Les dangers du travail : Médecine 

 

Les dangers sont de plusieurs sortes ; la médecine du travail a donc pour but de rendre le travail le moins dangereux et le moins pénible possible pour l’homme.

LES ACCIDENTS Ils résultant d’un événement anormal, fortuit : une échelle qui glisse, une canalisation qui éclate, etc…

LES MALADIES – Elles se développent du fait du travail normal, plus exactement habituel (car on ne doit pas considérer comme normal un travail insalubre). Il faut bien se rendre compte que l’homme a créé des maladies nouvelles qui sont la rançon du progrès technique ; les altérations sanguines provoquées par le benzène, les radiations ionisantes, les tumeurs de la vessie observées chez les ouvriers fabriquant de l’aniline, les dermatoses qui peuvent résulter de la fabrication des matières plastiques synthétiques, les arthroses du coude dues à l’emploi des marteaux pneumatiques, par exemple, n’existaient pas avant l’invention de ces techniques.

travail

L’USURE DE L’ORGANISME HUMAIN – Une grande partie de la vie se passe au travail, et le travail industriel prend de plus en plus d’importance. Il est évident que les conditions de travail, si elles sont mauvaise s, vont retentir sur la santé et plus généralement sur la joie de vivre. Il ne s’agit plus là de maladies professionnelles proprement dite, observée dans telle ou telle profession, mais de conditions générales associées à la fatigue. On peut parler plus exactement de surmenage ; un surmenage qui « use », facilite l’apparition ou augmente la gravité d’une affection, quelle qu’elle soit (professionnelle ou spontanée) ; une fatigue qui rend maladroit, augmentant ainsi la fréquence des accidents ; fatigue nerveuse, source de réactions psychosomatiques (irritabilité, palpitation, etc…)

Avec le développement du machinisme, on avait cru que les machines serviraient l’homme et rendraient son travail moins pénible ; c’était vrai dans une certaine mesure. Mais comme auprès des machines, il faut des hommes, mais on s’est aussi rendu compte d’un danger nouveau. Le développement des techniques, joint au désir de produire toujours plus et toujours plus vite, a fait construire des machines suivant leurs impératifs propres, et ce sont finalement les hommes qui se sont mis à servir les machines. L’homme souffre de ce progrès technique et ne peut plus suivre la machine. Il n’en reste pas moins que dans l’ensemble de l’industrie un problème se pose : la fragmentation des tâches « travail en miette » rend le travail répétitif, monotone, sans intérêt. Au fond, ce n’est plus l’homme qui commande la machine, c’est elle qui lui impose sa vitesse de production selon une cadence qu’on a pu qualifier d’ »infernale », et la fatigue physique tend à être remplacée par la fatigue nerveuse, elle-même génératrice de troubles organiques. En somme, l’homme risque de devenir l’esclave de la machine et les conditions de travail, inhumaines.  On a peu à peu compris qu’un problème technique n’est résolu de façon satisfaisante que si un correctif physiologique est apporté à la solution mécanique, et qu’il fallait adapter le travail à l’homme ; on a vu alors apparaître des ingénieurs spécialisés en organisation du travail, collaborant avec des médecins spécialisés, eux aussi, dans les questions de physiologie, psychologie et médecine du travail.

Autant il est relativement facile de reconnaître ce qu’est un accident du travail, autant il est difficile de tracer les limites des maladies professionnelles.

Les limites médicale – On admet qu’une maladie est d’origine professionnelle parce qu’elle est spécialement fréquente dans une profession et qu’on a pu la reproduire expérimentalement. Mais, face à un cas particulier, on a rarement la preuve de l’étiologie professionnelle ; en effet, les symptômes sont rarement pathognomoniques et peuvent avoir une autre cause. Il s’agit donc d’une présomption et non d’une preuve.

travaillerLes limites légales – Pour éviter, à propos de chaque cas, des discussions interminables, il a été décidé que serait établie une liste des maladies pour lesquelles des arguments sérieux permettent  de penser qu’elles sont souvent professionnelles et méritent d’être « réparées » en tant que telles.  Si un sujet atteint d’une maladie figurant sur cette liste, on admet sans discussion et par présomption légale qu’elle est professionnelle et donne donc droit à des prestations spéciales. Si l’affection n’est pas sur la liste, les prestations seront celles dues à un assuré social. Les tableaux sont périodiquement révisés et complétés. En 1919, il n’en existait que 2. Actuellement, il en existe 114 en régime général, plus ceux du régime agricole (consulter : http://www.inrs-mp.fr/mp/cgi-bin/mppage.pl?state=1&acc=5&gs=&rgm=2%20 ) sans doute cette législation évite-t-elle des discussions à propos de nombreux cas particuliers ; mais elle conduit à indemniser, par présomption légale, des cas qui ne sont vraisemblablement pas professionnels et, en revanche, à ne pas indemniser des affections qui le sont sûrement, par exemple l’eczéma dû à l’essence de térébenthine.

En Europe occidentale, pendant le Haut Moyen Âge, le mouvement monastique s’est fondé en grande partie sur le travail (voir Règle de saint Benoît), donnant au travail un but de fraternité du point de vue communautaire et aussi d’épanouissement dans la participation au bien commun (pensé en rapport à la création divine). Jusqu’alors le travail est un signe évident de servitude mais Benoît décide de le faire entrer dans l’éthique chrétienne permettant la plénitude de l’opus dei. Les moines construisent une société chrétienne autant par le travail de leurs mains que par le travail de leur esprit. À la fois centre culturel voué à l’instruction des clercs et à la diffusion des rites officiels et entreprise économique, le monastère bénédictin connaît un succès considérable encouragé par les autorités politiques qui voient dans les ordres monastiques de fidèles alliés pour pacifier et réguler la vie sociale des royaumes barbares.

Parallèlement au travail libre, existait le servage, lequel instaurait une obligation de travail pour les paysans envers leurs seigneurs. En France, le servage a quasiment disparu après la guerre de Cent Ans, et, persistant localement, il a d’abord été aboli dans tout le domaine royal par Louis XVI (en 1779), puis définitivement pendant la Révolution française.

travail-esclavage

Par ces temps de morosité économique, je me suis dit qu’un petit article sur le travail pouvait nous faire relativiser sur cette notion qui est devenue aujourd’hui primordiale au sein de notre société. Je suis allé à la recherche d’informations et ce que j’ai découvert est effarant !

Le mot travail proviendrait de l’association de deux mots latins :

Tripalium et Trabicula

Tripalium veut dire 3 pieux : c’est une fourche de contention, un instrument de torture utilisé il y a fort longtemps, à une époque où la survie était la lutte de tous les jours… Cette fourche servait à contraindre les gens, par la douleur, à dire tout ce qu’on voulait entendre… qu’ils réalisent ce que l’on ne voulait pas faire nous-mêmes. Utilisé par les romains, les grecs et d’autres peuples, il est intéressant de noter que déjà un des deux mots qui a donné TRAVAIL, signifie douleur, contrainte et torture.

Mais les investigations de   www.mapausecafe.net  ne s’arrêtèrent pas là, savoir à tout prix ce que Trabicula voulait dire… il s’agissait d’un chevalet de torture !

Définitivement, le mot travail vient de l’association de deux termes à connotation péjoratives et violentes. Ainsi, le travail était réservé aux esclaves il y a 2500 ans. Les citoyens, eux, n’en avaient que faire. Le travail n’était pas la santé, mais un asservissement. Parfois celui d’un homme pour une société entière.

Mais alors, pourquoi ce changement avec la révolution industrielle (fin du XIXème siècle) ?

Entre-deux, les Français ont bénéficié de plusieurs avantages. « 1936 et l’arrivée du Front Populaire de Blum,Jaures,Ferry, qui participèrent à la création des droits des travailleurs et de certains avantages (durée du travail limitée, semaine de congés payés…).

Il avait fallu plus de 4500 ans pour en arriver là où nous en sommes aujourd’hui, le travail ne signifiant plus torture et douleur, mais plutôt réussite et accès à la consommation.

Lorsqu’on y regarde de plus près, il est assez rigolo de constater qu’au temps des Romains, le travail était réservé aux esclaves, et que le rang social se définissait par la Politique, les Jeux etc… Et aujourd’hui, sans travail, on passe pour un esclave de la fainéantise…  La seule connotation péjorative concerne l’accouchement, moment de douleurs, où dit-on que la femme fait le « travail ». (D’ailleurs on dit aussi salle de travail) C’est pourquoi beaucoup de jeunes ont peur du travail, encore aujourd’hui ! Pourtant cette peur est inconsciente. En effet, notre cerveau est de genre « reptilien ». Ainsi, notre inconscient incorpore toutes les émotions traversant les générations. De ce fait, il a conservé cette peur du travail notoire.

 Travaux de recherche de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

sur le Blog   https://medecinehistorique.wordpress.com/

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