Petits miracles au quotidien : Synchronicités  

 

Les coïnciden­ces fascinent les hommes depuis l’An­tiquité, mais elles n’ont pris le nom de synchronicités – lorsqu’elles sont hau­tement signifiantes –, que suite aux tra­vaux de Carl G. Jung avec le physicien Wolfgang Pauli.

l'amour ...L’épisode qui a mené le grand psychologue suisse sur la piste des synchronicités est connu : une pa­tiente lui rapporte un rêve dans lequel elle reçoit en cadeau un scarabée d’or. Jung entend alors un léger choc contre sa fenêtre ; il ouvre et recueille dans sa main un scarabée (cétoine) doré. Il précise dans Synchronicité et Paracelsica qu’un tel événement ne s’était jamais présenté à lui avant, ni ne s’est repro­duit ensuite. Précisément ! pointent les sceptiques : Jung attribue du sens à ce qui n’est qu’une coïncidence, entière­ment due au hasard.

Qui n’a fait l’ex­périence de s’intéresser aux synchro­nicités et d’en voir soudain partout ? C’est donc bien que l’on projette du sens sur ce qui n’en a pas. Autrement dit, c’est de la « pensée magique » ou du « délire d’interpréta­tion ». À moins que le monde se mette réellement à « faire sens » quand on le regarde autrement. Certaines synchro­nicités peuvent en effet relever d’une forme de « miracle », lorsqu’elles permettent par exemple de débloquer une si­tuation, de répondre à une question fondamentale, ou d’in­diquer un chemin à suivre…

Anges encyclopédiques

J’ai personnellement trouvé dans une foire aux livres d’occasion un ouvrage auquel j’avais pensé le matin même, tout en ayant oublié le titre. N’y pen­sant plus l’après-midi, je suis allé di­rectement au fond de la salle et ce livre est le premier que j’ai sorti d’un car­ton. L’écrivain Arthur Koestler parlait d’« anges encyclopédiques » à propos de ces aides inattendues qui nous mettent entre les mains l’information livresque que l’on recherche. Ainsi, un livre tom­be parfois ouvert à la bonne page ! De façon générale, beaucoup voient l’in­tervention de leur « ange gardien » ou de leur « guide » dans ces coïncidences signifiantes.

Auteur de plusieurs ouvrages sur le su­jet, Jean Moisset donne des exemples pour distinguer coïncidence, sérialité et synchronicité. Au cours de vos va­cances, vous rencontrez un ami : c’est une coïncidence. En plus de cet ami, vous rencontrez deux autres connais­sances pendant votre séjour : c’est la sérialité. Mais, vous rendant sur votre lieu de vacances à Arcachon, vous voyez une affiche des Antilles qui vous fait penser à des amis par­tis vivre à la Martinique et dont vous êtes sans nouvelles depuis quinze ans. Arrivés sur place, vos voisins immé­diats sont ces mêmes amis : synchronicité.

Autre exemple, d’avant l’ère des téléphones portables : vous passez devant une cabine téléphonique et le téléphone sonne. Vous décrochez et avez au bout du fil un ami qui cherchait à vous joindre mais s’est trompé de numéro !

« Tout me parle »

Il faut tout de même prendre garde à ne pas voir des signes là où il n’y en a pas. L’écrivain Michel Cazenave a ainsi proposé que la syn­chronicité soit à l’ori­gine de la somatisation, c’est-à-dire la « symbiose » corps-esprit qui fait que nous tombons malades apparemment sans cause.

Dans son livre Ce qui est caché aux sages et aux intelligents, Thierry Salmeron met en garde contre les faux signes, produits du mental, et les vrais qui sont le ré­sultat d’une présence consciente. Il cite les propos d’un grand chef indien : « Tout ce qui passe près de moi, me parle ». « Vous êtes guidés vers le meilleur pour vous, par des signes acces­sibles à vos sens », ajoute-t-il.

Mais il va très (trop ?) loin en expliquant que le libre arbitre est néfaste, puisqu’il nous donne des choix permanents alors qu’il suffirait de suivre des signes qui nous sont « destinés ». Le libre arbi­tre serait ainsi à l’origine de la chute d’Adam et Ève.

synchronicités

Lâcher-prise et intuition

Le psychologue Jean-François Vézina, qui a publié Les Hasards nécessaires (Éditions L’Hom­me 2002), estime avec Michel Cazenave que « les synchronicités se produisent plus fréquem­ment en période de tension psychique, alors que la forme symbolique habituelle du rêve n’a pas réussi à se faire entendre. » Il ajoute : « La synchronicité vue sous cet angle n’est pas nécessairement “un cadeau magique” comme elle est parfois décrite dans le langage populaire. Encore que la souf­france peut être perçue comme une grâce. Je suis toujours amusé lorsque je lis dans un livre ou un article cette phrase : “Provoquez la synchronicité dans vos vies !” En réalité, la synchronicité échap­pe au contrôle du moi. On ne peut que se rendre disponible aux messages de l’inconscient qui empruntent cette voie. »

Être disponible aux messages de l’inconscient, cela revient à développer son intuition, peut-être en « lâchant prise ». La « lueur vacillante de notre intuition », comme l’ap­pelle Jean-François Vézina, peut nous permettre de recon­naître des proces­sus symboliques qui se déploient sous la forme de motifs, de « pentes qui nous attirent et nous conduisent imperceptiblement vers telle person­ne, tel travail, tel auteur ou encore tel pays. » L’identifica­tion de ces processus et motifs est un apport majeur de Jung, selon J.-F. Vézina.

Lien quantique

Mais Jung y voyait plus encore qu’un cheminement. Les synchronicités ma­nifestaient selon lui l’unité du monde, l’Unus Mundus, à travers des relations « acausales » (sans relations de cause à effet) dont il voyait un écho certain dans les propriétés déroutan­tes de la physique quantique. C’est pourquoi il a travaillé sur le sujet avec Wolfgang Pauli, prix Nobel de physique en 1945. On sait en effet aujourd’hui de façon certaine que des particu­les élémentaires ayant interagi – par exemple des photons – restent connectées via un lien mystérieux et acausal. Toute mesure sur l’une des particules modifie instantanément l’état de l’autre, mais sans transfert d’information.

Il n’y a pas de « communication » entre elles, mais la physique contemporaine est obligée d’accepter qu’elles forment un seul et même système phy­sique, non local, même si elles se trouvent éloi­gnées de plusieurs milliards d’années-lumière l’une de l’autre.

L’aspect initiatique des synchronicités a été mis en exergue dans des romans tels que La Prophétie des Andes (James Redfield) ou L’Alchimiste (Paulo Coelho). Être davantage à l’écoute, plus conscient, plus pré­sent au monde, voilà qui ne saurait nuire. La coïncidence renvoie au hasard, mais le hasard, comme le miracle, n’est qu’une question de point de vue.

Souvenons-nous que l’idéogramme chinois qui traduit le mot « hasard » désigne en fait la notion d’appariement, de couplage. Ainsi le Yi Jing (Livre des Transformations) reposait tout entier selon Jung sur un « principe synchronistique », qui fut sa première proposition de l’idée même de synchronicité.

Extrait paru sur le magazine : NEXUS 66

 

 

 

 

Isolement du Microbe de la vieillesse 

 

En 1904, Jean d’Albignac, extrapolant la découverte récente du bactériologiste ukrainien Ilya Metchnikoff qui affirme avoir isolé le microbe de la vieillesse et avance qu’il loge au coeur du gros intestin, redoute de voir les chirurgiens procéder à des ablations inconsidérées pour gagner l’immortalité et évoque la mythique Eau de Jouvence, non sans s’inquiéter de la surpopulation qui résulterait de son avènement

Vous connaissez la grande nouvelle, écrit d’Albignac : le microbe de la vieillesse est trouvé. Et je vous avoue que ce n’est pas sans quelque appréhension que je l’ai appris ; car le docteur Metchnikoff, qui en est l’inventeur, nous a révélé en même temps que ce terrible microbe avait, sauf votre respect, fait sa résidence habituelle de notre gros intestin. Et je commence à voir poindre le moment où, pour nous empêcher de vieillir, les chirurgiens nous proposeront, tout bonnement, de nous enlever notre intestin, comme on pratique déjà l’appendicite.

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Ilya Metchnikoff

Et, si cela continue, un nouveau chercheur découvrira le microbe des rhumatismes dans l’estomac ; un autre dénichera le microbe de la goutte dans le cerveau, etc. Et, au prochain siècle, le lieu de la résidence préférée de tous les microbes qui nous assaillent étant dévoilé, on les supprimera comme on supprime déjà l’appendice, de telle sorte que nous aurons des spécialistes pour nous vider le cerveau, pour nous supprimer le coeur, nous débarrasser de notre estomac, nous délivrer de nos poumons, après quoi, n’ayant plus en nous rien qui puisse nous faire vieillir, nous deviendrons aisément cinq ou six fois centenaires et même millénaires.

Seulement, étant privés de tous les organes qui sont la vie, continuerons-nous de vivre ?… Hum !… Peu importera à ces messieurs, puisqu’ils pratiqueront de si brillantes opérations ! Entre nous, je préférerais ne pas laisser pratiquer tant de courants d’air à travers mon individu ; et pour lutter contre tant de microbes, il me semble préférable de recourir au moyen que Molière n’a pas craint d’illustrer sur la scène française et que, par ce temps de progrès les villes un peu civilisées emploient toutes pour se débarrasser do leurs immondices.

Nos pères, auxquels on peut reprocher de n’avoir pas connu l’hygiène extérieure, connaissaient tout de même l’hygiène de la santé, quand ils recommandaient, pour vivre vieux, de se tenir tout simplement les pieds chauds, la tête libre… et – toujours sauf votre respect – le ventre aussi.

Je n’entends rien à la science ; mais je doute que notre prudent collaborateur, le docteur Paul, me désapprouve quand, à propos de la grande découverte du docteur Metchnikoff, je vous conseillerai tout uniment la bonne vieille Eau de Jouvence, qu’il nous est permis, du reste, d’envelopper de beaucoup de poésie, en nous imaginant, comme dans l’Antiquité, « qu’elle vient du paradis terrestre ». « Elle avait une telle vertu, nous content aussi les vieux auteurs, que si un homme malade en buvait et en lavait ses mains, il était aussitôt sain et guéri ; et, s’il était vieux et décrépit, il revenaît à l’âge de trente ans, et cl une femme était aussi fraîche qu’en sa jeunesse. »

Dans la mythologie, Jouvence, en latin Juventa, n’était autre qu’une nymphe, que Jupiter métamorphosa en fontaine, aux eaux de laquelle il donna la propriété de rajeunir ceux qui viendraient s’y baigner. Lors de la découverte de l’Amérique, le bruit se répandit que la fontaine merveilleuse avait été découverte dans le pays nouveau, coulant sur un sol étincelant d’or et de pierreries.

La Fontaine se désolait que tout cela ne fût que le fruit de l’imagination humaine ; et il disait avec sa charmante bonhomie :

Grand dommage est que ceci soit sornettes ; Filles connais qui ne sont pas jeunettes ; A qui cette eau de Jouvence viendrait Bien à propos

fontaine

Fontaine de Jouvence vue par le peintre Cranach en 1546

 

Et au XVIIIe siècle, ces vers badins couraient par la bonne ville de Paris :

Si tu pouvais, merveilleuse fontaine
Répandre un jour ta source dans Paris
Que de minois ridés et défleuris
Renonceraient aux ondes de la Seine !

Et voilà qu’on vient de la découvrir sur les bords de la Seine, puisque le docteur Metchnikoff nous apprend comment résister à la vieillesse. Il part de cette observation que les oiseaux ne donnent jamais de signes de décrépitudes, même le corbeau, qui fait ses délices de viandes gâtées. Or, la gent volatile n’a presque pas de gros intestin. Donc, la cause de notre décrépitude, est le gros intestin : c’est notre ennemi, que nous avons en nous-mêmes ; mais rien n’est plus aisé que de vivre avec son ennemi ; il ne s’agit que de le réduire à l’impuissance, en l’accablant de la nouvelle eau de Jouvence, que l’on peut puiser de tous côtés, puisqu’il suffit de la faire bouillir, avant de noyer ce gros viscère sous ses flots tumultueux.

Si nos aïeux avaient connu cela, peut-être ne seraient-ils jamais morts… Et il n’y aurait sans doute plus de place pour nous sur cette terre. Et voilà qui m’inquiète… Si nous nous mettons à ne plus vieillir… où placerons-nous tous nos neveux, petits-neveux et arrières-petits-neveux ? Avez-vous pensé à cela, docteur Metchnikoff ? Et un de vos successeurs devra-t-il inventer un remède pour lutter contre la surpopulation des hommes, comme Pasteur en a découvert un pour débarrasser l’Australie de ses myriades de lapins ?

Note : en 1908, Metchnikoff fut colauréat du Prix Nobel de physiologie ou médecine, pour ses travaux sur les mécanismes de défense immunitaire contre les bactéries au moyen des globules blancs

Texte D’après « Toutche-à-Tout» ; une Revue hebdomadaire
universelle illustrée, parue en 1904

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Irrégularité du rythme des repas et conséquences

 

regard de francescaL’organisme a une horloge interne dite « biologique » qui permet de réguler le grand cycle de la vie humaine, comme dormir, manger et bien d’autres choses encore.

Notre corps adore les rendez-vous fixes, comme ceux des repas, mais aussi l’heure du réveil et du sommeil. Chez la plupart d’entre nous, vers 22 h 30, la température du corps chute et les rythmes biologiques ralentissent. Tout l’organisme se prépare au sommeil, c’est l’heure d’aller se coucher. D’ailleurs, c’est ce que faisait l’homme préhistorique avant d’avoir un moyen de s’éclairer la nuit.

C‘est vers cette heure-là que l’hormone du sommeil, la mélatonine, est libérée dans la circulation sanguine dès que la lumière décline. C’est encore vers cette heure-là que l’hormone de croissance sera sécrétée. Cette hormone joue un rôle capital dans la croissance des os et des muscles des enfants et des adolescents. Mais une fois adultes, nous continuerons à la sécréter comme fonction réparatrice de tous nos tissus. Il en est de même pour la digestion, où l’organisme prépare les réactions biochimiques en produisant, vingt minutes avant les repas, les sucs digestifs nécessaires à la bonne assimilation des aliments.

Mais, si au lieu de manger à 12 heures comme à son habitude, on se met à table à 13 heures, une grande partie de ces sucs digestifs sera perdue. La digestion s’en trouvera alors fortement perturbée.

La régularité du rythme de vie est une des notions fondamentales de l’équilibre biologique du corps humain.

Hydratation pendant les repas

Pour comprendre l’hydratation du corps humain, il faut remonter en 1903 et regarder les travaux du Dr Ivan PAVLOV. Il fit une expérience sur un chien, dont le résultat est devenu célèbre sous le nom de « réflexe de Pavlov ». Elle consistait à faire sonner une clochette à chaque fois qu’il nourrissait ce chien. À la longue, il s’avéra que l’animal se mettait à saliver et à produire des sucs gastriques au simple son de la clochette, même lorsqu’on ne lui donnait rien à manger.

Il est donc bien démontré que dès que l’on « pense » à manger, notre organisme produit dans l’estomac des sucs gastriques ainsi que de l’acide chlorhydrique. Puis, dans le début de l’intestin grêle 9, arrivent des sucs biliaires et pancréatiques. De plus, notre horloge biologique interne, qui fonctionne en préprogrammation, commence à faire sécréter des sucs digestifs à notre organisme, vingt minutes avant l’heure habituelle des principaux repas. L’organisme met donc tout en oeuvre pour recevoir un bol alimentaire afin de le prendre en charge en optimisant au maximum la digestion.

Par contre, si nous commençons à boire en début de repas, la donne est modifiée. Les travaux du Dr Georges Pourtalet nous permettent de mieux comprendre cet effet néfaste, si l’on ingère en premier :

  • Des liquides (eau, café, thé, lait, tisanes, jus de fruits, sodas…)
  • Des semi-liquides (soupes, fruits, tartines trempées, céréales ou mueslis trempés dans un liquide).

Ces liquides ou semi-liquides, après leur déglutition, avancent rapidement dans tout le tube digestif. Les deux tiers de cette eau passent dans le sang. Pendant leurs parcours, ils diluent les sucs digestifs dans l’estomac puis dans l’intestin grêle. Ces sucs mettront environ 25 minutes pour traverser le grêle, qui, lui, est bien préparé pour les recevoir sans encombre, avant d’atteindre le colon droit. Ces sucs, presque intacts, arrivent dans le début du gros intestin, au niveau du colon droit. Mais celui-ci, n’étant pas prévu pour recevoir ces sucs digestifs, ils vont l’agresser par autolyse, par autodigestion.

Comme le précise le Dr Pourtalet, notre santé dépend avant tout de la quantité de sucs bilio-pancréatiques (qui sont des tueurs) parvenant dans le gros intestin.

Le colon droit (ascendant), pour se défendre, spasme le pylore, le duodénum, le sphincter d’Oddi et l’intestin grêle, seul moyen de retarder l’arrivée d’autres sucs digestifs.

Le colon gauche (descendant), lui aussi pour se défendre, fait avancer ces sucs le plus rapidement possible vers la « sortie » en augmentant les contractions, cela pouvant provoquer des colites.

colon gauche

Ensuite, l’organisme va « pomper » de l’eau et des minéraux dans le sang, souvent en grande quantité, pour se protéger de ces sécrétions corrosives, en les diluant. Il se prémunit ainsi de ce phénomène pathogène en accélérant le transit intestinal par expulsion de  cette inflammation nocive à la vie.

En conclusion, boire à jeun le matin ou avant les 2 repas principaux déshydrate et déminéralise fortement l’organisme.

Plus grave encore, lors de la fermeture du sphincter d’Oddi, les sucs digestifs remontent dans le sang par deux voies :

  • Par le foie puis dans le sang. L’organisme active alors les reins, la transpiration et la salivation pour éliminer ces sucs (nouvelle fuite liquidienne)
  • Par le pancréas puis dans le sang. Ces sucs détruisent l’insuline et agressent les îlots de Langhérants. Ils traversent à nouveau les reins, mais aussi la thyroïde, les glandes surrénales, pour repasser à nouveau par le foie. La cirrhose s’installe et empêche le foie de remplir ses fonctions correctement.

Ces sécrétions seront plus importantes si les liquides sont gras, sucrés ou protéinés.

sécrétions

L’altération des muqueuses entraîne :

  • Au niveau psychologique : fatigue, anxiété, insomnie, spasmophilie, dépression, anorexie, boulimie
  • Yeux : presbytie, cataracte
  • Squelette : scoliose, mal de dos, ostéoporose, arthrose
  • Cardiovasculaire : diabète, plaque d’athérome, hypertension, maladie de Raynaud
  • Dermatologique : eczéma, acné, psoriasis, chute de cheveux, cheveux blancs
  • Digestif : constipation, diarrhée, ballonnements, ulcère, reflux gastro-esophagien, hernie hiatale, maladie de Crohn, recto-colite hémorragique, hémorroïdes, cancers digestifs, calculs biliaires
  • ORL : asthme…

L’individu qui reproduit ces erreurs apparemment anodines pendant trois ou quatre décennies verra surgir des maladies graves sans pouvoir en comprendre les raisons. Il est donc préférable de boire une quantité d’eau raisonnable pendant les trois principaux repas entre le milieu et la fin du repas.

Extrait de : Le corps humain et son pouvoir de Guérison par Yves CASSARD

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RELIGION ET GUÉRISON

Les religions se sont modifiées avec le développement de l’homme; l’idéal s’est lentement élevé jusqu’à atteindre le plus haut degré dans notre enseignement chrétien. La « fleur » de la religion est toujours donnée à la fleur de l’humanité. Dans l’avenir, une nouvelle race recevra part conséquent une nouvelle religion encore plus élevée. Il ne peut y avoir d’arrêt dans l’évolution, mais nous affirmons que les dirigeants invisibles donnent toujours à chaque nation l’enseignement le mieux adapté à sa condition. L’hindouisme aide nos plus jeunes frères de l’Orient, mais le christianisme est l’enseignement spécialement adapté aux peuples occidentaux.

amour chez francescaAinsi, nous voyons que la grande majorité de l’humanité est dirigée par la religion publiquement enseigné dans le pays natal, mais il y a toujours des pionniers plus précoces auxquels il est nécessaire de donner un enseignement plus élevé; il s’ensuit qu’une doctrine plus élevée leur est donnée par l’Ecole des Mystères appartenant à leur pays. Lorsque seulement quelques personnes sont prêtes à recevoir cet enseignement préparatoire, on les instruit personnellement, et lorsque leur nombre augmente, l’enseignement devient graduellement public.

Au cours des quelques années où nous avons diffusé les enseignements rosicruciens, ils se sont répandus comme une traînée de poudre dans le monde. Ils ont trouvé un écho dans le coeur de toutes les classes, depuis le Cap de Bonne-Espérance jusqu’au Cercle arctique et au-delà. Nos adhérents se trouvent tout autant dans les organisations gouvernementales que dans les milieux les plus humbles; tous correspondent et sont en contact intime avec notre mouvement et travaillent à la diffusion de ces vérités profondes concernant la vie et l’être, qui les aident dans leurs problèmes.

En ce qui concerne notre activité de guérison, il est bien vrai que, comme il est écrit dans le Livre de Job, « la vie de l’homme est brève et sans cesse agitée ». Parmi toutes les vicissitudes de la vie, aucune ne nous affecte autant que la perte de la santé. En effet, nous pouvons perdre de l’argent, des amis, avec une certaine sérénité, mais quand la santé décline et que la mort menace, les plus forts chancellent. Alors conscients de notre faiblesse humaine, nous sommes, à ce moment-là, plus disposés qu’en toute autre période à nous tourner vers le divin pour en obtenir du secours, et c’est pourquoi les fonctions de guide spirituel sont toujours plus ou moins liées au pouvoir de guérison.

Parmi les primitifs, le prêtre assumait aussi les fonctions de guérisseur.

Dans la Grèce antique, ceux qui avaient besoin d’être guéris avaient particulièrement recours à Esculape. L’Eglise elle-même a perpétué cet usage. Certains ordres catholiques ont eu, et ont toujours, depuis des siècles, pour mission de soulager la souffrance. Pendant les périodes d’épidémies, le « bon Père » visitait les malades en tant que représentant de « notre Père Céleste »; et les connaissances qui pouvaient lui faire défaut étaient remplacées par l’amour et la compassion qui l’animaient, et aussi par la foi du malade dans le saint office du prêtre, si toutefois c’était un véritable et saint prêtre. Les soins qu’il donnait à son patient ne commençaient pas auprès du lit de ce dernier et n’étaient pas terminés quand il était guéri. La gratitude du malade envers son médecin s’ajoutait à la vénération pour le guide spirituel et, en conséquence, le pouvoir du prêtre pour l’assister était fortement accru. Les liens noués entre eux étaient beaucoup plus forts que lorsque les offices de guide spirituel ne sont pas liés à ceux de conseiller médical.

On ne peut nier que la double fonction qui incombait à ces prêtres leur donnait un pouvoir des plus dangereux sur les gens et qu’ils abusaient parfois de ce pouvoir. Il est également certain que l’art médical a atteint un degré d’efficacité qui ne pouvait être réalisé qu’en se consacrant à cette tâche particulière. La sécurité que donnent les lois sanitaires, la destruction des insectes propagateurs de maladies, témoignent largement de la valeur des méthodes scientifiques modernes. Il semblerait donc que tout est pour le mieux et qu’il n’y ait plus besoin de faire d’autres efforts. Mais en réalité, jusqu’au jour où toute l’humanité jouira d’une santé parfaite, notre préoccupation doit être de lui donner les moyens de l’acquérir et de la conserver.

le tempsEn plus de l’enseignement officiel de la médecine et de la chirurgie qui se fonde exclusivement sur des moyens physiques pour guérir les malades, d’autres systèmes sont nés qui se basent uniquement sur la guérison mentale. Ces organisations qui préconisent la « guérison par le mental », la « cure naturiste », etc., ont coutume de tenir des réunions et d’en publier les résultats dans les journaux avec les témoignages reconnaissants des partisans de ces systèmes divers qui ont bénéficié des traitements reçus. Si les médecins diplômés en faisaient autant, de semblables témoignages ne manqueraient certainement pas.

L’opinion de milliers de personnes a sans doute une grande valeur, mais elle ne prouve rien, car des milliers d’autres personnes peuvent avoir des vues différentes. Un seul homme peut avoir raison et le reste du monde avoir tort, témoin Galilée soutenant contre la croyance commune la rotation de la terre. Aujourd’hui, le monde entier a été converti à l’opinion pour laquelle l’illustre astronome a été persécuté comme hérétique. Notre point de vue est que l’homme est un être composite, et que la guérison d’un malade se fait en proportion des remèdes apportés sur les plans physique, moral et mental de son être. Nous affirmons également que des résultats peuvent être plus aisément obtenus lorsque les rayons planétaires sont propices à la guérison d’une maladie particulière ou à un traitement dont les remèdes sont préparés au préalable dans des conditions favorables.

Le médecin moderne sait que l’état du sang et, par conséquent, l’état du corps entier, se modifie en fonction de l’état du malade, et que plus il adjoint la suggestion à la thérapeutique, plus il a de succès. Peu de gens, peut-être, ajoutent foi au fait que notre état mental et notre condition physique sont influencés par les rayons planétaires qui changent selon le mouvement des corps célestes.

Cependant, depuis que le principe de radio-activité a été établi, nous savons que chacun projette dans l’espace d’innombrables particules. La télégraphie sans fil nous a appris que des ondes éthériques voyagent rapidement et sûrement à travers l’espace et que, selon notre volonté, elles actionnent un récepteur. Nous savons aussi que les rayons du soleil nous affectent différemment le matin lorsqu’ils nous frappent horizontalement, qu’à midi, alors que ces rayons sont perpendiculaires. Si les rayons de la lumière venant du soleil qui se meut rapidement produisent des changements physiques et mentaux, les rayons persistants des planètes plus lentes ne peuvent-ils pas aussi avoir un effet? Si cela est, ils sont, dans la santé, des facteurs qui ne doivent pas être négligés par le guérisseur scientifique.

La maladie est une manifestation de l’ignorance, le seul péché; la guérison est une démonstration du savoir appliqué, le seul salut. Le Christ est la personnification du principe de Sagesse, et c’est dans la mesure où le Christ est formé en nous que nous acquérons la santé. Par conséquent, le guérisseur devrait être un mystique et s’efforcer d’inspirer à son malade des idéaux élevés qui lui apprendront, avec le temps, à se conformer aux lois divines qui gouvernent l’univers, pour atteindre à une santé permanente dans ses vies futures, aussi bien que maintenant.

Cependant, la foi sans les oeuvres est morte (Jacques 2:26). Si nous continuons à vivre dans des conditions insalubres, la foi ne nous sauvera pas de la fièvre typhoïde. Si nous prenons des précautions et des remèdes appropriés, nous prouvons réellement notre foi par les oeuvres.

Dans différents ouvrages, on peut lire que les membres de l’ordre des Roses-Croix faisaient le voeu de guérir gratuitement les malades. Cette affirmation est quelque peu déformée. Ce sont les frères lais qui font le voeu de secourir le mieux possible toux ceux qui en ont besoin, et gratuitement. Ce voeu inclut la guérison, bien entendu, dans le cas d’un Paracelse, par exemple, qui avait le don de guérir par la méthode combinée de remèdes physiques pris sous l’influence d’aspects astrologiques bénéfiques et, bien sûr, de conseils spirituels. D’autres, qui n’étaient pas qualifiés comme guérisseurs, ont porté leurs efforts dans d’autres directions, mais ils avaient tous un point commun: ils ne demandaient rien pour leurs services et travaillaient en secret, sans bruit ni réclame.

Onirique

Il en est de même avec les moyens ordinairement appliqués dans le système rosicrucien de guérison; ils dépendent de la connaissance des dissonances planétaires qui causent la maladie, et de l’influence qui remédiera à ce désaccord, et ceci nous a suffi jusqu’ici pour tous les cas traités. Toutefois, il existe un procédé plus efficace, applicable sous les lois supérieures, qui peut accélérer la guérison dans ces cas chroniques et dans certaines circonstances où un repentir sincère de l’erreur existe, et ce procédé peut faire disparaître la maladie avant que la destinée, froide et sévère, en ait décidé à son tour.

Lorsqu’on observe un malade au moyen de la vue spirituelle, que le corps soit amaigri ou non, il est évident pour le clairvoyant que les véhicules supérieurs sont plus ténus qu’en pleine santé. Ainsi, ils ne transmettent pas au corps physique une quantité suffisante de vitalité, de sorte que ce véhicule se désorganise plus ou moins. Mais quel que soit l’amaigrissement du corps physique, il existe certains centres qui, selon le développement spirituel du sujet, peuvent être très ténus, même en état de santé, ils peuvent s’obstruer à un degré plus ou moins grand selon la gravité de la maladie. Ceci est particulièrement le cas pour le centre principal situé entre les sourcils. L’esprit s’y trouve enfermé, parfois à un degré tel, qu’il perd contact avec le monde extérieur et ses progrès. Il devient tellement replié sur sa propre condition que, seule, une rupture complète du corps physique pourrait le libérer.

Cet état peut encore durer de longues années, et entre temps l’inharmonie planétaire qui avait causé le début de la maladie peut s’être éloignée, mais le patient est incapable de profiter de cette amélioration. En de tels cas, un flot d’énergie spirituelle d’un certain genre est nécessaire pour apporter à l’âme son message: « Tes péchés te sont pardonnés ». Une fois ce message entendu, le malade peut répondre au commandement « Prends ton lit et marche ».

Dans notre humanité actuelle, personne ne peut se mesurer au Christ, aussi personne ne peut exercer Son pouvoir dans des cas aussi extrêmes, mais le besoin de ce pouvoir en active manifestation existe aujourd’hui tout autant qu’il y a deux mille ans. L’Esprit pénètre toutes choses à l’intérieur de notre planète et sur sa surface, mais à des degrés variables. Il a plus d’affinité pour certaines substances que pour d’autres. Etant une émanation du principe Christique, c’est l’Esprit Universel, composant le Monde de l’Esprit de Vie, qui restaure l’harmonie synthétique du corps.

ENSEIGNEMENTS D’UN INITIÉ – TOME I  de MAX HEINDEL – CHAPITRE 18 –

 

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SI VOUS JEÛNER : VOUS GUERIREZ

 

Notre monde est de plus en plus virtuel. Les communications se font presque instantanément par mail, par chat, SMS. Les relations se vivent sur Facebook, Google+, les rencontres s’organisent sur les sites spécialisés. Nos achats se font dans des magasins virtuels sur Internet. Il est inconcevable de ne pas avoir un site Internet si l’on veut proposer quelque chose. Une part de plus en plus importante de nos actions se déroule dans une nébuleuse de câbles électriques et d’impulsions codées. C’est le monde virtuel.

potionLes rythmes s’accélèrent, les distances se réduisent, tout est accessible 24 heures sur 24 et 365 jours par an. La conséquence est l’augmentation du stress, des burnout. La perte du sens, le narcissisme, la recherche fébrile d’une compensation à cette pression permanente en sont les conséquences. Et puisque l’humain atteint ses limites, il faut l’améliorer, transformer son génome, remplacer par des prothèses les membres perdus, recréer les organes endommagés à partir de cellules souches, enrichir la mémoire par des injections dans le liquide cérébral et de même supprimer les traumatismes, bref créer des transhumains où le corps n’aurait plus aucune importance, ou le corps serait interchangeable… les créateurs de la Silicon Valley en rêvent. L’immortalité !

Se reconnecter devient urgent

Mais nous sommes là, avec notre corps qui n’est pas virtuel, avec ses faiblesses et ses habitudes, avec sa complexité et sa simplicité dans son rapport avec la nature. Et nous nous épuisons à suivre un rythme qui n’est pas le nôtre. Peut-on imaginer une machine qui n’aurait pas besoin de temps en temps d’être arrêtée pour révision, une maison qui n’aurait jamais besoin de réparation, une voiture qui n’irait jamais au garage ? C’est pourtant ce que nous imposons à notre corps.

Le jeûne permet à notre organisme de démarrer des processus de nettoyage et de réparation. Mais à son rythme qui est le rythme de la nature, c’est-à-dire un rythme lent par rapport à notre soif d’efficience.

Dans la tradition chrétienne le jeûne est considéré comme une expérience d’humilité devant le créateur. Il est en premier lieu une expérience intérieure profonde. L’humilité inclut la patience qui inclut le calme qui inclut la cessation de la peur qui permet alors l’ouverture à quelque chose de plus grand que soi.

Quelle que soit notre croyance, le jeûne nous amène à respecter notre nature « naturelle », à nous soumettre aux lois biologiques qui nous dépassent, en ce sens que c’est elles qui nous ont créés et non l’inverse. Première leçon, l’humilité.

La deuxième leçon sera l’apprentissage de la patience. L’organisme travaille à son rythme. Yoshinori Ohsumi a reçu le prix Nobel de médecine en 2016 pour ses travaux sur l’autophagie, processus de dégradation et de recyclage des composants des cellules. Il s’agit d’un mécanisme cellulaire de défense ancestral contre les infections et le manque de nutriments, qui constitue la première menace pour un organisme. Il permet le recyclage de tout ce qui peut l’être pour rester en vie plus longtemps.

Un peu de biochimie

La cellule digère une partie de son contenu, que ce soit du cytoplasme, des protéines ou des organites cellulaires. Les hygiénistes avaient depuis longtemps compris que le jeûne était comparable à une cure de rajeunissement, sans pouvoir en expliquer les causes. Chose faite (ou à peu près car tout n’est pas encore compris dans le processus du jeûne) !
Mais pour que les cellules se sentent en état de stress, faute de nutriments, il va falloir attendre quelques jours. En effet notre organisme est d’une complexité incomparable. Dans un premier temps il va mobiliser les réserves de glucose directement disponible dans le foie et dans les muscles. Ceci permet de débloquer de quoi tourner quelques heures. Puis viendra la néoglucogénèse pour prendre le relai. Certains acides gras et surtout les acides aminés vont être dégradés pour fournir le combustible nécessaire à la survie. Cette deuxième phase va s’étendre de 48 à 72 heures. C’est seulement à ce moment qu’un autre système métabolique se met en place. Le foie va dégrader les graisses, et épargner ainsi les protéines, pour en faire des corps cétoniques qui peuvent être directement utilisés par les muscles, dont le cœur bien sûr et le cerveau, ainsi que par presque tous les autres organes. Cette phase peut durer plusieurs semaines. Ces différentes étapes répondent à des besoins induits par l’évolution. Le glucose directement disponible permet, en cas d’attaque du lion affamé, une fuite rapide. La deuxième étape fournit assez d’énergie pour aller chasser ou cueillir les fruits pour la subsistance quotidienne. Quant à la troisième étape elle enclenche les mécanismes de survie pour palier à un hiver rigoureux.

Nous sommes façonnés par l’évolution et notre organisme est resté en gros au paléolithique. Quelques milliers d’années ne sont pas suffisants pour changer notre patrimoine génétique. Il faudra donc laisser quelques jours à notre organisme pour que tous ces processus se mettent en place et que le nettoyage cellulaire puisse commencer. Il faut réapprendre la patience.

Comprendre

La troisième leçon se profilera alors, l’émerveillement. C’est surtout lors d’un premier jeûne que l’on découvre et que l’on s’étonne des facultés de notre corps. Notre organisme est une entité merveilleuse qui va s’adapter sans aucune intervention volontaire de notre part. On assiste à un changement qui nous préserve, qui nous répare, qui nous décrasse, qui nous allège. Sans que l’on ait besoin de faire quelque chose … c’est gratuit, c’est un cadeau, c’est l’émerveillement … On prend conscience de la complexité de son organisme, de sa beauté, de sa qualité, mais aussi de sa fragilité. Pour certains les années de vie à contre-courant des besoins fondamentaux vont peut-être se faire sentir, mal de tête, mal au ventre, faiblesse … Et là aussi, car on ne prend aucun médicament pendant le jeûne (sauf si l’on est sous traitement médical et dans ce cas il faut se renseigner car tout le monde ne peut pas jeûner), la ténacité, l’humilité vont être requises.

Etonnamment, l’évolution nous apporte un soutien inattendu. Le régime cétogène induit à partir du glutamate la production de l’acide gamma-amino-butyrique (GABA) qui est notre sédatif naturel, il nous apaise, nous calme, au détriment de l’aspartate qui est un excitateur mais surtout un neurotoxique s’il est en excès.

C’est alors que vient l’ouverture, c’est-à-dire la compréhension. Le jeûne nous transpose dans un autre monde où les rythmes sont différents, où les habitudes sont bousculées, où le virtuel s’estompe par rapport au réel. Un monde de plus grande liberté, car la liberté c’est la compréhension de nos conditionnements.

Une addiction largement répandue

Hors il est une addiction à laquelle personne n’échappe, celle de la nourriture ! Depuis notre plus jeune âge on est conditionné par la nourriture. Quand un ami arrive en visite notre première proposition n’est-elle pas de lui demander s’il a mangé, s’il a soif ? Un repas pris en commun est quelque chose de très convivial. Pour conclure un marché quoi de mieux qu’un repas d’affaires ? Et plus près de nous, nos petites habitudes du matin, du soir … un thé ? un café ? un morceau de chocolat ? La nourriture est une récompense que l’on s’octroie facilement. Manger est un plaisir et dans notre société de stress parfois la seule consolation ou le seul dérivatif.

Arrêter de manger laisse un grand vide, il faut réinventer des rituels de convivialité. Il faut aussi employer notre temps différemment, plus de courses à faire, plus de cuisine à faire, plus de temps à manger, plus de vaisselle … que de temps libre ! Qu’en faire ? Il y a là matière à introspection.

Puis il faut arrêter de vouloir et laisser le corps faire son travail à son rythme. Pendant un jeûne on perd les commandes, les rythmes naturels vont doucement reprendre leur place, l’égo se fait modeste. On redevient un organisme vivant c’est-à-dire soumis à l’entropie universelle, c’est-à-dire une chose mortelle. Vivre en bonne santé n’est pas un gage de vie éternelle, mais de vie pleine. Car être en forme n’est pas un but en soi. Les religions l’ont bien compris, la bonne santé n’a jamais été le motif des jeûnes quelles que soient les traditions. Le jeûne est toujours présenté comme une méthode, une aide, un processus pour atteindre quelque chose d’autre. Dans sa version athée, le jeûne hygiéniste n’est pas différent, être en bonne santé c’est la condition nécessaire pour vivre toutes ses possibilités.

bonheur

Une cure de jeûne est un tout et le cadre est important.

Pour permettre de vivre le jeûne avec toutes ces facettes, nous proposons les stages dans un cadre magnifique sur les bords de la montagne bourbonnaise, avec à l’horizon les volcans d’Auvergne.
La grande maison et ses dépendances, au milieu des 10 ha de prés et de forêts, vous offrent un confort douillet et la possibilité de trouver le calme et la détente.

Nous privilégions le jeûne en groupe, qui laisse éclore l’opportunité de s’aider les uns les autres dans la difficulté et de partager les rires, les expériences ou les sentiments de bonheur. Redécouvrir cette entraide dans une phase de vulnérabilité est quelque chose de touchant qui redonne confiance dans les autres et aussi confiance en soi-même. Recevoir, donner, appartient aussi à un stage de jeûne.

Jean-Pierre Jamet – La Sylveraie
Plus d’informations : 
www.jeune-detox.fr

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La fièvre est purificatrice

Contrairement à ce que beaucoup continuent de croire, la fièvre n’est pas mauvaise pour l’organisme et ce n’est pas en voulant l’éradiquer à tout prix que l’on guérit. Elle n’est qu’un symptôme, pas du tout dangereuse en soi. Mieux même, c’est une alliée naturelle de notre corps qu’elle aide dans son opération de nettoyage contre les agresseurs. 

Il n’y a pas si longtemps, la fièvre était encore considérée comme une maladie, un ennemi à abattre à grands coups d’aspirine ou de paracétamol. Aujourd’hui, le message a radicalement changé. Même la médecine conventionnelles’évertue à nous la présenter comme une alliée. Certains vont même jusqu’à prétendre qu’elle guérit. Sans aller jusque-là – la question reste cependant ouverte – on peut dire qu’elle participe au processus de guérison, qu’elle est bienfaisante et qu’elle procure plus d’avantages que d’inconvénients.

De quoi parle-t-on ?

Un organisme sain est en mesure de maintenir une température interne à peu près constante de 37 °C (entre 36,5 °C et 37,5 °C selon les individus), même dans des conditions très défavorables. Généralement, cette température corporelle fluctue au cours de la journée. Elle est moins élevée le matin et elle atteint un pic vers la fin de l’après-midi. Celle des enfants est légèrement plus haute que celle des adultes. La fièvre, quant à elle, est caractérisée par une température corporelle plus élevée que la moyenne, qui dépasse 38 °C. Il ne faut pas la confondre avec l’hyperthermie, due, elle, à des facteurs extérieurs, tels que des activités physiques intenses ou une ambiance surchauffée.

Provoquée le plus souvent par une infection virale, bactérienne ou parasitaire, mais aussi par des troubles du système immunitaire, une réaction à certains médicaments ou à un vaccin, un traumatisme physique, une brûlure grave, une maladie inflammatoire, une altération d’un organe ou d’un tissu, un cancer, une drogue…, la fièvre est un symptôme, pas une maladie.

Elle est souvent accompagnée d’autres signes dus à la maladie elle-même, par exemple, une sensation de froid, des frissons plus ou moins intenses, des claquements de dents, une abondante transpiration, une respiration accélérée… Selon la cause, d’autres symptômes peuvent se manifester : douleurs musculaires et articulaires, courbatures, nausées, maux de tête, perte d’appétit, diarrhées, impression de grande fatigue.

Que fait la fièvre ?

En réalité, la fièvre est un mécanisme de défense de notre organisme en proie à une agression interne infectieuse, une arme à notre disposition pour aider notre corps à se débarrasser des impuretés (toxines, déchets…) et nous permettre de recouvrer la santé.

En cas d’invasion par des agents infectieux, notre corps se met en effet à produire des cytokines, des substances chimiques qui déclenchent une réaction grâce à laquelle notre cerveau va augmenter la température corporelle, ce qu’on appelle la fièvre. Le corps utilise ensuite cette chaleur purificatrice pour contenir, neutraliser et désagréger les éléments pathogènes, par exemple les cellules cancéreuses qui n’aiment pas les hausses de température, ce qui explique les exemples de rémission spontanée de tumeurs à la suite d’un épisode fébrile.

La fièvre permet également au foie d’immobiliser le fer et le cuivre pour qu’ils ne soient pas disponibles pour les microbes. Bref, on peut dire qu’elle donne un fameux coup de main à notre système immunitaire, qu’elle le rend plus performant. Sa présence est la preuve que ce système fonctionne très bien. Selon certaines études, la mortalité serait même augmentée dans les infections bactériennes sévères sans fièvre.

fiévreux

Quelle conduite adopter ?

Sachant tout ce qui précède, en cas de fièvre, il ne faut donc surtout pas paniquer. Elle n’est pas dangereuse en elle-même. C’est un indice utile, un signal d’alarme qui indique la gravité de l’état d’une personne mais ce n’est pas elle qui aggrave la maladie.

Donc, en premier lieu, il s’agit de ne pas confondre les effets et la cause et de ne pas oublier de traiter ce qui a provoqué la fièvre… pas la fièvre elle-même qui, elle, doit juste être contrôlée.

Ensuite, il faut bien avoir en tête que si la température monte, c’est que le corps a un travail à accomplir. Par conséquent, couper la fièvre en ingurgitant des médicaments antipyrétiques ou fébrifuges dans le but de ramener à tout prix la température à un niveau normal, ce n’est vraiment pas un bon plan. Cela revient à amoindrir nos propres défenses naturelles, à contrarier et allonger le travail du corps, et donc à retarder la vraie guérison.

Alternatives

Bien sûr au-delà d’un certain niveau (38 °C chez les bébés de moins de trois mois et les personnes âgées, 39 °C chez les enfants de trois à six mois, 40 °C pour les autres personnes) et dans certains cas (convulsions fébriles qui se répètent, difficultés respiratoires, violents maux de tête, antécédents de cancer, de maladie cardiaque ou de diabète, température élevée qui se prolonge ou qui survient après un retour des tropiques, grossesse…), il existe un réel danger et il ne faut pas hésiter à consulter un professionnel de la santé. Mais, presque toujours, la fièvre et ses symptômes associés se résolvent spontanément, sans causer de dommages permanents et sans nécessiter des soins particuliers.

Bien sûr, parfois aussi, pour des raisons de confort, on peut recourir à des alternatives qui procurent du soulagement en attendant que la fièvre retombe et qui sont susceptibles d’aider le corps à faire son travail. Il existe des remèdes homéopathiques et naturels, entre autres la phytothérapie, pour faire face à la fièvre. Il existe aussi beaucoup de remèdes dits de grands-mères ou de simple bon sens à ne pas dédaigner : se reposer, réduire ses activités, boire de grandes quantités de liquide, éviter de manger ou le faire légèrement, prendre un bain à température ambiante et aux huiles essentielles, éponger la sueur, recevoir un massage…

Pour le reste, il convient surtout de laisser agir la nature et de faire confiance aux capacités de notre organisme à s’autoguérir, tout en lui fournissant les outils pour qu’il puisse le faire longtemps.

 

source : https://www.bio-info.com/ par Luc Ruidant

 

 

Le Mythe du Corps Sain

 

 

L’expérience sensorielle d’une douleur ou d’une limitation inhabituelle dans le corps trouble la conscience en nous donnant l’alarme ; le corps n’obéit plus comme d’habitude. Le fantôme de la maladie commence à hanter l’esprit.

Dès la perception des premiers symptômes, on refuse de croire à une sorte d’avertissement et on se dit que ça passera. En fait, la peur met en oeuvre sa stratégie pour finalement laisser les angoisses dominer la situation. L’auto-analyse plus ou moins hypocondriaque incite à écouter son corps ou à ne pas l’écouter. Arrivé à l’évidence, on sera bien obligé de consulter un médecin. Mais à cause de la peur, on reporte la visite aussi loin que possible, en espérant qu’au fond, on n’en aura jamais besoin.

Le médecin écoute et palpe le corps. Au besoin, il ordonne des examens beaucoup plus approfondis. Aujourd’hui, deux cas types se présentent.

FEMME etrePrimo, la maladie est diagnostiquée, le traitement est prescrit, le malade le suit, il guérit. (Parfois, la maladie est imaginaire et le médecin prescrira un « placebo ».)

Secundo, la maladie est impossible à diagnostiquer ou peut être détectée, mais aucun traitement ne permet actuellement d’y remédier.

Après une série d’analyses, si la médecine officielle connaît la maladie et le remède, le patient suivra religieusement les conseils prodigués. Par contre, si la médecine scientifique est incapable de le soigner, alors les inquiétudes vont commencer à faire naître le doute et le patient se mettra à la recherche d’une autre avenue pour récupérer sa santé.

Le malade cherche à se prévaloir de son droit fondamental de recouvrer la santé. Pour chacun de nous, il est très important de vivre en parfaite santé. Autrement dit, lorsque le sens de la vie est perdu, la seule chance qui reste est de chercher un guérisseur appliquant des approches différentes pour bénéficier de toutes les possibilités d’avancer sur la voie de la guérison.

La marche à suivre est très simple. Il faut se concentrer, mais avec l’expérience, vous arriverez à le faire en conduisant…

_ Se tenir debout, bien droit. (Ce n’est pas là une règle obligatoire : on peut se tenir assis, être couché, poursuivre une activité…)

_ Se détendre en pensée.

_ Décider d’un mantra.

_ Respirer par le nez très lentement et remplir ses poumons de poussières dorées…

_ Expirer par la bouche très lentement l’air vicié des poumons sous forme de poussières grisâtres.

_ Changer de mantra à son gré.

Expérimenter les mantras, c’est s’ouvrir à une nouvelle forme de méditation, c’est s’offrir un ou plusieurs moments de détente dans la journée…

Ce n’est que du bonheur ! 

Extrait de L’autoguérison et ses secrets par Daniel Sévigny

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