DE HARVEY A JENNER

Lorsque s’ouvre le XVIIè siècle, l’anatomie du corps humain a fait des progrès décisifs ; il s’agit bien entendu, de l’anatomie macroscopique car la structure même des tissus ne pourra commencer à être étudiée qu’après l’apparition du microscope.

Le symbole de cette nouvelle époque du XVIIè siècle, c’est la mémorable découverte du mécanisme de la circulation dont tout le monde sait que cette découverte est due au médecin et physiologiste anglais Harvey, mais l’admirable travail de Harvey ne concerne que la grande circulation, car le mécanisme de la petite circulation entrevu par le médecin arabe Ibn-an-Nafis, avait été décrit à la fin du XVIè siècle dans des circonstances remarquables.

William Harvey, né à Folkestone (Kent) le 1er avril 1578 et mort à Roehampton à Londres le 3 juin 1657, est un médecin anglais.

Dans son pays, Harvey fait figure de grand codifie en tant que directeur d’un service à  l’hôpital Saint Barthélemy, professeur d’anatomie et de chirurgie à Londres, médecin personnel de Jacques 1er, puis de Charles 1er. On lui attribue donc, entre autres découvertes, celle des lois de la circulation sanguine dont il commence à parler dans ses cours dès 1616, et qu’il rend publiques en 1628 dans son livre Exercitatio Anatomica de Motu Cordis et Sanguinis in Animalibus (Exercice Anatomique sur le Mouvement du Cœur et du Sang sur les Animaux). Le professeur d’anatomie français Jean Riolan refuse cette découverte qui remet en cause les principes d’Aristote et de Galien, se joint à Gui Patin pour le surnommer « circulator » (terme latin qui signifie circulateur et charlatan)

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Il se dit alors : « Et s’il y avait un retour du sang au cœur ? »

Il prouve cette théorie par l’expérience du garrot : on peut ainsi observer le flux du sang dans les veines au fur et à mesure qu’on desserre le garrot. La structure dans laquelle se fait ce retour, ce sont les veines superficielles : dans lesquelles on fait aujourd’hui les prises de sang. Il s’agit d’un retour progressif.

Cette expérience est très reproductible, et réalisable sur un être humain dans n’importe quelle condition de la vie quotidienne. L’idée de la répétition constitue ici une preuve ; en effet, Harvey prouve ainsi sa théorie à ses contemporains.

On attribue souvent à Harvey la formule latine « Omne vivum ex ovo » (« tout être vivant provient d’un œuf »). Cette formule, qui résume bien sa théorie de la génération, ne se trouve pas littéralement dans son œuvre. En revanche, dans la première édition de ses Exercitationes de generatione animalium (1651), l’image du frontispice montre Jupiter ouvrant une boîte ronde qui porte les mots « Ex ovo omnia » (tout vient d’un œuf). L’importance que Harvey accorde à l’œuf ne fait d’ailleurs pas de lui un adversaire de la génération spontanée, car il pensait que l’œuf dont provenaient certains animaux inférieurs se formait spontanément à partir de matières en putréfaction. 

Edward Jenner était un étudiant à qui Hunter répétait une maxime de William Harvey, très célèbre dans le milieu médical (et caractéristique de l’époque des Lumières) : « Ne croyez pas, essayez ». Jenner fut très tôt remarqué par des hommes célèbres pour avoir fait progresser la pratique médicale et les institutions de la médecine. Hunter a continué à correspondre avec lui sur des sujets d’histoire naturelle et l’a recommandé à la Royal Society. De retour dans sa région natale en 1773, il devint médecin généraliste et chirurgien, exerçant son activité d’abord à Berkeley.

Jenner et d’autres collègues fondèrent une société de médecine à Rodborough dans le Gloucestershire et ils se réunissaient pour dîner ensemble et lire des documents traitants de sujets médicaux. Jenner a apporté sa contribution à des articles sur l’angine de poitrine, l’ophthalmie, les maladies des valves cardiaques et fit des observations sur la vaccine. Il a également appartenu à une société analogue qui se réunissait à Alveston, près de Bristol.

Dans le domaine de la cardiologie, il était partisan de la théorie expliquant l’angine de poitrine par les calcifications observables sur les coronaires. Mais si cette théorie semble plus proche de la vérité que les théories concurrentes de l’époque (« névralgie » pour l’école française, par exemple), il faut se garder d’y voir simplement une correspondance avec l’explication moderne par l’athérosclérose. En effet, la calcification n’était pas censée agir par le rétrécissement du calibre des artères, mais par l’obstacle que leur durcissement mettait à la dilatation du cœur.

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