Le pouvoir régénérateur de la musique

La musique est une partie intégrante de l’aspect moral du caractère de l’être humain. La force morale de la musique repose sur les correspondances qui existent entre ses modèles toniques et ceux du monde idéal. Elle émet un ordre supérieur, elle sert à énoncer la loi la plus noble de l’humanité.

Pythagore soutenait que la nature humaine était purifiée par les chants solennels accompagnés de la lyre.

nouvelle guérison

En France, on a utilisé la musique dans le but de réduire la criminalité avec des résultats particulièrement satisfaisants. La réaction provoquée par la belle musique chez des jeunes, considérés jusque-là comme irrécupérables, a été si encourageante qu’on a engagé des artistes pour donner des concerts devant les jeunes délinquants de Paris et des environs. Les qualités curatives et constructives de la musique étaient largement mises à profit dans les Ecoles des mystères antiques. Les chants, mantras et invocations faisant partie des Services du temps étaient composés à la lumière de la science spirituelle. Ils possédaient donc un grand pouvoir occulte.

Dans les temples sacrés d’Egypte, on entonnait les toniques des sept esprits planétaires qui sont devant le trône de Dieu. En Grèce, les sept voyelles de la langue grecque servaient de canal à l’entrée des sons planétaires dont l’effet régénérateur était si puissant sur les néophytes du temple. Comme chaque être humain est en accord avec l’une des planètes, le prêtre du temple des Ecoles des mystères antiques pouvait déterminer la tonique d’un élève et lui enseigner comment se mettre en harmonie avec la planète correspondante, son parent stellaire, pour en tirer un pouvoir spirituel d’un haut degré. Cette connaissance, qu’on a laissé tomber dans l’oubli, faisait partie des mystères, et les prêtres d’aujourd’hui ne savent plus grand-chose de la sagesse profonde détenue par les templiers d’autrefois. Les Perses célébraient l’entrée du Soleil dans chaque signe zodiacal par une musique appropriée mettant l’accent sur la tonique vibratoire de la hiérarchie prévalant à ce moment. Les célébrants les plus avancés pouvaient se mettre en harmonie avec la musique de leur planète et de leur signe particulier, et ne recevoir les bénéfices en conséquence.

A certaines époques, dans le cours de l’histoire, un haut initié a apporté une « musique magique » sur la Terre. Les légendes sublimes de la Grèce racontent qu’Orphée était l’un de ces messagers et que son talent calmait les esprits troublés, faisait s’épanouir les fleurs, apaisait les flots et faisait tomber le vent. L’Ancien Testament transmet la même vérité dans le récit de David, le doux chantre illuminé d’Israël qui, par le pouvoir de sa harpe magique, apaisait la folie de Saül.

musique

Les rythmes de certaines musiques à caractère noble et élevé haussent la tonique et accélèrent le mouvement de tous les atomes du corps. Ils activent aussi le dynamisme de certains centres jusque-là aux limites du concret pour trouver la liberté dans l’abstrait.

Il y a sept centres, ou « lumières musicales », à éveiller dans le corps humain. Ces centres se trouvent le long de la colonne vertébrale et correspondent aux sept notes de l’octave. Leur nature n’est pas physique, mais éthérique, et ils servent à acheminer les essences vitales spécialisées vers les centres physiques. Les centres reçoivent cette force grâce aux plexus éthériques correspondants qui sont en intégration parfaite avec eux.

Le premier de ces points vitaux se trouve à la base de la colonne vertébrale, sa couleur est le rouge. C’est là que dort la Kundalini, représentée par le serpent. Quand ce feu endormi commence à s’éveiller, sa couleur sombre s’éclaircit, et à mesure que le processus régénérateur se poursuit par l’élévation progressive du feu spirituel, elle devient d’un rouge rubis pur et lumineux. La stimulation de ce centre marque le début des aptitudes psychiques.

Le centre suivant est le plexus solaire, aussi appelé plexus épigastrique. D’un orange rougeâtre, il correspond éthériquement au « soleil de l’estomac ». A mesure que le travail de transmutation se poursuit, ses couleurs sont modifiées par des rayons de lumière vert pâle. L’éveil de ce centre provoque les premières manifestations de clairvoyance.

Le troisième centre, ou plexus hypogastrique, est en relation avec la rate. Quand il devient actif, il irradie toute la splendeur d’un soleil en miniature. Ce centre, une fois éveillé, accord le don de guérison. Au premier stade de son développement, sa couleur est un mélange de lumière verte et or, tendant par la suite vers l’or pur.

Le quatrième centre, ou plexus cardiaque, est situé au-dessus du cœur. C’est un point vital d’une sensibilité particulière qui émet un rayonnement jaune lumineux et doux se teintant de bleu éthéré aux derniers stades de la transmutation. Le développement de ce centre ramène les souvenirs des vies antérieures. C’est le pouvoir auquel on fait allusion dans le langage occulte quand on parle de la « mémoire du coeur ».

Le cinquième centre, ou plexus pharyngique, est situé dans la gorge, juste au-dessus du larynx. Sa couleur est le bleu azur, et le processus de raffinement du corps le fait étinceler et briller de lumière argentée. Le développement de ce centre aide à retrouver le mot perdu. Le pouvoir créateur du verbe est sa fonction la plus élevée. « Les mots accompliront ce pourquoi ils sont prononcés », a proclamé le maitre des maîtres qui détenait le pouvoir lié à ce centre.

Le sixième centre, ou plexus caverneux, est situé dans la tête, entre les sourcils. Quand il a atteint son plein développement, des jeux de couleurs kaléidoscopiques d’une indescriptible beauté rayonnent de ce centre, dans les tons de rose, jaune, bleu et violet. Quand ce centre fonctionne parfaitement, la conscience est continue ; ni le sommeil ni la mort ne peuvent l’interrompre.

Le septième centre, ou plexus choroïde, se trouve au sommet de la tête. Quand le corps est complètement régénéré, ce centre émet une lumière blanche pure, bénéfique pour tout ce qui se trouve à portée de ses rayons. Son développement entraîne la libération de la roue des incarnations. « Le vainqueur, j’en ferai une colonne dans le temps de mon Dieu sans qu’il en puisse jamais sortir », fait allusion à celui qui a atteint cet état.

On constate que les sept centres éthériques du corps vital développent progressivement leurs pouvoirs, du plus bas au plus haut, à mesure qu’a lieu la régénération, et que les sept notes de la gamme musicale à laquelle ces centres correspondent sont émises en accord avec le développement de l’Homme. La monté du feu spirituel le long de la colonne vertébrale se fait à l’unisson des notes de la gamme. La conscience en expansion libère une note après l’autre dans une suite en ascension constante. Ainsi, le corps humains s’harmonise de plus en plus avec ce corps plus vaste du Grand Homme de l’Univers, tous les deux émettant la musique des sphères. Rudolf Steiner, l’occultiste rosicrucien réputé, fait allusion à ce développement comme à « la merveille de l’expérience de l’octave ».

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Quand l’Homme a développé harmonieusement la double octave du physique et de l’éthérique, il possède lui aussi un instrument qui en  un habitant conscient de deux mondes à la fois. Emettre les notes supérieures ou céleste du monocorde signifie se libérer du cycle des naissances successives. Emettre les notes inférieures signifie l’établissement d’un accord de compréhension avec l’humanité en général qui ne s’est pas encore élevée au-dessus des labeurs abrutissants de l’existence physique transitoire. Pouvoir émettre les deux permet de « marcher avec les rois (Maîtres-Initiés), sans perdre le lien avec le commun des mortels).

Dans ses aspects spirituels les plus élevés, la musique, l’art de plus neuf et le plus noble, tend à redécouvrir beaucoup de ce qui a été perdu, ainsi qu’à un développement plus poussé. Au cours de cette phase, elle deviendra un facteur toujours plus important dans le travail des groupes consacrés à la guérison par le pouvoir du verbe et au travail nécessaire pour atteindre l’illumination spirituelle.

Ecrit par Corinne Heline

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