouvez avaler 3 œufs par jour sans que votre cholestérol (LDL) ne bouge d’un iota.

Aucun risque, donc, pour votre cœur.

Des études portant sur des centaines de milliers de personnes ont montré de façon répétée que ceux qui consomment beaucoup d’œufs n’ont pas plus de risque que les autres de développer une maladie cardiaque.

Face à cette avalanche de preuves, les autorités américaines ont fini par changer leur fusil d’épaule. Les nouvelles recommandations officielles, publiées en 2016, contiennent enfin, noir sur blanc, l’aveu qu’il est totalement inutile de réduire sa consommation d’aliments riches en cholestérol.

Et cela tombe bien, car ce sont souvent des aliments extrêmement sains, comme les fruits de mer, le foie de veau (et autres abats) ou les sardines. Quant à l’oeuf, c’est un véritable « super-aliment » qui mériterait être consommé tous les jours.

Le blanc d’œuf est composé à 100 % d’excellentes protéines, idéales pour le petit-déjeuner. Et le jaune est rempli de vitamines (A, B2, B5, B6, B9, B12, D, E et K), d’anti-oxydants ainsi que de « choline », un nutriment rare qui protège votre mémoire.

D’ailleurs, saviez-vous à quoi la doyenne de l’humanité actuelle, l’italienne Emma Morano (116 ans !), attribue son incroyable longévité ? Aux trois œufs qu’elle mange tous les jours, depuis l’âge de vingt ans !

Mensonge n°5 : Remplacez le beurre par l’huile de tournesol

HUILEPriver les citoyens d’un « super-aliment » est dommage. Mais il est beaucoup, beaucoup plus grave de leur conseiller d’avaler un aliment toxique.

C’est ce qui s’est produit dans les années 1970 (encore !), lorsque l’on a commencé à dire aux gens de remplacer les graisses animales, comme le beurre, par des huiles végétales, comme l’huile de tournesol ou de maïs.

Or on sait aujourd’hui que ces deux huiles font partie des aliments les plus nocifs qui existent.

Le problème est qu’elles sont bourrées d’omégas-6, dangereux lorsqu’ils sont consommés en excès : ils augmentent votre risque de surpoids, de diabète… et de crise cardiaque [4] !

Etait-il au moins justifié de recommander de réduire les graisses animales, pour éviter de boucher les artères ?

Même pas.

On s’est aperçu que le régime traditionnel des Eskimos (inuits) était composé presque exclusivement de viandes et poissons extrêmement gras comme le phoque, la baleine, le morse ou le renne…

…Et cela ne les empêchait pas d’avoir un des taux de maladie cardiaque les plus bas au monde !

En réalité, il n’existe aucun lien entre la consommation de graisses animales dites « saturées » et le risque de maladie cardiaque. C’est ce qu’a conclu le rapport de référence de 2010 sur le sujet, qui incluait 21 études et 347 000 personnes suivies.

Pour enfoncer le clou, deux chercheurs ont publié en avril 2016 les résultats d’une étude datant des années 1970, qui sont d’autant plus explosifs qu’ils ont été camouflés pendant près de 30 ans [5].

A l’époque, les chercheurs avaient sélectionné 9 000 personnes qui vivaient en établissement médicalisé, et dont ils pouvaient contrôler le régime alimentaire à 100 %.

Pendant des années, la moitié d’entre eux a suivi un régime alimentaire « classique », relativement riche en graisses saturées (beurre, fromage et viande). L’autre moitié s’est vu priver d’une bonne partie de ces graisses et, pour compenser, a consommé une dose importante d’huile de maïs.

Eh bien au bout de cinq ans, les pauvres cobayes du deuxième groupe ont eu deux fois plus de crise cardiaque que ceux du premier (41 % contre 21 %) !

Voilà ce qui arrive quand on demande aux gens de consommer massivement des produits industriels (huile de maïs ou de tournesol) qui n’ont jamais fait partie du régime traditionnel d’aucun peuple sur la planète ! (les huiles d’olive et de colza, elles, sont consommées depuis des millénaires et sont précieuses pour la santé).

Mensonge n°6 : les compléments alimentaires sont inutiles et dangereux

COMPLEMENTQuand on écoute les médias, les autorités ou les médecins, on a souvent l’impression que les compléments de vitamines, minéraux et autres micro-nutriments sont au mieux de la poudre de perlimpinpin, et au pire des poisons en puissance.

Il est vrai qu’il existe de véritables arnaques, particulièrement dans le domaine de la « minceur » : non, évidemment, vous ne perdrez jamais 5 kilos par mois en avalant des pilules !

Mais n’oublions pas que de nombreux médicaments ne valent pas mieux. D’après les Professeurs Even et Debré, plus de la moitié des médicaments vendus en pharmacie sont inutiles… avec des effets secondaires parfois effrayants.

Les compléments alimentaires, eux, sont inoffensifs dans l’immense majorité des cas. Et si vous les choisissez bien, ils peuvent faire une grande différence pour votre santé.

Car contrairement à une idée reçue, il ne suffit pas de « manger équilibré » pour ingérer toutes les vitamines et minéraux dont votre corps a besoin.

L’exemple le plus évident est la vitamine D. C’est une vitamine qui a la particularité d’être quasiment absente des aliments… et d’être synthétisée par notre organisme uniquement lorsque notre peau est exposée au soleil !

Et comme nous passons l’essentiel de notre temps entre quatre murs, il est très fréquent d’être en carence aujourd’hui. Selon une étude publiée en 2012, pas moins de 80 % des Français sont en déficit de vitamine D [6] !

C’est un chiffre dramatique quand on sait qu’une carence en vitamine D est associée à un risque plus élevé de mourir d’accident cardiaque, de cancer ou d’infection [7].

Voilà donc un premier complément alimentaire que presque tous les Français devraient prendre, tous les jours, la vitamine D !

Mais ce n’est pas le seul.

Un effet pervers du développement de l’agriculture intensive est que les fruits et légumes sont désormais beaucoup moins nutritifs qu’avant.

Des chercheurs ont calculé qu’une pomme d’aujourd’hui contient 100 fois moins de vitamine C qu’il y a 50 ans ! Et si vous voulez obtenir la même dose de vitamine A contenue dans une orange de la même époque, vous devez désormais en consommer 21 [8] !

Voilà pourquoi des nutritionnistes éminents, comme le professeur Willet de l’Université de Harvard, recommandent à tous, en plus d’une alimentation équilibrée, de prendre chaque jour un complément multivitamine de qualité.

ZUT

Mensonge n°7 : Le « sans-gluten » est une mode stupide

On présente souvent le « sans-gluten » comme un « effet de mode », un « nouveau snobisme », voire même « un régime risqué ».

Mon propre médecin m’a regardé avec pitié, il y a des années, lorsque je lui ai parlé d’arrêter le gluten.

Pour la médecine officielle, si vous ne faites pas partie des 1 % de la population intolérante au gluten (maladie coeliaque), vous n’avez aucune bonne raison de vous en priver.

Mais si vous écoutez les patients, vous entendez un tout autre son de cloche.

Ils sont de plus en plus nombreux à arrêter le gluten, et à témoigner du bien que cela leur a fait : fini les problèmes digestifs qu’ils traînaient depuis des années, fini les douleurs inexpliquées ou les fatigues anormales.

Et pourtant, Dieu sait qu’il est pénible de devoir manger sans gluten 365 jours par an. C’est une protéine contenue dans les céréales comme le blé ou l’orge, et que l’on trouve donc dans la plupart des pains, des pâtes, des sauces et des gâteaux.

Manger « sans gluten » est donc un parcours du combattant dès que l’on sort de chez soi et que l’on mange à la cantine, au restaurant ou chez des amis.

Ceux qui suivent ce régime ne le font pas par gaieté de cœur, et encore moins par effet de mode… mais bien parce qu’ils en constatent les effets sur leur santé !

Et la science leur donne raison.

Car le blé d’aujourd’hui n’est pas le même qu’au début du 20ème siècle. Par croisements génétiques, le blé moderne contient 42 chromosomes, là où le blé ancestral n’en avait que 14.

Et l’un des effets de ce blé « mutant »… est qu’il contient beaucoup plus de gluten qu’avant !

Or la gliadine du gluten produit un effet désastreux sur votre intestin : il le rend plus perméable, plus poreux [9].

C’est dangereux, car votre intestin risque alors de laisser passer dans le sang des fragments d’aliments, ce qui peut déclencher des réactions inflammatoires, des douleurs… et même des maladies auto-immunes.

Voilà pourquoi tout le monde gagnerait à réduire sa consommation de gluten, y compris ceux qui le supportent très bien.

Le seul « risque » que vous prenez, c’est de vous priver d’aliments peu recommandables comme le pain, les pâtes et la plupart des produits industriels… et de devoir compenser ce « manque » en mangeant plus de fruits, de légumes et de bonnes graisses !

LAIT

Mensonge n°8 : Les produits laitiers sont nos amis pour la vie

Tout le monde l’a entendu au moins une fois : il faudrait manger « au moins 3 produits laitiers par jour ».

C’est le conseil donné aux Français sans relâche depuis des dizaines d’années. Mais sur quoi repose-t-il vraiment… sinon sur l’influence du lobby laitier ?

On peut se poser la question quand on sait que les trois quarts de l’humanité ne possèdent pas l’enzyme permettant de digérer le lactose… et ne boivent donc pas la moindre goutte de lait à l’âge adulte.

Sont-ils pour autant en mauvaise santé ? Pas du tout. Les Japonais vivent même plus longtemps que les Européens, sans le moindre produit laitier.

Mais ne manquent-ils pas de calcium ? Leurs os ne sont-ils pas fragiles ?

Au contraire : ils subissent nettement moins de fractures que les scandinaves, qui sont pourtant les plus grands consommateurs de produits laitiers au monde !

En fait, la dose quotidienne de calcium indispensable à la santé de vos os est assez basse et très facile à atteindre sans la moindre goutte de lait.

Inutile, donc, de vous gaver de lait en croyant faire du bien à vos os. Et ce d’autant moins que les produits laitiers ont une face très sombre :

  • Le lait non bio contient de forts taux de pesticides ;
  • Le lait de vache est riche en hormones bovines (œstrogène, progestérone et insuline) utiles à la santé du veau, mais inadaptées à notre organisme ;
  • Et de nombreuses études ont établi que les gros consommateurs de lait ont plus de risque que les autres de contracter un cancer de la prostate [10].

Et je ne vous parle pas des dégâts digestifs que peut causer le lait chez ceux qui le digèrent mal. Or les intolérants au lactose sont beaucoup plus nombreux qu’on ne l’imagine : en France, ils représentent environ 41% de la population !

Bref, ne vous forcez surtout pas à manger le moindre produit laitier. Et si vous les appréciez, essayez de ne pas dépasser une portion par jour, de privilégier le lait de brebis ou de chèvre… et de les choisir bio !

J’ai besoin de votre aide !

J’ai essayé de rassembler pour vous les mensonges les plus criants, mais ce ne sont pas les seuls, hélas !

N’hésitez pas à compléter cette liste, en m’écrivant sur cette page.

Et si vous pensez que cette lettre peut être utile à d’autres, n’hésitez pas à la partager autour de vous !

Car ne trouvez-vous pas qu’il est important d’agir contre une telle désinformation ?

Le temps n’est-il pas venu de contrer la propagande d’industriels qui cherchent à nous vendre leur marchandise à tout prix, sans se soucier de notre santé ?

N’est-il pas urgent de former une immense chaîne de solidarité et de VERITE sur l’alimentation santé ?

Si la réponse est oui, aidez-moi à lancer ce grand mouvement en transmettant cette lettre autour de vous !

Si chacun d’entre nous transfère ce message à tous ses contacts, nous pouvons toucher et aider des centaines de milliers de personnes en quelques jours !

Je suis sûr que, comme moi, vous voyez autour de vous des gens persuadés de « bien faire » en alimentation, alors qu’ils sont en train de nuire à leur santé…

Alors allons-y, donnons-leur maintenant la possibilité de recevoir une information qu’ils n’ont peut-être jamais vue ailleurs !

Si nous nous y mettons tous ensemble, nous pouvons déplacer les montagnes, pour la santé de tous, corps et esprit !

Merci d’avance pour votre action !

SOURCE : Xavier Bazin

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Un «aller-retour» au coeur de la Lumière

NDE, l’histoire de Mellen-Thomas Benedict

 En 1982, je mourais en phase terminale d’un cancer. Les conditions dans lesquelles j’étais, étaient intolérables, et toutes sortes de chimiothérapies aggravaient mon état végétatif. Les médecins m’avaient donné huit mois à vivre.

HistoireDans les années 1970, je travaillais dans l’information et les crises que traversait la planète m’abattaient (nucléaire, écologie, …). Parce que je n’avais aucune recherche spirituelle, j’ai cru que la nature avait fait une erreur et que nous étions le cancer de cette planète. Je ne voyais aucune issue à tous ces problèmes que nous avions créés. Pour moi, chaque humain était une souche cancérigène. C’est ce qui m’a tué. Prenez garde à votre façon de considérer votre monde. Cela peut se retourner contre vous et particulièrement si cela est négatif. Mon regard sur le monde était très noir. Ce regard m’a conduit tout droit à la mort. J’ai tenté toutes les méthodes de guérison, mais rien n’a marché.

Alors, j’en concluais que ceci était une affaire entre Dieu et moi. Avant cela, je n’avais jamais eu à affronter Dieu. Aucune spiritualité ne m’intéressait, mais malgré tout je commençais à m’informer sur cet univers et je m’orientais vers d’autres médecines. Je lisais tout ce que je pouvais à ce sujet. Je lisais tout sur les religions et les philosophies. Tout cela était fort intéressant et me donnait l’espoir qu’il y avait peut-être quelque chose de l’autre côté. J’entrais en soins intensifs. Je me souviens me réveiller chez moi à 4 heures trente du matin, et je savais alors ce qu’il en était. C’était le jour où j’allais mourir. J’ai appelé quelques amis afin de leur dire au revoir. J’ai réveillé l’infirmière afin de lui dire que c’était la fin. J’avais passé un accord avec elle et je lui avais demandé de ne pas me laisser seule pendant les six heures qui suivraient ma mort car j’avais lu que parfois, des choses étranges se déroulaient pendant ce laps de temps.

 Je me souviens alors d’un début de NDE (Near Death Experience). Soudain, je pris conscience que je me tenais debout et que mon corps était allongé sur le lit. Autour de moi, c’était sombre. Être en dehors de mon corps était une sensation bien vivante. J’étais si vivante que je pouvais voir toutes les pièces qui m’entouraient. Je pouvais voir le toit de la maison, autour de la maison et sous la maison. Il y avait une brillante lumière. Je me suis tournée vers elle. La lumière ressemblait vraiment à tout ce que d’autres personnes avaient décrit à propos des NDE. C’était si magnifique, si tangible qu’il était possible de la ressentir. Elle était envoûtante et attirante comme si vous vouliez vous blottir dans les bras de votre père idéal ou de votre mère idéale. Alors, que je me dirigeais vers la Lumière, intuitivement, je savais que si je continuais à avancer vers elle, je mourrais. Alors que je m’avançais vers elle, je lui demandais : « S’il te plait, attend ! Je veux m’imprégner de ceci et j’aimerais parler avec toi avant de partir.. » Puis, quelque chose se produisit car à ce moment précis, vous avez le contrôle de la vie après la mort. Ma demande a été honorée et j’ai eu une conversation avec la Lumière. La Lumière prenait plusieurs visages comme celui de Jésus, Bouddha, Krishna, mandalas, …

J’ai demandé à la Lumière : « que se passe-t-il ? S’il te plait Lumière éclaire-moi sur tout cela. Je veux vraiment connaître la vérité de ce qui Est ». La communication était télépathique. La Lumière a répondu. Pendant cette expérience, l’information qui m’était transmise était celle-ci : « la Lumière se manifeste en fonction de nos croyances et de nos attentes. Si tu étais bouddhiste, catholique ou fondamentaliste, tu expérimenterais ce en quoi tu as toujours cru. 

Alors que la Lumière se présentait à moi, je réalisais que ce que je voyais vraiment était la matrice de notre Soi Supérieur. Je n’appartenais à aucune religion en particulier. C’est donc ce qui m’était renvoyé pendant cette NDE. Alors que je demandais à la Lumière de m’en révéler davantage. Je comprenais ce que signifiait la matrice du Soi Supérieur. Il existe une « grille, un réseau » autour de la Planète où tous les Moi Supérieurs sont connectés. C’est comme une super compagnie, un autre niveau subtil qui nous entoure, on peut l’appeler : un niveau de l’esprit. Après quelques minutes, je demandais encore des explications. Je voulais vraiment savoir ce qu’était l’Univers. Mais au fond de moi j’étais prête à mourir. Puis la Lumière s’est transformée en la plus belle chose qui soit : un mandala fait d’âmes humaines. J’ai vu ce magnifique Mandala, et j’ai vu, Ô combien merveilleux nous sommes tous dans notre essence, au coeur de nos atomes. Nous sommes la plus belle des créations. L’âme humaine, la matrice humaine que nous formons tous est absolument fantastique, élégante, exotique, Tout. Je peux difficilement exprimer à quel point cela a changé mon regard sur les Êtres Humains. Je m’exclamais : « O mon Dieu que les Êtres Humains sont beaux ».

Qu’importe où vous en êtes, qu’importe la forme qui est la vôtre, vous êtes une des plus belles créations.

Les révélations qui venaient de la Lumière se déversaient encore et encore. Alors j’ai demandé à la Lumière : « Cela signifie-t-il que l’Humanité va être sauvée ? » Puis, tel le souffle d’une trompette accompagné de lumières qui tourbillonnent, la Grande Lumière a dit : « Souviens-toi de cela et n’oublie jamais : Vous vous sauvez vous-mêmes, vous vous rachetez vous-mêmes et vous vous guérissez vous-mêmes comme vous l’avez toujours fait. Et comme vous le ferez toujours. Vous avez été créés avec le pouvoir de le faire avant même la création du monde ». A ce moment-là, j’ouvrais davantage ma conscience. Je comprenais que nous avons DEJA ETE SAUVES et que nous nous sommes sauvés parce que nous avons été conçus ainsi comme l’est le reste de l’Univers Divin. Voilà ce que signifie la deuxième naissance. Du fond de mon coeur je remerciais la Lumière. Je déclarais : « O cher Dieu, Cher Grand Soi, J’aime ma vie ! »

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La Lumière semblait m’absorber encore plus profondément. La Lumière de L’Amour est indescriptible. J’entrais dans un autre royaume encore plus profond et je comprenais encore davantage. Je voyais un immense Courant de Lumière, large, et débordant, profond au coeur même de la Vie. Je demandais ce que cela était. « C’est la rivière de la Vie. Bois de cette eau sacrée autant que tu le souhaites » 

Alors je l’ai fait. Boire la Vie elle-même était une extase. Alors la Lumière a dit : « Tu as un désir ».

La Lumière savait tout de moi, le passé, le présent et le futur. « Oui », j’ai murmuré. J’ai demandé à voir le reste de l’Univers, au-delà de notre Système Solaire, au-delà de l’illusion des hommes. La Lumière m’a dit que je pouvais aller dans le Courant de la Vie. Ce que j’ai fait. J’ai été transportée par la Lumière jusqu’au bout du tunnel. J’ai senti et j’ai entendu une série d’explosions soniques. Une impressionnante accélération.

Soudain, portée par le Courant, je m’éloignais de la Planète. J’ai vu la terre disparaître. Le système solaire, dans toute sa splendeur, défiler à toute vitesse et disparaître. Aussi vite que la vitesse de la Lumière, je volais vers le centre de la Galaxie et j’absorbais au fur et à mesure, toute la connaissance. J’apprenais que cette Galaxie et tous les Univers bouillonnent d’une variété considérable de vies. J’ai vu de nombreux mondes. La bonne nouvelle est que nous ne sommes pas seuls. Alors que j’avançais sur ce Courant de Conscience au travers du centre de la Galaxie, le courant se fracturait en d’extraordinaires ondes d’énergies. Je contournais, le fantastique amas de Galaxies, chargé de toute sa Sagesse.

J’ai cru que j’allais quelque part, mais je réalisais alors, que le Courant s’élargissait, que ma propre conscience s’élargissait pour absorber tout de l’Univers. Toutes les créations défilaient à mes côtés.

C’était merveilleux au-delà des mots. J’étais vraiment un Super Enfant ; un bébé dans un Monde Enchanté.

L'UNPuis, à ce moment-là, je ne bougeais plus, immobilisée dans un profond silence. Je pouvais voir et percevoir POUR TOUJOURS au-delà de l’infini. J’étais dans le Vide. J’étais en phase de pré-création, avant le Big-bang. J’avais franchi le début des temps, j’étais allée au-delà de la première vibration, au-delà du premier mot. J’étais dans l’oeil de la Création. J’avais l’impression de toucher le Visage de Dieu. Cela n’avait rien à voir avec une sensation religieuse. Simplement, j’étais Un avec la Vie et la Conscience Absolue. Quand je dis que je pouvais voir et percevoir pour Toujours, cela signifie tout de la Création et sa propre création. Il n’y avait pas de début ni de fin. Les scientifiques pensent que le Big-bang est un événement isolé qui a crée l’Univers. Au cours de ma NDE, j’ai vu que le Big-bang est seulement l’un des infinis Big-Bangs qui ont créé d’innombrables Univers et de façon simultanée. Les seules images qui se rapprochent de tout cela sont celles crées par les ordinateurs en appliquant des   équations géométriques fractales. Les anciens savaient cela. Ils disaient que Dieu créait des Univers en expirant et en créait d’autres en inspirant.

Ils appelaient ces moments les Yugas. Tout cela n’était que pure conscience. Je voyais tous les Big-Bangs ou Yugas se créer et se créer encore. Je pénétrais au coeur d’eux et je réalisais que chaque particule de création a le pouvoir de créer. Difficile de l’expliquer. Il m’a fallu plus d’un an pour assimiler tout ce que contenait le Vide. Le Vide est Tout sauf rien et il est plus que tout. Le Vide est le zéro absolu, le chaos d’où tout est possible. C’est la Conscience Absolue, bien plus que toutes les intelligences Universelles. Le Vide est l’espace entre les atomes et ses composants. La science d’aujourd’hui l’appelle : le point zéro. Toutes les fois où ils tentent de le mesurer, les indicateurs sortent des mesures (vers l’infini). Il y a bien plus d’espaces zéro dans nos corps et dans l’Univers que tout autre chose. Ce que les mystiques appellent le Vide n’est pas un vide. Il est plein d’énergies, toutes sortes d’énergies qui ont créé tout ce que nous sommes. Tout depuis le Big-bang est vibration, du premier Mot, qui est la première vibration.

Le « Je suis » de la bible renvoie à cette question : Qu’est-ce que « Je suis » ? La création est Dieu qui s’explore lui-même et ce de toutes les façons possibles. C’est une exploration sans fin au travers de nous-mêmes. Pendant ma NDE, je commençais à comprendre que tout ce qui est, est Le Soi, Votre Soi, Mon Moi. Voilà pourquoi Dieu sait quand une feuille tombe. Cela est possible car où que vous soyez, vous êtes au centre de l’Univers. Où qu’un atome soit, il est le centre de l’Univers. Car Dieu est le Vide. Après avoir fait l’expérience du Vide, je voulais retourner au principe de la création. Puis, tout à coup, je suis retournée au Big-bang et j’entendais plusieurs explosions arrondies. Je me suis retrouvée sur le Courant de retour vers toute la Création. Quelle chevauchée ! Je traversais l’amas de Galaxies avec encore plus de clarté. Je franchissais le centre de notre Galaxie qui est un trou noir. Les trous noirs sont des grands processeurs de recyclage de l’Univers. Savez-vous ce qu’il y a de l’autre côté d’un trou noir ? La Lumière.

Nous sommes, notre Galaxie qui provient d’un autre Univers. Dans sa configuration globale, la Galaxie ressemble à une fantastique cité de Lumières. Toutes les énergies de ce coté du Big-bang sont Lumière. Tous les atomes, toutes les étoiles, toutes les planètes, la conscience elle-même est faite de Lumière ! La Lumière est vivante, tout est fait de Lumière même les pierres. Donc tout est vivant. Tout est conçu avec la Lumière Divine et tout est très intelligent. Alors que je poursuivais mon voyage, je vis une énorme Lumière s’approcher. Je savais que c’était la Lumière Initiale, La Lumière de la Matrice du Soi Supérieur de notre Système Solaire. Puis tout le Système Solaire s’est présenté comme une Lumière dans des explosions de velours. Je pouvais voir toutes les énergies que ce Système Solaire générait, c’est un vrai Festival de Lumière. !

Je pouvais entendre la musique des Sphères. Notre système Solaire, comme tous les corps de Lumière Célestes génèrent une matrice de lumière, de sons et de vibrations qui lui sont propres. Sachez que les Humains font un bruit incroyable à chaque instant, tel des enfants qui joueraient dans la cours de récréation de l’Univers.

LUMIERELa Lumière m’a bien expliqué que la Mort n’existait pas et que nous sommes immortels. Nous sommes vivants depuis toujours ; Nous faisons partie d’un système qui se recycle lui-même sans cesse. Il ne m’a pas été demandé de revenir, je savais que je le ferais. C’était naturel. J’ignore à l’échelle du temps humain combien de temps je suis restée dans la Lumière. Une fois mes réponses obtenues, je savais que le retour était proche. Chaque humain a une vie différente et des questions propres. Chacun de nous explore la vie d’une façon unique. Et ceci est fondamental. Parce que chacun contribue à la Vision d’ensemble, à la complétude de la Vie. Nous sommes des Dieux explorant le Dieu Moi dans la danse infinie de la Vie. Votre unicité embellit toutes vies.

Alors que je retournais dans le cycle de la vie, je n’avais pas pensé que je reviendrais dans le même corps et cela ne m’a pas été dit. Je l’ai fait. J’avais complètement confiance. J’ai demandais à me souvenir de tout ce que j’avais vu et de tout ce que j’avais appris. J’ai entendu un « OUI » comme un baiser à mon âme. Alors je suis retournée à la Lumière au cœur du royaume vibratoire. Le processus s’est inversé et plus d’informations m’étaient données. Je suis revenue chez moi et le processus de réincarnation m’était expliqué. J’obtenais des réponses à ces questions : Comment cela marche ?

La terre est un grand processeur d’énergie et la conscience individuelle évolue en dehors de cela mais au sein de chacun. Je me suis imaginé en tant qu’humain pour la première fois et j’étais heureuse. De tout ce que j’avais vu, j’étais heureuse  d’être un atome dans l’Univers. Etre une partie humaine de Dieu, quelle bénédiction ! C’est fantastique. C’est une bénédiction au-delà de ce que l’on peut imaginer. Pour chacun d’entre nous, faire partie de cette expérience humaine, c’est fabuleux et Grandiose. Chacun d’entre nous, qu’importe où nous sommes, malade ou pas, nous sommes une bénédiction pour cette planète. Même là où vous êtes.

J’expérimentais le processus de réincarnation pensant redevenir un bébé quelque part. Mais un autre enseignement sur l’identité m’était donné et comment évolue la conscience. J’étais si surprise quand j’ai ouvert mes yeux. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai été étonnée de me retrouver dans mon corps, dans ma chambre avec le visage de quelqu’un au-dessus du mien. Un visage qui pleurait. C’était mon infirmière.

Elle m’avait trouvé morte. Mon corps était raide et inflexible. Puis elle est allée dans l’autre pièce. Je me suis réveillée et j’ai vu la Lumière à l’extérieur. Je voulais me lever pour sortir mais je suis tombée du lit. Elle a entendu le bruit, s’est précipitait et m’a trouvée parterre. Une fois que j’allais mieux, j’étais très impressionnée sur ce qui c’était passé pendant ma NDE. Dans un premier temps, j’avais du mal à me souvenir de tout cela. Je me demandais : suis-je en vie ? Ce monde me semblait être un rêve bien plus que ce que j’avais découvert. Au bout de trois jours, je me sentais « normale » à nouveau, mais plus lucide et malgré tout différente de ce que j’avais toujours ressenti. La mémoire de cette NDE est revenue un peu plus tard. Je ne voyais plus rien de négatif dans les êtres humains. Avant cela, je jugeais beaucoup, et je pensais que beaucoup de gens étaient « dérangés ». En fait, je pensais que nous étions tous un peu « dérangés ».

Trois mois plus tard, j’ai fait des examens. Je me sentais bien. Le médecin m’a dit : « Il n’y a plus rien ! » Je répondais : « ce doit être un miracle ! » Il a répondu : « non, ces choses arrivent et nous les appelons : rémissions spontanées ! » Il n’avait pas l’air étonné. Mais pour moi cela était un miracle et j’étais impressionnée. Pendant ma NDE, j’ai visité ce que vous appelez l’enfer et j’ai été très surprise. Je n’ai pas vu Satan ou le diable. Ma descente aux enfers était une descente dans la misère, l’ignorance et la souffrance de nos limitations. 

Cela semblait être une éternité misérable. Mais chaque âme avait une étoile autour qui lui était accessible à chaque instant. Mais personne ne semblait y prêter attention. Ces êtres étaient si fatigués par leurs rancoeurs, leurs traumas et leur misère. Mais après ce qui m’a semblé être une éternité, j’ai appelé la Lumière comme un enfant appelle ses parents quand il se sent en danger. Puis la Lumière est apparu et a formé un tube qui s’est dirigé vers moi, m’isolant de toutes ces peurs et douleurs. Voilà ce qu’est vraiment l’enfer. Nous sommes en train d’apprendre à nous retrouver à nous unir. Les portes de l’enfer sont ouvertes et nous allons pouvoir nous relier afin que nous sortions de cette misère, main dans la main. La Lumière s’est transformé en un Ange immense. Je lui demandais : « Etes–vous l’Ange de la Mort ? » Il m’a précisé qu’il était ma Présence Divine, la Matrice de mon Moi Supérieur. Puis je suis retournée à la Lumière. Bientôt nos scientifiques vont quantifier l’esprit. Les physiciens « fracassent » les atomes pour comprendre de quoi ils sont faits. Ils sont allés jusqu’aux quarks et charms, … Un jour ils atteindront cette petite chose qui fait que tout se tient ensemble et ils devront l’appeler… Dieu ? Nous commençons à peine à comprendre que nous aussi nous créons.

NDE

Lors de ma NDE, j’ai franchi un point, celui où nous dépassons tout le savoir, comprenant que Nous avons le pouvoir de créer. Et c’est ainsi que Dieu s’expanse au travers de nous. Depuis cette expérience, je rencontre la Lumière dans chacune de mes méditations. Chacun de vous peut le faire. Il n’est pas nécessaire de mourir ou de vivre une NDE. C’est en vous comme un équipement auquel vous êtes déjà connecté. Le corps est le plus magnifique Être de Lumière qui soit. Le corps est un univers d’infinies Lumières. L’esprit ne nous pousse pas à détruire ce corps. Ce n’est pas ce qui se passe. Ne cherchez pas à devenir Dieu, Dieu devient vous. Ici !

Je demandais, quelle est la meilleure des religions ? Avec beaucoup d’Amour la réponse fut : « Cela m’est égal ». Incroyable. Quand j’ai entendu cela, j’ai immédiatement compris que ce qui était important c’était Nous. Pour Dieu, il n’est pas important que vous soyez protestant, catholique, bouddhiste ou autre, car tout est une facette du tout. Tout est important. Pendant ma NDE, j’ai exploré le coté noir des déchets toxiques, des missiles nucléaires, la déforestation, et le problème démographique, … Je suis revenue en aimant chacun des problèmes. C’est un mandala que nous avons créé pour nous propulser vers un autre niveau de conscience. Nous prenons ainsi conscience que nous sommes tous interconnectés. Chaque bombe nous a poussé à dire : « cela suffit, nous n’en avons plus besoin ». Nous

sommes aujourd’hui dans un monde bien plus sûr que nous ne l’avons jamais été. Et il va devenir de plus en plus sûr. Je suis donc revenue de ma NDE aimant les bombes nucléaires car elle nous ont unis davantage. Ceci est si immense. Et Peter Russel a dit : « ces problèmes sont maintenant du côté de l’âme. Donc nous aurons des réponses de l’âme ».

Le déboisement de la forêt amazonienne va ralentir, et dans moins de 50 ans, il y aura plus d’arbres que jamais. Engagez-vous là où vous entendez l’appel. Mais ne soyez pas dépressif, tout fait partie d’un plan bien plus vaste. La Terre est en train de se domestiquer. Elle ne sera pas sauvage comme elle l’a été. Mais il y aura de grands espaces sauvages, des réserves où la nature pourra prospérer. La population croissante permettra une bascule des consciences. Cette bascule transformera la politique, l’argent et l’énergie. Depuis je respecte la Vie et la Mort. Dans notre Adn, nous avons ouvert les portes d’un grand secret. Bientôt, il nous sera possible de vivre dans ce corps aussi longtemps que nous le souhaitons. Après plus de 150 ans de vie, nous saurons intuitivement si nous voulons changer de canal.

Vivre pour toujours dans le même corps n’est pas aussi créatif que de se réincarner. Nous allons enfin comprendre la sagesse de Tout cela, et l’apprécier. Nous sommes vivants depuis toujours.

Ce corps dans lequel vous êtes a toujours été en vie ! Il provient d’un courant de vie qui ne cesse jamais, retournant vers le Big-bang et bien au-delà !

Traduit par Dominique-Claire Germain de Vivre Sa Légende

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Quand la douleur se réveille

Nos maladies ne sont pas le fait du hasard ni de la fatalité, mais un message de notre être intérieur, assure Michel Odoul dans Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi. Michel Odoul : « Notre corps parle, encore faut-il savoir l’entendre… »

LES YEUX chez francesca

C’est à la faveur d’un geste des plus anodins que tu as pu t’en rendre compte. Le matin sous la douche, en cherchant à te savonner l’aisselle droite, ou le soir en retirant ta chemise : cette douleur soudaine, inattendue, fulgurante, qui part de l’épaule gauche pour irradier jusqu’à l’avant-bras. Comme elle ne dure pas, la douleur – quelques secondes, une minute tout au plus, et puis plus rien –, tu n’as pas jugé urgent d’agir. La plupart de tes autres gestes avec ce bras se déploient sans difficulté. Tu te souviens d’une déchirure musculaire survenue quelques années auparavant, conséquence d’un « débéquillage » trop brusque de ton lourd scooter, et tu te dis que ça doit être ça, sans pouvoir te l’expliquer pour autant. Il n’y a pas eu cette fois de traumatisme particulier. Ça passera.

Mais de semaine en semaine, les difficultés se multiplient. Au lit, certaines positions te réveillent la nuit. Tu ne comprends toujours pas. Tu te dis que tu vieillis et tu t’en amuses. Tu célèbres ton cinquante-septième anniversaire. Trois, quatre mois se sont écoulés, et les douleurs continuent à se manifester, aussi intenses et brèves, moins imprévisibles désormais. Mais tu hésites encore à intervenir. En tapant « douleur à l’épaule » sur Google, tu consultes toutefois des sites médicaux plus ou moins crédibles. On y parle de tendinite, de capsulite. Le traitement est long. Électrothérapie, ondes de choc, mouvements de gymnastique réparatrice. Dans certains cas, une intervention chirurgicale s’avère nécessaire. Tu secoues la tête : pas pour toi, ces traitements. Des cataplasmes d’argile feront bien l’affaire. Du gel à l’arnica. Tu refuses que la médecine s’immisce dans ton corps. Il en va de même pour les examens préventifs du cancer : quelque part sur ton bureau traînent des documents t’invitant à procéder à une coloscopie gratuite. Merci bien. Il n’y a pas d’antécédents à ce type de cancer dans ta famille, pourquoi irais-tu te faire sonder les entrailles ? Tu l’as fait pour la prostate, oui, parce que, à force de courir les pissotières tous les quarts d’heure, il t’a paru opportun de vérifier que tu n’avais pas hérité de la prostate de ton père et son cancer tardif. Résultat : une expérience du doigté anal – pas si désagréable que ça – et un bilan heureusement négatif. Tu le savais bien. D’ailleurs, ton père s’en était très bien remis, à l’époque.

Et qu’on ne vienne pas te dire que tu es en pleine dénégation : tu nies la dénégation. Tu n’ignores évidemment pas que ton comportement constitue précisément le trait caractéristique de la dénégation, mais tu continues à récuser toute intervention médicale. Tu te dis « ceci est mon corps », mais comme si tu en étais à l’extérieur, comme un dédoublement.

identité

Un trou de mémoire inquiétant

Jusqu’au jour où deux autres incidents viennent troubler le confort de tes certitudes. Le premier te concerne encore. Ta petite personne. C’est un soir, aux alentours de 23 heures ; vous venez de faire l’amour – c’est ta compagne elle-même qui l’a énoncé ainsi : « Tu diras au médecin que nous avons fait l’amour juste avant, cela peut être important », et, plus que sa sollicitude, sa phrase t’a touché : « fait l’amour », tu finissais par en douter. Bref, au moment de prendre un livre pour lui proposer, selon vos habitudes post-coïtales, une lecture à haute voix, soudain tu te rends compte que tu as oublié tout ce que tu as fait dans les heures qui viennent de s’écouler. Le restaurant où vous avez dîné, effacé ; le film que vous avez commencé à visionner avant de passer au lit, aucun souvenir ; la conversation d’il y a quelques minutes, envolée. Et même plus tôt, l’entretien important que tu as eu dans l’après-midi : il n’est tout simplement plus présent dans ta tête. Tout le reste fonctionne normalement : tu t’exprimes distinctement, tes gestes sont cohérents, mais tu as la sensation d’un « effacement » de ta mémoire. « Un blanc, comme l’écran de l’ordinateur quand un fichier disparaît », décriras-tu le lendemain au médecin de SOS que, sous la pression de ton entourage, tu t’es résolu à consulter. « Impossible de charger les images. Quelque chose de comparable à ce que l’on éprouve au sortir de certaines siestes. Vous voyez ? » Le praticien se contente de secouer la tête d’un air dubitatif. Il traduit en latin le « trou de mémoire » que tu as évoqué : « ictus amnésique ». Il t’adresse à d’autres praticiens dont l’expertise est censée prendre la relève de ses propres limites. « La piste vasculaire doit être envisagée, dit-il sobrement. Je vous conseille d’aller aux urgences. » Pas tant en raison d’une hypothétique gravité de la situation que pour l’encombrement des services : il y a en effet des délais d’attente portant sur des semaines, voire des mois, pour une IRM ou une échographie cardiaque. Autant d’examens auxquels, en fin de compte, tu décides de renoncer. D’ailleurs, ta mémoire est revenue dès le réveil, ce matin-là. En entier, te semble-t-il. La totalité de tes « fichiers ». Un doute, cependant, subsiste en toi. D’autant que ton épaule est toujours gelée.

L’incident suivant concerne ton père. Peu de temps après l’épisode du mystérieux ictus, ta mère t’appelle pour t’informer qu’il vient d’être admis aux soins intensifs de l’hôpital de M. pour une « hémorragie anale abondante ». C’est elle qui l’a trouvé aux toilettes à la maison, dans une mare de sang. Elle t’a fourni une description détaillée de la scène, dont tu n’as pas retenu grand-chose, sinon le mot « caillot ». Tu aurais pu tourner de l’œil, ici même au téléphone, pendant que ta mère faisait preuve d’un sang-froid admirable. Elle a 80 ans, et l’an dernier, à peu près à la même date, c’est elle qui avait été hospitalisée pour une chute – dans la cuisine, l’angle du buffet lui avait défoncé l’orbite oculaire, il avait fallu opérer. Ton père a 86 ans et souffre d’un Alzheimer qui le rend totalement dépendant d’elle. Ils forment un couple fusionnel dont tu es l’unique produit, et toute séparation, pour un séjour à l’hôpital en particulier, est pour lui un drame absolu. En cas d’absence prolongée, voire définitive, de l’un ou de l’autre… Tu n’oses même pas y penser. Tu as pris conscience de ta propre mortalité et tu as peur.

Douleur physique ou douleur psychique ?

Ton épaule ne s’arrange pas. Une radio, quand même, tu y as cédé, indique cependant qu’il n’y a pas de « calcification des tendons de la coiffe des rotateurs » – ces mots te font sourire. Mais d’où te vient alors cette rigidité de bois, qui donnait déjà à ton kiné à l’époque du scooter l’impression de « masser une chaise » ? Depuis toujours, cette rigidité, ces muscles noués comme du chêne, du plus loin que tu t’en souviennes. À 15 ans, pour te protéger de ce que tu percevais comme un insupportable envahissement, tu as dressé le mur qui devait t’isoler de tes parents. Tu croyais t’en tirer de cette manière, n’est-ce pas ? Et maintenant les attaques d’angoisse qui te réveillent à 3 heures du matin et t’enlacent de culpabilité – celle que tu éprouves à l’égard de tes parents et de tes enfants, dont tu ne vas pas parler ici, la culpabilité « de ne pas en faire assez ». Est-ce dans ta tête seule que cela ne va pas ou dans « tout toi » ?

Ceci est ton corps, dis-tu, mais que fais-tu pour l’entretenir ? Le mériter ?

Le réintégrer ? Faire corps avec lui. Regarde-toi : tu as pris du ventre – tu ne peux pas le nier, tu es allé jusqu’à porter tes chemises chez le retoucheur pour qu’il les décintre. Après chaque repas tu t’assoupis avec l’impression de peser une tonne. Tout te pèse, en réalité. Tes parents, tes enfants, la vie. Ta libido, n’en parlons pas : à ce train-là, poussif comme une vieille loco, la prochaine étape, c’est Tintin et le losange bleu. Est-ce vraiment là ce que tu veux ?

Un jour de printemps tu es allé voir un ostéo. Un parmi d’autres, peu importe. Il t’a empoigné, malaxé, trituré et, dès la deuxième séance, ton épaule a retrouvé de l’amplitude. Il parlait de procéder à un « reset énergétique » (qu’il a prononcé « risette » avec un accent méridional qui t’a bien fait rire), présentait l’épaule gauche comme le siège de ta « féminité contrariée », mais pourquoi pas : le résultat était là. Un « certain » résultat : tu as pu retourner nager. Et nager, à son tour, t’a aidé à délier ton épaule, apaiser tes tensions, stimuler ton imaginaire.

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Soigner le corps par la marche

Maintenant, tu veux que les choses changent. Mais cette fois tu ne cèdes pas à la facilité qui, chez toi, s’exprime par l’action, le vouloir, le passage en force s’il le faut. Non, pour changer, tu commences par ne rien faire. Tu laisses le soleil te calciner la peau et te réchauffer de l’intérieur, le ressac de la mer t’hypnotiser. Tu ne médites pas, tu sombres. C’est ça : tu commences par t’enliser, par t’effondrer, t’annihiler. Comme s’il se révoltait de tant d’inaction, ton corps ne fonctionne plus du tout. Ton foie, ta vésicule biliaire, tes intestins semblent s’être englués dans une innommable mélasse, un archaïque magma. Au moindre mouvement, ton bras gauche hurle désormais son refus de participer à cette mascarade. Des éclairs de colère te parcourent, des tempêtes terribles, incompréhensibles, épuisantes. Et puis s’apaisent.

Tu pars marcher1. C’est idiot, marcher : un pas puis un autre et un autre, tu réapprends. C’est tellement bon. Tu respires : c’est bon aussi. Tu te laisses pénétrer, contaminer par l’air et tu dis ce que l’on dit dans ces cas-là : que tu revis. Tu ne manges presque plus, également. Beaucoup moins en tout cas : un fruit et un légume cuit le matin, des graines et des baies en chemin, un bouillon le soir, ça te suffit. Moins tu manges et mieux tu marches.

Tu t’ébroues en riant. La psychanalyse, que tu as entreprise il y a maintes années à présent et qui t’a construit, t’a édifié, t’a permis de grandir aussi, est devenue ta carapace. Tu sens bouillonner en toi cette envie de vivre, cette « énergie ». Envie de t’ouvrir. De toucher. D’être touché. Fécondé. Par l’inattendu. Tu te dis que tu pourrais même te remettre sérieusement à peindre. Ceci est mon corps : il est temps, en effet, de te défaire de ton armure rouillée, chevalier !

Nul ne dit que ce sera facile. Tu marches, ton chemin longe un précipice. Tu t’arrêtes, tu contemples le vide. En t’élançant là maintenant, tu t’envolerais comme un oiseau et tous tes problèmes seraient résolus. Les fardeaux qui t’accablent, l’angoisse qui t’étreint. C’est si beau un oiseau qui plane. Tu recules avec effroi. Toi tu ne planerais pas, tu t’écraserais là tout en bas, sur la roche bleutée qui luit au soleil. Un oiseau, oui, mais rendu définitivement intouchable.

Tu reprends ta marche en frémissant. Tu t’es fichu une sacrée frousse, hein ? Mais tu n’as pas sauté. Tu as pensé mourir, mais tu ne l’as pas fait. Tu te sens un peu plus libre, de ne pas l’avoir fait. Dying is not an option. Mais peut-être te fallait-il le croire, l’entrevoir, pour t’en débarrasser.

Tu nages, tu marches. Et voilà que tu cours, dis-tu ? Oh, n’exagère pas, tu trottines, en faisant grincer tes articulations d’antique guimbarde. Mais suffisamment quand même pour sentir à nouveau tes muscles durcir dans l’effort, l’agréable fatigue après, et même la douleur résiduelle du lendemain confine au plaisir. Progressivement tu réintègres ton corps. Tu ne prétends pas avoir trouvé la solution définitive et universelle à tous tes maux – tu n’as de leçon à donner à personne. Mais tu as trouvé une approche dont la modestie t’encourage à la partager : tu as découvert que parfois il suffisait d’en faire un peu. D’en faire moins. Une révélation, pour toi qui as une telle passion de l’intensité : juste ça, un peu.

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Connaissez-vous les pensées compulsives – comment s’en libérer

 Ce flux de pensées qui  défilent dans la tête, souvent négatives, souvent absurdes, et qui créent brouillage intérieur, saturation mentale et stress quand on les laisse prendre le dessus?

Les détails sont propres à chacun, mais certains thèmes sont récurrents. Cela vous arrive-t-il de vous juger durement et de juger les autres d’être trop de ceci et pas assez de cela? D’entretenir des pensées anxieuses et d’imaginer que le pire scénario est en train de se réaliser même si dans la réalité tout va bien?

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Suivez-vous le fil de ces pensées pour en créer d’autres encore plus excessives et en fin de compte vous sentir anxieux, frustré, impatient, coupable, honteux ou toute autre émotion qui vous tire vers le bas? Et est-ce que parfois vous finissez par agir d’une façon dont vous n’êtes pas fier ou que vous regrettez carrément par la suite?

Soyons honnêtes, nous le faisons tous à des moments différents et à des degrés différents. Nous relâchons le contrôle, permettons (oui, permettons, car nous avons un choix!) à notre mental de prendre le volant et adhérons aux scénarios farfelus et négatifs qu’il nous propose. Ensuite, nous créons ce qui peut sembler comme l’enfer sur terre, un genre de film qui n’existe ailleurs que dans notre tête. Cela nous épuise, nous mine et nous empêche d’avancer et de nous réaliser à notre plein potentiel.

Pourtant, nous ne sommes pas que ces pensées lourdes. Nous portons également en nous une grande sagesse, la sagesse du cœur qui est toujours là, et qui est capable de nous donner l’heure juste. L’heure juste sur qui nous sommes vraiment – des êtres magnifiques et parfaitement imparfaits – et sur ce que nous avons à faire pour accomplir notre mission sur terre.

Voilà, c’est dit, vous n’êtes pas prisonnier de ces pensées compulsives et vous avez plus de contrôle et d’agence que vous l’imaginiez. Car la capacité d’affaiblir le pouvoir de ces pensées veille en chacun de nous à tout moment. Alors, comment y accéder?

Il s’agit tout simplement d’éveiller la conscience en soi, cette capacité de nous observer et de nous distancier des danses de notre mental. Plus concrètement, quand vous vous sentez moche, stressé, anxieux, etc., c’est signe que les pensées compulsives sont au rendez-vous. Youpie, vous avez une chance inouïe de vous entrainer à créer une autre habitude que celle d’embarquer aveuglément dans leur jeu! Rappelez-vous que ce ne sont que des pensées aléatoires et non la vérité absolue. Ensuite :

  1. Respirez!

Prenez au moins deux grandes respirations, lentement, tout en vous concentrant sur une sensation physique. Cette étape est cruciale pour ralentir le mental, vous ramener dans votre corps et vous donner le temps de vous observer. Prenez autant de respirations dont vous avez besoin.

  1. Analysez

Essayez de retracer vos pas pour savoir quelle(s) pensée(s) vous avez choisi de croire et qui a mené aux sentiments inconfortables. Au début, ce n’est pas toujours évident, tellement le chemin entre pensée et émotion est court, mais sachez que la pratique nous rend de plus en plus habiles.

  1. Nommez

Nommez la ou les pensée(s) avec autant de détail que vous en êtes capables, pour en prendre une bonne distance. Si le contexte le permet, vous pouvez même parler à haute voix. Amusez-vous à vous entretenir avec ces pensées négatives, car au fond c’est un grand jeu!

  1. Branchez-vous

Il n’y a rien qui met les pensées compulsives à leur place plus vite qu’un entretien avec notre sagesse interne, lui qui procure en nous des sentiments d’expansion, de confiance et d’amour. Les respirations profondes vous aideront à y avoir accès, et vous pouvez également lire Maîtrisez votre GPS interne en 5 étapes simples pour aller plus en profondeur.

  1. Observez, observez, observez!

Portez attention aux personnes, situations et contextes dans votre vie qui déclenchent un flux de pensées compulsives, et ceux au contraire qui favorisent une harmonie intérieure et la présence de votre sagesse. Organisez-vous pour augmenter les occurrences du dernier et réduire votre exposition au premier.

Pour moi, la maîtrise des pensées compulsives relève de l’ordre de la magie; la magie de nous réveiller comme d’un rêve, d’éveiller notre conscience en nous, assez pour nous rendre compte qu’il y a une pensée compulsive. Qu’elle nous a atteints. Qu’elle n’est pas vraie. Qu’il y a un choix. Et de choisir notre réponse en toute conscience. C’est aussi simple et aussi magique que cela.

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Et que cela fait du bien de le faire! On se sent fier d’avoir déjoué les pensées; on se sent libéré, délivré de quelque chose qui nous nuisait; on récupère de l’énergie vitale; on renforce notre confiance en nous et notre capacité de nous observer et, finalement, on jouit d’un grand espace intérieur, occupé ultérieurement par les pensées compulsives et maintenant libre pour des expériences et des états nettement plus élevés.

En fin de compte, affaiblir nos pensées compulsives nous permet tout simplement de retrouver un état d’harmonie intérieure qui nous est propre et qui est tout à fait naturel. Certes, cela implique un certain vouloir et une assiduité, mais les récompenses en valent amplement l’effort.

Source : Minnie Richardson –  Coach de vie et praticienne en travail rituel, j’accompagne les personnes mûres et motivées à éveiller la conscience en soi pour créer et mener, en toute conscience, des vies remplies de sens et de magie.

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Penser à SOI…. un bon remède

 

Arrêter de se plaindre, c’est commencer par apprendre à dire « non ». Quand on se plaint, c’est aussi parce que l’on a accepté de faire des choses alors que l’on n’avait pas envie de les faire ou pour lesquelles on n’avait pas vraiment la compétence. On en revient à ce sacrifice de soi-même envers les autres.

Se plaindre sans cesse est un obstacle au développement personnel : on dit toujours que ce sont les autres, le monde, qui sont responsables. Ce qui nous évite de prendre notre histoire en main. En fait, être dans la plainte permanente est un moyen de ne pas grandir.

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Il faut donc trouver un moyen de se rendre plus autonome : on peut par exemple entamer un travail personnel de réflexion, se tourner vers le yoga ou la sophrologie, pour un élargissement du champ de conscience. Les disciplines fondées sur la respiration et le souffle aident à découvrir un état d’être différent, et à prendre conscience autrement de soi.

Happés dans une course contre la montre perpétuelle, sans cesse sollicités, que cela soit en famille, entre amis ou au travail, nous en oublions bien souvent de nous accorder des moments pour nous retrouver en tête à tête avec nous-mêmes. Pourtant, penser à soi est essentiel. Les conseils de Luce Janin Devillars.

« Penser à soi, c’est commencer par arrêter d’être toujours dans le sacrifice et dans le service aux autres, que cela soit à la maison ou au travail. Tout d’abord, on peut décider de s’accorder des moments entièrement dédiés à soi : cela peut être une séance de shopping, une promenade dans la forêt, ou tout simplement une heure à rêver assise sur une chaise.

Ensuite, pourquoi ne pas se fixer des priorités envers soi, et s’offrir les cadeaux que l’on donne aux autres en général : cela peut être des objets, mais surtout, du temps. On prend l’habitude de « nourrir » les autres – son entourage familial et professionnel – comme lorsque l’on fait un repas. En faisant cela, on s’oublie : on finit par servir les autres mais plus soi-même.

C’est vrai que culturellement, on a tendance à nous dire que prendre du temps pour soi, c’est être égoïste. On nous demande d’être dans le sacrifice. En réalité, c’est être capable de s’aimer soi-même autant que l’on aime les autres. Penser à soi est une nourriture psychique, qui permet de s’ouvrir sur soi-même. A chacun d’entre nous de trouver la façon de le faire selon ses goûts et ses envies. »

Luce Janin Devillars, expert « Soi »

A la fois psychologue clinicienne, psychanalyste. Elle est également coach en entreprise.

En savoir plus sur http://www.janindevillars.com

A lire :
– Changer sa vie (Pocket, 2003)
– Ces morts qui vivent en nous(Fayard, 2005)

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Retrouver la santé grâce à l’alimentation

 

Changer d’alimentation est une chose délicate et complexe. Evidemment, on peut se mettre en situation de « régime » et donc de privations pendant un court délai, soit pour des raisons médicales, soit pour perdre du poids. Mais les conséquences sont fâcheuses : on a tendance à compenser à la suite de cette période, on se sent privé, désocialisé… L’alimentation est très étroitement lié à l’émotionnel. Et c’est également un facteur social primordial.

Il faut donc tenir compte de ces deux éléments pour se lancer dans un changement alimentaire. Nous parlons bien de changement alimentaire et non pas de phase de régime qui est à proscrire. Il s’agit de trouver un équilibre qui soit permanent et plaisant. Il est fondamental de trouver du plaisir dans l’alimentation et on ne doit en aucun cas se trouver en situation de privation. Donc nous allons chercher à remplacer tout aliment plaisir « nocif » par un aliment plaisir « santé », agir de façon progressive et non brutale. Il faut savoir qu’un aliment « santé » devient forcément un aliment plaisir. Il faut faire confiance à notre corps qui sait ce qui est bon pour lui et ce dernier transmet en retour le plaisir de l’assimiler.

Ce qu’il faut retenir et qui est essentiel, c’est que chaque individu a une alimentation qui lui est propre et un cadre émotionnel particulier. Tout changement est compliqué surtout s’il doit s’inscrire dans la durée. Il nécessite un suivi régulier et précis. Il y a autant de façons de changer d’alimentation que d’individus, et à moins de connaître parfaitement son corps et ses facultés, il vaut mieux que la personne soit accompagnée dans sa démarche, principalement par un professionnel, mais aussi par ses proches, pour l’aider à endurer cette période difficile émotionnellement et socialement.

Interview de Patricia PIASCO paru au magazine www.meditationfrance.com

santé

Question : Pouvez-vous nous parler de votre propre expérience ? Comment en êtes-vous à comprendre le lien entre l’émotionnel et l’alimentation ?

Pour ma part j’ai eu la chance de grandir avec des grands-mères et une maman qui cuisinaient beaucoup. J’ai connus de vrais repas dominicaux préparés depuis la veille et partagés par les grands parents, enfants et petits-enfants. Là on est déjà en plein dans l’émotionnel : le repas qui rassemble, pendant lequel on se chamaille… Ma grand-mère cuisinait pour nous faire plaisir, on mangeait aussi plus que notre faim pour lui faire plaisir.

Ensuite quand je suis arrivée au Maroc et que je suis passée à une tout autre activité professionnelle avec ma maison d’hôtes puis mon restaurant, il a été naturel pour moi de cuisiner avant tout pour « faire plaisir » à mes clients. Puis mon histoire personnelle a fait que j’ai connu des soucis de santé, insolvables pour la médecine traditionnelle, avec des soucis fonctionnels hépatiques et intestinaux.

Je ne pouvais tout simplement plus rien manger mis à part un bol de soupe le soir et boire des jus de citron. A partir de ce moment-là, j’ai commencé à comprendre profondément le lien entre l’alimentation, l’émotionnel et la santé. De toute évidence c’est avant tout l’émotionnel, le rythme de vie que je me suis imposé qui ont provoqué cet état de santé, mais bien sûr l’alimentation est forcément impliquée. Non pas que je mangeais mal mais très certainement de façon non adaptée. Cela a été le début de mon chemin qui m’a amenée à reprendre des études pour prétendre à devenir thérapeute, et à proposer des conseils autour de l’alimentation.

J’ai connu depuis le plaisir de pouvoir à nouveau manger tous les aliments. Mon alimentation a bien-sûr beaucoup évolué, et mes goûts également. J’aime aujourd’hui beaucoup les aliments bruts sans trop de préparation, ce qui ne veut pas dire sans goût. Et l’alimentation m’apporte aujourd’hui plus que du plaisir mais également la sensation d’apporter profondément à mon corps ce qui lui convient. Et cela donne un bien-être bien au-dessus d’un plaisir fugace.

stage

Question : Comment savoir quelle est l’alimentation qui nous est adaptée ? Sur quelles données vous vous basez pour faire un accompagnement personnalisé ?

Là est la grande problématique.
C’est à la fois très simple et très complexe.
Il y a bien sûr des grandes règles de base.

Nous digérons tous selon le même processus et nous connaissons tous plus ou moins les poisons et aliments néfastes (produits chimiques, graisses frites, trans…) Et puis les besoins journaliers de chacun en fonction de son âge sont très bien indiqués avec des chiffres officiels, pour tous les nutriments. A partir de là je pourrais me contenter de compter les apports en calories et vérifier que les répartitions entre les différentes familles de nutriments sont correctes et de les corriger si besoin en fonction de l’état de santé, de la masse corporelle et de l’activité physique de la personne. Ça c’est le travail des diététiciens et des nutritionnistes.

Moi je vais prendre la personne dans sa globalité, explorer son mode de vie, son état de santé, ses goûts et ses habitudes culinaires.

Le premier entretien dure environ 1h30, parfois plus.
Je me base sur l’histoire complète de la personne qui est en face de moi.
Certains vont avoir des caractéristiques émotionnelles fortes, pour d’autre ce sera plutôt au niveau santé, ou des contraintes lourdes au niveau de leur cadre de vie. Et en fonction de tout ça nous allons mettre en place un objectif, pas du tout en terme de poids, ni de temps, mais par exemple : se débarrasser d’une fatigue chronique, ou d’une addiction forte au sucre, accompagner un traitement médical lourd et gommer les effets secondaires… Bien évidemment, je suis des personnes qui ont besoin de gagner ou de perdre du poids, mais l’objectif ne sera jamais posé en nombre de kilos.

Je vais mettre en place un programme avec des étapes, qui vont être différentes d’une personne à l’autre.
Souvent, mais pas systématiquement, nous commençons par des nettoyages des organes du système digestif (intestins, foie…).

Bien être

Des propositions de rythme de vie, des soins corporels sont proposés. Et puis bien évidemment des changements alimentaires qui se font toujours par étapes pour éviter les grosses ruptures et les sensations de privation, et aussi pour suivre pas à pas les réactions qui sont très différentes d’une personne à l’autre. Face à une même modification, chaque organisme aura sa façon de réagir, et nous enverra un message qu’il faut écouter. Et ensuite il faut adapter l’alimentation. Et puis bien sûr je donne des recettes, trucs et astuces par écrit, dans le cadre d’ateliers et également dans un programme de vidéos. C’est une grosse partie, il faut toujours avoir le plaisir de manger. Les fréquences des points de suivi varient, mais en principe nous démarrons avec un point ou deux mensuel avec des ateliers cuisine ou des vidéos. Pour certaines personnes il s’agit de suivi journalier, et pour d’autres cela passe par l’envoi hebdomadaire de menus et des stages réguliers. Et chose importante, je travaille avec un réseau de thérapeutes complémentaires que je conseille en fonction des problématiques de chacun.

Question : Dans vos stages vous consacrez aussi du temps à la méditation et au yoga. Quels types de yoga et de techniques de méditations proposez-vous ?

Pour ce qui est du yoga, un professeur intervient à chaque stage.
Pour l’instant je collabore avec deux professeurs : Stéphanie Billard qui est basée entre Paris et Marrakech et Olivia Marchant-Rey basée à Marrakech. Toutes deux se sont formées à plusieurs types de yoga et ont suffisamment d’expérience pour s’adapter au public de nos stages. Elles accompagnent donc réellement le travail qui est fait pendant les séjours et chaque phase du séjour.

Quant à la méditation, je suis l’enseignement du Zen, puisque c’est l’enseignement que je suis depuis maintenant une vingtaine d’année. J’ai été ordonnée par le Maitre zen Roland Yuno Rech il y a déjà 16 ans.
La méditation apporte un vrai accompagnement pendant le déroulement des stages. Beaucoup de choses se déclenchent ou sont évacuées, grâce aux séances tant au niveau émotionnel que physique. Le lâcher prise de la méditation est un véritable catalyseur.

L’Atelier Cuisine Santé propose un accompagnement pas à pas avec un programme personnalisé, des recettes, des conseils, une écoute quotidienne ainsi que des soins facilement réalisables à la maison.


SOURCE :
Site web et Blog – Chaîne YouTube

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