Quand la Thyroïde va, tout va

On estime à environ 200 millions le nombre de personnes touchées par des troubles de la thyroïde dans le monde. Ces maladies, qui affectent beaucoup plus de femmes que d’hommes, augmentent avec l’âge. Qu’il s’agisse d‘hypothyroïdie (thyroïde paresseuse) ou d’hyperthyroïdie (elle s’emballe) tout l’organisme en est affecté. Cette petite glande est le véritable chef d’orchestre de notre fonctionnement métabolique. Elle contrôle aussi bien notre silhouette que notre bien-être global et notre vitalité. Autant dire que toute notre vie quotidienne est touchée par ses caprices : notre sommeil, notre poids, nos humeurs, notre transit, notre rythme cardiaque, notre tenus physique et intellectuel….

THYROIDE

Certains désordres mineurs ne justifient pas un traitement au long cours, mais dans l’immense majorité des cas, les troubles thyroïdiens sont soignés par voie médicamenteuse. Dans les situations extrêmes, lorsqu’il est nécessaire de procéder à une ablation de cette glande, ce sont encore les médicaments qui prennent le relais. Les posologies, de plus en plus fiables, permettent d’adapter les protocoles avec une précision grandissante. Pourtant, cela ne suffit pas toujours pour assurer un mieux être stable, au jour le jour. Aucune médication ne peut rivaliser avec la finesse des sécrétions hormonales endogènes. C’est là que l’hygiène de vie prend toute son importance : en surveillant notre alimentation, en améliorant notre gestion du stress, en évitant certaines sources de pollution… nous pouvons optimiser notre fonctionnement thyroïdien.

L’alimentation joue un rôle particulièrement important dans l’accompagnement des troubles thyroïdiens. D’abord, cette petite glande a besoin d‘iode pour fonctionner. or, cet aligo-élément nous est apporté uniquement par l’alimentation. Même si les véritables carences en iode sont de plus en plus rares dans les pays occidentaux, le simple fait d’optimiser les apports iodés constitue une aide pour les personnes sujettes à l’hypothyroïdie. Ensuite, les hormones thyroïdiennes influencent directement le métabolisme des macronutriments qui composent les aliments (glucides, protides et lipides). Les déséquilibres finissent ainsi par avoir un impact sur le taux de sucre et de cholestérol sanguin, ainsi que sur le renouvellement de la masse musculaire. Une alimentation adaptée permet de diminuer ces effets collatéraux.

Enfin, un grand nombre de symptômes liés aux troubles thyroïdiens sont sensibles à l‘équilibre alimentaire. La constipation, par exemple, peut facilement être atténuée par un régime riche en fibres, alors que la nervosité et la déprime peuvent être améliorées par un apport régulier en acides gras essentiels de bonne qualité (oméga 3 et 6). Quant aux variations pondérales, une surveillance alimentaire modérée permet de les enrayer.

Ainsi, si l’alimentation ne constitue pas un traitement direct des troubles thyroïdiens, elle représente une aide précieuse pour réguler le fonctionnement métabolique, éviter certains symptômes désagréables et assurer un mieux-être global permanent. Le contrôle des apports glycémiques est particulièrement important. C’est justement la base des régimes IG (Index Glycémique) : privilégier les aliments ayant un index glycémique bas et les associer de manière à ce que les repas respectent au maximum le métabolisme ; à cela ajouter une consommation d’aliments riches en iode.

De cette façon, vous maintiendrez votre poids, vous protégerez votre cœur et vos système cardio-vasculaire ; vous optimiserez votre tonus physique et intellectuel, vous équilibrerez votre transit… Et surtout, vous donnerez à votre thyroïde tout ce dont elle a besoin pour fonctionner de manière optimale que vous soyez ou non sous traitement. Certes, cela vous demandera quelques efforts mais cela n’a rien de triste ni de frustrant, c’est simplement une nouvelle manière de choisir ses aliments, de privilégier les bons modes de cuisson et d’équilibrer les repas.

THYROIDE

Même si la thyroïde est une petite glande qui pourrait passer inaperçue si elle ne jouait un rôle central dans notre équilibre physique, mental et émotionnel. Mais ses fables dimensions (4 cm de hauteur et 2 cm de largeur, pour un volume de 10 à 15 cm3 et un poids d’environ 20 gr) font d’elle un élément discret de notre dispositif métabolique.

Son nom est issu du terme grec thuroeidés qui signifie « bouclier ». De fait, elle est située à la base du cou, juste sous la peau, en avant de deux conduits essentiels : la trachée qui conduit l’air jusque dans les poumons, et l’œsophage par lequel transitent les aliments entre la cavité buccale et l’estomac. Ses découvreurs l’ont ainsi nommée car elle leur apparaissait comme un bouclier protecteur.

Sa forme ressemble vaguement à celle d’un papillon déployant ses ailes. Elle est constituée de deux lobes étalés, reliés par un corps central. Celui-ci est surmonté d’une partie plus charnue, la pyramide de Lalouette. La thyroïde est accrochée à un cartilage, invisible chez la femme mais souvent perceptible chez l’homme : la pomme d’Adam, qui monte et descend lorsqu’on avale. Sur sa partie arrière sont insérées quatre petites glandes dites parathyroïdes, qui participent à la régulation du taux de calcium sanguin. Cette face est également parcourue par une série de nerfs (les nerfs récurrents) qui assurent la mobilité des cordes vocales.

La thyroïde n’est ni un bouclier anatomique, ni un fragile papillon. C’est une glande endocrine, essentielle à notre équilibre et à notre santé, plus sensible à nos conditions de vie (alimentation, pollutions, tabac…) qu’à d’éventuels chocs extérieurs.

La plupart de nos organes sont, de près ou de loin, concernés par le fonctionnement thyroïdien. Dans la mesure où les hormones thyroïdiennes stimulent le fonctionnement cardiaque et augmentent la pression artérielle, elles favorisent une bonne circulation sanguine et, par là même, une bonne alimentation des cellules puisque c’est le sang qui leur apporte l’oxygène et les nutriments dont elles ont besoin. S’ajoute à cela une action directe sur certains tissus. La peau par exemple, a tendance à s’épaissir et à pâlir lorsque la thyroïde fonctionne au ralenti. Les hormones thyroïdiennes sont indispensables à la solidité du squelette car elles favorisent le renouvellement du tissu osseux. Le cerveau et le système nerveux sont, eux aussi, directement affectés par les dérèglements thyroïdiens.

Dès la vie intra-utérine … Les hormones thyroïdiennes jouent un rôle majeur dans le développement du fœtus. Elles sont indispensables à sa croissance, et surtout à la formation de son système nerveux et de son cerveau. Les carences thyroïdiennes fœtales, heureusement très rares dans les pays développés sont responsables de retards importants sur le plan physique et mental.

THYROIDE

10 REGLES DE BASE D’UNE BONNE THYROIDE

  1. Pas de grignotage. C’est un ennemi de base de l’équilibre alimentaire, que l’on ait ou pas des problèmes de thyroïde. Lorsqu’on grignote on n’ a pas conscience des quantités que l’on avale, ni de la qualité des aliments. En plus, ces prises alimentaires anarchiques contribuent à déséquilibrer le métabolisme. Organisez vos repas, et si vous avez l’habitude de grignoter à une heure précise de la journée, préparez-vous une petite collation équilibrée (un fruit, un yaourt et une tranche de pain complet…) que vous dégusterez tranquillement, comme un vrai repas.
  1. Construisez vos repas. Lorsque vous mangez, les Indices Glycémiques des aliments ont tendance à s’équilibrer. si vous mangez une portion de riz blanc basmati avec des légumes verts et un filet de poisson, l’ensemble de votre assiette aura un indice bas malgré la céréale raffinée. Les aliments ayant un indice supérieur à 50 doivent toujours être accompagnés d’aliments ayant des indices glycémiques faible. Ainsi, après votre assiette de riz, poisson et légumes verts contentez-vous d’un yaourt ou d’un bol de fruits rouges. Réservez la banane ou le flan au chocolat pour un repas dont l’indice global est très bas (blanc de poulet, légumes verts et crudités par exemple).
  1. Evitez les aliments industriels. C’est un moyen très simple d’éliminer quantité de sucres cachés qui sont ajoutés pour des raisons de sapidité et de conservation. En plus, vous évincerez d’office les bonbons, sucreries, viennoiseries qui cumulent les désavantages. Plus vous cuisinez des aliments natures, mieux vous pouvez maîtriser le contenu de votre assiette.
  1. Préférez les surgelés aux conserves. A condition de choisir des aliments non cuisinés. On trouve aujourd’hui toutes sortes de fruits et de légumes non assaisonnés, congelés crus ou juste précuits, ainsi que des poissons, crustacés, viandes … Ils font gagner un temps fouet constituent une excellente alternative aux petits légumes et fruits que vous pouvez aller acheter au marché le week-end. Lorsque vous consommez des conserves, choisissez alors « au naturel »
  1. Intégrez au moins deux légumes par repas. Si possible un cru et un cuit. Ils constitueront la plus grosse part de votre assiette, la protéine et/ou la céréale prenant la seconde place. C’est excellent pour la thyroïde, mais aussi pour le transit.
  1. Préférez les produits de la mer. Non seulement ils ont un Indice Glycémique nul, mais ils fournissent quantité d’iode et de sélénium. En plus ils apportent à l’organisme d’excellents acides gras (oméga 3 et 6) qui contribuent à la santé du système cardio-vasculaire, ce qui n’est pas le cas pour la plupart des viandes. Un « Plus » non négligeable quand on souffre de problèmes thyroïdiens, tout particulièrement d’hypothyroïdie qui expose à une augmentation du cholestérol sanguin. Lorsque vous achetez de la viande, choisissez la peu grasse car la dioxine dont on connaît l’effet perturbateur sur la thyroïde, se stock surtout dans les lipides.
  1. Cuisinez à l’huile. Côté Indice glycémique, les huiles, le beurre et la crème sont équivalents. Mais sur le plan nutritionnel, c’est différent. Seules les huiles végétales fournissent des acides gras essentiels qui permettent aux parois neuronales de conserver leur perméabilité. C’est une manière simple de se protéger contre la déprime et l’anxiété générées par les dysfonctionnements thyroïdiens. Les huiles végétales ont aussi une action bénéfique sur le système cardio-vasculaire. Utilisez de l’huile d’olive ou de colza pour la cuisson et ajoutez un filet d’huile crue dans votre plan au moment de servir. Sésame, noix, noisette, argan, carthame … toutes ces huiles ont des saveurs délicieuses et différentes. elles supportent mal la cuisson, mais elles réveillent agréablement les papilles en assaisonnement.
  1. Privilégiez les cuissons douces. les cuissons violentes endommagent certains nutriments. Pour vous simplifier la vie optez pour les cuissons douces : vapeur, four pas plus de 160°, cuisson à l’étouffée … Attention cependant : la cuisson tend à rendre les glucides plus rapidement assimilables. Des pâtes très cuites ont un indice glycémique plus élevé que les mêmes préparées al dente. Des carottes croquantes ont in Indice plus bas que les mêmes, bien fondantes. De la même manière, un légume réduit en purée aura un indice plus élevé que le même consommé en morceaux. Pensez-y lorsque vous préparez certains légumes : purée de courgettes, oui ; purée de carottes, non.
  1. Réhabilitez les potages. C’est un moyen très simple de cuisiner les légumes. Vous pouvez varier les saveurs en ajoutant épices et herbes aromatiques. Vous pouvez aussi créer des mélanges inattendus. Evitez seulement d’y ajouter des pommes de terre sui font grimper l’indice glycémique des potages. Remplacez-les par des courgettes, qui donnent du velouté et de la consistance au plat pour un apport calorique négligeable et avec un indice très bas (15).
  1. Buvez de l’eau. Plate ou gazeuse, c’est la seule boisson dont votre corps a vraiment besoin. Evitez les sodas et les jus de fruits industriels, surtout en dehors des repas. N’oubliez pas qu’alors, l’indice glycémique élevé n’est pas modulé par les indices bas des autres aliments. Pensez aussi au thé et aux tisanes. Côté alcool, mieux vaut boire peu et choisir des produits de qualité, comme le bon vin rouge ou le champagne. Mais pas plus de deux verres par jour et si possible pas tous les jours.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s