La thérapie du 3è millénaire

Le mot quantique interpelle aujourd’hui de nombreuses personnes : tout le monde en a plus ou moins entendu parler, mais personne ne sait réellement ce que c’est…

Le quantique est devenu un fourre-tout dans lequel se déversent des termes un peu ésotériques comme : énergétique, invisible, ondes, fréquences, holistique, mémoire, information, électrons, photons, vibrations, rayonnements, magnétisme, mais aussi télépathie, transmissions de pensées, champs morphogénétiques, auto guérison, rémission, intuition, loi d’attraction, pensées positives, croyances, Foi… Tous parlent de la même chose en des termes différents.

EINSTEIN

Comprendre la thérapie quantique

Pour comprendre ce qu’est la thérapie quantique, il faut changer de vision.

A cause de Descartes, l’esprit a été dissocié du corps et pendant plusieurs siècles la culture occidentale ne considérait l’Univers que comme une gigantesque machine composée d’éléments matériels inanimés. Grâce à cette vision la médecine a pu progresser à pas de géants : la chirurgie a atteint des sommets d’efficacité, on peut transplanter de nombreux organes vitaux, on peut remodeler des chairs, on peut même raccorder des membres manquants et les articuler avec le cerveau ! Mais on ne sait toujours pas soigner un rhume ou une maladie chronique. La médecine actuelle sait réparer, relancer un cœur, déboucher des artères, éliminer la douleur, endormir mais elle ne comprend pas pourquoi certaines personnes meurent de leur cancer alors que d’autres, à traitement égal guérissent, pourquoi certains sont touchés par les maladies neurologiques (Parkinson, Elsheimer, dépression) et d’autres non…

« Le monde sensible que nous voyons, que nous touchons, où nous vivons, est-il réel ? » s’interrogeait Jean Jaurès lors d’une thèse qu’il présenta à la faculté de Lettres de Paris en 1891 ! Si vous touchez cette table en bois, c’est qu’elle existe ! Oui, à un certain niveau elle est bien réelle. Mais si vous changez de plan et que vous prenez un microscope à balayage, vous vous apercevez que cette table n’est en fait que du vide, car il y a un espace immense entre chaque atome, tout comme il existe un espace infini entre chaque étoile !

E = MC2

« E=MC2, la matière n’est qu’une forme condensée d’énergie », nous disait Albert Einstein qui reprit les travaux de Nikola Tesla sur les ondes scalaires.

Les dernières découvertes scientifiques nous obligent à changer de paradigme : la matière est immatérielle, l’Univers ne peut être né du hasard, et la conscience n’est pas enfermée dans notre boîte crânienne ! Nos cinq sens ne peuvent appréhender qu’une part restreinte de la réalité ! La physique quantique a mis en exergue des lois régissant l’énergie vibratoire des particules qui elles-mêmes répondent à des lois qui dépassent notre entendement. La vitesse de la lumière n’a plus aucune influence sur un électron qui, même séparé de 5000 kilomètres de son électron jumeau, réagira instantanément de la même manière à une même information ! Jean Charron, Physicien et Philosophe, a tenté d’expliquer que notre « Esprit » était contenu à l’intérieur de certaines particules de notre corps et tel un hologramme, chaque « électron pensant ou éon » est contenu dans le tout de notre corps. Un peu comme l’auriculothérapie, qui, si vous touchez un point dans votre oreille, celui-ci active à distance l’organe en correspondance avec ce point. Ces électrons « pensants » enferment un espace–temps différent mais complémentaire de ceux que nous connaissons : ils possèdent des qualités spirituelles, mémorisent et ordonnent les événements passés et à venir. Ces particules de vie seraient éternelles.

Les dernières recherches réalisées démontrent que notre code génétique (notre ADN ou notre patrimoine héréditaire), est porteur de l’information génétique sous forme d’une structure quantique organisée en hologramme, à savoir que chacune des parties contient l’information de la totalité. On comprend alors que la cellule porte en elle l’information de la totalité de l’organisme vivant. De plus elle a la capacité de transmettre, de traiter et de réaliser un programme mémorisé en le déroulant selon un enchaînement programmé dans un espace-temps défini. Quand vous observez un grain de blé : celui-ci contient tout le code génétique de ce qui deviendra un bel épi de blé ! De même, si vous examinez un pépin de pomme, vous avez du mal à imaginer qu’il deviendra un magnifique pommier, productif de centaines de pommes pendant un temps défini !

On sait aujourd’hui que nos chromosomes utilisent des ultra-hautes fréquences et des hyperfréquences, des champs lumineux (type laser) et des champs acoustiques pour la transmission et la gestion des données biologiques. La thérapie quantique associe les dernières connaissances sur la structure profonde du vivant avec l’expérience millénaire de la médecine chinoise (les méridiens d’acupuncture découverts il y a 6000 ans ont été validés par la médecine officielle il y a seulement une vingtaine d’années). Cette thérapie est basée sur l’utilisation de petites doses de radiations électromagnétiques, appelées quantas d’énergie, destinée autant au diagnostic, qu’à la prévention et au rétablissement des personnes.

L’action énergétique utilisée en thérapie quantique est proche des rayonnements électromagnétiques de la nature et est destinée à influencer de façon cohérente les fonctions de la cellule, des tissus et des organes de l’individu tout entier. Les différentes techniques quantiques visent à corriger les anomalies fonctionnelles ayant entraîné une pathologie, en envoyant une information correctrice visant à retrouver un état d’équilibre, qu’on appelle, état de santé. L’organisme a sa propre capacité d’auto guérison : l’action quantique stimule cette aptitude tant au niveau de la cellule que du système vivant dans son ensemble, en mobilisant les mécanismes de défense de l’organisme et en augmentant rapidement l’immunité. « La santé consiste dans l’harmonie des relations énergétiques d’information entre l’individu et la Nature ; cette harmonie s’exprime par l’homéostasie de l’organisme sur le plan physique, mental, et spirituel » nous définit le Docteur russe Youri Khefeits, praticien en thérapies quantiques.

L’homéostasie étant la régulation optimum des mécanismes de défense, d’équilibrage et de guérison des individus, impliquant la globalité de la personne.

homéostasie

Les différentes techniques quantiques

George Lakhovsky, scientifique russe renommé, eut l’idée, dans les années 1920, de construire un appareil pouvant générer un champ de fréquences à très large spectre, dans le but de régénérer les cellules atteintes de dysfonctionnement. Cette régénération se faisait de façon tout à fait naturelle en agissant sur la propre fréquence des cellules et en leur permettant de « vibrer » à nouveau de façon cohérente.

Pour aller plus loin, il demanda au scientifique Nikola Tesla, déjà détenteur de plus de 1000 brevets (découvreur entre autre du courant alternatif), de perfectionner un oscillateur à ondes multiples permettant d’activer des processus de guérison pour des maladies graves comme le cancer, la leucémie, l’ostéoporose… Plusieurs de ces machines ont fonctionné dans divers pays d’Europe pour finalement disparaître, car ce n’était pas rentable pour les hôpitaux… Ses travaux furent interrompus après la deuxième guerre mondiale car il fut renversé par une mystérieuse voiture noire lors d’une visite aux États Unis, et mourut dans des circonstances obscures dans un hôpital…

Plus tard, Wilhelm Reich développa un Multi Rejuvenator fonctionnant avec une énergie ayant une influence sur le physique et la psyché des hommes. Ces appareils envoient un champ électromagnétique à travers tout le corps pouvant décontracter les zones tendues, diminuer les dépressions en augmentant la vitalité.

royal rife

Royal Rife, scientifique brillant (1888-1971) a développé la thérapie électromagnétique et a obtenu 14 prix sur ses travaux. Entre autres, il construisit le premier microscope pour virus qui pouvait grossir à plus de 60 000 fois et qui permettait d’observer, pour la première fois, un virus vivant ! Il mit au point une technique de résonance capable d’augmenter la résonance jusqu’à ce que le virus se déforme et se décompose à cause des tensions structurelles. Il découvrit, avec le temps, les fréquences capables de détruire les virus spécifiques comme l’herpès, la polio, la méningite spinale, le tétanos, la grippe et de nombreuses autres maladies. Des expériences furent faites en 1934 à l’université de Californie du sud sur des cas cancéreux dits incurables qu’il rétablit en un mois ! Un tel succès ne pouvait que déranger la médecine officielle qui s’empressa de discréditer ses travaux : sa méthode était quasiment gratuite alors qu’un cancéreux rapportait 200 000 dollars à la médecine traditionnelle !

La santé par les ondes scalaires de Nikola Tesla

Cette découverte date des années 1920 et n’est utilisée pour soigner que depuis une vingtaine d’années. Elle va marquer le début d’une nouvelle ère qui sera certainement de plus en plus utilisée dans les années à venir.

C’est à Nikola Tesla que nous devons les plus grandes inventions dans le domaine de la physique, de la radio et de l’électronique. On lui doit plus de 800 brevets déposés et 3 prix Nobel alloués à titre posthume. Par exemple, c’est à lui que nous devons la découverte de la Télévision, issue d’expériences sur la transmission électrique sans fil et à son faisceau d’électrons dirigés. En 1884 il travailla avec un autre génie, Thomas Edison qui fut ensuite son principal rival. De cette concurrence naîtront deux grandes compagnies : General Motors et Westinghouse. On leur doit de nombreux dispositifs électriques pour les industries, les premiers robots, la transmission sans fil du courant électrique qui allait révolutionner les communications ; le téléphone portable est directement issu de ses travaux… Tesla expérimenta également un rayon d’énergie électrique qui excitait les atomes dans la substance où pointait le rayon : cette arme qu’on a encore appelée « rayon de la mort » pouvait révolutionner la guerre par dissuasion ! De ces travaux émergera la technologie du laser.

Tesla

Tesla prouva en 1920 qu’il pouvait transmettre la puissance électrique en utilisant l’atmosphère terrestre plutôt qu’avec un lourd câble. Cette transmission d’énergie sans fil avait tendance à se diffuser sur de grandes distances, sans perte d’énergie lorsqu’elle traversait des obstacles, mais quelque chose était nécessaire pour maintenir son intensité… Ces ondes traversent la matière plus facilement car leur longueur d’onde est infinie (elles ne vibrent pas), elles ne sont donc pas absorbées par la matière et pénètrent entre les atomes jusqu’à entrer en contact avec le noyau de l’atome et donc interférer à un niveau interne. Ces ondes scalaires ou dites ondes Tesla sont des ondes gravitationnelles, électromagnétiques, électro-gravitationnelles et elles sont, selon Bearden, la réunion de l’électromagnétisme et de la gravité se déplaçant plus rapidement que la vitesse de la lumière, elles sont supraluminales et hyperspatiales. Peut-être pourrait-on classer la télépathie ou la transmission de pensée dans les ondes scalaires !

Elles sont plus de l’ordre d’un champ électromagnétique que d’une onde à proprement parler. Et ce qui peut paraître fou, c’est qu’elles agissent sur le temps en modifiant la « vitesse » du temps. Elles changent la densité du temps et les effets peuvent être mesurables avec des générations d’ondes scalaires concentrées en un point de l’espace. Elles sont capables de courber l’espace-temps ! Ce qui paraît inimaginable quand on s’appuie sur la vitesse incompressible de la lumière ! (300 000 km/seconde) ! Ces ondes se propagent dans l’air et sont donc capables de transmettre l’énergie à distance ! Tesla disait pouvoir alimenter un bateau en mer en électricité à distance sans avoir besoin d’aucune source pour produire de l’énergie, simplement en recevant un faisceau ultra-puissant d’ondes scalaires qu’il convertissait en énergie électrique utilisable ! Ainsi, les ondes scalaires peuvent être utilisées comme transporteur d’énergie pouvant être converties en énergie électrique et ceci d’une façon libre et gratuite, puisque leur producteur est le vide !

ondes scalaires

Des ondes scalaires aux thérapies quantiques

Tout est enregistré dans notre ADN dès notre conception. L’acquisition des émotions commence dans l’utérus de la génitrice : toute émotion subie par notre mère (peur, colère, rancœur, chagrin, anxiété, tristesse) se transfère à l’enfant en se stockant dans nos gènes ainsi que dans nos tissus (os, chair, etc.). Les appareils de thérapies quantiques comme le SCIO visent à enrayer les pollutions émotionnelles et physiques des cellules. Cela entraîne parfois des réactions d’élimination qui peuvent être inconfortables, signe que le corps rejette cette charge, mais qui visent toujours à améliorer, à terme, l’état de santé. Au fur et à mesure que les tensions et les peurs s’éliminent, on retrouve son énergie et son entrain d’antan !

La thérapie quantique reconnaît l’interdépendance fondamentale entre le corps et l’esprit à tous les stades de la vie, tout en considérant sa dimension spirituelle. Seuls des rayonnements à très faible énergie sont nécessaires et sont imperceptibles par le patient. Ce faible signal agit au niveau informationnel des cellules et interagit par phénomène de réaction en chaîne, sur l’ensemble de l’organisme. On sait aujourd’hui, que toute cellule a la capacité de transmettre, de traiter et de régénérer une information comme le ferait un ordinateur.

Les thérapies quantiques emploient tous les types de radiations biologiquement compatibles pour rétablir la cohérence de l’information altérée par la maladie. Le champ d’application et d’efficacité des thérapies quantiques ne cesse de s’élargir. Des recherches de pointe sont réalisées en Russie pour diverses maladies comme les tumeurs, les maladies cardio-vasculaires, les maladies auto immunes, les paralysies cérébrales, les lithiases rénales, l’asthme, les allergies, mais aussi les maladies neurologiques (autisme, schizophrénie). Elle est également utilisée en médecine du sport et en médecine cosmonautique pour préparer les cosmonautes aux vols spatiaux…

La thérapie quantique aujourd’hui

La thérapie quantique est une nouvelle approche, basée sur la synthèse de toutes les sciences quantiques. Elle s’appuie sur l’utilisation des quantas, ces infimes quantités de lumière, d’ondes électromagnétiques qui composent le cœur de toute matière, en vue de la prévention et à la régénération de la santé des individus. Elle intègre les derniers acquis de la physique quantique et l’expérience millénaire de la médecine orientale, c’est-à-dire la réalité énergétique structurant la nature profonde de tout être vivant.

On peut qualifier le quantique d’« invisible qui anime la matière du vivant ». Il influence toutes les fonctions de l’organisme, que ce soit les cellules, les tissus, les organes, ou les systèmes en général, jusqu’à la dimension spirituelle et les niveaux de conscience de l’individu.

Quantique

Un dysfonctionnement organique entraîne autour des cellules et des tissus un champ électromagnétique altéré. La thérapie quantique emploie tous les types de rayonnements biologiques environnementaux et écologiques, afin de réduire les interférences et de rétablir l’harmonie et la stabilité dans le champ électromagnétique à traiter. Pour ce faire, les émissions électromagnétiques employées doivent être à l’unisson avec les processus biophysiques d’information énergétique de l’organisme vivant. Ce que l’on appelle la bio-résonance.

La bio-résonance représente la capacité des êtres vivants à capter et émettre des rayonnements dans leur environnement, et à se synchroniser avec l’énergie ambiante. Elle englobe aussi les méthodes de soins et appareils basés sur l’émission de rayonnements électromagnétiques destinés à rééquilibrer l’énergie corporelle. A l’échelle de l’infiniment petit, il n’est plus possible de décrire la réalité selon les lois de la physique classique, c’est-à-dire de façon déterministe.

On observe des phénomènes insolites faisant intervenir de nouvelles notions telles que la non-localité, la superposition d’états ou le principe d’incertitude. Les particules observées peuvent apparaître à un endroit, puis disparaître et réapparaître ailleurs sans que l’on sache où elles étaient entre-temps ; une même particule peut être à deux endroits en même temps, ou se présenter sous deux formes différentes simultanément ; deux particules très éloignées, du moment qu’elles aient été en relation à un moment donné, continuent de communiquer de l’information à distance et instantanément !

3è millénaire

Ces observations étonnantes ont été répétées à de nombreuses reprises en laboratoire sans que notre  » logique  » habituelle ne puisse embrasser la réalité observée. De plus, dès que l’on observe les choses au niveau quantique on les modifie, du simple fait de les observer ! C’est-à-dire que l’observateur – par son intention et sa conscience notamment – va en partie déterminer le résultat de l’observation.

La physique quantique apporte ainsi à l’être humain une nouvelle vision du monde pour préserver sa santé et son bien-être.

Nous sommes à l’aube d’une révolution : celle des thérapies de demain. !

Source : http://www.maevie.fr

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LA DIETETIQUE : FRUITS et LEGUMES

 

Sans être constitutifs de l’organisme, comme la viande, ou énergétique s, comme le sucre, les légumes sont néanmoins indispensables. Ils procurent tous les « infiniment petits » sans lesquels aucun rouage de la machine humaine ne pourrait fonctionner et dont l’absence peut causer d’innombrables maladies et déformations.

Peu protidiques et lipidiques, ils sont plutôt glucidiques, contiennent 10 % environ de sucre et jusqu’à 18 à 20 % d’amidon pour certains tubercules. Ils renferment, en outre, une forte teneur en eau et en cellulose. Celle-ci, constituant des déchets, est précieuse pour la bonne marche des intestins. Il serait fastidieux d’énumérer la richesse minérale et vitaminique de chaque légume. Dans l’ensemble, ils sont largement constitués de sels minéraux (calcium, phosphore et surtout potassium), d’oligo-éléments antianémiques (fer, cuivre), de vitamines C, et de vitamines B en moindre quantité. Ces dernières sont en plus grande quantité dans les légumes verts que dans les racines (carottes, navets, radis), les tubercules (pommes de terre, topinambours) ou les bulbes (oignons, ails).

La partie extérieure du légume, exposée au soleil, est toujours l’élément riche de la plante. Les vertus particulières des légumes expliquent le fait que certains d’entre eux aient été autrefois très employés comme remèdes, et la science a souvent confirmé l’empirisme des « recettes de bonne femme ».

CAROTTES

LA CAROTTE, légume précieux entre tous, c’est une source de glucides, de vitamines A –  B et C, de phosphore et de calcium, d’où son pouvoir reconstituant et ses effets sur la peau, les muqueuses et les dents. D’après le Pr Binet, la carotte a la propriété de rénover le sang en augmentant sa teneur en hémoglobine. Son action sur le foie et l’intestin est également bonne ; les bébés souffrant de diarrhées sont soignés au jus de carotte. Il est recommandé de consommer les carottes crues, râpées, avec de l’ail, du persil et du jus de citron (il est préférable d’éliminer la partie verte de la racine). Les fanes, finement hachées, sont excellentes quand on les mélange à la salade.

LE CHOU : Pour combattre la dysenterie, Hippocrate le prescrivait cuit avec du miel. Il est reconstituant et, grâce à sa vitamine K, agit sur la coagulation du sang. Cru, très finement haché ou cuit à l’étouffée, il est plus digeste.

LA POMME DE TERRE, elle, se range souvent parmi les féculents car elle est surtout composée de glucides. Beaucoup plus calorique que les légumes verts, elle a cependant avec eux des analogies : les vitamines et les sels minéraux. Elle est excellente cuite au four ou sous la cendre ; on peut alors en manger la peau.

LES AUTRES LEGUMES. La salade est très riche ; on lui attribue des vertus calmantes. Le cresson, le poireau, l’asperge sont diurétiques. L’épinard est une véritable mine de fer, de chaux et de magnésium. Trois légumes méritent une mention spéciale en raison de leurs propriétés diverses et de leur facilité d’emploi : l’oignon, préconisé pour la diurèse ; l’ail, pour ses vertus désinfectantes ; le persil, anti-infectieux et reconstituant (il contient beaucoup de fer et de vitamines C).

Il est simple d’enrichir les menus quotidiens de ces précieux compléments auxquels on peut adjoindre quelques fines herbes. Finement hachés, ils peuvent accompagner les viandes grillées, les salades, les légumes au beurre, par exemple. Attention, toutefois, un oignon coupé ne doit pas se garder plus de 48 h.

VOICI UNE RECETTE DEPURATIVE TRES SIMPLE : pour ceux qui aiment l’ail cru

Verser sur une poignée de persil finement haché, avec une gousse d’ail, un bol d’eau chaude ; saler légèrement et ajouter un peu de crème. Pris à jeun ou entre les repas, ce « consommé » de goût fort agréable, a des vertus dépuratives.

Pour purifier l’haleine après avoir mangé de l’ail et de l’oignons, il faut croquer au choix, un peu de pain sec, du persil, quelques grains de café ou se rincer la bouche avec de l’eau additionnée d’alcool de menthe. On enlève l’odeur d’ail ou d’oignon sur les mains en les rinçant aussitôt à l’eau froide (sans savonner). L’oignon épluché dans l’eau, empêche les larmes.

De nombreux légumes peuvent se consommer durant toute l’année, d’autres n’apparaissent qu’à certaines périodes. C’est en pleine saison qu’ils atteignent leur maximum de valeur nutritive et leur minimum de valeur marchande. Les légumes consommés crus conservent toutes leurs qualités, mais les estomacs et les intestins fragiles ne les supportent pas toujours. En tout cas, il faut les couper très finement et utiliser du jus de citron plutôt que du vinaigre pour les assaisonner. La crème et certains fromages blancs, très liquides et de goût acidulé, peuvent constituer un excellent assaisonnement. Il faut laver très soigneusement ses légumes plusieurs fois à l’eau courante ; le cresson en particulier doit être lavé longuement puis trempé 5 mn dans une eau vinaigrée ou permanganatée. En effet, il pousse dans une eau plus ou moins stagnante et peut être porteur d’un microbe très dangereux pour le foie. Une poignée de gros sel dans l’eau de lavage élimine les oeufs de vers ou d’insectes (si vous l’avez cueilli vous-même bien entendu).

Erreurs à éviter : Il ne faut pas jeter les feuilles extérieures des légumes verts car ce sont les parties les plus riches. Si elles sont dures, il est toujours possible de les inclure dans la soupe ou dans un plat de légumes. Les fanes de radis, par exemple, peuvent composer de très bons potages en les faisant revenir dans un peu d’huile, cuire ensuite avec des pommes de terre, puis passer au mixer. Ne pas laisser tremper les légumes trop longtemps car ils perdraient leurs vitamines hydrosolubles. Eviter de garder certains légumes cuits plus de 48 h, en particulier les artichauts et les pommes de terre qui risquent de s’oxyder. Ils doivent être jetés dès qu’ils prennent une teinte verdâtre.

FRUITS

LES FRUITS PULPEUX

Ils sont composés d’eau (80 à 90 %), de glucose (10 à 15 %) de cellulose, de sel minéraux, d’acides organiques, de tanins, de diatases, et surtout de vitamines. Ils ont une certaine valeur calorique (donc énergétique), mais  jouent surtout dans l’organisme un rôle identique à celui des légumes. Cette valeur énergétique s’accroît si on leurs ajoute un peu de sucre (compote, confiture) et plus encore s’ils sont secs ou confits ; elles augmentent alors dans une proportion de 6-7 fois mais certaine s vitamines (A – B et C) disparaissent en totalité ou en partie. Leur teneur en sels minéraux est importante : potassium (50%), calcium, magnésium, soufre, phosphore, fer manganèse, cuivre, etc. Ils sont surtout riches en vitamine A, C, B1, B2, P et PP. les propriétés thérapeutiques des fruits sont nombreuses. Certains sont laxatifs (prune, melon, pêche, groseille), d’autres produisent l’effet contraire grâce à leurs qualités astringentes (coing). Nombreux sont les fruits diurétiques : cerises, groseille, pêche, fraise, etc. Les raisins, les framboises et les agrumes sont reminéralisants. Ces derniers ont également des vertus apéritives.

LA POMME – Etymologiquement, son nom vient du latin pomum : le fruit. Elle reste « le fruit » par excellence. Outre de l’eau, du sucre, des substances protéiques, de la pectine et de l’acide malique, sa pulpe, particulièrement riche en potassium (120 mg pour 100 g) ; contient, à parts égales, du magnésium et du calcium (6 mg), des vitamines (B – C  et E), et d’autres oligo-éléments. Dans sa peau, se trouvent le tanin et les diastases, d’où l’intérêt de consommer la pomme en entier. Contrairement aux autres fruits, qi sont soit laxatifs, soit astringents, elle peut être l’un ou l’autre suivant qu’on la mange un peu verte ou très mûre, râpée avec un peu de sucre. Elle est également diurétique. Très souvent conseillée pour toutes sortes de maladies, on ne lui connaît pratiquement pas de contre-indications car elle est de digestion facile (à condition de la choisir mure et de bien la mâcher). Ses espèces sont nombreuses et produites à des saisons différentes, ce qui permet de la consommer tout l’année. Il est préférable de la manger crue mais à défaut on peut la prendre en jus, en compote, au four, en confiture, en gelée, en pâte de fruit, en tarte, etc..

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LE RAPPORT AU CORPS ET À LA MALADIE DES ENFANTS

Parce qu’un enfant n’est pas un adulte miniature, que son organisme n’a pas la même maturité, son corps réagit différemment. Certaines manifestations nous surprennent par leur intensité, d’autres par leur absence. Comment décrypter les signaux que nos enfants nous délivrent et y réagir de manière adéquate ?

Nous sommes souvent étonnés de voir ce qu’un enfant est encore capable de faire même avec une forte fièvre alors que nous, dans le même état, serions cloués au lit, complètement abattus. « Les enfants présentent souvent des signes impressionnants, voire spectaculaires. C’est normal, affirme Danièle Festy.

1 CRISTAL

Leur corps réagit excessivement, avec une tendance à « tout mélanger » […], ils ne régulent pas encore bien leur fièvre. Tout cela va se mettre en place progressivement et, s’il faut évidemment les soigner, il est aussi nécessaire de laisser leur organisme se défendre et s’organiser.

Il est d’ailleurs intéressant de se pencher sur le sens que l’on donne aux mots « maladie » et « santé », particulièrement lorsque l’on observe leurs manifestations chez l’enfant. Dans Le bébé est un mammifère, Michel Odent explique que, contrairement à l’acception la plus répandue, la santé n’est pas l’absence de maladie mais plutôt notre capacité à nous adapter (à un microbe, par exemple, venu attaquer notre organisme) et que, par conséquent, « une maladie peut être l’expression de la bonne santé. »

Or, ces systèmes d’adaptation qui se mettent en place chez l’être humain « ont pour point commun de se développer très tôt dans la vie de l’individu et d’être matures à l’âge où le bébé devient un enfant. » La période intra-utérine et la petite enfance sont des périodes durant lesquelles le fœtus puis l’enfant sont en plein développement de ces capacités. Il est donc important de les écouter et de ne pas chercher à venir à bout de leurs symptômes de manière immédiate et systématique à coups de molécules chimiques qui n’auront pour effet que de perturber ces capacités d’adaptation essentielles. Les émotions : un paramètre fondamental dans l’expression de la maladie infantile Un enfant n’exprime pas forcément ce qu’il ressent comme nous, adultes, avons l’habitude de le faire. Il ne se plaint pas toujours de douleur, par exemple.

Céline témoigne ainsi des angines à répétition qu’a développées son fils, qui ne se plaignait pourtant d’aucune douleur à la gorge et répondait par la négative lorsqu’elle lui demandait s’il avait mal. « Nous avons finalement trouvé la solution avec un traitement de fond en homéopathie. La seule rechute a eu lieu en plein été, dans un contexte de séparation – nous l’avions confié à ses grands-parents pour quelques jours. Or nous avions remarqué que des bouleversements émotionnels intenses avaient tendance à provoquer chez lui ces épisodes.

Notre fils avait « les boules » et le manifestait de cette manière ! » Parfois, aussi, l’enfant présente certains symptômes qui, après examen, ne révèlent aucune pathologie. Ce peut être alors simplement l’expression, par le corps, d’une émotion, une réaction face à un événement qui a ébranlé l’enfant sans que nous en ayons forcément conscience.

ventre rond

Françoise Berthoud rapporte l’histoire d’une petite fille de 18 mois venue en consultation avec sa maman parce qu’elle souffrait de diarrhées importantes depuis plusieurs semaines.

Les différents examens pratiqués n’ont rien révélé d’anormal et tout est finalement rentré dans l’ordre lorsque le papa de la fillette, parti depuis plusieurs semaines en voyage, est revenu. L’enfant absorbe littéralement tout ce qui l’entoure : énergies et émotions, positives autant que négatives, lui parviennent. Nous les lui communiquons, même malgré nous. Jusqu’à l’âge de 6 ans, l’enfant est encore intimement lié à sa mère, tant sur le plan énergétique qu’émotionnel. C’est une dimension à prendre en compte lorsque l’on observe son enfant et que l’on considère les manifestations somatiques dont il est le siège.

Extrait du Magazine Grandir Autrement n° 46 ◆ Mai – Juin 2014

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Les 10 innovations qui ont révolutionné la médecine

 Il apparaît difficile de répondre à cette question tant la recherche progresse à vitesse grand V. Imagerie médicale, chirurgie, cardiologie, électrostimulation… Pour vous présenter la médecine de demain, nous avons sélectionné les innovations médicales qui vont révolutionner la médecine et changer votre vie.

nouvelle médecine

Le traitement extracorporel du cancer

Une équipe italienne a traité un patient atteint d’un cancer du foie très avancé grâce à une méthode inédite. Les chercheurs ont retiré l’organe, l’ont traité par irradiation avant de le réimplanter. Cette technique pourrait demain être étendue à tous les organes transplantables : reins, poumons, pancréas… Lire notre article

Au coeur de l’innovation

En France, plus de cent mille patients subissent chaque année une opération cardiaque. Dans ce domaine, de nombreuses innovations vont permettre de révolutionner une discipline encore récente. Zoom sur les dernières découvertes qui vous tiennent à coeur.
Lire notre article

Greffe de cellules pour sauver votre coeur

Plus de 20 millions de personnes souffrent d’insuffisance cardiaque dans le monde, dont 500 000 en France. Pour ces malades, un nouvel espoir de traitement prend forme. Basé sur une greffe de cellules musculaires de la cuisse, cette technique semble extrêmement prometteuse. Détails d’un procédé révolutionnaire… Lire notre article

Souriez, vous êtes filmés… de l’intérieur !

Explorer l’intérieur du tube digestif pourrait rapidement devenir aussi simple que de prendre une gélule. En effet, une firme israélienne a déjà inventé une caméra… à ingérer. Ce dispositif pourrait remplacer certains examens endoscopiques classiques. Déjà d’autres équipes envisagent même un mini-robot télécommandé. Dur à avaler ?
Lire notre article

médecine

La médecine s’affranchit des distances

Septembre 2001, France Telecom et l’Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif réalisaient la première opération transatlantique de la vésicule biliaire entre Strasbourg et New-York. Un an plus tard, la même équipe permet l’analyse 3D du dossier médical d’un patient par plusieurs spécialistes distants de plusieurs centaines de kilomètres. Lire notre article

La stimulation cérébrale : avenir de la neurochirurgie

Loin des lobotomies ou autres procédures mutilantes, la stimulation cérébrale offre aujourd’hui de nouveaux horizons à la neurochirurgie. Il est aujourd’hui possible de soulager efficacement des patients atteints de la maladie de Parkinson ou de troubles obsessionnels compulsifs. Zoom sur cette technique qui pourrait demain concerner d’autres maladies. Lire notre article

Cancer du sein : vers une chirurgie à minima

Le cancer du sein peut se propager à d’autres organes. Passage obligé de ce liquide, un certain nombre de ganglions axillaires peuvent être enlevés en même temps que l’opération de la tumeur. Ce curage axillaire peut parfois entraîner des séquelles douloureuses. Une nouvelle méthode moins traumatisante pourrait y remédier : la technique du ganglion sentinelle. Lire notre article 

allo docteur

La santé, c’est simple comme un coup de fil !

Longtemps décrié, le téléphone portable pourrait bien se voir attribuer de nouvelles vertus. Des scientifiques britanniques viennent de développer un système de veille à distance via le téléphone portable. Cette technologie pourrait permettre la surveillance de patients situés à des milliers de kilomètres de là. Lire notre article

Réalité virtuelle, scalpel intelligent… la chirurgie de demain est en marche

Des systèmes de réalité virtuelle pour permettre aux chirurgiens de se former, des scalpels capables de « sentir » ce qu’ils coupent, des robots chirurgiens de plus en plus performants… Voilà quelques-unes des innovations, qui vont changer la chirurgie de demain. Lire notre article

Gadgets high-tech ou incontournables du futur ?

Des caméras-gélules, des robots chirurgiens… les avancées technologiques ne cessent de nous surprendre. Mais elles peuvent parfois trouver des applications plus étonnantes encore. Une brosse à dents avec caméra, un T-shirt à la vitamine C, des toilettes intelligentes… créations de savants fous ou futurs cadeaux de Noël ? Lire notre article

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TOUTES LES VERTUS DU TILLEUL

 

En 1930, le docteur Henri Leclerc, ancien médecin de l’état-major du général Foch, porte à notre connaissance les vertus, notamment thérapeutiques, du tilleul, dont les anciens utilisaient déjà tant le bois que les feuilles, et avance qu’il est un allié précieux dans le combat contre l’artériosclérose

TILLEUL

Les variétés Tilia sylvestris D. C, tilleul à petites feuilles, et Tilia platyphyllos, le tilleul de Hollande ou à larges feuilles, étaient connues des anciens qui, ne possédant aucune notion sur le sexe des plantes et ignorant, par conséquent, que le tilleul porte des fleurs hermaphrodites, appelaient la première « tilleul mâle » et la seconde « tilleul femelle », l’une stérile formée d’une substance dure, jaune, noueuse, épaisse, l’autre produisant des fleurs et des fruits, plus blanche, plus flexible, plus odorante.

C’était la dernière qu’ils estimaient le plus : encore ne l’employaient-ils qu’à des usages extra-médicaux dont le plus courant était la fabrication des couronnes. Dans ce but, ils utilisaient comme liens, pour tresser les fleurs dont ils se ceignaient le front, les pellicules minces et souples qui se trouvent entre l’écorce et le bois. Les poètes romains font souvent allusion à cette coutume : Horace, désireux d’édifier ses contemporains sur l’austérité de ses mœurs, adresse ces mots à son esclave (Ode XXIII, liv. I) :

Persicos odi, puer, apparatus :
Displicant nexae philyra coronae.

Je hais un repas somptueux :
Loin de moi le tilleul qu’en guirlandes dispose
Un art pénible et fastueux.

et Ovide nous montre (Fastes, V, vers. 337) des ivrognes portant des couronnes de tilleul et se livrant à de joyeux entrechats : Ebrius incinctus philyra conviva capillis Saltat.

Plus nombreux étaient les usages auxquels se prêtait le bois de tilleul : Virgile vante les jougs qu’il servait à fabriquer et Elien rapporte qu’on le débitait en minces tablettes qu’utilisaient les écrivains. On tirait enfin parti de sa souplesse et de sa légèreté pour en confectionner des appareils orthopédiques comme celui que portait le poète Cinésias, d’une maigreur et d’une débilité telles qu’on avait dû lui construire une sorte d’armature au moyen d’attelles de tilleul. Capitolinus raconte qu’Antonin le Pieux recourut à un pareil procédé pour empêcher son corps démesurément long de s’incurver, cum longus esset admodum et incurvaretur, tiliaceis tabulis pectori cum fasciis aptatis usus erat.

Pour l’usage interne les feuilles étaient la seule partie de l’arbre qu’employaient les anciens ; c’est ainsi que Pline les faisait mâcher aux enfants atteints d’ulcérations de la bouche : il leur reconnaissait, en outre, des effets diurétiques, emménagogues et hémostatiques. Longtemps, comme l’enseignait Avicenne, elles passèrent pour un topique émollient, abstersif, subtilisant et résolutif propre à apaiser les douleurs et à faire fondre les tumeurs. Mollenbrock raconte que leur mucilage, additionné d’esprit de vers de terre, soulage les rhumatisants et Gabelchover vit un ulcère de la jambe, ouvert depuis dix ans, céder à des applications de leur décoction.

Au Moyen Age, l’écorce jouit d’une grande faveur auprès de sainte Hildegarde qui en faisait manger la poudre avec du pain aux malades atteints de cardialgie ; elle vantait aussi un anneau d’or muni d’une pierre verte et renfermant de cette écorce et de la toile d’araignée comme un talisman capable de conjurer toutes les pestilences.

Ce n’est qu’à partir de la Renaissance que les fleurs du tilleul prirent place dans la pharmacopée, mais elles n’avaient rien perdu pour attendre, ainsi qu’en témoignent les éloges que leur prodiguèrent les simplicistes d’alors. Matthiole en prône l’usage contre les défaillances du cœur, A. Mizauld prête à leur hydrolat de grandes vertus contre l’épilepsie, et le crédule Paullini affirme qu’il suffit de se coucher à l’ombre du tilleul et d’en respirer les effluves pour se guérir de cette maladie.

Hoffmann recommande l’infusion théiforme des fleurs comme un spécifique de toutes les affections caractérisées par des spasmes douloureux, Boerhaave en fait un excellent remède des convulsions de l’enfance, des vertiges, de l’hypocondrie. II entrait dans la composition de l’aqua epileptica et figurait parmi les 126 substances dont la réunion constituait l’aqua generalis.

Pour terminer l’histoire thérapeutique du tilleul, rappelons que les adeptes de la médecine des signatures, trouvant une analogie frappante entre sa graine attachée sur une bractée par un pédicule allongé et l’embryon rattaché au placenta par le cordon ombilical, la prescrivaient, recueillie en la fête de la décollation de Saint-Jean, aux parturientes et aux nouveaux-nés.

Si toutes les parties du tilleul ont été expérimentées par les médecins, elles ont également servi d’objet aux recherches des chimistes. Pour exemple la vanilline et la tiliadine que Broentigam a extraites de l’écorce ; le miellat ou miellée que renferment les feuilles, substance sucrée qui, selon Maquenne, contient 40 % d’une matière identique à la mélézétose de la manne de Perse ; l’huile volatile qu’on obtient des fleurs en ajoutant du sel de cuisine à leur hydrolat et en agitant ensuite le liquide avec de l’éther ; leur richesse en sels de manganèse ; l’huile dont Mueller a signalé la présence dans les graines, et qui, par son aspect et par sa saveur, peut rivaliser avec la meilleure huile d’olive.

TILLEUL

D’ailleurs, ces découvertes de la chimie n’ont pas empêché que le tilleul n’ait beaucoup perdu de l’aveugle confiance dont l’entouraient nos pères : il est vrai qu’il ne peut, comme on le croyait jadis, guérir ni l’épilepsie, ni l’hystérie et que, dans ces névroses, il fait bien piètre figure à côté des bromures et du gardénal.

En revanche, avance le docteur Henri Leclerc, il possède une propriété relative au traitement de l’artériosclérose. On sait, nous rappelle-t-il alors, que dans cette maladie le médecin n’a pas seulement à combattre la dégénérescence  scléreuse qui aboutit à la perte de l’élasticité des artères et à la diminution de leur calibre : il lui faut encore s’opposer à des altérations du sang caractérisées par la polyglobulie, par l’hyperviscosité et par la plus grande rapidité du temps de coagulation.

Ainsi que me l’ont prouvé de nombreuses observations cliniques secondées par des examens hématologiques, explique encore Leclerc, le tilleul est un des médicaments les plus utiles pour remédier à cette triple dyscrasie sanguine, pour rendre le sang plus fluide, plus ductile, pour prévenir sa stase dans les vaisseaux et la pléthore qui en résulte : mais c’est à la condition de l’employer larga manu et de délaisser l’infusion trop peu active pour de fortes doses d’extrait fluide qu’on prescrira comme dans la formule suivante :

Extrait fluide de tilleul : 50 gr.
Hydrolat de tilleul : 450 gr.
Sirop des 5 racines : 500 gr.
Deux verres à Bordeaux par jour.

Cette indication thérapeutique ne doit pas nous faire oublier les services que peut rendre la classique tisane comme auxiliaire de la médication antispasmodique dans les affections du système nerveux auxquels ne conviendraient pas des drogues d’un héroïsme intempestif : c’est à ce titre qu’elle est universellement mise en usage par toutes les classes de la société : l’élégante mondaine dont une existence aussi vide que bruyante fit les dents crissantes de névrose, l’homme de la campagne qui regagne le soir, courbé par un dur labeur, sa chaumière enfumée, le savant dont les veilles prolongées ont étreint le front d’une couronne migraineuse, tous recourent également à l’infusion parfumée que son arôme doux et gracieux, sa saveur agréable, ses propriétés tempérantes leur font apprécier.

TILLEUL

Beaucoup de nos contemporains ont même pris l’habitude de la substituer au thé et au café, rapporte le Dr Leclerc, qui ajoute avoir souvent entendu soutenir à un vieux confrère, qui avait connu Balzac, ce paradoxe : « A un bon repas sans café, je préférerais une bonne tasse de café sans repas. » Sa surprise et son indignation, conclut Leclerc, ne seraient pas médiocres s’il voyait les gens de ce siècle délaisser la fève d’Arabie au ton chaud et à l’arôme robuste pour le pâle et discret tilleul et, de fait, cette préférence d’une infusion sédative au breuvage le plus stimulant fournirait à un philosophe l’occasion d’argumenter à perte de vue sur la déchéance de nos tempéraments et sur l’irritabilité de nos nerfs.

Les praticiens qui jugeraient cette infusion trop débile ou trop banale auraient la ressource de lui substituer l’hydrolat plus chargé de principes actifs et moins connu des malades. Le Dr Leclerc nous confie que, médecin de l’état-major du général Foch, il avait accoutumé de prescrire aux poilus dont les émotions de la guerre titillaient trop le système nerveux, une potion composée d’hydrolats de tilleul, de fleurs d’oranger et de laitue ; il l’appelait : « les trois hydrolats ». Elle lui valut, un jour, ce compliment d’un brave tringlot : « Vous savez, Monsieur le Major, ils m’ont bien fait dormir, ces trois idiots-là. ».

 D’après « La Revue d’histoire de la pharmacie », paru en 1930

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La science de l’expression des visages

L’Homme sain

« Ce n’est pas chose facile que de dépeindre un être humain sain, car de nos jours, il est assez rare d’en rencontrer. »

« Parmi les animaux à l’état sauvage, la santé est la règle et la maladie l’exception. Par conséquent, il est facile de reconnaître leur forme normale. »

« Chez l’homme civilisé, nous trouvons précisément le contraire. Ce n’est que par degrés que je suis parvenu à fixer l’image d’une forme humaine normale. J’ai, avant tout, fait des déductions d’après les fonctions et l’activité. Car un être sain doit pouvoir fonctionner sans aucune peine, sans douleur, sans stimulant artificiel, et parvenir à réellement accomplir sa tâche. D’abord et en premier lieu, viennent les fonctions nécessaires au maintien de la vie, c’est à dire l’absorption de la nourriture et l’évacuation des déchets. »

« La peau des êtres sains ne peut dégager une odeur désagréable, comme par exemple, celles des anomaux carnivores ; la plus répugnante est l’odeur des mangeurs de charogne. »

louis kuhne

De l’agilité

Il est très important de s’occuper de l’agilité lorsque l’on veut juger un corps. Si un mouvement quelconque ne se fait pas naturellement, ceci prouve que le corps n’est pas dans son état normal et que des matières étrangères s’y sont accumulées, empêchant le libre mouvement.

La surcharge du corps

« Si la forme ou la couleur du corps ne sont pas normales, ou si l’activité n’est pas parfaite, c’est la preuve d’une surcharge du corps. Cette surcharge est faite de toxine ou matières étrangères, car elles seules peuvent altérer la forme des membres. ici se pose la question : comment ces matières, qui n’appartiennent pas au corps et doivent par conséquent être désignées comme matières étrangères, sont-elles entrées dans l’organisme ? Elles y sont pénétré tout simplement par la même voie que toutes les matières alimentaires.

Nous les assimilons par l’estomac, les poumons et la peau.

Par les poumons et par la peau, nous aspirons l’air, tandis que par la bouche, le corps reçoit la nutrition solide et liquide et la conduit à l’estomac. »

« Tant que nous suivons les instincts de la nature, les matières étrangères n’ont pas l’accès de notre corps. Si, accidentellement, cela arrivait, elles seraient vite expulsées, car la nature cherche à rejeter tout ce qui est nuisible.

Les intestins, les reins, la peau, les poumons luttent ensemble, pour tenir éloigné du corps sain tout ce qui pourraient lui nuire et ce qui ne lui sert plus. Si, néanmoins, trop de matière étrangères sont introduites dans le corps, celui-ci est impuissant à s’en débarrasser et une partie des matières nuisibles y reste.

La plupart des humains sont surchargés, déjà avant la naissance, souvent à un tel degré que, dès leur tendre jeunesse, ils sont malades, et qu’un grand nombre d’enfants meurent en bas âge.

PRIERE

La première nourriture de l’homme est d’une importance considérable. Si celle-ci est rationnelle, le corps se développera de matière naturelle. La seule alimentation naturelle est le lait maternel, mais comme beaucoup d’enfants ne peuvent pas être nourris au sein, car très fréquemment le corps de la mère est si surchargé qu’il ne produit pas de lait, il faut un remplaçant., lequel cependant ne compensera jamais le lait de la mère. La meilleure nourriture sera alors, pendant les premiers mois, le lait bouilli de vache ou de chèvres saines.

Combien est néfaste l’influence du lait bouilli et particulièrement du lait stérilisé : Ceci est démontré par les figures 40 et 41, faites d’après les photographies originales. (consulter l’oeuvre originale de l’auteur.)

L’alimentation non naturelle ne peut jamais être parfaitement assimilée, et par sa consommation journalière il se présente l’état de choses mentionnées plus hauts, c’est à dire que l’organisme est impuissant à se débarrasser des matières inutiles, pernicieuses mêmes, et devient surchargé.

Ces matières étrangères s’accumulent d’abord auprès des orifices du corps, et peuvent être expulsées pendant un certain temps au moyen de petites crises, telle que la diarrhée, une forte transpiration, de copieuses émissions d’urine, cela arrive même par d’importants dépôts de matières morbides.

Néanmoins, il y a généralement un résidu auquel se joindront de nouveaux dépôts. A ces endroits, la température aura une tendance à s’élever, ce qui cause la diarrhée, mais aussi une transformation des matières étrangères. Il se produit une fermentation, qui provoque la formation de certains gaz ; ces derniers en se propageant par le corps, sont en parties expulsées par les pores, mais une autre partie se dépose souvent sous une forme solide, et c’est là que nous trouvons la surcharge du corps, prenant une forme différente suivant l’endroit où elle se rencontre.

Lorsque l’estomac et les intestins sont affaiblis par suite d’infiltrations de matières morbides, mêmes la nourriture saine et naturelle ne pourra plus être digérée, et toutes ces matières, insuffisamment assimilées, se changeront en résidus néfastes qui augmenteront rapidement ; les dérangements du système digestif se reproduisent alors plus fréquemment ; ainsi, s’expliquent les nombreuses maladies d’enfants dont le seul rôle est d’expulser les matières étrangères du corps.

Les poumons et la peau donnent parfois accès à des matières étrangères, et quoique la plupart du temps celles-ci soient directement rejetées, elles peuvent, dans certains cas, s’accumuler et former des surcharges. Tant que la digestion se fait normalement, l’organisme a assez d’énergie pour se défendre. Mais avec une digestion faible, les toxines introduites par les poumons ne peuvent plus être toutes expulsées. En vivant dans une atmosphère viciée, nous introduisons dans notre corps autant de germes morbides qu’en le nourrissant de mets pernicieux.

Toutes les matières étrangères introduites directement dans le sang n’agissent pas aussi rapidement ni d’une manière aussi néfaste, néanmoins elles sont toujours d’un effet désastreux.

Si par accident, des germes entrent dans le sang par une plaie, nous devons faire de notre mieux pour y remédier. Je considère comme criminel d’introduire de pareille matières dans le sang et je prétends que la pratique de la vaccination et de l’inoculation est une erreur fatale telle que l’histoire a rarement eu à relater.

Si nous ne voulons pas que notre race s’affaiblisse de plus en plus, il est grand temps de cesser de la vacciner.

Bien entendu un corps à peu près sain pourra expulser une partie de l’inoculation ; souvent même, à l’endroit de l’opération, il se formera un foyer purulent, mais une partie du poison restera généralement  dans le sang…

Si la force de résistance est moindre, l’organisme sera incapable d’expulser les matières empoisonnées qui resteront en grande partie dans le corps. Et c’est précisément sur les personnes faibles qu’on expérimente deux et trois fois ! La première vaccination ayant été considérée « sans bon résultat » doit être recommencée !

En réalité, le succès n’est ici que par trop grand : Puisque, aux germes morbides, déjà présents, on en ajoute d’autres ! »

Extrait : La Science de l’Expression du Visage de Louis Kuhne

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La conception de François BROUSSAIS

 

 La découverte de l’auscultation et ses conséquences seront étudiées… mais il est bon auparavant de montrer comment les grandes maladies que nous connaissons aujourd’hui sont peu à peu, à l’aide de l’examen clinique et des autopsies, sorties du chaos pour prendre une figure reconnaissable et permettre un diagnostic au lit même du malade.

Cette œuvre indispensable de classification, analogue à celle accomplie pour le règne végétal par Linné, Jussieu et Lamark, va se réaliser pour la plus grande part pendant la première moitié du XIXè siècle. Elle constitue pour la médecine de cette époque son plus beau titre de gloire.

OBSERVATION

Laennec observant des enfants

Un dernier obstacle devait toutefois être franchi : il fallait que tous les médecins reconnussent la légitimité du but ainsi poursuivi. Or la notion même de spécificité rencontrait encore bien des adversaires. On a vu cette querelle se dérouler tout au long des XVIIè et XVIIIè siècles. D’une façon générale, les esprits scientifiques, les expérimentateurs, comme Syndenham par exemple, défendaient la spécificité morbide, la notion de maladies réellement indépendantes les unes des autres et dépendant chacune d’une cause différente qui restait à découvrir ; c’étaient les esprits de l’avenir. Au contraire les esprits attachés aux doctrines plus ou moins philosophiques du passé, les animistes notamment, ne voyaient comme cause aux diverses maladies que la réaction de l’être ou du principe vital.

Il est remarquable qu’au tournant décisif de l’histoire de la médecine auquel on est parvenu, les deux faces de ce Janus Bifrons, la face d’ombre et la face de lumière, aient été représentées par deux hommes dont l’un était un génie et l’autre une intelligence exceptionnellement brillante, Laennec et Broussais. Leur controverse, à ce point de séparation du passé et de l’avenir, prend ainsi une valeur exemplaire.

BROUSSAISBroussais était aussi un Breton, né à Saint Malo en 1772 et de près de dix ans l’ainé de Laennec. Esprit aventureux et passionné il fut, dès la fin de ses études médicales, emporté dans l’atmosphère de guerre et de gloire qui régnait alors sur la France. D’abord marin, puis soldat, il servit dix ans comme médecin dans les armées de la République et de l’Empire et rentra à Paris pour devenir en 1814 professeur au Val de Grâce ; il devait, après la Révolution de 1830, être nommé professeur au Collège de France et mourir en 1836.

Ses principales publications : l’Histoire des phlegmasies chroniques et l’Examen de la doctrine médicale généralement adoptée et des systèmes modernes de nosologie. Ouvrages parus en 1808 et en 1816 antérieurement au Traité de l’auscultation médiate de Laennec, dont la première édition est de 1819.

Sa faiblesse fut d’être un esprit à systèmes, comme on en rencontre tout le long de l’histoire de la médecine, surtout aux époques où l’observation et l’expérimentation faisaient encore figure de parentes pauvres. La conception de Broussais est en apparence grandiose car elle cherche à ramener à l’unité la masse changeante des faits morbides. Pour lui toute maladie est un trouble de l’irritabilité, propriété essentielle des êtres vivants. Sous l’influence des causes les plus diverses, d’origine externe ou interne, il peut y avoir défaut ou excès d’irritabilité, et ces deux notions suffisent à expliquer toute la médecine. Broussais prolonge ici une école anglaise du XVIIIè siècle qui, avec Cullen (1710-1790) et surtout Brown (1735-1788), ramenait toute la pathologie aux troubles asthénique sous théniques de l’irritabilité.

Brown a exposé cette conception dans toute sa rigueur :

« J’ai ramené, dit-il, la médecine à la plus parfaite simplicité. J’ai montré que la maladie ne consiste ni dans les altérations des humeurs, ni dans un changement de forme des molécules organiques, ni dans une mauvaise distribution du sang, etc. le médecin ne doit avoir égard qu’à l’aberration qu’éprouve l’incitation, afin de la ramener à son état normal ».

Partant de telles prémisses, Broussais professe le plus grand dédain pour les médecins qui s’efforcent patiemment de classer les maladies à l’aide de leurs symptôme set de leurs lésions ; il se gausse des affections définies comme des entités ou des essences ; il faut, disait-il dés-essentialiser et dés-ontologiser la médecine. Il n’a pas vu l’immense intérêt des nouveaux procédés d’exploration, la percussion et l’auscultation, ni l’importance des autopsies systématiques, et il n’a que mépris pour les ouvreurs de cadavres et les lésions qu’ils décrivent. Son opinion s’exprime de façon très claire dans les phrases suivantes, tirées de l’Examen des doctrines médicale.

« Les altérations pathologiques considérées en elles-mêmes… sont des faits de pure curiosité et ne sont d’aucune utilité pour celui qui les étudie… parce que l’inflammation est la cause de ces altérations… ou qu’elles ont une autre cause quelconque… et qu’on ne doit s’occuper que de pathologie physiologique »:

Ces quelques phrases précisent bien la position de Broussais et ce qui fait à la fois sa faiblesse et son mérite. Son mérite est d’être un des précurseurs de la physiologie pathologique, par l’intérêt qu’il a apporté au mécanisme des maladies. On lui doit la première véritable étude des réactions inflammatoires, destinée à jouer un tel rôle en pathologie.

1932_Broussais

Mais sa faiblesse a été de tout vouloir expliquer par l’inflammation et de confondre le « comment » avec le « pourquoi » des maladies. Ignorant les faits qui eussent détruit l’unité de son système, il n’a pas vu que la classification des malades est nécessaire pour en découvrir les causes et, qu’à ton tour, la découverte de celles-ci conditionne l’application d’un traitement efficace. Ainsi, Broussais est revenu aux pires erreurs thérapeutiques de l’Antiquité et du Moyen Age. Car pour lui, de même que la maladie est UNE, le traitement, lui aussi est UN et ne doit se proposer que pour la lutte contre l’inflammation…. Pour lui, les seules armes thérapeutiques seront donc la saignée, les sangsues et la diète.

A l’époque, on a dit avec exagération que Brossais avait « saigné la France à blanc » ! 

SOURCE / https://medecinehistorique.wordpress.com/