De JENNER Edouard à LAENNEC

L’étude des lésions fera un grand pas quand la texture intime du corps humains sera mieux connue. Et on trouve ici le grand nom de Xavier Bichat.

Bichat est né le 11 novembre 1771 au village de Toirette dans le Jura. Sa carrière fut orientée par deux maîtres, le chirurgien Desault, le créateur de l’anatomie chirurgicale, et le médecin Philippe Pinel, le créateur de la psychiatrie à qui l’on doit aussi une Nosographie philosophique parue en 1802 plaidoyer en faveur de la spécificité morbide.  Bichat commence, après la mort de Desult, par publier les oeuvres de son maitre ; il entreprend ensuite des recherches personnelles et publie en très peu de temps en 1800 et 1801 le Traité des membranes, une Anatomie générale et les Recherches sur la vie et la mort. Son acharnement au travail s’explique en partie par une santé fragile et le pressentiment d’une mort prématurée. En effet, pris d’une hémoptysie en 1799, il meurt de méningite tuberculeuse le 22 Juillet 1802 et n’a pas encore accompli sa trente et unième année.

L‘œuvre réalisée en si peu de temps est considérable. Ce qui en reste surtout, c’est l a notion de tissu. On connaissait jusque-là es différents organes. Bichat a montré que ces organes ne sont pas homogènes et que les éléments qui les composent, qu’il appelle les tissus, se retrouvent dans chacun d ‘entre eux. « La chimie dit-il a ses corps simples qui forment par les combinaisons diverses dont ils sont susceptibles, les corps composés ; De même l’anatomie a ses tissus simples qui, par leurs combinaisons, forment les organes ». Ou encore ; »Dans les appareils différents, digestif, respiratoire, circulatoire, il ya des tissus qui eux, sont identiques ». Bichat a décrit vingt et un tissus différents, et l’on sait aujourd’hui que la plupart d’entre eux n’avaient pas d’individualité réelle. Mais une œuvre de cette importance ne pouvait pas être parfaite du premier coup et sa grandeur ne doit pas être sous-estimée. L’étude des tissus reste encore aujourd’hui au premier plan des préoccupations médicales. Qu’il s’agisse du tissu nerveux ou musculaire, du tissu épithélial ou conjonctif, leurs aptitudes physiologiques, leurs réactions pathologiques sont indispensables à connaitre pour comprendre bien des phénomènes de la vie, d la maladie et de la mort. Bichat pressentait d’ailleurs ces grands problèmes et l’on rencontre dans ses œuvres bien des vues générales et comme une philosophie de la science biologique. Sa définition restée fameuse : « La vie est la somme totale des fonctions qui résistent à la mort  » met bien en lumière cette auto-régulation automatique qui est une des caractéristiques des phénomènes vitaux et dont Hippocrate avait déjà eu comme un lointain pressentiment.

« La grande école médicale française est sortie du tablier de Bichat ». Cette phrase de Flaubert est évidemment excessive, ne serait-ce qu’en oubliant Laennec, mais elle contien certainement une grande part de vérité.

La gloire d’avoir défensivement orienté la médecine clinique dans la voie royale où elle devait faire tant d’admirables acquisitions revient en effet à René Laennec.

laennec

Il naquit à Quimper le 17 février 1781, fut médecin à l’hôpital Necker, puis de la Charité, professeur à la Faculté de Médecine et au Collège de France et mourut près de Douarnenez à quarante-cinq ans, le 13 août 1826, après une vie un peu moins courte que celle de Bichat, et comme lui, de tuberculose. En si peu d’années, il édifier une œuvre immense. C’est lui qui a décrit les signes permettant de diagnostiquer la pneumonie, la pleurésie, le pneumothorax ; c’est lui qui a reconnu l’existence des souffles cardiaques, sans en donner d’ailleurs une interprétation précise. On lui doit la description complète de plusieurs affections pulmonaires ou nouvelle sou mal connues, la dilatation des bronches, ‘emphysème, l’œdème du poumon, les embolies pulmonaires. On verra, le rôle capital qu’il a joué dans l’individualisation de la tuberculose. Il a également décrit le premier la cirrhose du foie. On ne saurait estimer trop haut la dette de reconnaissance que médecins et malades ont contractée envers Renée Laennec.

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