L’herbologie de Paracelse

 

«Voici la corolle, à la Chandeleur,

Du perce-neige, plus pure et blanche fleur.»

Couplet d’un calendrier des fleurs anglais du début du XVIéme siècle.

pharmacopee

Cette petite fleur alpine délicate et sensible, tellement pleine de pudeur, riche de promesses m’a inspirée. Vous n’ignorez pas qu’elle a donné son nom à la Fondation du même nom en faveur des handicapés mentaux. C’est Lino Ventura en 1966 qui l’a fondée après avoir été lui-même père d’une enfant handicapée. Cet ancien lutteur extrêmement timide a permis qu’aujourd’hui 50 établissements d’accueil et de soutien soient créés.

Je sais que les temps ne sont pas à dilapider le peu de noisettes que nous pourrions avoir mais on ne sait jamais; je vous ai tout de même noté le lien internet.

Pour revenir au charmant perce-neige, intéres­sons-nous à la légende du Perce-neige.

Lorsque les Dieux créèrent la neige, ils lui demandèrent de se choisir une couleur. Celle-ci demanda à l’herbe de lui en donner un peu, celle-ci refusa. La neige se rendit rencontrer la rose, celle-ci aussi la rejeta. Puis, la violette et le tournesol, sans résultat; elle alla vers le perce-neige et lui souffla : «Personne ne veut partager un peu de sa couleur, et toutes les fleurs me renvoient.» Le perce neige répondit : «Si tu veux un peu de moi alors je partagerai avec toi». Aussitôt dit, aussitôt fait : la neige se revêtit de son beau manteau blanc. En remerciements, la neige permit à cette timide fleur d’apparaître la première au moment du printemps!

Nos frères les arbres : Le Noisetier

Avec l’allongement du jour et l’élévation de la température, c’est floraison du noisetier commun. On observe les premières rentrées de pollen dans les ruches et les premières sorties des fondatrices des colonies de bourdons.

Le noisetier est un des arbres sacrés. Le cadu­cée d’Hermès, offert en cadeau par Apollon, était fait en noisetier. Le caducée est d’ailleurs le symbole de l’illumination spirituelle et l’emblème des médecins.

On le retrouve mentionné dans les écrits de Pline l’Ancien écrivain et naturaliste romain du Ier siècle, auteur d’une monumentale encyclopédie intitulée Histoire naturelle. Il indiquait déjà que le noisetier permet de découvrir l’eau sous terre.

Adam tailla le bâton de Moïse dans un noisetier. Moïse et Aaron (son frère) ont lancé les 7 plaies sur l’Egypte avec des bâtons de noisetier.

Au IV ème siècle, Saint Patrick aurait débarrassé l’Irlande des serpents en les attirant avec une baguette magique en noisetier et ensuite les envoya dans la mer.

Le noisetier, juste en passant, est considéré comme le meilleur bois pour faire une baguette. En Irlande, le noisetier est symbole d’une grande sagesse. En Angleterre, les noisettes sont utili­sés lors de célébrations de rituels de fertilité.

abeille

Le noisetier, nous explique Scott Cunningham dans son Encyclopédie des herbes magiques, est de genre masculin, sa planète est le Soleil, son Elément : l’Air. Je sais que certaines traditions considèrent la baguette comme du signe du Feu, ne nous lançons pas dans la diatribe, considérons qu’il n’y a pas de vérité absolue et que le fait d’attribuer l’Air à la baguette se ressent comme le vent qui souffle dans les branches des Arbres, nos frères. Pour une attribution différente, à savoir le Feu, au cours de la liturgie, nous garderons cela dans le secret de nos alcôves sorciers.

Ses pouvoirs donc regrouperaient la chance, la fertilité, la protection contre la foudre, le noisetier exaucerait les voeux. Manger des noisettes apportent sagesse et augmente la fertilité.

Le Bestiaire

L’Abeille et la Grande Déesse

grande-deesse

Dans l’Art, elle a une signification de responsabilité, prospérité, coopération, faire des projets pour son avenir.

Dans les enseignements Indo-Aryen (langue parlée en Asie du centre-Sud, en Inde, au Pakistan, dans les pays voisins ) et Grec, les abeilles représentaient la pensée des âmes.

Elles étaient aussi appelées « les petites ser­vantes » de la Déesse par de très nombreuses mères de famille.

L’abeille était aussi le titre de la Grande Prê­tresse d’Aphrodite sur le mont Eryx.

La Déesse grecque Déméter était parfois appe­lée « la Mère Abeille » .

marmotte

La Marmotte

La Marmotte des Alpes ( Marmota marmota L.) fait partie de la famille des Sciuridae (comme l’écureuil). Son corps est sombre, dodu et trapu. Ce très gros rongeur vit en montagne entre 1000 et 3000 mètres d’altitude dans les alpages ensoleillés, entre pierres et éboulis. Elle mesure de 50 à 60 cm de long, sa queue fait 15 cm. Adulte, elle pèse de 4 à 8 kg.

La Marmotte est un animal fouisseur, elle a donc de grandes vibrisses (poils de «moustache») pour se repérer dans son terrier.

La Marmotte s’installe sur un sol meuble où elle peut creuser son terrier, à proximité d’un herbage bien fourni. Son habitat idéal comporte un horizon bien dégagé, avec une vue panoramique facile à surveiller. L’espèce a été introduite en de nombreux endroits avec succès, comme le Jura, les Pyrénées, la Lozère.

La Marmotte creuse des réseaux de galeries et de chambres. La chambre principale peut atteindre 1 mètre cube, et la longueur des galeries jusqu’à 60 mètres. Un domaine vital d’un groupe de marmottes atteint de 3 000 à 15 000 m2.

Le terrier d’hiver est situé en contrebas des quartiers d’été. L’ouverture est habituellement tournée vers le midi, flanquée d’une petite terrasse d’où partent des sentiers. Le trou d’entrée se poursuit par une galerie de 2 à 20 mètres de long, de 15 centimètres de diamètre, tout juste suffisant pour se faufiler.

Le terrier comporte des toilettes (chambre à fiente), une chambre principale avec du foin (litière). Il existe en général plusieurs issues. Certains trous peu profonds et sans chambre servent uniquement d’abris. Ces «tubes de fuite» sont disséminés sur le territoire pour une meilleure possibilité de fuite. Un terrier occupé dégage une odeur forte.

marmotte

La Marmotte est omnivore, mais son alimentation se compose essentiellement de plantes: graminées, trèfles ou composées, fleurs, bourgeons, racines, bulbes, graines, fruits ou écorces. Elle consomme aussi des vers de terre, des larves, des insectes (sauterelles et criquets) ou des oeufs. Elle ingurgite 400 g d’herbe par repas. Soit 100 kg pour 6 mois d’activité estivale… Elle se sert de ses mains préhensiles pour grignoter et décortiquer sa nourriture, assise en «chandelier».

Elle ne boit pas d’eau et se contente de la rosée et de l’eau des plantes. Par contre, elle est friande de sel, comme les Chamois et Bouquetins. Les Marmottes ne stockent pas de nourriture. Pour s’alimenter, elles ne s’éloignent pas trop de leur terrier (100 m au maximum) afin de pouvoir fuir rapidement.

La Marmotte, très sociable, vit en petites colonies de type matriarcales, d’origine familiale. Un groupe familial comporte 5 à 12 individus: un couple reproducteur accompagné de ses descendants des 2 ou 3 dernières années. Il y a une famille par terrier.

Elle est strictement diurne, ce qui est rare pour un mammifère sauvage. La marmotte se lève tôt, avant le lever du soleil et prend son premier repas le matin. Elle fait ensuite une sieste vers 10 heures, étalée en long sur un gros rocher, mais toujours vigilante, les yeux ouverts. Elle rentre dans son terrier aux heures chaudes de la journée pour dormir au frais, entre 12 et 15 heures. Elle prend alors un second repas, et se couche une heure avant la nuit.

La Marmotte est très prudente et méfiante. Elle se dresse sur les pattes arrière pour mieux surveiller le danger. Mais il n’y a pas réellement de sentinelle, toutes sont vigilantes, en permanence en alerte. Elle siffle en cas de danger, on l’entend jusqu’à 1 km. Elle pousse un seul cri pour un danger imminent, et aussitôt toutes les marmottes se cachent dans le terrier le plus proche, sinon elles poussent plusieurs cris pour un danger lointain. L’arrivée d’un aigle entraine un cri de panique très violent.

Les marmottes sont des animaux curieux et joueurs. Elles jouent à se bousculer par deux, à se poursuivre, à creuser. La marmotte se toilette comme un chat. C’est un hibernant. Elle dort tout l’hiver dans un terrier tapissé de foin, dont elle obture l’entrée en septembre – octobre. Elle y séjourne jusqu’en Avril.

Tradition Orale

En févier, la Pleine Lune de la Glace, de la Tempête, la Pleine Lune de la Faim.

Le mois de février neigeux présage un beau printemps alors qu’un mois de février doux serait annonciateur d’une année venteuse.

tradition-oraleLe Mont Sinaï tiendrait l’origine de son nom du Dieu-Lune chaldéen SÎn (Utu en sumérien, on l’appelle aussi Baba dans certains textes, en arabe «baba» signifie «papa» pour la petite histoire), la Montagne de la Lune donc. Pour aller plus loin, certains peuples proche-orientaux parlaient des «Montagnes de la Lune» pour désigner les montagnes enneigées et appelaient les chevaux blancs, des chevaux «de la couleur de la Lune».

Le mont Sinaï ci-dessus ou Djebel Moussa (« Montagne de Moïse ») est une montagne d’Égypte du massif du Sinaï (plus de 2200m). Situé sur la presqu’île du Sinaï, il s’est formé il y a entre 65 et 140 millions d’années (Crétacé).

Un monastère orthodoxe est construit au pied du mont Sinaï au VIe siècle sur ordre de l’empereur romain Justinien. Il prendra le nom de monastère Sainte-Catherine du Sinaï au XIIIe siècle. Cependant, l’activité monastique semble y avoir débuté très tôt puisque, faisant suite à l’arrivée des premiers chrétiens fuyant les persécutions dès le IIIe siècle (et oui, ils n’ont pas eu le monopole des persécutions!), le Voyage d’Égérie à la fin du VIe siècle relate la présence de nombreux moines dans les environs à cette époque.

Le mont est surtout célèbre dans la tradition bi­blique pour avoir été le lieu où Moïse reçut les Dix Commandements (ou Dix Paroles).

Le Rituel

Même si la neige est là, nous sentons bien que la vie sous terre l’effleure. Si nous décorons notre autel, encore une fois, suivons les indices que nous donne la Nature : le vert pâle et le blanc. Il y a l’annonce du printemps, nous pourrions plan­ter quelques graines à l’intérieur du Cercle par exemple. Je rappelle à ceux qui débutent qu’il est sage et vivement conseillé de bien se pro­téger lors d’une célébration. Cela nécessite un enseignement sérieux et encadré, je vous invite, pour celles et ceux qui veulent aller plus loin, de se rapprocher de guides qui vous aideront en ce sens, qu’ils soient wiccans ou druides. Je vous rappelle qu’il n’existe pas ici bas de «Maîtres», les seuls «Maîtres» qui soient, c’est vous! En outre, les faveurs sexuelles et l’échange d’argent est formellement contre l’éthique.

Plus magiquement, c’est le temps de purifier et de consacrer nos bougies de rituel et d’apporter la guérison à ceux que nous choisissons en répétant sur la bougie purifiée et consacrée attribuée au malade :

«Strong as the wind is our will,

strong as fire is our desire

strong as the sea, our spell shall be,

strong as earth that gives them birth.

So mote it be!»

Traduction proposée :

«Par la Force du vent, que notre volonté soit,

Par la Force du Feu, notre désir en émoi,

Par la Force de l’Eau, réalisation à notre en­droit,

Par la Force de la Terre, donner Vie est notre Loi,

Qu’il en soit ainsi!»

Les runes et les propos qui précédent et suivent sont traduits du livre The Magickal Life de Vivianne Crowley, docteur en psychologie et célèbre wicca.

Elle dit aussi d’Imbolc: «Symboliquement, c’est le moment de mettre en place nos nouveaux projets, de renouveler nos bonnes résolutions»

L’Hiver ne se termine pas toujours si tôt. On ne le «balaie» pas aussi facilement! au moment où je vous parle, nous comptons un malheureux petit degré et ce, en raclant les fonds de nos thermo­mètres mis sous abri.

Petit rituel païen :

La coutume nord-américaine du GROUND HOG ou «Rituel de la Marmotte», a été développée comme une forme sacrée de divination.

Une MARMOTTE est libérée à l’aube d’Imbolc. Si elle n’a pas sa propre ombre, cela signifie que l’Hiver se termine. Si la marmotte a sa propre ombre, on dit que l’Hiver restera encore 6 semaines de plus, jusqu’à l’Equinoxe de Printemps, le Sabbat suivant. Bien sûr, tout de suite, une adorable marmotte n’est pas si simple à trouver au milieu de la Bretagne et pire encore, à attraper sans la traumatiser. Ce rituel peut être accompli par un autre animal, une créature semblable, comme les hamsters ou les cochons de Guinée plus domestiqués que la marmotte.

Le Sanctuaire De La Déesse

La Déesse

Imbolc est un Sabbat Majeur et est consacrée à la Déesse Vierge, la Maiden (jeune fille, vierge en anglais) et la Déesse de l’Aube et du Feu.

La Déesse Vierge a plusieurs noms incluant : Brigid, Bride, Eos, Aradia et Vesta. La Maiden est non seulement la Déesse du Feu physique mais aussi le Feu de l’Inspiration, le Feu de la Créativité. Le Sien est celui de la Première étincelle de la Fertilité et de la Vie.

Dans le livre, l’Evangile des Sorcières de Charles G. Leland, il est dit que lorsque la Déesse a contemplé la beauté du Dieu Elle frissonna et Son Tressaillement fut la première aube; cela explique pourquoi l’Aube est comparée à la Déesse et que l’inspiration et le désir pour la beauté est la nature de la Déesse Maiden.

Nous pourrions prendre un peu de temps pour nous et réfléchir quelques instants aux Muses, grandes inspiratrices, toujours des femmes accompagnant des hommes, tous sont jeunes, à l’orée de leur vie souvent ; ce sera peut-être l’objet d’une autre conversation au coin du Feu.

Nous n’ignorerons la fille de l’aubergiste, sainte Brigitte, qui était née sans bras et qui, pourtant, ayant vu ceux-ci ainsi que ses mains a pu apporter son aide à la Vierge Marie des Chrétiens pour que cette dernière accouche. Brigitte est le nom de la Déesse celtique de la fécondité, celle qui préside aux accouchements, nous dit Yann Brekilien, dans son livre La Mythologie Celtique.

Cependant, je voudrais vous dire que, malgré les apparences, la Déesse Brigid ou Brigitte n’est qu’un aspect de la Grande Déesse : la Jeune Vierge, la Maiden (en anglais). Il ne faut pas oublier que, dans «le lutinage de gourgandine», le Grand Dagda (« dieu bon » Daga Devos est dans la mythologie celtique irlandaise le dieu le plus important des Tuatha Dé Danann juste après Lug) a eu un grand nombre d’enfants.

Ayant fauté avec sa belle-soeur Boann, il a eu un fils en la personne d’Oengus, le Mac Oc. Il a engendré aussi le roi Bodb, le roi de Cermat et Mac Guill, l’un des trois rois de l’Irlande. Mais le plus surprenant, ce sont les trois plus illustres de ces enfants : trois filles, dont la Déesse Brigid.

deesse

Elle rassemble les aspects de la Brigitte poète, de la Brigitte guérisseuse et la Brigitte forgeron. Elle est mariée à Bres, fils d’Elatha, Dieu du Chaos et de la Destruction. Cette Déesse de l’Intelligence, comme la nomme Yann Brekilien, a donné naissance aux trois druides primordiaux : Brian, Iucharba et Iuchar. J’ai encore mieux à vous dire, Boann, la maîtresse ensorceleuse serait un des aspects de… la Déesse Brigid. Rien n’est simple, n’est-ce pas ? Tout est compliqué même pour nos Dieux. Je n’irai pas plus en avant dans ces explications, n’étant pas Druide. Cependant, le Celtisme est un trésor, garant de notre histoire païenne. Que les spécialistes me pardonnent, j’apporte quelques éclairages sans pour autant prétendre à la vérité ou à une interprétation ad hoc.

La Divination

La Déesse Brigid est aussi la Déesse des Puits, 3000 puits lui sont consacrés; certains sont même «attribués» à Saint Patrick qui, pourtant, fut bien postérieur. A défaut de puits chez vous, en plein centre de Bordeaux, de Montpellier ou de Bruxelles, vous pouvez demander l’aide de Brigid grâce à votre chaudron ou au moyen de n’importe quel récipient dont le fond est noir. L’enchanteresse d’aujourd’hui s’adapte, même plutôt bien. Vous pourriez y mettre de l’eau (de pluie, c’est pas mal. Il peut s’agir d’eau du robinet que vous purifierez et consacrerez.) Le Cercle est souhaitable bien sûr. La concentration et la prière pourront aider à recevoir la réponse, ainsi vous pratiquerez la divination la plus ancienne au monde. Avec un petit peu d’expérience, cer­taines d’entre nous arrivent à communiquer à des centaines de kilomètres !

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Bibliographie:

– Cole J., Cérémonie autour des saisons, éd. Le Courrier du Livre, Paris, 2007, 160 p.

– Brekilien Y., La Mythologie Celtique, éd. du Ro­cher, 2007, 444 p.

– Crowley V., The Magickal Life, éd. Penguin Compass, Londres, 2003, 306 p.

– Leland C-G., Aradia :Gospel of the Witches, éd. Ezreads, 2009, 100 p.

– Guiley R-M, The Encyclopedia of Witchcraft, éd. Checkmark Books, New York, 1999, 409 p.

– Plutarque, La vie de Rémulus, éd. Loeb Classi­cal Library, 1914, 159p.

– Cunningham S., Encyclopedia of Magickal Herbs, éd. Llewellyn Publications, Woodbury Minnesota, 2006, 325 p.

– Ruickbie Leo., Witchcraft Out of the Shadows, London, 2004.

– Conway D.J, Moon Magick, éd. Llewellyn Wor­lwide, Wood bury Minnesota, 1997, 297 p.

Liens Internet :

www.perce-neige.org/ ;

http://alpesoiseaux.free.fr/animaux/marmotte_ marmota/marmotte_des_alpes.htm

http://www.le-sidh.org/site/article_876.html

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