Les animaux seraient-ils si différents de nous

 

Quelque part, parmi les étals d’un angle de la place du marché, des plumes volent dans la clarté des rayons du soleil… nous devinons quelques cages et leurs poules entassées sans ménagement. Cependant nous découvrons un chien apeuré, au milieu de sacs plastique, la plupart éventrés, qui semblent attendre pitoyablement les services de la voirie. Sans attendre, le chien  y avait fourré le museau persuadé d’y découvrir quelque délice mystérieusement oubliés par l’homme. Mais il n’était pourtant que paralysé par l’image de ce pied humain et ce pantalon trop sombre… sans doute ceux de l’homme qui l’a chassé, près des poules tout à l’heure. Pourquoi ? Il voulait juste leur demander… Et puis, il y a ce regard qui le hante. Il est doux et toujours il revient en lui avec le contour d’une maison dont la façade est blanche…. Mais ce temps est loin !

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Innombrables sont les animaux qui éprouvent ce que savent éprouver dans leur cœur, les humains. L’attachement, l’amour, tout cela n’est pas réservé à nos semblables. La fidélité, la parole donnée, le don de soi sont des réalités qui ne leurs sont pas non plus étrangères. Cela vous surprend peut-être….

Leurs concepts sont autres, cela est vrai. Leur vision de la vie, de l’univers, peut radicalement différer de la nôtre, cela est juste aussi puisque leur approche de l’espace, du temps et de cent autres choses se démarque de ce nous connaissons. Néanmoins, un sentiment demeure un sentiment. L’amour reste toujours l’amour et l’indifférence évoque toujours la même chose, dans quelque monde que ce soit. Sans doute y a-t-il des degrés dans la révélation, la manifestation d’un sentiment, mais la racine de celui-ci, sa flamme, reste identique à elle-même quel que soit l’univers. Il y a, à ce propos des niveaux de manifestation différents chez eux, tout comme chez les nôtres. L’amour animal est aussi vrai, aussi noble que l’amour humain. Peut-être même est-il souvent plus authentique en ce qu’il est absolu, en ce qu’il est cousin de la dévotion, en ce qu’il est parfaitement don, sans malice, et  sans calcul.

Chez la plupart de ceux du peuple animal, le sentiment d’amour n’est pas directement relié à l’acte physique, comme celui des humains, il en est même souvent totalement dissocié. L’acte demeure, pour une majorité d’entre eux  ce que l’Esprit de Vie imprime afin de perpétuer les corps dont ils ont besoin pour parfaire leur âme. Sans doute cela paraît-il bestial ou primaire, mais pour eux, cela correspond à une logique élémentaire qui n’a rien de répréhensible. Cela tient d’un rapport entre l’âme et le corps qui est très différent chez les peuples humains. Tous deux ont raison. Les civilisations respectives n’ont pas appris tout cela par hasard…. mais plutôt inculqué ce qui est bon pour la floraison de leur conscience. L’univers est amorale, seule la notion de morale est humaine et encore varie-t-elle d’une contrée à l’autre, d’une époque à l’autre. L’univers ne connaît que la nécessité lumineuse de grandir. Celle qui se situe au-delà même du Bien et du Mal. Celle qui est le Juste à l’état pur parce qu’avant tout génératrice de Félicité.

Les humains prêtent aisément à la Divinité des traits humanoïdes…. Si nous faisions l’effort d’y songer, nous la ressentirions volontiers sous l’aspect d’un animal. Pourtant, elle n’est rien de tout cela. Ni les uns ni les autres nous ne sommes dans la vérité absolue… Le Vrai rayonne au-delà de ces conceptions… nous  n’y avons pas encore accès… nous tentons seulement de le deviner… et c’est parce que notre conscience mentale s’éloigne du jeu qu’est la Devinette Suprême que notre être se tourmente en s’inventant des questions. N’est-ce pas ainsi que naissent nos dogmes ? On a besoin de règlements dès que l’on commence à marcher loin des Lois.

CHEZ FRANCESCA

Ainsi, la fidélité, le don de soi, sont pour le peuple animal une affaire d’âme. Elles ne concernent que l’âme et cela est juste pour eux car leurs civilisations ne connaissent pas d’interdits en rapport avec le corps physique. Les interdits, commencent à naître lorsque l’être prend conscience de lui en tant qu’individu isolé des autres et de la Création. Ils témoignent d’une phase nécessaire et obligatoire qui s’effacera néanmoins un jour pour laisser place à une merveilleuse logique dont nul n’a idée, aussi lumineuse qu’un soleil.  Il existe une multitude de niveaux de conscience. Toutes les formes du sentiment d’amour nous visitent et aucune ne les étonne.

Le peuple animal, lui, ignore la perversité et c’est cela qui le maintient dans sa pureté. Son âme ne s’est pas encore heurtée aux obstacles des élaborations mentales propres à l’humanité. Jusqu’au jour où elle devient par trop humaine à force de vivre en contact intime avec eux, elle est l’authenticité même, sans la moindre faille.

Passages du livre : Le peuple animal 

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