Quand la douleur se réveille

Nos maladies ne sont pas le fait du hasard ni de la fatalité, mais un message de notre être intérieur, assure Michel Odoul dans Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi. Michel Odoul : « Notre corps parle, encore faut-il savoir l’entendre… »

LES YEUX chez francesca

C’est à la faveur d’un geste des plus anodins que tu as pu t’en rendre compte. Le matin sous la douche, en cherchant à te savonner l’aisselle droite, ou le soir en retirant ta chemise : cette douleur soudaine, inattendue, fulgurante, qui part de l’épaule gauche pour irradier jusqu’à l’avant-bras. Comme elle ne dure pas, la douleur – quelques secondes, une minute tout au plus, et puis plus rien –, tu n’as pas jugé urgent d’agir. La plupart de tes autres gestes avec ce bras se déploient sans difficulté. Tu te souviens d’une déchirure musculaire survenue quelques années auparavant, conséquence d’un « débéquillage » trop brusque de ton lourd scooter, et tu te dis que ça doit être ça, sans pouvoir te l’expliquer pour autant. Il n’y a pas eu cette fois de traumatisme particulier. Ça passera.

Mais de semaine en semaine, les difficultés se multiplient. Au lit, certaines positions te réveillent la nuit. Tu ne comprends toujours pas. Tu te dis que tu vieillis et tu t’en amuses. Tu célèbres ton cinquante-septième anniversaire. Trois, quatre mois se sont écoulés, et les douleurs continuent à se manifester, aussi intenses et brèves, moins imprévisibles désormais. Mais tu hésites encore à intervenir. En tapant « douleur à l’épaule » sur Google, tu consultes toutefois des sites médicaux plus ou moins crédibles. On y parle de tendinite, de capsulite. Le traitement est long. Électrothérapie, ondes de choc, mouvements de gymnastique réparatrice. Dans certains cas, une intervention chirurgicale s’avère nécessaire. Tu secoues la tête : pas pour toi, ces traitements. Des cataplasmes d’argile feront bien l’affaire. Du gel à l’arnica. Tu refuses que la médecine s’immisce dans ton corps. Il en va de même pour les examens préventifs du cancer : quelque part sur ton bureau traînent des documents t’invitant à procéder à une coloscopie gratuite. Merci bien. Il n’y a pas d’antécédents à ce type de cancer dans ta famille, pourquoi irais-tu te faire sonder les entrailles ? Tu l’as fait pour la prostate, oui, parce que, à force de courir les pissotières tous les quarts d’heure, il t’a paru opportun de vérifier que tu n’avais pas hérité de la prostate de ton père et son cancer tardif. Résultat : une expérience du doigté anal – pas si désagréable que ça – et un bilan heureusement négatif. Tu le savais bien. D’ailleurs, ton père s’en était très bien remis, à l’époque.

Et qu’on ne vienne pas te dire que tu es en pleine dénégation : tu nies la dénégation. Tu n’ignores évidemment pas que ton comportement constitue précisément le trait caractéristique de la dénégation, mais tu continues à récuser toute intervention médicale. Tu te dis « ceci est mon corps », mais comme si tu en étais à l’extérieur, comme un dédoublement.

identité

Un trou de mémoire inquiétant

Jusqu’au jour où deux autres incidents viennent troubler le confort de tes certitudes. Le premier te concerne encore. Ta petite personne. C’est un soir, aux alentours de 23 heures ; vous venez de faire l’amour – c’est ta compagne elle-même qui l’a énoncé ainsi : « Tu diras au médecin que nous avons fait l’amour juste avant, cela peut être important », et, plus que sa sollicitude, sa phrase t’a touché : « fait l’amour », tu finissais par en douter. Bref, au moment de prendre un livre pour lui proposer, selon vos habitudes post-coïtales, une lecture à haute voix, soudain tu te rends compte que tu as oublié tout ce que tu as fait dans les heures qui viennent de s’écouler. Le restaurant où vous avez dîné, effacé ; le film que vous avez commencé à visionner avant de passer au lit, aucun souvenir ; la conversation d’il y a quelques minutes, envolée. Et même plus tôt, l’entretien important que tu as eu dans l’après-midi : il n’est tout simplement plus présent dans ta tête. Tout le reste fonctionne normalement : tu t’exprimes distinctement, tes gestes sont cohérents, mais tu as la sensation d’un « effacement » de ta mémoire. « Un blanc, comme l’écran de l’ordinateur quand un fichier disparaît », décriras-tu le lendemain au médecin de SOS que, sous la pression de ton entourage, tu t’es résolu à consulter. « Impossible de charger les images. Quelque chose de comparable à ce que l’on éprouve au sortir de certaines siestes. Vous voyez ? » Le praticien se contente de secouer la tête d’un air dubitatif. Il traduit en latin le « trou de mémoire » que tu as évoqué : « ictus amnésique ». Il t’adresse à d’autres praticiens dont l’expertise est censée prendre la relève de ses propres limites. « La piste vasculaire doit être envisagée, dit-il sobrement. Je vous conseille d’aller aux urgences. » Pas tant en raison d’une hypothétique gravité de la situation que pour l’encombrement des services : il y a en effet des délais d’attente portant sur des semaines, voire des mois, pour une IRM ou une échographie cardiaque. Autant d’examens auxquels, en fin de compte, tu décides de renoncer. D’ailleurs, ta mémoire est revenue dès le réveil, ce matin-là. En entier, te semble-t-il. La totalité de tes « fichiers ». Un doute, cependant, subsiste en toi. D’autant que ton épaule est toujours gelée.

L’incident suivant concerne ton père. Peu de temps après l’épisode du mystérieux ictus, ta mère t’appelle pour t’informer qu’il vient d’être admis aux soins intensifs de l’hôpital de M. pour une « hémorragie anale abondante ». C’est elle qui l’a trouvé aux toilettes à la maison, dans une mare de sang. Elle t’a fourni une description détaillée de la scène, dont tu n’as pas retenu grand-chose, sinon le mot « caillot ». Tu aurais pu tourner de l’œil, ici même au téléphone, pendant que ta mère faisait preuve d’un sang-froid admirable. Elle a 80 ans, et l’an dernier, à peu près à la même date, c’est elle qui avait été hospitalisée pour une chute – dans la cuisine, l’angle du buffet lui avait défoncé l’orbite oculaire, il avait fallu opérer. Ton père a 86 ans et souffre d’un Alzheimer qui le rend totalement dépendant d’elle. Ils forment un couple fusionnel dont tu es l’unique produit, et toute séparation, pour un séjour à l’hôpital en particulier, est pour lui un drame absolu. En cas d’absence prolongée, voire définitive, de l’un ou de l’autre… Tu n’oses même pas y penser. Tu as pris conscience de ta propre mortalité et tu as peur.

Douleur physique ou douleur psychique ?

Ton épaule ne s’arrange pas. Une radio, quand même, tu y as cédé, indique cependant qu’il n’y a pas de « calcification des tendons de la coiffe des rotateurs » – ces mots te font sourire. Mais d’où te vient alors cette rigidité de bois, qui donnait déjà à ton kiné à l’époque du scooter l’impression de « masser une chaise » ? Depuis toujours, cette rigidité, ces muscles noués comme du chêne, du plus loin que tu t’en souviennes. À 15 ans, pour te protéger de ce que tu percevais comme un insupportable envahissement, tu as dressé le mur qui devait t’isoler de tes parents. Tu croyais t’en tirer de cette manière, n’est-ce pas ? Et maintenant les attaques d’angoisse qui te réveillent à 3 heures du matin et t’enlacent de culpabilité – celle que tu éprouves à l’égard de tes parents et de tes enfants, dont tu ne vas pas parler ici, la culpabilité « de ne pas en faire assez ». Est-ce dans ta tête seule que cela ne va pas ou dans « tout toi » ?

Ceci est ton corps, dis-tu, mais que fais-tu pour l’entretenir ? Le mériter ?

Le réintégrer ? Faire corps avec lui. Regarde-toi : tu as pris du ventre – tu ne peux pas le nier, tu es allé jusqu’à porter tes chemises chez le retoucheur pour qu’il les décintre. Après chaque repas tu t’assoupis avec l’impression de peser une tonne. Tout te pèse, en réalité. Tes parents, tes enfants, la vie. Ta libido, n’en parlons pas : à ce train-là, poussif comme une vieille loco, la prochaine étape, c’est Tintin et le losange bleu. Est-ce vraiment là ce que tu veux ?

Un jour de printemps tu es allé voir un ostéo. Un parmi d’autres, peu importe. Il t’a empoigné, malaxé, trituré et, dès la deuxième séance, ton épaule a retrouvé de l’amplitude. Il parlait de procéder à un « reset énergétique » (qu’il a prononcé « risette » avec un accent méridional qui t’a bien fait rire), présentait l’épaule gauche comme le siège de ta « féminité contrariée », mais pourquoi pas : le résultat était là. Un « certain » résultat : tu as pu retourner nager. Et nager, à son tour, t’a aidé à délier ton épaule, apaiser tes tensions, stimuler ton imaginaire.

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Soigner le corps par la marche

Maintenant, tu veux que les choses changent. Mais cette fois tu ne cèdes pas à la facilité qui, chez toi, s’exprime par l’action, le vouloir, le passage en force s’il le faut. Non, pour changer, tu commences par ne rien faire. Tu laisses le soleil te calciner la peau et te réchauffer de l’intérieur, le ressac de la mer t’hypnotiser. Tu ne médites pas, tu sombres. C’est ça : tu commences par t’enliser, par t’effondrer, t’annihiler. Comme s’il se révoltait de tant d’inaction, ton corps ne fonctionne plus du tout. Ton foie, ta vésicule biliaire, tes intestins semblent s’être englués dans une innommable mélasse, un archaïque magma. Au moindre mouvement, ton bras gauche hurle désormais son refus de participer à cette mascarade. Des éclairs de colère te parcourent, des tempêtes terribles, incompréhensibles, épuisantes. Et puis s’apaisent.

Tu pars marcher1. C’est idiot, marcher : un pas puis un autre et un autre, tu réapprends. C’est tellement bon. Tu respires : c’est bon aussi. Tu te laisses pénétrer, contaminer par l’air et tu dis ce que l’on dit dans ces cas-là : que tu revis. Tu ne manges presque plus, également. Beaucoup moins en tout cas : un fruit et un légume cuit le matin, des graines et des baies en chemin, un bouillon le soir, ça te suffit. Moins tu manges et mieux tu marches.

Tu t’ébroues en riant. La psychanalyse, que tu as entreprise il y a maintes années à présent et qui t’a construit, t’a édifié, t’a permis de grandir aussi, est devenue ta carapace. Tu sens bouillonner en toi cette envie de vivre, cette « énergie ». Envie de t’ouvrir. De toucher. D’être touché. Fécondé. Par l’inattendu. Tu te dis que tu pourrais même te remettre sérieusement à peindre. Ceci est mon corps : il est temps, en effet, de te défaire de ton armure rouillée, chevalier !

Nul ne dit que ce sera facile. Tu marches, ton chemin longe un précipice. Tu t’arrêtes, tu contemples le vide. En t’élançant là maintenant, tu t’envolerais comme un oiseau et tous tes problèmes seraient résolus. Les fardeaux qui t’accablent, l’angoisse qui t’étreint. C’est si beau un oiseau qui plane. Tu recules avec effroi. Toi tu ne planerais pas, tu t’écraserais là tout en bas, sur la roche bleutée qui luit au soleil. Un oiseau, oui, mais rendu définitivement intouchable.

Tu reprends ta marche en frémissant. Tu t’es fichu une sacrée frousse, hein ? Mais tu n’as pas sauté. Tu as pensé mourir, mais tu ne l’as pas fait. Tu te sens un peu plus libre, de ne pas l’avoir fait. Dying is not an option. Mais peut-être te fallait-il le croire, l’entrevoir, pour t’en débarrasser.

Tu nages, tu marches. Et voilà que tu cours, dis-tu ? Oh, n’exagère pas, tu trottines, en faisant grincer tes articulations d’antique guimbarde. Mais suffisamment quand même pour sentir à nouveau tes muscles durcir dans l’effort, l’agréable fatigue après, et même la douleur résiduelle du lendemain confine au plaisir. Progressivement tu réintègres ton corps. Tu ne prétends pas avoir trouvé la solution définitive et universelle à tous tes maux – tu n’as de leçon à donner à personne. Mais tu as trouvé une approche dont la modestie t’encourage à la partager : tu as découvert que parfois il suffisait d’en faire un peu. D’en faire moins. Une révélation, pour toi qui as une telle passion de l’intensité : juste ça, un peu.

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Connaissez-vous les pensées compulsives – comment s’en libérer

 Ce flux de pensées qui  défilent dans la tête, souvent négatives, souvent absurdes, et qui créent brouillage intérieur, saturation mentale et stress quand on les laisse prendre le dessus?

Les détails sont propres à chacun, mais certains thèmes sont récurrents. Cela vous arrive-t-il de vous juger durement et de juger les autres d’être trop de ceci et pas assez de cela? D’entretenir des pensées anxieuses et d’imaginer que le pire scénario est en train de se réaliser même si dans la réalité tout va bien?

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Suivez-vous le fil de ces pensées pour en créer d’autres encore plus excessives et en fin de compte vous sentir anxieux, frustré, impatient, coupable, honteux ou toute autre émotion qui vous tire vers le bas? Et est-ce que parfois vous finissez par agir d’une façon dont vous n’êtes pas fier ou que vous regrettez carrément par la suite?

Soyons honnêtes, nous le faisons tous à des moments différents et à des degrés différents. Nous relâchons le contrôle, permettons (oui, permettons, car nous avons un choix!) à notre mental de prendre le volant et adhérons aux scénarios farfelus et négatifs qu’il nous propose. Ensuite, nous créons ce qui peut sembler comme l’enfer sur terre, un genre de film qui n’existe ailleurs que dans notre tête. Cela nous épuise, nous mine et nous empêche d’avancer et de nous réaliser à notre plein potentiel.

Pourtant, nous ne sommes pas que ces pensées lourdes. Nous portons également en nous une grande sagesse, la sagesse du cœur qui est toujours là, et qui est capable de nous donner l’heure juste. L’heure juste sur qui nous sommes vraiment – des êtres magnifiques et parfaitement imparfaits – et sur ce que nous avons à faire pour accomplir notre mission sur terre.

Voilà, c’est dit, vous n’êtes pas prisonnier de ces pensées compulsives et vous avez plus de contrôle et d’agence que vous l’imaginiez. Car la capacité d’affaiblir le pouvoir de ces pensées veille en chacun de nous à tout moment. Alors, comment y accéder?

Il s’agit tout simplement d’éveiller la conscience en soi, cette capacité de nous observer et de nous distancier des danses de notre mental. Plus concrètement, quand vous vous sentez moche, stressé, anxieux, etc., c’est signe que les pensées compulsives sont au rendez-vous. Youpie, vous avez une chance inouïe de vous entrainer à créer une autre habitude que celle d’embarquer aveuglément dans leur jeu! Rappelez-vous que ce ne sont que des pensées aléatoires et non la vérité absolue. Ensuite :

  1. Respirez!

Prenez au moins deux grandes respirations, lentement, tout en vous concentrant sur une sensation physique. Cette étape est cruciale pour ralentir le mental, vous ramener dans votre corps et vous donner le temps de vous observer. Prenez autant de respirations dont vous avez besoin.

  1. Analysez

Essayez de retracer vos pas pour savoir quelle(s) pensée(s) vous avez choisi de croire et qui a mené aux sentiments inconfortables. Au début, ce n’est pas toujours évident, tellement le chemin entre pensée et émotion est court, mais sachez que la pratique nous rend de plus en plus habiles.

  1. Nommez

Nommez la ou les pensée(s) avec autant de détail que vous en êtes capables, pour en prendre une bonne distance. Si le contexte le permet, vous pouvez même parler à haute voix. Amusez-vous à vous entretenir avec ces pensées négatives, car au fond c’est un grand jeu!

  1. Branchez-vous

Il n’y a rien qui met les pensées compulsives à leur place plus vite qu’un entretien avec notre sagesse interne, lui qui procure en nous des sentiments d’expansion, de confiance et d’amour. Les respirations profondes vous aideront à y avoir accès, et vous pouvez également lire Maîtrisez votre GPS interne en 5 étapes simples pour aller plus en profondeur.

  1. Observez, observez, observez!

Portez attention aux personnes, situations et contextes dans votre vie qui déclenchent un flux de pensées compulsives, et ceux au contraire qui favorisent une harmonie intérieure et la présence de votre sagesse. Organisez-vous pour augmenter les occurrences du dernier et réduire votre exposition au premier.

Pour moi, la maîtrise des pensées compulsives relève de l’ordre de la magie; la magie de nous réveiller comme d’un rêve, d’éveiller notre conscience en nous, assez pour nous rendre compte qu’il y a une pensée compulsive. Qu’elle nous a atteints. Qu’elle n’est pas vraie. Qu’il y a un choix. Et de choisir notre réponse en toute conscience. C’est aussi simple et aussi magique que cela.

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Et que cela fait du bien de le faire! On se sent fier d’avoir déjoué les pensées; on se sent libéré, délivré de quelque chose qui nous nuisait; on récupère de l’énergie vitale; on renforce notre confiance en nous et notre capacité de nous observer et, finalement, on jouit d’un grand espace intérieur, occupé ultérieurement par les pensées compulsives et maintenant libre pour des expériences et des états nettement plus élevés.

En fin de compte, affaiblir nos pensées compulsives nous permet tout simplement de retrouver un état d’harmonie intérieure qui nous est propre et qui est tout à fait naturel. Certes, cela implique un certain vouloir et une assiduité, mais les récompenses en valent amplement l’effort.

Source : Minnie Richardson –  Coach de vie et praticienne en travail rituel, j’accompagne les personnes mûres et motivées à éveiller la conscience en soi pour créer et mener, en toute conscience, des vies remplies de sens et de magie.

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Penser à SOI…. un bon remède

 

Arrêter de se plaindre, c’est commencer par apprendre à dire « non ». Quand on se plaint, c’est aussi parce que l’on a accepté de faire des choses alors que l’on n’avait pas envie de les faire ou pour lesquelles on n’avait pas vraiment la compétence. On en revient à ce sacrifice de soi-même envers les autres.

Se plaindre sans cesse est un obstacle au développement personnel : on dit toujours que ce sont les autres, le monde, qui sont responsables. Ce qui nous évite de prendre notre histoire en main. En fait, être dans la plainte permanente est un moyen de ne pas grandir.

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Il faut donc trouver un moyen de se rendre plus autonome : on peut par exemple entamer un travail personnel de réflexion, se tourner vers le yoga ou la sophrologie, pour un élargissement du champ de conscience. Les disciplines fondées sur la respiration et le souffle aident à découvrir un état d’être différent, et à prendre conscience autrement de soi.

Happés dans une course contre la montre perpétuelle, sans cesse sollicités, que cela soit en famille, entre amis ou au travail, nous en oublions bien souvent de nous accorder des moments pour nous retrouver en tête à tête avec nous-mêmes. Pourtant, penser à soi est essentiel. Les conseils de Luce Janin Devillars.

« Penser à soi, c’est commencer par arrêter d’être toujours dans le sacrifice et dans le service aux autres, que cela soit à la maison ou au travail. Tout d’abord, on peut décider de s’accorder des moments entièrement dédiés à soi : cela peut être une séance de shopping, une promenade dans la forêt, ou tout simplement une heure à rêver assise sur une chaise.

Ensuite, pourquoi ne pas se fixer des priorités envers soi, et s’offrir les cadeaux que l’on donne aux autres en général : cela peut être des objets, mais surtout, du temps. On prend l’habitude de « nourrir » les autres – son entourage familial et professionnel – comme lorsque l’on fait un repas. En faisant cela, on s’oublie : on finit par servir les autres mais plus soi-même.

C’est vrai que culturellement, on a tendance à nous dire que prendre du temps pour soi, c’est être égoïste. On nous demande d’être dans le sacrifice. En réalité, c’est être capable de s’aimer soi-même autant que l’on aime les autres. Penser à soi est une nourriture psychique, qui permet de s’ouvrir sur soi-même. A chacun d’entre nous de trouver la façon de le faire selon ses goûts et ses envies. »

Luce Janin Devillars, expert « Soi »

A la fois psychologue clinicienne, psychanalyste. Elle est également coach en entreprise.

En savoir plus sur http://www.janindevillars.com

A lire :
– Changer sa vie (Pocket, 2003)
– Ces morts qui vivent en nous(Fayard, 2005)

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Retrouver la santé grâce à l’alimentation

 

Changer d’alimentation est une chose délicate et complexe. Evidemment, on peut se mettre en situation de « régime » et donc de privations pendant un court délai, soit pour des raisons médicales, soit pour perdre du poids. Mais les conséquences sont fâcheuses : on a tendance à compenser à la suite de cette période, on se sent privé, désocialisé… L’alimentation est très étroitement lié à l’émotionnel. Et c’est également un facteur social primordial.

Il faut donc tenir compte de ces deux éléments pour se lancer dans un changement alimentaire. Nous parlons bien de changement alimentaire et non pas de phase de régime qui est à proscrire. Il s’agit de trouver un équilibre qui soit permanent et plaisant. Il est fondamental de trouver du plaisir dans l’alimentation et on ne doit en aucun cas se trouver en situation de privation. Donc nous allons chercher à remplacer tout aliment plaisir « nocif » par un aliment plaisir « santé », agir de façon progressive et non brutale. Il faut savoir qu’un aliment « santé » devient forcément un aliment plaisir. Il faut faire confiance à notre corps qui sait ce qui est bon pour lui et ce dernier transmet en retour le plaisir de l’assimiler.

Ce qu’il faut retenir et qui est essentiel, c’est que chaque individu a une alimentation qui lui est propre et un cadre émotionnel particulier. Tout changement est compliqué surtout s’il doit s’inscrire dans la durée. Il nécessite un suivi régulier et précis. Il y a autant de façons de changer d’alimentation que d’individus, et à moins de connaître parfaitement son corps et ses facultés, il vaut mieux que la personne soit accompagnée dans sa démarche, principalement par un professionnel, mais aussi par ses proches, pour l’aider à endurer cette période difficile émotionnellement et socialement.

Interview de Patricia PIASCO paru au magazine www.meditationfrance.com

santé

Question : Pouvez-vous nous parler de votre propre expérience ? Comment en êtes-vous à comprendre le lien entre l’émotionnel et l’alimentation ?

Pour ma part j’ai eu la chance de grandir avec des grands-mères et une maman qui cuisinaient beaucoup. J’ai connus de vrais repas dominicaux préparés depuis la veille et partagés par les grands parents, enfants et petits-enfants. Là on est déjà en plein dans l’émotionnel : le repas qui rassemble, pendant lequel on se chamaille… Ma grand-mère cuisinait pour nous faire plaisir, on mangeait aussi plus que notre faim pour lui faire plaisir.

Ensuite quand je suis arrivée au Maroc et que je suis passée à une tout autre activité professionnelle avec ma maison d’hôtes puis mon restaurant, il a été naturel pour moi de cuisiner avant tout pour « faire plaisir » à mes clients. Puis mon histoire personnelle a fait que j’ai connu des soucis de santé, insolvables pour la médecine traditionnelle, avec des soucis fonctionnels hépatiques et intestinaux.

Je ne pouvais tout simplement plus rien manger mis à part un bol de soupe le soir et boire des jus de citron. A partir de ce moment-là, j’ai commencé à comprendre profondément le lien entre l’alimentation, l’émotionnel et la santé. De toute évidence c’est avant tout l’émotionnel, le rythme de vie que je me suis imposé qui ont provoqué cet état de santé, mais bien sûr l’alimentation est forcément impliquée. Non pas que je mangeais mal mais très certainement de façon non adaptée. Cela a été le début de mon chemin qui m’a amenée à reprendre des études pour prétendre à devenir thérapeute, et à proposer des conseils autour de l’alimentation.

J’ai connu depuis le plaisir de pouvoir à nouveau manger tous les aliments. Mon alimentation a bien-sûr beaucoup évolué, et mes goûts également. J’aime aujourd’hui beaucoup les aliments bruts sans trop de préparation, ce qui ne veut pas dire sans goût. Et l’alimentation m’apporte aujourd’hui plus que du plaisir mais également la sensation d’apporter profondément à mon corps ce qui lui convient. Et cela donne un bien-être bien au-dessus d’un plaisir fugace.

stage

Question : Comment savoir quelle est l’alimentation qui nous est adaptée ? Sur quelles données vous vous basez pour faire un accompagnement personnalisé ?

Là est la grande problématique.
C’est à la fois très simple et très complexe.
Il y a bien sûr des grandes règles de base.

Nous digérons tous selon le même processus et nous connaissons tous plus ou moins les poisons et aliments néfastes (produits chimiques, graisses frites, trans…) Et puis les besoins journaliers de chacun en fonction de son âge sont très bien indiqués avec des chiffres officiels, pour tous les nutriments. A partir de là je pourrais me contenter de compter les apports en calories et vérifier que les répartitions entre les différentes familles de nutriments sont correctes et de les corriger si besoin en fonction de l’état de santé, de la masse corporelle et de l’activité physique de la personne. Ça c’est le travail des diététiciens et des nutritionnistes.

Moi je vais prendre la personne dans sa globalité, explorer son mode de vie, son état de santé, ses goûts et ses habitudes culinaires.

Le premier entretien dure environ 1h30, parfois plus.
Je me base sur l’histoire complète de la personne qui est en face de moi.
Certains vont avoir des caractéristiques émotionnelles fortes, pour d’autre ce sera plutôt au niveau santé, ou des contraintes lourdes au niveau de leur cadre de vie. Et en fonction de tout ça nous allons mettre en place un objectif, pas du tout en terme de poids, ni de temps, mais par exemple : se débarrasser d’une fatigue chronique, ou d’une addiction forte au sucre, accompagner un traitement médical lourd et gommer les effets secondaires… Bien évidemment, je suis des personnes qui ont besoin de gagner ou de perdre du poids, mais l’objectif ne sera jamais posé en nombre de kilos.

Je vais mettre en place un programme avec des étapes, qui vont être différentes d’une personne à l’autre.
Souvent, mais pas systématiquement, nous commençons par des nettoyages des organes du système digestif (intestins, foie…).

Bien être

Des propositions de rythme de vie, des soins corporels sont proposés. Et puis bien évidemment des changements alimentaires qui se font toujours par étapes pour éviter les grosses ruptures et les sensations de privation, et aussi pour suivre pas à pas les réactions qui sont très différentes d’une personne à l’autre. Face à une même modification, chaque organisme aura sa façon de réagir, et nous enverra un message qu’il faut écouter. Et ensuite il faut adapter l’alimentation. Et puis bien sûr je donne des recettes, trucs et astuces par écrit, dans le cadre d’ateliers et également dans un programme de vidéos. C’est une grosse partie, il faut toujours avoir le plaisir de manger. Les fréquences des points de suivi varient, mais en principe nous démarrons avec un point ou deux mensuel avec des ateliers cuisine ou des vidéos. Pour certaines personnes il s’agit de suivi journalier, et pour d’autres cela passe par l’envoi hebdomadaire de menus et des stages réguliers. Et chose importante, je travaille avec un réseau de thérapeutes complémentaires que je conseille en fonction des problématiques de chacun.

Question : Dans vos stages vous consacrez aussi du temps à la méditation et au yoga. Quels types de yoga et de techniques de méditations proposez-vous ?

Pour ce qui est du yoga, un professeur intervient à chaque stage.
Pour l’instant je collabore avec deux professeurs : Stéphanie Billard qui est basée entre Paris et Marrakech et Olivia Marchant-Rey basée à Marrakech. Toutes deux se sont formées à plusieurs types de yoga et ont suffisamment d’expérience pour s’adapter au public de nos stages. Elles accompagnent donc réellement le travail qui est fait pendant les séjours et chaque phase du séjour.

Quant à la méditation, je suis l’enseignement du Zen, puisque c’est l’enseignement que je suis depuis maintenant une vingtaine d’année. J’ai été ordonnée par le Maitre zen Roland Yuno Rech il y a déjà 16 ans.
La méditation apporte un vrai accompagnement pendant le déroulement des stages. Beaucoup de choses se déclenchent ou sont évacuées, grâce aux séances tant au niveau émotionnel que physique. Le lâcher prise de la méditation est un véritable catalyseur.

L’Atelier Cuisine Santé propose un accompagnement pas à pas avec un programme personnalisé, des recettes, des conseils, une écoute quotidienne ainsi que des soins facilement réalisables à la maison.


SOURCE :
Site web et Blog – Chaîne YouTube

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Travail de fond sur nos différentes mémoires

 

mémoireLa mémoire récente

Cette mémoire à court terme est la plus facile à traiter. En effet, elle est aisée à « remonter » car nous en gardons les moindres détails dans nos neurones. Ainsi, une dispute ayant eu lieu dans le passé récent (moins d’un mois) a pu laisser dans les corps subtils une surcharge émotionnelle qui empêche la personne d’être décontractée, sereine et joyeuse. Elle ressasse souvent, parfois même à son insu. Quand on traite ce genre de cas, il est aisé de lui faire revivre cet événement afin de l’en libérer. Pour cela, nous employons la technique du « troisième point de vue ». Après une relaxation rapide qui met la personne en alpha, on lui suggère de se voir elle-même face à l’autre personne, comme si elle assistait à la scène, mais de l’extérieur. Ainsi, grâce à cette position de « troisième point de vue » elle peut être émotionnellement plus détachée et plus lucide sur ce qu’il s’est réellement passé. Sans entrer dans les détails, le succès de cette séance tient pour beaucoup à la capacité de se remettre en question et de savoir pardonner.

La mémoire à long terme

Elle va d’un événement qui a eu lieu il y a quelques années jusqu’à ceux, plus lointains, de la petite enfance. Plus l’événement est ancien, moins les neurones sont nombreux à s’en souvenir et moins les synapses peuvent établir de connexions pour que la personne s’en souvienne en détails. Toutefois, le passage à l’état alpha permet de « remonter » l’événement et de le faire revivre, toujours grâce à technique du « troisième point de vue ». Mais parfois, il a été particulièrement traumatisant (abus sexuel, violence, par exemple) et il est nécessaire d’employer d’autres techniques. Parmi celles-ci, il en est une qui est souvent efficace: celle du « dialogue d’âme à âme ». Sans entrer dans les détails, on suggère à la personne de parler intérieurement à l’âme de son agresseur en lui faisant comprendre à quel point elle a pu être blessée et traumatisée. Bien entendu, il va de soi que ce dialogue d’âme à âme doit être dépourvu de haine et de tout ressentiment. On se situe ici au niveau de l’âme et celle-ci est au-dessus de tout affect. Seule compte sa progression spirituelle et sa libération des pièges de l’incarnation. L’étape finale du pardon est souvent une véritable libération…

La mémoire prénatale

Elle est souvent dénigrée par les thérapeutes et pourtant, elle est à l’origine de nombreux comportements négatifs, comme la fuite devant les responsabilités (bébé né par césarienne ou se présentant par le siège) et l’angoisse de la séparation (bébé ayant ressenti les disputes de ses parents dans le ventre de sa mère). Là aussi, les neurones sont moins nombreux à s’en souvenir mais à force de patience, le thérapeute parvient à faire régresser la personne jusqu’à cette période prénatale. On utilise alors une technique que j’appelle « le changement de programme ». On amène le bébé à revivre les choses différemment, après avoir dialogué d’âme à âme avec sa mère, par exemple. Chaque cas est particulier, chaque vécu est différent, mais l’on a parfois les larmes aux yeux quand on constate que la guérison est en bonne voie…

niveaux conscience

La mémoire antérieure

Cette mémoire est constituée par la somme des événements vécus dans les vies antérieures, qu’elles soient récentes ou très très anciennes. Ainsi, il m’est arrivé de « remonter » des vies au temps du Moyen-âge, des pharaons, et même à l’époque préhistorique. On peut ne pas y croire, mais lorsque vous constatez que le vécu émotionnel est encore présent dans les cellules, au point que la personne en pleure (de peine ou de joie, selon les cas) cela donne à réfléchir. Bien entendu, ce genre de séances nécessite une maîtrise particulière et une certaine éthique déontologique. On n’entre pas dans le karmique comme dans un moulin et on se doit de connaître les techniques qui permettent d’en revenir sans encombre, tant pour la personne que pour soi-même. Sans entrer dans les détails, les différents plans de conscience du monde invisible ne sont pas toujours paradisiaques…

Le travail sur soi

Pourquoi est-il souhaitable de travailler sur ces schémas négatifs du passé ? Il y a encore quelques années (avant 2006) il n’était pas nécessaire de travailler sur soi lorsque l’on reproduisait un schéma négatif hérité des vies antérieures. Mais de nos jours, si l’on ne s’en occupe pas, il revient comme un boomerang quelques jours, voire quelques heures après. Si on en prend conscience et qu’on « répare » rapidement (en présentant sincèrement ses excuses, par exemple) le mal est déjà moindre. Mais si l’on campe sur ses positions ou que l’on refuse de se remettre en question, le retour de karma est immédiat! Il peut alors prendre la forme d’une « situation miroir », à notre désavantage bien entendu, afin que l’on comprenne là où le bât a blessé, d’une personne du passé antérieur qui apparaît soudainement (comme par hasard) dans notre vie, ou encore sous la forme d’une maladie, toujours pour que l’on en prenne conscience et que l’on change en profondeur.

La période cruciale que nous vivons, en cette période charnière – et qui doit en principe prendre fin le 28 octobre 2011* – est donc une période de préparation à un changement drastique de nos croyances, de notre mode de vie et de la façon dont nous envisageons l’avenir. Plus que jamais, nous sommes appelés à vivre en harmonie avec nos proches et à ouvrir notre coeur afin d’accéder à l’amour compassionnel et au véritable bonheur, même si l’ego doit y laisser quelques plumes…

C’est le Divin en nous qui rappelle à l’ordre notre conscience en lui intimant de faire rapidement le point. C’est pourquoi, même au niveau social, nous voyons toutes les « casseroles » du passé réapparaître dans un vacarme assourdissant : la pollution et les catastrophes qui en résultent, les scandales financiers, les « affaires » en politique, les scandales qui éclaboussent l’Eglise, bref la liste est trop longue…

Et nous voici donc parvenus en fin de cycle, sur tous les plans, tel l’Ourobouros de la Tradition hermétique.

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Le monde de demain

Il est certes très difficle de prévoir comment ce changement s’effectuera et en combien de temps. Cela peut prendre quelques dizaines d’années pour se mettre en place et cela peut aussi être très rapide, notamment si la fréquence d’événements catastrophiques s’accélère. Mais ce qui est certain, c’est que les personnes qui auront anticipé les choses en travaillant sur elles ou en se remettant en question dans tous les domaines de leur vie seront plus à même de négocier aisément les changements à venir.

Tout se passe comme si le Divin en nous ne supportait plus nos contradictions profondes, nos limitations et nos travers négatifs. Serions-nous destinés à devenir des saints ? Alors, il y a vraiment du travail!

Extrait d’un texte de Patrick Giani 2010 * Date réelle de la fin du Calendrier Maya, selon Carl Johan Caleman, le spécialiste en la matière. Lire cet article.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Avoir des os solides, une question de vie ou de mort

Attention, on ne minimise pas les dangers de l’ostéoporose. Quand on est jeune, une fracture est généralement un « mauvais moment à passer ». Mais passé un certain âge, c’est une mésaventure qui peut… tuer !

Ce sont les statistiques qui le disent : si vous avez le malheur de vous fracturer la hanche après 65 ans, vous avez deux fois plus de risques de mourir prématurément ! Et je ne vous parle pas des conséquences sur votre qualité de vie : hospitalisation, handicap, dépendance, etc. Evidemment, votre risque de fracture ne dépend pas uniquement de la solidité de vos os. Si vous avez un bon équilibre, des muscles bien entretenus et une vue perçante, vous avez beaucoup moins de chances de faire une mauvaise chute… et donc de vous casser quelque chose. Mais il est clair que vous mettez toutes les chances de votre côté si vos os sont suffisamment solides pour résister à une chute malchanceuse. Malheureusement, ce n’est pas en suivant les recommandations officielles que vous renforcerez vos os… Bien au contraire !

medecine santé

Contre l’ostéoporose, boire du lait ne sert à rien

Contrairement à ce qu’on vous a répété pendant des décennies, boire du lait en quantité est inutile pour la santé de vos os. Les chercheurs sans conflit d’intérêt avec l’industrie du lait le disent depuis des années. En 2010, l’un des nutritionnistes les plus reconnus au monde, le Pr Walter Willet, patron de l’Ecole de santé publique de Harvard, résumait ainsi ses recherches : « Nous n’avons trouvé aucune relation entre la qualité de l’os chez la personne âgée et la consommation de laitages. L’ostéoporose devient un problème de plus en plus préoccupant avec le vieillissement de la population, mais quoi que dise l’industrie laitière, boire du lait n’est pas la solution. » 

Les études parues depuis n’ont fait que confirmer cette analyse. En 2015, le prestigieux British Medical Journal a publié une large revue d’études, dont la conclusion clôt définitivement le débat   : « La prise de calcium alimentaire n’est pas associée à un risque de fracture moins élevé, et il n’existe pas d’essai clinique prouvant qu’augmenter le calcium alimentaire prévient les fractures »

Je prends bien soin de citer les chercheurs, car je sais bien que beaucoup d’entre vous, chers lecteurs, auront du mal à me croire. Car l’idée que le lait est bon pour les os est incrustée dans nos cerveaux depuis notre plus tendre enfance. Et ce n’est pas les grands médias qui vous sortiront cette idée de la tête : ils sont trop dépendants des pressions de l’industrie laitière (avez-vous remarqué le nombre de pubs pour les produits laitiers à la télévision ?).

La vérité scientifique ne fait vraiment pas les affaires des industriels. Car non seulement le lait ne « sert à rien », mais il pourrait même être nocif pour la santé de vos os !

C’est ce que suggère une autre étude publiée dans le British Medical Journal [4] : après avoir suivi plusieurs dizaines de milliers de Suédois pendant des années, des chercheurs ont découvert que les femmes qui consomment trois verres de lait par jour (ou plus) ont un risque de fracture de la hanche « de 60 % plus élevé » que celles qui se limitent à un verre par jour maximum !

Encore plus impressionnant : les grandes buveuses de lait ont aussi un risque de décès « de 90 % plus élevé ».

C’est un paradoxe en apparence… mais vous allez voir que cela n’a rien de mystérieux.

Vous n’avez pas besoin de tout ce calcium !

La réalité est simple : oui, vos os ont besoin de calcium, mais non, ils n’en n’ont pas besoin d’une quantité démesurée. En fait, vous n’avez même pas besoin de produits laitiers pour ingérer la quantité journalière de calcium dont vos os ont besoin. C’est une bonne nouvelle pour les milliards d’Asiatiques et d’Africains qui ne tolèrent pas le lactose : ils ne sont pas condamnés à finir avec des os de verre !

Notez d’ailleurs que les Japonais ont nettement moins d’ostéoporose que les Européens, alors qu’ils ne consomment pas une goutte de lait ! Car on oublie souvent que certains légumes sont extrêmement riches en calcium. C’est notamment le cas de toutes les variétés de choux, la palme revenant au chou chinois, qui en contient davantage que le lait  . On trouve aussi des bonnes doses de calcium dans les sardines ou les eaux minérales. A l’inverse, consommer trop de calcium peut être dangereux pour votre santé, et même vous conduire à l’infarctus.

La raison est simple : votre calcium peut venir renforcer vos os (ce qui est une bonne chose !), mais il peut aussi venir se déposer… sur vos artères ! Dans ce cas, vos artères deviennent plus « rigides » et plus vulnérables au risque de caillot… et d’infarctus. Voilà pourquoi des chercheurs d’Ecosse et de Nouvelle Zélande ont découvert que ceux qui prennent régulièrement un complément alimentaire de calcium ont presque deux fois plus de chances d’avoir une attaque cardiaque que ceux qui n’en prennent pas.

niveaux conscience

Retenez donc trois choses :

  • Vous n’avez pas besoin de lait pour protéger vos os – vous pouvez trouver suffisamment de calcium dans votre alimentation ;
  • Consommer trop de lait pourrait même être contre-productif pour vos os, (vraisemblablement par son effet acidifiant et pro-inflammatoire) ;
  • Et en dehors de carence avérée en calcium (très rare), il est dangereux pour le coeur d’augmenter sa dose quotidienne de calcium, surtout si vous en prenez sous forme de complément alimentaire.

Malheureusement, le Ministère de la Santé continue de soutenir les fameux « trois produits laitiers par jour » et la supplémentation de calcium.

Et ce n’est que le début de la scandaleuse désinformation médicale sur l’ostéoporose.

A savoir avant de passer cet examen médical

Quand on vous prescrit une « mesure de densité osseuse », ce qu’on se garde bien de vous dire, c’est que cet examen est spectaculairement peu fiable. Une chose devrait toutefois vous mettre la puce à l’oreille : si vous êtes amené à faire le test une deuxième fois, votre thérapeute vous demandera de le faire impérativement sur le même appareil que la première fois.

Pourquoi ? Parce que vous pouvez obtenir des résultats très différents selon l’appareil que vous utilisez ! Pas très « scientifique », n’est-ce pas ?

Autre problème de taille : cet examen est incapable de déceler si vous avez des os larges ou des os fins. Pourtant, comme vous pouvez l’imaginez, plus vos os sont larges, moins vous avez de risques de fractures.

Encore plus grave : cette mesure ne dit rien de la flexibilité de vos os. C’est bien d’avoir des os « denses » et donc bien rigides, mais pour absorber un choc et éviter la fracture, il faut également qu’ils soient malléables (essayez donc de casser un roseau !)  . Or cela, l’examen ne vous le dit pas.

Au total, la Haute Autorité de Santé elle-même reconnaît que ce test échoue à repérer la moitié (!) des patients ayant de l’ostéoporose. Ne comptez donc pas sur cet examen pour vous prédire avec précision votre risque de fracture ! Certes, tout cela ne serait pas très grave si ce test n’était qu’une indication, un petit signal d’alerte vous encourageant à mieux prendre soin de vos os. Mais la réalité est que c’est un critère « diagnostic » qui conduit le médecin à vous déclarer comme « malade » et à vous prescrire des médicaments… effrayants !

alimentation

Des médicaments qui augmentent votre risque de certaines fractures !!!

Les médicaments anti-ostéoporose sont l’exemple le plus caricatural de l’incroyable arrogance de la « médecine » moderne – et de la cupidité sans limite des laboratoires pharmaceutiques. Car ils viennent perturber de façon grossière un processus naturel et complexe, le « remodelage osseux », ce processus qui permet à vos os de se régénérer.

Comme un chantier en travaux, vos os se renouvellent en permanence : vous avez des ouvriers spécialisés qui s’occupent de détruire les parties du bâtiment qui partent en ruine et de retirer les gravats (vos cellules « ostéoclastes ») et puis vous avez d’autres ouvriers chargés de la construction des murs neufs (vos cellules « ostéoblastes »). C’est un processus naturel bien huilé dans lequel les « destructeurs » et « constructeurs » fonctionnent dans une belle harmonie pour améliorer la santé de vos os. Et ils travaillent si bien qu’ils renouvellent entièrement votre squelette tous les 10 ans !

Malheureusement, à mesure que vous vieillissez, les pertes osseuses l’emportent sur le renouvellement – les ostéoclastes deviennent plus actifs que les ostéoblastes. Vous pouvez ralentir ce processus avec une bonne hygiène de vie, mais vous ne pouvez pas l’empêcher totalement. Et empêcher les ostéoclastes de faire leur travail n’est pas une bonne idée, car vous ne pouvez pas construire du neuf sans détruire l’ancien au préalable… ou alors vous déséquilibrez gravement votre ouvrage. De fait, les ostéoclastes (destructeurs) sont utiles, car ils empêchent l’os trop vieux et usé de s’accumuler dans votre squelette.

Mais l’industrie pharmaceutique ne s’embarrasse pas de ce genre de subtilité. Lorsqu’elle a découvert par hasard une molécule ralentissant l’action de ces ostéoclastes, elle s’est dit que l’occasion était trop belle pour créer un médicament contre l’ostéoporose ! Pour obtenir le feu vert des autorités, il lui suffisait de montrer que ces médicaments (les « bisphosphonates ») réduisaient modestement le risque de fracture à court terme.

C’est effectivement le cas. Mais l’effet est plus que limité : d’après une toute récente étude du British Medical Journal, publiée en 2015, il faudrait traiter 175 femmes ayant une fragilité osseuse pendant 3 ans pour éviter une seule fracture de la hanche !   Et le problème est que ces médicaments ne se contentent pas d’être inefficaces. Comme toujours lorsqu’on interfère de façon aussi brutale avec un processus complexe et naturel, les effets indésirables finissent par apparaître. Et le plus ironique d’entre eux est que ces médicaments finissent par rendre les os plus fragiles, en empêchant la destruction (et donc le renouvellement) des parties les plus abîmées et les plus usées.

Au départ, ces médicaments rendent vos os plus denses, plus rigides… mais ils finissent par nuire à leur qualité, et probablement à leur souplesse, indispensable pour absorber les chocs.   Résultat : une étude publiée en 2012 dans Archives of Internal Medicine (JAMA) a découvert que ceux qui prenaient ces médicaments avaient plus de risques d’être victimes de « fractures fémorales atypiques ». Plus ces médicaments étaient pris sur longue durée, plus le risque était élevé, même si le nombre total de ces fractures restait limité.

Ce serait déjà une bonne raison de se méfier de ces médicaments. Mais si l’on ajoute à cela leurs autres effets indésirables, il est clair qu’il faut les fuir ! Et je ne vous parle pas des troubles intestinaux que ces médicaments provoquent chez la plupart des patients (nausées, brûlures d’estomac, indigestion, etc.), ni des cas de nécrose de la mâchoire, rares mais horriblement douloureux. Et tout ça pour quoi ?

Pour des effets au mieux modestes (et au pire totalement inexistants à long terme) sur votre risque de fracture. C’est un gâchis insensé ! Car ces traitements « officiels » ont en plus le grave défaut d’éclipser les stratégies les plus efficaces pour avoir des os en bonne santé, 100 % naturelles et 100 % sans effet secondaire !

J’y reviendrai, mais sachez déjà que les deux meilleurs « médicaments » pour avoir des os solides sont… l’activité physique et le soleil !

Bonne santé !

SOURCE : Xavier Bazin

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RALENTIR, ÉCOUTER et OBSERVER pour cultiver sa santé

 

Pour semer et cultiver la santé, il est important d’être à l’écoute de tout ce que nous sommes. La présence à soi est le noyau central de notre bien-être. .

Se connecter à soi

Le matin au lever, prenez le temps d’entrer en contact avec tout ce que vous êtes. Soyez conscient de votre respiration et ressentez les vibrations de votre corps. De vos orteils à vos cheveux, vos cellules accomplissent leurs fonctions métaboliques. Des milliards de cellules sont en action! Chacune des cellules joue son rôle tout en étant consciente de la synergie qui anime le tout. Seule elle ne serait rien. Associée au tout, elle contribue à la création de la vie. Accueillez les pensées qui émergent de votre esprit. Des images de vos journées passées refont surface. Le souvenir de vos vacances au bord de la mer. Vous revoyez le visage émerveillé et joyeux de votre enfant. Vos insécurités et vos peurs viennent également s’immiscer dans le décor et vous amènent maintenant loin dans le passé et vous projettent rapidement dans le futur. Observez les images et prenez simplement le temps de ressentir les émotions qui émanent du flux de vos pensées. Peut-être vous sentez-vous triste ; peut-être vous sentez-vous seul ; peut-être vous sentez-vous fragile et vulnérable; peut-être vous sentez-vous vide; peut-être avez-vous peur de la maladie; peut-être avez-vous peur de mourir…

Quelles que soient vos émotions, prenez le temps de les observer, de les accueillir et de les ressentir.  Simplement et entièrement. N’ayez pas peur de ressentir vos peurs! Permettez-vous de les ressentir pour les découvrir et ainsi dévoiler les messages qui les accompagnent. Vous vous sentez triste ? Qu’est-ce que la tristesse ? N’est-ce pas l’absence de la joie ? En réalité, vous aspirez à la joie. Vous vous sentez vide parce que vous vous sentez triste, mais on ne peut se « remplir » de joie.

source 2

La joie est en vous !

Vous devez la dévoiler pour être en mesure de l’exprimer. Comment? Posez-vous simplement la question suivante:

« À quel moment et dans quelles circonstances je ressens la joie? »

  • En présence de votre famille ou de vos amis;
  • En jouant avec des enfants;
  • En dansant ou en écoutant de la musique;
  • Lors de vos ballades dans la nature
  • Lors de vos voyages ;
  • En faisant du vélo ou du yoga
  • En jardinant
  • En construisant votre maison ;
  • Dans le cadre de vos activités professionnelles ;
  • En apportant de l’aide autour de vous ;

Ou peut-être est-ce simplement en ressentant la vie qui vous anime..

Se connecter à notre joie intérieure

Il est également possible que vous ayez l’impression de n’avoir jamais ressenti de la joie. Dans ces cas-là, permettez-vous de créer dans votre silence intérieur les circonstances qui vous permettent d’être en contact avec votre joie. La joie est un sentiment qui habite tous les êtres. Oui, j’ai bien dit: « tous les êtres » ! Mais tous les êtres ne sont pas capables d’exprimer leur joie. Pourquoi? Peut-être ont-ils oublié que la joie est essentielle à leur bien-être; peut-être ont-ils appris à la taire  ou peut-être est-elle ensevelie sous leur tristesse, leur colère ou leur culpabilité.  Permettez-vous dans votre silence intérieur d’enrayer les barrières qui vous séparent de la joie. Permettez-vous de créer des images qui donneront naissance à la joie. Ayez une vision illimitée! Soyez créatif ! Laissez-vous bercer et permettez-vous de ressentir la joie.

À votre réveil, vous entrez en contact avec tout ce que vous êtes. Vous ressentez votre présence et la vie qui vous anime. Vous vous éveillez à votre essentiel. Vous vivez le rendez-vous le plus important de votre journée. Comment peut-on aborder notre présent sans être à l’écoute de ce qui nous anime profondément ? Comment peut-on créer une vie à l’image de nos rêves sans même les connaître ?

Si la joie est essentielle à votre essentiel, alors choisissez de lui consacrer un espace dans votre journée en intégrant une ou plusieurs des circonstances qui vous permettent de la ressentir : marche, danse, musique, cuisine, lecture, cinéma, yoga, méditation, jardinage, etc..

Souvenez-vous que le chemin qui mène à la joie se doit d’être joyeux; si l’amour est essentiel à votre bien-être, sachez que le chemin qui y mène est orné d’amour. Vous ne pouvez créer l’amour dans votre vie tout en rejetant ou en haïssant une partie de ce que vous êtes. Selon vous, comment sera alors le chemin qui mène à la santé? À mon sens, il sera parsemé de vie. Quelle est l’expression la plus vibrante de la vie? N’est-ce pas la joie et l’amour de soi.  Est-il alors juste de penser que la première étape pour être en santé est de vous remémorer votre essentiel ? Être à l’écoute de tout ce que vous êtes! Être à l’écoute des émotions et des sentiments qui émanent de votre être; être à l’écoute des sensations qui animent votre corps ; être à l’écoute des signaux qui vous permettent de reconnaître vos besoins réels. Le besoin de manger et de vous hydrater. Le besoin de vous reposer et de bouger. Le besoin de vous exprimer et de partager. Le besoin d’inspirer et d’expirer. Le besoin de vous ressourcer. Le besoin d’aimer et de vous sentir aimé. Le besoin de créer et de vous aimer!

Nos besoins sont des messagers.

Ils nous permettent d’être en contact avec tout ce que nous sommes. Ils nous permettent de découvrir nos forces et nos manques. Ils nous permettent d’accueillir notre essence.

IMANE

IMANE LAHLOU, N.D., Ph.D – THÉRAPEUTE en santé globale – AUTEURE et CONFÉRENCIÈRE – .Pour en savoir plus sur elle

Pour lire son article : VIVRE HEUREUX ET EN SANTÉ