LES BASES SPIRITUELLES DE LA MEDECINE

 

« La meilleure thérapeutique, c’est de penser, de sentir et d’agir en harmonie avec les forces et les existences lumineuses de la nature et de l’univers entier. L’homme doit donc connaître ces forces, ces existences et s’accorder à elles. C’est cela la première médecine. Je ne rejette pas les autres, évidemment, et dans le cas où un malade est dans un état très grave, ce n’est pas le moment de le prêcher en lui expliquant qu’il doit changer sa façon de vivre. Là, il est souvent nécessaire d’agir vite : donner des antibiotiques, faire une transfusion sanguine, ou même opérer. Mais il faut savoir que la meilleure médecine se pratique tous les jours par la façon de vivre, c’est-à-dire la façon de penser, de sentir, de croire, d’aimer, de se nourrir… »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Hippocrate était un médecin grec qui avait étudié la science médicale de l’Egypte et de l’Inde. Il enseignait qu’il faut surtout donner à l’organisme la possibilité de se défendre, parce que l’organisme, c’est à dire la nature, sait élaborer ses défenses en préparant spontanément des éléments chimiques capables de neutraliser les agents de la maladie. Quand un homme développe la résistance de son organisme, il est tellement bien armé qu’à la vue de toutes ses défenses, l’ennemi rebrousse chemin. La preuve : on a vu pendant des épidémies des gens qui circulaient tranquillement parmi les malades sans jamais être atteints, alors que d’autres qui prenaient toutes sortes de précautions étaient emportés par le mal. Pourquoi ? Parce que, chez les premiers, le terrain n’étaient pas favorable à la prolifération des microbes. Les maladies n’attaquent pas l’homme quand elles voient que la place est trop bien défendue.

C’est par des moyens naturels, les bains, les tisanes d’herbes, l’exposition au soleil, le repos, la purification, le jeûne, etc., qu’Hippocrate arrivait à renforcer l’organisme. Tandis qu’aujourd’hui, en ingurgitant quantité de remède qui l’affaiblissent, les gens empêchent leur organisme de se défendre; en comptant toujours sur des remèdes extérieurs, ils ne développent pas les forces qui sont en eux.

La Médecine – malgré ses progrès notre santé dépend avant tout de notre vigilance

« En même temps que la nature produit et entretient les germes des maladies, elle possède aussi les moyens de leur guérison. Mais si les humains mènent une vie déraisonnable, ils permettent aux germes nocifs de se développer et limitent l’efficacité des éléments bénéfiques. Vous direz : « La médecine fait maintenant tellement de progrès, elle doit trouver comment nous guérir… » Non, la médecine ne doit rien du tout, car ses pouvoirs sont limités. Quels que soient les progrès qu’elle a faits ou qu’elle fera, elle sera impuissante devant la négligence et la mauvaise volonté de ceux qui refusent de reconnaître les lois de la nature et de s’y conformer.

Alors, attention, plus les sciences et les techniques progresseront, plus les humains devront se montrer conscients, attentifs, vigilants. Ces progrès apportent beaucoup d’avantages, beaucoup de facilités, mais en même temps beaucoup de tentations, de séductions, et donc beaucoup de dangers. Vous voulez être en bonne santé ? Comptez plutôt sur vous que sur la médecine. Tâchez surtout de vivre dans des conditions qui renforcent les défenses de votre organisme. »

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EXPLORATIONS NON DUELLES – Retour au Paradis perdu

Didier Weiss ramène le chercheur spirituel, égaré dans son labyrinthe, à redécouvrir l’inimitable et indescriptible « Paradis » retrouvé. Il démasque les idées reçues et les concepts qui voilent le regard : des explorations à raz du sol, les pieds nus bien ancrés dans la vie de tous les jours. Un échange spirituel rafraîchissant et passionné au travers d’un vocabulaire clair et évocateur à la portée de tous qui démystifie la plupart des poncifs spirituels en ramenant sans cesse le lecteur/chercheur à son expérience personnelle, intime et immédiate.

Que vous-est-il arrivé ? (même s’il n’est jamais rien arrivé).

Il est bien arrivé quelque chose, sinon nous n’aurions pas commencé cette conversation ! L’aspect incroyable, impensable, inimaginable est qu’il n’est rien arrivé à Didier. Cela ne fait bien sûr aucun sens dans le contexte que nous connaissons habituellement, mais c’est bien de ceci dont nous parlons ici : le changement total du contexte.

Ce qui est arrivé, c’est la disparition d’un mirage, de quelque chose qui semble bien réel, si personnel et qui vient soudain de se dissoudre. Mais comme cette « chose »-là n’a jamais vraiment existé, il ne s’est de fait jamais rien passé.

Alors bien sûr, difficile de dire qu’il ne s’est rien passé pour Didier devant un tel changement d’expérience de vie ! C’est un paradoxe qui peut être approché par le terme « Éveil » du même ordre que l’éveil diurne considérant le rêve nocturne : la révélation de l’impossibilité d’être réellement impliqué dans les histoires des personnages et événements du rêve.

Ou alors : Le paysage terrestre, incluant le personnage principal en son centre, se trouve totalement changé au niveau de la lecture, de l’expérience, de l’interprétation, sans que les éléments sensoriels constituants ne soient eux-mêmes différents.

C’est très proche de cette double vision de l’image d’une fée cachée dans un dessin complexe de forêt et qui soudain apparaît : elle a toujours été là, vue mais jamais vraiment vue, juste regardée sans en extraire sa spécificité ni son sens, l’image ne délivrant donc pas son message véritable.

Maintenant, définissons cette « chose » (qui n’a jamais vraiment existé!):

Au sein de cette histoire spatio-temporelle qu’on peut appeler « ma vie », tout un enchaînement de pensées s’est mis subrepticement en place. Enchaînement dans les deux sens du mot : 1/une suite logique de conclusions non vérifiées qui forment une chaîne, 2/ un attachement profond à leur présence qui empêche d’aller voir ailleurs.

Des pensées d’exister en un point particulier amènent des pensées de ne pas exister là-bas dans le monde, amènent des pensées d’isolement et de séparation, et renforcent cette expérience intime (mais essentiellement hallucinatoire) MOI. Qui à son tour valide le non-MOI, ce monde extérieur et hostile. Et la boucle est bouclée, puis cadenassée.

Donc, si on remplace « chose » par MOI, cela donne : « MOI qui semble bien réel, si personnel, vient soudain de se dissoudre ; mais comme ce MOI-là n’a jamais vraiment existé, il ne s’est de fait jamais rien passé. »

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Didier Weiss

Que reste-t-il après l’éveil du vous d’avant ? Avez-vous gardé certaines caractéristiques ?

Les caractéristiques du corps-esprit Didier sont pour la plupart les mêmes. C’est du même ordre que les poissons qui s’adaptent à un nouvel environnement : leur taille et leur couleur peuvent changer mais fondamentalement ils sont toujours de la même espèce. Notez bien que ce n’est pas l’Éveil qui nous change, ce n’est en aucun cas l’Éveil d’une personne.

Mais, comme disait Stephen Jourdain : « Ça arrive bien à Bibi » ?

Stephen Jourdain effectivement parlait de Bibi, cet enfant divin, et sûrement pas de « ma petite personne » qu’il appelait aussi « MôA ».

Le paysage se dessine à nouveau, ce que l’on croyait limitant, hostile et perturbant disparaît, et de fait il y a beaucoup plus de place, tellement plus de place ! Toute la place du monde… Cela amène inévitablement des changements indirects, comme le poisson d’un bocal minuscule se retrouvant soudainement dans l’océan.

Ces changements varient d’une histoire à l’autre, et ce n’est pas très utile – et même trompeur – d’en parler. Cela peut amener de la confusion et des attentes. Cependant il y a des éléments communs à tous : silence mental, paix, harmonie.

Je ne cherche pas à garder l’ego mais il me semble que nous avons tous appris au cours de la vie, que nous avons fait des expériences, des rencontres, des pratiques, etc. : que tout cela n’est pas à jeter. Qu’en dites-vous ?

Il n’y a bien sûr rien à jeter. Nous n’avons jamais rien fait, la Vie s’est vécue, et de regarder cela d’un certain point de vue jugeant, extérieur, est le plus sûr moyen d’aggraver la fragmentation de nos existences.

Chaque pas, chaque (re-)connaissance, chaque rencontre peuvent être vus comme des signes avant-coureurs du Maintenant. Ils n’en sont jamais la cause, même si cela semble être le cas dans notre contexte habituel de pensée.

Essayons ceci : Ici & Maintenant est un tableau 3D (incluant les 5 sens, incluant les pensées et les émotions). C’est un chef-d’œuvre quel que soit le contenu, c’est une pièce unique de valeur inestimable. Pour que cette merveille puisse se matérialiser, la Vie a « besoin » d’outils de création. Ces outils sont les soit-disant expériences passées, qui sont de fait les matériaux constituants, et non les causes de toute création dans ce moment.

Corollaire : L’Éveil lui même n’est jamais la conséquence des expériences ou pratiques passées.

N’y a-t-il pas cependant une préparation a minima (dans le sens : se rendre disponible à) ?

Exactement : une « préparation » sera très souvent un signe avant-coureur d’Éveil, une forme de célébration anticipée d’un événement « annoncé », existant déjà, et non pas la cause de quoi que ce soit.

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Comment définissez-vous la non-dualité (advaita) ?

Simplement de revenir au sens premier ET DE S’Y TENIR ! Il est suggéré : pas deux.

On entend et on comprend généralement : un

Et cela devient subtilement un labyrinthe extrêmement difficile à résoudre. Tout dans notre expérience nous fait croire à une séparation (2) qui pourrait être résolue, résorbée, dans l’Unicité (1) : Attention, ceci constitue un piège béant !

Ce qui est proposé dans le « pas deux» est de reconnaître que cela a toujours été le cas, et qu’il n’y a aucune possibilité d’une partie rejoignant le Grand Tout, que ce chemin là est une roue de hamster qui va produire énormément de mouvement, sans jamais aucun résultat. Donc le piège serait de valider par notre tentative la pseudo-séparation et le mouvement de réunification avec le Tout. Cela semble une activité à but honorable, sensé, pratique, mais cela contient une espèce de virus qui entretient continuellement la maladie « lecture duelle de la Vie ». Et sans nous en rendre compte nos « pratiques spirituelles » nous gardent de manière quasi invisible dans une dualité subtile, mais néanmoins terrain très fertile pour Maya !

En ce sens, la porte de sortie n’est pas de changer ou d’améliorer les éléments du rêve mais à comprendre la nature du rêve qui est ce dédoublement quasi invisible : Moi devenant moi/non-moi = création d’une entité séparée.

Quel serait le moyen le plus habile pour voir qu’il n’y a pas d’entité séparée ? Nous sommes nombreux à savoir que celle-ci est une illusion mais cela est complètement insuffisant. Qu’est-ce qui peut provoquer – aider – le basculement ? (bien que vous disiez qu’il n’y a pas de cause à l’éveil).

Effectivement, une compréhension intellectuelle de notre situation hallucinatoire est bien évidemment insuffisante. Pourtant, Clarté est juste à quelques millimètres de Compréhension. On a l’impression d’une montagne restant à gravir, alors qu’un tout petit trébuchement peut suffire. Je parle par expérience. Dans la métaphore de la corde et du serpent (ma favorite!), une fois analysés les contours de la chose dans la pénombre, les avoir comparés à notre stock d’objets en mémoire, avoir sélectionné les plus proches, avoir conclu que l’option corde pouvait être la meilleure solution, l’avoir validée, il reste encore un pas ESSENTIEL à faire :

Convertir « cela semble de toute évidence être une corde » en « C’EST une corde !! »

Le saut d’une évidence intellectuelle à sa transmutation en tant que RÉALITÉ vivante. Comment ce saut se fait-il ? Mystère. Je continue à explorer…

Serait-ce la vigilance la pratique essentielle, voire la seule nécessaire ?

La vigilance est le versant terrestre d’un mouvement divin : Conscience se connaissant elle-même, directement, intimement, sans séparation.

Si c’est une pratique, cela a le grand désavantage d’introduire un espace, aussi petit soit-il, entre Je et VEILLE. Cela perpétue de fait une forme de séparation, et avec cela le monde « là-bas » apparaît !

Par contre, il y a une forme de vigilance qui n’est pas le résultat d’une action, d’une volonté, d’une pratique. Elle est libre et transparente, elle est toujours présente. Et peut-être le seul « mouvement » nécessaire à sa reconnaissance serait une relaxation très spécifique : non pas celle du corps – bien que cela puisse aider – et pas forcement celle du mental – car qui pourrait le dompter? – mais celle de l’attention elle-même.

L’attention attentive à elle-même, de manière légère, sans chercher à être attentif, étant juste « ouverture » à l’attention. C’est très passif mais c’est en même temps très vivant, la Vie elle-même.

Qu’entendez-vous explicitement par cette phrase troublante : « Il ne s’agit pas d’avoir un mode d’emploi pour acquérir quelque chose mais de se promener tout nu, les pieds dans l’eau, à proximité de fils électriques, eux aussi dénudés ! »

Cela veut surtout dire que je n’ai aucune idée de comment cette transmutation arrive !

Par contre, ce qui semble être une constante – enfin une ! – c’est qu’une grande vulnérabilité semble nécessaire, et une certaine forme de courage aussi. Une prise totale de risque est indispensable, d’où l’allusion aux fils dénudés. C’est simple, il faut être prêt à TOUT perdre … pour TOUT gagner au final, même si cette proposition semble de toute évidence défier la raison.

Entretiens avec Didier Weiss

par Jean-Louis Accarias

Explorations

Pour en savoir plus sur le livre de DIDIER WEISS et Pierre Jutant:
EXPLORATIONS NON DUELLES Retour au Paradis perdu
www.originel-accarias.com/Edition/weiss.html