LES ORGANES ZANG-FU :  énergie qui créée la Vie

 

En Occident, il n’existe pas de terme exact pouvant traduire le terme chinois « QI » (1*). Même si on le désigne souvent par le terme « énergie vitale », ce vocable ne rend cependant pas entièrement son sens. Le Qi est l’énergie naturelle de vie qui engendre le changement et le mouvement. C’est la force motrice et créatrice qui imprègne toute chose : les étoiles qui scintillent, le ruisseau qui glougloute, l’organisme en décomposition. Le pouvoir de cause à effet du Qi se trouve dans tout. Comme le vent, le Qi est doté de la capacité à amorcer le changement et à engendrer l’activité.

Le Qi est l’énergie qui crée la vie, qui crée notre vitalité. Il est la force vitale qui anime notre corps, notre esprit, notre cœur et notre âme. Il est immatériel et invisible. Pourtant, il est capable de générer de la matière et des effets visibles, entre autres par la conception qui permet à un bébé de se former. Le Qi possède une nature transformationnelle. Par exemple, il permet à notre corps de se matérialiser et à l’eau de se changer en glace. Et quand la glace fond, elle se transforme à nouveau en eau. De façon similaire, quand notre corps meurt, nous redevenons esprit. Les deux caractères chinois qui composent l’idéogramme du Qi veulent dire « vapeur » et « grain de riz non cuit ». La vapeur s’échappant du riz qui cuit représente le Qi dans son état sans forme, alors que le riz symbolise l’aspect substantiel et concret de la matière. L’essence du Qi, cette force de transformation et de changement du matériel à l’immatériel, et vice versa, est totalement inhérente à ce concept.

organes

Le mouvement du Qi dans notre corps touche toutes nos activités. Lorsque le Qi se condense, le corps physique se forme et quand il se disperse, le corps physique meurt. Le Qi est ce qui engendre l’activité, entre autres notre capacité à digérer les aliments, à bouger les jambes et à penser. Cette énergie peut également se manifester sous forme de ressentiment ou de boule dans la gorge, lorsque nous sommes tristes. Ainsi, avec le concept du Qi, les Occidentaux ont la possibilité de se voir d’une façon radicalement différente. Il existe cependant en Occident des expressions qui, comme « plein de vie », décrivent des personnes énergiques et dynamiques. À un niveau profond, nous sentons qu’il y a un lien entre le mouvement de la force vitale et la vie.

 

La science occidentale n’a pas encore prouvé l’existence du Qi, puisqu’on ne peut le voir sous le microscope, pas plus qu’on ne peut le disséquer ni le scanner. Par contre, cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas le sentir. Je vous propose un exercice tout simple. Amenez vos mains devant votre ventre, paumes se faisant face. Rapprochez lentement vos mains sans toutefois les laisser se toucher. Maintenant, écartez-les l’une de l’autre. Répétez ce mouvement lentement. Observez la légère tension, la chaleur, les picotements ou la pression entre vos paumes. Il se peut que vous sentiez que l’air soit plus dense dans l’espace situé entre vos mains. Ce que vous sentez, c’est le Qi. Il ne faut pas essayer de comprendre le Qi avec la raison., mais plutôt le sentir.

 

Pendant que vous rapprochez vos mains, tendez légèrement les doigts et les paumes. Quand vous les éloignez l’une de l’autre, laissez-les se détendre. Maintenant, déplacez lentement les doigts de votre main droite au-dessus de votre paume gauche. Sans toucher celle-ci, caressez la paume gauche du bout de vos doigts. Vous sentirez peut-être une sensation de picotement. C’est le Qi qui sort de vos doigts.

une science

La science occidentale ne reconnaît pas l’existence du Qi. Pourtant, les praticiens chinois travaillent à en harmoniser la circulation chez les gens depuis plus de 3000 ans. Dans le corps, le Qi se déplace le long d’un réseau de canaux, appelés « méridiens » et vaisseaux. Une des choses les plus difficiles à saisir pour les Occidentaux est justement le concept de ces méridiens et vaisseaux. Pourquoi? Parce qu’ils sont invisibles. Ces derniers courent le long du corps et relient les organes vitaux à d’autres parties du corps. Ils n’existent pas dans l’anatomie occidentale. Avec l’acupuncture cependant, ce sont sur ces canaux, qui s’ouvrent vers la surface de la peau en des points précis, que l’on plante de minuscules aiguilles dont la fonction est de stimuler la circulation du Qi dans le corps. Quand le Qi circule harmonieusement, nous sommes en santé. Quand le Qi ne circule pas bien, la maladie survient. Les aiguilles ont deux fonctions : soit elles intensifient la circulation du Qi dans certains méridiens (tonification), soit elles la diminuent (dispersion). C’est ce qui permet à l’énergie de s’équilibrer dans le corps et à ce dernier de retrouver la santé. C’est ainsi que la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) explique la façon dont l’acupuncture fonctionne. Ayant pu constater que l’acupuncture peut servir d’anesthésiant, les docteurs occidentaux en ont conclu que l’effet anesthésiant provient peut-être du fait que les aiguilles stimulent les nerfs qui diffusent des analgésiques naturels. Même si nous ne pouvons donner d’explication rationnelle à l’acupuncture, il n’en reste pas moins que son efficacité est absolument indéniable.

LA VIE

Le Qi est essentiel à notre corps pour que ce dernier puisse fabriquer du Sang. Le Qi fait également circuler le Sang dans les vaisseaux sanguins et les méridiens. Il existe donc un rapport d’interdépendance entre le Sang et le Qi. Autant le Qi est nécessaire pour la fabrication et la circulation du Sang, autant le Sang est nécessaire pour nourrir les Organes qui génèrent et soutiennent le Qi. Le Qi et le Sang sont donc indissociables. Sans le mouvement du Sang, il n’y aurait aucun véhicule pour transporter l’énergie sans forme, le Qi. Inversement, le Qi fournit la force motrice qui anime le sang. De toute évidence, le concept du Sang en MTC diffère de celui de l’Occident. En MTC, le concept du Sang renvoie non seulement au fluide qui coule dans nos veines, mais aussi à la qualité énergétique qui amène le Sang à circuler dans le corps et à le nourrir. Étant donné que le Sang est Yin et que l’énergie est Yang, l’harmonie entre les deux symbolise un tout qui se manifeste par la santé.

Le Sang est emmagasiné dans le Foie et le Qi, dans les Reins. Les docteurs chinois connaissent bien les principaux organes propres à l’anatomie de la médecine occidentale, mais même s’ils leur donnent les mêmes noms, ces organes sont très différents. En un premier temps, la MTC considère ces organes comme des structures physico-anatomiques dont les fonctions sont similaires à celles de la médecine occidentale. Dans un seconde temps, elle les situe dans un cadre énergétique plus vaste de fonctionnement et de rapport, cadre qui comprend les méridiens reliant les organes à d’autres parties du corps. En MTC, ce réseau d’appariement d’organes, ou complexes d’Organes, porte aussi le nom d’Organes Zang-Fu.

*1. Qi est l’orthographe utilisée par le système Pinyin et chi , celui utilisé par le système Wade-Gilles.

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DVD

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Expérimentations animales : justifiables ou pas 

Il n’est réellement pas juste de considérer l’expérimentation sur les animaux comme étude indispensable…. C’est un acte de barbarie pure !

L’expérimentation animale est l’expression de la bestialité inassouvie de certains êtres que l’on dit cependant humains. Les découvertes dues à ce type d’expérimentation sont désormais si minimes… et à des fins généralement si purement mercantiles que plus rien ne les justifie. Il existe bien d’autres moyens d’investigation afin que la recherche progresse. Comme pour le végétarisme par exemple, il faut changer le mode de pensée et cesser de faire de l’homme le maître incontesté de la Création. En légitimant tous ses actes, on le conforte dans son comportement tyrannique.

souris

L’espèce humaine s’est constituée, notamment durant ces dernières décennies, un karma pesant envers le monde animal. Le problème n’est pas de modifier notre attitude par crainte de ce karma car la peur n’ouvre pas le cœur. Le problème est plutôt d’apprendre le respect des animaux et de désamorcer tout germe de cruauté dans les consciences qui se prétendent humaines.

La notion d’humanité n’est certes pas liée à une forme ni à un ensemble de données biologiques mais à une attitude générale de l’esprit, à une ouverture de l’âme à la Lumière, c’est à dire, globalement  à ce qui rend meilleur. A ce titre, un certain nombre d’animaux se montrent depuis longtemps plus humains que beaucoup d’hommes et de femmes. La simple observation de notre monde peut nous en fournir la preuve constante. D’une manière générale, les souffrances et les tortures infligées à l’animal ainsi que les conditions de détention de celui-ci (élevage en batterie par exemple) laissent un impact très douloureux sur l’ensemble de son espèce et une plaie à vif sur sa conscience collective.

Il est à prévoir que dans les siècles et les millénaires à venir, de plus en plus d’humains arrivés à un stade d’évolution et de compassion avancé voudront s’incarner dans des corps animaux à la façon de ce que l’Orient appelle les Boddhisatvas de façon à faire un don à l’espèce animale et à épurer le karma de l’humanité. 

Pire inconscience que celle de la recherche sur l’ADN qui pousse certains chercheurs à créer des races transgénétiques…. 

En effet, cette vague d’individus ne tient compte que d’un savoir strictement matériel et matérialiste, elle ignore totalement les réalités subtiles qui font que le corps physique et ses lois sont le produit de l’âme et donc sa contrepartie densifiée. En générant des races transgénétiques, on mélange inconsidérément des manifestations issues de réalités d’ordre vibratoire différent. Les barrières naturelles entre les espèces, qu’elles soient physiques ou psychiques, ont leur raison d’être. Le fait de les violer, de vouloir les déplacer, va tout simplement provoquer des fissures importantes dans le système immunitaire des animaux et de l’homme avec l’apparition rapide de maladies et de malformations graves. De telles expériences ont déjà été réalisées il y a des millénaires sur cette Terre, par des civilisations qui se sont auto-détruites.

veau

Tout se passe aujourd’hui comme si l’égrégore de ces aberrations passées venait visiter certains « savants » afin d’attiser et d’instruire leur besoin de domination… déguisé en volonté de servir la Vie. Ces considérations ne signifient nullement qu’il faille abandonner les recherches en génétique. La Nature, parfaite en essence, est cependant perfectible dans ses manifestations et il appartient à l’homme de l’explorer, de favoriser le développement, l’expansion de ses lois. Il faut seulement ne jamais perdre de vue que toute recherche, si elle n’est pas habitée par le sens du Sacré, ne demeure qu’une manipulation de la Création, un jeu de l’ego qui se met en marge de la grande Force Universelle qu’est la Divinité et donc s’empoisonne à très court terme.

Essentiellement le chaminisme est un souvenir de l’antique pacte qui liait les animaux et les hommes dans un passé très reculé de notre planète. Il est en ce sens, un moyen de communication infiniment respectable. Cependant, le pont qu’il représente nécessite chez celui qui l’emprunte une grande maîtrise de son propre ego. En effet, le développement des capacités psychiques qu’il sous-entend met le chaman face à la notion de pouvoir.

Le véritable chaman n‘est pas un homme de pouvoir au sens égotique du terme lui, il est au Service de la Vie avant tout, puisqu’il connaît le code d’accès à certains de ses rouages intimes.  Bien compris, bien pratiqué, ce qui est sans doute plus rare qu’on ne le croit, le chamanisme est un chemin qui doit mener à une prise de conscience christique au sens universel du terme car il favorise la communion entre les espèces et rend le Sacré omniprésent.

Propos de Daniel Meurois

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