La colonie des rats ont leur histoire à nous raconter 

 

Soudain, un jeune chien fait un bond sur le côté et s’immobilise, une patte avant à demi levée. Au ras du sol, une masse grisâtre a jailli de derrière les roues de la poubelle et l’observe, à moitié dressée sur le train arrière. Un rat !  Tout se fige, les deux animaux se toisent… puis la petite boule sombre à la queue charnue s’enfonce dans les herbes sèches aux pieds des sacs plastiques renversés à terre….

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Une bouffée d’amour nous envahit avant même que nous ayons eu le temps de réaliser ce qui arrive. Les replis de la terre elle-même, ce que nous foulons quotidiennement du pied, nous révèlent une vie et une étrangeté d’une beauté telle que nous comprenons le pourquoi de la demande impérative à laquelle il nous est demandé de suivre… car c’est lui qu’il nous faut suivre….

Ceci est le monde de nos frères animaux. Avez-vous  jamais songé à regarder à la loupe quelques centimètres carrés d’herbe et de terre ? Ce que vous vivez en cet instant équivaut à cela. Vous découvrez une jungle, une savane, un désert, l’immensité d’un continent où d’autres frères, inconnus de vous, apprennent la vie. Vous ne les voyez pas, vous les ignorez… ou vous préférez les ignorer, c’est tellement plus commode… pourtant ils sont les germes d’univers à venir, à la fois un peu et totalement cette Divinité par et pour laquelle vous dites vivre. La Terre est un gigantesque temple, frères humains, et il n’y a pas une seule de ses dimensions qui ne soit chargée de vie et de promesses, pas une seule de ses demeures qui ne demande de la tendresse.  Par Daniel Meurois 

Cet insecte rouge que votre âme vient de croiser, croyez-vous qu’il soit anodin ? Certes, il ne vous dira pas « je » ou « moi » comme le ferait le chien, mais la Conscience dont il est l’une des innombrables expressions peut, quant à elle, souffrir et grandir et aimer et offrir. Ne l’oubliez jamais, le ridiculement petit, aux yeux des hommes, est tout aussi chargé d’espérance et de splendeur que l’extraordinairement grand. Sans doute cette constatation ressemblera-t-elle à une banalité pour ceux qui découvriront mes paroles… mais parfois il est bon qu’une banalité soit parée d’un habit lumineux car le vrai miracle de la Vie, celui qui nous apprend à fleur, est si souvent à portée de main qu’on ne le cueille jamais.

Les herbes et les broussailles, les papiers abandonnés défilent en effet sous nous et autour de nous à une vitesse accrue, échappant à notre volonté, exigeant de nous une confiance plus totale encore.  Puis, brusquement, plus rien d’autre qu’une étendue couleur de cendre, sèche, chaude mais comme privée de vie… un trottoir… puis un trou, presque un ravin, le caniveau… Le rat se trouve là, devant nous. Il nous tourne le dos tout en trottinant, la queue bien musclée, bien horizontale et frôlant le sol. Voilà maintenant qu’il disparaît, absorbé, semble-t-il, par la terre elle-même en un centième de seconde, comme s’il n’avait jamais existé.

« Oui, les égouts… fait une voix en nous. Tout un peuple y vit qui ne doit pas nous effrayer. Il fait partie intégrante de cette vie qui demande à être respectée. Défaites-vous des vieilles images, de ces antiques schémas qui véhiculent la méfiance, la peur, la répulsion et avancez… Je vous le demande, je vous en prie au nom de tous vos frères méprisés ».

Le rat est toujours là, pataugeant dans l’eau presque stagnante. Sait-il que quelque chose se passe, qu’il est observé ? Il fit un bond et commence alors une course folle à travers un dédale de canalisations plus ou moins obturées… il nous faut surmonter le dégoût. Enfin, dans une courbe, un amas de pierres et de terre, ruisselant, vient à apparaître. Le rat s’y arrête, se perche à son sommet… et c’est alors que dans l’étrange clarté surgissent une à une d’autres formes grouillantes… toute une famille de rats. Les petits cris frénétiques de la colonie résonnent avec force dans ces lieux. Notre conscience qui s’expanse de plus en plus à ce contact nous donne l’occasion d’entrer en communication avec l’animal … et nous pouvons entendre :

« Approchez-vous, amis humains… ne craignez rien et écoutez-moi puisqu’il m’est permis de parler de mon peuple. Je suis la conscience qui anime la colonie de tous les rats de ce lieu. Je vous ai amenés ici sur l’appel d’une autre conscience propre à ma race et qui me guide lorsqu’il en est besoin… Car notre peuple est ainsi, la pensée, la connaissance qui nous font agir voyagent de relais en relais. Le relais qui vous a permis de venir dans cette zone obscure de la terre, tient dans le corps de ce rat que vous avez osé suivre. Il vous appelait. A travers lui, je suis un flambeau pour le peuple que j’enseigne, le porte-parole d’une conscience encore supérieure à la mienne et qui s’étend sur d’immenses territoires… et je sais encore, amis humains, que cette conscience elle-même en traduit une autre infiniment plus vaste…

Passages du livre : Le Peuple Animal p. 188

les rats

Tandis que ces phrases se déversent dans notre esprit et s’y gravent, un mot surgit au plus profond de nous-mêmes… « hiérarchie »

« Hiérarchie… c’est cela, reprend la présence animale du rat. J’ai lu ce mot en vous et je vois comme il sonne juste. Mon peuple apprend le sens de la hiérarchie. Il vit sur cette Terre pour structurer sa conscience, sa réflexion… Vous pouvez l’appeler mental si vous le souhaitez, je sais fort bien que mon peuple n’inspire au vôtre que de la répulsion, pourtant vous devez comprendre qu’il est beaucoup plus proche de vous que vous ne le supposez. Sa présence sur cette Terre lui permettra de développer une intelligence analytique et d’organiser une civilisation très… hiérarchisée, ainsi que vous l’avez senti. Le désordre de notre vie n’est qu’apparent. Il résulte d’une activité intense qui est due quant à elle à un besoin d’échange constant. En fait, communiquer est la raison majeure de notre vie. Nous ne pouvons concevoir notre existence quotidienne autrement qu’en faisant circuler des informations entre nous ».

Mais quelles informations ?

« Une multitude d’informations. La plupart proviennent du monde des hommes. Nous les comprenons rarement. Elles nous traversent comme des éclairs ou des images. La plupart sont chargées de peurs, d’angoisses, de colère, mais aussi fort heureusement il en est de joie, de volonté, d’amour. Il nous semble que nous les absorbons, que nous les unifions et que ce sont elles qui nous rassemblent là où les hommes sont nombreux et souffrent. La nourriture n’est qu’un moteur second pour nous… ce qui nous attire, ce sont les idées des hommes. Elles sont une énergie… comme des lumières multicolores qui nous fascinent et qui nous donnent une partie de notre intelligence.

Elles viennent nous visiter en permanence et chacun de nous éprouve le besoin de les communiquer à son tour. C’est pour cela que nous vous ressemblons, que nous sommes proches de vous, que peut-être aussi, vous nous craignez souvent. Je sais qu’il y a quelque chose d’insaisissable en nous… et que ce quelque chose vient de vous. Ce qu’il nous faut apprendre, ce que j’enseigne moi-même à mon peuple, en ces lieux… c’est à fixer notre pensée sur une chose précise, l’empêcher de capter mille informations à la fois pour s’immobiliser progressivement sue chacune d’elles. Il nous faut aller au-delà du vacarme intérieur qui nous assaille et transformer… transformer. Je crois que nous sommes malades… comme vous… notre conscience est le miroir de la vôtre. Aidons-nous, amis… »

Semblable à une flamme qui s’éteint, la voix disparaît au-dedans de nous.

Il est très difficile pour le peuple des rats de s’exprimer plus clairement que par les termes que vous avez pu recueillir ici. Ce peuple, même si cela vous trouble, est par de nombreux côtés, le double du vôtre. C’est un peuple mental, fortement psychique aussi. Traversé constamment par de multiples influences, il souffre de ne pouvoir aisément fixer sa conscience sur des réflexions précises. Il ne parvient pas dans son ensemble à immobiliser son être intérieur autour d’un concept stable. C’est ainsi qu’il est pris dans une ronde continuelle très analogue à celle que connaissent vos sociétés. Songez-y, frères humains, combien d’entre vous sur cette Terre sont-ils capables de faire silence ne eux et d’analyser clairement les idées qui les visitent, les situations qu’ils vivent, tout cela afin de maîtriser l’instant présent et leur destinée ?

Vos frères les rats sont le reflet de votre agitation mentale. Ils captent tous les désordres, toutes les pulsions qui vous assaillent quotidiennement. Ils captent aussi, fort heureusement, ce qu’il y a de meilleur en vous. Ainsi donc, ils bâtissent leur civilisation sur les ondes subtiles générées par la vôtre. Ce faisant, ils équilibrent votre monde à leur façon, voyez-vous. Oh, ils ne le font pas consciemment car c’est en partie le rôle qui leur a été assigné pendant un temps par l’Esprit de Vie. Ils agissent ainsi parce qu’ils sont ainsi, selon une spécificité dont l’Intelligence Ultime les a dotés. Les tâche est donc d’assimiler le sondes psychiques humaines et en quelque sorte de les digérer, de tenter d’en désamorcer la toxicité. La conscience globale qui les anime joue exactement le rôle d’un filtre, d’un purificateur ou d’un éboueur si vous préférez. En fait, elle essaie d’amoindrir le sondes nocives issues de la pensée de l’homme et, ce faisant, elle les étudie, en assimile les leçons, se structure afin d’élaborer déjà l’humanité à venir dot elle sera l’un des éléments moteurs.

La conscience des rats, voyez-vous est équilibrante par rapport au monde pulsionnel humain et à l’univers mental inférieur. Là où vos frères les rats se regroupent spontanément, ou aimeraient se regrouper, règne généralement un grand désordre intérieur chez vos semblables, un désarroi.

rats petis

L’insalubrité que l’on incrimine toujours, demeure une cause de surface. Elle est le reflet exact d’une autre pollution, moins palpable, une forme d’angoisse. En réalité, la pauvreté matérielle ne suffit pas à la générer seule. C’est l’abandon par le cœur d’un grand principe de vie, qui permet son implantation. Elle est le fruit d’une perte de l’espoir. Ne croyez pas, amis, que le peuple des rats se complaise là où règne la saleté, pas davantage d’ailleurs que le peuple des porcs. L’un et l’autre sont revêtus d’une fonction qui ne les prive d’aucune noblesse. Ils sont des éboueurs, des fossoyeurs de vos déchets, à tous les niveaux de la vie. En étant les filtres de vos imperfections, ils sèment des graines pour les mondes à venir….. Et s’il leur arrive de générer des maladies, sachez que celles-ci sont vos propres maladies. Les épidémies déclenchées parfois par vos frères rats ne sont rien d’autre que la matérialisation de vos déchets psychiques, de vos insuffisances, tout cela collecté au niveau planétaire. Les rats sont une voie, un canal de plus par lequel la Nature vous enseigne… Comprenez-vous ? Saurez-vous les aimer pour cela ? Il ne peut y avoir de paris dans l’immensité de la Vie ! A celui qui ne peut admettre une telle vérité, il manque un pétale majeur à cette rose dont il dit se parer le cœur. Vous ne pouvez affirmer « les animaux sont nos frères, je les aime » et continuer à mépriser le serpent qui traverse le chemin devant vous ou encore commander un homard au restaurant tout en sachant qu’il sera plongé dans l’eau bouillante dans la minute qui suit… L’Amour est un tout qui se vit, pas un concept philosophique que l’on arrange à sa guise.

… Laissez-moi maintenant vous dire quelque chose de capital… par rapport aux rats et à tous les animaux que l’on rejette d’emblée ! car si le peuple des égouts s’agite aujourd’hui plus qu’il ne l’a jamais fait, si sa conscience collective se trouve gorgée d’informations et de pulsions, c’est qu’il se passe quelque chose en votre monde qui devient incontrôlable. Ce quelque chose n’est autre qu’une profusion de pensées perverses et cruelles. Vos frères rats n’en peuvent plus d’être confrontés à ce phénomène, ils ne parviennent plus à assurer leur rôle d’éboueurs de la basse psyché humaine. … Pouvez-vous imaginer ce que cela signifie à court terme ? tout simplement une implosion de votre monde.

Mon rôle n’est pas de vous effrayer ni de vous enseigner à ce propos, mais de vous adresser une mise en garde de plus. Celle-ci vient tout droit de vos frères dits inférieurs. La Terre et toutes les formes de vie appelées dans on sein ne demandent pas la pitié mais la simple justice, celle qui repose sur la raison la plus élémentaire. … un autre temps vient, celui où, par la crainte, par le doute, par un amour naissant, une autre qualité d’écoute commence à émerger en lui. Toute  votre aventure déroutante aux côtés de l’animal, et invraisemblable pour la majorité de vos contemporains, a pour but de précipiter cette émergence. Vous savez, quant à vous, que vous ne la rêvez pas et d’autres, chaque jour plus nombreux, comprendront aussi sa réalité »

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