Transformer la maladie et la souffrance

 

Comment transformer la maladie et la souffrance ?

En lâchant prise, car le Lâcher prise, c’est accepter intérieurement ce qui est sans réserve. Ce dont il est question ici, c’est de votre vie – en cet instant – et non des circonstances ou de ce que j’appelle vos conditions de vie.

La maladie fait partie de vos conditions de vie. Elle a un passé et un futur qui se perpétuent sans fin, sauf si l’instant présent, qui a le pouvoir de racheter, est activé par votre présence consciente. Comme vous le savez, derrière les diverses circonstances qui constituent vos conditions de vie – présentes dans le temps –, il y a quelque chose de plus profond, de plus essentiel : votre vie, votre Être même dans l’éternel présent.

Comme il n’y a aucun problème dans le moment présent, il n’y a pas de maladie non plus. Quand quelqu’un adopte une croyance vis-à-vis de votre état et vous colle ainsi une étiquette sur le dos, celle-ci amène l’état à s’installer pour de bon, lui donne du pouvoir et fait d’un déséquilibre temporaire une réalité apparemment immuable. La croyance confère non seulement réalité et consistance à la maladie, mais aussi une continuité temporelle qu’elle n’avait pas auparavant.

SANTE1

Lâcher prise, c’est accepter intérieurement ce qui est sans réserve. Ce dont il est question ici, c’est de votre vie – en cet instant – et non des circonstances ou de ce que j’appelle vos conditions de vie. Nous en avons déjà parlé.

C’est ce que cela veut dire en ce qui a trait à la maladie. La maladie fait partie de vos conditions de vie. Elle a un passé et un futur qui se perpétuent sans fin, sauf si l’instant présent, qui a le pouvoir de racheter, est activé par votre présence consciente. Comme vous le savez, derrière les diverses circonstances qui constituent vos conditions de vie – présentes dans le temps –, il y a quelque chose de plus profond, de plus essentiel : votre vie, votre Être même dans l’éternel présent.

Comme il n’y a aucun problème dans le moment présent, il n’y a pas de maladie non plus. Quand quelqu’un adopte une croyance vis-à-vis de votre état et vous colle ainsi une étiquette sur le dos, celle-ci amène l’état à s’installer pour de bon, lui donne du pouvoir et fait d’un déséquilibre temporaire une réalité apparemment immuable. La croyance confère non seulement réalité et consistance à la maladie, mais aussi une continuité temporelle qu’elle n’avait pas auparavant. En vous concentrant sur l’instant et en vous retenant de l’étiqueter mentalement, la maladie est réduite à un ou à plusieurs des facteurs suivants : la douleur physique, la faiblesse, l’inconfort ou l’invalidité. C’est ce face à quoi vous lâchez prise maintenant, et non pas à l’idée de la maladie. Permettez à la souffrance de vous ramener de force dans le « maintenant », dans un état d’intense et consciente présence. Utilisez-la pour arriver à l’éveil.

Le lâcher-prise ne transforme pas ce qui est, du moins pas directement. Il vous transforme, vous. Et quand vous êtes transformé, c’est tout votre monde qui l’est. Pourquoi ? Parce que le monde n’est qu’un reflet. Nous avons déjà parlé de cela.

Si vous regardiez dans un miroir sans aimer ce que vous y voyez, il faudrait que vous soyez fou pour vous attaquer à votre réflexion. Et c’est précisément ce que vous faites lorsque vous ne vous acceptez pas. Évidemment, si vous attaquez l’image, celle-ci vous le rend coup sur coup. Par contre, si vous l’acceptez quelle qu’elle soit, si vous vous montrez amical envers elle, elle ne peut que l’être envers vous. C’est la façon de changer le monde.

Le problème, ce n’est pas la maladie, c’est vous, aussi longtemps que le mental contrôle les choses. Lorsque vous êtes malade ou invalide, n’ayez pas le sentiment d’avoir échoué d’une manière ou d’une autre, ne vous sentez pas coupable. Ne reprochez pas à la vie de vous avoir traité injustement et ne vous faites pas non plus de réprimandes. Tout cela, c’est de la résistance. Si vous avez une maladie grave, servez-vous-en pour atteindre l’illumination. Tout ce qui peut arriver de « mal » dans votre vie doit vous amener vers cet état. Dissociez le temps de la maladie. Ne conférez ni pas-sé ni futur à la maladie. Laissez-la vous ramener de force dans l’intense conscience du moment présent et observez ce qui se passe.

Devenez un alchimiste. Transformez le vulgaire métal en or, la souffrance en conscience, le malheur en une occasion d’éveil.

Êtes-vous gravement malade et ce que je viens de dire vous met-il en colère ? Alors, c’est le signe flagrant que votre maladie a fini par faire partie du sens que vous avez de vous-même et que vous protégez votre identité, en même temps que vous protégez votre maladie. La circonstance qui porte l’étiquette « maladie » n’a rien à voir avec ce que vous êtes vraiment.

QUAND LE MALHEUR FRAPPE (voir exercice ci-dessous)

En ce qui a trait à la majorité encore inconsciente de gens, seule une situation extrême et critique a le potentiel de fendre la dure carapace de leur Ego et de les amener à – lâcher prise – et, par conséquent, vers un état de conscience supérieure. Une situation extrême survient lorsqu’un désastre, un bouleversement total, une perte importante ou une grande souffrance viennent faire voler votre monde en éclats et que plus rien n’a de sens. Il s’agit d’un face-à-face avec la mort, physique ou psychologique. Le mental et l’ego qui ont créé ce monde s’écroulent. Un monde nouveau peut dès lors naître des cendres du vieux monde.

Malade E

Bien sûr, il n’existe aucune garantie que même une situation extrême provoque ce changement, mais le potentiel est toujours là. Chez certaines personnes, dans une telle situation, la résistance à ce qui est s’intensifie et se transforme en une descente aux enfers. Chez d’autres, même si le lâcher-prise ne s’effectue que partiellement, il leur confère une profondeur et une sérénité qui n’étaient pas là avant. Des fragments de la carapace de l’ego s’effritent, permettant ainsi à la paix et au rayonnement qui existent au-delà du mental de transparaître un tant soit peu.

Les situations extrêmes sont à l’origine de nombreux miracles. Au cours des dernières heures de leur vie, des meurtriers condamnés à mort qui attendaient leur exécution ont connu un état dénué d’ego ainsi que la paix et la joie profondes qui l’accompagnent. La résistance face à la situation dans laquelle ils se trouvaient était si intense qu’elle créait une souffrance intolérable. Comme ils ne pouvaient rien faire ni s’enfuir nulle part pour y échapper, pas même se fabriquer mentalement un futur, ces meurtriers ont donc été forcés d’accepter totalement l’inacceptable. Ils ont été contraints de lâcher prise. Ainsi, ils ont pu entrer dans l’état de grâce par lequel arrive la rédemption et connaître un total détachement par rapport au passé. Bien sûr, ce n’est pas la situation extrême qui crée une ouverture laissant place au miracle de la grâce et de la rédemption, mais bien le lâcher-prise.

Alors, quand le malheur frappe ou que quelque chose va très « mal » – maladie, invalidité, perte d’un chez-soi, d’une fortune ou d’une identité sociale, rupture d’une relation intime, décès ou souffrance d’une personne chère, ou imminence de votre propre mort , sachez qu’il y a un revers à cette médaille, que vous n’êtes qu’à un pas de quelque chose d’incroyable, de la transformation alchimique totale du vulgaire métal de la douleur et de la souffrance en or. Et ce pas, c’est le lâcher-prise. Je ne dis pas que vous serez heureux dans une telle situation. Non, vous ne le serez pas. Par contre, la peur et la douleur se transformeront en cette paix et cette sérénité intérieures qui proviennent d’une profondeur insondable, du non-manifeste lui-même. Il s’agit de « la paix de Dieu, qui dépasse tout entendement ». Comparativement à elle, le bonheur est plutôt superficiel. Cette paix radieuse s’accompagne de la réalisation que vous êtes indestructible, immortel. Et cette réalisation s’effectue non pas sur le plan du mental mais au plus profond de votre être. Ce n’est pas une croyance ; c’est une certitude absolue qui n’exige aucune preuve extérieure.

COMMENT TRANSFORMER LA SOUFFRANCE EN PAIX (voir exercice ci-dessous)

Être coupé de ses émotions, ce n’est pas démontrer du lâcher-prise.Même dans certaines situations extrêmes, il vous sera peut-être toujours impossible d’accepter le présent. Mais pour le lâcher-prise, vous avez toujours une seconde chance.

Votre première chance, c’est de lâcher prise chaque instant devant la réalité du présent. Sachant que ce qui est ne peut être défait – puisque cela est déjà –, vous dites oui à ce qui est ou vous acceptez ce qui n’est pas. Ensuite, vous faites ce que vous avez à faire, selon les exigences de la situation. Si vous vous maintenez dans cet état d’acceptation, vous ne créez plus de négativité, de souffrance ou de tourment. Par conséquent, vous vivez dans un état de non-résistance, de grâce et de légèreté, libre de toute lutte intérieure. Quand vous ne réussissez pas à vivre ainsi, c’est-à-dire quand vous laissez passer cette première chance parce que la présence de votre conscience n’est pas suffisamment intense pour empêcher des schèmes de résistance automatiques et inconscients de se produire ou parce que les circonstances sont tellement extrêmes qu’elles vous sont totalement inacceptables, vous créez alors une forme quelconque de douleur ou de souffrance. Vous pouvez avoir l’impression que ce sont les circonstances qui créent la souffrance, alors que, en fin de compte, ce n’est pas le cas. En réalité, c’est votre résistance.

guérison

La seconde chance à votre portée pour lâcher prise, c’est d’accepter ce qui est en vous à défaut d’accepter ce qui est extérieur à vous. S’il vous est impossible d’admettre les circonstances extérieures, alors acceptez la situation intérieure. Autrement dit, vous ne devez pas résister à la souffrance. Donnez-lui la permission d’être là. Lâchez prise face au chagrin, au désespoir, à la peur, à la solitude ou à toute autre forme adoptée par la souffrance. Soyez-en le témoin sans l’étiqueter mentalement. Accueillez-la. Par la suite, observez la façon dont le miracle du lâcher-prise transforme la souffrance profonde en paix profonde. Cette situation est votre crucifixion. Laissez-la devenir votre résurrection et votre ascension.

Bien entendu, instinctivement, quand la souffrance est profonde, vous ressentez sans doute une forte pulsion à vouloir y échapper plutôt que de vouloir lâcher prise. Vous ne voulez pas sentir ce que vous sentez. Quoi de plus normal ? Mais il n’y a aucune échappatoire, aucune issue de secours. Il y a par contre de fausses échappatoires comme le travail, l’alcool, les drogues, la colère, les projections, la répression, etc. Mais celles-ci ne vous libèrent pas de la douleur. La souffrance ne diminue pas en intensité quand vous la rendez inconsciente. Quand vous niez la douleur émotionnelle, tout ce que vous entreprenez ou pensez est contaminé par elle. Même vos relations. Pour ainsi dire, vous diffusez cette vibration de souffrance par l’énergie qui émane de vous, et les autres la sentent intuitivement. S’ils sont dans l’inconscience, il se peut qu’ils se sentent poussés à vous agresser ou à vous blesser d’une manière ou d’une autre. Ou bien alors c’est vous qui les blesserez par une projection inconsciente de votre souffrance. Vous attirez vers vous tout ce qui peut correspondre à votre état intérieur.

Quand il n’y a plus moyen de s’en sortir, il y a toujours moyen de passer à travers. Alors, ne vous détournez pas de la souffrance. *Faites-lui face et sentez-la pleinement. Je dis bien de la sentir, non pas d’y réfléchir ! Exprimez-la si nécessaire, mais ne rédigez pas mentalement de scénario à son sujet. Accordez toute votre attention à l’émotion et non pas à la personne, à l’événement ou à la situation qui semble l’avoir déclenchée. Ne laissez pas le mental utiliser la souffrance pour en confectionner une identité de victime. Vous prendre en pitié et raconter votre histoire aux autres vous maintiendra dans la souffrance. Puisqu’il est impossible de se dissocier de l’émotion, la seule possibilité qui reste pour changer les choses, c’est de passer à travers la souffrance. Autrement, rien ne bougera. Alors, accordez toute votre attention à ce que vous sentez et retenez-vous de l’étiqueter mentalement. Soyez très vigilant quand vous plongez dans l’émotion. Tout d’abord, vous aurez peut-être l’impression d’être dans un lieu sombre et terrifiant. Et quand un besoin pressant se fera sentir de lui tourner le dos, restez là à l’observer sans passer à l’action. Continuez à maintenir votre attention sur la souffrance, à sentir le chagrin, la peur, la terreur, la solitude ou toute autre chose. Restez alerte et présent. Présent avec tout votre être, avec chacune des cellules de votre corps. En faisant cela, vous laissez entrer un peu de lumière dans toute cette obscurité. Vous y amenez la flamme de votre conscience.

A ce stade-là, vous n’avez plus besoin de vous préoccuper du lâcher-prise. Il s’est déjà produit. Comment ? Être totalement attentif, c’est accepter totalement. En accordant entièrement votre attention à ce qui est, vous recourez au pouvoir de l’instant présent, celui de votre propre présence. Aucune résistance cachée ne peut survivre à une telle présence, car celle-ci élimine le temps. Et sans le temps, aucune souffrance, aucune négativité, ne peut être.

Accepter la souffrance, c’est cheminer vers la mort. Faire face à la souffrance profonde, lui donner la permission d’être, lui accorder votre attention, c’est entrer consciemment dans la mort. Quand vous avez connu cette mort, vous prenez conscience que la mort n’existe pas et qu’il n’y a rien à craindre. Seul l’ego meurt. Imaginez qu’un rayon de soleil ait oublié qu’il fait inséparablement partie du soleil et qu’il se fasse des illusions en croyant devoir lutter pour survivre, devoir se façonner une identité autre que le soleil, et qu’il y tienne dur comme fer. Ne pensez-vous pas que la mort de cette illusion serait incroyablement libératrice ?

Voulez-vous une mort facile ? Préféreriez-vous mourir sans souffrir, sans agoniser ? Alors laissez le passé mourir à chaque instant et laissez la lumière de votre présence faire disparaître le moi lourd et pris dans le piège du temps que vous pensiez être « vous ».

LE CHEMIN DE CROIX (voir exercice ci-dessous)

Il existe de nombreux comptes rendus de gens disant avoir trouvé Dieu à travers leur profonde souffrance et il y a l’expression chrétienne « chemin de croix » qui, je le suppose, désigne la même chose.

C’est la seule chose qui nous intéresse ici.

À vrai dire, ils n’ont pas trouvé Dieu à travers leur souffrance, puisqu’elle sous-entend résistance. Ils ont trouvé Dieu par le lâcher-prise, par l’acceptation totale de ce qui est, vers laquelle leur intense souffrance les a amenés de force. Ils ont certainement réalisé que leur souffrance était une création de leur propre cru.

en croix

Comment arrivez-vous à assimiler le lâcher prise au fait de trouver Dieu ?

Étant donné que la résistance et le mental sont indissociables, le renoncement à la résistance – le lâcher-prise – met fin au règne du mental comme maître absolu, comme l’imposteur qui prétend être « vous », le faux Dieu. Tout jugement et toute négativité disparaissent. Le royaume de l’Être, qui était masqué par le mental, se révèle. Tout d’un coup, un grand calme naît en vous, une insondable sensation de paix. Et au coeur de cette paix, il y a une grande joie. Et au coeur de cette joie, il y a l’amour. Et au coeur de tout cela, il y a le sacré, l’incommensurable. Ce à quoi on ne peut attribuer de nom.

Je ne dirais pas que ceci signifie trouver Dieu, car comment pouvez-vous trouver ce qui n’a jamais été égaré, la vie même que vous êtes ? Le terme Dieu est limitatif non seulement en raison de milliers d’années de fausse perception et d’usage abusif, mais également parce qu’il sous-entend l’existence d’une entité autre que vous. Dieu est l’Être lui-même et non un être. Il ne peut y avoir ici de relation sujet-objet, ni de dualité, ni de vous et Dieu. La réalisation du divin en soi est la chose la plus naturelle qui soit. Le fait incompréhensible et ahurissant n’est pas que vous puissiez devenir conscient de Dieu mais plutôt que vous n’en soyez pas conscient.

Le chemin de croix que vous avez mentionné est l’ancienne façon d’arriver à la réalisation et jusqu’à récemment, c’était la seule. Mais ne l’écartez pas ou n’en sous-estimez pas l’efficacité. Cela fonctionne encore.

Le chemin de croix est un renversement total des choses. En d’autres termes, ce qu’il y a de pire dans votre vie, votre croix, s’avère la meilleure chose qui ait pu vous arriver dans la vie. C’est quelque chose qui vous contraint à lâcher prise, à « mourir », à devenir rien, à devenir Dieu, parce que Dieu est également le néant.

À cette époque-ci, et pour la majorité inconsciente des humains, le chemin de croix reste encore la seule voie. Ces humains ne pourront se réaliser qu’en connaissant davantage de souffrance, et il est prévisible que l’illumination, en tant que phénomène collectif, sera précédée d’immenses bouleversements. Ce déroulement des choses reflète le mécanisme de certaines lois universelles qui gouvernent le développement de la conscience, phénomène que certains visionnaires ont entrevu. On en trouve entre autres une description dans le Livre des révélations, ou l’Apocalypse, bien qu’il soit entouré d’un symbolisme obscur parfois impénétrable. Ce n’est pas Dieu qui inflige cette souf-france. Ce sont les humains qui se l’infligent à eux-mêmes et les uns aux autres. Et par la même occasion, la Terre la fait subir à son tour par certaines mesures de défense, car elle est un organisme vivant, intelligent qui cherchera à se protéger des assauts de la folie humaine.

Actuellement, il existe cependant un nombre croissant de gens dont la conscience est suffisamment développée et qui n’ont plus besoin de connaître la souffrance avant d’atteindre l’éveil. Vous êtes peut-être l’un d’eux.

Se réaliser par la souffrance – le chemin de croix – veut dire être forcé d’entrer dans le royaume des cieux à cor et à cri. Vous lâchez prise en fin de compte parce que vous ne pouvez plus supporter la souffrance, mais il se peut que la souffrance dure longtemps avant que cela ne se produise. Choisir consciemment l’éveil correspond à renoncer à l’attachement au passé et au futur et à faire du présent le point de mire principal de votre vie. Cela veut dire choisir de se maintenir dans l’état de présence plutôt que dans le temps. Cela signifie dire oui à ce qui est. Il n’est plus nécessaire alors de souffrir. De combien de temps pensez-vous avoir besoin encore avant de pouvoir affirmer : « Je ne créerai plus de douleur ou de souffrance » ? Jusqu’à quand vous faudra-t-il souffrir avant de pouvoir effectuer ce choix ?

Si vous pensez qu’il vous faut encore plus de temps, alors vous en aurez et vous aurez aussi plus de souffrance. Car le temps et la souffrance sont indissociables.

Choix

AVOIR LE POUVOIR DE CHOISIR (voir exercice ci-dessous)

Je sais que le mot choisir est le vocable de prédilection du Nouvel Âge, mais, dans ce contexte, il n’est pas tout à fait exact. Il est trompeur de dire que quelqu’un « choisit » une relation dysfonctionnelle ou toute autre situation négative. Pourquoi ? Parce que le choix sous-entend de la conscience, un degré élevé de conscience. Sans elle, vous n’avez pas de choix. Le choix existe à partir du moment où vous vous désidentifiez du mental et de ses schèmes de conditionnement, à partir du moment où vous devenez présent. Et avant d’atteindre ce moment, vous êtes inconscient, spirituellement parlant. Ceci veut dire que vous êtes contraint de penser, de sentir et d’agir en fonction du conditionnement de votre mental. Voilà pourquoi Jésus a dit : « Pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » Ceci ne fait pas référence à l’intelligence au sens conventionnel du terme. J’ai rencontré un grand nombre de personnes hautement intelligentes et éduquées qui étaient aussi complètement inconscientes, c’est-à-dire qu’elles étaient totalement identifiées à leur mental. En fait, si le développement du mental et l’accroissement des connaissances ne sont pas contrebalancés par une croissance correspondante de la conscience, le potentiel sur les plans du malheur et du désastre est très grand.

Votre amie est prisonnière d’une relation où le partenaire est violent, et ce n’est pas la première fois. Pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas le choix. Le mental, ainsi que le passé l’a conditionné, cherche toujours à recréer ce qu’il connaît et ce qui lui est familier. Même si c’est souffrant, c’est du connu. Le mental adhère toujours au connu. L’inconnu est dangereux pour lui parce qu’il n’a aucun contrôle dessus. C’est pour cela qu’il déteste et ignore tant le moment présent. La conscience du moment présent crée non seulement une interruption dans le flot des pensées, mais également dans l’enchaînement entre le passé et le futur. Rien de véritablement nouveau et créatif ne peut advenir en ce monde, sauf par l’intermédiaire de ce décalage, de cet espace dégagé qui ouvre sur d’infinies possibilités.

Votre amie, parce qu’elle est identifiée à son mental, répète probablement un schème comportemental appris dans le passé et dans lequel intimité et abus sont inséparablement liés. Ou encore, il est possible qu’elle manifeste ainsi un schème mental acquis au cours de la prime enfance selon lequel elle ne vaut rien et mérite d’être punie. Il est également possible qu’elle vive une grande partie de sa vie en fonction de son corps de souffrance, qui cherche constamment de la souffrance pour se sustenter. De son côté, son partenaire a ses propres comportements inconscients, complémentaires aux siens. Bien sûr, c’est elle qui a créé la situation, mais qui est le moi qui manifeste cette création ? Un scénario mental et émotionnel du passé, rien de plus. Pourquoi en faire un moi ? Si vous lui dites qu’elle a choisi cette situation, vous ne faites que renforcer son identification au mental. Mais ce scénario mental est-il ce qu’elle est ? Est-il son moi ? Sa véritable identité provient-elle du passé ? Apprenez à votre amie à devenir la présence qui, derrière les pensées et les émotions, observe. Parlez-lui du corps de souffrance et de la façon de s’en libérer. Enseignez-lui l’art de la conscientisation du corps énergétique. Faites-lui la démonstration de ce qu’est la présence. Dès qu’elle saura accéder au pouvoir de l’instant présent, et par conséquent dès qu’elle aura rompu avec le conditionnement de son passé, elle aura alors le choix.

Personne ne choisit le dysfonctionnement, le conflit ou la douleur. Personne ne choisit la folie. Ceux-ci adviennent parce qu’il n’y a pas suffisamment de présence en vous pour dissoudre le passé, pas assez de lumière pour dissiper l’obscurité. Vous n’êtes pas totalement ici. Vous n’êtes pas encore tout à fait éveillé. Et entre-temps, c’est le mental conditionné qui gère votre vie.

De la même façon, si vous êtes une de ces nombreuses personnes à avoir une problématique parentale, si vous ressassez encore du ressentiment envers vos parents pour quelque chose qu’ils ont fait ou n’ont pas fait, c’est que vous croyez encore qu’ils avaient le choix, qu’ils auraient pu agir différemment. On a toujours l’impression que les gens avaient le choix : c’est une illusion. Tant et aussi longtemps que votre mental et son conditionnement gèrent votre vie, aussi longtemps que vous êtes votre mental, quel choix avez-vous ? Aucun. Vous n’êtes même pas là. L’identification au mental est un état hautement dysfonctionnel. C’est une forme de démence. Presque tout le monde en souffre à des degrés variables. Dès l’instant où vous prenez conscience de cela, il ne peut plus y avoir de ressentiment. Comment pouvez-vous éprouver du ressentiment vis-à-vis de la maladie de quelqu’un ? La seule attitude possible est la compassion.

Cela veut donc dire que personne n’est responsable de ce qu’il fait ?

Si c’est votre mental qui mène votre vie, bien que vous n’ayez aucun choix, vous souffrirez encore des conséquences de votre inconscience et créerez davantage de souffrance. Vous aurez à porter le fardeau de la peur, du conflit, des problèmes et de la douleur. La souffrance ainsi créée vous forcera, à un moment ou à un autre, à sortir de votre état d’inconscience.

Ce que vous dites au sujet du choix vaut également pour le pardon, je suppose. Vous devez être totalement conscient et lâcher prise complètement avant de pouvoir pardonner ?

Le terme « pardon » est en usage depuis deux mille ans. Pourtant, la plupart des gens ont une idée très restreinte de sa signification. Vous ne pouvez pas vraiment vous pardonner, ainsi qu’aux autres, aussi longtemps que vous cherchez votre identité dans le passé. C’est seulement en accédant au pouvoir de l’instant présent, qui est votre pouvoir propre, qu’il peut y avoir un véritable pardon. Cela rend le passé impuissant et vous permet de réaliser profondément que rien de ce que vous avez fait ou de ce qu’on vous a fait n’a pu le moins du monde toucher l’essence radieuse de votre Être. Et dans cet esprit, le concept du pardon devient alors entièrement inutile.

Et comment puis-je arriver à cette réalisation ?

Lorsque vous lâchez prise face à ce qui est et que vous devenez donc totalement présent, le passé perd tout pouvoir. Vous n’en avez plus besoin. La présence est la clé. Le présent l’est aussi.

Comment savoir que j’ai lâché prise ?

Quand vous n’aurez plus besoin de poser cette question.

EXERCICES

En vous concentrant sur l’instant et en vous retenant de l’étiqueter mentalement, la maladie est réduite à un ou à plusieurs des facteurs suivants : la douleur physique, la faiblesse, l’inconfort ou l’invalidité. C’est ce face à quoi vous lâchez prise maintenant, et non pas à l’idée de la maladie.

Permettez à la souffrance de vous ramener de force dans le « maintenant », dans un état d’intense et consciente présence. Utilisez-la pour arriver à l’éveil.

Le lâcher-prise ne transforme pas ce qui est, du moins pas directement. Il vous transforme, vous. Et quand vous êtes transformé, c’est tout votre monde qui l’est. Pourquoi ? Parce que le monde n’est qu’un reflet.

Le problème, ce n’est pas la maladie, c’est vous, aussi longtemps que le mental contrôle les choses.

– LECTURE MÉDITATIVE –

Lorsque vous êtes malade ou invalide, n’ayez pas le sentiment d’avoir échoué d’une manière ou d’une autre, ne vous sentez pas coupable. Ne reprochez pas à la vie de vous avoir traité injustement et ne vous faites pas non plus de réprimandes. Tout cela, c’est de la résistance.

Si vous avez une maladie grave, servez-vous-en pour atteindre l’illumination. Tout ce qui peut arriver de « mal » dans votre vie doit vous amener vers cet état.

Dissociez le temps de la maladie. Ne conférez ni passé ni futur à la maladie. Laissez-la vous ramener de force dans l’intense conscience du moment présent et observez ce qui se passe.

7

– LECTURE MÉDITATIVE –

Votre première chance, c’est de lâcher prise chaque instant devant la réalité du présent. Sachant que ce qui est ne peut être défait – puisque cela est déjà –, vous dites oui à ce qui est ou vous acceptez ce qui n’est pas.

Ensuite, vous faites ce que vous avez à faire, selon les exigences de la situation. Si vous vous maintenez dans cet état d’acceptation, vous ne créez plus de négativité, de souffrance ou de tourment. Par conséquent, vous vivez dans un état de non-résistance, de grâce et de légèreté, libre de toute lutte intérieure.

Quand vous ne réussissez pas à vivre ainsi, c’est-à-dire quand vous laissez passer cette première chance parce que la présence de votre conscience n’est pas suffisamment intense pour empêcher des schèmes de résistance automatiques et inconscients de se produire ou parce que les circonstances sont tellement extrêmes qu’elles vous sont totalement inacceptables, vous créez alors une forme quelconque de douleur ou de souffrance. Vous pouvez avoir l’impression que ce sont les circonstances qui créent la souffrance, alors que, en fin de compte, ce n’est pas le cas. En réalité, c’est votre résistance.

 

– EXERCICE –

La seconde chance à votre portée pour lâcher prise, c’est d’accepter ce qui est en vous à défaut d’accepter ce qui est extérieur à vous. S’il vous est impossible d’admettre les circonstances extérieures, alors acceptez la situation intérieure.

Autrement dit, vous ne devez pas résister à la souffrance. Donnez-lui la permission d’être là. Lâchez prise face au chagrin, au désespoir, à la peur, à la solitude ou à toute autre forme adoptée par la souffrance. Soyez-en le témoin sans l’étiqueter mentalement. Accueillez-la.

Par la suite, observez la façon dont le miracle du lâcher-prise transforme la souffrance profonde en paix profonde. Cette situation est votre crucifixion. LAISSEZ-LA DEVENIR VOTRE RÉSURRECTION ET VOTRE ASCENSION.

Quand la souffrance est profonde, tout discours de lâcher-prise vous semblera probablement futile et insignifiant de toute façon. Quand la souffrance est profonde, vous ressentez sans doute une forte pulsion à vouloir y échapper plutôt que de vouloir lâcher prise. Vous ne voulez pas sentir ce que vous sentez. Quoi de plus normal ? Mais il n’y a aucune échappatoire, aucune issue de secours.

Il y a par contre de fausses échappatoires comme le travail, l’alcool, les drogues, la colère, les projections, la répression, etc. Mais celles-ci ne vous libèrent pas de la douleur. La souffrance ne diminue pas en intensité quand vous la rendez inconsciente. Quand vous niez la douleur émotionnelle, tout ce que vous entreprenez ou pensez est contaminé par elle. Même vos relations. Pour ainsi dire, vous diffusez cette vibration de souffrance par l’énergie qui émane de vous, et les autres la sentent intuitivement. S’ils sont dans l’inconscience, il se peut qu’ils se sentent poussés à vous agresser ou à vous blesser d’une manière ou d’une autre. Ou bien alors c’est vous qui les blesserez par une projection inconsciente de votre souffrance. Vous attirez vers vous tout ce qui peut correspondre à votre état intérieur.

 

– EXERCICE –

Quand il n’y a plus moyen de s’en sortir, il y a toujours moyen de passer à travers. Alors, ne vous détournez pas de la souffrance. Faites-lui face et sentez-la pleinement. Je dis bien de la sentir, non pas d’y réfléchir ! Exprimez-la si nécessaire, mais ne rédigez pas mentalement de scénario à son sujet. Accordez toute votre attention à l’émotion et non pas à la personne, à l’événement ou à la situation qui semble l’avoir déclenchée.

Ne laissez pas le mental utiliser la souffrance pour en confectionner une identité de victime. Vous prendre en pitié et raconter votre histoire aux autres vous maintiendra dans la souffrance. Puisqu’il est impossible de se dissocier de l’émotion, la seule possibilité qui reste pour changer les choses, c’est de passer à travers la souffrance. Autrement, rien ne bougera.

Alors, accordez toute votre attention à ce que vous sentez et retenez-vous de l’étiqueter mentalement. Soyez très vigilant quand vous plongez dans l’émotion.

Tout d’abord, vous aurez peut-être l’impression d’être dans un lieu sombre et terrifiant. Et quand un besoin pressant se fera sentir de lui tourner le dos, restez là à l’observer sans passer à l’action. Continuez à maintenir votre attention sur la souffrance, à sentir le chagrin, la peur, la terreur, la solitude ou toute autre chose. Restez alerte et présent. Présent avec tout votre être, avec chacune des cellules de votre corps. En faisant cela, vous laissez entrer un peu de lumière dans toute cette obscurité. Vous y amenez la flamme de votre conscience.

A ce stade-là, vous n’avez plus besoin de vous préoccuper du lâcher-prise. Il s’est déjà produit. Comment ? Être totalement attentif, c’est accepter totalement. En accordant entièrement votre attention à ce qui est, vous recourez au pouvoir de l’instant présent, celui de votre propre présence.

Aucune résistance cachée ne peut survivre à une telle présence, car celle-ci élimine le temps. Et sans le temps, aucune souffrance, aucune négativité, ne peut être.

 

– LECTURE MÉDITATIVE –

Accepter la souffrance, c’est cheminer vers la mort. Faire face à la souffrance profonde, lui donner la permission d’être, lui accorder votre attention, c’est entrer consciemment dans la mort. Quand vous avez connu cette mort, vous prenez conscience que la mort n’existe pas et qu’il n’y a rien à craindre. Seul l’ego meurt.

Imaginez qu’un rayon de soleil ait oublié qu’il fait inséparablement partie du soleil et qu’il se fasse des illusions en croyant devoir lutter pour survivre, devoir se façonner une identité autre que le soleil, et qu’il y tienne dur comme fer. Ne pensez-vous pas que la mort de cette illusion serait incroyablement libératrice ?

 

– LECTURE MÉDITATIVE –

Voulez-vous une mort facile ?

Préféreriez-vous mourir sans souffrir, sans agoniser ? Alors laissez le passé mourir à chaque instant et laissez la lumière de votre présence faire disparaître le moi lourd et pris dans le piège du temps que vous pensiez être « vous ».

Le chemin de croix

Le chemin de croix que vous avez mentionné est l’ancienne façon d’arriver à la réalisation et jusqu’à récemment, c’était la seule. Mais ne l’écartez pas ou n’en sous-estimez pas l’efficacité. Cela fonctionne encore.

Le chemin de croix est un renversement total des choses. En d’autres termes, ce qu’il y a de pire dans votre vie, votre croix, s’avère la meilleure chose qui ait pu vous arriver dans la vie. C’est quelque chose qui vous contraint à lâcher prise, à « mourir », à devenir rien, à devenir Dieu, parce que Dieu est également le néant.

Se réaliser par la souffrance – le chemin de croix – veut dire être forcé d’entrer dans le royaume des cieux à cor et à cri. Vous lâchez prise en fin de compte parce que vous ne pouvez plus supporter la souffrance, mais il se peut que la souffrance dure longtemps avant que cela ne se produise.

– LECTURE MÉDITATIVE –

Choisir consciemment l’éveil correspond à renoncer à l’attachement au passé et au futur et à faire du présent le point de mire principal de votre vie. Cela veut dire choisir de se maintenir dans l’état de présence plutôt que dans le temps. Cela signifie dire oui à ce qui est. Il n’est plus nécessaire alors de souffrir.

De combien de temps pensez-vous avoir besoin encore avant de pouvoir affirmer : « Je ne créerai plus de douleur ou de souffrance » ? Jusqu’à quand vous faudra-t-il souffrir avant de pouvoir effectuer ce choix ?

Si vous pensez qu’il vous faut encore plus de temps, alors vous en aurez et vous aurez aussi plus de souffrance. Car le temps et la souffrance sont indissociables.

Avoir le pouvoir de choisir

le choix sous-entend de la conscience, un degré élevé de conscience. Sans elle, vous n’avez pas de choix. Le choix existe à partir du moment où vous vous désidentifiez du mental et de ses schèmes de conditionnement, à partir du moment où vous devenez présent.

Et avant d’atteindre ce moment, vous êtes inconscient, spirituellement parlant. Ceci veut dire que vous êtes contraint de penser, de sentir et d’agir en fonction du conditionnement de votre mental.

feu

Personne ne choisit le dysfonctionnement, le conflit ou la douleur. Personne ne choisit la folie. Ceux-ci adviennent parce qu’il n’y a pas suffisamment de présence en vous pour dissoudre le passé, pas assez de lumière pour dissiper l’obscurité. Vous n’êtes pas totalement ici. Vous n’êtes pas encore tout à fait éveillé. Et entre-temps, c’est le mental conditionné qui gère votre vie.

De la même façon, si vous êtes une de ces nombreuses personnes à avoir une problématique parentale, si vous ressassez encore du ressentiment envers vos parents pour quelque chose qu’ils ont fait ou n’ont pas fait, c’est que vous croyez encore qu’ils avaient le choix, qu’ils auraient pu agir différemment. On a toujours l’impression que les gens avaient le choix : c’est une illusion. Tant et aussi longtemps que votre mental et son conditionnement gèrent votre vie, aussi longtemps que vous êtes votre mental, quel choix avez-vous ? Aucun. Vous n’êtes même pas là. L’identification au mental est un état hautement dysfonctionnel. C’est une forme de démence.

Presque tout le monde en souffre à des degrés variables. Dès l’instant où vous prenez conscience de cela, il ne peut plus y avoir de ressentiment. Comment pouvez-vous éprouver du ressentiment vis-à-vis de la maladie de quelqu’un ? La seule attitude possible est la compassion.

Si c’est votre mental qui mène votre vie, bien que vous n’ayez aucun choix, vous souffrirez encore des conséquences de votre inconscience et créerez davantage de souffrance. Vous aurez à porter le fardeau de la peur, du conflit, des problèmes et de la douleur. La souffrance ainsi créée vous forcera, à un moment ou à un autre, à sortir de votre état d’inconscience.

– LECTURE MÉDITATIVE –

Vous ne pouvez pas vraiment vous pardonner, ainsi qu’aux autres, aussi longtemps que vous cherchez votre identité dans le passé. C’est seulement en accédant au pouvoir de l’instant présent, qui est votre pouvoir propre, qu’il peut y avoir un véritable pardon. Cela rend le passé impuissant et vous permet de réaliser profondément que rien de ce que vous avez fait ou de ce qu’on vous a fait n’a pu le moins du monde toucher l’essence radieuse de votre Être.

Et dans cet esprit, le concept du pardon devient alors entièrement inutile.

Lorsque vous lâchez prise face à ce qui est et que vous devenez donc totalement présent, le passé perd tout pouvoir. Vous n’en avez plus besoin.

LA PRÉSENCE EST LA CLÉ. LE PRÉSENT L’EST AUSSI.

Étant donné que la résistance et le mental sont indissociables, le renoncement à la résistance – le lâcher-prise – met fin au règne du mental comme maître absolu, comme l’imposteur qui prétend être « vous », le faux Dieu. Tout jugement et toute négativité disparaissent.

Le royaume de l’Être, qui était masqué par le mental, se révèle. Tout d’un coup, un grand calme naît en vous, une insondable sensation de paix.

Et au cœur de cette paix, il y a une grande joie.

Et au cœur de cette joie, il y a l’amour.

Et au cœur de tout cela, il y a le sacré, l’incommensurable. Ce à quoi on ne peut attribuer de nom.  

TOLLE

par Eckhart Tolle  , tiré du livre Le pouvoir du Moment présent

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Du Champagne dans la pharmacie de nos ancêtres

 

 Le vin de Champagne mousseux a sa place dans la pharmacopée depuis la fin du XIXe siècle.

champagne2Son faible pH et la présence de gaz carbonique lui confèrent des propriétés qui s’ajoutent à celles communes à tous les vins. Euphorisant, il est aussi cholagogue et orexigène, analeptique cardio-respiratoire, diurétique et bactéricide. Il convient toutefois de respecter les doses prescrites !

Pierre-Toussaint Navier (1712-1779), reçu Docteur à Reims en 1741, exerça à Châlons-sur-Marne. Deux de ses fils commencèrent leurs études de médecine à Paris, puis vinrent les terminer à Reims. Seul l’aîné, Jean-Claude (1750-1828), Docteur du Grand Ordinaire à Reims en 1777, exerça et professa dans la ville du Sacre. Le Doctorat du Grand Ordinaire, qui conférait le titre de « Docteur-Régent », permettait seul d’exercer à Reims comme dans le reste du royaume, et d’entrer dans le Corps de l’Université.

Jean-Claude Navier fut le dernier doyen de la Faculté de Médecine de Reims, fondée en 1550 et supprimée en 1793, et le premier directeur de la nouvelle École secondaire de Médecine en 1821.

En 1778 paraissait la dissertation de Jean-Claude Navier sur « L’usage du vin de Champagne mousseux contre les fièvres putrides »…

En fait, c’est depuis que le champagne existe que sa salubrité est reconnue, ainsi que le rôle efficace qu’il peut jouer dans le maintien et le rétablissement de la santé. Avant même de mousser, les vins de Champagne étaient recommandés dans ce but ; on se souvient de Pardulle les conseillant à Hincmar au Moyen-Age. En 1674, voici ce que l’on pouvait lire dans L’Art de bien traiter à leur sujet :

Voilà de la boisson que j’ordonnerais fort volontiers aux illustres friands, et toujours des plus gris, comme étant les plus courants, et les moins chargeant l’estomac, car quelque bon que soit le vin rouge, comme plus matériel à cause qu’il a cuvé plus longtemps, il n’est jamais si délicieux, ne se digère pas si promptement que les autres, et cause conséquemment quantité d’ingestions et de maladies.

champagne guérisseur

La notice sur les vins incluse dans Le Cuisinier Royal de Viard expliquait en 1698 que la nature, bonne mère, nous indique, en nous les inspirant, le moyen le plus propre à conserver par eux notre santé. Ainsi, le sanguin sent le besoin d’un vin léger, humectant : tel que le champagne ou le vin du Rhin. Saint-Evremond, un peu partial il est vrai, écrivait dans ses Pensées, Sentiments, Maximes sur la santé que les vins de Champagne sont les meilleurs. Et si dans la Querelle des vins les Bourguignons avaient cherché à discréditer les vins de Champagne, ceux-ci s’étaient facilement justifiés et les Écoles de Paris avaient pris leur défense en 1677 avec une thèse dont la conclusion était : Ergo Vinum Rhemense omnium saluberrimum (Le vin de Reims est donc le plus salubre de tous).

Jacques de Reims, médecin du roi à Épernay, donnait le 14 mars 1730 les précisions suivantes à Claude-Adrien Helvétius, conseiller d’Etat, médecin ordinaire du roi et premier médecin de la reine, à propos d’une épidémie de cathares suffoquants survenue en Champagne et ayant entraîné apoplexies, paralysies et morts subites :

Presque tous les habitants, et particulièrement ceux de la Riviere de Marne, ont été attaquez de ces différents rhumes, sans qu’il en soit mort aucun, buvans à l’ordinaire leur vin blanc non mousseux, qui par sa chaleur tempérée, et sa grande légèreté a rendu au sang et aux humeurs leur première fluidité. On a remarqué dans la province que les particuliers qui ne boivent que du vin rouge, ont été beaucoup plus maltraittés, et qu’il en est mort plusieurs. Il est certain que le bon vin de Champagne blanc, non mousseux, bu avec modération dans sa maturité, et trempé avec plus ou moins d’eau, est la liqueur la plus propre pour conserver la santé, et le seul vin qui puisse être toléré, ou même conseillé dans plusieurs maladies.

Nous ne pouvons donc nous empêcher de nous élever contre l’opinion de certains esprits qui affectent de les faire passer pour une liqueur dangereuse et capable de causer la pierre et la gravelle, la goutte et le rhumatisme. Ces sortes de maladies ne sont connues en Champagne que pour le désordre qu’elles causent chez nos voisins. On n’y connait de la goutte que le nom, et à peine scait-on ce que c’est que la pierre .  Dans son Dictionnaire universel de commerce, Savary écrivait en 1742 : Ceux qui ont intérêt au débit des vins de Bourgogne ont affecté de publier que ceux de Champagne causaient la goutte : ce qui de notoriété publique est contraire à la vérité, n’y ayant que très peu de personnes malades de cette maladie dans toute l’étendue de cette Election, bien que les habitants soient un peu trop attachés à boire du vin de leur pays avec excès. Des textes analogues figurent dans Manière de cultiver la vigne et de faire le vin en Champagne du chanoine Godinot et dans les Observations de Sir Edward Barry.

Plus tard sont reconnues les propriétés bénéfiques pour la santé du gaz carbonique, alors appelé air fixe, lors d’une Question agitée dans les Écoles de la Faculté de médecine de Reims le 14 mai 1777 par M. Navier fils, Docteur-Régent de la Faculté de Médecine en l’Université de Reims, de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Chalons-sur-Marne, sur l’usage du Vin de Champagne Mousseux contre les Fièvres putrides et autres Maladies de même nature, publiée à Paris en 1778, en latin et en français.

De tous les vins, écrit l’auteur, il n’en est point qui contienne moins de parties tartareuses que le Vin de Champagne ; il n’en est point par conséquent, qui soit moins propre à porter avec lui les germes douloureux de la goutte et de la gravelle. Il est également démontré qu’il n’en est point de moins incendiaire, puisque la partie spiritueuse s’y trouve moins abondante. Indépendamment de ces qualités précieuses, que le Vin Mousseux partage avec les autres Vins de Champagne, il contient de plus un principe particulier que les Chymistes appellent gas ou air fixe ; principe qui le caractérise essentiellement, principe reconnu aujourd’hui pour le plus puissant antiseptique qu’il y ait dans la nature et pour un dissolvant efficace des pierres humaines. Le jus délicieux des côteaux champenois réunit donc le double avantage, et de surpasser en agrément tous les autres Vins, ce qu’on ne peut lui contester, et d’être le plus propre à maintenir les lois pleines de sagesse, que l’Auteur de la nature a établies dans l’œconomie animale, pour la conservation de la santé et de la vie.

Vouloir démontrer ici que le Vin de Champagne a la propriété de diviser les humeurs épaissies, de lever les obstructions, de provoquer les urines, d’exciter l’expectoration, de remédier aux pâles couleurs, d’éloigner les assauts goutteux, de chasser les germes de la pierre et de la gravelle, ce serait nous éloigner de notre objet. Conclure qu’il est le véritable antidote des Maladies putrides, est le seul but que nous nous sommes proposés. Laissons dans les Pharmacies ces médicaments insipides, laissons-y ces préparations rebutantes. Une liqueur qui sait autant flatter le palais, que conserver el rétablir la santé, mérite sans doute nos suffrages de préférence. On se garantira par son usage des Maladies Épidémiques dont on serait menacé.

pharmacopée

Au XIXe siècle, les bienfaits que l’on peut retirer du champagne pour la santé se confirment. En 1821, Joseph Roques, docteur en médecine de la faculté de Montpellier, écrit que le champagne mousseux et tous les vins chargés d’acide carbonique réveillent l’action de l’estomac. Dans la première moitié du XIXe siècle, c’est le plus souvent en relation avec l’appareil digestif que le champagne est cité dans un contexte médical, et on lit avec amusement dans le Journal des Gourmands et des Belles de juin 1806 que le vin mousseux… épargne l’estomac et les pieds. Le Code gourmand affirme en 1830 qu’au souper le Bordeaux et l’Aï sont les seuls qui puissent vous procurer une digestion facile et un sommeil agréable. En 1856 encore, le docteur Véron, directeur de l’Opéra et de la Revue de Paris, gérant du Constitutionnel, amant de la tragédienne Rachel et… médecin, voit dans le champagne un précieux auxiliaire de digestion.

À la fin du siècle, l’usage médical du champagne est entré dans les mœurs. On lit dans une notice de la maison de Saint-Morceaux, en 1880, qu’il est recommandé par les médecins français et surtout anglais dans certaines affections de l’estomac, et dans une autre, de la maison Louis Roederer, qu’il présente pour le fonctionnement normal de l’estomac de tels avantages que rien ne saurait le remplacer pour relever les forces dans la prostration, les fièvres adynamiques, la consomption, le traitement des vomissements incœrcibles, etc. Aussi a-t-il donné les meilleurs résultats dans le choléra.

Dès le début du XIXe siècle, cependant, le docteur Loebenstein-Loebel avait publié en allemand et en français l’usage thérapeutique des vins de Champagne. Professeur en médecine à Iéna, conseiller sanitaire du Grand-Duc de Weimar, donc personnalité importante du monde médical germanique, il y écrivait notamment :

Le vin de Champagne produit un excellent effet sur la digestion : bu mousseux, il dé compose les acidités dans les premières voies, il rend le ton à ces organes, et ramène le calme et la gaité chez les malades tristes et hypocondres. Nous l’employons utilement dans les maladies suivantes :

1° Dans les vomissements idiopathiques dépendant d’une affection nerveuse de l’estomac et du canal intestinal, lorsque l’irritabilité est à un tel point que l’estomac rejette tous les médicaments, en quelque petite dose qu’ils soient administrés. Dans cette catastrophe si importante nous donnions, toutes les demi-heures ou toutes les heures, un quart ou la moitié d’un verre du meilleur champagne, en augmentant progressivement de deux en deux heures, jusqu’à concurrence d’un verre entier. Outre ce procédé nous faisions mêler la teinture de cannelle et de girofle avec le vin de Champagne, pour en imprégner un morceau de flanelle, que nous faisions appliquer sur le scrobicule du cœur. C’est par moyen simple que nous sommes souvent parvenus à écarter les vomissements spasmodiques les plus opiniâtres.

2° Dans les vomissements symptomatiques des femmes enceintes, lorsqu’ils deviennent affaiblissants et continus, et que l’avortement est à craindre, l’usage intérieur et extérieur du champagne nous a été d’un grand secours.

3° Dans les affections calculeuses des reins, souvent même dans les douleurs du calcul de la vessie, nous obtînmes, après l’usage de champagne, une diminution des douleurs, et des urines plus copieuses. Mais dans ces maladies il faut l’administrer à fortes doses : on peut commencer par un verre à la fois, que l’on répète quatre à cinq fois par jour, et on peut aller jusqu’à trois verres par dose.

4° Dans les affections goutteuses chroniques, compliquées de maux d’estomac, comme par exemple dans la goutte des pieds, ou le podagra, nous avons employé le champagne avec beaucoup de succès.

Le docteur Loebenstein-Loebel précise qu’il a guéri définitivement, par un traitement de 3 verres de champagne au dîner et 1 au souper, un gentilhomme âgé de 50 ans qui, tous les trois ans, était attaqué alternativement ou de la goutte, ou de calculs des reins, et il conclut : Il faut, en traitant ces maladies, faire usage des meilleures qualités du vin de Champagne.

 À la fin du XIXe siècle, le champagne a donc sa place dans la pharmacopée. On le trouve même dans celle des forces armées de divers pays, et on l’y trouvera encore au XXe siècle, comme on l’a vu à propos de la première guerre mondiale, lorsque dans leurs prospectus, des maisons de champagne se diront fournisseurs des hôpitaux civils militaires. Il existe au National Army Museum de Londres deux demi-bouteilles de champagne, portant leurs étiquettes, en anglais : Sélectionné par le ministère de la Guerre de Sa Majesté pour les hôpitaux et pour les soldats ailes et blessés dans la guerre des Boers. Et des rapports ont été faits par des médecins militaires reconnaissant les bienfaits de traitements au champagne.

champagne

À l’époque, pour annoncer les effets heureux que l’on peut attendre du champagne, il est parfois étiqueté Clos de Jouvence, Champagne hygiénique, Tisane des convalescents, etc., et il lui arrive même de se recommander des autorités médicales. À l’intention des diabétiques, à une époque où le dosage est encore très important, on produit quelques champagnes très secs comme, en 1889, le Grand Vin sans sucre de Laurent-Perrier, à usage médical, destiné principalement aux goutteux. En Angleterre, on trouve dès 1865 un Krug extra-dry for invalids. Mais on va plus loin, on se met à fabriquer des médicaments au champagne ; autrement dit, on introduit dans la bouteille avant la vente, probablement avec la liqueur d’expédition, un produit à usage médical.

On trouve ainsi, parmi les marques déposées en 1898, un Champagne quinine, un Champagne au quinquina, un Champagne bipepsine, un Champagne pepsine S.L.F. du Docteur Seuvre, vendus en pharmacie.

Le champagne a donc été reconnu pendant des siècles, et il l’est encore aujourd’hui, comme salutaire et médicamenteux. Il le doit non seulement à ses vertus préventives et curatives, mais aussi au fait qu’il est dans le domaine de la santé d’un emploi quasi universel.

Textes de référence :

La Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6134976r.texteImage

et http://maisons-champagne.com/fr/encyclopedies/

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Objectifs alimentaires pour toute la famille

 

À titre de porte-parole d’Expo Manger santé et vivre vert 2009, j’aimerais vous proposer quelques concepts alimentaires importants dont tous les membres de votre famille pourraient bénéficier. Et dans ces temps de crise économique dites-vous que les seuls placements vraiment rentables ces temps-ci sont les RÉÉS : Régime Équilibré d’Épargne Santé.

1.Soyons eco-responsables en mangeant moins de viande. Réduire grandement ou éliminer la viande est une des actions les plus efficaces pour améliorer le sort de la planète. Les bovins réchauffent la planète

• La FAO (Food and Agriculture Organisation) une organisation de l’ONU a sonné la sonnette d’alarme dans un rapport de 2006 en disant que l’élevage intensif des bovins cause davantage de gaz à effet de serre que toute forme de transport : voitures, camions et avions réunis. Des grains et de l’espace mal utilisés

  • En 2001, le département d’agriculture des États Unis a évalué qu’il fallait 13 livres de grains pour produire une livre de bœuf; 21 livres pour l’agneau, 8,4 pour le porc et 3,4 pour le poulet. Et pour produire les grains que les animaux mangent, on déboise de précieuses forêts et on épuise des terres arables.
  • La superficie moyenne des terres consacrées à l’agriculture en Amérique du Nord est de 3,5 acres par habitant. Avec une baisse marquée de la production de viande, cette superficie pourrait être réduite à 0,5 acre par habitant; 7 fois moins. Faits importants sur l’eau et le pétrole
  • La commission pour le développement durable de L’ONU en 2004 a évalué qu’il fallait 7 000 litres d’eau pour produire 100 g de bœuf. À peine croyable!
  • 3,7 litres d’essence est nécessaire pour produire 1 livre de bœuf.
  • En bonus avec ça, environ 40 livres de fumier sont produits pour chaque livre de bœuf comestible Après ces chiffres frappants, on ne peut faire autrement que de favoriser les végétaux comme base de l’alimentation.

Aliment

Les légumineuses régulièrement au menu : Les légumineuses sont une alternative extraordinaire à la viande puisqu’elles sont particulièrement nutritives et pauvre en gras, se cultivent très bien dans notre climat, se conserve à l’année, ne nécessitent pas (ou très peu) d’engrais chimiques et en plus sont très économiques. Alors en mangeant au moins 4 délicieux repas de légumineuses par semaine on améliore notre santé et en plus, ça nous permet de sauver assez d’argent pour pouvoir se payer davantage d’aliments biologiques et produits localement.

Penser boissons de soya.

Un nombre de plus en plus croissant de personnes informées décident pour différentes raisons de retirer les produits laitiers de leur alimentation. Les boissons de soya remplacent avantageusement le lait de vache; il contient autant de calcium mais en plus contient du fer, des éléments anti-cancers et hypocholestérolémiant que le lait de vache n’a pas. Choisissez de préférence une boisson enrichie, biologique et produite au Québec.

Recoloniser sa flore intestinale de temps à autre Une flore intestinale équilibrée est le support par excellence du système immunitaire. Saviez-vous d’ailleurs qu’une grande partie de votre système immunitaire se trouve dans vos intestins. Les probiotiques sont des bactéries amies qui colonisent la flore intestinale et luttent contrer la prolifération des micro-bactéries ennemis qui pourraient faire des ravages (infections, troubles digestifs, inflammatoires…). Pour obtenir un effet « thérapeutique », il est nécessaire de se tourner vers des produits spécialisés comme par exemple BioK+ qui présentent une concentration beaucoup plus élevée de bactéries (50 milliards) avec une bioactivité approuvée.

Apprivoiser les herbes et épices – On a beaucoup parlé dans les dernières années des effets antioxydants des petits fruits. Plusieurs herbes et épices ont des effets antioxydants aussi grand sinon plus que certains aliments ; il est donc temps qu’on donne aux herbes et épices leur heure de gloire à eux aussi. Des méthodes scientifiques ont permis de tester le pouvoir antioxydant des aliments. La méthode plus couramment utilisée est celle du score ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity), reconnue par le département d’agriculture des États-Unis (USDA). Pour aider à protéger nos cellules des dommages oxydatifs, on nous conseille de prendre 3000 et 5000 unités ORAC par jour. Alors dorénavant n’oubliez pas d’ajouter des herbes et épices à vos recettes de vinaigrettes, desserts (compotes de pomme, smooties, muffins, biscuits), ragoûts, potages ou soupe, casseroles de tous genres, sautés asiatiques…

Du prêt-à-manger de bonne qualité – Pour bien des familles, le temps pour faire à manger se fait de plus en plus rare. À l’occasion il ne faut pas s’en vouloir de faire usage de mets déjà préparé ou presque prêt-à-manger. Je préfère que les familles achètent des bébés épinards prélavés que d’avoir à les laver, équeuter et hacher. Au moins ils en auront mangé. S’ils n’ont pas le temps de se faire mijoter une soupe, se dépanner avec une soupe aux légumes du Commensal par exemple fait très bien l’affaire. L’important est de bien choisir son prêt-à-manger selon des critères de santé. On choisira donc des produits faits avec des grains entiers, de bon gras, des sucres moins raffinés, dépourvus d’additifs chimiques, etc.

Penser verdures – Il existe dans nos marchés des légumes verts fantastiques qui regorgent de valeur nutritive et trop souvent les consommateurs passent tout droit devant eux sans même les regarder. Aujourd’hui, je vous présente donc 3 verdures de la famille des choux mal connues et qui pourtant regorgent de calcium qui s’assimile à merveille. Absorption du calcium – Le calcium des choux s’absorbe 2 fois mieux que celui du lait : Le calcium des choux s’absorbe à près de 60% alors que celui du lait ou du fromage s’absorbe à environ 30% Le kale et le chou collard peut substituer les épinards dans la plupart des recettes comme les soupes ou potages, sautés, ragoûts, jus de légumes, pâtes… Essayez-les aussi simplement cuits à la vapeur.

famille Fran

Choisir les bon…bons sucres

Nous mangeons en moyenne aujourd’hui, 120 livres de sucre blanc, par personne, par année, c’est 10 fois plus qu’au début des années 1900. On ne s’imagine pas qu’on mange autant de sucre car il est très bien camouflé dans nos aliments. Le sucre est le carburant du cerveau, du système nerveux et des muscles ; il ne faut donc absolument pas éliminer le sucre, mais plutôt choisir le bon sucre, celui qui est naturel comme les légumes, les fruits, les céréales et les légumineuses. Les sucres dans les aliments entiers sont balancés avec la quantité appropriée de minéraux, des vitamines, d’oligo-éléments et d’enzymes. Et contrairement à la croyance populaire pour avoir et maintenir un poids idéal et une santé optimale; notre alimentation devrait être centrée sur les sucres naturels. Non seulement le sucre raffiné ne contient aucun élément nutritif (vitamines, minéraux, oligo-éléments, fibres…), on en a besoin pour le métaboliser.

 Ainsi au lieu de nourrir, le sucre nous « dénourrit ». Ce qui favorise à long terme des carences alimentaires avec toutes les conséquences qui s’en suivent. Pour se sucrer le bec naturellement : Fruits, smooties ou jus de fruit pur à 100% Fruits séchés ou purée de fruits séchés (dattes, pruneaux, raisins, abricots…) Sirop de riz brun (texture semblable au caramel) Mélasse black strap Beurre de pomme ou concentré de jus de pomme Jus de canne non-raffiné évaporé (ou sucanat) Sirop d’érable Stévia nature ou au citron, à la noisette ou au chocolat 9.Opter pour le bio…logique En tant que nutritionniste ce qui me passionne c’est la découverte des milliers de substances produites par les plantes pour se protéger de leur environnement (insectes, bactéries, virus, champignons…).

Ces substances (appelées phyto-protecteurs) ne protègent pas juste les plantes, elles protègent aussi ceux qui les mangent (nous!), contre des maladies comme le cancer, les maladies cardiaques ou autres maladies chroniques. Ce qui importe, c’est de savoir qu’une plante qui s’est développée dans un milieu aseptisé par les pesticides (herbicides, insecticides, fongicides) produira moins de ces substances et sera donc moins protectrice pour nous. Anne-Marie Roy Pour avoir une panoplie d’autres trucs santé, je vous invite à visiter le prochain Expo

Manger Santé du 13 au 15 mars à Montréal et le 28-29 mars à Québec (www.expomangersante.com ) et consulter mon site internet http://www.annemarieroy.com .

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Fruits et légumes de la joie découverts par une Abbesse

 

Il s’agit là, de l’Abbesse Hildegarde de Bingen qui est considérée comme la première naturaliste d’Allemagne. Elle est aussi médecin, son prétendu double don de voyance et de guérisseuse en fait l’un des plus renommés de son temps. Sa médecine combine des éléments savants de grands auteurs, et des ressources locales de médecine populaire. En ce domaine, ses ouvrages sont au nombre de trois :

homme de vitruveLiber divinorum operum simplicis hominis   ou Livre des œuvres divines, est un mélange de théologie et de philosophie naturelle, où elle expose ses idées en visions cosmiques. L’organisation de l’univers et la nature de l’Homme ont pour origine commune la création divine. Les deux ne peuvent être séparés, de grandeur différente, ils ont été construits selon les mêmes proportions. Un principe d’analogie universelle fait de l’Homme un petit monde dans le grand (microcosme dans le macrocosme). L’Homme est le miroir du monde qu’il reflète par l’organisation de son corps. Dans un de ses manuscrits, conservé à Lucques, on trouve la miniature ci-contre, représentant un homme aux bras étendus dans un cercle (recevant toutes les influences cosmiques), dont le dessin sera modernisé par Léonard de Vinci dans l’Homme de Vitruve.

 Physica   ou De la nature, est une description peu ordonnée de plantes et d’animaux. Elle décrit près de 300 plantes, la plupart selon une observation personnelle, 61 sortes d’oiseaux et autres animaux volants (chauve-souris, insectes…), et 41 sortes de mammifères. Les exposés visent un but thérapeutique, et Hildegarde indique les remèdes qui peuvent être obtenus à partir de chaque plante ou organe animal. Ce texte appartient plus à l’histoire de la médecine populaire qu’à l’histoire des sciences naturelles, mais elle a pu être considérée comme une géologue pour ce texte.

Hildegarde de Bingen utilise ainsi tout ce que la nature pouvait lui offrir en matière de traitements : les simples, mais aussi les minéraux. Ainsi, par exemple, elle écrit dans le langage imagé de son époque que :

Gouttes de rosée sur un brin d’herbe. L’émeraude contient selon elle la même vertu, celle qui réveille la nature tous les matins.

gouttes

« L‘émeraude pousse tôt le matin, au lever du soleil, lorsque ce dernier devient puissant et amorce sa trajectoire dans le ciel. À cette heure, l’herbe est particulièrement verte et fraîche sur la terre, car l’air est encore frais et le soleil déjà chaud. Alors, les plantes aspirent si fortement la fraîcheur en elles comme un agneau le lait, en sorte que la chaleur du jour suffit à peine pour réchauffer et nourrir cette fraîcheur, pour qu’elle soit fécondatrice et puisse porter des fruits. C’est pourquoi l’émeraude est un remède efficace contre toutes les infirmités et maladies humaines, car elle est née du soleil et que sa matière jaillit de la fraîcheur de l’air. Celui qui a des douleurs au cœur, dans l’estomac ou un point de côté doit porter une émeraude pour réchauffer son corps, et il s’en portera mieux. Mais si ses souffrances empirent tellement qu’il ne puisse plus s’en défendre, alors il faut qu’il prenne immédiatement l’émeraude dans la bouche, pour l’humidifier avec sa salive. La salive réchauffée par cette pierre doit être alternativement avalée et recrachée, et ce faisant, la personne doit contracter et dilater son corps. Les accès subits de la maladie vont certainement faiblir… »

Elle attribue ainsi des vertus protectrices, curatives, prédictives, purificatrices aux minéraux suivant en cela des pratiques antiques, fondées sur un symbolisme magique et religieux. Dans la mentalité médiévale, le divin et le magique ne s’excluent pas. « Il n’y a pas de jugement de valeur ni de classement hiérarchique : toutes les vertus sont présentées sur un axe horizontal qui vise à accumuler le savoir, et non à le trier ou à le jauger ».

Cette mentalité se retrouve dans les encyclopédies médiévales, dans les lapidaires (ouvrages sur les pierres précieuses, comme le De lapidibus ou Lapidarius de Marbode) et aussi les bestiaires comme le Physiologus .

Causae et curae

 Les causes et les remèdes débutent par un exposé sur la théorie des humeurs. Hildegarde se serait inspirée de Constantin l’Africain, et à travers lui, des médecins antiques comme Hippocrate, Galien ou Dioscoride, ainsi que des médecins arabes.

Elle conçoit la théorie des quatre humeurs, non pas comme des liquides organiques, mais comme des ensembles de tendances, de prédispositions et de réactions morbides, sur un double plan physique et spirituel. Elle applique cette théorie à la création de l’homme par Dieu, à partir de l’eau et de la terre. Le créateur aurait d’abord créé la forme extérieure de l’homme, puis a comblé le vide par des organes. Hildegarde reprend l’idée d’Aristote selon laquelle le cœur est le siège de l’âme et du principe de sainteconnaissance. Elle s’intéresse ainsi à la mélancolie, qu’elle voit dans l’histoire de l’Homme comme une conséquence du péché originel chrétien : « Au moment où Adam a désobéi à l’ordre divin, à cet instant même, la mélancolie s’est coagulée dans son sang ».

Le corps est la demeure de l’âme avec une porte, des fenêtres et une cheminée. L’âme fait entrer et sortir les pensées comme par la porte (le cœur), le cerveau est la cheminée de l’âme qui discerne et évacue les mauvaises pensées. Les fenêtres apportent la lumière, « les yeux sont les fenêtres de l’âme. On peut voir l’âme d’un homme dans ses yeux ».

Au milieu de nombreuses pratiques infondées reposant sur des croyances, on trouve des affirmations intuitives qui s’avèreront vraies plus tard, notamment sur la physiologie humaine (le sang circule dans le corps), ou comme l’affirmation que la Terre tourne autour du Soleil, placé au centre du monde, que les étoiles fixes sont en mouvement. Ou encore ce conseil préventif, dans Causæ et Curæ sur les maux de dents :

« Celui qui veut avoir des dents fermes et saines doit, le matin, lorsqu’il se lève, mettre de l’eau pure et froide dans sa bouche et la garder un petit moment [une petite heure], dans sa bouche pour ramollir la malignité qui se trouve entre ses dents ; ainsi, l’eau qu’il a dans sa bouche lave ses dents et, s’il le fait souvent, la malignité ne croîtra plus autour de ses dents, qui resteront saines ».

La médecine populaire allemande tient aussi une large place. Hildegarde fusionne des éléments multiples et variés : médecine savante et populaire, Ancien Testament et Foi chrétienne, philosophie antique et début de la scolastique. Le savoir encyclopédique d’Hildegarde serait lié à sa situation géographique, aux liaisons fluviales d’une région rhénane, communiquant aussi bien avec la mer noire (Danube) qu’avec la Méditerranée (Rhin, Saône, Rhône), lui donnant accès à de nombreuses sources.

hildegarde

Le régime de la joie d’Hildegarde de Bingen

Pour cette abbesse du XIIe siècle, les aliments étaient chargés de joie ou de tristesse. Derrière ses préceptes pas toujours faciles d’accès se dessine une théorie étonnamment proche de la naturopathie moderne.

 Abbesse bénédictine allemande ayant vécu au début du Moyen Âge, Hildegarde de Bingen a transcrit ses visions divines sur l’art de se maintenir en bonne santé et de vivre dans la sérénité et la joie, avec une façon très personnelle d’aborder l’alimentation.

À son époque, on se réfère encore à la théorie des humeurs de Galien, conçue mille ans plus tôt : le corps humain est constitué de sang, de phlegme, de bile jaune et de bile noire, qui sont associés à des qualités physiques : chaud, froid, sec et humide. L’organisme est en bonne santé quand ces éléments sont à l’équilibre.

Si les écrits d’Hildegarde, dont Physica et Causae et curae (Causes et remèdes) y font référence, elle évoque aussi les aliments comme remèdes en fonction de leurs vertus curatives, qu’elle nomme « subtilités », tout en s’inscrivant dans une démarche beaucoup plus large.

Marie-France Delpech, créatrice des Jardins de sainte Hildegarde, aime rappeler ce précepte de l’­abbesse : « Quand le corps et l’âme fonctionnent en parfaite harmonie, ils reçoivent la récompense suprême de la joie et de la santé. »

Les états d’âme et la façon de se nourrir étant en lien étroit pour Hildegarde, la tristesse comme les maladies physiques peuvent être aggravées ou soignées avec les aliments. Une approche holistique, finalement, ou intégrative.

L’activité «Les Jardins d’Hildegarde» a démarré en 1992 au moment où certains livres de l’œuvre de sainte Hildegarde de Bingen étaient traduits en Français et où un groupe de chrétiens a décidé de les faire connaître. La recherche, la perspicacité, la créativité et la ténacité des fondateurs ont permis d’établir un savoir-faire pour réaliser et rendre disponibles les matières premières et les préparations de base indiquées par sainte Hildegarde.

Cette activité essentiellement artisanale n’avait aucune chance de subsister sans un minimum de rationalisation et d’aménagements logistiques modernes basés sur une gestion rigoureuse.

Cette tâche a été entreprise début 1999 par Claude et Marie France DELPECH qui ont installé la société chez eux à Auteuil le roi dans les Yvelines. Les résultats significatifs des débuts, l’aide, l’amitié et les encouragements des amis d’Hildegarde nous ont permis de mettre sur pied un outil opérationnel et efficace pour répondre à la demande croissante des personnes qui recherchent un bien être profond à la fois spirituel et physique. Car une réponse est donnée par les visions magnifiques et étonnamment actuelles dont a bénéficié sainte Hildegarde de Bingen. Elle a été aussi plus rarement dénommée Hildegarde de Rupertsberg

(https://www.lesjardinsdesaintehildegarde.com/6-qui-sommes-nous–bien-plus-q-une-societe.html ) 

Pour l’ Abbesse Hildegarde, de l’épeautre avant tout

 Variété ancienne de blé, l’épeautre est la reine des céréales selon la religieuse. Elle parle du petit épeautre recouvert de sa pellicule de silice, même si elle le nomme spelta ou « blé vêtu » en ancien françaisDans ses écrits, elle note qu’il est « un onguent de l’intérieur. Il répare et adoucit, donne un sang et une chair de qualité. » Hildegarde le classe dans les aliments de nature chaude, plein d’énergie vitale, cette viriditas qui donne un esprit joyeux et toute sa « subtilité » à cet aliment originel.

abbesse

Les études sur cette céréale riche en fibres, en fer, en protéines, en vitamines et minéraux permettent aujourd’hui d’affirmer qu’elle joue un rôle majeur dans la formation des globules rouges dans le sang, mais également dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux).

Le manganèse contenu dans l’épeautre protège l’organisme des dommages causés par les radicaux libres, tandis que le phosphore impacte les os, les dents et le pH du sang. D’ailleurs, en neutralisant les excès d’acides ou d’alcalins, il équilibre la formule sanguine. Hildegarde l’affectionnait pour sa digestion lente ; les études nous ont appris qu’il s’assimile à la même vitesse que l’insuline, ce qui le rend intéressant pour les diabétiques et les sportifs.

Mode d’emploi du petit épeautre

 Bien le choisir

Seul l’épeautre non hybridé bénéficie des qualités et des bienfaits décrits par Hildegarde. Il s’agit du petit épeautre (Triticum monococcum) issu de l’agriculture biologique. Constitué d’un seul chromosome, il est impossible à croiser. Le petit épeautre italien (Triticum dicoccum) et le grand épeautre (Triticum spelta) sont, eux, souvent hybridés. Pour être sûr qu’il s’agit bien de petit épeautre, on vérifiera son nom latin sur l’­emballage. Ou on se fiera à son ­origine : en France, il existe une Indication géographique protégée en haute Provence ; l’Allemagne le cultive aussi.

Le consommer

L’épeautre s’achète en grains mais aussi concassé, égrugé, en semoule ou en flocons, en farine ou en levain, en pâtes ou en vermicelles, en biscuits, biscottes, pains… Il se cuisine en salade, en plat et en dessert. Les grains doivent tremper environ douze heures dans l’eau froide puis être rincés avant la cuisson à l’eau. L’épeautre est bien supporté par les intolérants au gluten de blé, et contribue à réduire les désagréments digestifs.

Les fruits et les légumes de la joie

 Bon nombre de fruits sont cités par Hildegarde : pommes, poires, coings, cerises, framboises, oranges, citrons, nèfles, amandes, châtaignes.

Ajouter l’oignon découpé en lamelle, le bulbe de fenouil, les carottes détaillées dans le sens de la longueur.

 Hildegarde renvoie ainsi le besoin de l’homme de délivrance à un concept holistique mêlant étroitement la cosmologie, l’anthropologie et la théologie. Selon Hildegarde, la Lumière de la Grâce divine fait reconnaître à l’homme son imperfection et son besoin de guérison.

Celui qui reste sourd à l’appel et abuse de sa liberté dans l’illusion d’une autonomie absolue tombe dans le péché et la culpabilité, provoque un dysfonctionnement d’ordre physique et spirituel entraînant par la suite un désordre des éléments du cosmos. La guérison du corps et de l’âme ne peuvent venir que d’un rapprochement de Dieu, de la foi qui engendre les bonnes actions, un équilibre de vie qui rend corps et âme à nouveau sains.

Soucieuse de la guérison de l’homme, Hildegarde s’inspirera de ses nombreux travaux et observations en sciences naturelles et thérapeutiques pour rédiger ses ouvrages «Physica» et «Causae et Curae» (Causes et Remèdes). Son premier ouvrage «Scivias», Hildegarde retrace l’Histoire Sainte depuis la création de l’univers et de l’homme jusqu’à la rédemption et l’accomplissement de la fin des temps, en passant par la naissance et le développement de l’Église.

Jusqu’à sa 41ème année, Hildegarde s’applique assidûment aux tâches quotidiennes d’un couvent sans oublier pour autant d’enrichir ses connaissances et de se doter progressivement d’une profonde culture. Bien qu’elle répétât souvent dans ses écrits, plus tard, qu’elle n’était pas instruite – probablement du fait qu’elle n’avait pas reçu un enseignement formel des disciplines classiques telle la dialectique et la grammaire – Hildegarde possédait néanmoins de vastes connaissances de la Bible, en théologie, en philosophie et en sciences naturelles. C’est surtout la richesse des Écritures qu’elle découvre dans la liturgie et la Règle de Saint Benoît comme dans les Lectures des Pères de l’Église et des Pères du désert qui vont devenir pour elle une source intarissable d’inspiration et constituer la base de son œuvre entière.

Son savoir et sa sagesse, ses facultés de perception, son érudition mêlée d’inspiration vont s’unir en elle en symbiose.

Elle ne prêchait en aucun cas une mystique spirituelle ou une vie intérieure dénuée du cosmos mais démontrait plutôt la signification, le sens religieux de l’ensemble de l’univers et prônait de vivre résolument et dans le monde, une vie de chrétien. Tout, le ciel et la terre, la foi et les sciences naturelles, la vie humaine sous toutes ses facettes, ses facultés, tout était pour elle le reflet de l’Amour divin et faisait transparaître le Créateur.

épautre de la joie

Hildegarde de Bingen a rédigé 3 grands ouvrages théologiques – non par goût de l’écriture comme elle le répétera souvent et avec insistance mais plutôt par souci de publier le message qu’elle avait reçu lors de sa vision. Dans la préface de son premier grand ouvrage «Scivias» Hildegarde décrit le nombre d’efforts qu’elle dût fournir pour écrire et vaincre, une force intérieure qui la poussait à abandonner ;

«C’est seulement à partir du moment où Dieu voulût que je sois alitée … je me mis enfin à écrire …» L’œuvre qui résultera d’un travail monumental de plusieurs dizaines d’années est une des peintures universelles les plus imposantes du Moyen Âge – il n’est pas rare, d’ailleurs, qu’elle soit considérée comme l’anticipation et la base d’inspiration de l’œuvre de Dante «Divine Comédie».

Découvrir ici : https://www.abtei-st-hildegard.de/fran_hildegarde/#toggle-id-4

 

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Rester en Santé grâce à la Foi

 

On ne peut faire une vraie réussite de sa vie sans une santé suffisante; voilà pourquoi nous devons tenir compte de notre santé dans nos efforts pour satisfaire, raisonnablement, nos besoins matériels.

Nous devons toujours être conscient que notre force vitale (en anglais: life force) provient du Pouvoir Intérieur, l’Ego. Si quelque chose empêche l’écoulement de cette vie dans la personnalité et le corps, une mauvaise santé s’ensuivra. Il est possible d’emprisonner l’Ego derrière un nuage de formes-pensées erronées-de fausses croyances-de sorte que le flot constructif de force de vie provenant de l’Ego se trouve incontestablement réduit. Si nous construisons des formes-pensées destructrices (peur, colère, sensualité etc.) qui nous limitent, et si nous nous permettons de croire en la puissance du mal sur nous-mêmes, que nous sommes limité dans la vie, et le serons toujours, tout cela tend à emprisonner l’Ego.

3SAGESSE

Pour être en santé, il est nécessaire que la personnalité, l’intellect et la volonté coopèrent avec l’Ego et se refusent à élaborer des formes-pensées restrictives. En plus du refus d’augmenter ce nuage mental du passé, il est possible de forger un instrument avec lequel le nuage de pensées existant actuellement peut être transpercé et détruit. Cet instrument, ce sont les nouvelles formes-pensées de confiance et de force, d’omnipotence du Pouvoir Intérieur, d’optimisme, de réussite et de certitude que toute bonne chose peut être obtenue. Si nous formulons de nouvelles formes-pensées de cette sorte, elles se combineront en une forme-pensée de grande force et puissance. Ceci formera I’instrument qui percera le nuage mental et qui libérera l’Ego.

Nous devons nous rendre compte que seule la mauvaise manière de penser peut bloquer ce pouvoir. Nous pouvons changer nos pensées, et ce pouvoir sera libéré et fera miracle dans notre vie. Il nous rendra la santé. Il changera notre condition mentale. Employons donc notre imagination à forger des images mentales de meilleure santé et du grand pouvoir de l’Ego Intérieur, et ces images se mêleront à d’autres formes-pensées de force et de courage et elles feront partie de l’instrument de libération. Nous verrons que nous ne sommes plus esclave d’une mauvaise santé. Nous verrons que la santé est l’accompagnement normal de l’équilibre et d’émotions sous contrôle. Avec la santé viendra une plus grande capacité de réussite dans le travail et dans tout ce qui est matériel.

Le bonheur existe uniquement dans l’intellect. Les conditions extérieures n’ont d’influence sur le bonheur que pour autant qu’on les laisse affecter l’élaboration de formes-pensées par l’intellect. Les formes-pensées ont la propriété de se revêtir de cette substance du plan invisible que nous appelons l’émotion (matière-désir). Si nous entretenons des pensées d’optimisme et de bonheur, la substance émotionnelle de bonheur s’incorpore à l’intellect et nous sommes heureux, quelles que soient les conditions matérielles et physiques.

Si, d’autre part, nous forgeons des formes-pensées de peur et d’échec, elles incorporent à l’intellect une substance émotionnelle de malheur et nous serons malheureux même si nous sommes en possession de toute la richesse du monde et si notre santé est parfaite. Vous voyez ainsi que le bonheur réside uniquement dans l’intellect et que par le contrôle et la substitution de pensée, nous avons la clé du bonheur et de la réussite en tout temps.

En conclusion, voici trois petites formules pour s’aider soi-même, qui sont basées sur des principes métaphysiques solides et qui ont fait leurs preuves.

Premièrement, une Pensée Positive. Garder l’intellect positif et alerte en permanence, et non pas détendu et inerte. Les pensées positives excluent automatiquement une foule de pensées et de désirs vagabonds flottant dans l’atmosphère mentale qui nous entoure. Quand ces pensées sont exclues, elles cessent d’avoir de l’influence dans notre vie, et nos créations mentales deviennent bien meilleures, avec une augmentation marquée de la matérialisation des choses désirables de la vie.

GARDER LA FOI

  Deuxièmement, la Clef d’Or. Si nous sommes dans la peine, quand nous craignons de perdre argent, amis, ou emploi, nous ne devrions pas continuer à élaborer des formes-pensées de ces pertes non désirées qui contribueraient à notre dépression générale. A la place, nous devrions renverser le processus et penser à Dieu. Dieu contient toutes les choses désirables. En refusant de penser au malheur et en pensant constamment à Dieu, nous créons, même inconsciemment, des formes-pensées de force, de beauté, de bonté et de succès. En temps voulu, celles-ci se matérialiseront en bien, et la calamité que nous craignions sera écartée.

  Troisièmement, le Pouvoir du Devoir. Le devoir fait chaque jour a le pouvoir de créer assez de bien pour venir à bout de la journée. Demain sera un autre jour au cours duquel le même processus peut être répété. Les devoirs accomplis avec amour sont un moyen de libération. Ceci est une clé vitale pour la réussite à n’importe quel moment de la vie. La réussite amenée par le devoir accompli ne sera pas toujours celle que nous aurions choisie, mais elle constituera un succès véritable du point de vue de l’Esprit.

De plus, en temps voulu, ceci se résoudra en une forme de réussite qui sera aisément reconnue et admise comme la meilleure. Entre temps, nous aurons été délivrés de la peur et de l’anxiété parce que nous saurons, qu’en fin de compte, tout se terminera pour le mieux.

Ainsi, grâce au pouvoir du devoir accompli, nous deviendrons capable de vivre par la foi en le Pouvoir Intérieur, qui est le secret le plus fondamental de la réussite dans la vie, y compris dans le travail et dans tout ce dont nous avons besoin matériellement.

SOURCE : Extrait de Max Heindel

 

 

L’auto-guérison, une faculté innée à stimuler

 

Le principe de guérison est inhérent à chaque être humain. Les médecins ont d’ailleurs l’habitude de dire, à la suite de Pasteur : Le microbe n’est rien, le terrain est tout. Le terrain ne se résume pas à une addition de molécules. Il est aussi travaillé, conditionné par le psychisme.

AutoguérisonClemens Kuby, réalisateur de films documentaires, s’est sérieusement intéressé au processus d’autoguérison dont nous sommes tous bénéficiaires. Il s’étaye sur sa propre expérience et signale que les guérisons spontanées ne relèvent pas du miracle mais elles dépendent d’un travail concentré de la conscience… L’autoguérison est une de nos facultés innées, continue-t-il.

Tous les auteurs de la Pensée positive, depuis le pharmacien Émile Coué jusqu’au docteur Joseph Murphy, en passant par Norman Peale, ne renieraient certainement pas ces propos de Clemens Kuby affirmant l’importance d’un bon positionnement du psychisme pour stimuler cette faculté innée, toujours disponible au plus profond de nous-mêmes : La qualité de nos pensées, dit-il, relève de notre seule responsabilité. C’est pourquoi il faudrait toujours couper court aux pensées négatives dès qu’elles apparaissent…

 La souffrance, qu’elle soit psychique ou physique, ne devrait en aucun cas être envisagée comme une punition, une sanction, promulguées par une aveugle fatalité ou par un Dieu vengeur. Là réside l’essence même d’une saine réflexion ouvrant la porte à tout processus de guérison…

La prééminence de l’esprit sur le corps n’est aujourd’hui plus contestée. Le point essentiel dans toutes les maladies, c’est qu’elles débutent dans la sphère énergétique pour se manifester ensuite dans le corps. C’est ainsi que s’exprime Anne Schadde, médecin homéopathe et psychothérapeute dans « Les forces de guérison », ouvrage de témoignages recueillis par Anne Devillard et publié aux Éditions Albin Michel.

Guérir avec francesca

Une énergie bloquée qui a du sens

Plutôt que lutter contre le symptôme, il convient de prendre conscience que lorsqu’une énergie est bloquée pour une raison ou pour une autre, nous ne l’avons plus à disposition. Ce qui est malade, explique le psychologue analytique Carl Gustav Jung, ne peut pas être simplement éliminé comme un corps étranger sans qu’il y ait le danger de détruire en même temps quelque chose d’essentiel qui devrait aussi vivre. Pour que le principe de guérison se mette en place, il est donc important de donner sens à la mal a dit. Anne Schadde, en tant qu’homéopathe, rejoint le spécialiste de la psyché en assurant que la maladie représente une possibilité de réintégrer quelque chose qui s’est déséquilibré.

 Les voies multiples de la guérison

Il n’existe aucune recette de guérison unique pour tout un chacun, en dehors évidemment des protocoles médicaux. Quoique ! En effet, on s’aperçoit que pour un même traitement d’une maladie identique, les patients réagissent avec des différences notables. C’est bien là encore la preuve que le terrain psychosomatique joue à au moins 50 %. De par cette unicité de l’être, la guérison passe parfois par des voies différentes bien que complémentaires. Le yoga du rire, par exemple, est intégré avec succès dans les hôpitaux indiens. Au vu de résultats objectifs, le mouvement gagne peu à peu l’Occident.

Nous devrions utiliser davantage les stupéfiants que nous autoproduisons dans notre corps, explique Heiner Uber, auteur du « Principe du rire ». Dans le hasya yoga (yoga du rire), une demi-heure de rire intense suffit à activer les endorphines et la dopamine dans le système mésolimbique dopaminergique, une partie du système limbique qui régit les émotions comme la joie, l’euphorie, mais aussi l’agressivité et la peur. Ces neurotransmetteurs propagent les signaux de cellule nerveuse en cellule nerveuse, ce qui fait que nous commençons automatiquement à nous sentir bien…

Reconnexion et méditation

Il existe en chacun de nous une sphère que le moine bénédictin Willigis Jäger, spécialiste du Zen, qualifie comme étant la source ultime. Quand nous sommes de nouveau connectés avec notre être le plus profond, explique-t-il, nous sommes en contact direct avec les énergies organisatrices, harmonisantes et guérisseuses. Il n’y a pas de meilleure médecine que notre être profond… La pratique de la méditation, sous toutes ses formes, pour peu qu’elle nous relie à ce que nous sommes fondamentalement, constitue donc une voie de plus sur le chemin de la guérison…

Jean Vivien

« Qui ne tente rien n’a rien » « À l’impossible, nul n’est tenu »… Ces dictons populaires bien connus de tous, même s’ils dérangent quelquefois par leur facilité, n’en sont pas moins vrais.

Se guérir

Pour Virgile, la fortune favorise les audacieux ; pour Crébillon, le succès est souvent un enfant de l’audace ; pour Goethe, l’audace a du génie, de la puissance et de la magie ! On s’étonne même parfois soi-même avec un brin d’admiration : Comment, moi, j’ai pu faire ça ? Dépasser nos a priori, nos doutes, nos angoisses et faire fi du qu’en dira-t-on, c’est possible. À condition d’imaginer la suite : la réussite ! On ressent alors une fierté non dissimulée : on se sent héroïque ! Ces coups de maître offrent tout à coup un sentiment de puissance indicible qui nous donne envie de recommencer. À juste titre, l’audace est souvent associée au génie, à la création, à l’innovation. Elle survole l’impossible, démonte toute rationalité alimentée par une forte croyance.

 Celui ou celle qui fait preuve de témérité fait peu cas des remarques et des critiques qui lui sont adressées. L’avis de l’entourage n’est ni invalidant ni immobilisant. Le souci de plaire ou la volonté de donner du plaisir n’est, ici, pas de mise. L’audacieux est actant de sa propre vie car désirant. Il connaît peu la demi-mesure : dépassant largement le stade de l’élaboration, il prend le risque de s’exposer à l’échec auquel il prête, finalement, peu d’attention, si ce n’est pour s’en servir de tremplin.

C’est dans l’agir que l’audacieux voit, par magie, les portes s’ouvrir. Car, débarrassé de toute censure illégitime et de toute forme d’étayage, il puise sa force dans la pensée positive créatrice. Quitte à anticiper son succès… La réussite couronne l’audace. Cependant, il s’agit d’être à sa place, en adéquation avec soi, avec la certitude que nos actes collent à ce que nous sommes…

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Auto-analyse et guérison

 

Sigmund Freud a postulé de deux pulsions chez l’être humain : Éros, la pulsion de vie, et Thanatos, la pulsion de mort. Nous sommes soumis à nombreux désaccords entre ses deux instincts. Ceux-ci nourrissant des buts différents, nous en souffrons. La lutte qui découle de ces deux forces de sens contraire, si elle se fait particulièrement sévère, crée une opposition telle que nous pouvons être en échec et/ou tomber malade. Effectivement, c’est le corps (ou soma) qui en fait les frais.

ORACLE AUTO AUTOSABOTAGEUne aide préventive (et curative aussi) s’avère facile à mettre en pratique ; l’Homme est bidirectionnel. De fait, chaque fois que nous traversons une épreuve ou si notre imaginaire se déclenche mal, c’est-à-dire négativement, inversons le miroir immédiatement : allons chercher ce qui se cache de positif dans la situation qui nous déplaît.

Benoît a été licencié abusivement par son entreprise. Une colère récurrente et dévastatrice s’est emparée de lui à la suite de son licenciement, au point que des douleurs gastriques épouvantables l’ont conduit à consulter un gastro-entérologue. C’est là qu’il a rencontré Estelle, devenue son épouse un an plus tard. Elle était secrétaire médicale dans ce cabinet…

Si « les voies de Dieu sont impénétrables », il est certain que, symboliquement, l’expression « Aide-toi, le Ciel t’aidera », porte le germe d’une vérité : la vie se révèle toujours la grande gagnante si nous le désirons. Tout processus négatif renferme son principe positif. Avec un peu d’imagination et de bonne volonté, la mise en application est aisée. Alors, profitons-en !  L’auto-nanalyse peut nous conduire jusqu’au chemin de la guérison. 

Article de Chantal Calatayud

 Exemple : Kate Moss, une solide brindille…

Les Britanniques l’ont baptisée « La brindille ». Tantôt taxée de scandaleuse par les médias ou de « Femme aux 30 millions » (toujours par les Britanniques), Kate Moss n’en continue pas moins de faire rêver la planète entière ! Photogénique à souhait, usant et abusant d’un style qu’elle ne doit qu’à elle seule, ce mannequin anglais dégage quelque chose d’énigmatique qui pousse à dévorer ses apparitions comme autant de mystères à percer absolument. Zoom sur un top model hors norme.

Londonienne, Kate voit le jour le 16 janvier 1974. Peu encline aux études, elle se révèle toutefois une très bonne élève en sport. Perturbée par le divorce de ses parents, elle dit avoir consommé très tôt cigarettes et alcool…

auto-analyse

Des débuts précoces et lucratifs

C’est à l’aéroport John Fitzgerald Kennedy que la jeune Kate, âgée d’à peine 14 ans, croise par le plus grand des hasards Surah Doukas de l’agence Storm. L’adolescente est en transit, accompagnée de son père, puisqu’ils rentrent tous deux de vacances et attendent leur avion pour Londres. Ses débuts dans l’univers du mannequinat sont fulgurants : après avoir posé pour les magazines en vogue, elle défile pour Galliano. Puis, ce sera Calvin Klein qui lui demandera de représenter sa marque célèbre. « La Brindille » vient de fêter ses 18 ans ! Inutile de préciser que ses contrats prestigieux la mettent à l’abri du besoin. Mais Kate est-elle vraiment heureuse ?

Certes, la dégaine qu’elle se donne lui va à merveille, elle est unique en son genre. Mais, plutôt assimilée aux mannequins anorexiques largement décriés, la presse à scandales fait facilement un amalgame avec ses prises régulières de cocaïne. Pourtant, les Grandes Maisons suivent et ne l’abandonnent pas pour autant. Son image reste admirable et les financiers ont fait leur choix !

À la fin de l’année 1998, le top model « craque » littéralement au point d’être hospitalisée dans une clinique de Londres. Quelques semaines plus tard, dans une interview accordée au magazine Vogue, le mannequin se confie : Nous avions tous pour habitude de nous saouler aux défilés. Je pensais juste que je passais un bon moment, ce qui était le cas. Mais au bout d’un moment, cela faisait trop. Pendant des années, je n’ai jamais pensé qu’il y avait quelque chose de mal à cela… Un aveu touchant, traduisant une forme tout à fait possible de naïveté lorsqu’une carrière brillante démarre précocement. D’ailleurs, le salaire annuel de Kate Moss avoisinerait les 10 000 000 d’euros !

Côté cœur

Est-ce une identification au couple parental qui entraîne Kate à avoir du mal à s’installer confortablement dans une vie amoureuse ? On peut le penser mais il est certain aussi que son métier l’incite à faire des rencontres éphémères. La presse communique largement autour de ses liaisons (ou pseudo liaisons) mais la jeune femme ne s’en préoccupe pas beaucoup. Si elle ne passe pas pour avoir un excellent caractère, elle laisse toutefois les journalistes faire leur travail à leur guise. Ce qui fait qu’aujourd’hui encore, elle intéresse passionnément ces professionnels de l’image et du récit inédit. Ceci dit, Kate s’éprend de Johnny Depp, histoire amoureuse qui durera trois années mais l’acteur y mettra un terme en 1997… Rupture dont Kate aura énormément de mal à se remettre. La naissance de sa fille Lila Grace, qu’elle a eue avec le rédacteur en chef du magazine anglais « Dazed & Compused », lui rend le sourire.

magazine

L’enfant naît le 29 septembre 2002 mais le couple se sépare moins de deux ans plus tard. Quelques mois passent et Kate s’affiche avec Pete Doherty, chanteur anglais connu pour ses dérives et excès, ce qui assombrit l’image du top model. Obligée de faire une cure de désintoxication, « La brindille » perd des contrats d’exception comme Chanel ou Burberry. Quelque temps après, c’est le magazine Vogue qui vient à son secours, en publiant une édition quasiment consacrée à elle, dans laquelle des personnalités la soutiennent, comme Catherine Deneuve ou encore de grandes marques telle Longchamp. Kate Moss connaît alors un redémarrage professionnel un peu inattendu compte tenu des scandales successifs précédents. Aujourd’hui, une rumeur se propage : cette silhouette d’exception songerait à s’installer aux Etats-Unis avec son nouvel amoureux, Jamie Hince, qui appartient au groupe célèbre « The Kills »… Quoi qu’il en soit, il est très difficile de saisir qui est fondamentalement cette beauté insaisissable car ce sont, en règle générale, les autres qui parlent d’elle.

Sa qualité première étant sa… discrétion ! Effectivement, Kate Moss se livre peu et même si le superbe miroir qu’elle renvoie suffit, elle présente quelque chose d’inégalable : l’acceptation de ce qu’on dit d’elle, de ce que l’on raconte sur elle, de ce que l’on fait d’elle… « La brindille » a certainement depuis longtemps compris que sa vie étant par endroits une sorte de conte de fées, elle se doit de la partager avec ses détracteurs qui, même s’ils s’en défendent à coup de critiques sévères ou de maladresses, portent son image toujours plus haut, devenant ainsi ses plus fervents admirateurs !

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