Le pouvoir d’Auto-guérison est en nous

 

Rose RougeLes cellules de notre corps ont des propriétés étonnantes. Celle d’assurer la vie en se multipliant est bien connue. S’y ajoutent des fonctions d’organisation, d’auto-équilibrage et d’auto-réparation, bref des fonctions d’auto-guérison.

Le mot « auto-guérison » fait peur tellement il est mal compris. Cependant, il s’agit tout simplement de notre capacité de nous réparer à mesure que nous vieillissons. La cicatrisation est sans doute l’exemple le plus facile à comprendre et celui qui l’illustre le mieux. Si elle n’existait pas, nous serions tous déjà morts au bout de notre sang. Nous pouvons la favoriser en lavant la plaie, en mettant un bandage ou en appliquant un cataplasme d’argile. Nous ne pouvons pas produire la cicatrisation ; c’est la nature qui le fait. Ce que nous pouvons faire essentiellement, c’est la faciliter en constituant un environnement propice à la réparation.

Nous préférons souvent confier notre guérison à des « mécaniciens éclairés », en quelque sorte, et les blâmer s’ils échouent. Cela est injuste, car les médecins font partie d’un tout où nous avons un rôle à jouer. Ils appartiennent à cet environnement soignant dont nous avons absolument besoin pour mettre toutes les chances de notre côté, comme on dit, pour guérir.

Pour celles et ceux qui doutent de leur pouvoir d’auto-guérison, j’illustrerai ce phénomène en expliquant ce qui se passe lors d’une fracture du tibia. Dans un tel cas, une personne pourrait rester alitée pendant huit semaines et ses os se ressouderaient, car ils sont programmés pour cela. Par contre, dans les premiers temps, chaque mouvement serait intolérable, elle aurait besoin de beaucoup d’aide pour accomplir ses activités quotidiennes. Bien sûr, la pose d’un plâtre peut faciliter la guérison et aider la personne à marcher plus rapidement, mais si, en plus, cette dernière stimule l’énergie au site de la fracture, elle accélère alors le processus naturel de guérison. Dans cet exemple, ce n’est ni le plâtre ni le soin énergétique qui font en sorte que les os se soudent ; ils ne sont que des facilitateurs, car les os savent naturellement quoi faire pour se ressouder.

pierre

Voilà le pouvoir d’auto-guérison, l’intelligence des cellules. Il en est de même pour tout déséquilibre, le corps sachant quoi faire pour rétablir son équilibre, mais est-ce que le terrain (nourritures, émotions, environnement, peurs) favorise ce rétablissement ? (Dre Sylvie Morin)

Retrouver la santé est à la fois simple et complexe. Simple parce que la majorité des personnes savent ce qu’il faut faire pour être en bonne santé. Complexe parce qu’une multitude d’obstacles les empêchent de mettre ce savoir en pratique.

 Très souvent, la santé est associée uniquement à l’aspect physique. Pourtant, je suis d’avis que les différents aspects de la santé sont indissociables et intimement inter-reliés. En fait, j’ai la conviction que l’on ne peut parler de santé physique sans parler des autres aspects de la santé et vice-versa : la santé physique et la santé psychique (donc émotionnelle et mentale), la santé énergétique et spirituelle.

Si la médecine a évolué et connaît de mieux en mieux une multitude de pathologies, les nouvelles maladies dont les sources et les effets sont totalement inconnus pullulent, et plusieurs sont classées sous la rubrique des maladies auto-immunes. La médecine énergétique se veut alors un compagnon précieux dans le processus d’auto-guérison pour soulager la douleur, stimuler le système immunitaire et l’énergie ou faire ressortir les sources psychiques du malaise. A souligner que le parcours d’auto-guérison et le maintien de la santé impliquent un apport de toutes les médecines et non pas leur rejet. En ce sens, je préconise l’union des médecines (conventionnelle, alternative ou naturelle, énergétique), car chacune peut offrir un apport important tout au long du parcours vers la santé.

Aussi, je suis conscient que le terme « auto-guérison » fait réagir plusieurs personnes. Précisons d’abord ceci : s’auto-guérir ne signifie pas  écarter les médecins diplômés des facultés de médecine reconnues, ni poser des diagnostics ou faire des pronostics. La personne qui vit un processus d’auto-guérison fait appel aux intervenants qui l’aideront selon son déséquilibre, sans toutefois s’en remettre entièrement aux autres dans ce processus. Elle conserve une part active dans son cheminement.

Autrement dit, l’auto-guérison exige de reprendre sa vie en mains. Elle est une démarche pierre lessardvisant à retrouver son équilibre, son harmonie et sa santé physique et psychique. Elle invite à une écoute de soi pour articuler les transformations nécessaires en soi, en bénéficiant de l’éclairage ou de l’accompagnement de spécialistes en santé physique ou psychique, selon le cas.

Être en bonne santé, dans cette optique, signifie que tout en soi, tant mentalement qu’émotionnellement et physiquement, fonctionne bien.

Je vous souhaite de belles découvertes au coeur de vous-mêmes !

Pierre Lessard a écrit : Eveillez Votre Pouvoir De Guérison  que je vous propose de lire…..

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Comprendre les messages de son corps

 


Lorsqu’un dysfonctionnement corporel survient, il est tout à fait légitime et même nécessaire d’y remédier par le biais d’une consultation médicale appropriée. Toutefois et au-delà de l’urgence, il convient d’interroger ces signes somatiques qui ne sont jamais le fruit du hasard…

Michel Odoul, spécialiste des techniques énergétiques chinoises et auteur de « Dis-moi où tu as mal et je te dirai pourquoi », questionne le sens de nos maux, de nos symptômes. Il émet l’hypothèse que ceux-ci sont des signaux d’alarme indiquant que quelque chose doit être compris pour induire, de fait, un changement salvateur de comportement. La douleur devient alors une chance plutôt qu’une punition…

message

Des phénomènes utiles

Les spécialistes des différentes médecines énergétiques ont tous en commun la certitude que les manifestations somatiques découlent d’un déséquilibre interne. La psychanalyse rejoint d’ailleurs cette idée, nommant somatisation l’extériorisation d’un conflit intrapsychique. Idem pour l’homéopathie qui reste très attentive au langage des symptômes. Dans « Les forces de guérison », Georges Vithoulkas, homéopathe et formateur, explique à la journaliste Anne Duvillard qu’un organisme soumis au stress manifeste, comme ultime défense, des symptômes qui cherchent à maintenir au maximum l’équilibre et l’ordre pour éviter de glisser vers la mort. Ces signes sont des phénomènes utiles qui aident l’organisme à se rétablir d’un état de stress. Ils ne sont rien d’autre qu’une tentative du corps de se guérir lui-même et nous informent du mauvais état général de notre organisme

Le sens caché

Le corps a donc des choses à nous dire. Associer, par exemple, une douleur dorsale à l’expression en avoir plein le dos n’étonne plus personne. De la même manière, une otite peut signifier qu’un évènement important a du mal à être entendu. À chacun de faire son introspection de manière à saisir le sens caché de son malaise physique. Être à l’écoute de son corps, c’est aussi être à l’écoute de son âme. Thorwald Dethlefsen et le docteur Rüdiger Dhalke, auteurs d’« Un chemin vers la santé, sens caché de la maladie et de ses différents symptômes », publié aux Éditions Ambre, affirment que tous les contenus de la conscience ont leur répondant dans le corps et inversement. Lorsque nous parlons de symptômes physiques et voulons nous référer au psychisme, ce n’est que pour essayer d’aider notre interlocuteur à porter son attention sur un domaine jusqu’ici ignoré et à lui reconnaître une réalité

message du corps

Des interrogations nécessaires

Il est bien évident que chaque individu étant unique, il ne peut exister un dictionnaire qui révèlerait une signification précise pour chaque affection. Cependant, Thorwald Dethlefsen propose quelques pistes. Ainsi, à propos des troubles digestifs, conseille-t-il de se poser les questions suivantes :

Qu’est-ce que je n’arrive pas à avaler ? Qu’est-ce que je préfère avaler plutôt que de l’extérioriser ? Qu’est-ce qui me rend amer ? Lors de migraines, les questions à soulever pourraient être : Sur quel sujet est-ce que je me casse la tête ? Suis-je têtu ? Est-ce que je fonce tête baissée ?

  Quant à la fracture d’un membre lors d’un accident, elle indique peut-être, toujours selon Dethlefsen, qu’il est urgent et nécessaire de mettre fin à quelque chose que nous n’avons pas vu ou voulu voir à temps. Le corps s’est trouvé contraint à prendre le relais

Article rédigé par Claire Giraud pour le magazine Signes et Sens

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

Comment faire appel aux Saints, aux Archanges et aux Anges pour notre guérison

 

 Le pouvoir de la prière peut être immense, et dans notre monde matériel nous avons trop souvent tendance à négliger cet état de fait. Une prière puissante de guérison, vous permettra d’ouvrir une porte sur les rouages et les principes du monde céleste à travers plusieurs chapitres consacrés aux Saints, aux Archanges, et aux Anges.

Avertissement et appel au bon sens…

Il est évident que si vous ou un de vos proches souffrez d’un trouble il est nécessaire de consulter votre médecin afin qu’il prescrive les examens et les traitements nécessaires. Faites appel à votre bon sens, la prière est un support puissant, mais elle doit rester complémentaire quoi qu’il en soit !

auto guérison

La prière, l’aide des Saints des Archanges et des Anges sont en mesure de changer notre vie, de manière miraculeuse et très positive. Que ce soit du point de vue de votre vie professionnelle, de votre vie familiale et amoureuse, de votre santé et même lorsqu’il s’agit de régler un problème financier, vous pouvez sans réserve leur demander de l’aide.

Ne craigniez surtout pas de demander de petites choses car dans l’autre dimension (là où les vibrations deviennent subtiles et où la notion de temps et d’espace n’existe pas) les Anges et les Archanges peuvent être à des milliers d’endroits en même temps, ils aiment nous rendre service et  s’assurent que nous soyons bien. Ce qui leurs importe est le bonheur de l’humanité, n’ayez donc pas de crainte si par exemple vous demandez au ciel de vous trouver une place de stationnement tout près de l’entrée du magasin car le temps est mauvais et vous avez peur de tomber malade. Vous ne mobiliserez pas les forces célestes pour une petite demande empêchant ainsi à d’autres personnes dont la situation est beaucoup plus préoccupante d’être aidées, car ils peuvent être avec ces personnes et avec vous aussi.

« Grâce à la prière et à la réalité de ces expériences, c’est un monde nouveau qui s’offre à vous, ou plutôt la vision réelle de la vie et non plus son illusion matérielle et superficielle… ».

 Bien plus qu’une simple demande, la prière vibre et fait appel à des puissances d’amour Divines et célestes, vous n’avez pas idée à quel point ces êtres sont puissance et Amour ! Au fur et à mesure de vos expériences, vous apprendrez si vous le souhaitez, à affiner vos perceptions et vous pourrez apprendre à sentir vos anges et à communiquer avec eux de façon concrète…

Apprendre à écouter les messages que les anges vous offrent en réponse à vos prières est à la portée de tous, ce n’est qu’à force de pratique que vous y parviendrez. En premier lieu, je dirais qu’il faut apprendre à reconnaître les petits signes que le ciel vous envoi lorsqu’il s’agit de faire le bon choix et vous guider vers la bonne direction, et cela peut concerner tout les domaines de votre vie…

Il faut savoir aussi que même si les Anges nous apportent leurs conseils les plus sages, il n’y a bien entendu aucune obligation de les suivre, nous restons totalement libre de nos actes et de nos décisions ; mais (oui, il y a un mais…) avec le recul on se rend toujours compte que leur conseils sont les plus justes et les plus sages.

Nos anges sont plein de bon sens, ils nous connaissent mieux que quiconque, et ils savent ce qui est bon pour nous.

guérisseur

La prière et la santé :

C’est le domaine qui nous intéresse tout particulièrement dans cet d’ouvrage. La prière peut être utilisée à des fins de guérison nous le savons tous, mais il faut savoir que parfois la prière ne suffit pas même si elle est très puissante et qu’elle accomplit de nombreux miracles, je vais vous expliquer pour quelle raison.

Si nos corps subtils sont abîmés ou déséquilibrés, au bout d’un certain temps, notre énergie vitale peut s’affaiblir considérablement; dans ce cas notre corps ne possède plus suffisamment de ressources nécessaires pour activer sa propre auto-guérison : C’est ce qui explique que nous ne sommes pas systématiquement en mesure de recevoir la guérison uniquement par la prière, et c’est ici qu’est en mesure d’intervenir le guérisseur et c’est pourquoi l’action de nos mains est salutaire en complément de la prière.

Plus une personne sera affaiblie par sa maladie (ou ses blessures physiques et morales) depuis longtemps, plus il faudra de temps et d’énergie pour aider cette personne à se régénérer, il lui faudra du temps avant d’assimiler et de conserver ce nouveau magnétisme. Plus les énergies  sont équilibrées, en bonne qualité et en bonne quantité, et mieux le corps peu fonctionner de façon harmonieuse.

Voilà pourquoi certaines personnes repartent guéries après la première séance et que d’autre ont besoin de venir pendant plusieurs mois. Toutes vos prières sont entendues. Vous avez en votre compagnie au moins un ange (gardien) qui veille sur vous à chaque instant de votre vie, de votre naissance jusqu’à votre mort physique. Anges signifie « messager de Dieu ». Ils sont notre lien avec Dieu, ce sont eux qui se chargent de veiller sur nous et d’emporter nos prières à destination.

Tout est déjà guéri

Tout est déjà guéri excepté dans l’illusion de la maladie. Vous devez voir au delà de l’illusion. Il s’agit ici de la première loi métaphysique : tout ce sur quoi nous nous focalisons grandi, il faut donc focaliser sur le résultat positif et faire appel a la perfection de Dieu, ceci replacera l’énergie vitale dans sa direction naturelle.

Considérez donc la situation comme étant déjà résolue, acceptez-la dans votre coeur sans vous préoccuper de la logique, des aspects matériels ou des contraintes de temps.

Faites Confiance aussi à la loi de l’attraction !

prier1

EXEMPLE DE PRIERE DE GUERISON

Prière à Jésus (pour toute maladie) Guérisons au pays de Gennésaret…

«Ayant achevé la traversée, ils touchèrent la terre à Gennésaret. Les gens de l’endroit, l’ayant reconnu, mandèrent la nouvelle à tout le voisinage, et on lui présenta tous les malades : on le priait de les laisser simplement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui touchèrent furent sauvés. » (Evangile selon Saint Matthieu).

 Jésus enseigne et guérit…

« Il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur parmi le peuple. Sa renommée gagna toute la Syrie, et on lui présenta tous les malades atteints de divers maux et tourments, des démoniaques, des lunatiques, des  paralytiques, et il les guérit. » (Evangile selon Saint Matthieu). 

Il ne faut pas hésiter à invoquer Jésus pour demander toute sorte de guérison…

Jésus, toi qui est si souvent invoqué pour obtenir la guérison de toute sorte de maladie, je t’implore aujourd’hui de me faire cette grâce, merci de guérir … (Prénom et nom de la personne) de … (dire le nom de la maladie). 

Reçois en offrande cinq Notre Père (dire cinq Pater).

auteur

Pour aller plus loin : Cours d’initiation au magnétisme curatif, cours de méditation et formations professionnelles : http://www.laure-guerisseurmagnetiseur.fr/formation-guerisseur.htm

 

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

Opération de cataracte au 14è siècle

 

Dans ses Annales, Gilles le Muisit raconte la double opération de cataracte qu’il subit avec succès, vers l’âge de 80 ans, l’année 1351. Probablement originaire de Tournai, il vécut de 1272 à 1352. Pendant plus de soixante ans il fut moine à l’abbaye de Saint-Martin de Tournai, dont il avait été élu abbé en 1331.

L’éditeur Henri Lemaître, qui rassembla dans un même ouvrage la Chronique et les Annales de cet abbé pour les publier en 1905, rapporte que ce fut vers 1345 que Gilles, qui jusqu’alors avait toujours joui d’une excellente santé, sentit sa vue baisser ; il ne pouvait plus lire ni écrire, ni distinguer les monnaies ; bref, il était atteint de la cataracte. Force lui fut de renoncer à la vie active ; c’est alors que, pour occuper son temps et se distraire il composa sa Chronique, ses Annales, ses Poésies.

abbaye st martin de tournai

Si du point de vue purement médical, le récit de Gilles le Muisit n’offre qu’un fort médiocre intérêt — les détails sur le mode opératoire et les conditions dans lesquelles fut pratiquée l’opération font à peu près complètement défaut —, il est accompagné, dans le manuscrit original de Bruxelles, d’une curieuse miniature — reproduite ci-dessus — représentant la scène même de l’opération. Encore que cette miniature ne fournisse elle-même, au point de vue technique, qu’une documentation imprécise, elle montre pourtant assez nettement quelles étaient, en pareil cas, les attitudes respectives du patient, du chirurgien et de son aide.

Elle mérite d’ailleurs d’autant plus de retenir l’attention que les documents de cette nature sont fort rares, au moins pour cette époque, et que celui-ci semble bien avoir été pris sur le vif. En effet, le manuscrit d’où cette miniature est tirée a été très vraisemblablement calligraphié sous la dictée même de Gilles le Muisit, en sorte qu’il est permis de supposer que le scribe avait personnellement assisté à l’opération ou, tout au moins, qu’il en avait connu tous les détails. Voici en quels termes Gilles le Muisit parle, vers la fin du livre de ses Annales, de sa maladie et de son opération. Le texte cité est traduit du récit rédigé en latin, fort négligé d’ailleurs :

« Il est certain, dit-il, que moi Gilles, abbé susdit, ayant eu plus de cinquante ans à traiter les affaires de l’Église, soit avec les Supérieurs ecclésiastiques, soit avec les Abbés mes prédécesseurs, soit pendant que j’étais moi-même à la tête de ce monastère, je me suis extrêmement fatigué à écrire. Aussi arriva-t-il qu’en devenant vieux ma vue commença à faiblir, de sorte qu’en dernier lieu je ne pouvais ni lire, ni écrire facilement.

« L’année 1348, la veille et le jour de l’Assomption de la Glorieuse Vierge, je pus encore célébrer une messe privée, mais je dus bientôt reconnaître que cela même me devenait impossible, parce que l’état de mes yeux ne faisait qu’empirer et que je n’y voyais presque plus. Dès lors, je m’abstins de dire la messe, jusqu’au jour où je recouvrai la vue. C’est à ce moment que je devins tout à fait aveugle, supportant, grâce à Dieu, avec résignation cette épreuve qu’il m’envoyait.

« Pour échapper à l’oisiveté et éloigner tout motif d’impatience, je consacrai mes loisirs à faire enregistrer, tant en Latin qu’en Français, une foule d’événements. Beaucoup de personnes s’émerveillaient de ma patience et, de fait, je conservai tout le temps ma gaieté et ma bonne humeur, sans cesser, grâce à Dieu, de faire tous mes efforts pour ne pas tomber dans le vice.

« Et maintenant, que ceux qui viendront après moi sachent qu’un certain Maître, originaire d’Allemagne, vint à Tournai et qu’ayant examiné mes yeux il promit, avec l’aide de Dieu, de me guérir. Après avoir bien réfléchi à tout ce qu’il me dit, et malgré l’avis de mes proches et de mes amis, je finis par me rendre à ses raisons. Je lui permis donc d’exercer son art sur mes yeux, le dimanche après l’Exaltation de la Sainte-Croix pour le premier œil et cinq jours après pour l’autre [les 18 et 22 septembre 1351].

opération

Opération de la cataracte. Enluminure anglaise du XIIe siècle

« L’opération fut à peine douloureuse et consista à introduire dans l’œil un certain instrument en forme d’aiguille pour déchirer le voile qui obstruait mes yeux. Je recouvrai la vue, non certes comme elle était pendant ma jeunesse, mais comme il convenait à mon âge, car j’étais déjà octogénaire. Je voyais le ciel, le soleil, la lune, les étoiles, mais je ne pouvais reconnaître les gens. Je pouvais cependant pourvoir à tous mes besoins, excepté qu’il m’était impossible de lire ou d’écrire. Je pense que ce fut une grâce de Dieu ; que son nom soit bénit et qu’il me conserve en cet état jusqu’à ce qu’il lui plaise de me rappeler à lui. Je fus aveugle trois ans ou environ ».

Dans une de ses poésies, écrites en français, Gilles le Muisit donne le nom de l’opérateur et nous apprend que l’aiguille dont il se servit était une aiguille d’argent. Voici ce passage — dans sa version originale, en vieux français — qui sert de prologue à une longue pièce de vers composée en reconnaissance de sa guérison :

« C’est, dit-il, li loenge et li regrasciemens l’abbet Gillion le Muysit à Dieu, à le Virgène Marie, à Saint Martin, à tous Sains et à toutes Saintes, de chou que lie veue li est recouvrée, qui avoit estet aveules trois ans et plus, et n’avoit célébret, ne rien veut fors un pau d’air, et avoit estet environ siscante-deus ans abbés esleus, se fu aidiés par un maistre nommet Jehan de Meence, qui ouvra en ses yeuls d’un instrument d’argent, à manière d’aguille, sans peler, a pau d’angousce et tot passée, et fu faite cheste cure et vey des deus yeuls selon son eage souffiscamment, l’an de grâce MCCCLI (1351), environ le fieste Saint Remi. »

Qui était ce Jean de Mayence ? Probablement un de ces périodeutes, à la fois oculistes et lithotomistes, si nombreux alors, qui avaient la spécialité de soigner les maladies des yeux et d’extraire les pierres de la vessie. Quoi qu’il en soit, son intervention fut couronnée de succès, dans la mesure au moins où cela était possible à l’âge de Gilles le Muisit, et surtout avec la technique opératoire alors en usage.

La miniature que nous avons mentionnée donne une idée assez exacte de la façon dont se pratiquaient ces opérations de cataracte. Au milieu, on voit le patient assis sur un siège, aux bras duquel il appuie ses mains. La gauche semble se cramponner au siège, en prévision sans doute de la douleur prochaine. La tête est inclinée à droite, pour que l’œil gauche à opérer soit bien à la portée du chirurgien. Celui-ci soutient, de la main gauche, le menton de son malade, tandis qu’il se dispose à introduire dans l’œil gauche l’aiguille qu’il tient de la main droite. Signalons enfin, un jeune aide (le discipulus) qui, de son bras droit, soutient le bras de l’opéré en même temps qu’avec le bras gauche il immobilise sa tête. À droite, on aperçoit des moines qui assistent en curieux à l’opération.

L’attitude et la position respective des divers personnages sont d’ailleurs, en tout point, conformes à ce que les anciens médecins, et en particulier Celse, recommandent en pareil cas : « Le malade, dit Celse, sera assis sur un siège placé au-devant de l’opérateur, dans un lieu bien éclairé et face au jour, de façon que le médecin soit placé un peu plus haut que lui. Derrière l’opéré, se tiendra un aide pour lui soutenir la tête et en assurer l’immobilité, car le plus léger mouvement pourrait lui faire perdre la vue pour toujours… L’œil gauche sera opéré de la main droite et l’œil droit de la main gauche. » (De re medica)

opération

Opération de la cataracte. Enluminure anglaise de 1190

On sait que cette méthode d’opérer la cataracte consistait à introduire une aiguille de fer ou d’argent dans la conjonctive et à la faire pénétrer jusqu’au niveau de la pupille ; à ce moment, l’opérateur s’efforçait d’abaisser le cristallin jusqu’au bas de l’œil pour dégager la pupille du corps opaque qui empêchait l’arrivée des rayons lumineux sur la rétine.

Au Moyen Age, l’oculistique est monopolisée par trois classes de praticiens de valeur différente : le Judeus (Juif), le Rusticus (l’équivalent de nos rebouteux), et le Chirurgus expertus in oculis (un chirurgien expérimenté). À laquelle de ces trois catégories appartenait notre Jean de Mayence ? Certainement pas à la seconde, car les opérateurs de ce genre ne sortaient guère de leur pays d’origine et n’exerçaient leur art que dans un rayon de peu d’étendue. D’autre part, Gilles le Muisit était un trop grand personnage pour se mettre entre les mains d’un oculiste de cette trempe ; l’eût-il voulu, d’ailleurs, que son entourage s’y fût certainement opposé. Il reste donc que Jean de Mayence fut un véritable chirurgien, Chirurgus expertus in oculis, ou un Juif, cette dernière hypothèse étant la plus crédible pour les raisons suivantes.

Il semble bien qu’au XIIIe siècle, et même au XIVe siècle, les chirurgiens diplômés, les doctores chirurgici, comme les appelle Arnauld de Villeneuve, sortis des Écoles de Salerne ou de Montpellier, ne se soient pas beaucoup occupé d’oculistique. Le célèbre Lanfranc (1296) décrit bien l’opération de la cataracte et celle du chalazion, mais il en parle comme quelqu’un qui ne les a jamais faites, ni même vu faire. En revanche, Guillaume de Salicet (1276) décrit l’opération de la cataracte d’après une méthode qui lui était personnelle et qui paraît être le fruit d’une grande pratique.

Il est probable qu’il avait appris la chirurgie oculaire en suivant quelque praticien ignoré de son époque, car il répète à plusieurs reprises que la chirurgie oculaire, et spécialement l’opération de la cataracte, ne peut s’apprendre qu’en voyant opérer un chirurgien exercé dans cet art : « cette opération, dit-il, ne pourra être comprise par l’élève que s’il l’a vue faire de ses propres yeux par quelqu’un d’expert et d’habitué à la pratique oculaire. »

Au XIVe siècle, Jean de Gaddesden déclare que l’opération de la cataracte n’est à la portée ni des médecins, ni des chirurgiens et que s’ils veulent l’entreprendre ils doivent d’abord s’essayer sur des yeux de chien, de coq, ou de tout autre animal. L’oculistique est donc généralement exercée par des périodeutes, praticiens ambulants qui se transmettaient de père en fils les secrets de leur art, comme c’était aussi le cas pour l’opération de la taille. Ce sont ceux dont Jean de Tournemire (1329-1410) constate la malhonnêteté habituelle : Medici carsores curant interdum albuginem cum sit cicatrisa magna et fugiunt habita pecunia.

instrument

Instrument utilisé lors de l’opération de la cataracte. Gravure extraite de
Ophthalmodulea. Das ist Augendienst de Georg Bartisch, paru en 1583

Aussi, ne faut-il pas s’étonner outre mesure que Valescus dissuade les chirurgiens de se livrer aux opérations sur les yeux. « On rencontre, dit-il, un grand nombre de médecins ambulants qui se font forts de guérir la cataracte avec une aiguille ; ils promettent beaucoup plus qu’ils ne sauraient tenir et beaucoup d’entre eux n’ont d’autre but que d’extorquer de l’argent aux malades. Les médecins honnêtes se gardent bien d’agir de la sorte, car ils tiennent à conserver intact leur honneur. La cure de la cataracte par l’aiguille sera donc laissée à ces jeunes apprentis qui courent de droite et de gauche. »

« L’oculistique, remarque le Dr Pansier, est d’ailleurs généralement entre les mains de praticiens juifs. En 1468, lorsque le roi Jean d’Aragon est atteint de la cataracte, c’est Abi-Abor, rabbin de Lérida, qui l’opère, le 12 septembre de cette année ; il est assez heureux pour rendre la vue à son royal patient. ».

Dans ses Variétés chirurgicales, Alfred Franklin observe que « dès le quatorzième siècle, on rencontre les chirurgiens ambulants parcourant les provinces, cheminant un bâton à la main par monts et par vaux, narguant les chirurgiens qu’ils qualifient d’ignorants et, non sans raison, de poltrons. Eux, les vrais précurseurs de nos chirurgiens actuels, rien ne les effraye, rien ne les étonne, rien ne les arrête… Ils réduisent les hernies, abaissent les cataractes, extraient les pierres de la vessie, châtrent les animaux et les hommes, appliquent le trépan, incisent les fistules. Ils osent tout, et le succès vient souvent couronner leur audace. »

C’est probablement à cette catégorie de chirurgiens qu’appartenait Jean de Mayence ; peut-être même joignait-il à l’art d’abaisser les cataractes celui non moins lucratif d’inciseur de vessie ou de lithotomiste. Quoi qu’il en soit, il semble bien démontré que ce n’était ni un médecin, ni un chirurgien diplômé. Ce n’est guère, en effet, que vers la fin du XVIIe siècle, en 1699, qu’on exige des oculistes, comme aussi des rhabilleurs et des lithotomistes, une légère épreuve subie en présence des chirurgiens officiels de Saint-Côme, nous apprend encore Franklin.

Quelle était l’issue ordinaire de ces opérations de cataracte ? Arnauld de Villeneuve nous dit que s’il a vu souvent des spécialistes abattre la cataracte, il a rarement pu constater que cette opération ait donné d’heureux résultats. Cependant, d’autre part, Jean de Gaddesden affirme, précisément à propos de la cataracte, qu’il a vu des chirurgiens, opérant avec l’aiguille, faire des choses surprenantes et acquérir de ce chef beaucoup de gloire, de sorte qu’une seule de ces opérations leur rapportait plus d’argent que dix pratiquées sur d’autres membres par un chirurgien ordinaire.

Toujours est-il que l’opération pratiquée par Jean de Mayence sur les deux yeux de Gilles le Muisit, et à cinq jours seulement d’intervalle, fut, en partie au moins, couronnée de succès. Le vénérable abbé de Saint-Martin ne recouvra pas, il est vrai, complètement la vue puisqu’il ne pouvait reconnaître les gens, ni lire, ni écrire ; mais il voyait le soleil, la lune et les étoiles ; de plus, il pouvait se conduire lui-même et suffire à tous ses besoins. En somme, il est satisfait du résultat et trouve que, pour son âge, il n’y a pas lieu d’être plus exigeant. Jean de Mayence dut donc avoir une bonne rétribution et se faire de ce succès une forte réclame.

opération

Opération de la cataracte. Gravure extraite de Ophthalmodulea. Das ist Augendienst de Georg Bartisch, paru en 1583

Pourtant il y a bien quelque ombre au tableau. Tout en remerciant Dieu d’avoir recouvré la vue, le bon abbé ne laisse pas que de laisser échapper quelques regrets qui prouvent, tout au moins, qu’il avait su, durant sa cécité et sans doute pour s’en consoler, mener joyeuse vie et faire de copieuses libations. N’était-il pas naturel qu’on vînt le distraire de ses ennuis, égayer sa solitude, bavarder et festoyer avec ce pauvre infirme. De là à se laisser aller à quelques excès, bien innocents d’ailleurs, il n’y avait qu’un pas ; puis, le malade ne se croyait-il pas condamné à rester aveugle pour le reste de sa vie ! Pourquoi, dans ces conditions, se serait-il privé ? Ainsi écrit-il dans ses Poésies :

Or sachent tous et toutes, quant aveules iestoye
Dou fort vin sans temprer a men plaisir buvoie ;
D’aus, d’ougnons et d’airun, de rien ne me wardoye,
Car pour homme perdut, sachiés, je me tenois.

 Mais, après l’opération, si l’on ne veut pas en perdre le bénéfice, un régime sévère s’impose ; il faut changer de vie : les yeux sont sensibles, redoutant le vent et le froid :

J’ay les ioez diffamés, un pau s’en suy honteus,
Et le temps m’est contraire, quant frois est et venteux.

 Adieu aussi le bon vin et l’ail,.adieu les longues veilles et les copieuses beuveries :

Il me convient warder dou vent et de l’orage,
D’airuns et de fors vins, dont j’avoie l’usage,
Et, pour chou que je voie, contrefaire le sage,
Mes coutumes cangier et muer me corage.
Jay les deus ioex moult tenres, se me nuyroit lumière,
Ayl, vins taster et veiller, fèves, feux et fumière,
Se me convient warder ou revenir arrière
En lestat prumerain et cangier me manière.

 Malheureusement pour lui, le bonhomme ne jouit pas longtemps de sa demi-guérison et n’eut pas à « contrefaire le sage » pendant de longues années. Il mourut l’année suivante, le 15 octobre 1352.

opération

Opération de la cataracte pratiquée sur Gilles le Muisit en 1351 par Jean de Mayence.
Miniature extraite du Manuscrit des Annales de Gilles le Muisit, conservé à la Bibliothèque royale de Belgique

En 1351, Gilles le Muisit, abbé de l’abbaye de Saint-Martin, chroniqueur et poète, âgé de près de 80 ans et privé de la vue depuis 4 ans, accepta, en dépit des réticences de ses proches, une opération de cataracte qui, si elle ne lui permit pas d’écrire et de lire de nouveau, lui conféra de nouveau une certaine autonomie, la contrepartie étant d’observer un régime alimentaire plus strict que celui auquel il s’était adonné lorsqu’il s’était cru aveugle pour le restant de son existence…

Article D’après « La France médicale », paru en 1907 sur France Pittoresque

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

 

La Guérison spirituelle par le jeûne

Dans le passé, les traditions préconisaient le jeûne avant tout pour que l’individu atteigne un état intérieur qui le rapproche du monde spirituel.

On pouvait alors jeûner 40 jours pour atteindre ce but…
Certes, les bienfaits biologiques du jeûne étaient aussi reconnus : purge du corps après l’hiver (le carême), nettoyage des organes encrassés, régénération des cellules, amélioration de la santé en cas de maladie (le jeûne « réveille » nos systèmes naturels de défense), etc. De même, le jeûne permet d’explorer et de nettoyer de vieilles mémoires psycho-émotionnelles qui se libèrent notamment sous forme de cauchemars ou de rêves symboliques, de tensions physiques qui apparaissent puis s’éloignent…

Mais au-delà du nettoyage physique, émotionnel et psychique, le jeûne permet de constater d’autres bienfaits :

  •  l’esprit est plus aiguisé et les pensées deviennent plus claires ;
  • du coup, la conscience s’éveille à des facteurs jusque là ignorés ;
  • le taux vibratoire augmente considérablement pour une période durable (les bienfaits d’un jeûne de 7 jours peuvent se prolonger pendant des mois) ;
  • le sentiment d’exister – par cette présence vibrante – augmente dans les mêmes proportions : tout ce que l’on pense, ressent, fait, est plus « vivant ».

jeune

Bref, au final, l’individu a la sensation d’être pleinement relié corps, âme, esprit !

C’est pourquoi nous avons mis en place depuis plus de 20 ans une forme particulière de jeûne, que nous nommons « jeûne et lieux sacrés ».

Ici, le but n’est pas de rechercher uniquement une meilleure santé, mais de s’occuper aussi de la part spirituelle !

Les séjours, quelque soit leur durée, visent avant tout à faciliter :

  • un réel travail sur soi, afin de voir en face l’ego qui nous « empoisonne » la vie ;
  • une prise en compte du lien qui unit toutes nos problématiques (même si les choses semblent n’avoir aucun rapport, tout ce qui nous dérange a souvent une seule origine) ;
  • une exploration de notre « Temple Intérieur », le centre de notre intimité représentant notre part Divine, notre âme.

Pour atteindre cet objectif, le jeûne est accompagné d’activités qui favorisent :

  • une libération corporelle (qi-gong ou gymnastique douce, marche) ;
  • une libération de l’expression (cercles de parole, échanges en groupe) ;
  • une analyse de ce qui se passe (rêves, synchronicités).

Pour augmenter encore notre taux vibratoire et pour décrocher en profondeur nos vieux schémas, nous allons à la rencontre de l’esprit de lieux sacrés qui sont réputés pour leur action de guérison tant au niveau physique, qu’au niveau psychique.

Cette  approche se fait en conscience, guidée par des baguettes coudées. Nous ajoutons ainsi une « guérison spirituelle » aux autres bienfaits du jeûne ! Car dans cette vie, chacun rêve d’atteindre cette forme de plénitude : un esprit libre, l’âme en paix, dans un corps sain.

Plus d’infos : Rose et Gilles GANDY  www.medecinesymbolique.com

« Et si on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps »
La nouvelle édition du best-seller de Bernard Clavière vient de paraître !

Victime de son succès lors de sa sortie en 2008, le livre sur le jeûne de Bernard Clavière, spécialiste de la santé au naturel, était indisponible depuis longtemps. Une nouvelle édition, mise à jour et enrichie, vient de paraître aux éditions Nature & Partage.

Dans cet essai décapant, Bernard Clavière porte un regard lucide et non dénué d’humour sur notre addiction à la nourriture et sur l’interruption temporaire de l’alimentation, moyen thérapeutique irremplaçable. Après une enfance marquée par les problèmes de santé, Bernard Clavière décide, à l’âge de 18 ans, qu’il ne verra plus jamais un médecin. Aujourd’hui, quelques dizaines d’années plus tard, il a toujours le poids de sa jeunesse, une santé rayonnante, et n’a plus jamais consulté.

Bernard Clavière pratique régulièrement le jeûne depuis trente-cinq ans. Il a créé et organisé, deux années consécutives, la Croisade pour la Santé – une marche de 500 km sur 2 semaines -, afin de promouvoir cette pratique de santé ancestrale. Auteur et conférencier, Bernard Clavière travaille parallèlement à la promotion de moyens naturels de santé efficaces et peu coûteux. Il a notamment été le premier à importer en France le tégument de psyllium blond, dont les bienfaits sont remarquables sur de nombreuses pathologies intestinales.

jeu chez francesca

Nature et Partage, la structure qu’il a créée en 2007, commercialise désormais une gamme élargie de produits – psyllium, herbe de blé, jus d’aloé vera, sulfate de magnésium (Sel d’Epsom), acide malique… – et outils naturels de santé tels que la planche Colon-Net.

Dans son livre « Et si on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps », Bernard Clavière dévoile les formidables perspectives offertes par le jeûne, moyen de santé irremplaçable, le plus ancien, le plus simple et le plus efficace.

A partir de faits historiques et scientifiques, il nous propose des arguments forts pour commencer à jeûner, ainsi que de nombreux conseils pratiques qu’il a expérimentés personnellement. Les spécialistes trouveront dans ce livre de quoi satisfaire leur soif de connaissances et d’informations, et les néophytes seront rassurés : oui, ils peuvent s’arrêter (un peu) de manger sans crainte, et en retirer les plus grands bienfaits !

« Et si on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps » Bernard Clavière 256 pages Prix : 19,50 € Disponible auprès des éditions Nature & Partage

AUTRE PISTE DE LECTURE INFORMATIVE :  http://devantsoi.forumgratuit.org/t80-le-jeune-une-nouvelle-therapie#346

 

Les aventures de Thierry CASASNOVAS – Ces avis et opinions ne consistent pas davantage en une consultation médicale, mais en un message citoyen portant sur la forme, la santé ou le bon fonctionnement de l’organisme, les auteurs souhaitant partager leur expérience et compréhension personnelles.

Les auteurs ne sont donc en aucun cas responsables de l’utilisation qui pourrait être faite de ces informations.  MERCI !

 

 

 

Accueillir sa propre douleur en toute Conscience

 

Ce titre n’est pas une insulte destinée à tous ceux qui souffrent de leur corps. Sûrement pas. D’ailleurs, qui n’a jamais ressenti de migraines quasi invalidantes, de maux de dents épouvantables, de douleurs abdominales violentes, de dorsalgies plus ou moins DOULEUR&supportables ? L’être humain est ainsi rappelé à l’ordre par son propre contenant, ce véhicule performant qui peut tomber en panne et le martyriser sans crier gare, les causes des dommages corporels étant nombreuses, avec des conséquences souvent incontrôlables au début des manifestations symptomatiques. Pourtant, pour moins souffrir, il faut accueillir la douleur, la médecine qui a fait des progrès gigantesques en un siècle dans ce registre pouvant parfois n’y pas suffire.

Prenons en compte les témoignages de personnes atteintes d’un zona : même le traitement médical adéquat peut donner des résultats insuffisants, pendant des semaines, voire des mois, quant aux  » brûlures  » éprouvées par le malade… Quoi qu’il en soit, la douleur reste subjective dans la mesure où, en tant que signal, elle a des choses à nous dire. Le corps exprime à sa façon ce qui le blesse psychologiquement en premier lieu. Il a atteint ses limites. Lui aussi. Et il est bien évident que lorsque le soma n’en peut plus malgré les consultations et prescriptions médicales incontournables qui s’imposent toujours dans ces cas-là, il faut une solution d’urgence, solution toute personnelle qui se situe dans un accord/à-corps…

Quand la douleur atteint son paroxysme, un mauvais réflexe consiste à se mettre en position de défense : recroquevillé sur soi-même, souvent en position de foetus pour tenter inconsciemment de retrouver l’état paradisiaque de gestation où la protection maximum était assurée, le mal est à son apogée. En étant attentif, on constate cependant que son intensité fluctue, faiblit un peu, puis reprend plus aiguë, à l’image et à la mémoire des contractions utérines qui ont accompagné notre naissance, apparaissant, puis disparaissant pour réapparaître à nouveau pour que la naissance advienne. Mais, à ce stade de l’agression somatique liée à la maladie, il est donc absolument nécessaire d’adopter une attitude inverse de celle du repli physique sur soi.

Certes, la douleur va revenir à son plus haut degré d’intensité et on la redoute… Admettons alors tout de suite de principe qu’elle est un message sensoriel intime et que, de fait, elle est légitime pour soi. Elle arrive tel un bourreau ? Il faut la laisser se déployer. N’est-elle pas chez elle ? Attendue comme une conseillère possible, accueillie comme matrice évolutive, elle prend sa place et investit maintenant tous les réseaux neuropathiques.

Mais avec l’attention et le respect qu’on lui porte (ce n’est pas du masochisme), elle semble soudain et curieusement moins agressive car elle  » délivre  » et laisse un message à décrypter par l’intéressé. Elle devient intéressante. Elle prévient qu’il faut opérer un changement dans son existence. Quand elle aura complètement fini son travail, c’est-à-dire quand le psychisme aura compris et admis, elle s’en ira… ( rédigé par Carole Vallone)

Alors, Comment accepter l’inacceptable

souffrir


Voilà une question épineuse  qui en soulève bien d’autres : comment accepter ce qui ne peut – voire ce qui ne doit – être accepté ? Faut-il se résoudre à l’inaction ? La zen attitude se résume-t-elle à une soumission passive et béate ? Ces quelques interrogations, que tout un chacun est en droit de se poser, méritent quelques éclaircissements préalables avant d’envisager une quelconque méthode allant dans le sens d’une totale acceptation…

L’existence est vouée à la notion de dualité : l’inspiration et l’expiration, le oui et le non, le jour et la nuit, la vie et la mort, la santé et la maladie, l’union et la séparation, l’amour et la haine, le positif et le négatif… Cette première constatation constitue un point de départ réflexif intéressant car idéaliser de manière excessive ou, à l’inverse, dramatiser à outrance une situation relèvent de comportements erronés. La vie est en constant mouvement et ne saurait faire abstraction de ces couples d’opposés se succédant inlassablement. Ainsi, chaque fois qu’une souffrance, une difficulté, un empêchement se présentent, se dire qu’ils n’ont rien de définitif et d’absolu permet de ne pas y rester pathologiquement fixé.

L’effet miroir

Ce que chacun considère comme inacceptable varie d’un individu à l’autre. Ainsi, les propos d’un interlocuteur peuvent être jugés de la sorte selon une certaine décence liée à l’éducation, à la culture. Un licenciement peut être perçu comme abusif ou non, une trahison générer un sentiment de révolte ou, au contraire, de libération. Il est évident que les éventuelles réactions d’opposition qui en découlent n’ont rien de répréhensibles. Toutefois, l’erreur consisterait à rester focalisé sur une attitude négative sans possibilité d’ouverture. Toute plainte légitime devrait aboutir à un détachement salvateur et des passages à l’acte à la suite d’un effet miroir. Se sentir agressé verbalement convoque, par exemple, un changement quant à la sphère relationnelle : est peut-être venu le moment d’envisager de ne plus alimenter certaines fréquentations. Une mise au chômage oblige à reconsidérer ses habitudes professionnelles. Une rupture mal vécue interroge sur la nécessité de se prendre en charge…

L’acceptation de l’impermanence

La notion d’évolution, initiée par les travaux de Charles Darwin, reste un concept qui permet de saisir que rien n’est statique. Depuis la nuit des temps, l’être vivant fait preuve d’une formidable adaptabilité, délaissant une apparence pour en revêtir une autre. Ce qui est vrai au niveau physiologique l’est encore plus au niveau psychique. Le petit d’Homme évolue tout au long de son existence vers plus d’autonomie, lâchant peu à peu l’étayage parental. À force de traverser les situations que la vie dispose sur son chemin, l’adulte, quant à lui, a la possibilité d’aller vers plus de Sagesse.

Certes, ses facultés physiques déclinent inexorablement (le bouddhisme ici fait état de l’impermanence de toute manifestation matérielle), mais la conscience, elle, est en expansion. À condition toutefois d’accepter les lois de la vie. Or, il faut bien avouer que la tentation du jeunisme à outrance ne permet pas toujours une telle maturation psychologique puisqu’elle s’oppose à ce que Sigmund Freud a nommé le principe de réalité. D’où un conflit permanent entre ce qui est et une idéalisation fantasmatique. L’inéluctabilité de la mort reste le point d’achoppement. C’est pourtant en acceptant cette limite ultime que la vie prend tout son sens. Arnaud Desjardins dans « L’audace de vivre », d’avancer avec beaucoup d’à propos : Pourquoi les êtres humains ont-ils si peur de mourir ? Peut-être parce qu’ils n’ont pas vraiment vécu…

Au-delà du sens et du non-sens

Dans son ouvrage « Le centre de l’être », le psychothérapeute spirituel Karlfried Graf Dürckheim parle d’un Être essentiel. Il s’agit, selon lui, d’un centre de connaissance auquel chacun peut avoir accès. À condition de développer une certaine réceptivité. Réceptivité qui consiste à accueillir sereinement la peine comme la joie. Pas question toutefois de sombrer dans un quelconque délire mystique, cas auquel la réalité serait déniée. L’acceptation ne doit pas être synonyme de fuite.

douleur

Dürckheim préconise un travail méthodique sur l’inconscient, adhérant ainsi aux travaux de Carl Gustav Jung portant sur la nécessité d’apprivoiser nos angoisses. Quant au Zazen (assise en silence) et aux pratiques méditatives issues du Yoga, les exercices qu’ils proposent ont pour objectif de favoriser l’émergence d’une sérénité qui est déjà là. Les croyants l’appellent Dieu mais il n’est pas nécessaire d’adhérer intellectuellement à un dogme pour en faire l’expérience.

Pour Jean-Yves Leloup, prêtre orthodoxe auteur des « Écrits sur l’Hésychasme », publié dans la collection Spiritualités vivantes chez Albin Michel : Le corps doit être spiritualisé, devenir « un corps spirituel » selon l’expression de Saint Paul… Autrement dit, quelle que soit la méthode choisie, celle-ci vise à une transformation prenant toujours en compte le soma, le moi existentiel, afin qu’il puisse être relié à la source ultime de toute chose.

Article écrit par Georges Boudier pour le Magazine SIGNES et SENS

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site de Francesca :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

 

L’auto-analyse transfigurée

Entendre hurler un tableau révèle la capacité de restitution de la souffrance de l’artiste. Ainsi, Le Cri, d’Edvard Munch, réalisé en 1893, définit cette étrangeté à pérenniser la destinée tragique de celui qui n’a jamais pu se défaire de ce qu’il a subi à un moment de sa vie comme une injustice.

Ce talentueux peintre norvégien a porté toute son existence son drame familial : le décès de sa mère et de deux de ses sœurs. Jusqu’au bout, pour Munch, le macabre est une sorte de rituel pathétique qui impose la mort en tant que corollaire inversé de la vie. Comme dans tout autoportrait qui incarne le négatif de l’apparente progression humaine.

Analyse

Mais au XVIIème siècle, Pierre Mignard peignait déjà élégamment des histoires morbides… Son Portrait d’homme est l’affirmation d’une dévotion qu’il n’y a pas à discuter. Et même si ses portraits de femmes magnifient amplement celles-ci, ils recèlent, sans aucun doute, une loi peu aimable : le déroulement du film du temps qui passe n’est, en fait, qu’un piètre déguisement émotionnel…

En 1920, dans « Au-delà du principe de plaisir », Sigmund Freud écrit que certains « …donnent l’impression d’un destin qui les poursuit, d’une orientation démoniaque de leur existence ». En effet, des situations de vie peuvent parfois nous paraître bloquées, verrouillées, au point d’engendrer une plainte répétée. Et c’est le fameux : « Ça n’arrive qu’à moi, ça ! ».

Insidieuse fatalité soupçonnée et enchaînement malheureux d’évènements semblent inéluctables. En découlent des procès d’intention faits à l’autre. Nul doute que la relation en soit lourdement parasitée. Pourtant rattrapé par une culpabilité toute surmoïque, on s’essaye alors à une pseudo-relativisation : il y a toujours plus malheureux que soi ! Mais cette morale-là, dont on espère qu’elle sera réparatrice, ressemble fort à un juge péremptoire et sévère. Loin de générer l’acceptation, elle instaure plutôt la soumission avec, en prime, une réprobation accusatrice. Dès lors, celui qui la représente, quel qu’il soit, détient un pouvoir, autorisé par le fantasme.

On aura ainsi tout loisir de le rejeter, le vilipender, lui attribuer pour finir l’étiquette de mauvais objet. C’est ainsi qu’on se fabrique à bon compte son diable. Enferré de facto dans une relation névrotique c’est, par besoin de punition interposé, attirer des foudres réprobatrices. S’ensuivent des compromis pour tenter de réparer. Le sujet oscille entre culpabilité, révolte larvée et victimisation, trio assurément dévorateur de libido, générant comme conséquence l’auto-condamnation. Inhibition et répétition s’installent, avec mise en place du sens interdit !

Cette organisation pathologique, ou « névrose de destinée », pose le sujet comme victime d’une fatalité extérieure sous le coup de situations compulsives, fatalité dont les ressorts sont inconscients et qui exprime la force de la compulsion de répétition.

Toute expérience n’est ici abordée qu’en termes de négativité. La pulsion de mort œuvre et, en dépit de bonnes résolutions, le sujet devient spectateur de sa propre vie ; il ne manquera pas d’exprimer ce manque à être par des comportements manifestes, marqués d’une résistance majeure. Tout évènement, appréhendé comme problème potentiel et redouté, suscite des réactions de type paranoïde, l’autre étant fantasmé agresseur. C’est répéter, à intervalles, un même scénario souvent transgénérationnel.

Pour parer à ce manque fantasmatique, il semble rassurant d’idéaliser tel ou tel, la vie, sa vie étant perçue ainsi au travers d’un prisme idéal, idéal dû dont on serait floué. Il est vrai que nombre d’images de réussites largement médiatisées font office d’icônes virtuelles, vouées à l’admiration inconditionnelle. Mais ce peut être aussi dans le quotidien quelqu’un à qui on prête une existence apparemment plus épanouie, plus riche, plus variée que la sienne. S’y comparer entraîne inévitablement l’amertume : on ne peut rivaliser avec une illusion. Cette appréciation à forme de réclamation – « Pourquoi pas moi ? » – fait nœud.

C’est se comparer à un tiers que l’on n’est pas et vouloir ce qu’il a. Une existence par procuration en somme. A l’évidence, rien de réel ici. La porte est pour le coup grande ouverte à un imaginaire stérile puisqu’étayé sur une « mêmeté ». Il s’avère impossible alors dans de telles dispositions de devenir positif. Il ne s’agit en rien de béatement nier la difficulté à traverser.

auto analyse

Certaines épreuves sont rien moins que difficiles. Mais concevoir son chemin tel un schéma pré-établi, exempt de tout écueil et qui irait crescendo, avec pour couronnement final « tout est bien qui finit bien », c’est à n’en pas douter se situer dans le domaine du conte de fée. Cette utopie, démentie par la réalité, amène sans coup férir le sentiment tenace d’être privé, exclu d’une supposée félicité. Existeraient ainsi des personnes bénies des dieux à qui la réussite, la beauté, l’intelligence… bref ce que l’on fantasme ne pas avoir, seraient dévolues. Répété cycliquement, cette béance ne peut que susciter la voie sans issue.

Cette confusion avec un autre fait fi de l’essentielle différence. C’est se comparer à une illusion extériorisée sur laquelle aucun acte n’est possible. Devenir positif, c’est se comparer à soi-même. Autrement formulé, se regarder dans le miroir que nous tendent les personnes qui nous entourent, c’est y voir ce que la situation permet de comprendre quant à soi et donc de prendre conscience de ce que nous avons à modifier, adapter, mettre en œuvre, pour éprouver de la joie. C’est prendre la mesure de son évolution, faire le distinguo entre avant et maintenant.

Alors se place le regard juste quant à l’entourage.

Article écrit par Bérengère Fontenoy

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site de Francesca :  https://medecinehistorique.wordpress.com/