L’HOMÉOPATHIE: UNE PLACE DE CHOIX DANS LA PHARMACIE FAMILIALE

 

Combinant les avantages d’une médecine prenant en compte la personne dans sa globalité, à la fois curative, préventive et de terrain, l’homéopathie convient particulièrement bien aux enfants qui rechignent rarement à prendre les petits granules blancs au goût légèrement sucré. Sans contre-indication ni effet secondaire, peu onéreux comparés à bon nombre de médicaments allopathiques, faciles à transporter et à utiliser, les remèdes homéopathiques ont toute leur place dans la pharmacie familiale.

homéothérapie

A la différence de l’allopathie, qui utilise l’énergie contraire à une maladie pour la soigner, l’homéopathie est le traitement par les semblables. Son nom vient du grec hómoios, « similaire », et páthos, « souffrance » ou « maladie ». Les remèdes homéopathiques sont préparés à partir d’un produit de base, la souche, qui est ensuite diluée et dynamisée. La dilution la plus courante est la centésimale hahnemannienne, dont on retrouve la mention sur les remèdes homéopathiques sous les initiales CH, du nom de Samuel Hahnemann, médecin allemand qui a développé le principe de la similitude.

Plus le chiffre qui précède la mention « CH » est grand, plus la dilution est haute, plus il est petit, plus elle basse. Les centésimales couramment employées vont de 4 CH à 30 CH. Les dilutions basses sont plutôt employées pour les symptômes physiques et les dilutions hautes pour les symptômes émotionnels ou psychologiques. La dynamisation, autre étape indispensable à la fabrication des remèdes homéopathiques, consiste à secouer fortement le produit entre chaque étape de fabrication des dilutions. Selon la loi de la similitude, sur laquelle repose l’approche homéopathique, si l’on absorbe une substance non diluée et qu’elle provoque des symptômes, les troubles seront guéris par la même substance, donnée en très petite quantité, après dilution et dynamisation.

Françoise Berthoud, pédiatre homéopathe, donne dans son dernier livre deux exemples d’application de cette loi de la similitude : « L’Arnica, […], une fleur de nos montagnes, provoque, si on la consomme sous forme de fleur, des douleurs musculaires et des hématomes, alors qu’en dilution, elle guérit ces douleurs et prévient les hémorragies. Le granule d’Apis imprégné de venin d’abeille dilué soulage immédiatement la douleur et l’enflure de la piqûre d’abeille.  » Une médecine de terrain Outre le fait qu’elle repose sur le principe des semblables, il est important de souligner que l’homéopathie est une médecine de terrain, qui prend en compte la personne dans sa globalité, l’ensemble des signes qui la caractérisent, c’est-à-dire autant ce qu’elle est que ce qu’elle a, et pas seulement la maladie elle-même ou ses symptômes.

Homéo chez francesca

C’est pourquoi une même pathologie peut donner lieu à plusieurs traitements différents selon la personne, chacun étant adapté au profil du patient. La consultation chez un homéopathe s’avère donc indispensable avant de se lancer dans l’automédication et l’homéopathie familiale. Elle permet à l’homéopathe de cerner le patient et, dans le cas d’un enfant, de guider ses parents dans leurs observations.

Le diagnostic et le choix du traitement passent de ce fait par des questions telles que :

  • Depuis quand/à la suite de quel événement l’enfant est-il souffrant ?
  • Quels sont les attitudes, comportements qui le caractérisent ?
  • Quels sont ses goûts et ses aversions ?

Qu’aime-t-il manger ? A-t-il une couleur préférée ? Des lieux qu’il affectionne particulièrement ou au contraire qu’il déteste ?

  • De quoi a-t-il peur ?
  • Quels sont ses symptômes habituels (par exemple, toux en hiver) ? Souffre-t-il d’affections chroniques ou récurrentes (eczéma, allergies, etc.) ?

Pierre Popowski, pédiatre homéopathe, compare cet interrogatoire à un portrait : « Pour composer ce portrait, je retiendrai ce qu’il y a de plus original chez l’enfant, jusqu’à ce que le tableau soit cohérent. Le médicament qui correspond à ce portrait va rétablir le fonctionnement harmonieux de son énergie vitale, et par là même soulager ses troubles et le guérir.(3 )» Les parents, en apprenant à observer leur enfant et en tenant compte du contexte dans lequel se sont développés les symptômes, pourront, au bout de quelque temps, se constituer une réserve de base de remèdes homéopathiques qu’ils pourront utiliser pour le traitement des affections les plus courantes. Drainage, traitements de fond et pathologies courantes Le drainage consiste à stimuler, à l’aide d’un ou plusieurs remèdes homéopathiques, un ou des organes chargés d’éliminer les toxines produites par l’organisme ou provenant de l’extérieur.

Pour les enfants, le drainage vaccinal peut être proposé à la suite d’un vaccin afin de nettoyer les blocages éventuels et effets secondaires dus au vaccin. Le drainage microbien et médicamenteux sera quant à lui prescrit pour aider l’enfant à débarrasser son organisme à la fois des microbes contractés et des éventuels médicaments pris pour traiter telle ou telle affection. Le drainage des toxines peut aussi se faire de manière préventive, pour éviter les rechutes. Enfin, le drainage de certaines pollutions environnementales peut s’avérer utile lorsqu’une ou des sources de pollution auxquelles aurait été exposé l’enfant sont suspectées ou identifiées (métaux lourds, dérivés fluorés, etc.)

Certaines pathologies chroniques ou à répétition peuvent se résorber ou être améliorées par un traitement de fond. Celui-ci a pour objectif de restaurer et de maintenir la santé par un rééquilibrage de l’énergie vitale. Troubles de la sphère ORL (dont les causes et les origines peuvent être très variées), notamment angines, rhumes et rhino-pharyngites, otites, verrues, petites blessures et contusions, allergies (qu’il s’agisse d’eczéma, d’allergies alimentaires ou saisonnières), troubles digestifs et troubles du comportement, pour ne citer que ceux-là, trouveront des réponses adéquates dans le traitement par l’homéopathie.

Homéo chez les petits

Chez les tout-petits, l’homéopathie peut aussi s’avérer utile dans le traitement de l’ictère, des coliques, de l’érythème fessier, des poussées dentaires mais aussi des maladies infantiles comme la rougeole, la roséole, la varicelle et les oreillons, sans oublier son aide précieuse en cas de difficultés rencontrées lors de l’allaitement.

Pharmacie homéopathique familiale de base

 Les remèdes suivants ne sont donnés qu’à titre indicatif. Ils sont suffisamment généraux pour faire partie de la pharmacie familiale et être utilisés en cas de besoin mais ne dispensent nullement d’une consultation chez un homéopathe afin de dresser avec lui le portrait de l’enfant et de cerner le paysage dans lequel il évolue, autant d’indications qui aideront les parents à trouver le bon remède et à acquérir une certaine autonomie dans le traitement des maladies de leur enfant.

Aconitum Napellus : à la suite d’un grand stress, quelle qu’en soit l’origine (refroidissement brutal, peur, vaccin, etc.).

Apis Meliflica : piqûres d’insecte, coups de soleil, brûlures légères.

Arnica : pour tous types de traumatismes (coups, bleus, bosses, crampes, courbatures, intervention chirurgicale, etc.).

Belladonna : fièvre, inflammations, coup de chaleur.

Chamomilla : poussées dentaires, coliques.

Cocculus Indicus : mal des transports.

Ignatia Amara : trac, hyperémotivité, tristesse, chagrin, manifestations psychosomatiques.

Ipeca : nausées, vomissements.

Mercurius Solubilis : angines, rhinopharyngites.

Podophyllum : diarrhée.

Pyrogenium : maladies infectieuses.

En guise de conclusion, citons ces quelques mots de Françoise Berthoud  : « L’homéopathie familiale agit sur les symptômes et nous amène à une réflexion sur l’opportunité de respecter ces symptômes, la fièvre en particulier qui est un effort du système immunitaire pour combattre la maladie. L’expérience aidant et la confiance dans les capacités de l’enfant à se défendre de manière naturelle grandissant, les parents utiliseront de moins en moins de granules, en se basant davantage sur le bien-être de l’enfant que sur le thermomètre ! »

RESSOURCES : / 1 -Soignez votre enfant par l’homéopathie, Éditions Jouvence (2014).

/ 2 – Ibid., p. 23.

/ 3 – Soigner son enfant avec l’homéopathie, Éditions du Rocher (2013), p. 13.

/ 4 – Op. cit., p. 7. / 5 À ce sujet, voir également l’article « Ne rien faire, laisser faire ? Les capacités de guérison des enfants » p. 24-25.

 

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