La Gamme de Pythagorre  

 Il reviendrait à Pythagorre l’origine de l’établissement de la première gamme musicale occidentale. Pour les pythagoriciens, la musique est fondée sur les nombres et les proportions, les mêmes qui régissent l’ordre du monde et par conséquent, elle est le reflet du cosmos.

C’est à l’aide de cordes que Pythagore a étayé sa théorie : le système Octochordial. Il a montré que les intervalles fondamentaux naturels : l’octave, la quinte et la quarte correspondent à des rapports numériques simples (2, 2/3, 3/4). Il a ainsi établi à partir du DO une augmentation de fréquence selon un rapport mathématique de 9/8 entre les notes séparés d’un ton (DO-RE, RE-MI, FA-SOL, SOL-LA ) et de 256/243 entre le notes séparées d’un demi-ton (MI-FA, SI-DO). Le rapport entre chaque note est non régulier et il permet grâce à ce décalage d’obtenir une gamme résonnante sur le plan harmonique; sa construction physique se rapproche ainsi de la forme spiralée de la structure de l’ADN.

gamme-de-pythagore

Au VIe Siècle, Boèce, Philosophe d’inspirations pythagoricienne et platonicienne, élabora un traité, De Institutionne Musica, qui s’imposa par la suite comme la référence obligée des théoriciens de la musique durant tour le Moyen-Age. Dans cet ouvrage, il envisage toutes les relations numériques connues et leur interprétation musicale: proportions de nombres entiers classifiés en familles diverses, suites numériques dont celle des nombres premiers, moyennes arithmétiques ou géométriques, etc… et en vint par conséquent, à approuver la vision de Pythagorre. « L’action de l’ouïe n’est autre chose que le dénombrement des battements de l’air, soit que l’âme les compte sans que nous nous en apercevions, soit qu’elle sente le nombre qui la touche « (Mersenne, vers 1636).

La Gamme Tempérée : 

Il y eut beaucoup d’évolution de la gamme de Pythagore jusqu’à l’élaboration de la gamme que nous utilisons principalement actuellement, qui est celle du tempérament égal (ou gamme tempérée). Les physiciens et mathématiciens du XVIIe, à l’origine de cette gamme, ont cherché à trouver l’intervalle parfait entre chaque demi-ton. La construction de cette gamme s’établit donc selon une augmentation de fréquence de 1/6 de la fréquence précédente tout le long de la gamme chromatique.

Seulement, comme l’explique Jeanne Vial, le clavier tempéré, sur lequel est basée toute la musique occidentale depuis Bach, est une rationalisation qui fausse systématiquement tous les intervalles (Jeanne Vial, de l’être musical Neuchâtel, éditions de la Baconnière, 1952, p.41). En d’autres termes dans la gamme tempérée, les intervalles entre chacune des notes sont faux, et pourtant nous pouvons trouver les sonorités de la gamme tempérée agréables.

Précisément, le DO physiologique est calé sur 262 Hertz, chiffre qui multiplié par 30 millions, donne la fréquence basique humaine. Dans la gamme Pythagoricienne,la progression des intervalles amène le LA (diapason) à 432 Hertz, alors que dans la gamme tempérée, le « la est amené à 440 Hertz. Cette gamme, bien qu’ayant des intervalles réguliers, ne possède aucune tierce juste, ce qui indique que le rapport harmonique est faussé. Il n’y a donc pas de champ de résonance entre les notes et elles paraissent éloignées les unes des autres, plus froides que dans la gamme de Pythagore.

Aujourd’hui, la plupart des musiques que nous trouvons sur le marché sont composées avec cette gamme. Elle est d’ailleurs imposée comme « norme musicale » à des peuples qui avaient développé leurs propres gammes, en général proches de la gamme Pythagoricienne (la plus naturelle). Les musiques composées en gammes « naturelles » ont un effet profond sur l’organisme, en procurant rapidement une sédation du système neuro-végétatif et un état de bien-être. Les chants religieux, notamment chez les cisterciens, étaient composés avec cette gamme, et on leur reconnaissait des vertus pour la sérénité et l’élévation de l’âme.

pythagore

L’onde scalaire :   

L’avancée de la physique quantique nous apporte d’autres éléments sur la structure du son. En effet, pour toute onde sonore, il existerait une autre onde non visible, dénommée onde scalaire, qui contiendrait une autre source d’information.

L’onde scalaire est une forme d’interférence produite par les ondes électromagnétiques   classiques, et est aussi le « bruit » énergétique engendré dans le vide, affublant le vide de cette caractéristique supplémentaire d’être rempli d’énergie. Chaldni (1756-1827, physicien Allemand) a démontré par ses travaux que le son s’organise en fonction de lois mathématiques et géométriques, et que par conséquent il est également, générateur de formes. On a souvent cherché à interpréter les formes de Chaldni sans véritablement en comprendre le sens. Chaldni mettait en résonance des grains de sable déposés sur une plaque en verre ou cuivre et observait les formations géométriques  qui se réalisaient sous ses yeux, en soumettant la plaque à certaines fréquences sonores.

Les travaux de Masaru Emoto sur la mémoire de l’eau confirment, également, l’existence d’un champ d’information qui informe l’eau et qui produit des cristaux aussi différents en fonction de la musique proposée à l’eau. En transposant les travaux du biologiste Emile Pinel  à l’existence d’un son, on peut conforter les dernières avancées de la physique quantique.

Les travaux d’Emile Pinel nous précisent que la vie, dans sa manifestation, nécessite l’existence de trois champs morphogénétiques (un matériel, un autre immatériel, et le dernier est matériel et immatériel, et permettrait la circulation de l’information entre les eux autres).  Ce champ d’information contient l’intention consciente et aussi inconsciente du compositeur, celle-ci crée une forme contenant des lueurs colorées que l’on peut percevoir, comme peut l’être l’aura. Cette intention peut être également la combinaison de la « pensée » du compositeur, et celle du musicien qui interprète le morceau. Cela explique le fait que malgré son côté « faux », la gamme tempérée est susceptible de contenir une information qui entre en résonance avec nous. Comme le disait Platon dans un des textes du Timée « le son est le choc transmis au cerveau, à travers les oreilles. »

Article Sacrée Planète N° 21 sur les gammes musicales

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