Le grand parcours de la Recherche Médicale

Oui la médecine a un long passé qui remonte presque à l’origine de l’humanité et dont la connaissance est indispensable à la compréhension de son avancement actuel, ce qui intéresse le plus l’homme moderne et son devenir. La progression des acquisitions médicale s’est fortement accélérée à partir du XIXè siècle, faisant passer l’âge moyen de vie, plus techniquement dénommé « espérance de vie », de trente ans à la fin du XVIIIè siècle à environ soixante-dix ans au XXè siècle ; de nos jours dans les pays développés, nous visons les 100 ans. Il est certain que l’âge de la mort continuera statistiquement à reculer jusqu’à atteindre pour l’immense majorité celui de l’usure définitive de l’organisme. A moins de se tuer sur les routes ou de s’entretuer dans les guerres, les hommes ne mourront que de vieillesse.

 1 parcours chez francesca

 L’ambition de la médecine doit être plus grande et il ne suffira pas d’assurer à un malade une survie dans n’importe quelles conditions. Un malade ne devra pas être considéré comme guéri parce qu’il n’est pas mort mais seulement si l’art médical lui rend une vie plus que supportable, confortable. La médecine doit permettre à l’homme soigné de reprendre une place sensiblement normale dans sa famille, dans son milieu professionnel et dans la société. L’avenir de la médecine n’est pas de multiplier les infirmes, les anomaux, les amoindris. Médecine, chirurgie, thérapeutique ne doivent pas aboutir à la « fabrication » de convalescents plus ou moins définitifs.

Un autre grand problème réside en la médecine elle-même, c’est à dire en la pratique des soins : médecine de masse ou médecine individuelle, médecine sociale ou médecine particularisée, généralistes ou spécialistes, la relève du médecin de famille.

La recherche médicale nécessite impérieusement la collaboration de savants de disciplines de plus en plus diverses, une importante collaboration internationale, la synthèse, l’analyse et la diffusion des résultats. Il y a quelques dizaines d’années n’intervenait dans la recherche médicale qu’un éventail relativement restreint de spécialisations : médecins, chirurgiens, physiologistes, biologistes, bactériologistes. Actuellement, il n’existe pratiquement pas de discipline dont les connaissances ne soient nécessaires ou utiles à un stade quelconque de l’évolution de la médecine. On peut essayer d’en faire l’énumération mais la liste ne sera jamais limitative et ne pourra que s’allonger avec le temps ; mathématiciens et statisticiens, physiciens, chimistes, histologistes, anatomopathologiste, toxicologues, vétérinaires, pharmaciens et pharmacologues, diététiciens, ingénieurs, électroniciens, géologues, astrophysiciens, généticiens, épidémiologistes, hygiénistes, etc. Mathématiciens, statisticiens et généticiens sont certainement les spécialisations non médicales dont le rôle sera le plus développé dans la recherche.

Il n’y a pas de progrès sans découverte, il ne peut y avoir de découverte sans recherche. On comprend facilement que le support essentiel de l’avenir de la médecine ait été la recherche médicale. Cette quête de la découverte a quitté le stade presque artisanal du début du siècle dernier pour devenir de plus en plus organisée et systématisée. L’état actuel de la science ne permet plus guère l’effort isolé d’un chercheur enfermé dans son laboratoire.

La connaissance de plus en plus précise des composants élémentaires des chromosomes, les gènes, permet d’avoir une carte génétique d’un être humain dès sa naissance. On peut connaître ainsi très tôt les points faibles d’un organisme, sa sensibilité à telle ou telle affection et dans bien des cas prévenir l’apparition de la maladie. Allant plus loin, l’étude génétique est effectuée avant la naissance, dans l’utérus de la mère. On peut détecter in utero les anomalies de forme ou de nombre des chromosomes responsables de maladies graves et encore au-dessus de tout traitement comme le mongolisme.

Aux botanistes on doit depuis longtemps déjà la découverte de plantes riche sen médicaments très actifs et souvent indispensables tels la digitaline, la quinine, l’éphédrine, l’atropine etc. Puis ce sont eux qui ont permis la mise au point d’un grand médicament anticancéreux, à partir d’une variété de pervenche. L’étude de toutes les ressources du règne végétal est loin d’être terminée. Le rôle du botaniste ne se limite pas à découvrir la plante utile et à en déterminer la composition, il intervient aussi pour en permettre éventuellement la culture dans les meilleurs conditions d’efficacité possible set la mise à la disposition de la médecine d’un produit stable en quantité suffisante pour couvrir les besoins.

2 chez francesca

Le zoologiste et l’écologiste travaillent essentiellement à côté de l’épidémiologiste et du géographe climatologue. Certaines maladies n’existent que dans certaines régions du monde (paludisme, maladie du sommeil etc) et sont dues à des parasites microscopiques. Elles ne peuvent contaminer l’homme que s’il existe une autre espèce animale indispensable à une partie de leur cycle vital. La découverte de l’animal vecteur, un insecte ou un arthropode le plus souvent, l’étude de ses conditions de vie et de reproduction, l’analyse du type de climat ou des conditions géographiques (marécages) nécessaires à sa pullulation sont la base de la lutte contre les maladies humaines ainsi transmises.

Outre cette collaboration de chercheurs de disciplines de plus en plus diverses, il existe un étalement mondial considérable des centres et laboratoires de recherches. Non seulement le nombre de points de recherches se multiplie mais en outre il se répartit d’une façon de plus en plus extensive dans toutes les régions du monde. L’extrême complexité de la science médicale entraîne la très importante spécialisation d’où la dispersion des travaux.  Chacune de ces recherches isolées aboutis à une fraction de connaissance faible incidence sur l’avancement de la médecine. Mais si on regroupe ces « miettes on va peut-être s’apercevoir que le virus caractérisé à l’Est correspond aux particules isolées dans les cellules d’un malade américain, qu’il est responsable de deux affections, l’une animale et l’autre humaine, et que le réservoir de virus est l’espèce zoologique considérée. Suivant les cas, le traitement des animaux atteint sou leur destruction pourra aboutir à la disparition ou tout au moins à la raréfaction de la maladie humaine.

Ce schéma hypothétique montre bien l’indispensable nécessité de la synthèse des recherches dispensées dans les multiples disciples, laboratoires et régions du globe. La coordination et la diffusion de l’information médicale pourront seules empêcher l’enlisement du courant irréversible de la spécialisation.

3 OMS

 Au sommet, l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S. dans les pays de langue française, W.H.O pour les Anglo-Saxons), dépendant de l’O.N.U et siégeant à Genève, coordonne et oriente la recherche sur la plus grande partie du globe. Son rôle prédomine sur les plans de l’épidémiologie, les fléaux, de la prévention et des grands problèmes médicaux à répercussion mondiale. Pratiquement son beaucoup plus immédiatement utiles les rencontres de savants et de chercheurs. Ces confrontations des connaissances peuvent réunir plusieurs milliers de personnes comme ne grouper que quelques dizaines de spécialistes.

Pour simplifier, on peut estimer qu’il existe cinq grandes catégories de congrès médicaux : les congrès internationaux qui réunissent un nombre important de Nations, les multinationaux qui groupent des représentants de quelques états, les congrès régionaux où se retrouvent des chercheurs d’un même continent en utilisant une même langue ; congrès pan-américain, européen, africain, de langue française, de langue latine, etc., congrès nationaux et, à plus petite échelle, congrès locaux (un Etat aux Etats-Unis, un département en France par exemple).

La science est œuvre collective, chacun étant contraint de tenir compte de l’ensemble des travaux accomplis par ailleurs dans le monde entier. Les revues sont encore actuellement la base majeure de l’information médicale. Leur nombre ne fait que s’accroître et la littérature médicale mondiale devient pléthorique. Tous les ans, il paraît trois millions et demi de documents scientifiques dans le monde et ne toutes les langues. Pour seulement huit sujets médicaux pris au hasard, il y a quelques années, plus de douze mille articles avaient paru en dix-huit mois. En 1750, il existait dix revues scientifiques, cent en 1800, mille en 1850, plus de cent mille actuellement et on pense que le million sera atteint. Les synthèses collectives (encyclopédies) ont un plus grand intérêt. Ce sont des volumes groupant un certain nombre d’auteurs spécialement compétents dans un secteur bien précis et rédigeant le ou les chapitres correspondant à leur discipline. Les comptes rendus des grands congrès jouent un rôle très voisin. Ils font non seulement la synthèse d’une question mais surtout ils en mettent en valeur les tout derniers développements et en dégagent les perspectives d’avenir. Les communications aux sociétés savantes ont généralement un objet plus limité mais leur intérêt peut être aussi important.

Le net devient au XXIè siècle, le seul recours de l’information médicale mondiale dans la part d’économie de temps perdu à regrouper et à trier des documents parfois inutiles ou inutilisables et l’informatique apparaît bien comme la grande solution qu’internet met à disposition de tous, chercheurs, comme novices, pour répondre à toutes recherches.

Travaux de recherche de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

sur le Blog   https://medecinehistorique.wordpress.com/

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