Influence de l’esprit sur le corps

 

esprit libreL’esprit régit l’homme tout entier. Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, toutes nos actions puisent leur source dans l’esprit. . Tous les organes physiques sont au service de l’esprit, et les nerfs sont les messagers qui transmettent leurs ordres à toutes les parties du corps, guidant les mouvements de la machine vivante… L’action harmonieuse de toutes les parties du corps — cerveau, muscles et os — est nécessaire au développement complet et sain de tout l’organisme humain.

Peu nombreux sont ceux qui se rendent compte du pouvoir de l’esprit sur le corps. Une grande partie des maladies qui affligent l’humanité proviennent de l’esprit et ne peuvent être guéries qu’en redonnant la santé à l’esprit. Un plus grand nombre encore qu’on ne l’imagine sont des malades mentaux. De nombreux dyspeptiques le sont parce que leur cœur est malade, car les troubles mentaux exercent une influence paralysante sur les organes digestifs.

L’esprit doit être maîtrisé, car il exerce une grande influence sur la santé. Souvent, l’imagination égare, et quand on s’y laisse aller, elle donne lieu à des formes sévères de maladie… L’hiver est la saison que ce genre de malades ont le plus à redouter. Oui, l’hiver, non seulement à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur, pour ceux qui sont obligés de vivre dans la même maison et de dormir dans la même chambre. Ces victimes d’une imagination maladive restent chez elles et ferment leurs fenêtres parce que l’air affecte leurs poumons et leur cerveau.

L’imagination de ces personnes-là est fertile : elles craignent d’attraper froid, et effectivement, elles s’enrhument. On a beau les raisonner, elles sont incapables de comprendre leur vrai problème, et, diront-elles, elles ont prouvé qu’elles avaient raison. Il est vrai qu’ils ont prouvé en partie qu’ils avaient raison — en persistant dans leur manière d’agir — , car ils prennent froid au moindre courant d’air. Fragiles comme des bébés, ils ne supportent rien; et malgré cela, ils survivent; ils continuent à fermer portes et fenêtres, à se chauffer auprès du feu, et à se complaire dans leur malheur. Ils ont sûrement démontré que leur manière de vivre ne leur a pas réussi, mais qu’elle n’a fait qu’accroître leurs difficultés. Dans ces conditions, pourquoi ne permettent-ils pas à leur raison d’éclairer leur jugement et de maîtriser leur imagination ? Pourquoi n’essaient-ils pas de changer leur mode de vie, et de s’aérer grâce à des exercices en plein air, ce qui serait tout à fait judicieux ?

ESPRIT

Si vous vous mettez dans l’esprit qu’un bain va vous faire du mal, cette impression mentale se transmet à tous les nerfs de l’organisme. Les nerfs contrôlent en effet la circulation du sang; ainsi, sous l’influence de l’esprit, le sang se concentre dans les vaisseaux, et les bienfaits du bain sont réduits à néant. Tout cela parce que l’esprit et la volonté empêchent le sang de circuler librement et de venir à la surface du corps, de stimuler, de favoriser la circulation. Par exemple, vous avez l’impression que si vous prenez un bain, vous allez prendre froid. Le cerveau transmet cette impression au système nerveux de l’organisme, et les vaisseaux, qui obéissent à votre volonté, ne peuvent remplir leur rôle et produisent une réaction après le bain.

Votre imagination est malade. Vous vous êtes crue malade, mais c’était plus imaginaire que réel. Vous vous êtes menti à vous-même… Vous aviez l’apparence d’une personne sans énergie. Vous étiez à demi-inclinée sur les autres, ce qui n’est pas une attitude convenable en présence des gens. Si vous y aviez réfléchi, vous auriez marché et vous vous seriez assise aussi droite que beaucoup d’autres personnes. Votre état d’esprit vous incite à l’indolence et vous fait craindre l’exercice, alors que l’exercice serait justement pour vous le meilleur moyen de vous guérir. Vous ne guérirez jamais si vous ne renoncez pas à cette indolence, à cet esprit rêveur, et si vous ne sortez pas de votre torpeur pour faire quelque chose, pour agir pendant que le jour se prolonge. Agissez, réfléchissez et faites des plans. Détournez votre esprit de vos idées romanesques.

L’esprit des intellectuels travaille trop. Ils utilisent souvent leurs énergies mentales à l’excès tandis que d’autres ont pour suprême objectif le travail physique. Ces derniers ne cultivent pas leur esprit. Tandis que leurs muscles se développent, leurs cerveaux sont privés d’énergie mentale, de même que l’esprit des intellectuels est cultivé, mais que leurs corps sont privés de vigueur et de force pour avoir négligé d’exercer leurs muscles… Leur influence pour le bien est réduite, comparée à ce qu’elle pourrait être s’ils utilisaient leur cerveau aussi bien que leurs muscles. Ils sont plus vulnérables face à la maladie. La force électrique du cerveau vivifie l’organisme et lui permet de résister à la maladie.

Le mécontentement, source de maladie

Souffrance 2 Ce qui engendre la maladie du corps et de l’esprit chez presque tous, c’est le fait de cultiver le mécontentement et de se plaindre. Ils sont sans l’espérance qui, telle une ancre de l’âme, sûre et solide, pénètre au-delà du voile.

Tous ceux qui possèdent cette espérance se purifient comme lui-même est pur. Ceux-là sont affranchis des regrets, du mécontentement, des contrariétés ; ils ne pensent pas continuellement à mal, et ne ressassent pas des malheurs imaginaires. Nous en voyons beaucoup qui ont des difficultés avant l’heure; tous les aspects de leur vie sont empreints d’anxiété ; ils semblent n’éprouver aucune consolation, mais ont en permanence une attitude angoissée à l’idée de quelque mal terrible.

 L’un des plus sûrs moyens d’entraver la guérison d’un malade, c’est qu’il concentre ses pensées sur lui-même. Beaucoup d’invalides croient que chacun leur doit secours et sympathie, alors que ce dont ils ont besoin c’est de détourner leur attention d’eux-mêmes et de penser aux autres. L’exercice facilite le travail de  la digestion. Marcher après un repas, tenir la tête droite, rejeter les épaules en arrière, et faire de l’exercice modérément vous fait beaucoup de bien. L’esprit est ainsi détourné de soi par les beautés de la nature. Moins l’attention est concentrée sur l’estomac après un repas, mieux cela vaut. Si vous craignez constamment que la nourriture vous fasse du mal, c’est à coup sûr ce qui arrivera. Oubliez votre moi, et pensez à quelque chose de réconfortant.

Le sentiment de bien faire est le meilleur remède pour des corps et des esprits malades.

livre chez francescaNombreux sont ceux qui souffrent de maladies de l’âme plus que de celles du corps, et ils ne trouveront pas de soulagement jusqu’à ce qu’ils viennent  à la source de vie. Alors ils ne se plaindront plus de lassitude, de solitude et de contrariétés. Des joies renouvelées donneront de la vigueur à leur esprit, ainsi que la santé et l’énergie  vitale à leur corps.

Extrait de : Pour un bon Équilibre Mental et Spirituel écrit par Ellen G. White

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