Le magnétisme – la polarisation des Energies

Il existe une grande loi cosmique qui dit :

Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas,
et, tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.

Si donc on trouve en bas le plus et le moins, c’est donc qu’ils existent en haut, donc en Dieu lui-même. On peut donc dire que Dieu est polarisé, qu’il a, en termes électriques, une énergie positive et une énergie négative. Si donc Dieu est constitué de ces deux forces, puisque Dieu a fait l’homme à sa ressemblance, l’homme se trouve donc aussi polarisé. Ces deux polarités sont en parfait équilibre lorsqu’elles sont Dieu, alors qu’elles ne le sont plus lorsqu’elles sont en l’homme. (En passant, comme ça, c’est ce que nous proposent toutes nos incarnations passées et futures, établir l’équilibre.)

Il y a aussi une seconde loi qui dit :

La pensée est une énergie et l’énergie suit la pensée.

C’est grâce à cette loi qu’il existe, entre autres, des magnétiseurs, des guérisseurs.
Il n’y a donc pas de secret. Venons-en à l’homme et au magnétisme : 

Je ne veux pas entrer dans les détails historiques du magnétisme, chacun pourra trouver ces informations sur les sites appropriés. À chaque époque de la vie sur terre l’homme a essayé de comprendre les énergies et se débrouiller avec ce qu’il a compris et cru. C’est ce que l’on appelle le magnétisme animal. Pour information,  en étudiant les ouvrages d’Hector Durville. Les deux images montrant les polarités sont extraites de ces ouvrages.

Magnétisme

Ces énergies, que nous avons tous en nous, peuvent être transmises d’homme à homme par le simple fait de la deuxième loi que je viens de citer. Si j’ai des pensées de compassion vis-à-vis d’un proche qui se trouve momentanément en déficience énergétique, je peux donc, par le simple fait des vases communicants en quelque sorte, lui donner l’excédent que je possède pour lui venir en aide. Mais, par le même phénomène, je peux, si je suis mal intentionné, lui envoyer des pensées négatives. Eh ! Oui, cela marche dans les deux sens !

Il ne faut pas croire que c’est de l’utopie. Il fut un temps où il fallait faire très attention lorsque nous étions dehors, les énergies négatives volaient dans tous les sens. Le mauvais sort était courant à l’époque que j’évoque qui n’est pas si loin que ça d’ailleurs, à des siècles où il y avait de fortes croyances, des idolâtries, le culte des faux Dieu, parce que les personnes de ce temps-là travaillaient plus avec les énergies basses que celles un peu plus positives. Leurs formes pensées ne leur permettaient pas de faire autrement. À notre époque, plus personne n’y croit et cela ne marcherait plus, le matérialisme a fait son travail, « Je ne crois que ce que je vois ».

Quelle énergie l’homme peut-il transmettre ? 

Dans ses premières incarnations, l’homme vit d’une façon plus animale qu’humaine, il vibre d’une façon très basse et les énergies qu’il dégage sont aussi très basses. Alors, pour faire un certain travail, l’homme faisait appel à des entités bonnes ou mauvaises, tout dépendait de l’homme en question. Il pouvait très bien travailler avec le bas astral, comme on dit, et cela pouvait marcher un certain temps. Vieillissant, n’étant plus maître du jeu, ces entités lui prenaient le peu d’énergie qu’il avait et il se retrouvait à l’état « de légume » si je peux m’exprimer ainsi.
Puis d’incarnation en incarnation, l’homme se modifie, sa conscience grandit, il peut ressentir les choses, les pressentir, son intelligence se développe, ses vibrations deviennent plus subtiles, plus rayonnantes, plus humaines, un peu plus divines. De ce fait son énergie « l’intelligence active peut entrer en action et agir en suivant la loi :
La pensée est une énergie et l’énergie suit la pensée.

C’est cette énergie qui se dégage de l’homme, qui peut être transmise aux autres. Lorsque nous sommes en groupe, l’énergie formée est celle du groupe, chacun prend l’énergie de l’autre sans s’en rendre compte et se trouve harmonisé à tous les éléments qui forment le groupe. C’est ce qui fait que suivant les rassemblements on peut se trouver vidé ou au contraire rempli d’une énergie invisible, mais qui est celle du groupe. Plus l’homme grandit en sagesse, en discernement, en connaissance, plus il devient fort, rayonnant. Le magnétisme il est là. Ce n’est pas un don que ma grand-mère m’aurait donné. Il n’y a rien de kabbalistique là-dedans. Cependant, si ma grand-mère me parle de son « pouvoir », cela va susciter en moi le besoin de savoir plus, de lire des livres et si je suis suffisamment ouvert et si dans mes vies passées j’ai élevé mes vibrations, je peux devenir guérisseur. Mais tout cela se travaille. Travail sur soi, sur ses motivations, reconnaître et contrôler ses émotions, ses qualités de cœur, du moment où l’homme a les deux pieds bien sur terre et l’esprit tourné vers le ciel, tout peut avoir lieu. Il est dit en Inde :

« Plus vous voulez vous élever plus il faut avoir les pieds sur terre, chaque arbre vous le dit ».

Tout le monde peut transmettre quelque chose, c’est certain, mais tout le monde ne sera pas forcément efficace même en utilisant une très bonne méthode. Nous avons tous un travail à faire, chaque travail est important pour l’humanité entière. Alors inutile de vouloir faire comme. À cette époque de la vie sur terre, pour celui qui veut se lancer dans l’aide, le soutien, la guérison, il est important qu’il ait la collaboration des anges guérisseurs où son Maître si celui-ci prend en charge ce travail. Il faut arrêter de travailler avec l’astral, ce qui fut fait autrefois.

Donc le corps humain est polarisé.

Il reçoit le plus du soleil par le haut de la tête et le moins de la terre par la plante des pieds. Ces deux énergies, passant par l’homme, deviennent transmissibles grâce à l’intelligence active de l’homme soit le chakra du cœur.

Qu’est-ce que l’intelligence active ?

Lorsque l’on parle de cœur, l’homme pense sentiments. L’intelligence active ce n’est pas du tout cela. Elle s’acquiert au fur et à mesure de nos expériences voulues par l’âme et faites par la personnalité dans la pensée juste. C’est le « je sais » de l’Âme et non pas le « je connais » de la personnalité. « Tu ne sauras ce qu’est la chaleur qui brûle que lorsque tu auras touché quelque chose de chaud ».

Le « Je connais » de la personnalité doit entrer en manifestation, en expériences humaines, pour devenir le « Je sais » de l’Âme. Pour sourire un peu, il me vient à l’esprit la chanson de Jean Gabin — Maintenant je sais — Je vous souhaite à tous, au moment où vous serez devant le Maître, d’arriver les bras pleins de « Je sais »……. « Je sais »……et si l’on vous dit c’est tout…………..vous pourrez répondre : « C’est tout ce que je sais, mais       ça,       je le sais ».

L’intention est simplement d’informer et non pas de former des guérisseurs. Parce que des méthodes, il y en a et je pourrais dire presque autant qu’il y a d’hommes. Il n’y aura que celle que tu sauras trouver, la tienne et qui repose sur des principes réels et universels qui sera la plus efficace dans tes travaux.

Tout le monde peut transmettre quelque chose à un proche ou un ami, mais dans le respect des lois cosmiques et du magnétisme. Évidemment, cela suppose d’être soi-même en bonne santé et en pleine forme.

Les lois du  magnétisme

Première Loi :

Le corps humain est polarisé.

Le côté droit est positif

Le côté gauche est négatif.

La ligne médiane avant est positive.

La ligne médiane arrière est négative.

Deuxième loi.

La polarité est inverse chez les gauchers

Troisième loi

Les pôles de même nom (plus + plus) excitent.

Les pôles de noms contraires (plus + moins) calment

POLARITES

Ce sont donc ces lois, qui sont aussi celles des aimants, que vous pourrez adapter à votre technique, à votre approche : la psychologie, le respir, les passes, les massages, les couleurs, les sons, les plantes, etc.

Voici quelques exemples :

Votre enfant a mal à la tête, en supposant bien sûr que ce ne soit pas son état permanent qui relève de la médecine, vous allez pouvoir le soulager, voire faire disparaître son mal de tête. On va admettre que c’est un mal passager, vous pouvez lui donner un antalgique, c’est sûr, mais suivez la méthode des aimants et vous aurez le même résultat. Dans ce cas-là, puisque c’est un excès d’énergie, il faut calmer. En principe la tête est très chaude.
Votre enfant est assis sur une chaise, faites de même en vous plaçant à sa gauche et lui faisant face. En suivant la loi qui dit que les pôles de noms contraires calment, posez votre main gauche (négative) sur le front qui lui est positif, les doigts orientés vers le haut en forme d’antenne et la main droite (positive) sur la nuque qui elle est négative, les doigts toujours orientés vers le haut pour former une antenne par laquelle excès d’énergie va s’échapper. Vous vous concentrez et vous visualisez une petite fumée qui sort au sommet de vos doigts. Petit à petit le mal de tête disparaît.

On va admettre que le mal de tête est dû à une mauvaise digestion, aux moments des fêtes,  exemple : trop de gâteaux. Il va falloir exciter l’estomac pour en activer la digestion et en même temps faire échapper le trop d’énergie au niveau de la tête. Votre enfant est assis sur une chaise, faites de même en vous plaçant à sa droite. Toujours en suivant les lois de la polarité, vous placez votre main droite (positive) sur l’estomac qui lui est aussi positif. Il va y avoir excitation au niveau de l’estomac, puisque la loi dit que les pôles de même nom excitent, d’où accélération de la digestion.

En même temps placez l’autre main, donc la gauche au niveau de la nuque pour servir d’antenne pour évacuer l’excès d’énergie. Bien sûr, cette main n’est pas en position pour calmer puisqu’il y a un moins plus moins, mais là c’est votre mental qui va agir et qui va faire sortir l’énergie, comme il est dit : la pensée est une énergie et l’énergie suit la pensée.

MAGNETISME

Ne soyez pas étonné si votre enfant renvoie son repas, le corps réagit aussi à sa manière. Donc soyez prévoyant, mais en principe tout se passe très bien.

Un de vos proches se foule la cheville, avant de courir à l’hôpital, prenez dans vos deux mains la cheville de votre proche et avec votre respir, votre pensée, faites circuler l’énergie puisqu’à ce moment-là les deux mains ensemble vont créer le neutre.

Votre mari se brûle en faisant le barbecue. Dans ce cas-là, vous n’allez surtout pas faire une application des mains sur sa peau, il souffre déjà tellement. Vous lui faites tendre le bras concerné par la brûlure par exemple et avec vos deux mains, vous faites des passes en partant du haut de l’épaule ou du coude vers les extrémités des doigts sans toucher la peau et en pensant qu’avec vos doigts légèrement repliés vous ramassez en quelque sorte l’énergie qui a provoqué la brûlure.

Votre passe doit largement dépasser le bout des doigts, 10, 20 cm. Finissez votre passe en secouant vos mains comme vous le feriez pour vous débarrasser de l’eau, de la boue ramassée dans votre jardin. Faites des passes comme cela pendant une dizaine de minutes. Même si après vous allez à l’hôpital, vous aurez contribué à ce que la brûlure ne fasse pas de bulle d’eau et pas de cicatrice.

Vous pouvez utiliser cette méthode sans danger, puisqu’elle est naturelle. Il vous faut simplement réfléchir un court instant à votre position, dois-je calmer ou dois-je exciter ?
On ne peut pas faire n’importe quoi en suivant les lois de la polarité, des aimants donc.
La loi des aimants existe oui, mais pas de fantaisies je vous en prie. Pour vous faire comprendre, je vais vous raconter ce qu’il m’est arrivé le jour où une amie m’appelle pour venir aider sa mère qui souffrait du cœur. Cela s’est passé il y a bien longtemps maintenant, j’étais dans mes débuts du magnétisme, et la leçon croyez-moi je m’en souviens !

La maman était donc allongée sur le lit, j’arrive et je m’assois à côté d’elle. C’est vrai qu’elle n’était pas bien. Impressionnant, je me demandais ce que je venais faire là.
La disposition de la chambre et la position du lit faisaient que je ne pouvais être assis que de son côté droit, ma main droite, la main la plus disponible, était donc du côté droit de la maman. Je pose donc ma main droite au niveau de son cœur. En quelques minutes je vois la maman changer de couleur, sa respiration devenait de plus en plus pénible. Je retire vite ma main et je réfléchis à la polarité.

Sachant que le cœur est positif, je ne pouvais pas calmer dans cette position, positif sur positif excite. Je change vite de main ce qui me donnait à moi une position très inconfortable, mais au bout de quelques instants, la maman me sourit, son visage reprenait des couleurs, et elle me dit, « ouf, ça va mieux ». Donc ne pas faire n’importe quoi.

Le magnétisme a été pour moi le point de départ. Plus tard je me suis intéressé au toucher subtil, le pouls des acuponcteurs, aux travaux de Jeanine Fontaine (*), puis du Dr Hamer (*). Ressentir si tous les corps sont bien en place est quelque chose qui m’a fasciné. Donc j’étudie Jeanine Fontaine et au fur et à mesure que j’avançais, mes perceptions changeaient. J’ai eu une phase pas très agréable où sans abandonner le magnétisme quelque chose d’autre s’installait. Déroutant mais combien enrichissant.
Sous mes mains je sentais quelque chose de vivant, une respiration, les énergies chaudes ou froides. Il m’a fallu du temps pour apprivoiser ce ressenti, ou plutôt me laisser apprivoiser par ces nouvelles énergies.

Au bout d’un certain temps, trop long à mon goût, j’ai pu ressentir le corps éthérique des personnes qui venaient me voir. Ce corps éthérique ne nous appartient pas, il a reçu l’autorisation de s’incarner en même temps que nous pour nous donner le mouvement, et toutes les fonctions que le corps a besoin. Pour bien fonctionner il doit se situer bien centré au corps physique. Avec un peu d’entraînement on peut voir ce corps éthérique, il se présente comme une petite lumière au contour du corps humain. Mais pour X raisons il peut se déplacer, soit parce que l’individu ne le respecte pas, il lui fait faire des choses que lui, corps éthérique, ne peut refuser, comme par exemple boire beaucoup d’alcool, manger trop de chocolat, et il doit digérer tout ça. Il trouve que dans ce corps il a beaucoup de boulot, alors il travaille à digérer, éliminer tout ce surplus. Quand il en a assez, fatigué, il se décale du corps physique et reste à quelques dizaines de centimètres pour le meilleur des cas, voire un, deux, trois, quatre mètres, au plafond, contre les murs, etc.

Il est donc important pour le guérisseur de savoir le recentrer au corps physique et c’est un vrai régal. C’est toujours les premières expériences qui marquent le plus.
Pastor dit : Quiconque entreprend la guérison, s’attaque à un édifice de taille, parce qu’il s’attaque à sa propre ignorance.

Le temps passe, ces nouveaux ressentis subtils s’installent progressivement, et j’avoue que c’est très enrichissant, et côté émotions…….. Bref, je n’étais pas au bout de mes découvertes. Je ne voudrais pas trop insister sur tout le travail qui est fait en amont, méditation quotidienne, pour moi c’était le rituel que vous pouvez trouver sur le site, travailler la lucidité, le bon sens, la connaissance du corps, la psychologie, sans oublier les maux de l’humanité, comprendre pourquoi ces maux viennent et s’installent (Dr Hamer) etc. mais c’est tout de même très important.

En même temps se développait aussi une relation avec le ciel, les anges guérisseurs ou un Maître, je ne sais pas trop. Cela n’est d’ailleurs pas très important de savoir qui vient, qui protège, qui guérit, il ne faut même pas se poser la question. Par contre ressentir la présence, ça oui, c’est important. Si j’ai un conseil à donner à celui qui veut se lancer dans cette aventure, je lui dirais ne cherche pas à savoir quel est le Maître ou l’Ange qui vient, évertue-toi à trouver la présence. Tu fais comme tu veux, mais pour avoir vécu ces expériences et mettre aussi beaucoup accroché à un Maître, à Pastor entre autres, je me suis rendu compte qu’ils devaient beaucoup secouer les mains lorsque je m’accrochais trop à lui, à eux.

Pastor dit : « Il n’y a que toi et la création, toi et ta création. »

Alors les émotions oui il y en a eu.

Un jour je reçois une maman qui m’amène sa fille atteinte d’anorexie. Je l’ai reçue plusieurs fois et un jour, alors que tout se passait bien, j’entends une voix intérieure me dire : « Paul, c’est bien gentil de me donner de l’énergie, mais laisse-moi vivre la vie que j’ai choisie.»
Je retire immédiatement mes mains, abasourdi et reste quelques petites secondes sans rien dire et je risque mentalement une question. « Est-ce pour une question d’évolution ? » La voix me répond, – Qui peut dire être évolué.
J’avais dû changer de couleur, la maman me regarde, me fixe du regard et je la mets au courant de ce qui venait de se passer. Nous en restons là.

Deux, trois ans plus tard, je revois la maman et lui demande des nouvelles. Elle me montre une photo de sa fille, une jeune fille splendide et en pleine santé.

Voir le message de Pastor « La Guérison » Une autre fois, je recevais un garçon atteint de mucoviscidose. À voir les difficultés qu’il avait pour respirer me mettait dans un état de souffrance et de compassion immense. J’avais de la peine à me concentrer. Au bout d’un moment, je m’adresse à la présence, Maître, Ange, je ne sais toujours pas, je laisse parler mon cœur (mon émotionnel) et lui dis :
– Prends de ma santé, prends de ma force et donne-lui.
La réponse n’a pas tardé, sèche et impérative :
– Est-ce que je dois vraiment ?
Éberlué, je ne réponds pas.

Ce n’est que quelques instants plus tard que j’ai compris la leçon. On a voulu me montrer que c’était mon émotionnel qui avait fait la demande et non mon intelligence active, le cœur. Je m’en suis terriblement voulu et j’ai pleuré.

LECON CHEZ FRANCESCA

La leçon était plus importante que le don.

De toute façon, je le dis pour ceux qui peuvent lire et réagir avec trop d’émotionnel, même si j’avais dit oui, prends, il ne se serait rien passé. Chacun vit sa vie, avec ses phases de bon et de moins bon, voire dramatiques. Lorsque l’on a en face de soi un tel patient, il faut savoir accepter la souffrance de l’autre, accepter ses propres limites, surtout si les maladies sont karmiques. Dans ce cas, on a en face de soi une Âme courageuse qui a décidé de nettoyer son astral, son corps éthérique.

Je ne veux pas qu’en lisant ces quelques lignes une quelconque émotion monte à la surface, ou que vous émettiez un quelconque jugement. Cela fait partie de mon histoire, et si en vous cela déclenche une prise de conscience, alors j’aurai bien travaillé. Il vous appartient d’écrire votre histoire, avec sans doute d’autres expériences.
C’est donc ce que je vous souhaite du plus profond de mon cœur.

Signé Paul 

Les références citées dans le texte

(*) Hector Durville – (1849-1923)- (fondateur de l’Ecole pratique de Massage et de Magnétisme, de La Société de magnétisme de France, il prit la direction du Journal du Magnétisme crée par le Baron du Potet en 1845).

(*) Dr Janine Fontaine – Médecin anesthésiste à l’hôpital parisien Broussais. À la mort de sa mère, elle  découvre d’autres médecines et se rend à Manille pour suivre l’enseignement d’un célèbre guérisseur, Tony Agpaoa. Auteur de  «Médecine des trois corps»

(*) Dr Ryke Geerd Hamer. En étudiant son propre cancer à la mort de son fils Dirk ainsi que 11000 malades, l’ont amené à dégager des constances et à formuler la loi d’airain du cancer. Il pose « les fondations de la nouvelle médecine.»

En savoir plus sur http://www.conscienceuniverselle.fr/magnetisme

 

La médecine du troisième millénaire

« Politique de vie pour la santé » était le thème du colloque organisé sous la bannière du Réseau européen pour une politique de vie. Christian Cotten, Agnès Charlet et le Dr Michel Bercot ont gagné un pari toujours risqué: organiser une rencontre diversifiée sur les fondements et les résultats déjà palpables de la médecine de demain. Trois jours de conférences, d’ateliers et d’une table ronde avec une quarantaine d’intervenants, pour la plupart francophones et quelques anglo-saxons, quatre cents participants motivés, souvent thérapeutes, des malades graves et quelques miraculés ou « survivants à longterme », dans la terminologie pessimiste de la médecine conventionnelle, ne peuvent laisser personne indifférents. Quelles que soient les attentes de chacun, je reste persuadé que nous avons tous pris, retenu ou revu une vertu essentielle: la santé, celle de notre corps et celle du corps social, est d’abord une affaire de choix de vie. La maladie signe mon inadaptation à la vie. Je stresse et panique, je reste déprimé. Mes objectifs se brouillent, se diluent. Je ne sais plus m’affirmer, prendre soin de moi. Je me laisserai passivement « traiter ». Oh ! Le vilain mot: on « traite » aussi les pucerons, la vermine avec des produits chimiques ! Quelques-uns en réchappent. Je survivrai de crise en crise tout en dégénérant progressivement, mais sûrement, non sans accuser le monde biomédical et ses affairistes d’être inefficaces. Suis-je stupide ou infantile, stupide et infantile ?

médecine 3è millénaire

A l’issue d’une telle rencontre, il est impossible de ne pas remettre en cause quelques croyances de ce type. Toutefois, des témoignages lucides sur l’impact de son attitude intérieure, vivifiée notamment par la méditation, à l’exemple de Niro Assistent, redevenue séronégative en 1986, « un phénomène, un mystère pour la science », et de Christine, contaminée lors d’une transfusion sanguine en 1985, accréditent l’existence et la vigueur du relais psycho-neuro-immunologique, véritable canal personnel, associant corps, âme et esprit. A cet égard, la longue expérience clinique d’un psychologue américain, Jeffrey M. Leiphart, oeuvrant à la Medical School de San Diego sur plus de cinq cents patients séropositifs, mérite d’être soulignée. En dépouillant la littérature médicale, il a identifié, depuis 1994, 19 cofacteurs qui agissent tous sur nos défenses immunitaires et relèvent aussi bien de la psychologie, de l’hygiène de vie que de questions médicales. Prière de se référer au tableau que Vous et votre Santé, sous la plume de Mark Griffiths, a publié au troisième trimestre 1995 (hors-série n° 3: Eviter le sida). C’est l’objectif du programme américain si bien nommé LIFE (Learning Immune Function Enhancement: Apprendre à promouvoir la fonction immunitaire), appliqué aux sidéens, mais aussi valable pour les cancéreux. Nous disposons, en effet, de deux systèmes de défense qui coopèrent: le système cellulaire, éboueur des cellules cancéreuses et le système humoral constitué d’anticorps circulants. Le message d’espoir de J. M. Liephart est clair: « Il est possible d’intervenir sur des facteurs psychiques et psychosociaux, et de tirer un meilleur parti de notre terrain intermédiaire qu’est la psychoneuro-immunologie. Je vous encourage donc à créer votre propre programme LIFE pour d’autres pathologies, à l’adapter selon les maladies et les personnes, à l’optimiser, à promouvoir santé et guérison ». Merci, Jeffrey ! Nous avons bien entendu. Merci aussi à Susie Parsons, animatrice du Phare de Londres, le plus grand centre européen pour le soutien de personnes touchées par le VIH. Attention, nous n’avons pas évoqué ici les « sidéens », personnes déjà considérées comme malades et survivantes. Attention au choix sémantique. Il préconditionne déjà la vie ou la mort. Qui souhaite ouvrir un débat sur ce sujet ? Merci enfin au très dynamique Don McFarland, fondateur du Body Harmony Continuum, synthèse réussie de plusieurs approches enseignées actuellement à Paris.

L’ancien paradigme biomédical « Tout est dans les germes – Tuons donc les germes et nous tuerons la maladie », vision dominante, aliénante, réductrice, et finalement trompeuse car mortifère, peut être relativisé et abandonné au profit d’une vision globale et personnalisée, centrée sur nos capacités à autoguérir. C’est ce que je dis à ma façon de biologiste, après l’avoir découvert à Montréal, en juin 1989, lors de la 5e Conférence internationale sur le sida, et rappelé ici et là (Nouvelles approches sur le cancer, collectif, A. Michel, 1992 – Le Goût de la Vie, à paraître en 1998): passer du « Non à la mort » au « Oui à la vie ».

C’est dans cette optique que le message de Geneviève Manent- Relaxation, alternative aux médicaments prend du poids. A la spirale descendante de la fatigue, perçue comme une négation de mes sensations, puis mal-être, anxiété et insomnies, suivie d’une prise de médicaments, autrement dit une perte de pouvoir sur ma vie, une dépendance, je vais créer une spirale ascendante de liberté qui s’appuie sur la reconnaissance de mes symptômes, la volonté de les affronter, de choisir une voie: la relaxation. Elle agit sur les trois niveaux (physique, émotionnel et mental) gouvernés grosso modo par nos trois cerveaux: reptilien (je réagis instinctivement), limbique (je sens), néo-cortical (je pense), à condition de choisir la technique adéquate. Ainsi la relaxation coréenne (étirement, vibration, mains sur la nuque) apaisera les hyperactifs en agissant sur le niveau cérébro-spinal. Plus besoin de somnifères ou de stimulants. Le toucher, la caresse, le bercement de la voix, les images agréables rassureront les angoissés, qui délaisseront tranquillisants et antidépresseurs. Enfin, les cérébraux abandonneront les sédatifs pour leur préférer les exercices de visualisation et de pensée positive. Un menu à la carte. Essayez-donc ! La relaxation est analgésique, elle diminue notre sensibilité à la douleur. Au total, un art de vivre, économe, très personnel.

médecine

Pour celles et ceux qui ne seraient pas atteints de psychoses aiguës, de traumatisme cérébral ou encore qui n’auraient pas trop de problème d’attention, et ne seraient sujets à diverses hallucinations et visions, alors tentez la voie royale, la voie des grands maîtres: la méditation. Atelier mené en duo par deux psychiatres, les Dr Jean-Marc Mantel et Ferdinand Wulliemier, avares de mots, centrés comme de sages bouddhas sur leur intériorité, présents, tout simplement présents, déconditionnés. Capables de transmettre leur état d’équilibre, leur être-là, leur travail silencieux à leurs propres patients ou clients sensibles. Une bonne nouvelle, une de plus: la pratique de la méditation est indispensable pour contribuer à la guérison spirituelle. Une condition toutefois, que le pratiquant ait nettoyé son terrain psychique de tout transfert et décharge émotionnelle, qu’il ait pratiqué une psychothérapie efficace, faute de quoi sa résistance égotique fera avorter cette tentative de greffe spirituelle. Les « lois du cãur », chéres à Michel Bercot, n’y pourront rien. Du bon travail fait à Lausanne sur une cinquantaine de cas âgés de 35 à 5O ans, en majorité féminins, en crise du milieu de vie.

Redescendons sur terre pour signaler que la nutrition est une clé pour la médecine préventive, au vu de l’expérience de terrain du Dr Hervé Robert et de ses connaissances de divers régimes alimentaires. Ceux-ci influencent l’état de notre système immunitaire dans le sens d’une déficience dans les cas d’un déficit en protéines (jeunes enfants de familles de fumeurs, voire aux ressources financières limitées, personnes âgées en institution, sujets à des infections répétitives, oto-rhinolaryngologiques pour les premiers, urino-pulmonaires pour les derniers), voire d’un déficit en énergie (régime hypocalorique) pour les jeunes femmes qui veulent maigrir, ou encore d’une carence vitaminique (B6, E, F notamment) et en oligo-éléments zinc et fer. On sera attentif au rôle des anti-oxydants (polyphénols ou tannins) présents en grande quantité dans le vin rouge, le thé vert, la pomme et le chocolat. On sera prudent vis-à-vis des gélules de suppléments nutritionnels, mal absorbées ou peu biodisponibles. On leur préférera des aliments naturels de qualité biologique, voire biodynamique. Heureuse initiative que la table ronde, intelligemment menée par Marc Lecocq, sur l’avenir de la Sécurité sociale et l’avenir européen des « médecines non conventionnelles ». Par la force des choses, I’espace européen s’ouvre aux problèmes de santé (médicaments et praticiens). A la demande croissante des patients doit répondre une législation harmonisée des pratiques thérapeutiques, libérales au nord, répressives au sud, France comprise. En ce sens, la pétition lancée par Paul Lannoye et ses nombreux contacts parlementaires augurent favorablement le seuil de reconnaissance et d’évaluation de plusieurs disciplines, pour peu qu’elles soient déjà reconnues dans un pays européen au moins et qu’elles soient organisées sur le plan international.

Le mouvement mutualiste peut accéder à une « démarche de vie », ou à une culture de responsabilité, A l’exemple de l’Union mutualiste 89 (Yonne) présidée par Jacques Millereau, il peut passer progressivement d’un système de solidarité négative ou curative à une éthique positive, car préventive. Et de rappeler que le plan Juppé de réorganisation de la Sécurité sociale a un volet prévention. Les Caisses primaires ont l’obligation légale de procéder à un bilan annuel, débattu en une réunion publique, ouverte à tous les assurés sociaux. Avis à toutes les associations actives dans cette voie. Michel Fischier, ostéopathe, se fit un malin plaisir d’évoquer le faible coût de cette pratique, jusqu’à 7,5 fois moins cher que les soins conventionnels. Un livre blanc actualisera les économies potentielles et le mieux-faire d’une discipline assurée.

Isabelle Robard, en avocate précise et rapide, mobilisa patients et praticiens à s’associer au législateur européen et, simultanément, à continuer de peser pour la relaxe juridictionnelle en France, bon dernier pays à reconnaître les médecines alternatives. Etudier les coûts avant et après une intervention (ostéopathique par exemple), écrire aux députés pour poser des questions à l’Assemblée nationale, mais encore vérifier toutes les informations ministérielles, tout faire pour s’inscrire dans la prévention de type I selon l’OMS (éviter toute maladie), préférable au type II (diminuer les effets des maladies) et a fortiori au type III (éviter l’invalidité).

Enfin le Dr Pierre Cornillot, professeur d’Université, doyen fondateur de la Faculté de santé et médecine de Bobigny, Paris-Nord, directeur du département des médecines naturelles, bien connu des lecteurs de Vous et votre Santé, concluait: « Les nouveaux savoirs médicaux auront à se débarrasser de notre culture narcissique occidentale. Aux trois blessures narcissiques (la terre n’est pas le centre du monde, I’homme descend du singe, une grande partie de notre fonctionnement cérébral échappe à notre contrôle conscient), il faut ajouter que l’ensemble des informations sont colorées affectivement avant d’être perçues, sont filtrées par l’étage limbique avant qu’une fraction soit soumise à l’analyse corticale. Ainsi s’effondre l’opposition entre le corps et l’esprit. La coupure réelle est entre le conscient et l’inconscient. Ce dernier est en prise directe avec le corps, jour et nuit, connecté au monde des émotions, de l’imagination et le contrôle jusqu’à la mort. Il est urgent de se réconcilier avec ses sentiments et son inconscient. La souffrance morale tue. La souffrance physique fait mal ! »

L’urgence d’aimer ne fut pas oubliée. Marie Robert, chorégraphe, alpiniste, poète et photographe, a su le rappeler avec conviction et doigté.

Jean-Pierre GAREL

Vous et votre Santé n° 45 – mars 1997