ALIMENTATION : Médecine du 3ème millénaire

La médecine du 3ème millénaire je ne sais pas, mais ce que je sais c’est que la médecine la plus ancienne, celle d’Hippocrate, le père la médecine qui disait aux malades « que l’aliment soit ton seul remède » et qui demandait aux médecins de le guérir sans nuire, est celle qui me semble être la plus juste.

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Pour moi le péché originel c’est la cuisson des aliments puisqu’à partir du moment où l’homme les a cuits, il a détruit leur énergie.

Cette énergie qu’il a dû remplacer en tuant les animaux pour avoir la leur.
Etant donné que nous n’avons pas le système digestif des carnivores, nous n’avons pas pu éliminer l’acide urique produit par toute digestion carnée, et à partir de là, nous sommes devenus colériques, violents, et avons créé toutes nos maladies douloureuses. En même temps, nous avons remplacé les fruits des arbres de notre bonne vieille terre – sucres rapides – par les sucres lents. Ces derniers ne pouvant être totalement et complètement digérés par le foie, nous ont laissé des viscosités et des mucosités qui, en envahissant la lymphe, ont été à l’origine de toutes nos peurs, timidité et de nos maladies pénibles, gênantes et non douloureuses.

C’est ainsi qu’avec ces deux éléments empoisonnés, acide urique et viscosités, nous avons créé toutes nos maladies, nos conflits et toutes les guerres du monde.

  • Vous préconisez donc un retour à une alimentation crue, vivante…

Bien sûr ! Posez-vous la question : si vous êtes dans la nature sans outil, sans arme, sans briquet, allez-vous attraper un lapin et mordre dedans ?
Non ! Vous allez cueillir !
L’homme était cueilleur, ensuite il est devenu cueilleur chasseur, pourquoi ? En France les seigneurs dominaient, ils mangeaient viande et alcool, et le peuple exploitable à merci était nourri de bouillies de farines et de légumes et ces colles en faisaient des êtres corvéables. De plus, quand on a beaucoup de céréales on a besoin d’excitant, avec le riz il faut le thé, avec les pâtes il faut le café, avec les frites il faut la bière… c’est un cercle vicieux.

On ne peut pas faire de la vie avec le cadavre, sauf si l’on est charognard ou carnivore. Les gorilles et les chimpanzés ont le même système digestif que nous. Ils ne se nourrissent que de cueillette.

  • En quoi cette façon de s’alimenter va-t-elle changer notre façon de penser ?

Pour penser, pour aimer, il faut des cellules.
Notre corps est composé de milliards de cellules qui ont toutes un appareil digestif, un appareil reproducteur et un cerveau.
Lorsque l’on regarde les cellules cérébrales on voit qu’elles ont des antennes. Ces antennes captent tout ce qui est émis sur la longueur d’onde qu’elles peuvent atteindre. Seulement, plus les cellules sont asphyxiées, carencées, empoisonnées, moins elles captent ces fréquences élevées.

Alors il est certain qu’en fonction de cela, pour penser, pour capter et pour être heureux il faut que nos cellules soient correctement oxygénées, correctement nourries et qu’elles baignent dans un milieu au moins propre à défaut d’être pur. 
A partir de là on reçoit, on est informé par l’intelligence universelle.

On sait ce que l’on a à faire, et on est heureux de le faire !
Moi je n’ai jamais travaillé, car j’ai toujours fait ce que j’aimais !
Et ça devrait être le cas pour tout le monde, à condition d’être relié, et l’alimentation en est la base. Les animaux sauvages qui ont toujours mangé ce qui leur était destiné, sont toujours restés reliés. Nous avons remplacé cette guidance cosmique, universelle par l’intellect. Or l’intellect il faut le mettre au service de cette guidance et non pas l’inverse.

  • Votre façon de manger est aussi votre façon de vivre votre spiritualité…

Absolument ! La spiritualité c’est d’être relié à l’intelligence universelle, comme les animaux sauvages le sont.
Pour moi la spiritualité c’est tout simple, c’est un état naturel, c’est vivre comme la nature a prévu que l’on vive !
Si on ne donnait que de l’herbe et du foin aux vaches, ces pauvres bêtes n’auraient jamais été malades !

  • Quel conseil donner à quelqu’un qui souhaite retrouver son alimentation originelle ?

Je ne donne pas de conseils car chacun fait ce qu’il peut… il est certain que devant un aliment végétal et cru, le corps sait exactement ce dont il a besoin.
On n’aime pas par hasard n’importe quel fruit, on l’aime par besoin.
En revanche devant un aliment transformé et cuisiné, on aime exactement ce qui nous détruit.

C’est une loi de base. Avec ça chacun fait ce qu’il peut, mais je conseillerais de commencer par le matin : mangez des fruits, ceux que vous aimez le plus.
Vous serez étonné de voir qu’après les fruits, vous avez de l’énergie et vous êtes rassasié.

Le café du matin, avouez que c’est quand même curieux d’avoir besoin d’un coup de booste après une nuit de repos ! Le café est un excitant qui va épuiser le corps et conduire à la dépression. Tous les suicidaires sont de grands consommateurs de café et les meurtriers des consommateurs d’alcool.

  • Quel changement apporter aux centres de soins, les hôpitaux… ?

Il y a beaucoup à faire ! Pour aller dans le sens du concret, nous sommes en train de créer une école de pratique de santé au Maroc avec un médecin suisse et d’autres médecins. Ce médecin suisse a acheté il y a sept ans 23 hectares de désert.
Il a mis en eau, a planté 2000 arbres fruitiers. Il est en train de construire pour que chacun puisse aller apprendre la santé. Ce sera ouvert à tous, il y aura aussi une école pour les professionnels, non pas de médecine, non pas de naturopathie mais de santé.
Car lorsque l’on refait la santé, les maladies disparaissent.
C’est peut-être moins rentable, mais c’est tellement plus heureux.

  • Comment définiriez-vous la médecine de demain ?

La médecine de demain c’est à chacun de nous de la faire, on ne peut pas changer les autres, que se changer soi-même.
Si chacun comprend qu’en mangeant ce que la nature a prévu pour notre système digestif notre psychologie et notre vie émotionnelle et créative va changer, obligatoirement on a un point de départ.

  • Avez-vous constaté que l’on pouvait tout guérir ?

Oui, toutes les maladies sont guérissables, toutes ! Mais tous les malades ne le sont pas. Pour gai-rire, il faut pouvoir faire tout le changement nécessaire, ce n’est pas évident, plus on est intoxiqué, moins c’est facile, et la plupart du temps les malades ont été beaucoup médicalisés.

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Et quand on médicalise un malade, c’est pour que son corps ne soit plus « malade » c’est-à-dire pour qu’il n’élimine plus.
Or tout ce qu’il n’a pas éliminé, il l’a gardé, donc il est encore plus empoisonné.
Dans ce cas, si l’on fait sortir les toxines alors que le corps n’a plus de système de défense pour les évacuer, on provoque sa mort.

Alors ça c’est très subtil, mais toutes les maladies sont guérissables, ensuite cela dépendra du système de défense du corps.

Lorsque les résidus passent dans les humeurs en trop grand nombre, ils pénètrent les cellules : soit ils déprogramment le cerveau et font un cancer, soit ils le sclérosent, soit ils le déconnectent. Voici ce qui se passe en étant nourri et soigné comme on l’est actuellement. On marche à l’envers, plus personne n’est heureux, plus personne ne va bien, plus personne ne chante, les hôpitaux sont pleins, il y a la guerre, c’est ça la vie ?? Nous devons nous reconnecter à l’intelligence universelle comme un animal sauvage ; retrouvons cet instinct,  cette guidance !

OEuvrons l’un par l’autre et l’un pour l’autre au service de l’ensemble.
La vie peut être aussi magique que désastreuse. La pensée crée et pour penser positivement et attirer des choses positives il faut être bien. Si on est plein de colère, de timidité ou de peur on ne peut pas aller bien.

  • Que pensez-vous du jeûne ?

Les religions ont établi le jeûne pour guider les fidèles vers une bonne santé. Lorsque l’on jeûne, notre corps peut organiser 50% de son énergie pour rétablir son équilibre et se  nettoyer.  On sait très bien pour l’avoir observé que le jeûne nous rend plus créatif et plus heureux.

Le jeûne sert à cela. Or à l’heure actuelle, le jeûne ne nous permet plus d’évacuer totalement les résidus car on a été trop vaccinés, médicalisés et on a éteint notre système de défense.

Aujourd’hui le corps ne sait plus expulser les résidus qui sont en profondeur, il n’a pas l’énergie nécessaire. C’est pourquoi après 30 années de naturopathie au jeûne, j’ai vu qu’il manquait quelque chose, faire jeûner les gens c’était la plupart du temps les épuiser et ne pas les reminéraliser.

Voilà pourquoi j’ai redécouvert les purges qui permettent de libérer l’organisme au plus vite.  Les purges douces vont donner de l’énergie au corps pour qu’il puisse se nettoyer….

  • Que peut-on espérer en retrouvant une alimentation vivante ?

Réapprendre à manger naturellement, c’est aussi apprendre à se régler et à se soigner naturellement. Ceux qui ont des kilos en trop les perdent les autres les retrouvent…
Une année j’ai suivi 20 chômeurs. A la suite de ces changements, ils avaient tous retrouvé une situation supérieure à celle qu’ils avaient perdue. Ils avaient retrouvé la confiance. Tout est possible !

De nos jours on se rend compte que le progrès ne nous apporte pas ce que l’on cherchait. On peut avoir de l’argent mais on ne peut pas se payer le bonheur, on peut s’offrir des vacances mais on ne peut pas acheter le repos… Attention, je suis bien contente d’avoir un frigo et une voiture, je ne discrédite pas tout cela, mais il faut utiliser ces progrès pour le bien des êtres.

On a fait de nos vies un enfer, or on a tout, on a l’eau, le soleil, la pluie, le paradis doit aussi être sur la terre !
On a tout, à condition que l’on devienne cueilleur.
Bien sûr il y a une transition, on ne peut pas y arriver du jour au lendemain, mais il faut en prendre conscience et oeuvrer peu à peu.

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  • Irène, pourriez-vous nous parler des extracteurs de jus qui rencontrent en ce moment un engouement incroyable ?

Bien sûr…. Comme on a tous mangé pas mal de viande, on est déminéralisé. On sait que les minéraux sont dans les légumes, or on ne va pas manger trois fois des crudités, ça serait trop, voire impossible.

En revanche, si l’on mange des crudités et que l’on boit un grand verre de jus de légumes on va doubler l’apport en minéraux. Concernant les fruits je trouve cela dommage de faire des jus, je préfère nettement manger le fruit avec la chair et la pulpe. Pour les légumes et leurs minéraux, oui l’extracteur est très intéressant…

  • Un mot pour conclure ?

Plein de gens avant moi ont parlé d’alimentation vivante et il suffit d’expérimenter pour se rendre compte. Alors essayez !
Testez, faites votre expérience et tirez-en vos conclusions…
Un monde de paix existe, il est là, sous nos yeux et l’alimentation vivante en est la base, la fondation.

  • Irène merci de nous recevoir chez vous. Vous qui oeuvrez depuis 60 ans en tant que naturopathe, pourriez-vous nous donner votre point de vue sur ce que pourrait être la médecine du 3ème millénaire ?

irène

Pour en savoir plus sur Irène GROSJEAN et son travail :
www.santenaturopathie.com

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QUE FAUT-IL PENSER DU VEGETARISME

Tout simplement qu’il est une phase logique, nécessaire et inévitable dans le développement de la conscience. Il n’est pas un but en soi car le végétal lui-même est une manifestation de vie aussi respectable que l’animal, même si celle-ci est plus éloignée de la nôtre. Le végétarisme est une marque de respect envers les êtres que nous pouvons à juste titre considérer non seulement comme de  jeunes frères mais aussi comme des créatures intelligentes qui savent ce que souffrir signifie. Il est donc un signe pur et simple d’humanité et de compassion. Qu’éprouverions-nous si des êtres dotés d’une forme de vie plus élaborée que la nôtre et ne nous laissant que peu de chances de dialoguer avec eux, trouvaient normal et appétissant de nous inclure dans leur menu ?

végétarisme

L’habitude de manger de la viande est totalement culturelle. Elle ne correspond aucunement à une nécessité dictée par le corps humain qui peut trouver ailleurs et autrement les protéines dont il a besoin. Dès maintenant et dans les décennies qui viennent, nous allons constater un net progrès du végétarisme parce que les générations nouvelle sont été instruites dans ce sens, avant même que de s’incarner. Cela va témoigner d’un début d’affinement de la conscience humaine qui s’apprête à remettre en cause son rapport, son positionnement avec ce que l’on appel globalement la Vie.

Du point de vue « Santé », un grand nombre de troubles et de maladies peuvent être considérablement amoindris par la mise en pratique du végétarisme. Celui-ci doit d’ailleurs être davantage considéré comme une philosophie de vie que comme un régime. La notion de régime véhicule celle de privation, ce qui ne peut être le cas d’un végétarisme bien compris et bien vécu.

Il est pourtant vain de vouloir forcer un individu à être végétarien car le végétarisme est une attitude que l’être découvre de lui-même harmonieusement, à un stade de son évolution. Il faut en parler, le suggérer, l’expliquer.

Gardons-nous, bien sûr, de jugements hâtifs et inconsidérés. En effet, la simple observation de nos sociétés permet de comprendre que le végétarisme n’est hélas pas un signe de spiritualité et qu’inversement le statu de mangeur de viande ne sous-entend pas une conscience peu évoluée. Etrangement, certains maîtres spirituels n’ont jamais été végétariens et il est de grands criminels qui n’ont jamais voulu de nourriture carnée… Il y a dans chaque individu, quel qu’il soit, une part d’ombre et de lumière qui se manifeste différemment en fonction d’une infinité de critères qui vont de l’héritage génétique à des prises de position diverses en fonction de choix sociaux.

Nul n’a le droit de juger !

Il faut simplement avoir la lucidité de reconnaître que notre époque, que l’on dit moderne et évoluée, n’est en fait qu’une manifestation de plus de la préhistoire de la conscience humaine terrestre à  laquelle très peu d’êtres échappent. Dans les millions d’années à venir, l’homme sera appelé à dépasser le végétarisme lui-même pour se nourrir de prâna ou plutôt pour faire circuler plus pleinement et plus consciemment ce prâna en lui-même. Viendra un temps où le fait de manger un animal paraîtra tout aussi répugnant et primitif que celui de manger un humain, puis celui où le fait de consommer un végétal sera perçu aussi comme un acte de cruauté.

La finalité de la Vie n’est certes pas de se perpétuer dans la souffrance et la mort, même si celle-ci est comprise en tant que transformation.

Le Végétalisme, pour notre temps, n’a pas réellement de sens en lui-même dans la mesure où il se présente comme la radicalisation souvent trop rigide d’une éthique louable. Les produits laitiers et les oeufs sont en fait des sortes de fruits que nous offre le monde animal. Il convient seulement de les consommer avec modération de façon à ne pas engendrer un excès de production qui génère à son tour une exploitation du monde animal par vie détournée.

végétaux

BON NOMBRE D’ANIMAUX SONT EUX-MEMES CARNIVORES, COMMENT COMPRENDRE CELA ?

Nous ne pouvons exiger une attitude des animaux que nous-mêmes sommes incapables d’observer. L’univers animal, ainsi que tout autre univers, est en constante évolution. Il ne représente pas la perfection sous prétexte qu’il demeure proche de la nature. Les animaux sont issus d’une vague de Vie plus récente, plus jeune que la nôtre. En ce sens leur attitude par rapport à la nourriture carnée est plus compréhensible que la nôtre. Le sang véhicule les pulsions primaires d’une forme de vie incarnée. Il est une mémoire. Le fait d’ingérer de la chair, donc généralement du sang, crée un lien avec l’aspect hyper-incarné, instinctif de la vie. Cela enracine la conscience dans la matière et permet à l’ego de s’exprimer plus pleinement sous de multiples formes, ce qui est parfois nécessaire aux animaux dans une phase de leur évolution. 

Propos de Daniel Meurois

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