L’intelligence pourvoit à la réparation du corps

Le gardien du corps :  Beaucoup de gens sont frappés de maladie sans même en rien savoir, parce que l’Intelligence entre en activité rapidement et sans effort afin de pourvoir à la défense et à la restauration du corps. Par exemple, chez un grand nombre de personnes, une tuberculose se développe à une certaine période de leur vie, mais elles ignorent toujours qu’elles l’ont ou l’ont eue. La personne en qui traîne un rhume opiniâtre pendant deux longs mois a fort probablement une tuberculose naissante. Le poumon a été envahi par le bacille de la tuberculose qui a trouvé là un endroit où se fixer et commence à se multiplier. Si l’on n’a pas assez de calcium, de phosphore et d’autres matériaux de réparation dans le sang, le cas progressera sans doute en une tuberculose active. Si l’on a suffisamment de minéraux et de vitamine D, l’Intelligence fera appel aux forces réparatrices du corps afin qu’elles fassent affluer leurs réserves vers la région envahie du poumon.

animée.gif

Ces troupes réparatrices se mettent immédiatement à construire un mur de calcium autour du point affecté, le séparant sévèrement du reste du poumon et enfermant les bacilles à l’intérieur, ce qui équivaut pratiquement à une prison. Après la mort, des dissections révèlent très fréquemment ces cicatrices tuberculeuses chez des personnes ayant vécu jusqu’à un âge avancé et n’ayant jamais imaginé que seule fois en avoir souffert. Ce principe de guérison opérant en dehors de notre conscience devient une arme forte entre les mains de celui qui en a reconnu la vérité et qui apprend comment le mettre en mouvement.

Observons la façon dont l’Intelligence protège le corps en cas d’appendicite. Nous possédons tous une membrane séreuse appelée omentum, ou grand tablier, suspendue dans la cavité abdominale. Il est pareil, par sa dimension et sa forme, à ces minuscules tabliers portés par les serveuses dans les salons de thé. Quand l’appendice suit une inflammation grave et est sur le point d’être perforé, il n’est pas rare que ce tablier l’enveloppe et se plisse en un sac hermétiquement clos. De cette façon, si l’appendice se rompait, le pu ne pourrait s’échapper dans la cavité abdominale et provoquer une péritonite. Chaque chirurgien ayant une assez longue pratique a rencontré un ou plusieurs cas de ce genre, et lorsque cela lui arrive, il abandonne ce cas à lui-même avec une prière de reconnaissance, parce qu’il sait que cette matière purulente dans le sac sera absorbée en temps voulu et neutralisée par la nature.

On peut de même constater le merveilleux travail de l’Intelligence universelle lorsqu’on s’est fait une coupure au doigt. C’est pour nous une petite chose et nous ne la craignons pas, sachant que le sang s’arrêtera très vite de couler. Mais réalisons-nous qu’il y a là une intervention directe de l’Intelligence qu’il est tout à fait en dehors du pouvoir de l’homme de reproduire ? Cette coupure nous tuerait si, pour guérir, elle était abandonnée au seul art de l’homme. Aucun homme vivant ne sait comment faire croître une cellule nouvelle partie de rien pour guérir une blessure. Dans une opération chirurgicale le médecin peut accomplir la tâche mécanique d’enlever un organe. Ensuite il recoud le patient – autre tâche mécanique – et là s’arrête son travail, les cellules se réunissent à nouveau pour cicatriser. Seule l’Intelligence fait que ces cellules se reforment et se rejoignent en vue de la restauration cutanée.

Mais retournons à la guérison de la coupure au doigt. Certaines personnes hémophiles ont un sang qui ne veut pas se coaguler parce que différentes substances lui font défaut. Cela signifie qu’une coupure continue à saigner, ce qui est naturellement fort dangereux. Tout le savoir de la science a échoué jusqu’à présent dans ses efforts pour reproduire ces substances absentes, bien que certaines familles royales aient offert pour cela des fortunes fabuleuses. Cependant, journellement, pour tous les autres hommes, l’Intelligence pourvoit aisément à la réparation des coupures. Une certaine substance est maintenue en solution dans le sang aussi longtemps que celui-ci n’entre pas en contact avec l’air extérieur. Quand survient une coupure et que le sang commence à couler à l’extérieur, entrant ainsi en contact avec l’air, cette substance change de forme et produit des fils ou bâtonnets minuscules qui ressemblent quelque peu à des cheveux ébouriffés. Ces fils et bâtonnets forment un réseau dans la blessure et prennent au piège les globules blancs, qui graduellement, se constituent en caillot jusqu’à ce que soit formée une croûte qui isole efficacement la blessure, mise ainsi à l’abri de l’air. En même temps, d’autres globules blancs sont entraînés vers la coupure par le flux sanguin, quelques-uns pour s’engager dans les travaux de réparation et de reconstruction, d’autres pour dévorer toutes bactéries qui pourraient envahir la blessure. Des substances nutritives sont dirigées vers ce point et de nouvelles cellules sont construites afin de remplacer celles qui furent détruites par la coupure.

Les nouvelles cellules sont reformées du fond de la blessure, sous la protection de la croûte. Si l’on arrache la croûte avant que la reconstruction entière ne soit achevée, la coupure saigne à nouveau et le processus complet se répétera ; formation du caillot, de la croûte, et ainsi de suite de façon à ce que la réparation puisse être terminée selon le plan de l’Esprit placé devant l’Intelligence opérant dans le corps.

balance

Il n’y a pas de maladie incurable 

L’homme se glorifie de son savoir, et il en a le droit. C’est à grands pas qu’il a acquis la connaissance de son corps, mais il est loin de connaître la réponse au problème de la vie. Il ne sait pas comment former une nouvelle cellule dans cette coupure, mais une Intelligence plus grande le fait rapidement. Voici pourquoi, lorsque l’homme dit que tel ou tel état est incurable, il parle d’après son propre savoir limité.

Dans le traitement mental, nous sommes allés plus loin, nous reposant sur cette grande Intelligence cosmique dont nous arrivons à comprendre la Loi de guérison. Nous voyons ainsi des cas désespérés, condamnés par le médecin expérimenté, guéris complètement et définitivement par cette Intelligence lorsqu’elle est dirigée par la personne qui comprend la Loi selon laquelle elle opère. Nous disons donc qu’il n’y a pas de maladies incurables mais des gens incurables. Ceux qui insistent sur le fait « que les médecins ont tout essayé, qu’il est inutile de rien tenter d’autre », sont inguérissables. En revanche, ceux qui acceptent mentalement la vérité qu’avec Dieu (l’Intelligence) toutes choses sont possibles sont des gens guérissables.

L’Intelligence accomplit un prétendu miracle en réparant un os cassé. Tout ce que l’homme peut faire dans ce sas est d’accomplir certains actes mécaniques. Le savoir du médecin est inappréciable lorsqu’il s’agit de réduire une fracture et de soutenir l’os par une éclisse ou un plâtre, mais il lui faut s’arrêter là. Il sait – et il est très franc en le reconnaissant – qu’il n’a pas encore acquis la connaissance nécessaire dans l’art de réparer pour savoir comment faire pousser l’os de façon à rétablir son unité. Mais voyez comment l’Intelligence vient à son secours.

Lorsqu’un os est fracturé par un coup, la contusion des tissus attire le sang vers cet endroit, formant une enflure. Avec ce flux de sang, des substances nutritives et réparatrices sont portées rapidement au siège de la blessure. Pendant ce temps, les fibres périostales déchirées commencent à se transformer en un cartilage qui est le précurseur de l’os. L’Intelligence se prépare ainsi à accélérer, avec des matériaux qu’elle a à sa portée, le processus de construction de nouvelles cellules osseuses. Une espèce de ciment est déversé pour souder les pointes de l’os cassé après que le médecin les a remises en place. Ensuite, le patient gardant le membre au repos, l’Intelligence produit des substances toutes neuves là où il convient, et bientôt le membre va mieux qu’auparavant. Si l’Intelligence divine peut faire cela, elle peut faire tout ce que nous désirons la voir faire. En outre, elle exécute tout cela silencieusement, aisément, sans effort et sans agitation.

La force affluant en un corps malade peut guérir tout état pathologique. L’homme s’affole alors que l’Intelligence est toujours sûre d’elle-même. Elle sait comment réparer tout ce qui va mal dans le corps, comment construire n’importe quelle espèce de cellule, comment rétablir des fonctions perdues, comment arracher une personne du bord de la tombe… avec une dépense d’énergie ne dépassant pas celle déployée par un homme pour soulever un fétu de paille. En réalité, cette dépense est encore moindre, car l’Intelligence n’est jamais consciente d’effort ou de tension. Toutes ces activités variées mises en œuvre, toute cette Intelligence qui sait exactement que faire et comment faire furent employées à construire cet univers, à le maintenir et le régler, à y conserver la vie, à continuer à l’entretenir depuis des temps immémoriaux ; cependant, cette Force et cette Intelligence n’ont ni diminué ni faibli, nulle division ne les épuisa. Elles sont toutes autour de nous et en nous à ce moment même, prêtes à se mettre en mouvement silencieusement en notre faveur, dès que nous aurons cessé d’obstruer ce flux par nos propres barricades mentales.

Voyons comment travaille l’Intelligence dans les larges blessures accompagnées d’une perte de sang importante. La quantité totale du sang dans notre corps diminuant par suite du traumatisme, la tension dans les artères baisse automatiquement ; c’est pourquoi les vaisseaux sanguins se contractent afin de maintenir la tension artérielle normale. En même temps, les divers tissus du corps cèdent de l’eau qui se fraye rapidement un chemin jusque dans le système circulatoire, ramenant ainsi le volume total du sang à la normale. Le transfert d’eau des tissus dans le sang cause une soif extrême, raison pour laquelle un blessé demande à boire lorsqu’il y eut déperdition de sang. L’intelligence cherche ainsi à rétablir dans le corps l’état normal.

Mais dans un tel cas il y a également une perte considérable de globules rouges. L’eau restaure le volume, mais non la qualité de sang ; c’est pourquoi la moelle rouge des os et d’autres parties du corps, servant de réserves commencent à déverser des quantités supranormales de globules rouges jusqu’à ce que le sang ait été ramené à sa qualité normale. C’est ainsi que par une série de mesures promptes et sûres, l’Intelligence résidant dans le corps entre en activité afin de sauver ce dernier, aussi rapidement que possible. Une fois de plus, nous voyons une action intelligente, compétente, qui va bien au-delà de l’art et du savoir des esprits les mieux préparés. C’est l’Intelligence dont nous usons dans la guérison mentale et spirituelle.

Docteur Frederick Bailes

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/

Publicités

Le pouvoir régénérateur de la musique

La musique est une partie intégrante de l’aspect moral du caractère de l’être humain. La force morale de la musique repose sur les correspondances qui existent entre ses modèles toniques et ceux du monde idéal. Elle émet un ordre supérieur, elle sert à énoncer la loi la plus noble de l’humanité.

Pythagore soutenait que la nature humaine était purifiée par les chants solennels accompagnés de la lyre.

nouvelle guérison

En France, on a utilisé la musique dans le but de réduire la criminalité avec des résultats particulièrement satisfaisants. La réaction provoquée par la belle musique chez des jeunes, considérés jusque-là comme irrécupérables, a été si encourageante qu’on a engagé des artistes pour donner des concerts devant les jeunes délinquants de Paris et des environs. Les qualités curatives et constructives de la musique étaient largement mises à profit dans les Ecoles des mystères antiques. Les chants, mantras et invocations faisant partie des Services du temps étaient composés à la lumière de la science spirituelle. Ils possédaient donc un grand pouvoir occulte.

Dans les temples sacrés d’Egypte, on entonnait les toniques des sept esprits planétaires qui sont devant le trône de Dieu. En Grèce, les sept voyelles de la langue grecque servaient de canal à l’entrée des sons planétaires dont l’effet régénérateur était si puissant sur les néophytes du temple. Comme chaque être humain est en accord avec l’une des planètes, le prêtre du temple des Ecoles des mystères antiques pouvait déterminer la tonique d’un élève et lui enseigner comment se mettre en harmonie avec la planète correspondante, son parent stellaire, pour en tirer un pouvoir spirituel d’un haut degré. Cette connaissance, qu’on a laissé tomber dans l’oubli, faisait partie des mystères, et les prêtres d’aujourd’hui ne savent plus grand-chose de la sagesse profonde détenue par les templiers d’autrefois. Les Perses célébraient l’entrée du Soleil dans chaque signe zodiacal par une musique appropriée mettant l’accent sur la tonique vibratoire de la hiérarchie prévalant à ce moment. Les célébrants les plus avancés pouvaient se mettre en harmonie avec la musique de leur planète et de leur signe particulier, et ne recevoir les bénéfices en conséquence.

A certaines époques, dans le cours de l’histoire, un haut initié a apporté une « musique magique » sur la Terre. Les légendes sublimes de la Grèce racontent qu’Orphée était l’un de ces messagers et que son talent calmait les esprits troublés, faisait s’épanouir les fleurs, apaisait les flots et faisait tomber le vent. L’Ancien Testament transmet la même vérité dans le récit de David, le doux chantre illuminé d’Israël qui, par le pouvoir de sa harpe magique, apaisait la folie de Saül.

musique

Les rythmes de certaines musiques à caractère noble et élevé haussent la tonique et accélèrent le mouvement de tous les atomes du corps. Ils activent aussi le dynamisme de certains centres jusque-là aux limites du concret pour trouver la liberté dans l’abstrait.

Il y a sept centres, ou « lumières musicales », à éveiller dans le corps humain. Ces centres se trouvent le long de la colonne vertébrale et correspondent aux sept notes de l’octave. Leur nature n’est pas physique, mais éthérique, et ils servent à acheminer les essences vitales spécialisées vers les centres physiques. Les centres reçoivent cette force grâce aux plexus éthériques correspondants qui sont en intégration parfaite avec eux.

Le premier de ces points vitaux se trouve à la base de la colonne vertébrale, sa couleur est le rouge. C’est là que dort la Kundalini, représentée par le serpent. Quand ce feu endormi commence à s’éveiller, sa couleur sombre s’éclaircit, et à mesure que le processus régénérateur se poursuit par l’élévation progressive du feu spirituel, elle devient d’un rouge rubis pur et lumineux. La stimulation de ce centre marque le début des aptitudes psychiques.

Le centre suivant est le plexus solaire, aussi appelé plexus épigastrique. D’un orange rougeâtre, il correspond éthériquement au « soleil de l’estomac ». A mesure que le travail de transmutation se poursuit, ses couleurs sont modifiées par des rayons de lumière vert pâle. L’éveil de ce centre provoque les premières manifestations de clairvoyance.

Le troisième centre, ou plexus hypogastrique, est en relation avec la rate. Quand il devient actif, il irradie toute la splendeur d’un soleil en miniature. Ce centre, une fois éveillé, accord le don de guérison. Au premier stade de son développement, sa couleur est un mélange de lumière verte et or, tendant par la suite vers l’or pur.

Le quatrième centre, ou plexus cardiaque, est situé au-dessus du cœur. C’est un point vital d’une sensibilité particulière qui émet un rayonnement jaune lumineux et doux se teintant de bleu éthéré aux derniers stades de la transmutation. Le développement de ce centre ramène les souvenirs des vies antérieures. C’est le pouvoir auquel on fait allusion dans le langage occulte quand on parle de la « mémoire du coeur ».

Le cinquième centre, ou plexus pharyngique, est situé dans la gorge, juste au-dessus du larynx. Sa couleur est le bleu azur, et le processus de raffinement du corps le fait étinceler et briller de lumière argentée. Le développement de ce centre aide à retrouver le mot perdu. Le pouvoir créateur du verbe est sa fonction la plus élevée. « Les mots accompliront ce pourquoi ils sont prononcés », a proclamé le maitre des maîtres qui détenait le pouvoir lié à ce centre.

Le sixième centre, ou plexus caverneux, est situé dans la tête, entre les sourcils. Quand il a atteint son plein développement, des jeux de couleurs kaléidoscopiques d’une indescriptible beauté rayonnent de ce centre, dans les tons de rose, jaune, bleu et violet. Quand ce centre fonctionne parfaitement, la conscience est continue ; ni le sommeil ni la mort ne peuvent l’interrompre.

Le septième centre, ou plexus choroïde, se trouve au sommet de la tête. Quand le corps est complètement régénéré, ce centre émet une lumière blanche pure, bénéfique pour tout ce qui se trouve à portée de ses rayons. Son développement entraîne la libération de la roue des incarnations. « Le vainqueur, j’en ferai une colonne dans le temps de mon Dieu sans qu’il en puisse jamais sortir », fait allusion à celui qui a atteint cet état.

On constate que les sept centres éthériques du corps vital développent progressivement leurs pouvoirs, du plus bas au plus haut, à mesure qu’a lieu la régénération, et que les sept notes de la gamme musicale à laquelle ces centres correspondent sont émises en accord avec le développement de l’Homme. La monté du feu spirituel le long de la colonne vertébrale se fait à l’unisson des notes de la gamme. La conscience en expansion libère une note après l’autre dans une suite en ascension constante. Ainsi, le corps humains s’harmonise de plus en plus avec ce corps plus vaste du Grand Homme de l’Univers, tous les deux émettant la musique des sphères. Rudolf Steiner, l’occultiste rosicrucien réputé, fait allusion à ce développement comme à « la merveille de l’expérience de l’octave ».

chez francesca

Quand l’Homme a développé harmonieusement la double octave du physique et de l’éthérique, il possède lui aussi un instrument qui en  un habitant conscient de deux mondes à la fois. Emettre les notes supérieures ou céleste du monocorde signifie se libérer du cycle des naissances successives. Emettre les notes inférieures signifie l’établissement d’un accord de compréhension avec l’humanité en général qui ne s’est pas encore élevée au-dessus des labeurs abrutissants de l’existence physique transitoire. Pouvoir émettre les deux permet de « marcher avec les rois (Maîtres-Initiés), sans perdre le lien avec le commun des mortels).

Dans ses aspects spirituels les plus élevés, la musique, l’art de plus neuf et le plus noble, tend à redécouvrir beaucoup de ce qui a été perdu, ainsi qu’à un développement plus poussé. Au cours de cette phase, elle deviendra un facteur toujours plus important dans le travail des groupes consacrés à la guérison par le pouvoir du verbe et au travail nécessaire pour atteindre l’illumination spirituelle.

Ecrit par Corinne Heline

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site :  https://medecinehistorique.wordpress.com/