Soigner nos Humeurs

 

 

lumièreIl nous suffit de jeter un coup d’oeil aux effets secondaires des antidépresseurs, ces fameux médicaments censés apporter de l’espoir aux déprimés. Les patients en quête d’une existence plus heureuse et d’une diminution de leur inquiétude, de leur stress et de leur anxiété se laissent embobiner par les messages criards qui envahissent les écrans de télévision et les panneaux publicitaires. Niais bien souvent, loin d’y trouver un soulagement, ils se retrouvent victimes d’une myriade d’effets iatrogéniques secondaires.

En outre, toute une génération d’adeptes des antidépresseurs n’est que le prolongement d’une génération de jeunes élevés à la Ritaline. Traiter les jeunes avec des médicaments et modifier leurs émotions a forcément un impact sur la façon dont ils apprennent à gérer leurs sentiments. Ils s’habituent à fonctionner grâce à des médicaments et non à leurs ressources intérieures.

À l’âge adulte, ces jeunes se tournent vers l’alcool, les médicaments ou même les drogues illicites pour affronter la réalité. Selon JAMA [22-29 août 2001], « la Ritaline a des effets comparables à ceux de la cocaïne». Les médicaments psychotropes tels que le Prozac ou le Zoloft sont commercialisés de façon à paraître non seulement acceptables sur un plan social mais également quasi-indispensables dans le monde stressant d’aujourd’hui.

Diagnostic télévisé

Afin de toucher un public le plus large possible, les compagnies pharmaceutiques ne visent plus seulement les médecins avec leur message sur les antidépresseurs. En 1995, elles avaient triplé la somme d’argent allouée à la publicité directe pour les médicaments uniquement vendus sur ordonnance auprès des consommateurs. La majorité de cette somme est consacrée à des spots télévisés alléchants. Entre 1996 et 2000, les dépenses sont passées de 791 millions de dollars à près de 2,5 milliards de dollars [NEJM, 14 février 20021. Même si cette somme peut paraître énorme, les auteurs font remarquer qu’elle ne représente que 15 % du budget publicitaire total de l’industrie pharmaceutique. Selon des experts en médecine, «rien ne prouve avec certitude qu’il soit approprié de prescrire des médicaments à la demande de consommateurs influencés par la publicité ».

Toutefois, les compagnies pharmaceutiques revendiquent le caractère instructif de la publicité directe auprès du consommateur.

Le Dr Sidney M. Wolfe, du Public Citizen Health Research Group de Washington, DC, affirme que le public est souvent mal informé sur ces publicités. Les gens veulent ce qu’ils voient à la télévision. On les incite à aller se faire prescrire le médicament en question par leur médecin. Les médecins libéraux accèdent à la requête de leurs patients ou perdent un temps précieux à essayer de les dissuader de prendre des médicaments inutiles.

Le Dr Wolfe précise qu’une étude importante a révélé que les gens croyaient à tort que la « FDA examinait toutes les publicités avant leur diffusion et n’autorisait la publicité directe auprès du public que pour les médicaments les plus efficaces et les moins dangereux».

A suivre…

frise

NOTE DE L’EDITEUR

En raison du manque de place, nous ne sommes pas en mesure de publier les notes de fin accompagnant cet article (nous avons juste pu inclure quelques détails sommaires dans le texte). Nous les avons donc postées, ainsi que l’article, sur notre site Internet, http://www.nexusmagazine.com.  Les lecteurs n’ayant pas accès à Internet peuvent demander une copie des notes de fin à leur bureau NEXUS le plus proche.

Cet article est protégé par la loi sur le droit d’auteur. 2003-2004 Nutrition Institut of America. Inc. (NIA), tous droits réservés, et est reproduit avec l’aimable autorisation du NIA. Toute autre reproduction ou distribution de cet article est interdite sans la permission expresse écrite du NIA. Pour plus d’informations concernant le NIA, et pour la version complète de l’article, visitez le site Internet

http://www.nutritioninstituteofamerica.org. Pour plus d’articles en lien avec la médecine douce et la nutrition, visitez la bibliothèque du site Internet Natural Living de Gary Null, http://www.garynull.com. Traduction : Christèle Guinot

 

 

 

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