La maladie résulte d’une idée erronée 

 

Tout état mental s’enregistre dans le corps, une fois, quelque part. L’activité créatrice de l’Intelligence, acceptant la pensée de l’homme, travaille avec continuité pour reproduire cette pensée, que ce soit pour le bien ou le mal de l’homme. La maladie résulte de quelque idée erronée devenue trop prédominante. La santé résulte de la contemplation de la vérité sur les hommes lorsque celle-ci devient assez prédominante. Il n’y a nulle idée de châtiment ou de récompense en cette activité créatrice ; celle-ci n’est que l’effet d’une Loi impersonnelle.

conscience

Lorsque nous comprenons cela, il est de notre devoir d’individus raisonnables de devenir amis avec cette Loi créatrice, au lieu de camper dans la position stupide où elle semble travailler contre nous, en ennemi. Nous apprenons de bonne heure dans la vie que nous devons en faire ainsi avec toute loi. Nous apprenons bientôt que des objets tranchants nous coupent, jusqu’à ce que nous arrivions à les manier avec soin ; que de manger des pommes vertes cause des malaises ; que si nous lançons des pierres à travers un carreau il se brisera. L’océan est pour nous une chose menaçante jusqu’à ce que nous puissions nous placer au niveau de sa loi en apprenant à nager.

Or, quand l’homme se hausse jusqu’à la place du Penseur, il en arrive à voir que sa pensée opère selon la Loi. Il apprend que toute pensée est photographiée dans l’Intelligence et reproduite. Il doit donc décider, en tant que penseur, de faire quelque chose à ce sujet. Il est sans intérêt pour lui de s’asseoir et de se lamenter sur la façon dont la vie le traite ou sur les signes de déchéance que son corps révèle. Il doit se rendre compte du fait que ces choses n’arrivent pas comme résultant d’un ordre divin, mais qu’elles sont le produit logique de sa propre pensée, gouvernée par la Loi. Lorsqu’il change la pensée qui est à la base, la même Loi en changera la manifestation extérieure.

Tout cela se fait sans la moindre idée de vouloir influencer ou changer l’attitude de Dieu envers nous. Ce n’est pas la vieille conception du pécheur menacé d’un malheur qui priait Dieu de sauver sa vie ou celle de ses bien-aimés et qui promettait, si Dieu l’exauçait, de changer d’existence et de Le servir tous les jours de sa vie. Ce n’est pas l’idée du bien que nous pourrions faire avec l’argent que Dieu consentirait à nous accorder. Nous ne marchandons jamais avec Dieu : Il n’est pas influencé par nos grands besoins, nos promesses de repentance ou par le bien que nous voulons faire avec le don qu’Il nous fera.

Il y a une certaine ressemblance avec le sphinx dans l’attitude de Dieu envers son univers. Avec amour, Il a tout donné à l’homme, et Il a pourvu au moyen qui permet à l’homme d’en prendre ce qui lui faut. Mais cela doit être fait selon la Loi. L’affaire de l’homme est de trouver comment opère la Loi, ensuite de s’exercer à prendre et à recevoir selon cette Loi. En agissant ainsi, il découvre, quelquefois à sa grande stupéfaction, que sa prière est exaucée par sa propre coopération avec la générosité de Dieu. Le don est déjà fait ; l’homme n’a qu’à prendre. La vraie prière consiste à ne pas entraver la voie de Dieu et à permettre au bien éternel d’affluer en notre vie.

équilibre

Donner et prendre 

Nous vivons en un univers d’Amour, qui est également l’univers de la Loi. Un univers d’Amour du fait que tout nous est déjà donné, l’univers de la Loi en ce qui concerne la façon dont nous devenons possesseurs de ce don qui nous est fait. Dieu est impersonnel par le fait qu’il n’est pas impressionné par nos supplications ignorantes ; il est personnel en ce qu’il est personnifié par le don lorsque celui-ci est reçu avec intelligence.

Nous pouvons illustrer ce concept de la façon suivante : 

Supposons qu’un homme riche ait décidé d’ouvrir sa maison aux enfants déshérités de sa ville et fasse savoir partout que la veille de Noël sa maison sera la leur. Ils pourront entrer et sortir librement, jouir des grosses bûches flambant dans la cheminée, s’asseoir à table pour le grand dîner, se régaler de la dinde et se servir sans limitation à l’arbre de Noël maintenu chargé par des domestiques, d’autant de cadeaux qu’ils en désireront. Au point culminant de la fête, un pauvre petit diable en haillons est découvert dehors, regardant par la fenêtre ce qui se passe, incapable de croire que tout cela est pour lui. Jamais personne auparavant ne lui donna quoi que ce fût pour rien, et bien qu’il voit d’autres enfants aussi loqueteux que lui-même jouir de la générosité de l’hôte, sans bien savoir pourquoi, il ne peut se persuader qu’il pourrait faire de même.

Un spectateur de son indécision le presse d’entrer et de prendre sa part des bonnes choses, mais il se détourne et va tristement son chemin dans la neige, vers son abri où règne la misère. L’hôte, heureux de voir les enfants se servir eux-mêmes, n’aperçoit pas le pauvre petit resté dehors. Le don a été fait, l’invitation largement proclamée. C’est maintenant aux enfants d’accepter. Aucun enfant en particulier n’est exclu ou n’est invité à entrer. Il y eut une invitation générale, impersonnelle, qui pouvait devenir personnelle par l’acceptation de chacun.

C’est, croyons-nous, ce que signifiaient les paroles de ce voyant de jadis, Esaïe, qui, dans ses visions spirituelles élevées, prononça ces mots : « Oh, vous tous qui êtes altérés, venez aux eaux ! Vous qui n’avez point d’argent, venez, achetez et mangez. Venez, achetez du vin et du lait, sans argent et sans aucun prix ! Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Ecoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon. Et votre âme se délectera de mets succulents » (Esaïe, LV).

Le monde a encore à se rendre compte des possibilités d’une vie qui saisit complètement la signification de la largesse de Dieu. Le meilleur d’entre nous se trouve souvent dans la situation du petit pauvre dehors, devant la fenêtre. D’autre part, ici et là à travers les âges on rencontre des individus isolés qui osèrent croire que cette Loi créatrice de l’Intelligence n’est que le serviteur suspendant à l’arbre une abondance de trésors et les remplaçant aussi rapidement qu’ils sont décrochés. Jésus fut peut-être le plus parmi ces croyants isolés. Son acceptation mentale était extrêmement élevée. Il croyait implicitement que l’Esprit a fait bonnes toutes les choses qui sont à la portée de l’homme et que l’homme, pauvre et asservi par une fausse idée de maladie ou de pénurie, n’était esclave que parce qu’il ne voulait pas étendre la main pour saisir ce bien.

santéChacun peut être maître de lui-même et des circonstances de sa vie. Ainsi l’homme grandira peu à peu dans la connaissance de lui-même et de l’univers dans lequel il vit. Peu à peu la croyance de la masse s’élèvera au-dessus de la fausse croyance en la nécessité du péché, de la maladie et de la souffrance, jusqu’à la Lumière de la Vérité. Quand ce temps viendra, la conscience populaire rendra la vie plus pénible à l’individu vivant sous l’emprise de la maladie qu’elle ne la rend pénible maintenant à celui qui vit dans la lumière de la Vérité.

Cette vérité grandira lorsqu’elle se sera détachée de toute croyance superstitieuse en un Dieu inaccessible. Dieu est aussi accessible que l’électricité qui est facilement abordable quand nous arrivons à elle par la Loi selon laquelle elle opère. Nous pouvons bien nous permettre d’oublier la conception quelque peu primitive de Dieu comme Potentat sur un trône, et voir en Lui l’Auteur bienveillant d’une abondance infinie de bien, l’Intelligence impersonnelle coulant à travers toute Son œuvre, un Dieu devenant personnel pour quiconque est capable de voir qu’Il est l’Intelligence qui habite en nous et qu’Il est la Lumière de la Vie. « Ceci est la Lumière véritable qui éclaire tout homme qui entre dans le monde. »

La santé est une chose simple, mais nous l’avons rendue compliquée et difficile. Avoir une bonne santé, c’est reconnaître que le corps de l’homme est une Présence vivante, tout comme l’est l’univers ; qu’il n’est pas nécessaire de faire des efforts et de lutter pour jouir de cette bonne santé, et que la perfection spirituelle est déjà présente, attendant que nous la reconnaissions.

Docteur Frederick Bailes sur le forum de Francesca  http://devantsoi.forumgratuit.org/

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