RELIGION ET GUÉRISON

A différentes époques et de différentes manières, l’humanité a reçu des religions propres à la faire progresser sur le sentier de l’évolution. Dans chacune d’elles, l’idéal était juste assez élevé pour éveiller les aspirations de la classe des êtres auxquels il était donné, mais pas au-delà de leur faculté de compréhension, car alors il ne les aurait pas séduits du tout. Par exemple, un primitif doit avoir un Dieu fort, qui tient l’épée flamboyante de la foudre dans sa main puissante. Il peut respecter un tel Dieu avec crainte, mais il méprisera un Dieu montrant de l’amour et de la compassion.

Pour cette raison, les religions se sont modifiées avec le développement de l’homme; l’idéal s’est lentement élevé jusqu’à atteindre le plus haut degré dans notre enseignement chrétien. La « fleur » de la religion est toujours donnée à la fleur de l’humanité. Dans l’avenir, une nouvelle race recevra part conséquent une nouvelle religion encore plus élevée. Il ne peut y avoir d’arrêt dans l’évolution, mais nous affirmons que les dirigeants invisibles donnent toujours à chaque nation l’enseignement le mieux adapté à sa condition. L’hindouisme aide nos plus jeunes frères de l’Orient, mais le christianisme est l’enseignement spécialement adapté aux peuples occidentaux.

Ainsi, nous voyons que la grande majorité de l’humanité est dirigée par la religion publiquement enseigné dans le pays natal, mais il y a toujours des pionniers plus précoces auxquels il est nécessaire de donner un enseignement plus élevé; il s’ensuit qu’une doctrine plus élevée leur est donnée par l’Ecole des Mystères appartenant à leur pays. Lorsque seulement quelques personnes sont prêtes à recevoir cet enseignement préparatoire, on les instruit personnellement, et lorsque leur nombre augmente, l’enseignement devient graduellement public.

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Tel est le cas dans le monde occidental actuel, et c’est la raison pour laquelle les Frères de la Rose-Croix ont confié à l’auteur la philosophie publiée dans notre littérature et ont encouragé la création du Rosicrucian Fellowship en vue de la diffusion de cet enseignement. Son but est d’amener des aspirants à une vie spirituelle en contact avec l’Instructeur lorsque, par le service ici-bas, dans ce monde physique, ils auront montré leur sincérité et suffisamment prouvé qu’ils utiliseront leurs pouvoirs spirituels pour le service dans le monde invisible après leur initiation.

Les enseignements supérieurs ne sont jamais monnayés. Dans les temps anciens, Pierre a reproché à Simon le sorcier d’avoir tenté d’acheté des pouvoirs spirituels en vue d’un gain matériel. Les Frères Aînés refusent également de recevoir ceux qui avilissent les sciences spirituelles en monnayant les consultations d’astrologie, de chiromancie ou de clairvoyance. The Rosicrucian Fellowship encourage l’étude de l’astrologie et de la chiromancie par ses membres; elle a édité des ouvrages sur l’astrologie dans des manuels donnant des instructions en un langage clair, au prix de l’impression du livre de sorte que chacun peut acquérir cette science au lieu de se faire duper par des professionnels qui ne sont souvent que des ignorants.

Au cours des quelques années où nous avons diffusé les enseignements rosicruciens, ils se sont répandus comme une traînée de poudre dans le monde. Ils ont trouvé un écho dans le coeur de toutes les classes, depuis le Cap de Bonne-Espérance jusqu’au Cercle arctique et au-delà. Nos adhérents se trouvent tout autant dans les organisations gouvernementales que dans les milieux les plus humbles; tous correspondent et sont en contact intime avec notre mouvement et travaillent à la diffusion de ces vérités profondes concernant la vie et l’être, qui les aident dans leurs problèmes.

En ce qui concerne notre activité de guérison, il est bien vrai que, comme il est écrit dans le Livre de Job, « la vie de l’homme est brève et sans cesse agitée ». Parmi toutes les vicissitudes de la vie, aucune ne nous affecte autant que la perte de la santé. En effet, nous pouvons perdre de l’argent, des amis, avec une certaine sérénité, mais quand la santé décline et que la mort menace, les plus forts chancellent. Alors conscients de notre faiblesse humaine, nous sommes, à ce moment-là, plus disposés qu’en toute autre période à nous tourner vers le divin pour en obtenir du secours, et c’est pourquoi les fonctions de guide spirituel sont toujours plus ou moins liées au pouvoir de guérison.

Parmi les primitifs, le prêtre assumait aussi les fonctions de guérisseur. Dans la Grèce antique, ceux qui avaient besoin d’être guéris avaient particulièrement recours à Esculape. L’Eglise elle-même a perpétué cet usage. Certains ordres catholiques ont eu, et ont toujours, depuis des siècles, pour mission de soulager la souffrance. Pendant les périodes d’épidémies, le « bon Père » visitait les malades en tant que représentant de « notre Père Céleste »; et les connaissances qui pouvaient lui faire défaut étaient remplacées par l’amour et la compassion qui l’animaient, et aussi par la foi du malade dans le saint office du prêtre, si toutefois c’était un véritable et saint prêtre. Les soins qu’il donnait à son patient ne commençaient pas auprès du lit de ce dernier et n’étaient pas terminés quand il était guéri. La gratitude du malade envers son médecin s’ajoutait à la vénération pour le guide spirituel et, en conséquence, le pouvoir du prêtre pour l’assister était fortement accru. Les liens noués entre eux étaient beaucoup plus forts que lorsque les offices de guide spirituel ne sont pas liés à ceux de conseiller médical.

On ne peut nier que la double fonction qui incombait à ces prêtres leur donnait un pouvoir des plus dangereux sur les gens et qu’ils abusaient parfois de ce pouvoir. Il est également certain que l’art médical a atteint un degré d’efficacité qui ne pouvait être réalisé qu’en se consacrant à cette tâche particulière. La sécurité que donnent les lois sanitaires, la destruction des insectes propagateurs de maladies, témoignent largement de la valeur des méthodes scientifiques modernes. Il semblerait donc que tout est pour le mieux et qu’il n’y ait plus besoin de faire d’autres efforts. Mais en réalité, jusqu’au jour où toute l’humanité jouira d’une santé parfaite, notre préoccupation doit être de lui donner les moyens de l’acquérir et de la conserver.

En plus de l’enseignement officiel de la médecine et de la chirurgie qui se fonde exclusivement sur des moyens physiques pour guérir les malades, d’autres systèmes sont nés qui se basent uniquement sur la guérison mentale. Ces organisations qui préconisent la « guérison par le mental », la « cure naturiste », etc., ont coutume de tenir des réunions et d’en publier les résultats dans les journaux avec les témoignages reconnaissants des partisans de ces systèmes divers qui ont bénéficié des traitement reçus. Si les médecins diplômés en faisaient autant, de semblables témoignages ne manqueraient certainement pas.

L’opinion de milliers de personnes a sans doute une grande valeur, mais elle ne prouve rien, car des milliers d’autres personnes peuvent avoir des vues différentes. Un seul homme peut avoir raison et le reste du monde avoir tort, témoin Galilée soutenant contre la croyance commune la rotation de la terre. Aujourd’hui, le monde entier a été converti à l’opinion pour laquelle l’illustre astronome a été persécuté comme hérétique. Notre point de vue est que l’homme est un être composite, et que la guérison d’un malade se fait en proportion des remèdes apportés sur les plans physique, moral et mental de son être. Nous affirmons également que des résultats peuvent être plus aisément obtenus lorsque les rayons planétaires sont propices à la guérison d’une maladie particulière ou à un traitement dont les remèdes sont préparés au préalable dans des conditions favorables.

Le médecin moderne sait que l’état du sang et, par conséquent, l’état du corps entier, se modifie en fonction de l’état du malade, et que plus il adjoint la suggestion à la thérapeutique, plus il a de succès. Peu de gens, peut-être, ajoutent foi au fait que notre état mental et notre condition physique sont influencés par les rayons planétaires qui changent selon le mouvement des corps célestes. Cependant, depuis que le principe de radio-activité a été établi, nous savons que chacun projette dans l’espace d’innombrables particules. La télégraphie sans fil nous a appris que des ondes éthériques voyagent rapidement et sûrement à travers l’espace et que, selon notre volonté, elles actionnent un récepteur. Nous savons aussi que les rayons du soleil nous affectent différemment le matin lorsqu’ils nous frappent horizontalement, qu’à midi, alors que ces rayons sont perpendiculaires. Si les rayons de la lumière venant du soleil qui se meut rapidement produisent des changements physiques et mentaux, les rayons persistants des planètes plus lentes ne peuvent-ils pas aussi avoir un effet? Si cela est, ils sont, dans la santé, des facteurs qui ne doivent pas être négligés par le guérisseur scientifique.

La maladie est une manifestation de l’ignorance, le seul péché; la guérison est une démonstration du savoir appliqué, le seul salut. Le Christ est la personnification du principe de Sagesse, et c’est dans la mesure où le Christ est formé en nous que nous acquérons la santé. Par conséquent, le guérisseur devrait être un mystique et s’efforcer d’inspirer à son malade des idéaux élevés qui lui apprendront, avec le temps, à se conformer aux lois divines qui gouvernent l’univers, pour atteindre à une santé permanente dans ses vies futures, aussi bien que maintenant.

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Cependant, la foi sans les oeuvres est morte (Jacques 2:26). Si nous continuons à vivre dans des conditions insalubres, la foi ne nous sauvera pas de la fièvre typhoïde. Si nous prenons des précautions et des remèdes appropriés, nous prouvons réellement notre foi par les oeuvres.

L’ordre des Rose-Croix s’efforce d’aider l’humanité à réaliser la santé du corps. Dans différents ouvrages, on peut lire que les membres de l’ordre faisaient le voeu de guérir gratuitement les malades. Cette affirmation est quelque peu déformée. Ce sont les frères lais qui font le voeu de secourir le mieux possible toux ceux qui en ont besoin, et gratuitement. Ce voeu inclut la guérison, bien entendu, dans le cas d’un Paracelse, par exemple, qui avait le don de guérir par la méthode combinée de remèdes physiques pris sous l’influence d’aspects astrologiques bénéfiques et, bien sûr, de conseils spirituels. D’autres, qui n’étaient pas qualifiés comme guérisseurs, ont porté leurs efforts dans d’autres directions, mais ils avaient tous un point commun: ils ne demandaient rien pour leurs services et travaillaient en secret, sans bruit ni réclame.

CHAPITRE 18 – du livre « ENSEIGNEMENTS D’UN INITIÉ » – TOME I de MAX HEINDEL

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