Comment réaliser un bon nettoyage énergétique

 

Ecrit Par Serge Boutboul

 Le nettoyage énergétique nous offre la possibilité de libérer les personnes et les lieux d’énergies stagnantes qui bloquent notre processus d’évolution. Une énergie congestionnée, de même qu’une charge émotionnelle, est comparable à un poids que nous avons à porter, qui fausse nos perceptions, nous éloigne du positif et nous empêche de nous diriger vers notre authentique chemin de lumière…

 Dans notre quotidien, il est assez fréquent de « recevoir » des pensées négatives – jalousie, haine, colère, peurs – projetées sur nos corps subtils, et particulièrement sur notre corps éthérique. Il est également possible d’être parasité par des éléments provenant des plans subtils. Ces parasitages peuvent se matérialiser au niveau du corps éthérique, mais aussi dans les lieux où nous vivons ou travaillons. Vous découvrirez ici des techniques efficaces et des enseignements inédits pour apprendre à percevoir les énergies des personnes et des lieux, afin de pouvoir progressivement les nettoyer des charges qui les encombrent.

energie chez Francesca

 En développant nos facultés psychiques et spirituelles, nous découvrons qu’il existe une réalité bien plus vaste, plus profonde et plus belle que celle que nous connaissons. Grâce à l’expérimentation, nous pouvons accéder à des potentialités infinies. Ce qui pouvait sembler lointain et irréel devient de plus en plus palpable, et cela, jusqu’à faire partie de notre réalité et de notre quotidien. Ainsi rencontrer des êtres de la nature ou des êtres angéliques, accompagner et aider notre entourage, nous est-il accessible.

En apprenant à ressentir et à affiner nos perceptions, nous pouvons identifier les énergies négatives, puis nous nettoyer de ce qui nous encombre ou nous piège. Il est possible de remplacer nos “vieilles énergies” par de nouvelles, nous rendant ainsi plus disponibles et réceptifs aux plans supérieurs. Ces procédés permettent également de libérer des lieux chargés, et de rendre plus agréable et plus saine la vie de ceux qui y demeurent. En éveillant nos facultés, nous devenons à notre échelle des sortes de petits êtres de lumière qui agissent pour leur bien et pour le bien commun, dans le monde physique comme dans les plans subtils. Notre vie se place alors sous le signe de l’abondance.

Avoir les pieds sur terre

J’enseigne des techniques d’éveil lors de stages et d’ateliers depuis plus de vingt ans, partout en France et également à l’étranger. Dans cette démarche, je me montre toujours cartésien, et il est important pour moi d’appliquer cette même vigilance lorsque je suis auprès de mes élèves. En effet, aujourd’hui de nombreuses personnes désirent fuir cette réalité et n’acceptent pas leur incarnation terrestre. Pourtant, nous ne pouvons pas être dans le spirituel de façon juste et authentique si nous n’avons pas les pieds bien ancrés sur terre.

Il est important de ne pas se fier aux croyances, mais d’expérimenter, seul et en groupe, afin de vérifier auprès d’un maximum de personnes que ce que nous avons perçu est juste. Pour terminer, faire preuve d’humilité est un point très important, car si quelqu’un agit avec comme motivation le pouvoir et un besoin de domination, cette personne va attirer par un effet boomerang les mêmes énergies que celles qui émanent d’elle. Ainsi fonctionne la loi de l’attraction.

Apprenez en vous amusant. L’essentiel est de pratiquer. C’est lorsque nous faisons les choses avec le cœur, comme si tout devenait un jeu, que l’on progresse le plus rapidement. De plus, lorsque nous réussirons un exercice, nous ressentirons une joie profonde, celle de nous éveiller à de nouveaux potentiels, à de nouvelles facettes subtiles de nous-mêmes et de vivre des expériences passionnantes, que l’on soit seul ou à plusieurs. Ce type d’expérience transforme notre regard sur toute chose en profondeur, nous dévoilant ainsi combien notre réalité est beaucoup plus grande et plus belle que tout ce que l’on peut imaginer.

Apprendre à ressentir les énergies

Avant de pouvoir procéder à des nettoyages énergétiques, il convient de développer nos ressentis afin de pouvoir identifier avec précision les blocages qui se trouvent en nous, chez quelqu’un d’autre, ou dans un lieu.

Apprendre à ressentir les énergies, c’est tout d’abord être à l’écoute de notre corps physique et laisser de côté notre mental. Il peut être normal pour l’expérimentateur de rejeter les premiers ressentis, en les attribuant à une erreur de perception. Au début, la sensation peut être très subtile : un fourmillement, de la chaleur… Il est essentiel d’accepter nos ressentis, aussi légers et petits soient-ils, sinon nous ne progresserons pas.

Il est important de se faire confiance si nous souhaitons ressentir les énergies subtiles, de ne pas avoir peur de se tromper, car tout est question de pratique. Il faut bien commencer un jour.

Notre ressenti pourra être à peine perceptible au début, mais celui-ci augmentera rapidement au fur et à mesure de notre entraînement. Ainsi, il est essentiel de pratiquer. Faisons donc un maximum d’exercice en augmentant notre panel de ressentis et nous constaterons combien notre ressenti devient réel et présent – ce qui nous éveillera à cette réalité qu’est le monde des énergies, qui risque de nous émerveiller et de transformer notre vision des choses à tout jamais.

energie chez Francesca

Que signifie le mot « énergie »

L’énergie est la puissance intégrée à tout être vivant. Tout est vivant, même ce qui semble inerte. Tout baigne dans l’énergie. Nous vivons tous dans un monde d’énergie. Cette énergie nous permet de nous déplacer, d’agir et de vivre. L’énergie se décline sur des fréquences spécifiques correspondant à chacun de nos corps subtils. Il existe un nombre infini d’énergies différentes. Il existe un immense panel d’énergies différentes, passant des plus désagréables, lourdes, denses et piquantes jusqu’aux énergies les plus éthérées et agréables, puisque chacun d’entre nous est unique et que nous possédons tous une énergie qui nous est propre.

Il est donc essentiel d’apprendre à discerner ce monde énergétique qui nous entoure, ceci pour mieux pouvoir appréhender ces énergies à notre avantage. Ainsi, de ce fait pouvons‑nous apprendre à reconnaître tant ce qui est bon pour nous au niveau énergétique (que ce soit au niveau des personnes, des objets et des lieux) que ce qui est néfaste et malsain…

 Pour en savoir plus : article complet dans le magazine Essentiel n°41

 

 

Les symptômes ont des choses à dire

De nos jours, de plus en plus de personnes sont convaincues que les symptômes physiques sont l’expression d’un mal-être psychologique. Certains praticiens vont même plus loin en « décodant » les messages du corps, afin de prendre conscience de leur cause et d’accompagner la guérison.

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Après plusieurs années de souffrances et de dépression, Claudia Rainville, chercheuse en microbiologie médicale, a trouvé le chemin de la guérison en prenant conscience des origines de son mal. Elle a créé la « métamédecine », cette médecine qui va « au-delà » des symptômes et qui en décrypte le langage. Thérapeute et conférencière depuis plus de trente ans, elle accompagne les personnes dans le décodage de leurs maux en mots. De même, Michel Odoul, praticien de shiatsu et psychoénergéticien, s’est rendu célèbre avec son approche de la « mal à dit », ce qu’il nomme « les messages du corps sont des cris de l’âme ».

Enfin, le docteur Olivier Soulier a aussi cherché, dans son ouvrage (1), à décrypter ce que nos symptômes peuvent signifier dans notre inconscient, notamment grâce à la symbolique et à notre héritage socioculturel. Tous trois ont une approche holistique de l’humain, considérant la maladie comme un message et les symptômes comme un langage.

Pour ces trois chercheurs, le principe fondateur des maux qui émergent serait la perte du sens de la vie, en plus des traumas emmagasinés. Le besoin fondamental de liberté de soi, dans l’harmonie d’un chemin de vie cohérent avec ses choix. Joe Dispenza, neuroscientifique qui enseigne notamment des voies méditatives pour accompagner le soin et qui en étudie scientifiquement les bienfaits, rappelle que « parfois, on a besoin d’un avertissement pour se réveiller ». Le corps et ses messages symptomatiques seraient aussi une chance de corriger et réparer des situations insatisfaisantes.

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Remonter à la source

Pour Claudia Rainville, il est primordial de comprendre la cause première qui a créé un déséquilibre dans le corps, l’émotion de base ressentie, souvent lors d’un trauma ou d’une interprétation de situation dans l’enfance, afin de libérer la blessure ancienne, devenue inconsciente. Travailler avec des clés pour comprendre le signal qu’est le symptôme, quel est son message et trouver des pistes en se posant les bonnes questions est une véritable opportunité pour les individus. « C’est un éveil de conscience : qu’est-ce qui nous conduit à la maladie ou à telle ou telle souffrance », explique-t- elle. Il s’agit souvent de réparer une blessure ou d’identifier un besoin dont on est séparé et de soulager une accumulation d’émotions refoulées. « La symbolique du corps peut nous aider à faire le lien entre “l’accident” et ce que nous ressentions avant qu’il ne survienne. » Pour Claudia Rainville, rien n’arrive par hasard et, en reconnectant les éléments entre eux dans notre propre histoire, nous pouvons comprendre, grâce à notre corps, les chemins de décisions que nous avons pris, et éventuellement les réorienter.

Michel Odoul est spécialiste des sagesses asiatiques et des techniques de soin comme la médecine traditionnelle chinoise, le tao ou encore la pratique du shiatsu. Ces voies utilisent, entre autres, les principes du yin et du yang, la latéralisation et les méridiens d’acupuncture comme lecture du corps. Pour lui, les manifestations physiques sont reliées entre elles par la codification des énergies et chaque partie du corps, chaque organe a une fonction, un rôle dont le décodage symbolique est possible, ce qui permet de comprendre leur dérèglement. Rappelant le principe de base que « les liens qui peuvent être établis entre le corps et l’esprit ne sont ni magiques ni ésotériques, mais la pure traduction biologique de nos états psychologiques », il propose de lire les symptômes notamment dans l’environnement énergétique de chacun. Le but étant de faire coller une trame comportementale à son histoire personnelle.

Le docteur Soulier, également homéopathe et acupuncteur, rappelle que les symboles (terme qui vient de symbolon en grec, objet divisé en deux) auraient « une portée universelle, comme les mythes et leur traduction, même ramenée à l’histoire de chacun, pourrait avoir une résonance commune aux humains ». Ainsi, les « phrases » du corps parleraient un langage commun permettant de symboliser nos histoires et par là même de les comprendre.

Trouver sa voie et son autonomie

Ainsi, les « phrases » du corps parleraient un langage commun.

vibre2Ce qui ressort de ces trois approches, c’est le besoin de trouver un sens à sa vie, retrouver une unité avec soi-même ; le symptôme serait l’expression d’une dés-union entre le corps et l’esprit, entre le conscient et l’inconscient. Pour Claudia Rainville, trouver les causes permet de guider vers la vraie guérison, qui est l’autoguérison. Nous serions tous acteurs de notre guérison, comme nous sommes acteurs de notre maladie. Bouddha disait : « Chaque humain est l’architecte de sa guérison et de sa destinée. » Comprendre ou se rapprocher de sa légende personnelle peut se faire grâce aux signaux que la maladie envoie ; cela nous permettrait de nous autonomiser, de prendre en charge notre santé. « Les souffrances que nous vivons sont les messages de notre non-conscient, de notre maître intérieur », rappelle Michel Odoul.

Nous pourrions ainsi suivre une voie de réconciliation personnelle. Souvent, cela passe par un pardon à soi et aux autres, une libération de mémoires émotionnelles et une réouverture de notre coeur. S’écouter vraiment, accepter son chemin, tout en continuant à suivre les recommandations des médecins, c’est avancer dans une nouvelle conscience de ce que nous sommes.

QUELQUES SYMPTÔMES et pistes de causes

Ce petit lexique présente des exemples d’interprétation de symptômes, ou comment le corps peut exprimer un malaise intérieur.

Attention : Ce ne sont que des pistes de réflexion, des clés pouvant accompagner un chemin de guérison, mais il faut garder en tête que chaque histoire est singulière, que les individus réagissent différemment à des causes communes et que c’est à chacun de faire ses propres interprétations. On retrouve des jeux de mots comme en psychanalyse, où le signifiant rejoint le signifié, des expressions populaires qui sont très « parlantes ». Claudia Rainville conseille de regarder le moment précis où le symptôme est apparu : « Qu’est-ce qu’il se passait dans ma vie à ce moment-là ? »

Les maux de tête
Les phrases populaires comme « se prendre la tête » ou « s’entêter » peuvent être signifiantes pour celui qui souffre de maux de tête.

Il s’agirait souvent d’une sensation d’emprisonnement, d’émotions contrôlées, de tensions dans l’environnement, avec le souhait de récupérer son espace (les maux de tête font que l’on s’isole). La sensation d’insécurité également (épée de Damoclès au-dessus de la tête), ou encore d’accepter des pensées ou des sentiments qui nous contraignent. Subir des tensions affectives, souvent familiales, refus de pensées liées au social, contrariété, rumination…

Les problèmes de coeur
Le coeur du souci peut se situer dans la motivation de vie, « ce qui nous tient à coeur », se réaliser profondément.

De même, la perte d’un être cher ou de ce qui nous tient à coeur peut générer ces problèmes de santé. Les chocs émotionnels, les émotions trop intenses créent un blocage d’énergie ou un trop-plein, qui se répercute sur le coeur. Enfin, des difficultés à vivre l’amour, des déceptions ou renoncements, ou encore la place que l’on donne à la vie en général, peuvent se relier aux problèmes de coeur.

La peau
divin wC’est l’organe de la relation aux autres, des échanges, du contact (ou de la perte de contact).

C’est souvent le symptôme de la difficulté à exprimer ses frustrations et de se sentir incompris. « Être mal dans sa peau », dit la phrase populaire, lorsque l’on n’est pas bien en soi-même. Les problèmes de peau peuvent aussi révéler un sentiment de solitude, l’envie de se créer une barrière vis-à-vis de l’extérieur. La peau, c’est aussi un émonctoire, une capacité à évacuer, à cicatriser, à s’autoréparer.(…)

pour retrouver l’intégralité du texte, rejoindre….. https://www.inrees.com/articles/metamedecine-messages-des-symptomes-maladie/

 

Témoignage d’un chasseur repenti

« A un moment, j’ai senti que tous ces massacres, ça suffisait ».

Propos recueillis par Christine Kristof-Lardet

Bernard, un ami rencontré par hasard au détour d’un bar en Bretagne, m’a confié un jour qu’il s’était converti à la non-chasse. Sans être radical, son parcours m’a touchée et témoigne d’une prise de conscience progressive de la valeur de la vie et de la nécessité de devenir moins prédateur du monde.

Il a troqué son fusil contre un appareil photo. Voici le récit de sa transition et pour les accompagner, des clichés empruntés à la faune sauvage pour notre plus grande joie.

chasse

Qu’est-ce qui a suscité votre prise de conscience face à la chasse ?

J’ai toujours vécu dans le monde de la chasse et j’ai tout le temps pensé que je serai chasseur. Je ne voyais aucune raison de ne pas l’être ; mon père l’était, mes oncles l’étaient, et j’allais avec eux.

C’était culturellement normal. Vers l’âge de trente ans, j’ai passé tous les permis. J’ai pris le fusil déclaré et je suis allé à mon ouverture de chasse. J’ai alors tué mon premier faisan. Au moment où je l’ai tué, une pensée m’a effleurée : « il serait quand mieux à voler ». J’ai tout de même continué, même si j’étais plus attiré par le casse-croûte de la chasse que par la chasse elle-même. J’étais modeste en prise.

 Quand j’avais eu mon gibier, je rentrais et je ne cherchais pas à en avoir un deuxième. Je me faisais aussi une obligation de manger tout ce que je tuais. Une fois j’ai tiré une poule d’eau, c’est ‘’dégueulasse’’, mais je l’ai quand même mangée. J’ai arrêté assez vite de tirer le lapin, parce que je n’aime pas manger du lapin. J’en restais donc au traditionnel faisan et canard. Mais à nouveau, à chaque fois qu’il y en avait un qui tombait, la petite phrase revenait : « il serait quand même mieux à voler ».

Il y a un moment critique où tu es en contact avec le gibier ; tu tires, il tombe… Jusque-là, ça va. Mais ensuite, il faut le ramasser. Il est encore chaud, tu le mets dans la gibecière, et ça, ça ne me plaisait pas trop. Ensuite, il faut encore le plumer. Ce n’est pas génial non plus. La petite phrase est revenue de plus en plus et, il y a quatre ans, je me suis dit que ce serait ma dernière saison de chasse. A partir de là, je suis quand même allé à la chasse, mais je ne tirai plus.

Même si c’était ‘’tirable’’, je ne tirais plus. J’avais à la fois le fusil et un appareil photo en bandoulière. Je me suis mis à faire des photos animalières. Depuis trois ans, je dégaine mon appareil photo, mais plus mon fusil. Je continue d’aller au casse-croûte de la chasse, mais je ne participe plus aux tirs.

Qu’est-ce qui s’est passé à l’intérieur de vous au moment où vous avez arrêté de tirer ?

A un moment, j’ai éprouvé le regret d’avoir chassé. Je pense que dans l’âme, je ne suis pas chasseur. J’ai versé une larme et j’ai bu un coup de rouge à la santé de tous les défunts. J’ai continué à pêcher, mais au lieu de laisser le poisson crever dans le seau, je le tuais tout de suite et même maintenant, cela m’est pénible. Normalement, c’est simple, tu remontes le poisson, tu le décroches et tu le mets derrière sans le regarder… Et puis, il y a les remarques du style : « les poissons ne souffrent pas ».

Mais qui es-tu pour dire que le poisson ne souffre pas ?

Il n’y a que le poisson qui peut dire s’il souffre ou pas. Dans la même ligne, j’ai aussi arrêté de cuire des crabes. Je ne me suis pas livré à un travail d’introspection, mais j’ai senti qu’à un moment donné, tous ces massacres, ça suffisait.

Qu’est-ce qui fait que, pourtant, vous avez continué encore un certain temps ?

C’est la force de l’habitude. C’est une force anesthésiante. J’ai une amie qui a commencé à travailler dans les abattoirs de volaille. Les trois premiers jours, elle vomissait… et puis, la force de l’habitude l’a anesthésiée. Maintenant, clac, clac, clac,…quand elle le raconte, c’est horrible ; ils saisissent les volailles, ils les coincent par les pattes et…bref, c’est la force de l’habitude qui peut empêcher d’avoir des sentiments humains et qui peut nous faire faire les choses jusqu’au bout, mêmes terribles.

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Quelle est la force qui pourrait aller à l’encontre de cette force anesthésiante ?

 Là, on rentre un peu dans la mystique. Comme culturellement, je ne suis pas porté vers la transcendance, je n’arrive pas à mettre les mots dessus. Dans la vie on essaye, autant que faire se peut, d’aller toujours sur le chemin de l’honnêteté, de la cohérence, de la grandeur. Et on essaye toujours de monter les barreaux des échelles. J’ai monté un barreau de l’échelle et cela ne souffre pas de retour en arrière. La prise de conscience exclut tout retour en arrière.

Vous tuez le poisson de suite pour qu’il ne souffre pas ? C’est cela ?

Oui, mais ce n’est pas par compassion que je tue le poisson… Il faut être cohérent. Tuer le poisson pour qu’il ne souffre pas, quelque part c’est une connerie. Beaucoup de gens bottent en touche en disant qu’un poisson, ça ne souffre pas. Mais encore une fois, on n’en sait rien. Le fait de ne plus tuer d’animaux ouvre aux sentiments que peuvent avoir les animaux. On ne les voit plus comme des êtres à manger, ou des objets, mais comme des individus.

 Et comment voyez-vous la suite ?

La suite concerne forcément l’alimentation. Pourquoi si je ne veux pas tuer de bestioles, je délèguerais à d’autres le fait de les tuer. Là, c’est de la pure logique. On se veut carnivore ; moi je mange encore de la viande, même si je diminue. Et je cherche des excuses quand je mange de la viande. J’aime bien le poulet, mais je préfère manger une poule qui a vécu librement qu’une poule qui a vécu en batterie. On est en pleine contradiction, quand je dis que je préfère manger une poule qui a vécue, quand on se donne de bonnes raisons. Même si je mangeais la viande que je chassais, je n’étais pas en accord avec moi-même. Il n’y a pas de raison de tuer des bestioles. Si c’était une question de vie ou de mort, oui, mais autrement, non !

Qu’est-ce qui vous retient de passer la barre au-dessus ?

J’accepte le fait d’être faillible. Il faut accepter sa faiblesse. Je ne veux pas entrer dans un raisonnement du type « c’est meilleur pour la santé ». C’est vrai, mais ce n’est pas pour ça que je le fais. Ce qui m’intéresse, c’est de lutter contre l’insensibilité produite par la force de l’habitude. Depuis quelques années, je gagne étape par étape ; il n’y a pas de raison que je ne franchisse pas un barreau de plus de l’échelle.

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Comment on réagit tes amis chasseurs ?

 Dans mon cercle de chasse il y a beaucoup de gens qui rentrent et qui sortent. La chasse à courre est une aberration ; la chasse au sanglier aussi, mais je ne pourrai pas devenir militant anti-chasse. Je ne chasse pas. Point ! Les autres font ce qu’ils veulent. Mais au niveau de la cohérence personnelle, je ne me vois pas devenir militant anti chasse. Le militantisme ne fait pas partie de mes valeurs et ayant été chasseur je ne vois pas pourquoi je militerai anti-chasse. Cela me rappelle un épisode de ma jeunesse.

J’avais un prof de philo, un père jésuite, qui était né juif. Il refusait de faire le cours de théologie sur les juifs, et je le comprends. «Courbe la tête fier Sicambre, adore ce que tu as brulé et brûle de ce que tu as adoré » est une phrase prononcée par l’évêque Remi lors de la conversion de Clovis. Je ne veux pas faire comme lui.

Cet article est issu du magazine PRESENCE : revuepresence-leblog.com

 

La maladie pour se guérir 

 Tout ce qui n’est pas exprimé est imprimé dans le corps.

* Bonjour Jean-Pierre Pantaléo, que faites-vous exactement ?
Je suis Psycho-Bio-Thérapeute spécialisé dans le décodage des symptômes et des maladies.

* Un Psycho-Bio thérapeute en décodages des symptômes et des maladies c’est quoi ?
C’est un thérapeute qui met en harmonie ce qui est psychologique et biologique. Il vient en complément de la médecine allopathique pour donner au patient un espace lui permettant d’exprimer son ressenti et de comprendre biologiquement ce qui s’est passé.

Plus clairement, pour qu’un symptôme ou une maladie se déclenche, il faut un choc émotionnel très important (c’est souvent l’accumulation d’émotions non exprimées au fil des années) que notre inconscient a occulté ou ne connait pas et que notre pensée n’est pas capable de gérer. Ainsi l’organe correspondant à l’émotion va être affecté et créer une inflammation. On appelle cela un choc déclenchant. Mais avant le choc déclenchant il y a le choc programmant et celui-ci peut remonter à la naissance, voire à la conception ou même avant !

amour chez francesca

Les êtres humains qui tombent en maladie se posent toujours la même question :
Pourquoi moi ? Pourquoi cette maladie ? En fonction des croyances, de quoi suis-puni(e) ?

Pour ma part la maladie est l’effort que le corps fait pour se guérir, bien entendu à condition d’être à son écoute. Il n’est pas rare d’entendre : vous savez cette maladie m’a appris beaucoup de choses, sur moi, sur la vie. C’est triste à dire mais quel bonheur aujourd’hui, j’apprécie chaque instant de la vie. Je vis au présent. «Cela n’est pas psychologique mais biologique».

* Mais alors comment faites-vous pour savoir à quel moment le choc programmant s’est installé ?
Dans le décodage des symptômes et des maladies l’écoute du patient est l’étape la plus
importante … Le patient ne sait pas qu’il sait tout sur lui !

Sans parler de ma curiosité et des expériences acquises depuis une quarantaine d’années, il y a divers protocoles personnalisés. Une même maladie peut avoir la même tonalité mais pas obligatoirement la même histoire. Tout cela est très précis car je suis très rigoureux. J’aime les explications claires et précises. Je m’assure toujours que la personne qui vient en consultation ait bien compris ce qui se joue dans son histoire. Qu’elle soit amoureuse, familiale ou professionnelle. Cependant je dois vous avouer que j’ai une pratique, que je ne m’explique pas moi-même

Cette pratique je l’ai appelée DATATION.

* J’ai hâte de vous entendre sur cette pratique (la Datation)
La datation n’est pas une thérapie mais une méthode personnelle. Je me suis découvert cette possibilité il y a 14 ans : relever des dates, depuis votre naissance, voire avant, vous savez ces dates qui vous ont marquées de manière consciente et inconsciente, depuis plusieurs générations (car la mémoire cellulaire n’a pas la notion du temps) et qui ont une influence négative sur vos actes de manière répétitive tous les jours de votre vie. La Datation permet également d’évaluer à quel moment le programme de maladie s’est mis en place. La Datation me permet d’avoir des thérapies courtes et efficaces afin d’éviter les rechutes. Je peux dire que dans 80% des premières consultations la personne a trouvé la réponse à son motif de consultation et repart plus légère.

* Comment en êtes-vous arrivé là ? Quel est votre parcours ?
Je m’intéresse aux sciences humaines de manière autodidacte, pour moi la nature humaine est trop complexe pour ne l’aborder qu’en théorie. J’ai donc privilégié la pratique sur le terrain, plus humaniste, plus concrète, pendant une quarantaine d’années. Il faut dire que je suis issu d’un avortement raté, cela a dû aiguiser mon envie de vivre et de comprendre.

Ces 15 dernières années je me suis formé à la Réflexologie et à la psychosomatique clinique et humaniste ainsi qu’au Décodage Biologique des Symptômes et des Maladies, avec le docteur Salomon Sellam, Christian Flèche et Philippe Levy ; et je suis devenu passionné.

* Quels bénéfices le patient peut-il attendre d’une consultation avec vous ?
Les bénéfices sont immenses car le fait de comprendre avec précision ce qui s’est passé réellement est capital pour reprendre sa vie en main car son regard sur lui-même a changé. Le fait de comprendre permet au patient de redonner du sens à sa vie, de se sentir plus léger, plus sûr de lui et surtout de diminuer, voire de supprimer tous symptômes. Pour les maladies c’est la même chose.

* Alors avec cette discipline qui consiste à décoder l’origine de ses symptômes et des maladies vous pouvez guérir tout le monde ?

Je ne fais pas partie des personnes qui prétendent guérir tout le monde, je n’y crois pas.
Soyons clairs pour vos lecteurs : Je ne guéris personne. Ma mission est d’aider le patient dans son questionnement, de faire en sorte qu’il devienne son propre thérapeute. Il a donc toute possibilité d’auto-guérison. Pour qu’il y ait guérison si on veut garder ce terme : Le patient doit avoir tout pouvoir sur sa guérison. Pour s’aider il peut choisir diverses disciplines en fonction de ses croyances : continuer avec moi ou bien se tourner vers d’autres pratiques comme le yoga, la méditation, le reiki, je ne vais pas nommer toutes les thérapies possibles. Il y en a près de 200.

Pour moi à partir du moment où l’on a la réponse à la question : pourquoi moi ? pourquoi cette maladie ? 50% du travail a été fait. Après cela le patient a besoin de cheminer à son rythme vers la guérison.

Attention : Quel que soit votre cheminement, ne jamais couper le lien avec votre médecin, ne jamais modifier un traitement ou l’arrêter.

Jean-Pierre Pantaléo propose des Séjour Thérapies à Lisbonne au Portugal (hébergement sur place, prévoir 3 nuits) et des consultations à distance.

Pour nous contacter ou prendre rendez-vous ou pour des consultations à distance, il vous suffit d’envoyer un mail à : scretaria111@gmail.com

En savoir plus, site web : http://psychobiotherapeute.simplesite.com

par Jean-Pierre Pantaléo – Psycho-Bio-Thérapeute (spécialisé dans le décodage des symptômes et maladies) Praticien en Réflexologie, Datation.

 

LA QUALITÉ DE NOS PENSÉES est en relation avec LA SANTÉ DE NOTRE CORPS

 

Tout d’abord, il faut se rendre à l’évidence, le stress engendré par les examens médicaux n’est pas bon pour la santé ; il réduit les défenses immunitaires dont le malade a besoin pour combattre la maladie.

En fait, ce ne sont pas les examens médicaux qui sont délétères, mais l’anticipation négative de leurs résultats. Or imaginer le pire fait partie de nos stratégies de survie. Cela permet de prévoir le danger et de s’en protéger. Cela permet aussi d’éviter une trop grande déception au cas où ce danger se produirait réellement. Éviter l’anxiété et le stress liés à l’attente des résultats médicaux n’est donc pas évident.

On peut se divertir pour penser à autre chose. Cependant, le mental finit toujours par produire de nouvelles pensées anxiogènes. Il est donc préférable d’apprendre à observer ces pensées négatives tout en écoutant le silence qui, au-delà des productions du mental, existe de façon immuable au fond de chacun de nous.

Automatiquement, l’angoisse s’évanouit et l’on se sent relié à un noyau paisible qui rend joyeux et extrêmement vivant. Essayez, vous verrez. Toutefois, je préfère vous avertir : il faut une grande vigilance et une pleine attention à ce qui se passe à l’intérieur de soi dans le moment présent pour accéder à cette maîtrise.

Depuis que Florence est capable d’une telle qualité de présence à elle-même, elle ne redoute plus autant les contrôles médicaux.

À l’heure où les tests de dépistage et les possibilités de suivi thérapeutique se multiplient, je pense que nous devrions tous apprendre à en faire autant. Car il serait dommage de ne pas profiter de ces progrès de la médecine sous prétexte qu’ils génèrent en nous trop d’anxiété et de stress par anticipation.

source : AVRIL 2015 — PSYCHOLOGIES MAGAZINE

pensées

IL EXISTE UN LIEN ENTRE LA QUALITÉ DE NOS PENSÉES

ET LA SANTÉ DE NOTRE CORPS

Les récents progrès de l’imagerie neurologique permettent de mieux en comprendre la nature. Ainsi, à l’Université du Wisconsin, Richard Davidson a montré que les émotions négatives activent le cerveau droit et enclenchent la réaction de stress qui, si elle perdure, compromet les défenses immunitaires de l’organisme et génère toute une série de maladies. À l’opposé, les émotions positives sont plus spécifiquement gérées par le cerveau gauche et, de là, elles stimulent l’immunité et elles activent le système nerveux responsable du relâchement et de la récupération du corps. Le doute n’est donc plus permis : l’optimisme joue un rôle protecteur et réparateur pour la santé.

Longtemps, la psychologie ne s’est intéressée qu’aux émotions négatives. On savait que des sentiments comme la peur ou la colère permettent de déclencher les réflexes nécessaires à la survie. Le rôle des émotions positives était moins clair.

À l’Université Cornell aux États-Unis, la psychologue Alice Eisen a demandé à des personnes de compléter des suites de mots par un mot en accord avec les précédents. Par exemple : nuit, marché et humour pouvaient être complétés par le mot noir. Invariablement, les personnes réussissaient le test avec plus de facilité si elles étaient de bonne humeur et capables d’optimisme. Une série d’autres tests confirment ces résultats : un état d’esprit positif améliore les capacités cognitives et stimule la créativité. Ainsi, les personnes d’humeur chagrine se concentrent sur des détails, alors que les gens joyeux tiennent compte de l’ensemble de l’information et sont prêts à remettre leurs croyances en question.

Pour Barbara Fredrickson, directrice du laboratoire de recherche sur les émotions positives à l’Université du Michigan, le fait de pouvoir éprouver des sentiments positifs représente un avantage évolutif considérable. La démonstration est évidente : en augmentant les capacités d’imagination, une attitude optimiste permet d’inventer de nouvelles solutions, et, donc, aide à mieux résister face aux évènements traumatisants de l’existence. De plus, le fait de cultiver des émotions positives permet de se sentir mieux dans sa peau et, par conséquent, renforce les liens sociaux indispensables à la survie de l’individu.

  • Thierry Janssen, l’auteur de ces lignes, est médecin, psychothérapeute et auteur des livres Le Travail d’une vie (Robert Laffont 2001) et Vivre en paix (Robert Laffont 2003). Son prochain livre consacré aux nouvelles médecines du corps et de l’esprit paraîtra en février 2006, chez Fayard.

 

 

Etre Apothicaire au XVIIe siècle

 

 

La gravure ci-dessous représente la statue en bois d’un pileur qui formait l’angle d’une maison aujourd’hui détruite, située autrefois près de la place Sainte-Croix, à Nantes. La construction de cette maison était postérieure au règne de la duchesse Anne. Le rez-de-chaussée était une apothicairerie, à laquelle le pileur servait d’enseigne.

enseigneUn Pileur, enseigne d’une ancienne boutique d’apothicaire

Les anciens habitants se rappellent encore parfaitement l’aspect de cette boutique d’apothicaire. Le devant de la maison n’était pas plus fermé que celui de beaucoup de petits magasins d’épiceries en province. Une demi-porte de deux pieds de large, s’ouvrant en dedans, donnait accès dans une chambre un peu noire. Des deux côtés il y avait deux comptoirs se faisant face. De grands pots en terre bleue, consacrés à la thériaque et à l’électuaire appelé mithridate, ornaient la devanture. L’un des comptoirs était entouré d’un châssis vitré ; c’était là que se tenait la maîtresse de la maison. Au-dessus de l’autre se trouvait suspendu un étui tel qu’il en existe encore un de cette époque dans la ville de Nantes : il contenait une seringue des canules et des pistons de rechange. Cet instrument, qu’une bandoulière suspendait au cou, était celui que l’apothicaire emportait en ville. Les poutres de la boutique étaient garnies de pièces curieuses d’histoire naturelle, telles que lézards empaillés, oeufs d’autruche, serpents de toute espèce.

Les poteries n’avaient aucune ressemblance avec nos poteries actuelles. Le fond était garni de burettes à anche ; elles servaient à mettre les sirops. Les étiquettes étaient peintes sur faïence ; on y lisait : Syrop alexandrin, Syrop de rhubarbe, Syrop de tortue ; celui-ci avait beaucoup de vogue. A cette époque, le sirop de Maloët était très employé contre les toux, les catarrhes ; il a été ressuscité depuis, après un oubli de longue durée, sous le nom de sirop antiphlogistique.

Des deux côtés de l’apothicairerie on voyait des bocaux semblables à ceux qui garnissent actuellement l’intérieur de nos pharmacies ; seulement, au lieu des nouvelles étiquettes on lisait sur les bocaux : Yeux d’écrevisses, Ecailles d’huîtres, Coquilles d’oeufs, Vipères, Cloportes. Ces bocaux étaient les uns très petits, et les autres très grands. L’un d’eux était étiqueté Fragments précieux, et contenait des grenats, des émeraudes, des topazes, le tout en fragments assez petits pour ne pas être employés en bijouterie. Ces substances entraient dans la composition d’un fameux électuaire, qui, si nôtre mémoire est fidèle, s’appelait électuaire d’Hyacinthe. Il est encore employé aujourd’hui, mais réformé.

apothicaire

L’apothicaire était un vrai caméléon. On le voyait tantôt dans sa boutique, le tablier vert passé devant lui, une paire de ciseaux pendue au côté, le gilet rond sous le tablier. Il était l’homme important du quartier : c’était lui qui mettait le voisinage au courant des nouvelles du château et de l’évêché, ainsi que des décisions de la communauté des bourgeois. Tantôt en frac noir, l’épée au côté s’il avait l’honneur d’être l’apothicaire du gouverneur de Bretagne, ayant dans la poche le petit poêlon d’argent à manche d’ébène, il allait dans les maisons qui la veille l’avaient fait prévenir pour préparer sur place la fameuse médecine noire, indispensable à la santé de nos pères, et dont ils regardaient l’usage comme devant être éternel.

Récit paru au XIXe siècle

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Herbes médicinales, potagères ou vénéneuses de nos ancêtres

   Vénéneuses, potagères, mauvaises – qui croissent toujours comme chacun sait –, fraîches, tendres, touffues, épaisses, les herbes couvrant prairies et pâturages, et dont nos anciens savaient faire du bouillon et des potages renommés, possédaient également selon eux des propriétés médicinales aujourd’hui oubliées

Que deviendraient les cordons-bleus sans les fines herbes ? Elles sont de première nécessité pour le genre humain : blé, maïs, pomme de terre, patate, riz, haricots, pois, fève, lin, chanvre, coton, garance, indigo, etc., etc. Toutes sont des herbes ; car en botanique, on comprend sous la dénomination de végétaux herbacés tous ceux de consistance tendre, d’aspect verdoyant, qui n’ont pas, comme les arbres, de parties ligneuses. Pour beaucoup de personnes, les graminées seules méritent le nom d’herbes, et c’est vraiment à elles qu’il est le plus convenablement appliqué ; leur nombre est, en Europe, beaucoup plus considérable que celui des arbres et nul n’ignore qu’on ne peut les employer toutes qu’à la Saint-Jean, époque à laquelle on est sûr de ne pas en oublier. Le vulgaire, les campagnards surtout, ont ajouté au plus grand nombre un nom qualificatif rappelant certaines superstitions ou bien les propriétés médicinales particulières à chacune.

herbe sauge

Sauge

Le tabac, lors de son introduction en Europe, en 1518, jouit rapidement d’une vogue médicale extraordinaire : « C’est à bon droit, dit Olivier de Serres, qu’on l’appelle herbe de tous les maux. » Mais on s’aperçut peu à peu que cette panacée, cette herbe sacrée, herbe médicée, herbe à la reine, herbe à l’ambassadeur, herbe au grand prieur, avait une action narcotique puissante et produisait, introduite dans l’estomac à petites doses, des irritations graves, des vomissements douloureux et, à fortes doses, des accidents souvent suivis de mort. Au dix-huitième siècle, le suc de tabac mêlé avec de la poudre de dépouille de serpent, et employé en injection, guérissait les ulcères fistuleux d’une manière admirable.

Au siècle suivant, les maquignons s’en servaient pour masquer momentanément les défauts des chevaux vicieux et les médecins n’en usaient qu’avec la plus grande prudence, en lavements dans certains cas de tétanos, d’apoplexie ou d’asphyxie par submersion ; les ouvriers des manufactures de tabac étaient, paraît-il, préservés des fièvres intermittentes, et les peintres en bâtiments se mettaient quelquefois des compresses de décoction de tabac sur le ventre pour calmer leurs coliques.

L’herbe vulnéraire est l’arnica, tabac des montagnes, fumée par certains paysans ; sa teinture alcoolique jouit encore d’une belle réputation. La consoude (du latin consolido, j’unis) ou herbe à coupure possède des propriétés astringentes dues à l’acide gallique qu’elle contient. Le sirop de grande consoude sert dans certaines hémorragies ; sa racine donne une couleur rouge carmin, et ses feuilles sont mangées en guise d’épinards.

L’achillée, mille feuilles, herbe militaire, herbe aux charpentiers, saigne-nez, dont le nom a été créé en l’honneur d’Achille, élève du centaure Chiron, qui le premier aurait employé celte plante pour guérir les blessures, a conservé sa vieille renommée. Le sedum âcre ou orpin brûlant, herbe aux cors, herbe à coupure, vermiculaire, pain d’oiseau, poivre de muraille, trique-madame, a une grande réputation pour cicatriser les plaies et fut, comme purgatif, la cause de graves accidents. Le séneçon, herbe aux charpentiers, également, qui servait autrefois dans l’épilepsie, le choléra morbus, la gale et l’inflammation des mamelles, n’est maintenant en vogue que chez les petits oiseaux, les chèvres, les lapins, les lièvres et les porcs, qui s’en régalent ainsi que des différentes espèces de plantin, herbe aux blessures, herbe aux cinq coutures, herbe aux puces.

La sauge, herbe aux plaies, herbe sacrée, à l’odeur aromatique agréable, à la saveur piquante, bien déchue aujourd’hui, excepté chez les abeilles au miel parfumé, possédait autrefois la propriété d’attirer crapauds et serpents, jointe à celle de soulager toutes les maladies du cerveau, étant fumée, soir et matin, dans la pipe en guise de tabac. Forestius dit qu’il a connu un artisan qui se délivra d’un grand tremblement par l’usage continuel de la sauge. Les graines de la renouée ou curage, herbe aux panaris, peuvent à la rigueur servir de poivre et les tiges et feuilles fraîches comme rubéfiant. « On a guéri, dit Etmüller, une hémorragie du nez rebelle aux plus forts remèdes, en appliquant sous les aisselles de la malade de la renouée bouillie dans l’eau. »

A la campagne, on fait des cataplasmes avec la lampsane, herbe aux mamelles, pour effacer les gerçures du sein, et la joubarbe, barbe de Jupiter, herbe aux cors, herbe aux hémorroïdes, dont les noms vulgaires indiquent assez l’emploi, est, dans certains endroits, respectée profondément, car elle prévient les maléfices de la sorcellerie ; elle servait comme rafraîchissement dans les maladies aiguës, pilée avec du lait de femme – ou du suc d’écrevisse – et attachée à la plante des pieds.

herbe scrofulaire

Scrofulaire

L’herbe à la pituite (staphysaigre), l’herbe à la rate (scolopendre ou langue de cerf), l’herbe à la gravelle (saxifrage, mignonnette, désespoir du peintre), l’herbe aux verrues, aux chancres (héliotrope), l’herbe aux varices (cirse), l’herbe aux goutteux (égopode ou podagraire), l’herbe aux ladres (véronique) possédaient des vertus aussi nombreuses qu’infaillibles. Les anciens croyaient que les hirondelles guérissaient les yeux de leurs petits avec le suc d’une herbe qu’ils appelèrent chélidoine ; ils s’en servaient pour foutes les maladies des yeux et leurs patients devaient beaucoup souffrir, car le suc nauséabond de la chélidoine ou herbe aux verrues, corrode la peau et la teint en jaune comme l’acide azotique ; une autre herbe aux verrues est l’euphorbe, réveille-matin, que les paysans ont le grand tort de conseiller comme collyre aux personnes qui désirent se réveiller de bonne heure. « Il n’est rien de meilleur que la poudre d’euphorbe, dit un médecin du dix-huitième siècle, pour faire tomber la carie des os, parce qu’elle absorbe et consomme par son sel volatil acre l’acide corrosif cause de la carie. »

La scrofulaire, herbe aux écrouelles, herbe aux hémorroïdes, herbe au siège, dont les différents noms suffisent pour indiquer les propriétés, sert dans quelques pays contre la gale et a été préconisée dans le Nord contre la rage, en tartines sur du pain beurré. La bardane, herbe aux racheux, dont les fleurs sèches s’attachent si bien à nos vêtements, employée contre les maladies de peau, la teigne, etc., servait autrefois, bouillie avec de l’urine, pour dissiper les tumeurs des genoux ; enfin la poudre contenue dans les capsules du lycopode, herbe à la plique, ne sert plus qu’aux pharmaciens pour empêcher les pilules d’adhérer entre elles, aux mamans pour « poudrer » les replis dodus de leurs petits-enfants, et pour faire des éclairs dans les orages de théâtres et les feux d’artifice.

herbe alysse   Citons encore l’alysse, herbe aux fous et passerage ; la charagne ou herbe à écurer, employée malgré son odeur infecte à écurer la vaisselle à cause de la couche calcaire qui recouvre ses sommités, la circée, herbe aux sorciers, herbe aux magiciennes, herbe enchantée, usitée au moyen âge dans les pratiques de sorcellerie, et arrivons aux herbes diaboliques, telles que : la scabieuse, herbe du diable, lequel, paraît-il, poussait l’astuce jusqu’à la ronger pour la faire périr afin de priver les humains de ses propriétés merveilleuses ; la dangereuse renoncule, bouton-d’or, herbe scélérate, herbe sardonique ; la dentelaire herbe du diable, herbe à cancer, que l’on mâche dans le Midi contre le mal de dents ; la belladone, herbe empoisonnée, au fruit trompeur ressemblant à une cerise, cause de tant d’accidents terribles chez les enfants (son suc entre en Italie dans la composition de certains cosmétiques à l’usage des belles dames (bella dona) et son nom scientifique atropa rappelle celui d’une des trois Parques) ; le datura stramonium, stramoine, herbe des démoniaques, herbe des magiciens, poison des plus violents, produisant à doses élevées vertiges, délires, hallucinations et guérissant les malades hallucinés.

N’écrasons pas les feuilles de la clématite ou herbe aux gueux ; les mendiants s’en servent pour faire venir sur leurs membres des ulcères peu profonds à l’aide desquels ils excitent notre pitié.

   D’après « La Tradition », paru en 1896