Le grand tournant de 2020

 

Pas un jour ne se passe actuellement qui n’apporte sa dose de témoignages alarmants, de livres, de vidéos… faisant état de la situation préoccupante, voire catastrophique, dans laquelle se trouve notre monde aujourd’hui.

12 et zodi

On parle même de « l’humanité en péril » ! Rien que ça…

À tout le moins, il s’agit d’un énorme « malaise de la civilisation ». Les gens sont de plus en plus angoissés, déstabilisés. Et les astrologues sont, de leur côté, inquiets en raison des configurations planétaires exceptionnelles de 2020, qui changeront le paysage du monde… et la vie de la majorité de ses habitants. Précisons qu’à la faveur de ces cycles planétaires exceptionnels, certains, selon leur signe, vivront une fantastique poussée ascensionnelle.

Elizabeth Teissier, astrologue de renom, nous livre ici quelques pistes de réflexion pour mieux nous préparer aux difficultés et opportunités de l’année 2020.

On nous pardonnera cette petite incursion dans l’astronomie, indispensable pour comprendre le fondement du concept d’ère. On sait que la Terre tourne sur elle-même en 24 heures, tout en accomplissant un tour autour du Soleil en un an. Ajoutons à cela un détail important : l’axe des pôles terrestres tourne lentement, très lentement, autour de l’axe de l’écliptique, à l’instar d’une toupie, de telle façon que le point vernal (ou gamma) exécute en 25 900 ans une rotation complète par rapport aux constellations fixes. C’est ce qu’on appelle le cycle précessionnel, dont dépend spatialement toute la structure du zodiaque.

Ce point vernal ou équinoxial – repère spatio-temporel du zodiaque – se situe actuellement dans le début de la constellation des Poissons (Pisces), sur le point de passer, toujours en reculant, sur les étoiles limitrophes de celle du Verseau (Aquarius). Mais quand exactement ? That is the question.

oracle Astro

Rappelons à ce sujet que chaque ère de l’humanité a une durée de 2 160 ans, ce qui correspond au 12e de 25 920 – durée de l’année précessionnelle, déjà connue des anciens et en particulier de Platon, qui l’avait baptisée « la Grande Année ».

Il s’agit, en l’occurrence, de véritables périodes de civilisation.

Qu’en est-il l’ère du verseau ?

A-t-elle déjà commencé, et quand ? Il y a certainement, lors de chaque changement d’ère, une zone de transition – une zone d’ombre ? –, où les prémices de l’ère nouvelle apparaissent, alors que subsiste encore longtemps l’image rémanente de l’ère qui s’évanouit, mélangeant ainsi les valeurs de l’une et de l’autre. Ce mélange de valeurs peut aboutir à une période de grande confusion pour l’humanité, voire à un véritable chaos idéologique et sociopolitique. Ainsi les juifs ont-ils apparemment perpétué le Dieu Yahvé, de l’ère du Bélier, et les chrétiens continueront-ils – longtemps encore ? – d’incarner, fût-ce à travers des luttes in extremis contre l’ère à venir, les valeurs du christianisme.

Selon une certaine école, les premières manifestations de l’ère nouvelle se situeraient autour de 1914. Mais un écart de quelque 240 ans avec le début théorique de l’ère du Verseau paraît peu probable.

Quoique… De même, la coïncidence avec le fléau que se révéla être la Première Guerre mondiale semble peu compatible avec la notion de fraternité, typique du Verseau. Une autre école plaide pour la date de 1844, en prenant pour référence la formule de la précession des équinoxes de la Grande Pyramide. Là encore, si l’on prend pour référence la naissance du Christ, cette date paraît assez improbable. À moins qu’il ne s’agisse de prémices bien précoces.

De son côté, C. G. Jung, inspiré par Nostradamus, place l’aube entre 1997 et 2020…

En tout état de cause, nous sommes actuellement dans le passage intermédiaire, une « zone d’ombre » où se côtoient – et se heurtent – les notions clés des deux ères ; d’où le chaos dans tous les domaines. Mais il s’agit d’un chaos prometteur, même si nombre d’entre nous ne seront plus là lorsque cette nouvelle ère sera installée et régénérera le monde.

 2020, une année de mutation

L’astrologie mondiale repose sur l’étude des correspondances entre les événements du monde et les mouvements planétaires de notre Système solaire, et en particulier sur l’analyse des grands cycles planétaires. Précisons que, dans cette grandiose horloge céleste, 45 cycles planétaires se meuvent en permanence, depuis le plus petit de 28 jours (Soli/Lunaire, Nouvelle Lune) jusqu’au plus grand, Neptune/Pluton (env. 495 ans). La dernière rencontre de ces deux planètes, les plus lentes du Système solaire, eut lieu en 1891–1892.

astro

Or, 2020 sera un cru exceptionnel. Et nous serons dans le bain dès la mi-janvier où nous aurons un aperçu du climat général de ce millésime à venir. Aboutissement des multiples processus amorcés dans les années précédentes, des rencontres planétaires solennelles nous attendent avec Jupiter/Pluton (cycle de 13 ans) qui va croiser Saturne/Pluton (33-36 ans), tandis que Saturne/Jupiter (20 ans) viendra couronner le tout en fin d’année.

La haute finance, le matérialisme pragmatique font la loi, l’autoritarisme et les dictatures fleurissent, les luttes de pouvoir abondent, le fanatisme religieux triomphe, de même que le mépris de l’individu. Les idées nietzschéennes de surhomme, de volonté de puissance et de nihilisme philosophique se feront un nid dans l’inconscient collectif et auront plus que jamais la cote, tandis que soufflera également un esprit de révolte prônant un mieux-être des couches sociales défavorisées.

La France de la Ve République, régie par le cycle Jupiter/Neptune, harmonique en 2020, devrait néanmoins s’en sortir sans perdre trop de plumes.

Tendance générale

Une véritable mutation de nos sociétés nous attend l’année prochaine – et cela dans tous les domaines, aussi bien sociopolitique, économique, que sanitaire, ou en liaison avec les mœurs, les multimédias, les réseaux sociaux, etc. De même que, bien évidemment, dans les domaines de l’évolution technologique vertigineuse ou d’une biodiversité déjà en situation alarmante à l’heure où nous écrivons ces lignes. Le monde, parvenu à une crise majeure, retient son souffle : l’unique bon aspect du pacifique Neptune saura-t-il le protéger contre lui-même ?

Il faut souhaiter que la sagesse triomphe alors face à la folie des hommes et que l’expérience du passé lui serve de garde-fou.

Pluton, astre ambivalent, est à la fois une énergie de destruction et de régénération, de mort et de possible renaissance. En tout état de cause, l’humanité va devoir s’adapter à des données totalement nouvelles et inconnues jusqu’à aujourd’hui. Elle devra se montrer inventive sous peine de lendemains qui déchantent, tout en se préparant à 2026, un millésime qui promet l’ouverture sur un monde nouveau.

Quand elle s’alliera à Uranus en 2026, on peut tabler sur une phase de fantastique renouveau et de créativité pour le monde.

teissierComme dit l’astrologue Hadès : « La planète (Pluton) qui trône aux Enfers, invisible et impitoyable, ne peut que faire pourrir et décomposer en vue d’une reconstruction nouvelle. » En attendant, oui, définitivement, à la fois sociologiquement et économiquement, 2020 sera un grand tournant pour le monde…

par Elizabeth Teissier – Pour en savoir plus : article complet dans le magazine Essentiel n°44

 Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site de Francesca :  http://devantsoi.forumgratuit.org/