Distinguer le virus et la maladie au chapiteau du Corona Circus

Vous avez remarqué ? Depuis le début de la mascarade coronavirale, ses narrateurs entretiennent la confusion entre le covid et le coronavirus, entre la maladie et l’agent infectieux censé la provoquer. Des centaines de fois, j’ai entendu dire que des patients étaient infectés par le covid ou qu’ils avaient développé le coronavirus.

Les deux mots sont devenus interchangeables, quasiment synonymes. Pourquoi un tel amalgame ? D’un enrhumé, on ne dit jamais qu’il est infecté par le rhume. D’un tuberculeux, on ne dit pas qu’il souffre du bacille de Koch. Cette assimilation entre pathologie et pathogène  présumé remonte au sida :  le nom du syndrome a été inséré dans sa supposée causalité, le virus de l’immunodéficience humaine.  Et ce n’était pas fortuit. Depuis les années 80, Big Pharma cherche à faire croire que tout microbe donne une maladie  et que toute maladie provient d’un microbe. 

L’équivalence des vocables fait partie de la stratégie de vente du remède.  Avec zika et ebola, l’industrie a encore fait mieux : il n’y a plus de distinction entre le virus et la maladie, la fusion totale est accomplie !  On va vers ça aujourd’hui : le rébarbatif sars-cov-2 s’efface de plus en plus au profit du covid, mot qui désigne  tout autant la cause que l’effet chez les détenteurs du récit. Pour résister à cette dérive, je propose de conserver soigneusement le distinguo entre l’agent viral et le syndrome grippal qu’on lui attribue. L’un n’est pas l’autre et inversement.
 
Enlever les majuscules
 
Détail qui n’est pas anodin :  les artisans de la terreur covid-19 lui ont fait le grand honneur de le  baptiser avec une majuscule initiale. Voire avec des majuscules pour chaque lettre.  Encore une fois, ce procédé remonte au sida et il a été reconduit avec zika et ebola, très fréquemment orthographiés avec une ou des lettres capitales. C’est une façon hyperbolique d’exagérer la menace  et de faire peur.  Un nom propre, ça épouvante mieux qu’un nom commun. Si vous écrivez les mots covid et sars-cov-2, je vous encourage à minimiser orthographiquement  le péril en adoptant les minuscules.

Qualifier le covid de grippe
 
Depuis le début de la pseudo-pandémie, on nous rabâche que le covid est davantage qu’une grippe. Et l’on blâme les « rassuristes »  qui  n’hésitent pas à apparier les deux maladies. Mais sur base de quoi fait-on  le tri ? Si l’on s’en tient aux symptômes, la différence est loin d’être évidente parce qu’un état grippal sévère n’est pas du tout banal et qu’il  débouche fréquemment sur une issue fatale chez les individus fragiles.

La seule chose qui justifierait de séparer le covid de la grippe, c’est sa mortalité exceptionnelle, ou plus exactement son taux de létalité, c’est-à-dire sa capacité à faire mourir de nombreux contaminés. Or justement, la puissance létale du covid ne cesse d’être revue à la baisse ! Selon les derniers chiffres de l’OMS, son taux de létalité  serait de 0,23%, contre 0,1% pour la grippe influenza. Une étude récente vient  également de montrer que les covidés hospitalisés au printemps étaient à peine deux fois plus nombreux à succomber que les grippés « classiques ».

Or les premiers ont été terrorisés, pris en charge tardivement et soumis à des traitements très risqués, comme l’intubation sous sédation, ce qui a artificiellement renforcé le taux de létalité. Cet automne, tout semble indiquer que le covid ne sera guère plus mortel que la grippe saisonnière. Et sur le terrain, des médecins comme ceux de l’hôpital d’Argenteuil,  confirment que  la deuxième vague est bien moins lourde que la première « parce que la peur a disparu ».

Or les statistiques prouvent déjà que le tsunami printanier n’était qu’une vague peu ravageuse en termes de létalité  et de mortalité. En France, le Pr Jean-François Toussaint et  l’épidémiologiste Laurent Toubiana  ont amplement démontré cette réalité. En Belgique, c’est Christophe de Brouwer, ancien président de l’École de santé publique de l’Université Libre de Bruxelles, qui ne cesse de le souligner dans ses publications sur Facebook.

Ses analyses sont souvent citées par Jean-Dominique Michel et celui-ci a repris hier sur son blog le dernier texte de Christophe de Brouwer. Il illustre imparablement que le covid et la grippe peuvent légitimement être comparés, voire que l’un serait encore moins dangereux que l’autre. Pour ma part, je n’ai pas  attendu  cette démonstration chiffrée  pour parler systématiquement de la « grippe covid ».  C’est aussi une façon de dédramatiser et de résister au récit dominant.

 Enlever le nombre 19
 
Épinglons à présent le nombre 19 accolé au covid. Que vient-il faire là ? À quoi rime d’ajouter à une maladie l’année de son apparition ? À ma connaissance, c’est du jamais vu dans l’histoire de la médecine. On aurait voulu hypertrophier le danger dès le départ qu’on ne se s’y serait pas pris autrement. Dater la pathologie, c’est une  manière de lui conférer une importance historique et d’en faire un événement extraordinaire,  unique en son genre.  Un peu comme si on voulait  signifier un changement d’ère, avec une séparation entre l’avant et l’après 2019.

Ce covid, c’est en quelque sorte le Jésus-Christ des temps modernes ! Encore que : la numérotation permet aussi de prévoir une suite à la série : on pourra désormais nous inventer un covid-21 ou un covid-23 selon que le virus aura légèrement muté et modifié sa virulence. Tout bénéfice  pour les labos qui nous vendront alors un traitement ou un vaccin adapté à la nouvelle variante.  Perso, j’ai pris l’habitude de gommer le 19 quand je parle du covid. Sucrer ces deux chiffres permet de relativiser le caractère spécial du fléau et de saboter à l’avance  son exploitation commerciale à rallonge.
 
Douter de la nouveauté
 
On aurait affaire  à un nouveau virus, à une particule nouvelle ayant soudainement déboulé dans les organismes humains en provenance d’une chauve-souris ayant elle-même refilé la bêbête à un pangolin.  Ça aussi, c’est une affirmation que nous sommes priés d’accepter comme vraie alors que rien ne le prouve indubitablement. De l’aveu même des virologues, on ne connait encore qu’une maigre partie du microcosme viral. Ce qui est qualifié de « nouveau » lorsqu’il est découvert existe peut-être depuis très longtemps.

User de cette épithète , c’est un peu comme si Christophe Colomb découvrant l’Amérique décidait que le continent où il mettait les pieds venait d’être créé. Un génome nouvellement exploré n’est pas à confondre avec un génome neuf  et si ça se trouve, le sars-cov-2 est peut-être une antiquité génétique venant seulement d’apparaître sous la lentille des microscopes électroniques.  Ce qui est sûr, c’est que le nouveau venu n’est pas arrivé en Occident  en  2020 et qu’il rôdait déjà en Italie  en automne. D’après une  étude toute récente, des anticorps de cet antigène étaient déjà présents dans le sang d’Italiens lombards au mois de septembre, soit bien avant la flambée épidémique. 

Et que penser de cette nouvelle  et déroutante étude  anglaise ?  Les chercheurs britanniques ont analysé des échantillons de sang de personnes examinées entre 2011 et 2018 et y ont également découvert des anticorps contre le covid.  

De trois choses l’une : soit le super corona voyage dans le temps,  soit il séjourne chez nous depuis des lustres, soit il diffère si peu de ses cousins couronnés que la sérologie échoue à spécifier la réponse immunitaire.  Si l’on élimine rationnellement le prodige spatio-temporel, restent les deux hypothèses raisonnables. Dans les deux cas, le caractère totalement inédit de l’infection est sérieusement  sujet à caution et nous pouvons contrer le récit officiel en bazardant l’adjectif « nouveau ».

Ecrit par Yves Rasir

– texte Extrait de l’infolettre magasine NEOSANTE nov 2020

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