La colonie des rats ont leur histoire à nous raconter 

 

Soudain, un jeune chien fait un bond sur le côté et s’immobilise, une patte avant à demi levée. Au ras du sol, une masse grisâtre a jailli de derrière les roues de la poubelle et l’observe, à moitié dressée sur le train arrière. Un rat !  Tout se fige, les deux animaux se toisent… puis la petite boule sombre à la queue charnue s’enfonce dans les herbes sèches aux pieds des sacs plastiques renversés à terre….

les rats blog

Une bouffée d’amour nous envahit avant même que nous ayons eu le temps de réaliser ce qui arrive. Les replis de la terre elle-même, ce que nous foulons quotidiennement du pied, nous révèlent une vie et une étrangeté d’une beauté telle que nous comprenons le pourquoi de la demande impérative à laquelle il nous est demandé de suivre… car c’est lui qu’il nous faut suivre….

Ceci est le monde de nos frères animaux. Avez-vous  jamais songé à regarder à la loupe quelques centimètres carrés d’herbe et de terre ? Ce que vous vivez en cet instant équivaut à cela. Vous découvrez une jungle, une savane, un désert, l’immensité d’un continent où d’autres frères, inconnus de vous, apprennent la vie. Vous ne les voyez pas, vous les ignorez… ou vous préférez les ignorer, c’est tellement plus commode… pourtant ils sont les germes d’univers à venir, à la fois un peu et totalement cette Divinité par et pour laquelle vous dites vivre. La Terre est un gigantesque temple, frères humains, et il n’y a pas une seule de ses dimensions qui ne soit chargée de vie et de promesses, pas une seule de ses demeures qui ne demande de la tendresse.  Par Daniel Meurois 

Cet insecte rouge que votre âme vient de croiser, croyez-vous qu’il soit anodin ? Certes, il ne vous dira pas « je » ou « moi » comme le ferait le chien, mais la Conscience dont il est l’une des innombrables expressions peut, quant à elle, souffrir et grandir et aimer et offrir. Ne l’oubliez jamais, le ridiculement petit, aux yeux des hommes, est tout aussi chargé d’espérance et de splendeur que l’extraordinairement grand. Sans doute cette constatation ressemblera-t-elle à une banalité pour ceux qui découvriront mes paroles… mais parfois il est bon qu’une banalité soit parée d’un habit lumineux car le vrai miracle de la Vie, celui qui nous apprend à fleur, est si souvent à portée de main qu’on ne le cueille jamais.

Les herbes et les broussailles, les papiers abandonnés défilent en effet sous nous et autour de nous à une vitesse accrue, échappant à notre volonté, exigeant de nous une confiance plus totale encore.  Puis, brusquement, plus rien d’autre qu’une étendue couleur de cendre, sèche, chaude mais comme privée de vie… un trottoir… puis un trou, presque un ravin, le caniveau… Le rat se trouve là, devant nous. Il nous tourne le dos tout en trottinant, la queue bien musclée, bien horizontale et frôlant le sol. Voilà maintenant qu’il disparaît, absorbé, semble-t-il, par la terre elle-même en un centième de seconde, comme s’il n’avait jamais existé.

« Oui, les égouts… fait une voix en nous. Tout un peuple y vit qui ne doit pas nous effrayer. Il fait partie intégrante de cette vie qui demande à être respectée. Défaites-vous des vieilles images, de ces antiques schémas qui véhiculent la méfiance, la peur, la répulsion et avancez… Je vous le demande, je vous en prie au nom de tous vos frères méprisés ».

Le rat est toujours là, pataugeant dans l’eau presque stagnante. Sait-il que quelque chose se passe, qu’il est observé ? Il fit un bond et commence alors une course folle à travers un dédale de canalisations plus ou moins obturées… il nous faut surmonter le dégoût. Enfin, dans une courbe, un amas de pierres et de terre, ruisselant, vient à apparaître. Le rat s’y arrête, se perche à son sommet… et c’est alors que dans l’étrange clarté surgissent une à une d’autres formes grouillantes… toute une famille de rats. Les petits cris frénétiques de la colonie résonnent avec force dans ces lieux. Notre conscience qui s’expanse de plus en plus à ce contact nous donne l’occasion d’entrer en communication avec l’animal … et nous pouvons entendre :

« Approchez-vous, amis humains… ne craignez rien et écoutez-moi puisqu’il m’est permis de parler de mon peuple. Je suis la conscience qui anime la colonie de tous les rats de ce lieu. Je vous ai amenés ici sur l’appel d’une autre conscience propre à ma race et qui me guide lorsqu’il en est besoin… Car notre peuple est ainsi, la pensée, la connaissance qui nous font agir voyagent de relais en relais. Le relais qui vous a permis de venir dans cette zone obscure de la terre, tient dans le corps de ce rat que vous avez osé suivre. Il vous appelait. A travers lui, je suis un flambeau pour le peuple que j’enseigne, le porte-parole d’une conscience encore supérieure à la mienne et qui s’étend sur d’immenses territoires… et je sais encore, amis humains, que cette conscience elle-même en traduit une autre infiniment plus vaste…

Passages du livre : Le Peuple Animal p. 188

les rats

Tandis que ces phrases se déversent dans notre esprit et s’y gravent, un mot surgit au plus profond de nous-mêmes… « hiérarchie »

« Hiérarchie… c’est cela, reprend la présence animale du rat. J’ai lu ce mot en vous et je vois comme il sonne juste. Mon peuple apprend le sens de la hiérarchie. Il vit sur cette Terre pour structurer sa conscience, sa réflexion… Vous pouvez l’appeler mental si vous le souhaitez, je sais fort bien que mon peuple n’inspire au vôtre que de la répulsion, pourtant vous devez comprendre qu’il est beaucoup plus proche de vous que vous ne le supposez. Sa présence sur cette Terre lui permettra de développer une intelligence analytique et d’organiser une civilisation très… hiérarchisée, ainsi que vous l’avez senti. Le désordre de notre vie n’est qu’apparent. Il résulte d’une activité intense qui est due quant à elle à un besoin d’échange constant. En fait, communiquer est la raison majeure de notre vie. Nous ne pouvons concevoir notre existence quotidienne autrement qu’en faisant circuler des informations entre nous ».

Mais quelles informations ?

« Une multitude d’informations. La plupart proviennent du monde des hommes. Nous les comprenons rarement. Elles nous traversent comme des éclairs ou des images. La plupart sont chargées de peurs, d’angoisses, de colère, mais aussi fort heureusement il en est de joie, de volonté, d’amour. Il nous semble que nous les absorbons, que nous les unifions et que ce sont elles qui nous rassemblent là où les hommes sont nombreux et souffrent. La nourriture n’est qu’un moteur second pour nous… ce qui nous attire, ce sont les idées des hommes. Elles sont une énergie… comme des lumières multicolores qui nous fascinent et qui nous donnent une partie de notre intelligence.

Elles viennent nous visiter en permanence et chacun de nous éprouve le besoin de les communiquer à son tour. C’est pour cela que nous vous ressemblons, que nous sommes proches de vous, que peut-être aussi, vous nous craignez souvent. Je sais qu’il y a quelque chose d’insaisissable en nous… et que ce quelque chose vient de vous. Ce qu’il nous faut apprendre, ce que j’enseigne moi-même à mon peuple, en ces lieux… c’est à fixer notre pensée sur une chose précise, l’empêcher de capter mille informations à la fois pour s’immobiliser progressivement sue chacune d’elles. Il nous faut aller au-delà du vacarme intérieur qui nous assaille et transformer… transformer. Je crois que nous sommes malades… comme vous… notre conscience est le miroir de la vôtre. Aidons-nous, amis… »

Semblable à une flamme qui s’éteint, la voix disparaît au-dedans de nous.

Il est très difficile pour le peuple des rats de s’exprimer plus clairement que par les termes que vous avez pu recueillir ici. Ce peuple, même si cela vous trouble, est par de nombreux côtés, le double du vôtre. C’est un peuple mental, fortement psychique aussi. Traversé constamment par de multiples influences, il souffre de ne pouvoir aisément fixer sa conscience sur des réflexions précises. Il ne parvient pas dans son ensemble à immobiliser son être intérieur autour d’un concept stable. C’est ainsi qu’il est pris dans une ronde continuelle très analogue à celle que connaissent vos sociétés. Songez-y, frères humains, combien d’entre vous sur cette Terre sont-ils capables de faire silence ne eux et d’analyser clairement les idées qui les visitent, les situations qu’ils vivent, tout cela afin de maîtriser l’instant présent et leur destinée ?

Vos frères les rats sont le reflet de votre agitation mentale. Ils captent tous les désordres, toutes les pulsions qui vous assaillent quotidiennement. Ils captent aussi, fort heureusement, ce qu’il y a de meilleur en vous. Ainsi donc, ils bâtissent leur civilisation sur les ondes subtiles générées par la vôtre. Ce faisant, ils équilibrent votre monde à leur façon, voyez-vous. Oh, ils ne le font pas consciemment car c’est en partie le rôle qui leur a été assigné pendant un temps par l’Esprit de Vie. Ils agissent ainsi parce qu’ils sont ainsi, selon une spécificité dont l’Intelligence Ultime les a dotés. Les tâche est donc d’assimiler le sondes psychiques humaines et en quelque sorte de les digérer, de tenter d’en désamorcer la toxicité. La conscience globale qui les anime joue exactement le rôle d’un filtre, d’un purificateur ou d’un éboueur si vous préférez. En fait, elle essaie d’amoindrir le sondes nocives issues de la pensée de l’homme et, ce faisant, elle les étudie, en assimile les leçons, se structure afin d’élaborer déjà l’humanité à venir dot elle sera l’un des éléments moteurs.

La conscience des rats, voyez-vous est équilibrante par rapport au monde pulsionnel humain et à l’univers mental inférieur. Là où vos frères les rats se regroupent spontanément, ou aimeraient se regrouper, règne généralement un grand désordre intérieur chez vos semblables, un désarroi.

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L’insalubrité que l’on incrimine toujours, demeure une cause de surface. Elle est le reflet exact d’une autre pollution, moins palpable, une forme d’angoisse. En réalité, la pauvreté matérielle ne suffit pas à la générer seule. C’est l’abandon par le cœur d’un grand principe de vie, qui permet son implantation. Elle est le fruit d’une perte de l’espoir. Ne croyez pas, amis, que le peuple des rats se complaise là où règne la saleté, pas davantage d’ailleurs que le peuple des porcs. L’un et l’autre sont revêtus d’une fonction qui ne les prive d’aucune noblesse. Ils sont des éboueurs, des fossoyeurs de vos déchets, à tous les niveaux de la vie. En étant les filtres de vos imperfections, ils sèment des graines pour les mondes à venir….. Et s’il leur arrive de générer des maladies, sachez que celles-ci sont vos propres maladies. Les épidémies déclenchées parfois par vos frères rats ne sont rien d’autre que la matérialisation de vos déchets psychiques, de vos insuffisances, tout cela collecté au niveau planétaire. Les rats sont une voie, un canal de plus par lequel la Nature vous enseigne… Comprenez-vous ? Saurez-vous les aimer pour cela ? Il ne peut y avoir de paris dans l’immensité de la Vie ! A celui qui ne peut admettre une telle vérité, il manque un pétale majeur à cette rose dont il dit se parer le cœur. Vous ne pouvez affirmer « les animaux sont nos frères, je les aime » et continuer à mépriser le serpent qui traverse le chemin devant vous ou encore commander un homard au restaurant tout en sachant qu’il sera plongé dans l’eau bouillante dans la minute qui suit… L’Amour est un tout qui se vit, pas un concept philosophique que l’on arrange à sa guise.

… Laissez-moi maintenant vous dire quelque chose de capital… par rapport aux rats et à tous les animaux que l’on rejette d’emblée ! car si le peuple des égouts s’agite aujourd’hui plus qu’il ne l’a jamais fait, si sa conscience collective se trouve gorgée d’informations et de pulsions, c’est qu’il se passe quelque chose en votre monde qui devient incontrôlable. Ce quelque chose n’est autre qu’une profusion de pensées perverses et cruelles. Vos frères rats n’en peuvent plus d’être confrontés à ce phénomène, ils ne parviennent plus à assurer leur rôle d’éboueurs de la basse psyché humaine. … Pouvez-vous imaginer ce que cela signifie à court terme ? tout simplement une implosion de votre monde.

Mon rôle n’est pas de vous effrayer ni de vous enseigner à ce propos, mais de vous adresser une mise en garde de plus. Celle-ci vient tout droit de vos frères dits inférieurs. La Terre et toutes les formes de vie appelées dans on sein ne demandent pas la pitié mais la simple justice, celle qui repose sur la raison la plus élémentaire. … un autre temps vient, celui où, par la crainte, par le doute, par un amour naissant, une autre qualité d’écoute commence à émerger en lui. Toute  votre aventure déroutante aux côtés de l’animal, et invraisemblable pour la majorité de vos contemporains, a pour but de précipiter cette émergence. Vous savez, quant à vous, que vous ne la rêvez pas et d’autres, chaque jour plus nombreux, comprendront aussi sa réalité »

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L’intelligence pourvoit à la réparation du corps

Le gardien du corps :  Beaucoup de gens sont frappés de maladie sans même en rien savoir, parce que l’Intelligence entre en activité rapidement et sans effort afin de pourvoir à la défense et à la restauration du corps. Par exemple, chez un grand nombre de personnes, une tuberculose se développe à une certaine période de leur vie, mais elles ignorent toujours qu’elles l’ont ou l’ont eue. La personne en qui traîne un rhume opiniâtre pendant deux longs mois a fort probablement une tuberculose naissante. Le poumon a été envahi par le bacille de la tuberculose qui a trouvé là un endroit où se fixer et commence à se multiplier. Si l’on n’a pas assez de calcium, de phosphore et d’autres matériaux de réparation dans le sang, le cas progressera sans doute en une tuberculose active. Si l’on a suffisamment de minéraux et de vitamine D, l’Intelligence fera appel aux forces réparatrices du corps afin qu’elles fassent affluer leurs réserves vers la région envahie du poumon.

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Ces troupes réparatrices se mettent immédiatement à construire un mur de calcium autour du point affecté, le séparant sévèrement du reste du poumon et enfermant les bacilles à l’intérieur, ce qui équivaut pratiquement à une prison. Après la mort, des dissections révèlent très fréquemment ces cicatrices tuberculeuses chez des personnes ayant vécu jusqu’à un âge avancé et n’ayant jamais imaginé que seule fois en avoir souffert. Ce principe de guérison opérant en dehors de notre conscience devient une arme forte entre les mains de celui qui en a reconnu la vérité et qui apprend comment le mettre en mouvement.

Observons la façon dont l’Intelligence protège le corps en cas d’appendicite. Nous possédons tous une membrane séreuse appelée omentum, ou grand tablier, suspendue dans la cavité abdominale. Il est pareil, par sa dimension et sa forme, à ces minuscules tabliers portés par les serveuses dans les salons de thé. Quand l’appendice suit une inflammation grave et est sur le point d’être perforé, il n’est pas rare que ce tablier l’enveloppe et se plisse en un sac hermétiquement clos. De cette façon, si l’appendice se rompait, le pu ne pourrait s’échapper dans la cavité abdominale et provoquer une péritonite. Chaque chirurgien ayant une assez longue pratique a rencontré un ou plusieurs cas de ce genre, et lorsque cela lui arrive, il abandonne ce cas à lui-même avec une prière de reconnaissance, parce qu’il sait que cette matière purulente dans le sac sera absorbée en temps voulu et neutralisée par la nature.

On peut de même constater le merveilleux travail de l’Intelligence universelle lorsqu’on s’est fait une coupure au doigt. C’est pour nous une petite chose et nous ne la craignons pas, sachant que le sang s’arrêtera très vite de couler. Mais réalisons-nous qu’il y a là une intervention directe de l’Intelligence qu’il est tout à fait en dehors du pouvoir de l’homme de reproduire ? Cette coupure nous tuerait si, pour guérir, elle était abandonnée au seul art de l’homme. Aucun homme vivant ne sait comment faire croître une cellule nouvelle partie de rien pour guérir une blessure. Dans une opération chirurgicale le médecin peut accomplir la tâche mécanique d’enlever un organe. Ensuite il recoud le patient – autre tâche mécanique – et là s’arrête son travail, les cellules se réunissent à nouveau pour cicatriser. Seule l’Intelligence fait que ces cellules se reforment et se rejoignent en vue de la restauration cutanée.

Mais retournons à la guérison de la coupure au doigt. Certaines personnes hémophiles ont un sang qui ne veut pas se coaguler parce que différentes substances lui font défaut. Cela signifie qu’une coupure continue à saigner, ce qui est naturellement fort dangereux. Tout le savoir de la science a échoué jusqu’à présent dans ses efforts pour reproduire ces substances absentes, bien que certaines familles royales aient offert pour cela des fortunes fabuleuses. Cependant, journellement, pour tous les autres hommes, l’Intelligence pourvoit aisément à la réparation des coupures. Une certaine substance est maintenue en solution dans le sang aussi longtemps que celui-ci n’entre pas en contact avec l’air extérieur. Quand survient une coupure et que le sang commence à couler à l’extérieur, entrant ainsi en contact avec l’air, cette substance change de forme et produit des fils ou bâtonnets minuscules qui ressemblent quelque peu à des cheveux ébouriffés. Ces fils et bâtonnets forment un réseau dans la blessure et prennent au piège les globules blancs, qui graduellement, se constituent en caillot jusqu’à ce que soit formée une croûte qui isole efficacement la blessure, mise ainsi à l’abri de l’air. En même temps, d’autres globules blancs sont entraînés vers la coupure par le flux sanguin, quelques-uns pour s’engager dans les travaux de réparation et de reconstruction, d’autres pour dévorer toutes bactéries qui pourraient envahir la blessure. Des substances nutritives sont dirigées vers ce point et de nouvelles cellules sont construites afin de remplacer celles qui furent détruites par la coupure.

Les nouvelles cellules sont reformées du fond de la blessure, sous la protection de la croûte. Si l’on arrache la croûte avant que la reconstruction entière ne soit achevée, la coupure saigne à nouveau et le processus complet se répétera ; formation du caillot, de la croûte, et ainsi de suite de façon à ce que la réparation puisse être terminée selon le plan de l’Esprit placé devant l’Intelligence opérant dans le corps.

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Il n’y a pas de maladie incurable 

L’homme se glorifie de son savoir, et il en a le droit. C’est à grands pas qu’il a acquis la connaissance de son corps, mais il est loin de connaître la réponse au problème de la vie. Il ne sait pas comment former une nouvelle cellule dans cette coupure, mais une Intelligence plus grande le fait rapidement. Voici pourquoi, lorsque l’homme dit que tel ou tel état est incurable, il parle d’après son propre savoir limité.

Dans le traitement mental, nous sommes allés plus loin, nous reposant sur cette grande Intelligence cosmique dont nous arrivons à comprendre la Loi de guérison. Nous voyons ainsi des cas désespérés, condamnés par le médecin expérimenté, guéris complètement et définitivement par cette Intelligence lorsqu’elle est dirigée par la personne qui comprend la Loi selon laquelle elle opère. Nous disons donc qu’il n’y a pas de maladies incurables mais des gens incurables. Ceux qui insistent sur le fait « que les médecins ont tout essayé, qu’il est inutile de rien tenter d’autre », sont inguérissables. En revanche, ceux qui acceptent mentalement la vérité qu’avec Dieu (l’Intelligence) toutes choses sont possibles sont des gens guérissables.

L’Intelligence accomplit un prétendu miracle en réparant un os cassé. Tout ce que l’homme peut faire dans ce sas est d’accomplir certains actes mécaniques. Le savoir du médecin est inappréciable lorsqu’il s’agit de réduire une fracture et de soutenir l’os par une éclisse ou un plâtre, mais il lui faut s’arrêter là. Il sait – et il est très franc en le reconnaissant – qu’il n’a pas encore acquis la connaissance nécessaire dans l’art de réparer pour savoir comment faire pousser l’os de façon à rétablir son unité. Mais voyez comment l’Intelligence vient à son secours.

Lorsqu’un os est fracturé par un coup, la contusion des tissus attire le sang vers cet endroit, formant une enflure. Avec ce flux de sang, des substances nutritives et réparatrices sont portées rapidement au siège de la blessure. Pendant ce temps, les fibres périostales déchirées commencent à se transformer en un cartilage qui est le précurseur de l’os. L’Intelligence se prépare ainsi à accélérer, avec des matériaux qu’elle a à sa portée, le processus de construction de nouvelles cellules osseuses. Une espèce de ciment est déversé pour souder les pointes de l’os cassé après que le médecin les a remises en place. Ensuite, le patient gardant le membre au repos, l’Intelligence produit des substances toutes neuves là où il convient, et bientôt le membre va mieux qu’auparavant. Si l’Intelligence divine peut faire cela, elle peut faire tout ce que nous désirons la voir faire. En outre, elle exécute tout cela silencieusement, aisément, sans effort et sans agitation.

La force affluant en un corps malade peut guérir tout état pathologique. L’homme s’affole alors que l’Intelligence est toujours sûre d’elle-même. Elle sait comment réparer tout ce qui va mal dans le corps, comment construire n’importe quelle espèce de cellule, comment rétablir des fonctions perdues, comment arracher une personne du bord de la tombe… avec une dépense d’énergie ne dépassant pas celle déployée par un homme pour soulever un fétu de paille. En réalité, cette dépense est encore moindre, car l’Intelligence n’est jamais consciente d’effort ou de tension. Toutes ces activités variées mises en œuvre, toute cette Intelligence qui sait exactement que faire et comment faire furent employées à construire cet univers, à le maintenir et le régler, à y conserver la vie, à continuer à l’entretenir depuis des temps immémoriaux ; cependant, cette Force et cette Intelligence n’ont ni diminué ni faibli, nulle division ne les épuisa. Elles sont toutes autour de nous et en nous à ce moment même, prêtes à se mettre en mouvement silencieusement en notre faveur, dès que nous aurons cessé d’obstruer ce flux par nos propres barricades mentales.

Voyons comment travaille l’Intelligence dans les larges blessures accompagnées d’une perte de sang importante. La quantité totale du sang dans notre corps diminuant par suite du traumatisme, la tension dans les artères baisse automatiquement ; c’est pourquoi les vaisseaux sanguins se contractent afin de maintenir la tension artérielle normale. En même temps, les divers tissus du corps cèdent de l’eau qui se fraye rapidement un chemin jusque dans le système circulatoire, ramenant ainsi le volume total du sang à la normale. Le transfert d’eau des tissus dans le sang cause une soif extrême, raison pour laquelle un blessé demande à boire lorsqu’il y eut déperdition de sang. L’intelligence cherche ainsi à rétablir dans le corps l’état normal.

Mais dans un tel cas il y a également une perte considérable de globules rouges. L’eau restaure le volume, mais non la qualité de sang ; c’est pourquoi la moelle rouge des os et d’autres parties du corps, servant de réserves commencent à déverser des quantités supranormales de globules rouges jusqu’à ce que le sang ait été ramené à sa qualité normale. C’est ainsi que par une série de mesures promptes et sûres, l’Intelligence résidant dans le corps entre en activité afin de sauver ce dernier, aussi rapidement que possible. Une fois de plus, nous voyons une action intelligente, compétente, qui va bien au-delà de l’art et du savoir des esprits les mieux préparés. C’est l’Intelligence dont nous usons dans la guérison mentale et spirituelle.

Docteur Frederick Bailes

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Le pouvoir régénérateur de la musique

La musique est une partie intégrante de l’aspect moral du caractère de l’être humain. La force morale de la musique repose sur les correspondances qui existent entre ses modèles toniques et ceux du monde idéal. Elle émet un ordre supérieur, elle sert à énoncer la loi la plus noble de l’humanité.

Pythagore soutenait que la nature humaine était purifiée par les chants solennels accompagnés de la lyre.

nouvelle guérison

En France, on a utilisé la musique dans le but de réduire la criminalité avec des résultats particulièrement satisfaisants. La réaction provoquée par la belle musique chez des jeunes, considérés jusque-là comme irrécupérables, a été si encourageante qu’on a engagé des artistes pour donner des concerts devant les jeunes délinquants de Paris et des environs. Les qualités curatives et constructives de la musique étaient largement mises à profit dans les Ecoles des mystères antiques. Les chants, mantras et invocations faisant partie des Services du temps étaient composés à la lumière de la science spirituelle. Ils possédaient donc un grand pouvoir occulte.

Dans les temples sacrés d’Egypte, on entonnait les toniques des sept esprits planétaires qui sont devant le trône de Dieu. En Grèce, les sept voyelles de la langue grecque servaient de canal à l’entrée des sons planétaires dont l’effet régénérateur était si puissant sur les néophytes du temple. Comme chaque être humain est en accord avec l’une des planètes, le prêtre du temple des Ecoles des mystères antiques pouvait déterminer la tonique d’un élève et lui enseigner comment se mettre en harmonie avec la planète correspondante, son parent stellaire, pour en tirer un pouvoir spirituel d’un haut degré. Cette connaissance, qu’on a laissé tomber dans l’oubli, faisait partie des mystères, et les prêtres d’aujourd’hui ne savent plus grand-chose de la sagesse profonde détenue par les templiers d’autrefois. Les Perses célébraient l’entrée du Soleil dans chaque signe zodiacal par une musique appropriée mettant l’accent sur la tonique vibratoire de la hiérarchie prévalant à ce moment. Les célébrants les plus avancés pouvaient se mettre en harmonie avec la musique de leur planète et de leur signe particulier, et ne recevoir les bénéfices en conséquence.

A certaines époques, dans le cours de l’histoire, un haut initié a apporté une « musique magique » sur la Terre. Les légendes sublimes de la Grèce racontent qu’Orphée était l’un de ces messagers et que son talent calmait les esprits troublés, faisait s’épanouir les fleurs, apaisait les flots et faisait tomber le vent. L’Ancien Testament transmet la même vérité dans le récit de David, le doux chantre illuminé d’Israël qui, par le pouvoir de sa harpe magique, apaisait la folie de Saül.

musique

Les rythmes de certaines musiques à caractère noble et élevé haussent la tonique et accélèrent le mouvement de tous les atomes du corps. Ils activent aussi le dynamisme de certains centres jusque-là aux limites du concret pour trouver la liberté dans l’abstrait.

Il y a sept centres, ou « lumières musicales », à éveiller dans le corps humain. Ces centres se trouvent le long de la colonne vertébrale et correspondent aux sept notes de l’octave. Leur nature n’est pas physique, mais éthérique, et ils servent à acheminer les essences vitales spécialisées vers les centres physiques. Les centres reçoivent cette force grâce aux plexus éthériques correspondants qui sont en intégration parfaite avec eux.

Le premier de ces points vitaux se trouve à la base de la colonne vertébrale, sa couleur est le rouge. C’est là que dort la Kundalini, représentée par le serpent. Quand ce feu endormi commence à s’éveiller, sa couleur sombre s’éclaircit, et à mesure que le processus régénérateur se poursuit par l’élévation progressive du feu spirituel, elle devient d’un rouge rubis pur et lumineux. La stimulation de ce centre marque le début des aptitudes psychiques.

Le centre suivant est le plexus solaire, aussi appelé plexus épigastrique. D’un orange rougeâtre, il correspond éthériquement au « soleil de l’estomac ». A mesure que le travail de transmutation se poursuit, ses couleurs sont modifiées par des rayons de lumière vert pâle. L’éveil de ce centre provoque les premières manifestations de clairvoyance.

Le troisième centre, ou plexus hypogastrique, est en relation avec la rate. Quand il devient actif, il irradie toute la splendeur d’un soleil en miniature. Ce centre, une fois éveillé, accord le don de guérison. Au premier stade de son développement, sa couleur est un mélange de lumière verte et or, tendant par la suite vers l’or pur.

Le quatrième centre, ou plexus cardiaque, est situé au-dessus du cœur. C’est un point vital d’une sensibilité particulière qui émet un rayonnement jaune lumineux et doux se teintant de bleu éthéré aux derniers stades de la transmutation. Le développement de ce centre ramène les souvenirs des vies antérieures. C’est le pouvoir auquel on fait allusion dans le langage occulte quand on parle de la « mémoire du coeur ».

Le cinquième centre, ou plexus pharyngique, est situé dans la gorge, juste au-dessus du larynx. Sa couleur est le bleu azur, et le processus de raffinement du corps le fait étinceler et briller de lumière argentée. Le développement de ce centre aide à retrouver le mot perdu. Le pouvoir créateur du verbe est sa fonction la plus élevée. « Les mots accompliront ce pourquoi ils sont prononcés », a proclamé le maitre des maîtres qui détenait le pouvoir lié à ce centre.

Le sixième centre, ou plexus caverneux, est situé dans la tête, entre les sourcils. Quand il a atteint son plein développement, des jeux de couleurs kaléidoscopiques d’une indescriptible beauté rayonnent de ce centre, dans les tons de rose, jaune, bleu et violet. Quand ce centre fonctionne parfaitement, la conscience est continue ; ni le sommeil ni la mort ne peuvent l’interrompre.

Le septième centre, ou plexus choroïde, se trouve au sommet de la tête. Quand le corps est complètement régénéré, ce centre émet une lumière blanche pure, bénéfique pour tout ce qui se trouve à portée de ses rayons. Son développement entraîne la libération de la roue des incarnations. « Le vainqueur, j’en ferai une colonne dans le temps de mon Dieu sans qu’il en puisse jamais sortir », fait allusion à celui qui a atteint cet état.

On constate que les sept centres éthériques du corps vital développent progressivement leurs pouvoirs, du plus bas au plus haut, à mesure qu’a lieu la régénération, et que les sept notes de la gamme musicale à laquelle ces centres correspondent sont émises en accord avec le développement de l’Homme. La monté du feu spirituel le long de la colonne vertébrale se fait à l’unisson des notes de la gamme. La conscience en expansion libère une note après l’autre dans une suite en ascension constante. Ainsi, le corps humains s’harmonise de plus en plus avec ce corps plus vaste du Grand Homme de l’Univers, tous les deux émettant la musique des sphères. Rudolf Steiner, l’occultiste rosicrucien réputé, fait allusion à ce développement comme à « la merveille de l’expérience de l’octave ».

chez francesca

Quand l’Homme a développé harmonieusement la double octave du physique et de l’éthérique, il possède lui aussi un instrument qui en  un habitant conscient de deux mondes à la fois. Emettre les notes supérieures ou céleste du monocorde signifie se libérer du cycle des naissances successives. Emettre les notes inférieures signifie l’établissement d’un accord de compréhension avec l’humanité en général qui ne s’est pas encore élevée au-dessus des labeurs abrutissants de l’existence physique transitoire. Pouvoir émettre les deux permet de « marcher avec les rois (Maîtres-Initiés), sans perdre le lien avec le commun des mortels).

Dans ses aspects spirituels les plus élevés, la musique, l’art de plus neuf et le plus noble, tend à redécouvrir beaucoup de ce qui a été perdu, ainsi qu’à un développement plus poussé. Au cours de cette phase, elle deviendra un facteur toujours plus important dans le travail des groupes consacrés à la guérison par le pouvoir du verbe et au travail nécessaire pour atteindre l’illumination spirituelle.

Ecrit par Corinne Heline

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Passer son corps au scanner par la méditation

 

scanEn scannant le corps, nous prenons conscience de ce que nous sentons, nous en prenons note et nous laissons aller l’émotion. En devenant plus attentif et attentive aux sensations de notre corps, ainsi qu’aux émotions et aux pensées qui sont associées à ces sensations, nous pouvons davantage rester présent à ce qui se passe dans le moment présent. Essayez de scanner votre corps lentement. Prenez un minimum de dix minutes, trente étant davantage recommandé. Demandez à quelqu’un de vous lire les instructions suivantes lentement ou bien enregistrez-les pour vous les faire jouer.

Assis(e) ou allongé(e) tranquillement, prêtez attention à la façon dont vous vous sentez. Fermez les yeux et respirez en profondeur. Observez votre inspiration et votre expiration. Sentez les endroits de votre corps qui sont en contact avec le lit, la chaise ou le sol. Continuez de respirer lentement. Maintenant, amenez votre attention sur votre corps. Prenez le temps de scanner ses diverses parties pour vérifier comment chacune d’elles se sent. Commencez par les orteils de votre pied droit. Sentez-vous vos orteils? Observez les sensations qui y sont présentes. Y a-t-il de la tension, de la pression, un malaise, un inconfort, une douleur ou bien une sensation de calme et de détente? Déplacez votre attention vers votre cheville. Fléchissez-la si vous avez de la difficulté à la sentir. Vérifiez comment vous la sentez. Votre esprit se met-il à penser et à vous détourner de votre corps? Observez sans broncher où il divague et ramenez votre attention à votre respiration. Déplacez lentement votre attention vers votre mollet, votre genou.

Puis, montez vers la cuisse et la hanche. N’oubliez pas de prendre note des sensations ou émotions subtiles. Si vous ressentez de l’inconfort, maintenez votre attention dessus et visualisez que vous le laissez partir. Des couleurs sont-elles associées aux différentes zones de votre corps? Faites juste être le témoin de la sensation que vous ressentez. Ne vous laissez pas prendre par l’histoire qui y est rattachée. Si vous vous rendez compte que votre attention s’est éloignée de votre corps, prenez note du fait que vous pensez à autre chose et ramenez votre attention sur votre corps.

Il se peut que vous ne sentiez pas grand-chose au début surtout si vous n’êtes pas très en contact avec vos émotions. Ce sera votre corps qui vous révélera où vos émotions sont emprisonnées. Sentez-vous un poids dans votre poitrine ou de la nervosité dans votre estomac? Si vous ressentez des émotions ou des sensations désagréables, observez comment cela vous fait sentir. N’essayez pas de changer les émotions. Essayez seulement de les observer jusqu’à ce qu’elles se transforment. Permettez à l’énergie, à l’émotion, de bouger et ne laissez pas vos pensées vous arrêter. Le changement sera peut-être minime, mais il y en aura un. Gardez le contact avec l’émotion et observez les sensations que cela amène dans votre corps. Une fois que vous sentez le changement, observez la différence de sensation et visualisez que vous laissez partir la sensation d’inconfort, de douleur ou de tension.

Déplacez maintenant votre attention vers votre pied gauche. Montez lentement vers la cheville, le mollet, le genou, la cuisse, la hanche. Quelle est la sensation dans vos hanches maintenant? Est-ce que vos hanches sont plus détendues maintenant que la première fois où vous y avez amené votre attention? Touchent-elles le sol? Sentez-vous le contact de la chaise sous vos fesses? Quelle est la sensation dans la partie lombaire de votre dos? Si vous vous sentez mal à l’aise ou anxieuse, amenez votre attention là où votre corps est en contact avec le lit, le sol ou la chaise. Respirez à plusieurs reprises et reprenez la « scanographie » de votre corps. Continuez d’inspirer et d’expirer profondément.

scan ton corps

Déplacez votre attention vers le ventre, la poitrine et le dos, à l’affût de toute sensation douloureuse. Restez dans la sensation, s’il y en a une, jusqu’à ce qu’elle se transforme. Adoptez la position du témoin, en vous dissociant le plus possible de votre crispation ou des messages que vous avez intériorisés en ce qui concerne l’émotion. Ayez confiance que la sensation changera. Observez-la changer et voyez votre douleur partir. Sentez-vous vos omoplates toucher le sol ou le dossier de la chaise? Vos épaules sont-elles voûtées ou bien détendues? Amenez votre attention vers votre cou et votre tête. Passez votre tête au scanner. Êtes-vous en train de vous évader dans vos pensées et de vous éloigner de votre corps? Respirez en profondeur, prenez note que votre esprit était en train de penser et revenez à votre corps. Lentement, allez sentir vos oreilles. Vos yeux, votre nez, votre langue et votre bouche. Comment vos yeux se sentent-ils ? Sentez-vous l’air entrer et sortir de vos narines ? Vos dents sont-elles serrées ? Où se trouve votre langue ? Déplacez votre attention vers le sommet de votre tête tout en continuant de respirer profondément. Amenez maintenant votre attention sur le corps tout entier. Comment le sentez-vous ? Êtes-vous en train de penser ou êtes-vous centrée sur les sensations et les émotions dans votre corps ? Remarquez où se trouve votre esprit. Maintenant, revenez lentement dans la pièce où vous vous trouvez. Sentez le contact avec la chaise, le lit ou le sol. Prenez une grande inspiration et ouvrez les yeux quand vous vous sentez prêt(e).

Cette méditation nous aide à réaliser que le corps et l’esprit ne sont pas dissociés. Elle nous permet de décrire les sensations et les émotions présentes dans notre corps physiques, ainsi que d’être en contact avec nos émotions. Elle nous aide donc à améliorer notre capacité à entrer en contact avec les pensées, les croyances et les émotions qui déterminent nos expériences. Grâce à l’attention à ce qui est, nous saurons que tout, y compris nos sensations et émotions agréables ou désagréables, change à un moment donné.

Vous pouvez reproduire librement cet article et le retransmettre, A la condition que vous  Respectiez le lien de l’auteur  Francesca : https://medecinehistorique.wordpress.com/

LES ORGANES ZANG-FU :  énergie qui créée la Vie

 

En Occident, il n’existe pas de terme exact pouvant traduire le terme chinois « QI » (1*). Même si on le désigne souvent par le terme « énergie vitale », ce vocable ne rend cependant pas entièrement son sens. Le Qi est l’énergie naturelle de vie qui engendre le changement et le mouvement. C’est la force motrice et créatrice qui imprègne toute chose : les étoiles qui scintillent, le ruisseau qui glougloute, l’organisme en décomposition. Le pouvoir de cause à effet du Qi se trouve dans tout. Comme le vent, le Qi est doté de la capacité à amorcer le changement et à engendrer l’activité.

Le Qi est l’énergie qui crée la vie, qui crée notre vitalité. Il est la force vitale qui anime notre corps, notre esprit, notre cœur et notre âme. Il est immatériel et invisible. Pourtant, il est capable de générer de la matière et des effets visibles, entre autres par la conception qui permet à un bébé de se former. Le Qi possède une nature transformationnelle. Par exemple, il permet à notre corps de se matérialiser et à l’eau de se changer en glace. Et quand la glace fond, elle se transforme à nouveau en eau. De façon similaire, quand notre corps meurt, nous redevenons esprit. Les deux caractères chinois qui composent l’idéogramme du Qi veulent dire « vapeur » et « grain de riz non cuit ». La vapeur s’échappant du riz qui cuit représente le Qi dans son état sans forme, alors que le riz symbolise l’aspect substantiel et concret de la matière. L’essence du Qi, cette force de transformation et de changement du matériel à l’immatériel, et vice versa, est totalement inhérente à ce concept.

organes

Le mouvement du Qi dans notre corps touche toutes nos activités. Lorsque le Qi se condense, le corps physique se forme et quand il se disperse, le corps physique meurt. Le Qi est ce qui engendre l’activité, entre autres notre capacité à digérer les aliments, à bouger les jambes et à penser. Cette énergie peut également se manifester sous forme de ressentiment ou de boule dans la gorge, lorsque nous sommes tristes. Ainsi, avec le concept du Qi, les Occidentaux ont la possibilité de se voir d’une façon radicalement différente. Il existe cependant en Occident des expressions qui, comme « plein de vie », décrivent des personnes énergiques et dynamiques. À un niveau profond, nous sentons qu’il y a un lien entre le mouvement de la force vitale et la vie.

 

La science occidentale n’a pas encore prouvé l’existence du Qi, puisqu’on ne peut le voir sous le microscope, pas plus qu’on ne peut le disséquer ni le scanner. Par contre, cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas le sentir. Je vous propose un exercice tout simple. Amenez vos mains devant votre ventre, paumes se faisant face. Rapprochez lentement vos mains sans toutefois les laisser se toucher. Maintenant, écartez-les l’une de l’autre. Répétez ce mouvement lentement. Observez la légère tension, la chaleur, les picotements ou la pression entre vos paumes. Il se peut que vous sentiez que l’air soit plus dense dans l’espace situé entre vos mains. Ce que vous sentez, c’est le Qi. Il ne faut pas essayer de comprendre le Qi avec la raison., mais plutôt le sentir.

 

Pendant que vous rapprochez vos mains, tendez légèrement les doigts et les paumes. Quand vous les éloignez l’une de l’autre, laissez-les se détendre. Maintenant, déplacez lentement les doigts de votre main droite au-dessus de votre paume gauche. Sans toucher celle-ci, caressez la paume gauche du bout de vos doigts. Vous sentirez peut-être une sensation de picotement. C’est le Qi qui sort de vos doigts.

une science

La science occidentale ne reconnaît pas l’existence du Qi. Pourtant, les praticiens chinois travaillent à en harmoniser la circulation chez les gens depuis plus de 3000 ans. Dans le corps, le Qi se déplace le long d’un réseau de canaux, appelés « méridiens » et vaisseaux. Une des choses les plus difficiles à saisir pour les Occidentaux est justement le concept de ces méridiens et vaisseaux. Pourquoi? Parce qu’ils sont invisibles. Ces derniers courent le long du corps et relient les organes vitaux à d’autres parties du corps. Ils n’existent pas dans l’anatomie occidentale. Avec l’acupuncture cependant, ce sont sur ces canaux, qui s’ouvrent vers la surface de la peau en des points précis, que l’on plante de minuscules aiguilles dont la fonction est de stimuler la circulation du Qi dans le corps. Quand le Qi circule harmonieusement, nous sommes en santé. Quand le Qi ne circule pas bien, la maladie survient. Les aiguilles ont deux fonctions : soit elles intensifient la circulation du Qi dans certains méridiens (tonification), soit elles la diminuent (dispersion). C’est ce qui permet à l’énergie de s’équilibrer dans le corps et à ce dernier de retrouver la santé. C’est ainsi que la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) explique la façon dont l’acupuncture fonctionne. Ayant pu constater que l’acupuncture peut servir d’anesthésiant, les docteurs occidentaux en ont conclu que l’effet anesthésiant provient peut-être du fait que les aiguilles stimulent les nerfs qui diffusent des analgésiques naturels. Même si nous ne pouvons donner d’explication rationnelle à l’acupuncture, il n’en reste pas moins que son efficacité est absolument indéniable.

LA VIE

Le Qi est essentiel à notre corps pour que ce dernier puisse fabriquer du Sang. Le Qi fait également circuler le Sang dans les vaisseaux sanguins et les méridiens. Il existe donc un rapport d’interdépendance entre le Sang et le Qi. Autant le Qi est nécessaire pour la fabrication et la circulation du Sang, autant le Sang est nécessaire pour nourrir les Organes qui génèrent et soutiennent le Qi. Le Qi et le Sang sont donc indissociables. Sans le mouvement du Sang, il n’y aurait aucun véhicule pour transporter l’énergie sans forme, le Qi. Inversement, le Qi fournit la force motrice qui anime le sang. De toute évidence, le concept du Sang en MTC diffère de celui de l’Occident. En MTC, le concept du Sang renvoie non seulement au fluide qui coule dans nos veines, mais aussi à la qualité énergétique qui amène le Sang à circuler dans le corps et à le nourrir. Étant donné que le Sang est Yin et que l’énergie est Yang, l’harmonie entre les deux symbolise un tout qui se manifeste par la santé.

Le Sang est emmagasiné dans le Foie et le Qi, dans les Reins. Les docteurs chinois connaissent bien les principaux organes propres à l’anatomie de la médecine occidentale, mais même s’ils leur donnent les mêmes noms, ces organes sont très différents. En un premier temps, la MTC considère ces organes comme des structures physico-anatomiques dont les fonctions sont similaires à celles de la médecine occidentale. Dans un seconde temps, elle les situe dans un cadre énergétique plus vaste de fonctionnement et de rapport, cadre qui comprend les méridiens reliant les organes à d’autres parties du corps. En MTC, ce réseau d’appariement d’organes, ou complexes d’Organes, porte aussi le nom d’Organes Zang-Fu.

*1. Qi est l’orthographe utilisée par le système Pinyin et chi , celui utilisé par le système Wade-Gilles.

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DVD

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Expérimentations animales : justifiables ou pas 

Il n’est réellement pas juste de considérer l’expérimentation sur les animaux comme étude indispensable…. C’est un acte de barbarie pure !

L’expérimentation animale est l’expression de la bestialité inassouvie de certains êtres que l’on dit cependant humains. Les découvertes dues à ce type d’expérimentation sont désormais si minimes… et à des fins généralement si purement mercantiles que plus rien ne les justifie. Il existe bien d’autres moyens d’investigation afin que la recherche progresse. Comme pour le végétarisme par exemple, il faut changer le mode de pensée et cesser de faire de l’homme le maître incontesté de la Création. En légitimant tous ses actes, on le conforte dans son comportement tyrannique.

souris

L’espèce humaine s’est constituée, notamment durant ces dernières décennies, un karma pesant envers le monde animal. Le problème n’est pas de modifier notre attitude par crainte de ce karma car la peur n’ouvre pas le cœur. Le problème est plutôt d’apprendre le respect des animaux et de désamorcer tout germe de cruauté dans les consciences qui se prétendent humaines.

La notion d’humanité n’est certes pas liée à une forme ni à un ensemble de données biologiques mais à une attitude générale de l’esprit, à une ouverture de l’âme à la Lumière, c’est à dire, globalement  à ce qui rend meilleur. A ce titre, un certain nombre d’animaux se montrent depuis longtemps plus humains que beaucoup d’hommes et de femmes. La simple observation de notre monde peut nous en fournir la preuve constante. D’une manière générale, les souffrances et les tortures infligées à l’animal ainsi que les conditions de détention de celui-ci (élevage en batterie par exemple) laissent un impact très douloureux sur l’ensemble de son espèce et une plaie à vif sur sa conscience collective.

Il est à prévoir que dans les siècles et les millénaires à venir, de plus en plus d’humains arrivés à un stade d’évolution et de compassion avancé voudront s’incarner dans des corps animaux à la façon de ce que l’Orient appelle les Boddhisatvas de façon à faire un don à l’espèce animale et à épurer le karma de l’humanité. 

Pire inconscience que celle de la recherche sur l’ADN qui pousse certains chercheurs à créer des races transgénétiques…. 

En effet, cette vague d’individus ne tient compte que d’un savoir strictement matériel et matérialiste, elle ignore totalement les réalités subtiles qui font que le corps physique et ses lois sont le produit de l’âme et donc sa contrepartie densifiée. En générant des races transgénétiques, on mélange inconsidérément des manifestations issues de réalités d’ordre vibratoire différent. Les barrières naturelles entre les espèces, qu’elles soient physiques ou psychiques, ont leur raison d’être. Le fait de les violer, de vouloir les déplacer, va tout simplement provoquer des fissures importantes dans le système immunitaire des animaux et de l’homme avec l’apparition rapide de maladies et de malformations graves. De telles expériences ont déjà été réalisées il y a des millénaires sur cette Terre, par des civilisations qui se sont auto-détruites.

veau

Tout se passe aujourd’hui comme si l’égrégore de ces aberrations passées venait visiter certains « savants » afin d’attiser et d’instruire leur besoin de domination… déguisé en volonté de servir la Vie. Ces considérations ne signifient nullement qu’il faille abandonner les recherches en génétique. La Nature, parfaite en essence, est cependant perfectible dans ses manifestations et il appartient à l’homme de l’explorer, de favoriser le développement, l’expansion de ses lois. Il faut seulement ne jamais perdre de vue que toute recherche, si elle n’est pas habitée par le sens du Sacré, ne demeure qu’une manipulation de la Création, un jeu de l’ego qui se met en marge de la grande Force Universelle qu’est la Divinité et donc s’empoisonne à très court terme.

Essentiellement le chaminisme est un souvenir de l’antique pacte qui liait les animaux et les hommes dans un passé très reculé de notre planète. Il est en ce sens, un moyen de communication infiniment respectable. Cependant, le pont qu’il représente nécessite chez celui qui l’emprunte une grande maîtrise de son propre ego. En effet, le développement des capacités psychiques qu’il sous-entend met le chaman face à la notion de pouvoir.

Le véritable chaman n‘est pas un homme de pouvoir au sens égotique du terme lui, il est au Service de la Vie avant tout, puisqu’il connaît le code d’accès à certains de ses rouages intimes.  Bien compris, bien pratiqué, ce qui est sans doute plus rare qu’on ne le croit, le chamanisme est un chemin qui doit mener à une prise de conscience christique au sens universel du terme car il favorise la communion entre les espèces et rend le Sacré omniprésent.

Propos de Daniel Meurois

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Le thé possède de nombreuses vertus pour la santé

 

Connaissez-vous celles-ci, rapportées lors du 5ème Symposium sur le thé et la santé qui s’est tenu le 19 septembre 2012 à Washington ?

champ de thé

Apparu en Chine vers l’an 600 et bu depuis des millénaires, le thé est devenu une boisson très populaire. Sa richesse en antioxydants est bien connue mais il possède d’autres vertus. Un symposium a été consacré au thé le 19 septembre 2012 à Washington (DC). En voici les principales conclusions.

Tous les thés, qu’ils soient blanc, vert, noir, oolong viennent d’une plante appelée Camellia Sinensis.

Les différences tiennent au degré de fermentation (oxydation enzymatique) des feuilles : dans le thé noir ce processus est totalement accompli, alors qu’il est interrompu très tôt dans le thé vert, en exposant les feuilles à la chaleur. Les thés blanc et oolong correspondent à des états intermédiaires. Tous les thés sont cependant riches en flavonoïdes, des composés appartenant à la grande famille des polyphénols. «

Le the est très riche en flavonoïdes

Les flavonoïdes représentent un tiers du poids de la feuille de thé, ce qui est très élevé, quand on considère que le thé n’amène pratiquement pas de calories,  » déclarait lors du symposium le Pr Jeffrey Blumberg (Tufts University, Boston). Pour les intervenants qui se sont succédé, la teneur en flavonoïdes et donc les bénéfices qui lui sont associés, varie considérablement selon les régions de production, les variétés, le traitement des feuilles et la manière dont le thé est infusé. Malgré tout, le thé peut être considéré comme une boisson favorable à la santé même s’il ne faut pas en attendre des miracles.

Il est favorable à la santé cardio vasculaire

Il contribue à la souplesse des artères et à la fluidité du sang. Les études épidémiologiques montrent que par rapport aux non buveurs, les buveurs de thé ont moins d’hypertension ; leur risque d’accident vasculaire est réduit. Dans une étude contrôlée en double aveugle, des volontaires souffrant d’hypertension ont bu une tasse de thé noir par jour ; leurs pressions diastolique et systolique s’est abaissée.

Ces bénéfices ont été maintenus, même en présence d’aliments gras et sucrés qui ont tendance à faire se contracter les vaisseaux sanguins. L’étude était conduite par le Dr Claudio Ferri (université de l’Aquila, Italie).

Il est bon pour la santé osseuse

Plusieurs études ont observé le lien entre la densité minérale osseuse (un marqueur de la santé de nos os) et la consommation de thé. En 2007 des chercheurs rapportaient que les femmes ménopausées qui boivent régulièrement du thé semblent conserver des os en bonne santé pendant plus longtemps.

Une étude beaucoup plus récente a suivi un groupe de 171 femmes ménopausées souffrant d’ostéopénie (qui précède l’ostéoporose) qui ont été assignées en double-aveugle et de manière aléatoire soit à prendre 500 mg de polyphénols de thé vert soit à effectuer 3 séances d’une heure par semaine de Tai Chi soit les deux en même temps soit à prendre un placebo, tout ceci pendant 6 mois. Au terme de l’étude les femmes qui ont pris le thé vert et/ou qui ont fait du Tai Chi ont vu leur densité minérale osseuse et leur force musculaire augmenter, deux paramètres qui pourraient protéger des fractures.

Le thé agirait en réduisant le stress oxydant et l’inflammation, à l’origine d’une perte de masse osseuse et de masse musculaire.

Après l’eau, c’est la boisson la plus consommée : plus de 10 000 tasses sont savourées chaque seconde dans le monde ! Ce précieux breuvage, dont les Anglo-Saxons raffolent plus particulièrement, a le goût du Soleil levant. L’Inde, la Chine, le Sri Lanka, le Japon, le Viêt Nam et l’Indonésie en sont les principaux producteurs, loin devant l’Amérique du Sud et l’Afrique de l’Est.

fleur de thé

Il y en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs : blanc, jaune, rouge, noir, vert, fumé, parfumé, Oolongs… Des variations qui ne dépendent pas d’une diversité végétale mais bien d’un savoir-faire ancestral. Car le thé ne provient que d’un seul arbre : le Camellia sinensis. Originaire d’Extrême-Orient, ce membre des théacées se développe sous des climats chauds et humides. A l’état sauvage, il peut atteindre jusqu’à 15 mètres de haut. Mais à l’image de la vigne, l’homme le taille en arbuste afin d’en faciliter la cueillette. Une récolte qui s’effectue à la main, trois à quatre fois par an, car plus les feuilles sont jeunes, plus la boisson promet d’être raffinée.

Enjeu économique oblige, la fabrication des thés est jalousement tenue secrète. Le Gyokuro Asahi, le Lapsang Souchong, le Darjeeling d’Inde ou le Ceylan du Sri Lanka font des envieux et nombre de potions postulent au label alors qu’elles ne contiennent pas de thé. En France, par exemple, le thé d’Aubrac, cultivé dans les montagnes de Lozère et de l’Aveyron, est en réalité une infusion de calament. En général, le thé est subtilement amélioré par des additifs : des essences, des épices et surtout des fleurs. Grand rival du Earl-Grey à la bergamote, le thé au jasmin est le plus populaire et le plus ancien des thés parfumés. Le lys, la rose, l’œillet, le chrysanthème ou la fleur de souci participent aussi à ce mariage unique des saveurs, des odeurs et des couleurs.

Ainsi est née la fleur de thé, petite merveille de feuilles séchées qui va éclore au contact de l’eau frémissante. Si l’engouement des Occidentaux pour ce procédé est relativement récent, c’est un trésor qui a traversé les âges et qui invite à l’exception. Après un tri drastique des meilleurs ingrédients, la fleur de thé est confectionnée à la main selon des règles quasi militaires. C’est sans doute pour cela que les légendes chinoises la destinaient aux soldats les plus fidèles et qu’aujourd’hui encore, elle est considérée comme un élixir d’immortalité.

Trois questions à François-Xavier Delmas, globe-trotteur et président fondateur du Palais des thés

Il est devenu un nom incontournable dans le monde du thé. François-Xavier Delmas, le président fondateur du Palais des thés, est aussi un infatigable voyageur qui parcourt le monde depuis plus de 20 ans à la recherche des meilleurs crus. Entre une séance de dégustation à Taïwan et la visite d’une plantation au Sri Lanka, il a accepté de répondre à nos questions.

Le Mag de Flora : Au fil de vos voyages, le monde du thé a-t-il évolué ?
François-Xavier Delmas : Du monde du thé je ne vois que le meilleur, du fait que mes voyages me mènent exclusivement dans les plantations de thé qui produisent les thés les plus fins du monde. C’est un monde tourné à la fois vers la tradition et vers l’excellence. Il évolue peu. Parfois, on arrive à mettre au point un nouveau théier, mais cela ne constitue pas une rupture. Certes, les dérèglements climatiques perturbent les cultures. En revanche, les hommes et les femmes sont les mêmes. Ils ne changent pas. Et ceux qui rejoignent ce métier agissent en prenant exemple sur leurs aînés.

Sur quels critères sélectionnez-vous un thé ?
En ce qui concerne ma famille de thé favorite, à savoir les thés Rares et Ephémères, je choisis les lots selon mes coups de cœur. Bien sûr il y a des familles incontournables : les Darjeeling de Printemps, les thés verts Primeurs de Chine, les Ichibancha japonais, les magnifiques thés du Népal. Ou encore les incroyables Pu Er. En réalité, tout est affaire d’équilibre et d’harmonie. Entre la saveur d’un thé, sa texture et les parfums qu’il développe, il faut que l’on vive une expérience intense sur un plan gastronomique. Cela demande une grande exigence, car dans une même journée je peux goûter plus de 100 thés différents. Il faut rester vigilant, à l’écoute de l’excellence. Et de ne retenir que les thés qui offrent une expérience de plénitude.

travailler le thé

Ce métier me mène dans des contrées lointaines, j’en ramène plein de souvenirs et aussi de belles photos. J’essaye de partager cela au travers de mon blog : http://www.chercheurdethe.com.

Parmi les thés parfumés avec des fleurs, lequel a votre préférence ?
Parmi les thés fleuris, le Thé des Moines est sans conteste mon préféré. Son parfum me fait voyager. Lorsque je le déguste, je suis transporté quelque part dans l’Himalaya. Au pays des temples et des encens, des drapeaux de prières qui se balancent au gré du vent et des moines en robe rouge qui marchent en silence. Il m’apaise.

Le Palais des Thés nous ouvre ses portes

Fondé en 1986, le Palais des thés est une maison spécialisée dans la commercialisation de thés haut de gamme. L’enseigne est aujourd’hui présente dans les plus grandes villes de France ainsi qu’en Belgique, en Irlande, en Norvège, en Slovénie, mais aussi en Israël et au Japon. Pour le Mag de Flora, le Palais accepte aujourd’hui d’ouvrir ses portes.

Le Mag de Flora : Comment les meilleurs thés sont-ils sélectionnés ?
Le Palais des Thés : Chaque année, François-Xavier Delmas et les équipes du Palais des Thés parcourent les plantations de thé, asiatiques essentiellement. Le fait de voyager beaucoup, d’acheter et de déguster sur place nous offre la possibilité de découvrir des crus rares en sortant des circuits d’approvisionnements traditionnels, de goûter et de faire partager les récoltes de petites plantations, souvent confidentielles. Le Palais des Thés a ainsi pu développer une connaissance approfondie des jardins et des plantations, des terroirs et des techniques et surtout de celles et ceux qui quotidiennement dédient leur travail à la production des grands crus de thé. Ce savoir inestimable, acquis sur le terrain, s’illustre particulièrement à travers la sélection de Thés Rares et Ephémères proposés dans les boutiques du Palais des Thés. Ces thés ont des caractéristiques gustatives exceptionnelles : fraîcheur, richesse aromatique, texture, équilibre, longueur en bouche…

Votre enseigne s’inscrit dans une démarche éco-responsable ?
Soucieux de réduire l’impact de son activité sur l’environnement, Le Palais des Thés s’est engagé en 2008 dans une démarche générale éco-responsable. Cette approche globale amène à évaluer toutes les actions de l’entreprise, qu’elles concernent les pratiques de ses collaborateurs, le choix de ses fournisseurs ou les habitudes de ses clients. Le chantier est vaste, les projets nombreux. Quelques-uns de nos axes de travail sont une véritable éthique d’achat, une compensation des émissions de gaz à effet de serre pour le fret aérien et des thés bios certifiés.

saveur du thé

Quels thés parfumés avec des fleurs proposez-vous ?
Aromatiser un thé, riche de son propre parfum avec des fleurs, des fruits ou des huiles essentielles est une pratique exigeante qui demande talent et inspiration. Le Palais des Thés propose ainsi de nombreux thés parfumés agrémentés de fleurs. En voici une sélection :

– Le Thé du Hammam (sur base de thé vert ou de thé noir) : ce thé, qui évoque les aromates du Hammam (pulpe de datte verte, rose, fruits rouges) est agrémenté de pétales de rose, de tournesol et de mauve.

– Blue of London (sur base de thé noir) et Green of London (sur base de thé vert) : agrémentés de fleurs de mauve et de bleuet, ces deux thés mélangent avec finesse un très grand thé vert ou thé noir de Chine avec de la bergamote fraîche et délicate.

– Thé des Sources : ce thé vert à la menthe, rehaussé d’une pointe de bergamote, est agrémenté de pétales de rose et de bleuet.

– Thé des Moines : inspiré d’une recette ancestrale élaborée dans un monastère tibétain, le Thé des Moines est un mélange rare, dont la saveur fleurie est unique. Il est agrémenté de pétales de souci.

– Le Thé des Vahinés, sur base de thé vert ou de thé noir : mélange chaleureux sur base de thé vert ou de thé noir, ce thé marie les parfums gourmands de la vanille et de l’amande. Il est agrémenté de boutons de rose et de pétales de souci.

Attention toutefois à la fluorose

Le thé est une source importante de fluor. Une consommation trop importante est possible si vous êtes un amateur de thé, en particulier en conjonction avec les autres sources de fluor (dentifrices, eau du robinet, etc.). L’intoxication au fluor s’appelle la fluorose. Lorsque celle-ci touche le squelette, peuvent apparaître des douleurs articulaires et des fractures malgré une densité minérale osseuse élevée. Surveillez donc vos apports en fluor.

Plus d’informations sur palaisdesthes.com

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source :  https://medecinehistorique.wordpress.com/