Ces mystères qui nous soignent

Nous sommes de plus en plus nombreux à recourir aux médecines parallèles et à constater que ça marche. Pourtant, rien n’explique leur efficacité.

Notre drôle de monde métissé nous propose toutes sortes de médecines hétérodoxes (ou douces, parallèles, traditionnelles, naturelles…) que la Faculté refuse de prendre au sérieux, quand elle ne les poursuit pas en justice. La raison de ce rejet est qu’aucune explication thérapeutique ne peut être fournie, sinon par l’effet placebo. Pourtant, plus de 50 % d’entre nous font appel, au moins parfois, à ces médecines hétérodoxes, et affirment en tirer bénéfice. En 2003, David Servan-Schreiber osait dire, parlant des sept méthodes que propose son livre « Guérir » (Robert Laffont, 2003) : « Si ça les soigne, les gens se fichent bien de savoir pourquoi. Ils ont raison. » Nous avons enquêté sur trois de ces médecines : l’homéopathie, l’acupuncture et l’ostéopathie (ce qui ne doit pas faire oublier la phytothérapie, le magnétisme, la réflexologie…). Et nous sommes tombés sur des faits troublants. En un mot, si vous poussez la logique jusqu’au bout, chacun de nous mériterait sa médecine particulière.

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Les médecines parallèles soignent-elles vraiment ? La réponse du monde médical tombe de la bouche du Dr France Haour : « Pas davantage qu’un placebo. » Endocrinologue de formation, elle a dirigé, de 1984 à 2005, les recherches de l’Inserm en neuro-immuno-endocrinologie, une « transdiscipline » révolutionnaire qui interdit les œillères. Mais elle n’en démord pas : « Comme tout placebo, l’homéopathie, l’acupuncture ou l’ostéopathie crânienne sont efficaces en moyenne dans 30 % des cas. Elles agissent en établissant une relation de confiance entre un soignant et son patient, mais en soi, elles n’ont pas le début d’une preuve d’efficacité. »

Le Dr Philippe Servais, qui a dirigé le « Larousse de l’homéopathie » (2005), dément bien sûr : « Nous sommes de plus en plus reconnus. Les dernières validations arrivent de Suisse où le Swiss Network for Technology Health Assessment vient de publier un rapport à la demande des assurances helvétiques. Toutes leurs recherches prouvent les effets positifs de l’homéopathie. Nous soignons ! Sans effets secondaires et à bien meilleur marché ! »

Philippe Servais assure soigner un large éventail de maladies, de la dépression à des troubles auto-immuns comme la maladie de Crohn. En 1998, son ami le Dr Jean-François Masson, de l’ONG Homéopathes sans frontières, m’avait emmené dans la brousse, au Bénin, voir soigner paludisme et choléra à coups de granules homéo. Et ça marchait.

A la fois homéopathe et acupunctrice, le Dr Dominique Eraud, présidente de la Coordination nationale médicale Santé-Environnement, cite des « preuves sociologiques » de l’efficacité de ces méthodes. Par exemple, l’affluence dans les dispensaires « parallèles », comme le Centre Hahnemann à Paris, qui ne cesse d’augmenter (20 % de croissance en 2010). Ou les directrices d’école qui remarquent que les enfants soignés de façon « douce » sont moins absents. Plaidant pour une coopération entre médecines officielles et « écomédecines », le Dr Eraud signale que l’exigence des contrôleurs de la Faculté, de la Sécu ou du ministère est « dix fois plus sévère avec nous qu’avec les médecines orthodoxes. C’est irrationnel… sinon dans une logique de profit ».

Démonstration frappante : celle de la vétérinaire Jacqueline Peker qui a soigné les plus grands chevaux de compétition. « Ma méthode était simple : l’homéopathie. Ça marche aussi bien sur les animaux que sur les humains. Allez donc espionner les box des chevaux du tiercé : il y a des flacons de granules homéo partout ! Ça soigne à peu près tout. Et ne me dites pas qu’il s’agit d’un placebo, c’est gens-là sont pragmatiques, croyez-moi ! »

Quant à l’ostéopathe Philippe Petit, en dehors des cas de pure kinésithérapie, il réussit à soigner l’eczéma, l’infertilité ou l’impuissance, les maladies ORL, les troubles de la croissance, l’obésité, etc.

Avis commun à tous ces thérapeutes : si la médecine officielle est imbattable pour traiter les troubles aigus (infarctus, fractures, appendicites…), les médecines parallèles ont de bien meilleurs résultats sur les maux chroniques qui constituent la majorité des maladies. Seulement voilà, à supposer que « ça marche vraiment », il y a un gros hic, que tous ces thérapeutes admettent sans discuter : la reproductibilité, critère essentiel en science pour valider une méthode, est impossible. Pourquoi ? C’est en essayant de répondre à cette question que l’enquête va nous faire tomber sur un énorme paradoxe.

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Le paradoxe de la modernité

Acupuncteur vétéran, le Dr Gilles Andrès le dit ainsi : « Chaque nouveau patient est une énigme. Ses ancêtres, son histoire, ses croyances, son ressenti… tout joue sur la façon dont l’énergie circule en lui. Les Chinois le savent depuis cinq mille ans : notre corps est modelé par notre culture, nos mots. Il y a des constantes universelles, mais chaque cas est différent. Les points d’acupuncture qui “marchent” chez l’un laisseront indifférent son voisin, pourtant atteint des mêmes symptômes. »

L’ostéopathe Francis Lautard approuve : « Quand je touche un corps, ce qui compte, c’est de sentir un “quelque chose” d’indicible qui voudrait bouger sous la carcasse. Mon travail consiste à aider le patient à découvrir quelle mobilité inattendue cherche à se déployer en lui. Mobilité physique qui aura un effet sur sa mobilité psychique. C’est le jeu inverse de la psychanalyse. Elle touche le corps à partir de la psyché. Nous touchons la psyché à partir du corps. »

Homéopathe, le Dr Philippe Geoffroy-Saint-Hilaire confirme : « Si vous me dites juste que vous avez mal à l’estomac ou à l’épaule, je ne pourrai pas faire mieux qu’un médecin allopathe : soigner un symptôme par un traitement. Par contre, si vous me dites que vous avez “l’impression qu’on vous broie l’épaule” ou “qu’elle se remplit de glace”, cela me met sur la piste de vraies causes. Je veux connaître vos impressions bizarres. Seules ces “individualisations” me parlent vraiment de vous. Pour un même symptôme, je prescrirai donc des médicaments différents selon les personnes. »

Tous le disent : ce qui les intéresse, ce sont nos sensations, nos états d’âme, nos fantasmes, bref, notre subjectivité. Pile le contraire de la médecine officielle où seuls comptent les critères objectifs : température, tension, nombre de globules, taux de cholestérol…

Que pèse le subjectif face à l’objectif ? Du vent ! Nous avons été éduqués à penser ainsi. Mais on tombe là sur un énorme paradoxe de la modernité. Est subjectif ce qui est relatif à un sujet, n’est-ce pas ? Et objectif ce qui est relatif à un objet…

La modernité a engendré deux logiques. D’un côté, elle promeut l’individu et les droits de l’homme, mais de l’autre, la science a établi des lois qui objectivent le monde, le transforment en objets. « Pour la médecine officielle, dit le Dr Dominique Eraud, un corps vivant est une collection d’objets biologiques, identiques et échangeables : on peut donc soigner tout le monde de la même façon. C’est commode, sauf que, dès qu’il s’agit de maladies chroniques, ça ne marche pas. Pour un homéopathe, la seule situation où le remède est le même pour tous, c’est l’épidémie. Mais sinon, il n’y a que la subjectivité qui nous permette de saisir une personne globale. Or, c’est elle que nous cherchons à soigner, et pas tel ou tel organe. »

Le philosophe Bertrand Méheust – qui a étudié les guérisons « magiques » – me tire par la manche : « Ce débat date du XVIIIe siècle ! D’un côté, la subjectivité livre l’être global, mais n’est pas mesurable ; de l’autre, l’objectivité ouvre la porte aux sciences, mais réduit le vivant à l’inerte. C’est une contradiction structurelle de la modernité. Bien qu’anticonformiste, j’avoue que je me sens mal à l’aise dès qu’on ne peut m’expliquer un processus. Et pourtant, qui nierait que la médecine officielle se fiche du sujet, donc de l’humain ? » En réalité, elle ne s’en fiche pas tant que ça. La chose lui pose même de gros problèmes…

C’est le Dr France Haour, juge sévère des médecines parallèles, qui, curieusement, m’a mis sur cette piste, en me rappelant l’histoire de la « psycho-neuro-immunologie » (PNI), inventée par les Américains George Solomon et Robert Ader entre 1964 et 1975. Quid ? On dit que les sciences médicales sont de plus en plus spécialisées, coupées les unes des autres. Mais à force de descendre de plus en plus profond dans les chairs, jusqu’au niveau moléculaire, les spécialistes – endocrinologues, neurologues ou immunologistes  – ont constaté un drôle de phénomène : les hormones, neurotransmetteurs ou anticorps sur lesquels ils travaillaient séparément reposent sur des molécules cousines, inscrites dans un seul et même vaste système hypercomplexe : une personne.

France Haour précise : « Aucun chercheur ne nie plus que le psychique influence le somatique, ni que les hormones et le système immunitaire jouent sur nos états émotionnels. Mais nul ne sait comment régler le gros problème que cela pose : chaque personne est différente ! C’est vrai jusqu’au fond de nos cellules, puisque notre ADN n’est superposable à aucun autre. Et prenez le stress : chez tel individu, il induit une sécrétion d’hormones qui stimule son système immunitaire et le ramène à la santé ; chez tel autre, il aboutit à une immunosuppression et à la maladie. La personne ne se met pas en équation, trop de facteurs sont en interaction. »

Les nouvelles pistes

Panique dans les labos : comment ne pas standardiser la production de médicaments ? A suivre la logique PNI jusqu’au bout, chaque patient devrait avoir son propre traitement. Mais n’est-ce pas justement ce que disent les médecines alternatives ?

Trouver comment individualiser les traitements est un défi médical du xxie siècle. Face à ce casse-tête, plusieurs de mes interlocuteurs sont pessimistes. « Aucun art médical ne peut durer sans s’appuyer sur un corps de pensées, me dit le Dr Gilles Andrès. Je crains que les contradictions du monde moderne ne ravagent cette subtilité. » Dominique Eraud, elle, regrette surtout que les études médicales soient à contre-courant de l’évolution nécessaire : « On favorise les matheux, qui seront forcément réductionnistes et mécanicistes, alors qu’il faudrait inventer de nouvelles “humanités” donnant aux futurs médecins le sens du facteur humain. » Et tous de souhaiter une meilleure information du public pour réfréner la boulimie de médicaments.

Mais il y a aussi des raisons d’être optimiste. L’écheveau complexe des interactions corps-esprit débouche sur de nouvelles pistes rationnelles. A commencer par le placebo. Vu jadis comme un parasite dont les laboratoires cherchent encore à se débarrasser pour prouver que leurs produits agissent « vraiment », le placebo a changé de statut. Il fait l’objet d’études pointues, car il se situe sans doute au cœur de toute guérison, quelle que soit la médecine employée.

« On a commencé à sentir le changement en 1993, raconte le Dr Thierry Janssen, avec le livre des journalistes américains Caryle Hirshberg et Marc Ian Barasch, “Guérisons remarquables” (Robert Laffont). Leur enquête rapportait des histoires où des médecines parallèles avaient guéri des cas désespérés de façon inexplicable. Ces cas avaient trois points communs : 1) la foi : ces gens étaient convaincus que ça allait marcher ; 2) la cohérence : leur démarche s’inscrivait dans une vision globale ; 3) la joie : ils en étaient rayonnants. Ce sont les trois clés de l’effet placebo. » Pour l’ex-chirurgien belge converti à la psychothérapie, cela ne disqualifie pas les médecines parallèles, au contraire : « Elles savent utiliser ces trois clés. Ce qui n’est pas le cas de la médecine officielle : on peut certes y “croire”, mais son action est souvent incohérente, morcelée et sans joie. »

Thierry Janssen n’en reste cependant pas au placebo. Il dresse la liste des nouvelles explications possibles. En deux mots, homéopathie, acupuncture et ostéopathie mènent à un révolutionnaire modèle « informationnel » et « électromagnétique » du vivant (lire p. 83 et 85).

Sommes-nous à la veille d’une mutation ? Les pessimistes disent que non, rappelant le poids du complexe pharmaco-alimentaire tenu par quelques multinationales qui achètent les experts et ont tout intérêt à nous faire manger du poison pour mieux nous inonder de médicaments. Les optimistes font remarquer que les thérapies hétérodoxes attirent un public croissant, même en France, en dépit de la rigidité de la Faculté. Mais surtout dans des pays émergents comme le Brésil, la Colombie ou l’Inde, où les médecins n’ont pas à craindre d’être radiés de l’ordre pour avoir soigné les pires maladies en usant de méthodes qui, paradoxalement, sont à la fois très anciennes et à la petite pointe du futurisme.

homeopathie

L’homéopathie, troisième acte

Quand Samuel Hahnemann fonde l’homéopathie, à la fin du XVIIIe siècle, c’est le plus scientifique des médecins : testant tout lui-même, il redécouvre l’ancienne “loi de la similitude” d’Hippocrate – les produits qui nous soignent d’un mal induisent aussi en nous les symptômes de ce mal. Pour éviter d’aggraver ces derniers, Hahnemann dilue. Et ça marche encore mieux ! Si bien que l’homéopathie triomphe : au xixe siècle, elle est enseignée partout. Mais d’où vient l’efficacité des hautes dilutions puisqu’il ne peut rester la moindre molécule du produit ? Quand la chimie devient dominante, au début du xxe siècle, l’hiatus logique ridiculise l’homéopathie qui demeure légale en France (loi de 1997) mais devient une voie marginale, niée par la Faculté (elle reste une voie majeure en Inde, en Allemagne…). Un troisième âge débute avec l’arrivée des thérapies électromagnétiques : selon Jacques Benveniste et le prix Nobel Luc Montagnier, dans l’homéopathie, ce ne sont pas des molécules qui soignent, mais des ondes, porteuses d’informations qui seraient “mémorisées” dans les dilutions.
L’ostéopathie, partiellement reconnue

Déçu par la médecine pendant la guerre de Sécession, le Dr Andrew T. Still fonde l’ostéopathie en 1874. Son intuition : en redonnant sa mobilité au système musculo-squelettique là où il s’est bloqué, on doit pouvoir soigner troubles fonctionnels et maladies chroniques. Les résultats sont si patents qu’en vingt ans, l’ostéopathie s’étend à tout l’Occident. Aux manipulations du squelette et des muscles, un élève de Still, le Dr William G. Sutherland, ajoute la palpation des fascias, ces tissus hyperfins qui enveloppent tous les organes, muscles, tissus et dont des mains entraînées peuvent sentir qu’ils pulsent six à douze fois par minute chez quelqu’un de sain. Baptisée “Mouvement respiratoire primaire” (MRP), cette pulsation apporte au thérapeute des informations sur l’état présent du patient, mais aussi sur son passé – jusqu’à sa vie utérine. Là où le MRP ne pulse plus, la vie s’est mise en veilleuse et il faut la rétablir, parfois juste par effleurement.

Fondée contre la médecine officielle, l’ostéopathie aura du mal à être reconnue. Elle l’est en France depuis 2002, mais uniquement comme une sorte de kinésithérapie et pas comme une médecine en soi, notamment parce qu’aucune machine ne parvient à capter le MRP.

Le placebo selon David Servan-Schreiber
“Une étude récente estime à 70 % le taux d’efficacité de plusieurs placebos (des pilules de sucre, sans principe actif mais prescrites par un médecin) dans le traitement de maladies telles que l’ulcère à l’estomac, l’angine de poitrine ou l’herpès. A titre de comparaison, celui des antibiotiques destinés à lutter contre la pneumonie est d’environ 80 %. Des cas de ‘guérisons’ célèbres témoignent également de l’efficacité de placebos sur la fonte de tumeurs cancéreuses ou la régénération des cellules immunitaires chez les malades atteints du sida. Comment expliquer cela ?

A travers l’hypothalamus, situé à la base du cerveau, nos pensées et croyances peuvent présider à la distribution d’hormones essentielles et contrôler le réseau diffus de l’innervation des viscères. Le mécanisme le plus intrigant est celui proposé par le Pr Candice Pert. Elle a démontré que les peptides – molécules servant à la transmission de messages entre les neurones du cerveau – affectent aussi le comportement de la quasi-totalité des cellules du corps. Donc, ce que l’on appelle ‘l’esprit’ ne serait pas localisé uniquement dans le cerveau, mais dans l’ensemble du corps. Animé par le va-et-vient incessant de ces messages moléculaires, il constituerait un immense réseau de communication englobant toutes les fonctions de l’organisme. L’effet placebo ? Ce serait tout ce qu’on ne sait pas de la capacité du cerveau à guérir le corps. C’est sans doute là que réside le secret des chamans et autres guérisseurs : leurs rites et chants s’adresseraient aux parties les plus archaïques du cerveau, qui régulent notre organisme et peuvent participer à sa guérison.”

Extrait de “Notre corps aime la vérité”, recueil des chroniques de David Servan-Schreiber dans “Psychologies” (Robert Laffont, 2012).

L’acupuncture est-elle électronique ?
Depuis 4 700 ans, les médecins chinois disent que “l’énergie vitale du qi” nous traverse par 72 méridiens, des orteils au sommet du crâne. La maladie surgit quand le qi est bloqué quelque part. L’acupuncteur rétablit alors la circulation, en plantant des aiguilles en des points précis. Depuis le XVIe siècle, les médecins occidentaux cherchent en vain à retrouver tout cela dans leur propre modèle. Mais des pistes nouvelles s’ouvrent.

La plus intéressante est celle du biologiste américain Donald Ingber, de Harvard : en stimulant des points d’acupuncture sous scanner IRMf (par exemple sur le petit orteil), il fait résonner dans le cerveau les zones prévues par les anciens Chinois (par exemple le cortex visuel). Mais par où passe l’information ? Ingber, spécialiste de la cellule, a bâti un modèle qui pourrait l’expliquer : la living matrix. Depuis les membranes qui contiennent nos noyaux cellulaires jusqu’à celles qui enveloppent nos organes, notre organisme est tapissé d’un seul et même tissu conjonctif : un cytosquelette, aussi appelé fascias, dont la tension plus ou moins grande régule les multiplications cellulaires. Or, cette régulation se fait par voie électronique. Ce cytosquelette pourrait donc fort bien véhiculer aussi les informations induites par l’acupuncture.

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Les médecines “douces”

Bien d’autres médecines hétérodoxes méritent notre attention :

– En mémorisant l’« esprit » des fleurs, les élixirs de Bach sont encore plus mystérieux que l’homéopathie (lire CLES n°79, octobre-novembre 2012).

– La réflexologie et l’auriculothérapie, cousines de l’acupuncture, retrouvent le corps entier : la première sous la plante du pied, la seconde dans le pavillon de l’oreille.

– La très controversée kinésiologie utilise un test stupéfiant : votre tonus musculaire répond par oui ou non, sans se tromper, à une foule de questions vous concernant.

– L’EMDR soigne des syndromes post-traumatiques, même lourds, en faisant balancer les yeux (ou une autre partie du corps) de droite à gauche. De nombreux labos cherchent l’explication.

– L’ancienne et universelle phytothérapie doit résister au lobby des labos pressés de remplacer les principes végétaux actifs par des ersatz de synthèse qui ont parfois des effets différents, voire contraires !

par Patrice van Eersel

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