Louis PASTEUR et le vaccin rabique

Louis Pasteur est né en 1822 dans la maison familiale de Dole, troisième enfant de Jean-Joseph Pasteur et de Jeanne-Étienne Roqui. Il est baptisé dans la Collégiale Notre-Dame de Dole le 15 janvier 1823. Son père, après avoir été sergent dans l’armée napoléonienne, reprit la profession familiale de tanneur. En 1827 la famille quitte Dole pour Marnoz lieu de la maison familiale des Roqui, pour finalement s’installer en 1830 à Arbois (maison de Louis Pasteur à Arbois), localité plus propice à l’activité de tannage. Le jeune Pasteur suit à Arbois les cours d’enseignement mutuel puis entre au collège de la ville. C’est à cette époque qu’il se fait connaître pour ses talents de peintre ; il a d’ailleurs fait de nombreux portraits de membres de sa famille et des habitants de la petite ville.

PASTEURÀ l’École normale, Pasteur étudie la chimie et la physique, ainsi que la cristallographie. Il devient agrégé-préparateur de chimie, dans le laboratoire d’Antoine-Jérôme Balard, et soutient en 1847 à la faculté des sciences de Paris ses thèses pour le doctorat en sciences. Ses travaux sur la chiralité moléculaire lui vaudront la médaille Rumford en 1856.

Il est professeur à Dijon puis à Strasbourg de 1848 à 1853. Le 19 janvier 1849, il est nommé professeur suppléant à la faculté des sciences de Strasbourg ; il occupe également la suppléance de la chaire de chimie à l’école de pharmacie de cette même ville, du 4 juin 1849 au 17 janvier 1851. Marie Laurent, fille du recteur de l’université, épousée en 1849, sera pour le reste de sa vie une collaboratrice efficace et attentionnée, prenant des notes ou rédigeant des lettres sous sa dictée.

En 1853 il est fait chevalier de la légion d’honneur.  En février 1854, pour avoir le temps de mener à bien des travaux qui puissent lui valoir le titre de correspondant de l’Institut, il se fait octroyer un congé rémunéré de trois mois à l’aide d’un certificat médical de complaisance. Il fait prolonger le congé jusqu’au 1er août, date du début des examens. « Je dis au Ministre que j’irai faire les examens, afin de ne pas augmenter les embarras du service. C’est aussi pour ne pas laisser à un autre une somme de 6 ou 700 francs. »

Il est ensuite en 1854 nommé professeur de chimie et doyen de la faculté des sciences de Lille nouvellement créée. C’est à cette occasion qu’il prononce la phrase souvent citée : « Dans les champs de l’observation, le hasard ne favorise que les esprits préparés ». Pasteur, qui s’intéressait à la fermentation depuis 1849, est stimulé dans ces travaux par les demandes des brasseurs lillois concernant la conservation de la bière. Après Frédéric Kuhlmann et Charles Delezenne, Pasteur est ainsi un des premiers en France à établir des relations fructueuses entre l’enseignement supérieur et l’industrie chimique. Les travaux qu’il réalise à Lille entre 1854 et 1857 conduisent à la présentation de son Mémoire sur la fermentation appelée lactique dans le cadre de la Société des sciences, de l’agriculture et des arts de Lille le 8 août 1857.

PASTEUR 1857En 1857, il est nommé administrateur chargé de la direction des études à l’École normale supérieure. De 1861 à 1862, Pasteur publie ses travaux réfutant la théorie de la génération spontanée. L’Académie des sciences lui décerne le prix Jecker pour ses recherches sur les fermentations. En 1862, il est élu à l’Académie des sciences, dans la section de minéralogie, en remplacement de Henri Hureau de Senarmont.

Il étudie sur les maladies du vin, à savoir la pasteurisation, en 1863, sur la fabrication du vinaigre.

En 1883, Pasteur étendit avec succès sa méthode vaccinale à l’érysipèle du porc. Il restait à en faire l’application à une maladie humaine et, pour cette suprême épreuve, Pasteur fit choix de la rage qu’il avait commencé à étudier en 1880. Prendre cette décision, c’était se préparer de nombreuses difficultés. On ignorait tout, en effet, de l’agent de la rage et il était impossible de servir, comme dans les expériences précédentes, de cultures atténuées. D’autre part, tous les individus mordus ne contractaient pas la rage et les contradicteurs de mauvaise foi pouvaient prétendre que, même sans la vaccination, ils seraient restés indemnes. Par contre le choix de la rage comportait un grand avantage. En médecine humaine il est très difficile de savoir si un sujet est réellement immunisé puisqu’il est impossible de lui inoculer ensuite la maladie, comme on le fait chez l’animal pour voir ce qui se passera. Il faut un très grand nombre de cas et de très nombreuses années pour savoir, par la méthode statistique, ce que vaut une thérapeutique uniquement préventive. De tels délais à un moment où i fallait imposer à l’opinion une méthode entièrement nouvelle, étaient évidemment intolérables.

La vaccination anti-rabique offrait ceci de particulier qu’elle n’était pas purement préventive puisqu’elle s’adressait à des sujets déjà mordus et par conséquent sous la puissance du virus. On pouvait même se demander si une vaccination était possible, car l’opinion générale était qu’un vaccin devait se montrer inefficace contre une maladie contractée. Mais la rage présente, à ce point de vue, une particularité à peu près unique, c’est la longueur de son incubation qui est en moyenne de trente à quarante jours ; on pouvait donc penser que, dans les premiers jours de cette incubation, il était encore possible, par la vaccination, de modifier l’organisme assez profondément pour arrêter le développement du virus, et si paradoxal que cela pût paraître, on pourrait ainsi vacciner préventivement contre une affection déjà contractée et qu’on savait mortelle dans un très grand nombre de cas…. Pasteur passa quelques années à créer ses techniques et à les expérimenter sur l’animal. Il employait comme matière vaccinale des moelles de lapins à qui on avait inoculé la rage et il atténuait la virulence de ces moelles par un séjour prolongé dans un air sec et stérile ; il arrivait ainsi, après plusieurs injections à rendre des chiens réfractaires à la rage.

En octobre 1887, Pasteur eut une nouvelle attaque qui marqua la fin de son activité créatrice. Mais jusqu’à sa mort, survenue le 28 septembre 1895, il resta le témoin lucide des recherches qui allaient aboutir à créer une nouvelle thérapeutique, la sérothérapie. Pour guéri rune maladie déjà déclarée, le sérum d’animaux préalablement immunisés contre le microbe de cette maladie. Dans la vaccination c’est l’organisme du vacciné lui-même qui fabrique les anticorps. Dans la sérothérapie, l’organisme du patient est inactif ; il utilise simplement les anticorps d’un animal immunisé.

vaccination

La vaccination antirabique et la sérothérapie antidiphtérique marquent le début d’un mouvement de recherches auxquelles on doit de nouvelles et bien belles réalisations.

SOURCE / https://medecinehistorique.wordpress.com/

 

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