LA DIETETIQUE : FRUITS et LEGUMES

 

Sans être constitutifs de l’organisme, comme la viande, ou énergétique s, comme le sucre, les légumes sont néanmoins indispensables. Ils procurent tous les « infiniment petits » sans lesquels aucun rouage de la machine humaine ne pourrait fonctionner et dont l’absence peut causer d’innombrables maladies et déformations.

Peu protidiques et lipidiques, ils sont plutôt glucidiques, contiennent 10 % environ de sucre et jusqu’à 18 à 20 % d’amidon pour certains tubercules. Ils renferment, en outre, une forte teneur en eau et en cellulose. Celle-ci, constituant des déchets, est précieuse pour la bonne marche des intestins. Il serait fastidieux d’énumérer la richesse minérale et vitaminique de chaque légume. Dans l’ensemble, ils sont largement constitués de sels minéraux (calcium, phosphore et surtout potassium), d’oligo-éléments antianémiques (fer, cuivre), de vitamines C, et de vitamines B en moindre quantité. Ces dernières sont en plus grande quantité dans les légumes verts que dans les racines (carottes, navets, radis), les tubercules (pommes de terre, topinambours) ou les bulbes (oignons, ails).

La partie extérieure du légume, exposée au soleil, est toujours l’élément riche de la plante. Les vertus particulières des légumes expliquent le fait que certains d’entre eux aient été autrefois très employés comme remèdes, et la science a souvent confirmé l’empirisme des « recettes de bonne femme ».

CAROTTES

LA CAROTTE, légume précieux entre tous, c’est une source de glucides, de vitamines A –  B et C, de phosphore et de calcium, d’où son pouvoir reconstituant et ses effets sur la peau, les muqueuses et les dents. D’après le Pr Binet, la carotte a la propriété de rénover le sang en augmentant sa teneur en hémoglobine. Son action sur le foie et l’intestin est également bonne ; les bébés souffrant de diarrhées sont soignés au jus de carotte. Il est recommandé de consommer les carottes crues, râpées, avec de l’ail, du persil et du jus de citron (il est préférable d’éliminer la partie verte de la racine). Les fanes, finement hachées, sont excellentes quand on les mélange à la salade.

LE CHOU : Pour combattre la dysenterie, Hippocrate le prescrivait cuit avec du miel. Il est reconstituant et, grâce à sa vitamine K, agit sur la coagulation du sang. Cru, très finement haché ou cuit à l’étouffée, il est plus digeste.

LA POMME DE TERRE, elle, se range souvent parmi les féculents car elle est surtout composée de glucides. Beaucoup plus calorique que les légumes verts, elle a cependant avec eux des analogies : les vitamines et les sels minéraux. Elle est excellente cuite au four ou sous la cendre ; on peut alors en manger la peau.

LES AUTRES LEGUMES. La salade est très riche ; on lui attribue des vertus calmantes. Le cresson, le poireau, l’asperge sont diurétiques. L’épinard est une véritable mine de fer, de chaux et de magnésium. Trois légumes méritent une mention spéciale en raison de leurs propriétés diverses et de leur facilité d’emploi : l’oignon, préconisé pour la diurèse ; l’ail, pour ses vertus désinfectantes ; le persil, anti-infectieux et reconstituant (il contient beaucoup de fer et de vitamines C).

Il est simple d’enrichir les menus quotidiens de ces précieux compléments auxquels on peut adjoindre quelques fines herbes. Finement hachés, ils peuvent accompagner les viandes grillées, les salades, les légumes au beurre, par exemple. Attention, toutefois, un oignon coupé ne doit pas se garder plus de 48 h.

VOICI UNE RECETTE DEPURATIVE TRES SIMPLE : pour ceux qui aiment l’ail cru

Verser sur une poignée de persil finement haché, avec une gousse d’ail, un bol d’eau chaude ; saler légèrement et ajouter un peu de crème. Pris à jeun ou entre les repas, ce « consommé » de goût fort agréable, a des vertus dépuratives.

Pour purifier l’haleine après avoir mangé de l’ail et de l’oignons, il faut croquer au choix, un peu de pain sec, du persil, quelques grains de café ou se rincer la bouche avec de l’eau additionnée d’alcool de menthe. On enlève l’odeur d’ail ou d’oignon sur les mains en les rinçant aussitôt à l’eau froide (sans savonner). L’oignon épluché dans l’eau, empêche les larmes.

De nombreux légumes peuvent se consommer durant toute l’année, d’autres n’apparaissent qu’à certaines périodes. C’est en pleine saison qu’ils atteignent leur maximum de valeur nutritive et leur minimum de valeur marchande. Les légumes consommés crus conservent toutes leurs qualités, mais les estomacs et les intestins fragiles ne les supportent pas toujours. En tout cas, il faut les couper très finement et utiliser du jus de citron plutôt que du vinaigre pour les assaisonner. La crème et certains fromages blancs, très liquides et de goût acidulé, peuvent constituer un excellent assaisonnement. Il faut laver très soigneusement ses légumes plusieurs fois à l’eau courante ; le cresson en particulier doit être lavé longuement puis trempé 5 mn dans une eau vinaigrée ou permanganatée. En effet, il pousse dans une eau plus ou moins stagnante et peut être porteur d’un microbe très dangereux pour le foie. Une poignée de gros sel dans l’eau de lavage élimine les oeufs de vers ou d’insectes (si vous l’avez cueilli vous-même bien entendu).

Erreurs à éviter : Il ne faut pas jeter les feuilles extérieures des légumes verts car ce sont les parties les plus riches. Si elles sont dures, il est toujours possible de les inclure dans la soupe ou dans un plat de légumes. Les fanes de radis, par exemple, peuvent composer de très bons potages en les faisant revenir dans un peu d’huile, cuire ensuite avec des pommes de terre, puis passer au mixer. Ne pas laisser tremper les légumes trop longtemps car ils perdraient leurs vitamines hydrosolubles. Eviter de garder certains légumes cuits plus de 48 h, en particulier les artichauts et les pommes de terre qui risquent de s’oxyder. Ils doivent être jetés dès qu’ils prennent une teinte verdâtre.

FRUITS

LES FRUITS PULPEUX

Ils sont composés d’eau (80 à 90 %), de glucose (10 à 15 %) de cellulose, de sel minéraux, d’acides organiques, de tanins, de diatases, et surtout de vitamines. Ils ont une certaine valeur calorique (donc énergétique), mais  jouent surtout dans l’organisme un rôle identique à celui des légumes. Cette valeur énergétique s’accroît si on leurs ajoute un peu de sucre (compote, confiture) et plus encore s’ils sont secs ou confits ; elles augmentent alors dans une proportion de 6-7 fois mais certaine s vitamines (A – B et C) disparaissent en totalité ou en partie. Leur teneur en sels minéraux est importante : potassium (50%), calcium, magnésium, soufre, phosphore, fer manganèse, cuivre, etc. Ils sont surtout riches en vitamine A, C, B1, B2, P et PP. les propriétés thérapeutiques des fruits sont nombreuses. Certains sont laxatifs (prune, melon, pêche, groseille), d’autres produisent l’effet contraire grâce à leurs qualités astringentes (coing). Nombreux sont les fruits diurétiques : cerises, groseille, pêche, fraise, etc. Les raisins, les framboises et les agrumes sont reminéralisants. Ces derniers ont également des vertus apéritives.

LA POMME – Etymologiquement, son nom vient du latin pomum : le fruit. Elle reste « le fruit » par excellence. Outre de l’eau, du sucre, des substances protéiques, de la pectine et de l’acide malique, sa pulpe, particulièrement riche en potassium (120 mg pour 100 g) ; contient, à parts égales, du magnésium et du calcium (6 mg), des vitamines (B – C  et E), et d’autres oligo-éléments. Dans sa peau, se trouvent le tanin et les diastases, d’où l’intérêt de consommer la pomme en entier. Contrairement aux autres fruits, qi sont soit laxatifs, soit astringents, elle peut être l’un ou l’autre suivant qu’on la mange un peu verte ou très mûre, râpée avec un peu de sucre. Elle est également diurétique. Très souvent conseillée pour toutes sortes de maladies, on ne lui connaît pratiquement pas de contre-indications car elle est de digestion facile (à condition de la choisir mure et de bien la mâcher). Ses espèces sont nombreuses et produites à des saisons différentes, ce qui permet de la consommer tout l’année. Il est préférable de la manger crue mais à défaut on peut la prendre en jus, en compote, au four, en confiture, en gelée, en pâte de fruit, en tarte, etc..

Vous pouvez reproduire librement cet article et le retransmettre, A la condition que vous  Respectiez le lien de l’auteur  Francesca : https://medecinehistorique.wordpress.com/

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