La parapsychologie pour être soi

 

 Lorsqu’on consulte un parapsychologue, c’est que les explications purement rationnelles ne suffisent plus à comprendre son chemin de vie. Pour cette discipline, l’existence ne se résume pas à un hasard aveugle qui n’aurait aucun sens. Elle postule, à l’inverse, du fait que l’être humain abrite une connaissance qui peut se dévoiler quand la raison laisse un peu de place à la sensibilité.

divin wSigmund Freud lui-même, de par son intérêt pour les phénomènes de télépathie, ne rejetait pas la possibilité qu’auraient certains individus à percevoir ou recevoir des informations logiquement inaccessibles sans l’usage des cinq sens. La découverte de l’inconscient, concept totalement abstrait mais contenant des mécanismes maintenant reconnus, n’est d’ailleurs certainement pas étrangère à l’ouverture d’esprit dont faisait preuve le maître de la psychanalyse. Or, si cette méthode – dont l’objectif consiste à mieux se connaître – appartient désormais aux sciences humaines, elle le doit d’une certaine manière aux sciences dites occultes professées par les parapsychologues.

Une tradition de sagesse

Dans toutes les cultures, civilisations et traditions, des guérisseurs, mages, chamans, furent dépositaires d’une sagesse. Rejetée par le scientisme et le matérialisme issus de l’ère industrielle, elle réapparaît aujourd’hui alors que nos sociétés occidentales, de plus en plus performantes scientifiquement et technologiquement, ne trouvent toujours pas de réponses aux questions fondamentales de l’Homme, soit : Qui suis-je ? Où vais-je ? Pourquoi ?. Ces interrogations non abouties sont à l’origine de l’engouement actuel pour la parapsychologie. Ce besoin d’absolu, d’une vérité qui lui permette d’avancer, l’être humain − n’adhérant plus à la soumission inconditionnelle aux dogmes religieux − y satisfait en consultant des spécialistes de l’ésotérisme.

Une réceptivité singulière

 Grâce à son don, le parapsychologue fait preuve d’une sensibilité aiguisée qui lui assure une totale réceptivité. C’est d’ailleurs ce qui séduit le consultant. Enfin quelqu’un qui peut communiquer au-delà des apparences et qui n’enferme pas dans une grille de lecture !, témoigne Danièle après sa consultation chez un voyant qui a pu décrire son caractère, ses habitudes, avec pour simples informations son prénom et sa date de naissance. Certains professionnels utilisent des médiations comme le tarot, les runes, la boule de cristal. Mais il ne s’agit que de supports contribuant à mieux se connecter à l’inconscient. Ainsi, un voyant peut beaucoup apporter avec ses perceptions extrasensorielles. Contrairement à une séance chez un psychologue, il n’a pas besoin que le patient s’épanche pour proposer des conseils. Cette particularité n’empêche en aucun cas un échange verbal s’il est nécessaire.

parapsychologie

Une quête d’harmonisation

Les sciences divinatoires n’ont pas d’autre but que de faciliter la recherche de soi, garantie d’une quiétude aussi bien physique que psychique. Elles ne font pas de miracles mais possèdent l’avantage de redonner confiance. La démarche reste individualisée, chacun ayant pour tâche d’initier un véritable travail sur lui-même. La parapsychologie invite tout naturellement à une forme d’introspection visant à réunifier son être autour de ce que d’aucuns appellent, selon leurs croyances, le divin, la lumière, ou encore le principe créateur. Elle favorise l’harmonisation du corps et de l’esprit, générant une saine évolution.

Yves Raoux

Les angoisses, contrairement aux peurs qui relèvent de causes objectives, sont souvent informelles. Elles semblent venir d’ailleurs. Inexplicables et n’ayant pas d’origine identifiée, elles parviennent à stopper l’élan vital. La parapsychologie, dont le champ d’investigation se situe au-delà du visible, apporte sa pierre à l’édifice de la compréhension. Ainsi contribue-t-elle à l’apaisement de ce mal-être existentiel.

Lorsque la confusion s’installe quant au sens de la vie, Thanatos prend le dessus. La psychanalyse utilise ce terme grec pour symboliser les pulsions de mort œuvrant sournoisement dans l’inconscient pour vider les réservoirs énergétiques. Un peu à la manière de la méthode freudienne mais ayant recours à des médiations spécifiques, la parapsychologie envisage cet état inconfortable comme une sorte d’opportunité initiatique. Elle délivre au consultant des clés pour qu’il retrouve la joie d’exister…

La puissance vitale des symboles

Dans « L’Homme et ses symboles », le dernier ouvrage conçu par le psychologue analytique Carl Gustav Jung – il avait alors 83 ans –, l’auteur précise que les symboles sont des tentatives naturelles pour réconcilier et réunir les contraires dans la psyché. Or, une angoisse résulte d’un violent conflit inconscient, appelé aussi complexe, entre les pulsions de vie et les pulsions de mort.

Le symbole, dûment interprété en fonction de l’histoire du consultant, permet d’identifier la problématique et donc de prendre un recul salvateur face à elle. Il s’agit de comprendre que tout a un sens dans le cycle de la vie. Même Thanatos n’a pas le dernier mot. La mort n’est que la XIIIème étape sur le chemin initiatique du Tarot de Marseille. Elle est à envisager comme un passage obligé, une saine acceptation, une transformation de soi, pour poursuivre la route. Dans l’Oracle de la Triade, elle succède à la lame 53 (« Méditation »), induisant qu’elle est l’aboutissement de la sagesse, et s’interprète comme une aptitude au changement. Le symbolisme de cette 54ème carte (5 + 4 = 9 → 9 mois de gestation) montre un crâne d’où s’échappent 7 rayons de lumière (le 7 étant traditionnellement le chiffre de la guérison). Ainsi, la cartomancie et les autres arts divinatoires, comme l’astrologie, la géomancie, la numérologie, la chresmologie (divination par intuition pure), s’attachent essentiellement à une notion d’évolution vers plus de paix intérieure. Ces disciplines favorisent un regain d’énergie et s’apparentent, de fait, à une sorte de thérapie de l’âme.

La Rune du SOI =  Mannaz

la rune chez fran

  La notion d’âme en parapsychologie

Si chaque méthode parapsychologique a sa tradition et sa filiation ésotérique, pratiquement toutes s’accordent pour témoigner d’une réalité indestructible que chacun abrite au plus profond de lui : l’âme. Cette étincelle numineuse (du latin numen, signifiant littéralement signe de tête, et que le théologien Rudolf Otto a associé au domaine du sacré) possède toute la Connaissance. Se connecter à cette dimension permet ainsi de relativiser et de donner une explication à l’angoisse existentielle. L’âme que tout être humain est (et non pas a !) renvoie à l’idée de Divin inaltérable.

Pour autant, il n’est pas question, pour les parapsychologues, d’adhérer à une religion exotérique institutionnelle, mais de rejoindre – au contraire – l’ésotérisme en tant que fondement de toute tradition spirituelle. Ainsi, la notion de péché, liée à une morale culpabilisante, ne fait pas partie du discours parapsychologique. Ou alors, il reprendra son sens hébreu originel : rater la cible. L’angoisse résulte, selon les parapsychologues, d’une conception erronée de ce que l’Homme est vraiment : un être de lumière…

Georges Jouvet

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Lâcher prise pour retrouver sa santé

 

 Depuis que Sigmund Freud a découvert que nombre de somatisations sont la résultante d’une tension psychique, la conception de la maladie a beaucoup évolué. On sait aujourd’hui que le facteur stress joue un rôle important dans son déclenchement. À l’inverse, en chacun réside un principe de guérison capable de faire des miracles. À condition toutefois d’avoir la sagesse d’abandonner une plainte qui ne ferait qu’entretenir le processus morbide…

ORACLE LACHER PRISE

Dans son ouvrage « Les forces de guérison », publié chez Albin Michel, Anne Devillard relate les propos de François Roustang, spécialiste de l’hypnothérapie : Ce qui guérit, affirme-t-il, c’est l’harmonie avec laquelle on entre en contact avec les conditions et les circonstances de la vie. 

 Autrement dit, une acceptation active – à ne pas confondre avec la résignation –, tout en recourant aux thérapeutiques nécessaires, n’entretient plus de lutte épuisante contre ce qui est. Dès lors, les symptômes peuvent disparaître. Si cependant ils persistent, c’est qu’ils ont des choses à nous dire. Tel est le sens d’un véritable lâcher-prise.

Une prise de conscience salvatrice

Serge Kahili King, chamane dans la tradition Huna d’Hawaii et docteur en psychologie, affirme que nous restons malades si l’avantage de rester malade est plus grand que celui de recouvrir la santé. Il rejoint ainsi les vues de la psychanalyse à propos des bénéfices inconscients d’un état pathologique. Par ailleurs, il précise : Du point de vue hawaiienle stress est la plus importante source de maladies. C’est donc du côté d’une prise de conscience psychologique qu’il est bon de se diriger pour débloquer la situation.

Les peurs, les doutes, l’insatisfaction, constituent autant de freins à la guérison. Il faut abandonner un état d’esprit négatif pour que l’énergie se remette à circuler de façon harmonieuse. La maladie est une énergie statique, explique encore Serge Kahili King, un processus figé qui se prend toujours dans les mêmes filets. Les symptômes essaient de donner au corps un signal. La maladie est donc en soi une tentative de guérison… Autrement formulé, comprendre qu’être malade ne relève pas de la fatalité mais que cet état possède une dimension évolutive constitue déjà un premier pas salvateur.

autoguérison fran

La thérapie du oui

Je prends tout, tout ce qui est, tout ce qui fait ma vie et je dis oui : c’est la thérapie élémentaire. Ainsi s’exprime François Roustang. Parce que quand on lutte contre – les arts martiaux nous l’apprennent –, on ne fait que renforcer. Quant au médecin homéopathe Georges Vithoulkas, il désidéalise le fantasme d’une santé parfaite. Les problèmes et la souffrance, dit-il, font partie de notre condition humaine. Personne n’a vécu la santé absolue. À partir de ce constat, la plainte perd de sa force et un juste équilibre advient de surcroît. L’harmonie peut alors de nouveau régner entre le corps et l’esprit.

L’autoguérison

Ne plus considérer la maladie comme une souffrance mais comme une chance de grandir encore, tel est le message que désire faire passer le cinéaste allemand Clemens Kuby dans un ouvrage intitulé « La guérison, cette merveille en nous ». À la suite d’un très grave accident et à sa complète remise sur pieds, il explique : La plus grande catastrophe de ma vie est devenue ma plus grande richesse. Pour pouvoir vivre une guérison, poursuit-il, il faut en finir avec son passé et développer une perspective d’avenir à laquelle l’âme trouve goût. Elle n’a plus besoin alors de se manifester de façon véhémente… 

 On aura compris que le lâcher-prise dont il est question pour retrouver sa santé consiste à se détacher d’anciens fonctionnements inadéquats. L’autoguérison passe toujours par un changement de point de vue. Le regard doit se tourner positivement sur le présent et l’avenir. D’ailleurs, l’auteur précise à la journaliste Anne Devillard que c’est la disposition de changer sa conduite de vie qui déclenche le moment de guérison. Dans les 14 pays où j’ai voyagé, conclut-il, j’ai vu, entendu, filmé d’innombrables processus de guérison. Il n’y a pas une seule d’entre elles qui ne soit pas liée à un changement…

 Bernard Fermaud

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