De mystérieuses combustions spontanées

Monsieur Charles a été victime de ce qu’on appelle une combustion spontanée. L’incroyable histoire qui lui est arrivée n’est pas un cas isolé. Depuis des siècles on a recensé dans le monde plusieurs centaines de cas pour lesquels les scientifiques ont du mal à fournir des explications satisfaisantes. La littérature classique est friande ce type d’histoires : Zola, Dickens, Nikolaï Gogol ont exploité ces mystérieuses combustions spontanées.

Alors comment pouvons-nous aujourd’hui expliquer ce phénomène ? Le corps médical et scientifique est divisé ; le feu peut-il naître spontanément dans un corps sans que l’on puisse trouver une cause ? Et comme expliquer que rien ne brûle autour du corps ?

souffrance

Dans la majorité des cas rapportés, le schéma est le même : une personne seule, âgée, souvent alcoolique, que l’on retrouve calcinée à l’exception d’un membre ou deux, sans en découvrir la cause apparente ; Personne n’est témoin des scènes, c’est ce qui rend d’ailleurs l’interprétation difficile. On décrit quelques cas rares de combustion spontanée ayant eu lieu devant des témoins sur des personnes vivantes, et on affirme que le feu est venu de l’intérieur du corps et qu’on a fini par l’éteindre.

Parfois des enfants peuvent être atteints, parfois plusieurs personnes, comme à Lagos il ya une vingtaine d’années, où sept personnes furent retrouvées mortes sans que l’on puisse trouver une explication. On a même retrouvé un homme calciné dans son lit, avec les draps intacts, et une femme calcinée avec un bas Nylon intact !

Avant toute chose, il faut que l’enquête élimine des causes plus « ordinaires ».

  • L’incendie.

En général, on ne retrouve pas de trace d’incendie violent dans l’immeuble, pas de propagation de feu dans l’appartement. Il y a juste quelques traces noirâtres sur le sol et les murs ; aucun autre foyer ; quelques objets peuvent noircir ou même fondre.

  • Le meurtre.

On retrouve rarement le mobile d’un meurtre (argent, héritage). On raconte l’histoire d’une femme qui s‘était enflammée seule au cours d’un repas. En fait, l’enquête médico-légale a permis de prouver que son mari l’avait aspergée d’alcool et enflammée avec un briquet.

  • Le suicide.

On y pense toujours chez des personnes seules, dépressives, alcooliques. Si l’individu s’arrose de solvant ou d’essence, comment alors expliquer l’absence de propagation à l’appartement. Et pourquoi une seule partie du corps est-elle réduite en cendres ? Une hypothèse plus récente est avancée ; à la suite d’un état dépressif, l’homme pourrait subir une modification aiguë et brutale du métabolisme, touchant les mécanismes régulant la chaleur. Des chercheurs ont considéré la présence de phosphagène dans les muscles de ce type de personnes, or le phosphagène est semblable à la nitroglycérine et peut s’enflammer rapidement.

  • Le tabac.

On peut retrouver des cigarettes, un briquet, des allumettes près du corps de la victime. En cas de malaise ou de crise cardiaque, le mégot allumé aurait pu tomber par terre. Mais pourquoi seule une partie de l’individu est-elle en cendres, et pourquoi le reste de l’appartement n’est-il pas atteint ?

  • Les aérosols.

On a mis en cause une bombe aérosol retrouvée près d’une victime de combustion spontanée. La bombe était sur une tablette. Les cendres s’étaient déposées autour de la bombe, prouvant sa présence à cet endroit au début de l’incendie. Mais la bombe était intacte et n’avait pas explosé.

  • La foudre.

Dans un autre cas, on a pensé que la foudre était responsable. Mais il n’y avait pas eu d’orage cette nui-là, et le compteur électrique n’avait pas disjoncté, il n’y avait pas eu de court-circuit.

  • Les hypothèses irrationnelles

La sorcellerie, les ovnis, les punitions divines… sont d’autres explications souvent avancées.

  • L’hypothèse plus sérieuse des médecins légistes.

Une fois éliminées les autres causes (incendie, meurtre, suicide), les médecins légistes avancent des explications plus rigoureuses ; le corps humain est composé de 71% d’eau et de graisses et gaz très inflammables. La combustion observée dans la majorité des cas semble provenir de l’inflammation des gaz intestinaux et de putréfaction, alimentée par la graisse humaine.

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Quand une personne meurt, il se forme très rapidement une quantité importante de gaz de putréfaction. Si l’espace est trop petit, il peut se créer une tension de vapeur et l’inflammation peut se produire grâce à un phénomène extérieur ; étincelle provoquée par un appareil électrique, phénomène de loupe… Ceci explique pourquoi les combustions démarrent souvent au niveau de l’abdomen, là où se trouve le maximum de bactéries génératrices des gaz intestinaux et de putréfaction très vite inflammables.

Une personne décédée rapatriée en avion s’est enflammée à l’aéroport après l’inflammation des gaz intestinaux. Tous les effets du feu sur le corps humain ne sont pas encore connus. Aucune hypothèse n’est à ce jour vraiment la bonne, mais  il semblerait que les recherches scientifiques dans ce domaine ailleurs dans le sens des hypothèses avancées par les médecins légistes.

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2 commentaires sur « De mystérieuses combustions spontanées »

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